4ème édition de la SN : la jeunesse malienne s’empare du numérique, au CICB

Bamako, 29 juillet (AMAP) Le Centre International de Conférences de Bamako (CICB) vibre, ce mercredi, d’une effervescence inhabituelle. Pour la 4e édition de la Semaine du Numérique, les couloirs sont remplis de monde : des grappes de jeunes se pressent devant les stands, casques de réalité virtuelle vissés sur la tête, smartphones brandis vers des affiches truffées de QR codes. Entre deux stands, on discute code, applications, projets. L’ambiance a des allures de kermesse technologique, mais derrière les sourires et les selfies, des entrepreneurs maliens présentent des solutions bien concrètes aux défis du pays. « EduMali », l’école sans les murs Au milieu du brouhaha, Amadou Cissé accueille les visiteurs avec la sobriété d’un homme habitué à corriger une confusion récurrente. « Ce n’est pas une start-up, c’est une entreprise », précise d’emblée le Directeur Général d’ »EduMali », avant de rappeler la nuance : une start-up cherche encore sa maturité, une entreprise propose déjà un produit abouti. Le sien s’appelle « EduMali », plateforme de soutien scolaire pour les élèves du fondamental et du lycée, dont les contenus sont alignés — et certifiés par l’inspection — sur les programmes officiels de l’Éducation nationale. Mais la promesse dépasse le simple accès aux cours. Grâce à un compte parental, les familles peuvent suivre en temps réel les résultats et les difficultés de leur enfant, dans un accompagnement qui court jusqu’à la fin de l’année scolaire. « L’élève n’est pas seul face à son écran », insiste Amadou Cissé. Le constat qui a motivé le projet est sans détour : accessibilité et qualité de l’enseignement restent, au Mali, des défis énormes, que la crise du Covid a cruellement mis en lumière. Avec « EduMali », l’ambition est de gommer la distance : où que se trouve l’élève, à Bamako ou dans une zone rurale coupée de l’école par le manque d’enseignants ou par le conflit, il retrouve les mêmes cours, les mêmes évaluations, la même exigence. Le Directeur Général salue par ailleurs les initiatives publiques, à l’image du « projet PRODUC » destiné à améliorer la qualité de l’enseignement, tout en pointant les obstacles persistants : l’accès à internet, d’abord, contre lequel la plateforme optimise sa consommation de données ; l’acculturation numérique des parents et des élèves, ensuite, qui suppose un travail de sensibilisation constant. « EduMali », sur le plan humain, affiche sa solidité avec un département pédagogique complet — enseignants, responsables pédagogiques, ingénieurs en pédagogie numérique, mentors — épaulé par une équipe technique qui a développé la plateforme entièrement au Mali. Pour tenir face à un réseau électrique jugé trop instable, l’entreprise carbure au solaire à 100 %. Reste la question fiscale, qui pèse directement sur le prix payé par les familles : Amadou Cissé plaide pour une exonération de la TVA et des autres taxes sur les contenus éducatifs numériques, au même titre que les écoles physiques. « Nous sommes une école, simplement sans murs. » « Kabakoo Académies » : changer les mentalités Quelques mètres plus loin, c’est une autre effervescence qui attire l’œil : des jeunes casqués, absorbés, qui semblent marcher dans le vide tout en manipulant des objets invisibles. Ousmane K. Diabaté, Community Curator de Kabakoo Academies, sourit en observant la scène. Ce sont des expériences de réalité virtuelle qui transportent les visiteurs jusqu’au pays Dogon, dans un environnement reconstitué avec un souci du détail troublant — relief, sol, greniers traditionnels. À la manette, chacun peut saisir des objets, les déplacer, reconstruire un grenier en terre et en paille. Pendant la Semaine du Numérique, des expériences de réalité augmentée accessibles par smartphone permettent aussi de scanner une affiche pour découvrir, en surimpression, le Takoua de Lomé ou la mosquée de Djenné. Mais la réalité virtuelle n’est qu’une vitrine. « Kabakoo Académies », structure panafricaine née à Bamako et aujourd’hui également implantée à Lomé et à Ségou, avec une équipe internationale, fonctionne comme un réseau de