Tominian : 500 hectares de forêt communautaire bientôt placés sous mise en défens à Koula

Tominian, 21 août (AMAP) La commune rurale de Koula, dans le cercle de Tominian, région de San, s’engage dans un processus de restauration et de gestion durable de ses ressources forestières, a constaté l’AMAP. L’initiative prévoit la mise en défens et le balisage de 500 hectares de forêt communautaire répartis entre les villages de Batienso, Koula, Makuy, Kankorokuy et Yabara. Cela à travers un atelier de sensibilisation, tenu dans la salle de délibération de la mairie de la commune rurale de Tominian, sous la présidence du préfet du cercle de Tominian Kalifala Coulibaly. Prendront à cet atelier qui durera trois jours, La rencontre durera 3 jours,  les représentants du Conseil communal de Koula,  les chefs de village traditionnels et administratifs riverains, les services techniques, et l’ensemble des représentants des forces vives de Koula. L’ouverture de la rencontre s’est déroulée en présence du maire de la commune rurale de Koula Rémi Coulibaly, du représentant du coordinateur de la SNV/PRO-ARIDES Nouyegué Dembélé et du Représentant de la Direction Régionale des Eaux et Forêt de San Ibrahim Tamboura. Selon Nouyegué Dembélé, l’activité s’inscrit dans le cadre de la restauration, de la protection et de la gestion durable des ressources naturelles. Elle vise notamment à renforcer la gouvernance locale, réduire les pressions humaines exercées sur les formations forestières, favoriser la régénération naturelle et contribuer à la résilience des populations face aux effets du changement climatique. Le processus repose sur une démarche participative associant la commune de Koula, les villages riverains, les autorités administratives, les services techniques, les organisations communautaires ainsi que les acteurs concernés par la gestion des ressources naturelles. Une convention tripartite entre la commune de Koula, les cinq villages riverains et le Service local des Eaux et Forêts doit définir les règles de gestion, d’accès, de surveillance et de sanction applicables au périmètre concerné. Les règles seront discutées avec les communautés avant leur validation et leur adoption par le Conseil communal. Dans le cadre de cette démarche, selon les organisateurs, cinq Commissions foncières villageoises CoFoV et cinq Comités de gestion COGEST seront mis en place ou renforcés. Ces structures auront notamment pour mission de contribuer à la gouvernance locale, à la surveillance du périmètre, à la prévention des conflits et au suivi de la régénération naturelle. Le Cantonnement forestier de Tominian apportera un appui technique au processus, notamment pour la délimitation, le géoréférencement, le balisage et le suivi écologique du site. La commune de Koula assurera, pour sa part, la coordination locale, la mobilisation des villages et le suivi des engagements. Le chronogramme prévoit plusieurs étapes, dont la concertation et la sensibilisation des parties prenantes, l’élaboration et la validation de la convention, la mise en place ou le renforcement des CoFoV et des COGEST, ainsi que la délimitation, la levée GPS, la cartographie et le balisage des 500 hectares. Le lancement officiel de la mise en défens est prévu en septembre 2026. À terme, l’application et le suivi des règles de gestion sont prévus sur une période de cinq ans. Le dispositif permettra également de documenter les résultats, les bonnes pratiques et les expériences réussies en matière de restauration et de gestion durable des ressources naturelles. Le maire a félicité les participants pour leur disponibilité à prendre part à cette rencontre à Tominian.  Et, pour sa part, le préfet de cercle, avant d’ouvrir cette séance de travail,  a réitéré l’accompagnement de l’Administration locale en vue de l’atteinte des objectifs escomptés. ST/KM (AMAP)

