Kayes : des manifestations violentes auraient fait des morts et des blessés
Kayes, 12 mai (AMAP) La ville de Kayes (Ouest) est paralysée par des jeunes manifestants qui ont barricadé l’axe Kayes-Sadiola, depuis que des réseaux sociaux ont annoncé, lundi nuit, qu’un policier aurait tiré sur un jeune motocycliste qui s’amusait avec sa moto. Il y aurait près d’une dizaine de morts et des blessés. D’autres sources ont fait état de corps de trois à six personnes qui auraient été aperçus en certains points stratégiques de la capitale, avant qu’ils ne soient enlevés et transportés à l’hôpital, très tôt ce matin. La nouvelle de la mort du jeune Seyba Tamboura s’est propagée dans la ville où des manifestations ont éclaté un peu partout. Une source anonyme a indiqué à l’AMAP que le policier était ivre au moment des faits.. Depuis la nuit, dernière, on pouvait entendre des coups de feu depuis Kayes N’Di, un quartier situé sur la rive droite du fleuve Sénégal. Au moment où nous nous apprêtions à aller au centre-ville, des manifestants avaient commencé à incendier le Commissariat de police du 2e arrondissement. Vers 10h, certains d’entre eux avaient déjà pénétré ce commissariat pour saccager et brûler des véhicules, des motos et d’autres biens parmi tant d’autres. Au niveau du pont, ils ont enlevé l’abri du poste de police pour le placer au beau milieu de la route afin de bloquer la circulation. De l’autre côté du feu tricolore, on apercevait, également, de la fumée provenant du rond-point qui mène au grand marché où se trouve le Commissariat de police du 1er arrondissement. Mais ici, l’impressionnant dispositif qui a été mis en place par les Forces de sécurité ne permet pas aux manifestants d’atteindre facilement le marché, à plus forte raison, le commissariat. La quasi-totalité des boutiques, pharmacies et autres commerces situés aux abords de la voie bitumée de Kayes N’Di étaient fermés. Seuls les motocyclistes et les piétons pouvaient passer par le pont, non sans risque. BMS/MD (AMAP)
Bandiagara : Une mission de la MINUSMA à Songho pour évaluer les dégâts survenus sur le pont suite à une attaque terroriste
Bandiagara, 12 mai (AMAP) Une mission de la MINUSMA comprenant son Commandant du Secteur Centre, le Général Sadou Maïga et le Commandant régional de la Police des Nations Unies (UNPOL/MINUSMA), le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali, s’est rendue le 8 mai dernier à Songho, localité située dans le Cercle de Bandiagara, pour évaluer les dégâts survenus sur le Pont endommagé après les attaques survenues successivement les 25 mars et 4 mai 2020, a appris l’AMAP de source proche de la mission onusienne. Une équipe de démineurs du contingent sénégalais a procédé minutieusement , sur place, au grattage des bas-côtés dudit pont avant que la délégation n’entreprenne sa mission préliminaire de reconnaissance Le Général de brigade et commandant du secteur centre de la MINUSMA, Sadou Maiga a déclaré qu’il est très important que cette voie reste ouverte. Le commandant régional d’UNPOL, le Colonel Jean-Pierre Nyandu Kashabali a, pour sa part souligné que « ce pont est essentiel pour les activités économiques mais également pour les activités opérationnelles et humanitaires des Nations Unies dans la région». La localité se Songho est située à une dizaine de kilomètres de la ville de Bandiagara, sur la route nationale (RN) 15, commune de Doucombo, cercle de Bandiagara dans la région de Mopti. KM (AMAP)
Communiqué du gouvernement suite au décès de 3 casques bleus dans l’explosion d’engins explosifs improvisés dans la région de Kidal
Le Gouvernement de la République du Mali a appris avec consternation le décès de trois (03) Casques bleus, suite à l’explosion d’engins explosifs improvisés lors d’une patrouille de routine dans les environs de Aguelhok, région de Kidal, ce dimanche 10 mai 2020. Quatre autres Casques bleus ont été sérieusement blessés dans les mêmes conditions et reçoivent actuellement les soins médicaux appropriés. Le Gouvernement de la République du Mali condamne énergiquement ces actes lâches et barbares qui ont pour seul objectif de saper le processus de maintien de paix et de stabilisation en cours dans notre pays. En cette douloureuse circonstance, au nom du Président de la République, du Premier Ministre et de l’ensemble du peuple malien, le gouvernement présente ses condoléances les plus émues au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies au Mali, à l’ensemble du système des nations unies au Mali et aux familles durement éprouvées par ces pertes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Le Gouvernement de la République du Mali n’épargnera aucun effort pour identifier et appréhender les auteurs de ces actes terroristes afin qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice. Le gouvernement salue les efforts importants de la communauté internationale pour combattre le terrorisme et l’extrémisme violent en vue de promouvoir la paix et le développement dans le Sahel, particulièrement dans notre pays. Bamako, le 10 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré Officier de l’Ordre National
Banamba : Les agents de santé à l’école de la riposte contre l’épidémie du covid19
Banamba, 9 mai (AMAP) Une session de formation pour le renforcement des capacités d’une soixantaine de travailleurs et de professionnels de la santé du district sanitaire pour la riposte contre l’épidémie du Covid-19, a pris fin vendredi à Banamba, sous la présidence du représentant du directeur régional de la Santé, Moussa Keïta, a constaté l’AMAP. L’atelier qui a été organisé par la direction régionale de la santé et de l’hygiène publique en collaboration avec le projet ENABEL, avait pour objectif de former les travailleurs et professionnels de santé de la région de Koulikoro en matière de prévention et de riposte contre l’épidémie à Covid-19. Les participants ont, durant 3 jours, échangé sur entre autres, sur la prévention et contrôle des infections (PCI) et son rôle dans un contexte de prévention, la réaction et l’intervention, la description de la situation du Covid-19. A l’issue des travaux, le représentant du médecin Chef du district sanitaire de Kangaba, Dr Mamadou Diallo qui a remercié les organisateurs pour la tenue de l’atelier, a invité les bénéficiaires à restituer les résultats de la formation et à sensibiliser les communautés pour le respect des gestes barrières et les autres mesures de prévention. AT/KM (AMAP)
Sikasso : Les forces de sécurité ont rétabli l’ordre
Sikasso, 08 mai (AMAP) Les services de sécurité ont rétabli l’ordre en libérant, jeudi, les sorties de la ville de Sikasso en direction de Bamako et de Koutiala bloquées par des manifestants depuis deux jours, a constaté l’AMAP. Plusieurs centaines de véhicules étaient bloqués de part et d’autres des entrées de la ville avec leurs corollaires de dégâts. Après la proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle, des militants mécontents ont brûlé des pneus et dressé des barricades un peu partout dans la ville de Sikasso. Le week-end dernier, la route de Bamako a été bloquée. Les services de sécurité sont passés d’abord par des négociations, selon le directeur régional de la police mais ils ont reçu des jets de pierre. Le gouverneur de région avait également envoyé les notabilités, sensibiliser les manifestants. C’est après ces démarches que la tension a encore monté et la sortie en direction de Koutiala a été bloquée. Les denrées alimentaires contenus dans les camions estimées à des dizaines de millions ont pourris. Plusieurs usagers ont salué l’action des services de sécurité estimant que ce ne sont pas dans les rues ou en bloquant les passages qu’on réclame ses droits. Selon certains responsables des services de sécurité, c’est à coup de gaz lacrymogène et de grenade de maintien d’ordre que les manifestants ont été dispersés. Ils ont démenti l’usage de balles réelles. Les opérations auraient causé 5 blessés légers du côté des manifestants. Des interpellations et des saisies de véhicules et de motos ont également eu lieu. Pour l’instant le calme règne à Sikasso. FD/MD (AMAP)
Tombouctou : L’assassinat d’un opérateur économique entraine des manifestations dans la Cité
Tombouctou, 7 mai (AMAP) Un opérateur économique répondant au nom de Mohamed Ibrahim Ag aldjoumat dit Hamba a été tué mercredi à son domicile à Tombouctou, par des hommes armés non identifiés, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés ont tiré à bout portant vers 18 H sur l’opérateur à son domicile en le blessant et transporté à l’Hôpital, il succomba à ses blessures. Cette situation a provoqué une manifestation nocturne des jeunes qui ont érigé des barricades en différents endroits de la ville avant d’assommer un sergent de l’armée reconstituée et bruler sa moto, selon notre source qui précise que les jours du militaire ne sont pas en danger. Les manifestants ont repris de plus belle ce jeudi, en barricadant toutes les grandes artères de la ville, en brûlant des pneus et personne ne réside à la fumée qui envahit la cité et qui fait suffoquer, selon notre source qui précise que tous les services sont fermés et que la ville est paralysée. Notre source précise que les Forces armées, la police, la gendarmerie, la garde nationale et la police UN de la MINUSMA sont déployées partout dans la ville, au commerce, devant les bâtiments publics pour les sécuriser. MS/KM (AMAP)