clubs — ou « Grin » — où apprenants et facilitateurs échangent leurs savoirs. Derrière cette pédagogie, un objectif assumé : « décoloniser les mentalités » pour que les jeunes comprennent qu’ils portent en eux les ressources nécessaires pour créer et proposer des solutions. L’enjeu est aussi économique : moins de 5 % des jeunes maliens accèdent à un emploi formel, les 95 % restants évoluant dans l’informel. Kabakoo veut leur donner les compétences pour créer de la valeur et gagner en mobilité économique. Pour accélérer la transformation numérique du pays, Ousmane K. Diabaté mise sur trois leviers : l’implication forte de l’État — Kabakoo travaille notamment avec le Ministère de l’Économie Numérique —, un changement profond des mentalités, et la multiplication d’initiatives de ce type. Une jeunesse en action Entre les stands d’ »EduMali » et de « Kabakoo Académies », deux Mali numériques se répondent : l’un mise sur la continuité pédagogique et l’accès équitable au savoir scolaire, l’autre sur l’appropriation créative et la valorisation du patrimoine local. Deux approches, un même constat : au CICB, cette 4e édition de la Semaine du Numérique aura surtout été celle d’une jeunesse qui ne se contente plus de consommer la technologie — elle veut la fabriquer, la comprendre, et s’en servir pour résoudre ses propres problèmes. OS/KM (AMAP)
Kangaba : le Fonds minier de Développement local au centre d’une rencontre

Kangaba, 29 juillet (AMAP) Le Décret No2025 – 0179/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds Minier de Développement local, était au centre d’une rencontre le lundi 27 juillet 2026 à Kangaba, dans la salle de réunion du cercle sous la présidence du préfet de cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre, les maires, les chefs de village, la société civile, et la jeunesse venus des 08 communes du cercle de Kangaba. La rencontre qualifiée de rencontre de la transparence par les participants a été l’occasion pour le préfet de cercle de donner le montant que chaque commune doit bénéficier. Pour les 08 communes du cercle, les comités communaux de suivi sont déjà installés a indiqué le préfet de cercle. Ils sont chargés de participer à la sélection des projets d’investissements structurants soumis au financement du Fonds minier de Développement local, de suivre l’exécution des projets, d’élaborer les rapports semestriels et annuels à l’attention du Comité régional sur l’utilisation des Fonds, et de formuler des recommandations sur l’état de mise en œuvre des projets. Il a précisé que les chefs de village de la commune bénéficiaire sont membres du comité de suivi et doivent en conséquence participer à toutes ses activités. Comme à l’accoutumée, le préfet a encore saisi l’occasion pour informer les populations du danger du dragage, de la drogue et de l’alcool dans les sites d’orpaillage. A la fin de la rencontre, les chefs de village ont formulé des bénédictions pour le président de la transition. Il a dit que l’or doit briller d’abord pour les maliens. SD/KM (AMAP)
Sikasso : l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues se poursuit normalement

Sikasso, 29 juillet (AMAP) conformément au communiqué du ministère des transports (communiqué n° 02-mti-2026), relatif à l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues sur toute l’étendue du territoire national, sikasso a entamé ses activités le lundi 15 juin 2026. Selon le communiqué, la direction générale des transports, ses services régionaux et subrégionaux ainsi que les centres dédiés sont mobilisés pour ladite opération. Ainsi, dans la 3ème région administrative du mali, l’opération se tient à trois niveaux : dans le cercle de Kadiolo, dans la ville de Sikasso l’opération se tient à la direction régionale des transports et au centre secondaire qui se trouve à la direction régionale des routes (celui-ci a été créé sur initiative de la direction régionale des transports, celle des routes et l’ANASER). Ce mercredi du mois de juillet, il est environs 10 heures dans la cour de la direction régionale des transports de Sikasso. Sous un soleil de plomb, cette cour communément appelée « ont » est pris d’assaut par