Campagne agricole 2026 à Macina : Un léger retard constaté par endroits

Macina, 21 août (AMAP) Macina est un cercle à vocation Agro pastorale où les paysans sèment les céréales dans toutes les communes. Ces céréales sont le mil, le maïs le fonio, l’arachide, le riz pluvial et les cultures émergeantes comme le sésame et le voandzou. Cette année, la campagne agricole a enregistré un léger retard cette année lié au changement climatique. Les semis se sont poursuivis jusqu’au 10 Août grâce au maintien de l’humidité, il en est de même pour les travaux d’entretien culturaux. Les phases de développement des cultures vont du tallage au début montaison. L’état végétatif des plantes est satisfaisant dans l’ensemble, cependant un léger retard est constaté par endroits dans certains villages. La pluviométrie, à l’exception de Saye est supérieure, le cumul enregistré à la date du 10 Août, Macina a enregistré 256mm contre 241mm en 2025 ; Monimpebougou 325mm contre 265mm en 2025 ; Kolongotomo 263,3mm contre 237,6mm en 2025 et Saye 253mm contre 264,2mm en 2025. En engrais subventionné, le secteur agricole de Macina a bénéficié de 311,9 tonnes dont 244,3 tonnes en engrais minéraux et 67 tonnes en engrais organiques. La déprédation est calme dans l’ensemble, aucune menace à signaler notamment la cantharide, les oiseaux, les criquets, ou autres insectes. Mamadou Traoré, un producteur de mil dans la zone, garde espoir pour la réussite de la campagne agricole, malgré le léger retard constaté. Amadou Coulibaly, producteur de maïs et de Haricot est du même avis. Il explique cette situation par le décalage climatique et compte sur les autorités pour les former à de nouvelles techniques culturales L’encadrement, à travers le secteur d’agriculture est à pied d’œuvre pour accompagner les producteurs. Sur le niveau d’eau du fleuve Niger, il est de 3,23m à la même date contre 4,11m en 2025. Sur la base des données recueillies, l’on peut présager d’une campagne satisfaisante avec la poursuite des précipitations dans le temps et dans l’espace. DG/KM (AMAP)

Douanes : 632,314 milliards de FCFA de recettes mobilisés à fin juillet

Bamako, 21 août 2026 (AMAP) Les Douanes maliennes ont mobilisé 632,314 milliards de francs CFA de recettes entre janvier et juillet 2026, soit près de 64,85% de l’objectif annuel fixé à 975 milliards de francs CFA, a indiqué le Directeur général des Douanes, l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo à travers un communiqué de son service de communication. S’exprimant lors d’une rencontre avec l’ensemble du personnel de la Direction générale des Douanes, il a appelé les agents à maintenir la dynamique autour de trois priorités : l’accroissement des recettes, le renforcement de la lutte contre la fraude et les trafics illicites et la poursuite des réformes. De janvier à juin, les recettes se sont établies à 533,743 milliards de FCFA, contre une prévision de 482,823 milliards, soit un excédent de 50,918 milliards et un taux de réalisation de 110,55%. En juillet, 98,547 milliards de FCFA supplémentaires ont été mobilisés. Le Directeur général a toutefois appelé à la vigilance, notamment en raison des difficultés sécuritaires et logistiques qui affectent certains corridors, dont l’axe Kidira-Diboli-Kayes. Concernant la lutte contre la fraude, il a insisté sur le renforcement du renseignement, du ciblage et de la coopération entre services. Les saisies effectuées au premier semestre ont notamment concerné des stupéfiants, des armes, des munitions, des explosifs, des médicaments illicites, des produits impropres à la consommation et du mercure. L’Inspecteur général Diallo a également souligné la nécessité d’accélérer la modernisation de l’administration douanière. Un portefeuille de 38 réformes est en cours, notamment dans le contrôle documentaire, le développement du SYGECOD et l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers avec plusieurs pays de la sous-région. Il a invité les responsables et les agents à traduire ces réformes en actions concrètes et à maintenir les efforts pour atteindre les objectifs fixés. CMT (AMAP)