Bandiagara : Un civil tué et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée conte le poste de Mandoli
Bandiagara, 7 mai (AMAP) Un civil a été tué et plusieurs gendarmes blessés mardi, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés contre le poste de Mandoli, localité située dans le Cercle de Bandiagara, sur la RN15, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés qui sont arrivés vers 20H30 sur plusieurs motos, ont ouvert le feu sur le poste de gendarmerie, tuant un civil, blessant cinq autres personnes dont 4 gendarmes. Les assaillants ont complètement incendié le poste, brulé un véhicule avant d’emporter 2 engins appartenant à la Gendarmerie, selon notre source qui précise que les forces loyalistes ont engagé une poursuite contre les terroristes. OG/KM (AMAP)
Ramadan à Diéma, sous une chaleur suffocante
Par Ouka BA Diéma, 07 mai (AMAP) Le thermomètre affiche souvent 45°c. Le jour, il fait excessivement chaud. La fraîcheur commence à s’installer, à partir de minuit. Cette chaleur étouffante rend difficile les conditions du jeûne à Diéma, dans cette partie ouest de la bande sahélienne au Mali. Des sachants, qui nous disent que le jeûne, deuxième pilier de l’Islam, a des vertus expiatoires, ne croient pas si bien le dire au vue des énormes sacrifices que la pratique demande, surtout en cette période de canicule. A Diéma, dès que le mois de ramadan arrive, la vente de la glace s’intensifie. Ici tout le monde vend de la glace, hommes, femmes et jeunes, riches et pauvres, tous s’adonnent à cette activité lucrative. Depuis l’implantation d’Energie du Mali (EDM) dans la ville de Diéma, les populations ne sont plus obligées de faire venir de la glace de Nioro, un cercle voisin, distant de 105 km. Des congélateurs existent partout où il y a de l’électricité. Selon les estimations, on dénombre aujourd’hui plus de 1000 frigos dans la ville de Diéma. Une seule personne peut avoir à son compte jusqu’à dix réfrigérateurs, rien que pour la production de la glace. De petites unités de fabrication de glace existent, même si elles sont minoritaires. Durant cette période, un morceau de glace, c’est-t-à dire, l’équivalent du contenu d’un sachet d’un kilogramme, est vendu à 150 Fcfa. Chez les petits revendeurs, le prix est doublé voire triplé. Tous les jours, certains parcourent des kilomètres, à moto ou en voiture, pour ravitailler leurs clients. Bakary, conducteur de moto taxi, s’est entièrement consacré, comme plusieurs de ses compagnons, au transport de la glace. Tous les jours, il part livrer de la glace à Tinkaré. Interrogé sur son gain, l’homme a préféré garder le silence. Dépassé par le volume du travail, Sidy compte engager un manœuvre pour l’aider dans sa tâche. Il le faut, dit-il, avec insistance, « sinon tout l’argent passera sous mon nez ». Ibrahim est propriétaire d’une unité de fabrication de glace, au quartier Konté Counda. Il possède deux grandes caisses, raccordées chacune, à un climatiseur. « Avec les congélateurs, explique-t-il, la capacité de conservation de la glace est limitée. C’est pourquoi, j’ai installé ces caisses pour pouvoir satisfaire les commandes de mes clients, qui viennent en majorité de la périphérie ». Mais l’homme se plaint des coupures récurrentes d’électricité. « Hier soir, le courant a été coupé à trois reprises. La troisième fois, j’ai débranché tous mes appareils, pour aller me coucher », dit-il, en rangeant soigneusement, aidé par les enfants, une importante quantité de sachets d’eau. Souleymane a son unité de fabrication de glace située non loin de la mairie. Sur place, son gérant explique : « Chacune de nos caisses peut contenir jusqu’à 100 morceaux de glace. Si on les charge de glace le matin, à 14 heures, on enlève les premières briques pour les remplacer par des sachets d’eau ». « Ic,i un morceau de glace était vendu à 100 Fcfa, mais quand on a reçu des consignes, on a