Mali : Risques d’inondations lors de la saison pluvieuse qui sera précoce (Spécialistes)

Bamako, 9 mai (AMAP) La saison pluvieuse de cette année, qui sera précoce dans presque toutes les régions du Mali, sera marquée par des cas d’éclairs, des foudres et vents très violents d’après les spécialistes appelant les populations à la  prudence et à la vigilance, lors d’une rencontre, jeudi, au Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Cette session, présidée par le conseiller technique du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel Sidiki Togo, a été instruite lors de la réunion tenue, du Comité interministériel de gestion de crises et catastrophes, à la Primature le 2 mai dernier, sous la conduite de son président, le Premier ministre, général de division Abdoulaye Maïga. Il s’agit d’une invite à des réflexions visant à dégager et à proposer des mesures en vue de pouvoir anticiper les inondations en tirant les leçons de l’hivernage passé. Le chef du CECOGEC, le colonel sapeur-pompier, Issa Raoul Dabo, en présence du représentant de l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), Bakari Mangané, a fait savoir qu’ « il s’agit, pour le comité technique, de faire le bilan des inondations de 2024 en termes d’activités et de réalisations au sein des différents départements sectoriels. Mais, aussi, pour chaque département, de proposer des actions anticipatoires dans le cadre de l’hivernage 2025. » Pour le colonel sapeur-pompier Dabo, ces propositions seront soumises à la hiérarchie pour les dispositions appropriées et les décisions à prendre pour la sauvegarde de la vie de la population, des biens et de l’environnement. Pour sa part, le conseiller technique du ministre chargé de la Sécurité. a indiqué que cette initiative traduit la volonté des autorités du Mali « à protéger les personnes, les biens et l’environnement contre les effets délétères des catastrophes. Cela, en empêchant leur éclosion ou tout au moins en minimisant les impacts en cas de leur survenue. » Le colonel Togo a appelé les participants à tout mettre en œuvre pour mener des réflexions à travers des analyses objectives en vue de proposer à la hiérarchie, des mesures tendant à la prise de décisions éclairées. Mais aussi, pour renforcer la résilience de notre pays face aux catastrophes d’une manière générale. En outre, il a prévenu que les prévisions météo annoncent une saison des pluies 2025 tout au moins pluvieuse que celle précédente. Cela pour dire qu’il urge d’agir. «Dès lors, il nous appartient, nous techniciens de faire une rétrospective sectorielle pour capitaliser les bénéfices des activités de 2024, puis, une projection à partir d’éléments objectifs», a-t-il souligné. De son côté, le représentant de Mali-Météo, a signalé que « la saison a démarré très tôt et va continuer dans beaucoup de nos régions. » Bakari Mangané a appelé « la population à se préparer pour faire face à la nouvelle saison qui s’annonce pluvieuse pourvu qu’on arrive à anticiper pas mal d’évènements. «La saison sera précoce dans presque toutes les régions et ensuite son évolution va être normale courant les mois de juillet-août-septembre prochains», a-t-il annoncé, tout en prévenant que pendant ces périodes, le risque d’inondations sera très élevé. SS/MD (AMAP) 

Courte escale à Bougouni des ministres de l’Agriculture et de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille  

Bougouni, 8 mai (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et son homologue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille madame DIARRA Djénéba Sanogo ont effectué, ce jeudi 8 mai 2025, une escale de quelques minutes à Bougouni, alors qu’ils étaient en route pour Sikasso (Sud) dans le cadre du renforcement de capacité des femmes maraichères. Les deux ministres, qui se rendent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre d’une visite d’échanges avec les services techniques, les organisations des femmes et les forces vives, ont été accueillis par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, les membres de son Cabinet et les forces de défense et de sécurité. Au cours de leur mission, ils vont effectuer des visites d’espaces maraîchers des femmes, des remises de dons en matériels pour le maraîchage pour booster la production agricole locale BHT/MD (AMAP)      

Nioro du Sahel : Conférence-débats de sensibilisation sur les violences faites aux femmes