Hivernage 2026 : des pluies qui sèment le doute, les paysans changent de semis

Bamako, 20 août (AMAP) L’installation tardive et l’irrégularité des pluies perturbent la campagne agricole 2026 dans plusieurs localités du Mali. À Koutiala, Kita et Dioïla, des producteurs réduisent leurs superficies, changent de spéculations ou renoncent à certaines cultures. Les experts estiment toutefois qu’il est encore trop tôt pour tirer un bilan de la campagne, les pluies d’août et de septembre pouvant encore inverser la tendance. Dans la région de Koutiala, notamment à M’Pessoba, plusieurs producteurs ont modifié leurs choix culturaux. Le mil, le sorgho, l’arachide, le sésame et le haricot gagnent du terrain au détriment du coton et du maïs, plus exigeants en eau et en intrants. À Gouantiesso, dans le cercle de M’Pessoba, Karamogo Dembélé explique que le retard des pluies a contraint plusieurs paysans à revoir leurs plans. «Cette année, plusieurs paysans ont cultivé du mil ou encore de l’arachide à la place du coton et du maïs. La pluie est un peu régulière pour le moment. Nous espérons qu’elle se poursuivra pour nous permettre de faire une bonne campagne», témoigne-t-il. Le riz, qui exige une disponibilité suffisante en eau, reste en revanche une source d’inquiétude. À M’Pessoba, les difficultés sont également liées à la disponibilité tardive de certains intrants. Pour Lassina Sogoba, natif de Songuela, le début de la campagne a été marqué par «le manque d’intrants agricoles et la rareté des pluies». L’amélioration récente des précipitations nourrit néanmoins l’espoir. «Pour le moment, les pluies tombent abondamment. Ce que nous avons semé avance bien. Si la pluie continue à ce rythme, nous pourrons bénéficier d’un bon hivernage», espère-t-il. À Zamblala, dans la commune de Fakolo, Moïse Sagara redoute cependant une baisse des rendements. Il a réduit les superficies consacrées au coton et au maïs au profit du mil et du sorgho, jugés plus résistants au déficit hydrique. «Ce retard a un grave impact sur la récolte. L’irrégularité des pluies peut provoquer la famine et même pousser les jeunes à rejoindre les sites d’orpaillage», alerte-t-il. Dans la région de Kita, le même phénomène est observé. Karim Sogoba, originaire de Koutiala et installé dans la zone, n’a pas pu réaliser toutes les cultures prévues. «J’ai surtout fait du mil avec un peu de coton. Je n’ai pas semé de maïs parce que l’hivernage a débuté très tard et qu’ensuite les pluies sont devenues rares», explique-t-il. À quelques kilomètres de Kita, Seydou Coulibaly, cultivateur depuis plus de dix ans, décrit une campagne difficile. Le retard des intrants et l’insuffisance des pluies l’ont conduit à miser davantage sur l’arachide. «Le coton et le maïs posent problème au regard de la situation actuelle», estime-t-il. À Dioïla, les producteurs adoptent également des stratégies d’adaptation. À Korokoro, dans la commune de Zan Coulibaly, Mamadou Dembélé, qui exploite deux hectares et demi depuis 2020, a abandonné le maïs et l’arachide pour le haricot. «L’année passée, au mois d’août, les cultures étaient déjà bien avancées. Cette année, c’est seulement du haricot que j’ai pu semer, il y a à peine une semaine. Les pluies ne sont pas abondantes», déplore-t-il. D’autres producteurs ont préféré renoncer à la campagne. Commerçant à Bamako, Abdou Diarra explique avoir suspendu son activité agricole en raison de l’irrégularité des pluies, des difficultés d’accès aux intrants et de l’insécurité. Il espère néanmoins un retour à des conditions normales. Le mil et le sorgho privilégiés Pour le Dr Modibo Amadou Konaté, chercheur à l’Institut d’Économie Rurale (IER), à la station de Cinzana, la saison agricole s’est installée «timidement et de façon sporadique selon les sites». De Bamako à Koutiala et Sikasso, en passant par Dioïla, Ségou, Cinzana et Bla, les fluctuations des pluies ont entraîné des semis tardifs, des resemis et une forte disparité dans l’état des cultures. Selon lui, le coton et le maïs pourraient subir les conséquences de cette situation dans les zones méridionales si les pluies ne s’améliorent pas. En revanche, l’espoir reste permis pour les cultures plus résistantes, notamment dans les zones où le mil occupe une place importante. Le chercheur explique le changement de spéculations par les exigences en intrants. « Le mil et le sorgho s’adaptent mieux à l’irrégularité des pluies. Cela donne aux producteurs une fenêtre pour assurer d’abord la sécurité alimentaire », souligne-t-il. Le mil est particulièrement adapté aux conditions sèches. Il peut produire avec des cumuls pluviométriques compris entre 200 et 800 mm, alors que le maïs nécessite au moins 1.000 mm. Le sorgho, le fonio et l’arachide présentent également une meilleure capacité d’adaptation aux conditions de déficit hydrique. Mali-Météo appelle à la prudence Pour Amadou Diakité, chef du service des prévisions à Mali-Météo, l’irrégularité des pluies observée en août s’explique notamment par la forte variabilité spatiale des systèmes pluvieux et l’alternance entre épisodes pluvieux et séquences sèches. Une localité peut ainsi recevoir d’importantes quantités d’eau tandis qu’une autre, située à quelques dizaines de kilomètres, en reçoit beaucoup moins. Les prévisions saisonnières établies en avril 2026 ne faisaient d’ailleurs pas apparaître une situation uniforme. Elles prévoyaient des cumuls normaux à excédentaires dans certaines parties du Centre et de l’Est, tandis que l’Ouest était davantage exposé à des conditions normales à déficitaires. Mali-Météo rappelle surtout que le bilan d’une saison agricole ne dépend pas uniquement du cumul total des précipitations. Leur répartition dans le temps et dans l’espace est déterminante pour les cultures. Les producteurs sont ainsi invités à suivre l’humidité des sols et les prévisions à court terme afin d’adapter les opérations culturales. Les prochaines semaines seront particulièrement importantes pour les cultures déjà installées. Les pluies d’août et surtout leur régularité en septembre pourraient encore peser sur le remplissage des grains, la maturation des céréales et, in fine, les rendements de la campagne agricole 2026. MMD/CMT (AMAP)

