Fête du 8 mars à Koro : Les femmes célèbrent la fête à l’unisson
Koro, 10 mars (AMAP) Sous direction du service locale de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, en collaboration avec les CAFO, les femmes de Koro ont célébré à l’unisson la fête du 8 Mars, journée internationale des femmes, a constaté l’AMAP. C’est la tribune officielle de Koro, qui a servi de cadre pour la célébration du 8 mars 2025 à Koro. L’activité placée sous la présidence du 2ème adjoint au préfet du cercle de Koro Monsieur Mahamadou Coulibaly, a vu la participation des autorités administratives, politiques, sécuritaires, religieuses et coutumières de la ville de Koro. Elle a été marquée par plusieurs activités à savoir une conférence débat sur le thème : « Investir dans l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement durable », la présentation d’un sketch sur les VGB, un plaidoyer des jeunes leaders pour l’implication de tous les acteurs locaux dans la lutte contre les VBG et des manifestations folkloriques. Elle a été l’occasion pour le 2ème adjoint au Préfet, de rendre un hommage mérité aux femmes de Koro pour leur engagement en faveur de la promotion de la paix et leurs apports multiformes dans le cadre du développement local. Les femmes de Koro ont profité de l’occasion pour remettre une enveloppe symbolique aux FAMA en mission dans le cercle de Koro, et ont formulé des bénédictions pour la réussite de leur mission au service du Mali. Les femmes refugiées et les femmes déplacées ne sont pas restées en marge de cette célébration, elles ont accompagné leurs sœurs pour la réussite de cette journée au niveau locale. MN/KM (AMAP)
Fête du 8 mars à Sikasso : Exposition des produits locaux
Sikasso, 10 mars (AMAP) La Capitale de la 3ème région administrative, Sikasso, à l’instar des autres régions du pays, n’est pas restée en marge de la célébration du 8 mars, journée internationale de la femme, a constaté l’AMAP. L’évènement a été présidé, samedi dernier au gouvernorat, par la cheffe de l’exécutif régional Mme Kanté Marie Claire Dembélé, sous le thème national de cette 31ème édition : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». Ont pris part à la rencontre, Mme Aïda Koné, membre du Conseil National de Transition (CNT), le directeur régional par intérim de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara, la représentante du parrain Mme Touré Rahamatou Bagayogo et la marraine et porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) Mme Sanogo Djalia Sanogo. Etaient également présents les représentants des autorités politiques et administratives, des associations féminines de la région et de plusieurs autres invités. Placés aux deux extrémités du tapis rouge menant vers les autorités régionales, des paniers remplis de légumes divers (aubergines, poivrons, choux, tomates, pomme de terre, persils, céleris, aubergine d’Afrique, piment) se suivaient en file indienne. Ce magnifique décor symbolisait le savoir-faire ou encore l’autonomisation des femmes du marché de légumes. « Nous, commerçantes du marché de légumes (américain sugu) sommes très engagées dans notre métier. Nous travaillons de 2 heures du matin jusqu’à des heures tardives dans la nuit. Nous nous réjouissons de l’honneur qui nous a été offert par les autorités régionales », a déclaré Mme Sanogo Djalia Sanogo, habillée du pagne 8 mars et d’un collier de légumes au cou. Et de poursuivre que nombres d’entre elles ne sont pas alphabétisées. Il existe également des veuves parmi elles. La porte-parole des commerçantes du marché de légumes (américain sugu) a fait savoir qu’elles sont très déterminées à être autonome. Pour sa part, le directeur régional de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Adama Camara a rappelé l’historique du 8 mars avant de préciser que notre pays célèbre la journée depuis 1994. Selon lui, cette date trouve ses origines dans la révolte des ouvrières des usines textiles de Chicago en 1857. Leur lutte pour l’amélioration des conditions de travail a été érigée en symbole mondial en 1977 par l’Organisations des Nations-Unies. Celle-ci a, par la suite, institutionnalisé le 8 mars comme la journée internationale des Femmes. S’exprimant sur la situation des femmes de Sikasso en termes d’autonomisation, Adama Camara a affirmé qu’il y’a eu des progrès. Il s’agit, notamment, de l’intervention de l’Etat et ses partenaires dans le domaine de l’autonomisation économique, politique