Par Moussa DIAKITE  Nioro 8 mai (AMAP) Le groupe scolaire Coumba Sidibé de Nioro, en plein cœur de la ville, a abrité dimanche dernier la conférence-débat afin de sensibiliser élèves, enseignants et parents d’élèves sur la Violence basée sur le genre (VBG), la Santé reproductive (SR), les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants dans les établissements scolaires. Les Mutilations génitales féminines (MGF) sont des pratiques coutumières néfastes à la santé des filles et des femmes, particulièrement la santé de la reproduction. Ce sont des formes d’agressions sexuelles dues aux inégalités de genre et les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes. Les MGF sont une forme extrême et violence, de discrimination à l’égard des filles et femmes. Elles violent plusieurs de leurs droits fondamentaux, tels que le droit à la dignité, à l’intégrité physique, à la vie entre autres.  La pratique se présente comme une forme de soumission à la torture, aux traitements inhumains, au manque de participation aux prises de décisions, et de discrimination fondée sur le sexe. Pour la coordinatrice de l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) de Nioro, Mme Kadiatou Sow, les effets de ces pratiques durent toute la vie et affectent la qualité de vie des filles et femmes. Malgré des progrès réalisés, une mise à l’échelle rapide et la prévention fondée sur des données probantes, des interventions sont nécessaires pour répondre aux Objectifs de développement durable (ODD) d’ici 2030. Le Projet de lutte contre les violences faites aux femmes, financé par le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), a pour objectifs de faire évoluer les normes sociales qui soutiennent la pratique des MGF, mariages d’enfants et autres VBG, de contribuer à l’autonomisation des adolescents/es, filles et garçons âgés de 13 à 18 ans et de faciliter leur accès aux services sociaux adaptés selon leurs besoins spécifiques en vue de leur participation active dans la prise de décision les concernant. Ce projet veillera, aussi, aux principes de « Ne pas nuire ». L’approche multisectorielle est utilisée dans ces projets de lutte contre les violences faites aux Femmes pour assurer la pérennité des acquis. Les questions de normes sociales, notamment les MGF et mariages d’enfant sont un grave problème de santé publique qui affecte l’atteinte des ODD de la santé et de l’éducation. L’occasion était bonne pour le représentant du directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Nioro, Moussa Traoré, pour signaler que « l’école a un rôle primordial dans la prévention de ces deux normes sociales car, plus les parents qui soumettent les filles aux MGF et mariages d’enfants sont instruits, moins les filles sont à risques de subir ces pratiques. » La démarche a pour objectif de contribuer à impulser chez les communautés un changement de comportement positif par rapport aux VBG, la santé de la reproduction, les MGF et le mariage des enfants ; mieux outiller les participants sur les VBG avec focus sur les MGF, mariage d’enfant, autres agressions sexuelles et physiques ; inciter les élèves, les enseignants et les parents à s’engager dans la lutte contre les mariages enfants, MGF en vue d’être des ambassadeurs de bonne volonté pour la promotion des droits des filles. A la fin des travaux, les gagnants d’un jeu concours organisé pour la circonstance ont reçu des cadeaux. MD/MD (AMAP)

Nioro du Sahel : Patisakana ! Quelle chaleur !