Bougouni : la stratégie nationale de la biodiversité en cours de restitution

Bougouni, 20 août (AMAP) La Direction générale des Eaux et Forêts a organisé, jeudi à Bougouni, un atelier de restitution du rapport de la Stratégie nationale et du plan d’action pour la biodiversité (SPANB) 2025-2030. La rencontre, tenue dans la salle de réunion de l’ex-conseil de cercle, était présidée par le Directeur de cabinet du gouverneur de la région, Dramane Diakité, en présence des autorités administratives et politiques, a constaté l’AMAP. L’atelier visait à présenter le contenu et les principaux résultats du rapport, à examiner sa cohérence technique et la qualité des données, ainsi qu’à recueillir les observations et recommandations des participants. La révision de la stratégie s’inscrit dans l’engagement du Mali à aligner sa politique nationale sur le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal. Au nom du Directeur général des Eaux et Forêts, le Colonel Mamadou Seydou Maïga a indiqué que la mise à jour de la SPANB nécessite une actualisation des connaissances sur l’état de la biodiversité au Mali et un alignement des objectifs et indicateurs sur le nouveau cadre mondial. Il a précisé que le document élaboré comporte 20 objectifs nationaux correspondant aux 23 cibles mondiales, à l’issue d’un processus participatif. Le Directeur de cabinet du gouverneur, Dramane Diakité, a souligné que la stratégie définit une vision à long terme pour préserver la diversité biologique du pays. Elle s’articule autour de la réduction des extinctions et de la dégradation des écosystèmes, de l’utilisation durable et de la restauration de la biodiversité dans les secteurs agricole et minier, ainsi que du partage équitable des avantages liés aux ressources génétiques et de la mobilisation des moyens nécessaires à la mise en œuvre. Le projet de mise à jour de la SPANB est conduit par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable avec l’appui du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), dans le cadre du projet Global Biodiversity Framework-Early Action Support (GBF-EAS). Après le mot de bienvenue du directeur régional par intérim des Eaux et Forêts de Bougouni, le Commandant Moussa Fayenké, les travaux se sont poursuivis avec les échanges et contributions des participants. BHT/CMT (AMAP)