les propriétaires des engins à 2 et 3 roues. Au fond et à gauche, sous des manguiers, des hommes et des femmes attendent leur tour pour faire immatriculer leurs motos. Sur place, l’impatience se lit sur le visage des uns et des autres. Chacun est pressé d’avoir sa plaque d’immatriculation et sa carte grise. Ainsi, des tricycles et des motos sont rangés dans la cour en attendant leur immatriculation. « Cette opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues est une très bonne initiative de la part des plus autorités du pays. Depuis 4 heures du matin, je suis ici. J’ai tout laisser-tomber pour pouvoir immatriculer ma moto », déclare Abdoulaye Maïga, qui appelle la direction régionale des transports de Sikasso à étoffer le personnel qui s’occupe de la délivrance des plaques d’immatriculation. A l’en croire, cette direction doit tout mettre en œuvre pour mener à bien cette opération de haute envergure. Daouda Koné du quartier Bougoula hameau vient de recevoir sa plaque. « Nous devons immatriculer nos engins car le défi a été lancé par les autorités de la transition et depuis le lancement de l’opération à Sikasso, j’ai entamé la procédure pour mes motos. Aujourd’hui, je suis vraiment comblé de joie, cela permettra à mes proches de croire à la réalité de cette opération », s’exprime-t-il avec joie. Selon le propriétaire de tricycle Amadou Diassana, cette opération est venue à point nommé, elle permettra non seulement d’identifier mais de sécuriser nos engins. « Je viens de recevoir les plaques d’immatriculation de mes deux motos. Je suis soulagé et en même temps rassuré d’avoir fait mon devoir et je salue les autorités de la transition pour leur clairvoyance », confie Amadou Diassana, pour qui, chaque bon citoyen doit immatriculer sa moto pour son propre bien-être et celui du pays. De son côté, Aldjouma Touré qui déplore la lenteur des activités, propose la création d’un site où les dossiers scannés des usagers seront déposés. S’y ajoutent le remplissage des formulaires, les paiements etc. « L’opération spéciale d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues se passe bien à Sikasso. Du début de l’opération (15 juin) au 14 juillet, les deux centres de la ville de Sikasso ont reçu plus de 4 800 dossiers », affirme la directrice régionale des transports Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue. Qui précise que ces centres travaillent chaque jour de 7h30 à 17h sinon 18h et les samedis. S’agissant de l’affluence, celle qui coordonne les activités laissera entendre que le centre de sa direction pouvait enregistrer 200 à 300 dossiers par jour. Comme système, l’usager se contentait de déposer ses dossiers et le coût de l’opération qui est fixé à 12 000f cfa, les agents se chargeaient du reste des procédures. A l’apparition de la plaque, les agents informaient l’usager qui venait récupérer sa plaque. Comme la population ne recevait pas de reçu avant la confection de la plaque, elle s’est plainte. C’est pourquoi, à présent, ils ont changé de système. Avec ce dernier, ils ne peuvent enregistrer qu’une quarantaine de dossiers par jours au niveau des deux centres. Avec le nouveau système, il faut notamment établir le procès-verbal de réception, faire la facturation, faire le paiement avec sama money, orange money ou moov money ; ainsi, l’argent part directement au trésor (paiement électronique). Là encore, la population se plaint de la lenteur de cette procédure. En termes de défis, l’opération est confrontée au manque de ressources humaines au niveau de la division carte grise (division chargée de l’opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues). là-bas, ce sont les stagiaires et les bénévoles qui constituent la cheville ouvrière. Ils remplissent les formulaires et s’occupent des enregistrements dans le registre. A cela s’ajoutent les coupures d’électricité, la perturbation du réseau (orange money, sama money ou moov money). Il faut signaler que la connexion constitue la colonne vertébrale de cette opération. En outre, la directrice régionale des transports, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue saisira l’occasion pour inviter l’ensemble des propriétaires