Par Moussa DIAKITE  Nioro, 8 mai (AMAP) Depuis plusieurs mois, les populations de la région de Nioro (Ouest), comme celles d’autres parties du pays, vivent dans une véritable canicule. Les effets de la chaleur se font sentir partout. Au-delà de midi, impossible de rester plus de deux minutes dans une chambre. Dans les familles, les marchés, les gens passent toute la journée à se désaltérer avec de l’eau fraîche ou glacée. Aujourd’hui, à Nioro, le produit le plus utilisé est la glace. Un morceau de glace peut se vendre jusqu’à 100 Fcfa dans la ville, voir 300 Fcfa ou plus à l’intérieur pour se procurer le même morceau de glace. Les activités tournent au ralenti à partir de 12 heures. Les déplacements sont limités. Les autorités scolaires, sachant que les enfants et les personnes âgées sont les plus vulnérables aux effets de la canicule, ont été obligées de réaménager les horaires des classes, en suspendant les cours de l’après-midi. Selon le chef du centre Météo de Nioro, Abdoulaye Cissé, la température avoisine les 47 degrés. Cette température caniculaire accentue évidemment la pression sur l’eau. Malgré les nombreux forages et les multiples adductions d’eau réalisées, la corvée d’eau et de rigueur dans plusieurs localités de la Région. A Nioro-ville, les coupures d’électricité accentuent le manque d’eau, obligeant les femmes à se regrouper autour des citernes d’eau déployées, pour la circonstance, par certaines personnes de bonne volonté. Certaines femmes, auxquelles la corvée d’eau revient, sont obligées de veiller toute la nuit.  D’autres se déplacent de village en village, avec des charrettes à la recherche du plus que précieux liquide. Partout, ce sont des attroupements autour des points d’eau. Les disputes sont fréquentes. Elles peuvent même aller jusqu’à l’affrontement physique. Mme Tall Nana, âgée de 35 ans, soutient que depuis plus de quatre mois, aucune goutte d’eau ne tombe des robinets de Kabala. La bataille pour l’eau fait rage. Les points d’eau (forages et puits) sont occupés par des centaines femmes, à longueur de journée. Les animaux, également, sont au rendez-vous. Eux aussi ont chaud et soif. Ils passent leur temps à rôder autour des points d’eau. A travers les radios de proximité, des messages de sensibilisation invitent les parents à surveiller de près les enfants et à leur donner constamment à boire. La même précaution vaut pour les personnes âgées. « Donc, il faudrait faire boire constamment les enfants et les personnes âgées », conseille-t-il. Selon le médecin-chef de Nioro, Dr Safouné Diakité, « que l’on soit adulte ou enfant, il est conseillé de boire un minimum de 1,5 litre d’eau par jour. » Un autre message invite les populations à dormir dehors pendant la nuit. La vieille Cité religieuse ploie sous cette forte chaleur depuis bientôt trois ans. Etrangement, il y a des jours où le vent semble s’arrêter de souffler. L’on transpire à grosses gouttes le lever du soleil. Très souvent, des vents chauds et secs soufflent, tout en rendant la vision difficile dans la circulation. Situé en plein cœur de la zone sahélienne, Nioro ne dispose pas d’assez d’arbres pour atténuer la chaleur et offrir de l’ombre aux humains et aux animaux. Dès fois, l’eau de la jarre se boit difficilement. Il faut utiliser avec précaution l’eau de la bouilloire, même posée à l’ombre. Les murs des maisons, le sol, les pierres dégagent une chaleur insupportable, cela même après le coucher du soleil, obligeant les gens à dormir à la belle étoile. Les personnes âgées, qui sont des couche-tôt, passent toute la nuit devant leurs concessions, éventails en main. Mme Hatta Diarra, âgée de 55 ans, est commerçante au marché de Nioro depuis des années. Elle est formelle : ces dernières années sont vraiment horribles avec une telle forte chaleur. A Nioro, le vox-populis, comme dans d’autres parties du pays, a vite fait une corrélation avec une supposée forte augmentation entre le nombre de décès a ces dernières semaines. Le médecin-chef du District sanitaire de Nioro, Dr Safouné Diakité, que nous avons approché, a dit : « Nous savons qu’il fait chaud, mais difficile pour nous d’établir une relation entre les cas de décès et la canicule comme le pensent beaucoup de Niorois. » « Nous n’avons, pour le moment, enregistré aucun cas de déshydratation avancé comme en 2023, à la même période. Le seul conseil que nous donnons aux populations est de veiller sur les enfants et les personnes âgées, en leur donnant permanemment de l’eau et en les faisant dormir hors des abris où l’air ne circule pas », ajoute-t-il. Tout le monde implore Allah, le Tout-Puissant pour qu’Il nous donne de la pluie. Mais, malheureusement celle-ci n’est au rendez vous qu’à partir de mi-juillet.  Si les responsables du Projet de Ggestion des ressources naturelles et changements climatiques (PGRNCC) pensent que la chaleur exceptionnelle de ces dernières années est l’une des conséquences des changements climatiques, il serait donc souhaitable d’agir et de changer nos habitudes et comportements. si nous voulons laisser à nos descendants une terre où il fait bon vivre.   MD/MD (AMAP)