Ségou : inauguration du Vestibule des autorités et Légitimités traditionnelles

Ségou, 20 août (AMAP) Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, a inauguré ce jeudi,  le Vestibule des autorités et légitimités traditionnelles de Ségou, en présence de son collègue chargé de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. Réalisée dans le cadre de la décision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, d’offrir à chaque région administrative du pays une «Maison des légitimités traditionnelles», l’infrastructure est située au quartier Bagadadji. Elle comprend notamment un vestibule, une salle de réunion, des bureaux, un foyer, deux logements de passage, un local technique, des toilettes, un forage équipé d’une pompe solaire, un château d’eau de 10 m³, ainsi que des aménagements extérieurs. Un véhicule Toyota 4×4 a également été remis aux autorités et légitimités traditionnelles de la région pour renforcer leurs capacités opérationnelles. Le coordinateur des chefs de quartiers et de villages de la région de Ségou, Oumar Barou Togora, a salué la réalisation de l’infrastructure, estimant qu’elle permettra aux autorités et légitimités traditionnelles de mieux contribuer à la construction nationale. Pour le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, les autorités et légitimités traditionnelles constituent des acteurs majeurs de la gouvernance territoriale, de la cohésion sociale et de la prévention des conflits. Il a rappelé plusieurs mesures prises en leur faveur, notamment l’institutionnalisation de la Journée nationale des autorités et légitimités traditionnelles, célébrée le 11 novembre, ainsi que la mise en place d’un cadre permanent de concertation avec les représentants de l’État. Le ministre a souligné que la réalisation des vestibules traduit la volonté des pouvoirs publics de renforcer la reconnaissance institutionnelle et la valorisation du rôle des autorités et légitimités traditionnelles dans la société malienne. MS/CMT (AMAP)

Hydrocarbures : près de 1.400 citernes réceptionnées au Mali en deux semaines

Bamako, 20 août (AMAP)– Près de 1.400 citernes d’hydrocarbures ont été réceptionnées au Mali entre le 3 et le 16 août 2026, selon les données présentées ce jeudi lors de la 31e réunion de suivi de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, tenue à la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), a annoncé un communiqué du ministère de l’Industrie et du Commerce. Du 3 au 9 août, 710 citernes, représentant 33,749 millions de litres, ont été réceptionnées par 37 opérateurs. Du 10 au 16 août, 720 citernes, pour un volume de 32,817 millions de litres, ont été acheminées par 34 opérateurs. Le dernier convoi comptait 230 citernes. La réunion, présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a relevé que les régions de l’intérieur sont globalement approvisionnées. Une rupture de gasoil persiste toutefois à Bandiagara et fait l’objet d’un suivi particulier. Les participants ont également examiné la hausse des cours internationaux des hydrocarbures, considérée comme un facteur nécessitant une anticipation et une adaptation constantes pour prévenir les ruptures d’approvisionnement. La sécurisation des axes par les Forces de défense et de sécurité contribue, par ailleurs, à améliorer l’acheminement des produits pétroliers. Les efforts se poursuivent notamment sur les corridors stratégiques, dont l’axe Bamako-Dakar, avec une implication accrue du Génie militaire dans l’amélioration et la sécurisation des voies. La réunion a enfin constaté une nette régression de la fraude sur les produits pétroliers, favorisant une meilleure maîtrise des flux. CMT (AMAP)

Tenenkou : un atelier pour renforcer la prévention des violences basées sur le genre