augmenté le prix à 150 Fcfa », ajoute-t-il. Mme Ramata Soucko, vendeuse de glace, ne se plaint pas en termes profit. Cette quadragénaire se rend, chaque matin, après avoir pris son repas de jeûne avant l’aube, dans une unité de fabrication de glace, pour être parmi les premières personnes à être servies. Cet homme fait le commerce de glace. Il vend un morceau de glace à 500 Fcfa, dans des villages reculés, en tenant compte de la distance. « C’est à prendre ou à laisser », disait-il à ses clients qui le trouvaient cher. Dans ces contrée, on le qualifie de « téfé » (vendeur qui exagère sa marge de bénéfice sur ses produits qu’il a eus à moindre). « Il a l’intention de prendre une nouvelle femme. Pour cela, il lui faut tout l’argent de la ville », lance un homme pour le charrier. Les coupures intempestives d’électricité entravent parfois la bonne marche de cette activité commerciale. L’électricité fournie par EDM ne couvre pas totalement la ville de Diéma. Seuls quelques quartiers en bénéficient. On ne serait pas étonné que la couverture complète en électricité de la cité soit l’une des premières requêtes des populations de Diéma. OB/MD (AMAP)
Koutiala : Des manifestants bravent le couvre -feu en saccageant un Commissariat de Police et blessant des agents
Koutiala, 7 mai (AMAP) Des manifestants sont sortis massivement dans la nuit du lundi au mardi à Koutiala, s’insurgeant contre le couvre –feu, en mettant à sac le Commissariat Central d’Hamdallaye, blessant 4 agents dont trois policiers et un garde, endommageant fortement 3 véhicules de la police avant d’enflammer des pneus sur toutes les artères de la Commune urbaine, a appris l’AMAP de source locale. Des manifestants, majoritairement des jeunes se sont retrouvés spontanément au stade municipal d’Hamdallaye pour organiser une descente sur les deux commissariats de police. Scandant « Non au couvre-feu » instaurés par un décret pris en conseil de ministres instaurant le couvre-feu sur l’ensemble du territoire national pour empêcher la propagation du Covid-19, les manifestants ont érigé des barricades en plusieurs endroits avant d’enflammer des pneus un peu partout dans la commune. Le commissaire principal de Koutiala, Yamadou Goumané a déclaré que ses agents et lui ont évité le pire grâce à des tirs de gaz lacrymogène, avant de préciser qu’il n’y a eu aucune bavure policière à Koutiala depuis l’instauration du couvre-feu à Koutiala. La police qui a ouvert des enquêtes pour connaître les circonstances exactes et les motivations de ce mouvement, a procédé à une dizaine d’interpellations. ID/KM (AMAP)
Sikasso : Des manifestants bloquent la Route nationale vers Bamako
Sikasso, 7 mai (AMAP) La Route nationale (RN7) reliant Sikasso à Bamako, la capitale est bouclée par des manifestants, à la suite de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier. Le gouverneur de la Région de Sikasso, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, a rencontré, mardi matin, les représentants des associations, les leaders religieux, la notabilité, les forces armées et de sécurité autour de cette situation de tension dans la capitale du Kénédougou. Rappelons que les résultats provisoires des élections législatives étaient favorables à la liste ADEMA/ASMA-CFP/ADP-MALIBA et CFD contre l’alliance RPM–CODEM–URD. Mais l’arbitrage de la Cour constitutionnelle a été favorable à la l’Alliance RPM/ CODEM/URD. Les militants de l’alliance ADEMA, en colère contre ces résultats, ont perturbé la circulation, en brûlant des pneus sur les chaussées, les carrefours importants de la ville. Certains citoyens se plaignent d’avoir été violentés par les manifestants. Les responsables de la police indiquent que les manifestants sont en train d’enfreindre la loi instituant le couvre-feu, l’état d’urgence et l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur des lieux publics. La police a vainement essayé de faire entendre raison aux manifestants. Le gouverneur de la Région a invité la société civile à s’investir, à conjuguer les efforts pour amener l’accalmie dans la cité et, surtout, libérer la sortie de Sikasso en direction de Bamako. Une commission de notables a été mise en place à cet effet. A l’issue de la rencontre et, conformément, aux recommandations, le gouverneur et quelques responsables de la société civile rencontreront rapidement, les leaders de l’alliance ADEMA en vue de trouver une solution de sortie de crise. FD/MD (AMAP)