Kolondièba : Succès et ambitions pour la santé lors du Conseil de gestion du district sanitaire

Kolondièba, 10 mai (AMAP) Le District sanitaire de Kolondièba a tenu son conseil de gestion, jeudi, dans la salle Bourama Kanté, sous la présidence de la sous-préfète centrale, Traoré Maïmouna Keïta, représentant le préfet du Cercle avec la participation des collectivités territoriales, personnel de santé, partenaires, services techniques, ainsi que la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), pour améliorer les prestations de santé. Le médecin-chef, Dr Lassana Sissoko, a dressé un bilan positif en déclarant : « Grâce aux efforts des acteurs et au soutien des partenaires financiers, la prise en charge sanitaire s’est améliorée en 2024. » Parmi les progrès notables, il retient que la prévalence contraceptive est passée de 15 % en 2023 à 20 % en 2024, les indicateurs de vaccination pour la survie des enfants se sont renforcés, la chimio-prévention saisonnière du paludisme a atteint 100 % lors des quatre passages, (l’un des meilleurs taux au Mali) et la couverture de la Consultation prénatale (CPN4) a atteint 36 %, la meilleure performance de la Région sanitaire de Sikasso. Dr Sissoko a annoncé des objectifs ambitieux : « En 2026, nous renforcerons le monitoring des soins essentiels communautaires (SEC) et l’intégration des services dans les formations sanitaires. » Le chef du service local de la promotion de la femme, Amadou Dembélé, a salué l’engagement des partenaires comme USAID, Kènya Sinsinwalle, les DTC, les AEC, le développement social, la CAFO et la jeunesse qui « ont joué un rôle clé dans nos succès. » La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance par le président de la FELASCOM à deux agents d’USAID, Djenèbou Téréta et Soumaïla Daou, pour leurs contributions exceptionnelles. NK/MD (AMAP)

Fana : Inauguration des nouveaux locaux modernes de la préfecture

Fana, 8 mai (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Coulibaly Mariam Coulibaly, a inauguré, jeudi, les nouveaux locaux de la préfecture de Fana, marquant une étape clé dans la réorganisation administrative du Mali. Investissements conformes à la loi n°2023-006 du 13 mars 2023 portant création des nouvelles circonscriptions administratives, ces deux bâtiments modernes de type F5 et F6, situés au quartier Banakabougou Coura, offrent des conditions de travail optimales. Dotés de commodités uniques dans la région, ils permettent au personnel de la préfecture de tourner la page des inondations qui affectaient les anciens locaux. Lors de la cérémonie, le préfet de Fana, Dahirou Tapily, a exprimé sa gratitude, « Grâce à l’engagement sans réserve de Mme la gouverneure, notre rêve est devenu réalité », a-t-il dit. Il s’est engagé à « ne ménager aucun effort pour servir les populations de Fana », dont il a la charge. La gouverneure Mme Coulibaly a, quant à elle, salué les efforts des autorités, en particulier ceux du président de la Transition, pour la concrétisation de cette réorganisation administrative dans un contexte difficile. « Ces bâtiments, équipés de toutes les commodités, garantiront des services de qualité aux populations », a-t-elle déclaré, pleine d’espoir. Le chef de village de Fana, Yaya Traoré, a également loué l’appui de la gouverneure, soulignant que ces locaux amélioreront significativement la qualité des prestations administratives. La cérémonie s’est achevée par la coupure symbolique du ruban par la cheffe de l’exécutif régional, marquant l’ouverture officielle des nouveaux locaux. DF/OS/MD (AMAP)

Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel : Les acteurs en revue à mi-parcours