Tenenkou, 20 août (AMAP) Le deuxième adjoint au préfet du cercle de Tenenkou, le Commissaire principal de police Ousmane Diamouténé, a présidé jeudi, au Centre de santé de référence (CSRef), la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation sur les approches transformatrices du genre, la prévention des violences basées sur le genre (VBG) et la transformation des violences pour la paix et la santé, a constaté l’AMAP. Organisée par le district sanitaire de Tenenkou avec l’appui du Centre Carter, à travers son projet «Paix par la santé», la session vise à renforcer les capacités des acteurs communautaires et sanitaires sur les questions de genre, de prévention des VBG et de transformation des violences. Elle entend également contribuer à la consolidation de la paix, de la cohésion sociale et de l’accès équitable aux services de santé dans les zones d’intervention du projet. Le médecin-chef du CSRef et point focal du Centre Carter, Dr Amadou Coulibaly, a indiqué que la formation permettra aux participants de mieux comprendre les notions de genre et de promouvoir des approches adaptées au contexte communautaire. Le deuxième adjoint au maire de la commune urbaine, Soumaïla Bocar Coulibaly, a salué la tenue de cette session et exhorté les participants à suivre attentivement les enseignements afin de devenir des relais efficaces auprès des communautés. Représentant le préfet, le commissaire principal de police Ousmane Diamouténé a salué l’initiative et invité les participants à mettre les connaissances acquises au service des communautés. Il a également remercié le Centre Carter pour ses actions en faveur des populations du cercle, assurant que l’administration restera disponible pour accompagner les initiatives contribuant à l’amélioration des conditions de vie. Durant deux jours, une trentaine de participants, composés d’acteurs communautaires et de représentants des services techniques issus de plusieurs aires de santé du district, seront formés sur les concepts de genre, les approches transformatrices et la prévention des violences. Ils apprendront notamment à analyser les normes de genre et les rapports de pouvoir susceptibles d’alimenter les conflits et les VBG, à renforcer les mécanismes communautaires de prévention et d’orientation des victimes, ainsi qu’à promouvoir le leadership des jeunes et des femmes dans la consolidation de la paix. La formation est assurée par Boris Ghislain Kabré, instructeur à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye de Bamako. AS/CMT (AMAP)

Kolondièba : Atelier de restitution du plan quinquennal de la commune de Bougoula

Kolondièba 20 août (AMAP)  Les autorités communales de Bougoula et leurs partenaires ont procédé à la restitution du plan quinquenal 2026-2030 de la commune de Bougoula, hier mercredi, a constaté l’AMAP. Présidée par le Maire de la commune de Bougoula, Diamatio Konaté, cette rencontre a regroupé le président du conseil communal, le représentant de la Société Tam_Sam international SARL, les chefs services locaux de la pêche de la promotion de la femme, du développement social, du génie rural, des productions et Industries Animales  ,du service Vétérinaire, de la planification de la statistique de l’information, de l’aménagement du territoire et de la population et du correspondant local de la presse AMAP. Le maire de la commune rurale de Bougoula  Diamatio Konaté , après les salutations d’usage du représentant du chef de village de Bougoula, a placé l’événement dans son contexte. Il s’agit de faire la restitution du plan quinquenal 2026_2030 du Programme de Développement Économique Social et Culturel (PDSEC)  de la commune de Bougoula. Pour réussir cette projection, tous les acteurs de développement local étaient présents à savoir les partenaires au développement, les services déconcentrés de l’État, les représentants de la société civile, les représentants des cinq villages de la commune , la CAFO et la jeunesse. S’adressant à sa population, le Maire dira que cette rencontre vise à édifier tous les citoyens de la commune et les collaborateurs sur les activités menées, ce qui a été fait, ce qui reste à faire et de faire la programmation des réalisations de la commune dans 5 ans. Les facilitateurs Inza Samaké consultant de la Société Tam- Sam international SARL et le chef service local du plan et de la statistique, Souleymane Traoré ont édifié les participants, par une projection d’images, sur les activités et les réalisations de la commune de Bougoula, cercle de Fakola. Au cours des débats les participants venus très nombreux ont fait des  contributions et posé des questions de compréhension sur tous les aspects de développement de la commune. Les axes stratégiques de développement ont été passés au peigne fin à savoir le développement agro-pastorale et sécurité alimentaire ; l’accès aux services sociaux de base Santé Éducation eau ; le désenclavement et développement des infrastructures ; la gestion durable de l’environnement et changement climatique ; la gouvernance locale et développement local. Le maire s’est dit satisfait de la richesse des débats et la participation massive de tous les acteurs. Cet exercice de recevabilité renforce la confiance entre les décideurs et les contribuables. Le coût de ce plan quinquennal est estimé à plus de 561millions de FCFA. NMK/KM (AMAP)  