des engins à 2 et 3 roues à sortir massivement pour faire immatriculer leurs engins, toute chose qui contribuera à identifier le propriétaire mais surtout à faciliter les enquêtes en cas de vol ou d’infraction. Pour sa part, le chef du centre de l’opération spéciale d’immatriculation non moins chef de la division carte grise de la direction régionale des transports de Sikasso, Cheikna Hamalla Siby précise qu’à son niveau l’opération est fréquemment confrontée à un certain nombre de difficultés à savoir, les rejets de dossiers notamment pour motif : « moto déjà immatriculée », « dépassement de numéro de séries », « marques de motos qui n’existent pas dans la base de données de la direction régionale des transports » etc. face à ces situations, la population est très souvent est très impatiente… A cet effet, M. Siby appelle la population au calme car sa division est là pour la satisfaire. Pour rappel, les dossiers à fournir pour avoir accès à la plaque d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues sont la facture d’achat de la moto ou la vignette de l’année en
Kolondièba : L’ouverture d’un magasin communautaire dénommé « AGRIMEX »

Kolondièba, 29 juillet (AMAP) Les autorités locales ont procédé à l’ouverture d’un magasin communautaire dénommé AGRITEX SAS le 28 juillet 2026 à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet de cercle, Boubacar Oumar Traoré , l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles a regroupé plusieurs personnalités dont la 4ème adjointe au maire de Kolondièba, Traoré Nia Dansira,Sory Ibrahim Traoré promoteur de AGRITEX SAS, non moins président des commerçants, la présidente de la CAFO, le président de la chambre d’agriculture, le représentant de KAFO jiginew, et une foule nombreuse de producteurs. Le Chef de l’exécutif local a félicité le président du conseil d’administration d’AGRITEX et ses collaborateurs pour cette initiative innovante qui va améliorer la production et la productivité dans le secteur du monde rural. Il a encouragé les paysans de s’approvisionner à cette structure agricole qui les soulagera dans leur pratique de tous les jours et qui augmentera leurs productions. Le président du conseil d’administration Sory Ibrahima Traoré, plaçant l’événement dans son contexte dira que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2026 _2027 et marque l’ouverture officielle du magasin communautaire AGRITEX SAS de Kolondièba centre ville dans l’enceinte de l’ex CSRef. Elle vise à rapprocher des producteurs des solutions agricoles modernes, des innovations en énergie solaire, des produits biologiques et des opportunités de développement économique offertes par AGRITEX SAS, au bénéfice des agriculteurs de Kolondièba et des communes environnantes. M. Traoré a exhorté les producteurs à pratiquer cette innovation qui contribuera à les soulager . Avant de remercier les autorités administratives et communales, les producteurs, les commerçants et tous les partenaires pour l’importance qu’ils ont accordée à l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles. Les produits ont été présentés par les différents responsables :Solomane Fanè (emicom), Bakary Coulibaly de Evert mest , José Abada de Néo life international et Habi Sanou de Biostimax . Mme Goïta Habi Siby représente d’AGRITEX SAS Kolondièba a remercié les autorités locales et la population pour leur présence massive, le président du conseil d’administration d’AGRITEX SAS et ses collaborateurs pour cette initiative qui vient à point nommé pour soulager les producteurs du cercle de Kolondièba. NMK/KM (AMAP)
Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo

Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, mardi 28 juillet, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP) Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, hier mardi, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP)
Humanitaire : les FAMa acheminent 48 tonnes de denrées alimentaires à Diafarébé et Nouh Bozo au centre du pays