et culturelle de la femme et de la fille ; la mise en place des fonds pour les femmes et les filles dans le cadre du renforcement de leurs activités génératrices de revenus ; l’accompagnement de la scolarisation et du maintien des filles à l’école… « Il faut une autonomisation psychologique pour que les femmes puissent retrouver leur place dans le concert des nations », a-t-il conclu. De son côté, la cheffe de l’exécutif régionale, Mme Kanté Marie Claire Dembélé a indiqué que le thème de la présente édition est porteur d’espoir et d’engagement. « Il souligne à la fois, les avancées que nous avons réalisées et les défis qui reste à relever pour garantir l’égalité des sexes et l’émancipation des femmes », a-t-elle affirmé. Elle a rendu hommage à toutes les femmes qui ont contribué à l’avancement de leurs droits. « Je réaffirme ici mon engagement et celui des autorités de notre pays à promouvoir des politiques favorisant l’autonomisation des femmes. Ce qui passe nécessairement par l’élimination des inégalités du genre, l’accès équitable aux ressources et aux opportunités… », a confié Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Le sketch de la troupe Tiébougou et le plaidoyer des femmes de la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO) Sikasso sur la consommation des stupéfiants, le panel sur le mariage, la remise de tableaux de reconnaissance et d’attestation aux méritants, les prestations du Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement au Mali (RECOTRADE) et des Korèdugaw ont été les temps forts de la célébration. MFD/KM (AMAP)
Tombouctou célèbre la journée internationale de la femme
Tombouctou, 8 mars (AMAP) La salle de conférence de la chambre de commerce et d’industrie de Tombouctou a abrité les festivités marquant le 8mars, journée internationale de la Femme, a constaté l’AMAP. La journée a été marquée par la visite de stands des produits maraichers et produits transformés par les femmes, et la conférence sur le thème national « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », ainsi que des chansons religieuses afférentes aux louanges du prophète Mohamed PSL, à cause du mois de carême. Lesquelles chansons sont exécutées par uniquement par les femmes musulmanes de Tombouctou. A l’entame de la cérémonie le chargé d’expédier les affaires courantes de la Mairie, Ibrahim Touré, la présidente de la CAFO Mme Gassamba Niamoye Alidji, le porte-parole des partenaires techniques et financiers humanitaires Mohamed Mahmoud Abdoulaye ont tour à tour magnifié cette journée mémorable. Le Gouverneur de la région, le contrôleur principal de police Bakoun Kanté a rappelé que cette Journée constitue une occasion unique de sensibiliser les opinions nationales et internationales, d’évaluer les progrès réalisés et de réaffirmer l’urgence d’atteindre l’égalité entre les sexes comme pilier fondamental du développement humain durable. Pour cette édition 2025, le thème choisi est : « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable », exprime l’engagement du Mali à renforcer les initiatives en faveur des femmes et des filles pour un développement inclusif, appelle à une action collective pour garantir entre autres : une autonomisation économique accrue des femmes notamment par un meilleur accès aux financements, aux facteurs de production et aux marchés, des réformes législatives et des actions de sensibilisation pour éliminer les discriminations et violences basées sur le genre, un accès équitable à la santé et à la protection sociale, et une éducation inclusive et de qualité pour toutes les filles. « Au Mali, les femmes constituent un pilier déterminant dans la transformation socioéconomique, politique et culturelle du pays. Ainsi, selon les données nationales et internationales, elles représentent près de 70 % de la main-d’œuvre agricole, contribuant de manière essentielle à la production vivrière et à la sécurité alimentaire. Les femmes maliennes jouent également un rôle significatif dans l’économie informelle, notamment dans les secteurs du commerce, de l’artisanat et des services. » a dit le gouverneur. Au plan politique, bien que des progrès ont été réalisés, la représentation féminine reste insuffisante, avec seulement 27,4 % des sièges parlementaires occupés par des femmes en 2021, selon les données de l’Union Interparlementaire. Malgré ces défis, les femmes maliennes continuent de jouer un rôle vital dans la résilience communautaire et le développement durable. Investir dans leur autonomisation économique, améliorer leur accès à l’éducation et renforcer leur représentation politique sont des priorités essentielles pour favoriser une transformation durable au Mali. Après ces différents discours et témoignages, le chef d l’exécutif régional a visité les stands ou les femmes ont exposé leurs produits maraichers et produits transformés. Les activités de la journée se sont poursuivies par la conférence qui a développé le thème de la présente édition à savoir « Accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable ». MS/KM (AMAP)