ORTM: Tenue de la 58ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 20 août (AMAP) La cérémonie d’ouverture des travaux de la 58ème session d’administration de l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM), se sont déroulés ce jeudi, sous la présidence du ministre de la Communication, de l’Economie Numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Illiène, dans la salle de Conférence de son département, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général de l’ORTM, Yaya Konaté et des membres du Conseil d’administration. À l’ordre du jour figuraient, notamment, l’examen et l’adoption du procès-verbal de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, l’examen de l’état d’exécution des recommandations issues de la 57è session ordinaire du conseil d’administration, et l’examen et l’adoption du rapport d’activités du 31 décembre 2025. La session a permis de faire le point sur la bonne marche de la structure qui est la mémoire audiovisuelle de notre pays (ORTM) et de dégager les priorités pour les prochaines années. Dans son discours d’ouverture des travaux, le président du conseil d’administration, le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a mis l’accent sur la nécessité d’une rupture managériale. Il a précisé que « le Conseil entend passer d’une culture de constats à une culture de résultats et de reddition de comptes ». Le ministre Alhamdou Ag Ilyène a rappelé que « l’examen du procès-verbal de la session précédente servira de test pour évaluer l’exécution des recommandations formulées, exiger des justifications sur les retards constatés et fixer des échéances fermes pour leur mise en œuvre ». Tout en saluant le travail accompli par les équipes de l’ORTM (journalistes, techniciens et agents administratifs) dans la couverture des événements majeurs du pays. Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une exigence accrue de crédibilité et d’efficacité au service du public. L’exercice 2025 a enregistré un taux d’exécution budgétaire de 79 % , soit 10,96 milliards de F CFA dépensés sur une prévision annuelle de 13,83 milliards de F CFA. Situation au 31 mai 2026 : Les dépenses à la date du 31 mai 2026 se sont élevées à 5,08 milliards de F CFA sur une prévision de 13,49 milliards de F CFA, représentant un taux de réalisation de 38 % », a fait savoir le président du conseil d’administration. Selon lui, « face aux contraintes budgétaires, le Conseil a préconisé une rationalisation des charges, le développement de nouvelles recettes propres et une meilleure valorisation du patrimoine audiovisuel ». Le ministre a, par ailleurs, précisé, « l’accumulation des dettes fiscales et sociales a été qualifiée de risque majeur pour la stabilité de l’établissement. La mise en place d’un plan d’apurement réaliste et d’un mécanisme de suivi rigoureux a été vivement recommandée pour éviter la création de nouveaux arriérés ». « Pour maintenir son influence face à l’émergence des plateformes numériques, des réseaux sociaux et des contenus à la demande, l’ORTM est sommé d’accélérer sa transformation technologique », a-t-il dit. « Le Conseil appelle à une modernisation axée sur le développement de contenus digitaux dédiés, tout en préservant l’éthique professionnelle et l’identité nationale. Considérant le personnel comme la ressource la plus précieuse de l’office, un plan pluriannuel de formation continue a été préconisé. Ce programme devra couvrir des compétences clés telles que : L’intelligence artificielle et la production, numérique, la cybersécurité et la maintenance des équipements modernes, et le management, la gestion et l’éthique journalistique », a rappelé le patron du conseil d’administration de l’ORTM ». ​Enfin, s’inscrivant dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES), le Conseil a exhorté l’ORTM à intensifier sa coopération avec les médias publics du Burkina Faso et du Niger, ainsi qu’avec des initiatives telles que Tafouk TV et Radio Danté. L’objectif affiché est de bâtir un espace informationnel souverain, solidaire et autonome, capable de promouvoir les potentialités et les réalités culturelles et politiques des trois nations partenaires, a évoqué le ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration. ST/KM (AMAP)