Bamako, 28 juillet (AMAP) Les Forces Nationales de Défense ont conduit le 26 juillet 2026, une importante opération de ravitaillement au profit des populations de l’arrondissement de Diafarébé, cercle de Ténenkou, et du village de Nouh Bozo, arrondissement de Kouakourou, cercle de Djenné, a appris de source sécuritaire. L’opération a permis l’acheminement et la livraison de 48 tonnes de denrées alimentaires composées de riz, de lait, de sucre et d’huile, ainsi que des médicaments. Ce don, offert par la Présidence de la Transition, est destiné aux populations de ces localités confrontées à d’importantes difficultés d’approvisionnement dans une zone fortement enclavée. L’État-Major Général des Armées a souligné que cette opération traduit l’engagement des FAMa à soutenir les populations, à préserver la continuité des approvisionnements essentiels et à assurer la présence de l’État sur l’ensemble du territoire national, avant de saluer le professionnalisme et la détermination des unités engagées dans cette mission. KD/KM (AMAP)
Mali : le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye en visite de travail et d’amitié

Bamako, 28 juillet (AMAP)- Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, est arrivé, ce mardi 28 juillet 2026, au Mali pour une visite de travail et d’amitié. Le Chef de l’État sénégalais a été accueilli par son homologue malien, le Général d’armée Assimi Goïta, à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. C’était en présence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, des présidents des Institutions de la République, des membres du gouvernement ainsi que du corps diplomatique accrédité au Mali, a constaté l’AMAP. C’est aux environs de 10 heures que le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye est arrivé sur le tarmac, à bord de l’avion présidentiel. À sa descente d’avion, il a été accueilli par le Président de la Transition. Les deux personnalités ont ensuite procédé au salut des couleurs sous le chapiteau, au rythme de l’exécution des hymnes nationaux des deux pays par la fanfare. Les Présidents Goïta et Faye ont ensuite passé les troupes en revue avant de se rendre au salon d’honneur, où ils ont eu un entretien en tête-à-tête. À l’issue de cette séquence, les deux Chefs d’État ont pris la direction de la Présidence de la République, où étaient prévus un second entretien, suivi d’une séance de travail élargie à leurs collaborateurs respectifs. Cette visite du Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye au Mali s’inscrit dans la continuité des liens séculaires de fraternité, d’histoire partagée et de bon voisinage qui unissent les peuples sénégalais et malien. Elle témoigne également de la volonté des deux pays de consolider leur coopération, d’autant qu’ils partagent la même devise : «Un Peuple, Un But, Une Foi». Il convient de rappeler qu’en mai 2024, le Chef de l’État sénégalais avait effectué une visite d’amitié et de travail à Bamako, quelques semaines seulement après son élection à la présidence de son pays. Ce déplacement s’inscrivait dans le cadre d’une tournée sous-régionale de prise de contact. BD/CMT (AMAP)
Culture : Tombouctou célèbre les 600 ans de la Mosquée de Sankoré

Tombouctou, 28 juillet (AMAP) L’Association des ressortissants pour le développement du cercle de Tombouctou (ARDCT) a organisé, animé et financé les activités marquant le 600 -ème anniversaire de la mosquée de Sankoré, les 25 et 26 juillet, a constaté l’AMAP. Au menu plusieurs activités étaient au programme, à savoir une conférence, le crépissage de ladite mosquée, la pose de la première pierre pour les travaux de réhabilitation et une remise de matériels de sonorisation. Pour la circonstance, le ministre Mamou Daffé qui était attendu, n’a pas pu faire le déplacement et s’est fait représenter par son chef de cabinet Salia Mallé et le directeur national du patrimoine Moulaye Coulibaly. Le président l’ARDCT Mahmoud ARBY dira dans ses propos introductifs « Tombouctou n’est pas seulement une ville qui possède une histoire. Elle est une ville qui a contribué à écrire l’histoire. Quant à Sankoré, elle n’est pas seulement un monument construit en terre. Elle est une forteresse de la foi, une citadelle du savoir et l’un des plus puissants symboles du génie intellectuel africain. Depuis six siècles, les murs de cette