8 mars à Kangaba : Avec Mariam B. Coulibaly, le taux de scolarisation des filles a atteint plus de 85 % en 2024 à Kâba
Kangaba, 07 mars (AMAP) Conseillère pédagogique au Centre d’Animation Pédagogique (CAP) chargée de la scolarisation et du maintien des filles à l’école et présidente de la CAFO, Mariam B. Coulibaly s’est battue corps et âme des années durant pour rehausser le taux de scolarisation des filles dans les 09 communes du cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. A l’arrivée de l’enseignante, le Centre d’animation pédagogique de Kangaba (CAP) en 2006-2007, le taux de scolarisation des filles était en dessous de 5%. Aujourd’hui en 2024 dans ce cap, plus de 85% des filles sont scolarisées grâce à son courage et sa détermination. Elle dit avoir crue depuis longtemps que l’épanouissement de la famille, le développement local et même national dépendent en grande partie de l’autonomisation de la femme et de la fille. C’est pourquoi, durant son parcours d’enseignante, elle s’est toujours battue pour éviter le renvoi des filles enceintes. C’est ce qui lui a valu d’être nommée conseillère pédagogique au CAP. En tant que femme averti, elle a aussi œuvré pour l’éveil des femmes de Kangaba. Pour ce faire, elle est parvenue à créer plusieurs groupements de femmes dont certains ont obtenu leur récépissé. Ces groupements de femmes, grâce aux conseils et l’accompagnement de la conseillère au CAP, ont bénéficié des aides et des sessions de formation dans le domaine des activités génératrice de revenus (AGR). Sa ferme volonté de rassembler les femmes et leur apporter un appui dans la sensibilisation de ce groupe fragile en vue de son autonomisation, lui a valu d’être choisie comme présidente de la CAFO de Kangaba. Déterminée à apporter sa touche à la fête de la femme, elle a bénéficié d’un accompagnement de l’Organisation Plan International afin que la fête soit belle à Kaba, nom originale de Kangaba, située à 100 km à l’ouest de la Capitale vers la frontière guinéenne. Après 30 ans au service de la Nation, cette femme battante, Mme Mariam B. Coulibaly, mère d’une fille, va faire valoir ses droits à la retraite à la fin de cette année, mais continuera à apporter son appui pour une meilleure qualité de l’éducation avec un taux encore plus élevé de la scolarisation des filles. SD/KM (AMAP)
Tominian : Le district sanitaire en conseil de gestion
Tominian, 7 mars (AMAP) Une réunion du Conseil de gestion du district sanitaire s’est déroulée ce vendredi à Tominian, sous la présidence du Sous-préfet de l’arrondissement de Benena, Moussa Diamouténé en présence du 2ème adjoint au maire de la commune rurale de Tominian, Simon Koné, a constaté l’AMAP. Ont pris part à cette rencontre les représentants des services techniques, les représentants des ONG, le président de la FELASCOM, les présidents des ASACO, les Directeurs Techniques de Centre (DTC) et la représentante de la CAFO. Le maire de la commune rurale de Tominian, Sadrac Keïta a, dans ses mots de bienvenue, félicité la tenue dudit cadre de concertation utile pour le fonctionnement du district sanitaire. Dans son discours d’ouverture, le représentant du chef de l’exécutif local, a affirmé qu’un système de santé efficace doit répondre non seulement à des infrastructures et des ressources humaines compétentes, mais aussi sur une gestion rigoureuse et une évaluation permanente des actions. Le Sous-préfet a par ailleurs, déclaré que ce conseil de gestion nous offre l’opportunité de faire le point des avancées réalisées, d’identifier les défis rencontrés et de définir ensemble des stratégies adaptées pour améliorer la qualité des soins et l’accessibilité aux services de santé pour tous. Enfin, il a précisé qu’au cours de cette session, les indicateurs de performance du district sanitaire seront examiner avec rigueur, l’efficacité