mosquée ont entendu la récitation du Saint Coran, les enseignements des jurisconsultes, les commentaires des exégètes, les débats des savants et les pas d’innombrables étudiants venus de différents horizons pour chercher la connaissance. » Commémoration, une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle C’est précisément dans cet esprit que l’ARDCT a souhaité donner à cette commémoration une dimension à la fois spirituelle, scientifique, culturelle et opérationnelle. Elle sera suivie d’actions concrètes, notamment le crépissage traditionnel de la mosquée de Sankoré, acte de foi, de communion communautaire et de transmission du savoir-faire ancestral, la remise à la mosquée d’un matériel de sonorisation moderne de dernière génération, destiné à améliorer les conditions de prière, d’enseignement et de communication religieuse, et le lancement des travaux du projet de réhabilitation, afin de contribuer durablement à la préservation de l’intégrité physique, historique et spirituelle de ce patrimoine exceptionnel. En terminant le président de l’association a remercié les familles Baba Chirfi, Amir Sékou Baber, ainsi qu’à la Fondation Bally, pour leurs contributions, leur disponibilité et leur générosité. Il a aussi remercié les partenaires, notamment l’UNESCO, AMSODE et ORCA, pour leur accompagnement, leur confiance et leur engagement en faveur de la préservation de la mosquée Sankoré. L’Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons Le chef de cabinet du ministre de la culture Salia Mallé, s’exprimant en ces termes, comme vous le savez, la Mosquée de Sankoré est l’un des trois anciens centres de formations universitaires, qui a formé des générations d’intellectuels musulmans et d’éminents érudits. Sankoré, lieu de dévotion et de foi en Allah, mais aussi temple de l’érudition et miroir de la grande effervescence intellectuelle que Tombouctou a connue pendant la période médiévale. Elle a abrité la célèbre Université de Sankoré, qui comptait plus de 25 000 étudiants venant de tous les horizons, une fierté pour le Mali et toute l’Afrique au Sud du Sahara. La mosquée de Sankoré, comme celles de Djingareyber et de Sidi Yahia et tout comme les mausolées de saints, ont joué un rôle prépondérant dans la diffusion de l’islam en Afrique. EIles sont aussi des témoignages exceptionnels de l’établissement urbain de Tombouctou, de son rôle d’important centre commercial, spirituel et culturel aux confins méridionaux de la route commerciale transsaharienne et de ses techniques de construction traditionnelles. la Mosquée de Sankoré, élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et classée dans le patrimoine culturel national Après ce bref rappel historique, le chef de cabinet dira, la Mosquée de Sankoré est un élément constitutif du bien culturel « Tombouctou », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial depuis 1988 et classée dans le patrimoine culturel national par Décret n°92-245/P-RM du 18 décembre 1992 pour ses valeurs historiques, architecturales, socioculturelles et spirituelles. Les effets néfastes de la Crise de 2012 Aujourd’hui, les effets néfastes de la Crise de 2012 sont préjudiciables à l’authenticité et à l’intégrité de tous les bâtiments classés de Tombouctou. C’est pourquoi, son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril témoigne de la vulnérabilité du site, particulièrement exposé au phénomène d’ensablement, à l’érosion hydrique, au passage effréné des engins motorisés et à l’insuffisance de moyens conséquents, autant de menaces à juguler pour la sortie du bien de la liste du patrimoine mondial en péril. Le chef de cabinet a révélé que la célébration des 600 ans de la Mosquée de Sankoré s’inscrit dans le cadre de l’année 2026-2027, décrétée par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, l’année de l’éducation et de la culture au Mali. Cette célébration est donc un cadre idéal pour désentraver et valoriser notre histoire millénaire, mutualiser les efforts, créer une synergie d’action et une gestion concertée en vue d’assurer une conservation durable et une gestion efficace des biens du patrimoine culturel. Il faut souligner que la mosquée a été construite vers le XIV siècle par une dame maure venant de vers la Mauritanie qui a voulu garder l’anonymat. Son nom Fatoumatou a été révélé récemment. Il faut rappeler que pour célébrer ces six cent ans une forte délégation de l’ARDT a effectué le déplacement à Tombouctou. MS/KM (AMAP)
Gao : Dr Youssouf Almoustapha Touré, médecin-légiste

Gao, 23 juillet (AMAP) Le médecin légiste, par définition, est un médecin spécialisé en médecine légale. Souvent il travaille à l’hôpital, à l’institut médico-légal et collabore avec la police, les gendarmes et les juges. C’est différent d’un médecin généraliste, lui ne soigne pas il observe, analyse et explique ce qui s’est passé sur le corps pour que la justice puisse trancher. Dr Youssouf Almoustapha Touré, ancien directeur général de l’hôpital Hangadoumbo Moulaye Touré de Gao est médecin légiste : A l’an croire, le Mali ne dispose que de six médecins-légistes dont cinq sont concentrés au niveau de la cour d’appel de Bamako et lui même à la cour d’appel de Mopti. « Tous les médecins légistes, avant de prendre fonction prêtent serment devant les juridictions. Et peuvent intervenir dans d’autres juridictions d’un tiers pays par la réquisition à personne qualifiée ou ordonnance d’experts d’un magistrat, a précisé Dr Youssouf Touré. Pour devenir un médecin-légiste, d’abord il faut être médecin puis se spécialiser en médecine-légale. En Afrique francophone les médecins-légistes sont formés au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Les missions du médecin-légiste tournent toutes autour du lien entre la médecine et la justice. Son travail consiste à aider la justice. Il intervient surtout pour : déterminer les causes d’un décès (autopsie, expertise après accident homicide, suicide, mort naturelle suspecte. Il constate des blessures (coups, agressions sexuelles, accidents de travail). Pour les personnes vivantes, le médecin-légiste vérifie si le ou la prévenu est apte à être entendu ou détenu. Et donne son avis médical au tribunal à travers un rapport et peut témoigner comme expert » a détaillé, le médecin légiste, Dr Touré. Selon le médecin-légiste, Dr Touré le gros du travail d’un médecin-légiste repose sur deux cas majeurs : l’autopsie médicale-légale et les expertises sur personnes vivantes. « L’autopsie médico-légale c’est quand un juge ordonne d’ouvrir le corps pour comprendre un décès suspect et le but c’est de trouver la cause exacte de la mort et les circonstances. Tandis que les expertises sur personnes vivantes : le médecin légiste examine des gens encore vivants, toujours à la demande de la justice », a expliqué, le médecin légiste, Dr Touré. Selon lui, la grosse différence est qu’au niveau de l’expertise vivante , le médecin aide la victime à faire reconnaître le préjudice alors que sur le cas de l’autopsie , le médecin parle à la place du défunt pour dire la vérité au juge . Ainsi, il dira que les deux cas exigent neutralité totale. Le médecin légiste ne travaille ni pour l’accusation ni pour la défense mais pour le tribunal, a-t-il soutenu. De même la médecine légale est étendue ces dernières années sur plusieurs sous spécialités : de la thanatologie( science qui étudie la mort ) à la médecine légale pénitentiaire en passant par la médecine légale psychiatrique, sociale, sexuelle( vio et agressions sexuelle) traumatologue, criminologue, criminalistiques…..) Notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires Selon le médecin légiste notre pays ne dispose pas des pavillons médico-pénitentiaires. Sinon tout cas d’inculpé ou prévenu avant de passer devant les magistrats doit faire au préalable une expertise psychiatrique. Comme tout cas de mort respecte doit faire cas d’autopsie qui est même autorisée par les religions monothéistes. Selon lui, l’islam autorise l’autopsie médico-légale toute chose qui éclaire sur les causes et les mécanismes de survenue de la mort. Et ajoute qu’à l’unanimité la plupart des pratiques médico-chirurgicales ne sont pas prohibées par l’islam. Et soulève que le métier des médecins légistes est confronté à des difficultés à cause de manque d’organigramme au niveau des départements (santé et justice) en charge des questions médico-légistes en plus de l’immixtion des autres confrères non légistes dans la gestion des dépouilles mortelles et similaires. Le médecin légiste, Dr Youssouf Almoustapha Touré dira que le métier du médecin légiste exige à la fois des connaissances médicaux solides et beaucoup de rigueur juridique parce que chaque détail peut compter au tribunal. AT/KM (AMAP)