des stratégies mises en œuvre évaluer et des solutions concrètes et réalistes pour relever les défis proposées. Pour sa part, le représentant du médecin chef du district sanitaire de Tominian, Dr Amara Dembelé a déclaré que le district sanitaire a engendré des résultats souvent encourageants, avant de féliciter les participants pour leur disponibilité. A la suite des présentations sur le rapport d’activité, les participants se sont penchés sur le plan opérationnel 2026, l’évaluation de l’état de mise des recommandations antérieures Les participants ont formulé entre autres recommandations, l’ invitation des partenaires aux rencontres, le paiement les quotte- part pour la référence évacuation, la sensibilisation de la population sur la fréquentation du centre de santé, dynamiser le système d’enregistrement des enfants à la naissance à l’état civil, entre autres. A la clôture, le représentant du médecin chef et le maire, ont félicité l’ensemble des participants pour avoir fait montre de disponibilité et de participation active. ST/KM (AMAP)
Kangaba : L’accès à la justice des cas de VBG au centre des débats
Kangaba 05 mars (AMAP) Un dialogue intercommunautaire sur l’accès à la justice des cas de Violences Basées sur le Genre (VBG) s’est déroulé mardi, au Centre de Recherche et d’Animation Culturelle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Organisée par WILDAF Mali avec l’appui financier de l’Ambassade de Grande Bretagne, cette rencontre se situe dans le cadre de la continuité de la troisième année (an 3)du projet « Se reconstruire en tant qu’artisans pour la stabilité au Mali et au Burkina Faso et l’autonomisation des femmes et des jeunes ». Cinquante 50 participants composés des représentants des autorités administratives, politiques, couturières et religieuses, des représentants du service local de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille, des membres des organisations de la société civile et ceux du groupe pour le vivre ensemble et la lutte contre les VBG,ont pris part à la rencontre. Etaient également présents les représentants des organes de paix, réconciliation et la gestion des conflits, les représentantes des femmes déplacées internes (PDI) et celles des survivantes de VBG, les représentants des personnes vivant avec un handicap, les femmes et jeunes artisans de paix et la presse locale. L’objectif de la rencontre était d’informer les participants sur les différents types de prise en charge, d’amener les participants à connaître les rôles et responsabilités des acteurs travaillant dans le cadre des VBG et le référencement des cas et de permettre aux participants de dénoncer les pratiques de VBG afin de sanctionner les auteurs. SD/KM (AMAP)
8 mars à Gao : Mme Nana Touré, de la création du centre de Formation « Adaoula » à la protection de l’environnement
Gao, 7 mars (AMAP) Mme Nana Touré, connue sous le nom de Nana Balla_koné , présidente de l’association «Adaoula», a lancé au mois de janvier 2012, dans la Cité des Askias, un centre de formation et d’apprentissage des femmes et des filles en tresse, en coupe couture, en transformation agro – alimentaire, la sensibilisation sur les violences basées sur le Genre, l’éducation à la citoyenneté, entre autres, a constaté l’AMAP. Selon elle, le savoir que l’on détient doit être transmis à d’autres générations afin qu’il ne soit pas méconnu par la future jeunesse. C’est ce qui a motivé la création dudit centre qui de sa création à nos jours a contribué à former des milliers de femmes et de jeunes filles et à les rendre autonomes. « De 2012 à nos jours, le centre « Adaoula » est à la sortie de sa 8ème promotion dans plusieurs disciplines socio professionnelles. A la sortie chaque promotion, le centre dote les méritants en kits mais avec les moyens limités du centre cela n’a pas pu continuer. Actuellement le centre accueille 133 pensionnaires et de 2015 à nos jours 1000 apprenants ont été formés en tresse, tricotage, savonnerie, coupe couture, en tatouage du henné et sont déversés sur le marché d’emploi. Tout le monde n’a pas eu la chance d’être bureaucratique avec le centre de formation, certaines femmes se forment pour apprendre un métier et servir demain sa famille et son pays » a estimé Mme Nana Touré. Le Centre a également assuré également en 2012, après la crise, la prise en charge de nombreuses jeunes filles qui en ont été victimes. « Le centre a accueilli toutes les jeunes filles victimes de la crise pour leur prise en charge phycologique et leur insertion professionnelle. A leur arrivée au centre, elles étaient au nombre de 70 jeunes filles traumatisées venues des différentes localités de la région. Grâce au Comité International de la Croix Rouge (CICR) et à d’autres organismes locaux, le centre s’est occupé d’elles dans leur prise en charge en soins médicaux, phycologique et à leur insertion socio- professionnelle. Au fil du temps, avec l’accompagnement des femmes relais communautaire du centre, elles ont pu être intégrées au développement socio-économique. Parce que certaines d’entre elles avaient été formés en tresse traditionnelle, en coupe couture, à la transformation agroalimentaire et autres », a précisé Mme Touré. « Actuellement le centre prend en charge les frais de scolarité de certaines filles déscolarisées mais qui veulent continuer les études. Chaque mois de Ramadan le centre prépare des plats de coupure de jeûne pour les élèves de l’institut de formation de maitre de Gao venus du sud ». Par ailleurs, ce centre a recensement formés les femmes veuves des militaires du camp de la première région militaire de Gao tombés au camp d’honneur. Celles-ci ont été formées en coupe couture, le tricotage, la transformation agroalimentaire, le henné, le maquillage et les tresse Le centre participe aussi dans la préservation et la protection de l’evironnement de la ville de Gao en plantant des arbres dans les espaces publics et en balayant aussi certains endroits publics durant les grands événements » a déclaré la présidente du centre « Adaoula ». Il est à noter qu’à la biennale organisée à Sikasso, l’association « Adaoula » a été 2ème nationale en exposition des arts et cultures. Le centre a reçu une médaille par l’ancien président, feu Amadou Toumani Touré pour avoir occupé la 2ème place dans la sauvegarde de la culture ancestrale. Malgré tous les efforts déployés, ce centre modèle reste confronté, selon sa présidente, à l’acquisition de locaux appropriés pour accueillir les apprenants. AT/KM (AMAP)
Kangaba : Une femme poignardée dans une attaque à l’arme blanche
Kangaba, 06 mar (AMAP) Deux terroristes présumés ont agressé au couteau des femmes qui revenaient de la pêche dont l’une a été poignardée, lors d’une attaque survenue, mercredi, à environ trois km de Kangaba (Ouest) à côté du poste de contrôle de Kénielé. Nantenin Traoré, qui portait son enfant au dos, n’a pas pu fuir à cause de son handicap. Elle fut alors poignardée dans le dos par un des assaillants. Lorsque le groupe de sept femmes a aperçu les deux assaillants en train de chanter des versets du coran, elles ont pris peur et ont cherché à fuir. Les policiers et gendarmes au poste de contrôle alertés ont arrêté les deux suspects. Au cours de leur arrestation, les présumés terroristes ont blessé le sergent-chef de police Idrissa Fofana. Les passagers d’un car de transport arrêté au poste de contrôle sont sortis spontanément pour lyncher les deux terroristes dont l’un a succombé à ses blessures et l’autre est entre les mains de la brigade de gendarmerie de Kangaba. Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné par le Commissaire de police et un élément de la Brigade de gendarmerie ont rendu une visite à la femme blessée chez elle à Deguela et au policier qui sont rentrés chez eux après les premiers soins reçus au Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba. Avant de repartir, le préfet a invité la population de Deguela « à la vigilance et à dénoncer toutes les personnes suspectes. » Il a félicité les forces de l’ordre pour leur professionnalisme. SD/MD (AMAP)
Mine de lithium de Bougouni Mining : le Gouverneur visite les chantiers
Bougouni, 06 mar (AMAP) Le gouverneur, le général de Brigade Ousmane Wélé, s’est rendu sur le site minier de lithium de Bougouni (Sud) dont l’inauguration est prévue dans quelques mois, pour constater l’état d’avancement des travaux de cette mine, la deuxième au Mali, a constaté l’AMAP. Le général Wélé a d’abord rendu visite aux notabilités de deux villages environnants. A Sourgoula pour présenter ses condoléances suite au décès du chef de village il y a quelques mois. A N’Ganala, un accueil chaleureux a été réservé à la délégation du gouverneur. Ensuite, sur le site de la mine, la délégation a été accueillie par le Directeur pays de la mine de Bougouni Mining SA, Mohamed Niaré et le CEO (Pdg), Cai Yusheng Le CEO a fait démarrer les travaux avec