Bandiagara : Lancement de la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement

Bandiagara, 26 juillet (AMAP) À l’instar des autres régions du Mali, la Région de Bandiagara a officiellement lancé, samedi, la 32ᵉ Campagne nationale de reboisement couplée à la 2ᵉ édition des Journées citoyennes autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres, a constaté l’AMAP. La cérémonie a été présidée par le Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Bandiagara, Issiaka Cissé, en présence des autorités administratives, des élus locaux, des services techniques, des partenaires au développement, des leaders traditionnels et religieux ainsi que des différentes couches socioprofessionnelles de la région. Pour cette 32ᵉ édition, le thème retenu est :« La jeunesse au cœur de la citoyenneté environnementale pour un Mali plus vert et plus résilient », avec pour slogan :« Un arbre pour chacun, un Mali vert pour tous ». À travers cette campagne, la Région de Bandiagara ambitionne notamment de produire 200 000 plants de diverses espèces dans les pépinières de la région ; reboiser 200 hectares ; récupérer 100 hectares de terres dégradées ; créer 1 000 hectares de mises en défens et consolider 25 000 hectares déjà protégés. Dans leurs allocutions de bienvenue, le représentant des notabilités traditionnelles, Bocari dit Bailo Cissé et le maire de la Commune urbaine de Bandiagara, Abdoulaye Kassogué, ont salué cette initiative gouvernementale qui contribue efficacement à la préservation de l’environnement et à l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils ont appelé les citoyens à s’impliquer davantage dans les actions de protection des ressources naturelles. Le Directeur régional des Eaux et Forêts, Lagabé Maïga a exprimé sa reconnaissance envers l’ensemble des partenaires et acteurs ayant contribué à l’organisation de cette édition. Il a exhorté chaque citoyen à planter au moins un arbre et surtout à en assurer l’entretien, condition indispensable à la réussite des efforts de reboisement. Prenant la parole au nom des partenaires, Korka Lougué a salué l’engagement des autorités maliennes en faveur de la protection de l’environnement et a réaffirmé la disponibilité des partenaires techniques et financiers à accompagner les initiatives visant la restauration des terres dégradées et la préservation des ressources naturelles. Dans son discours de lancement officiel de la campagne, Monsieur Issiaka Cissé a rappelé les objectifs poursuivis par les autorités à travers cette initiative nationale. Il a indiqué que les Journées citoyennes, prévues du 25 au 30 juillet 2026, constitueront de véritables moments de sensibilisation, de mobilisation populaire et d’engagement collectif autour du reboisement et de la lutte contre la dégradation des terres. Tout en remerciant les partenaires pour leur accompagnement constant, il a invité les populations, les collectivités territoriales, les organisations de la société civile, les services techniques et l’ensemble des acteurs de développement à unir leurs efforts aux côtés des services des Eaux et Forêts afin de protéger durablement les ressources forestières, réduire les effets des changements climatiques et renforcer la résilience des communautés. Il a également lancé un appel à chaque citoyen pour qu’il plante un arbre et veille à son entretien. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques (Troupe Giriba Yendé), un sketch de sensibilisation consacré au thème de l’édition 2026 ainsi que par la visite des différents stands d’exposition installés pour l’occasion. Enfin, ce lancement a été marqué par la plantation du premier arbre par le représentant du Gouverneur, donnant ainsi le coup d’envoi symbolique de la campagne de reboisement dans la région. OG/KM (AMAP)