son mot de bienvenue, suivi des présentations de différents responsables de Bougouni Mining sur les aspects de sécurité dans la mine, le plan environnemental, l’aspect communautaire et couronné par la présentation d’un draft sur la création de la mine, des premières démarches administratives à sa fonctionnalité envisageable prochainement. Les questions réponses ont permis d’édifier les responsables techniques et administratifs sur la description du lithium, les aspects financiers avec les cours mondiaux et sur les retombées pour le budget national et l’épineuse question du recrutement. La mission du gouverneur s’est poursuivie avec une visite du chantier pour expliquer le dégrossissage de la pierre brute à l’usine, le processus de production du métal, le temps que prendra la crise énergétique mondiale et la solution du lithium. Le Directeur pays de Bougouni Mining SA et le gouverneur de la Région de Bougouni se sont, ensuite, adressé à la presse pour se réjouir de leur « volonté de collaboration mutuelle pour le développement économique du Mali. » Le gouverneur a apprécié les présentations lors de la séance travail tout en encourageant « la collaboration entre les communautés et la mine. » « Ce qui permettra de répondre au crucial problème de chômage des jeunes de la Région de Bougouni en particulier », a dit le chef de l’exécutif régional. Il s’est dit attentif aux préoccupations de la mine et des populations tout en les assurant de son « accompagnement indéfectible. » Le général Wélé était accompagné d’une forte délégation dont les membres de son cabinet et le maire de la Commune urbaine de Bougouni. Étaient aussi présents, les maires de Kola, de l’Inter-collectivités de Tiémala Banimonotié, des services techniques, des forces de défense et de sécurité. BHT/MD (AMAP)
8 mars à Niafunké : Cap sur Inna Dicko, véritable femme leader et militante des droits des femmes
Niafunké, 6 mars (AMAP) Mme Hadjaratou Dicko, connue sous le nom de Inna Dicko, enseignante de son état, œuvre depuis plus de 10 ans pour l’unification, le rassemblement des femmes et le développement de Niafunké, sa Commune, ville natale du célèbre Chanteur Malien Ali Farka Touré, a appris l’AMAP de source locale. Cette femme dynamique multiplie également les rencontres, les émissions radiophoniques, les séances de sensibilisation pour la cohésion sociale, la paix, le vivre ensemble et le développement au niveau de la commune. Inna, comme l’appellent affectueusement les siens, finance avec les moyens dont elle dispose, la formation en savonnerie, en coupe – couture et la création des activités génératrices de revenus au profit des femmes déshéritées tant dans la ville de Niafunké que dans de nombreux villages de la commune. Toutes choses qui ont permis à de nombreuses femmes d’assurer leur autonomisation. Elle accompagne aujourd’hui le service de la promotion de la femme de l’enfant et de la famille dans toutes ses luttes contre les VBG et autres injustices. Sa capacité de négociatrice lui a permis, à l’étonnement de tous, de rassembler les 2 tendances des femmes leaders de Niafunké et de réussir le 15 février dernier, la plus grande mobilisation de soutien aux autorités de la Transition à la place de l’Indépendance. Ce jour elle a, dans un discours affirmé : « les femmes de Niafunké doivent se donner les mains autours des jardins potagers, maraichages, rizières, associations pour un lendemain meilleur pour cette localité qui à laisser beaucoup de plumes á cause des divisions et querelles inutiles. Son engagement, sa détermination et sa disponibilité lui ont valu la confiance de ses sœurs prendre la tête de la CAFO, des groupements des femmes enseignantes, les artisanes de la paix, entre autres. Inna est également marraine de plusieurs associations féminines dans le milieu scolaire et dans bien d’autres milieux. Sur le plan professionnel, Inna dispose d’une grande boutique de prêt á porter, où elle vend des bijoux, tissus, chaussures, parfum hommes et femmes tout style confondus pour jeunes et vieux. Connue pour sa gentillesse et sa largesse, elle apporte chaque année les pagnes du 8 mars qu’elle achète par dizaines de balles pour faciliter l’accès des autres femmes à ce symbole dans la célébration de leur fête. Agée Aujourd’hui de 40 ans, Inna incarne un modèle de femme leader qui contribue à apporter la réconciliation, la paix et le développement dans une communauté avec des idées novatrices. SM/KM (AMAP)