Bamako, 08 mai (AMAP) Les acteurs du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS), ont entamé, jeudi, à Bamako, la revue à mi-parcours des activités dont l’objectif est d’évaluer « les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a constaté l’AMAP Il s’agit « surtout de formuler ensemble des recommandations fortes pour maximiser l’impact du projet durant sa phase restante », a précisé le Secrétaire général du ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Sécurité nationale, Dr Sidiki Traoré « L’objectif de cet atelier est d’évaluer les résultats obtenus, d’identifier les contraintes rencontrées, d’analyser la pertinence des approches mises en œuvre », a précisé Dr Sidiki Traoré. Le PCRSS, qui intervient dans la Zone des régions des trois frontières (Mali, Burkina Faso, Niger), a été lancé depuis le mois de mai 2022. Durant ces trois années d’activité, le projet a fait des réalisations. Selon le secrétaire général du ministère du département de tutelle, « plus de 500 000 personnes ont bénéficié de services socio-économiques essentiels, environ 3 000 personnes vulnérables et Personnes déplacées internes (PDI) ont reçu des articles ménagers essentiels, près de 6 000 agriculteurs des équipements et intrants agricoles, plus de 21 000 personnes sont bénéficiaires de travaux de réalisation de collecteur dans la ville de Douentza (Centre) » En outre, « 4 500 personnes ont, aujourd’hui, un meilleur accès à l’eau, à la suite de la réalisation de l’adduction d’eau de Tatia Nouna, dans le cercle de Djenné (Centre), 215 emplois créés à travers le déploiement des équipes de facilitation, recrutées localement, 680 Comités de développement villageois fraction quartier (CDVFQ), dont 676 formalisés, plus de 330 plans de Développement communautaire élaborés et transmis, plus de 2 milliards déjà décaissés pour les activités des CDVFQ. » Quant au coordinateur du Programme développement durable de la Banque mondiale pour le Mali, à Farouk Mollah Banna, il a rappelé que le PCRSS est né d’une urgence, « celle d’apporter des réponses concrètes et adaptées aux défis auxquels sont confrontés les populations, durement affectées par les conflits, les déplacements forcés et le manque des services de base. » Depuis trois ans, à travers une approche régionale innovante, reposant notamment sur le développement communautaire participatif, « nous avons pu poser les bases d’une relance progressive de l’espoir, en investissant dans les infrastructures locales, en soutenant les moyens de substances et en renforçant les mécanismes de gouvernance locale » Pour conclure, Dr Traoré a ajouté : « ces résultats, bien positifs, ne doivent pas occulter les défis persistants : situation sécuritaire complexe, changement de partenaire, entre autres. Mais, aujourd’hui, avec la nouvelle orientation du projet, nous avons une réelle opportunité d’accélérer et d’amplifier nos actions   Étaient présents, les représentants des Comités villageois de développement, les partenaires techniques et financiers. MMD/MD (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du 7 mai 2025

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 mai 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; et entendu des communications.   AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant suspension des activités des partis politiques. Dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations issues des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens établis à l’Extérieur, tenues à Bamako, les 28 et 29 avril 2025, le Gouvernement a adopté en Conseil des Ministres, le 30 avril 2025, un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques. Depuis l’annonce de cette mesure par le Gouvernement, il est constaté la multiplication d’actions tendancieuses de la part de certains responsables politiques visant à saboter les actions du Gouvernement et à porter atteinte à l’ordre public. Au regard de ces constats, le projet de décret, adopté, suspend jusqu’à nouvel ordre, pour raison d’ordre public, les activités des partis politiques, des associations à caractère politique et de toutes autres organisations se réclamant d’un caractère politique sur toute l’étendue du territoire national. Son adoption permettra de juguler les manœuvres de déstabilisation par des poursuites judiciaires et des actions administratives de gestion de l’ordre public, conformément aux textes en vigueur. Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des ministres a adopté un projet de décret portant octroi d’un permis de recherche d’or à la Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL, issu de la fusion des permis de Menankoto-Sud et de Bakolobi, Cercle de Kéniéba. La Société B2GOLD MALI RESOURCES SARL détient 2 permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 situés à Menankoto-Sud et à Bakolobi, Cercle de Kéniéba, représentés par des blocs distincts contigus. A la suite des recherches qui ont mis en évidence des ressources géologiques, la Société a sollicité la fusion des 2 permis en vue d’entreprendre des travaux sur l’ensemble des superficies concernées. Le projet de décret est adopté dans ce cadre.       3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des ministres a adopté : un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Bougouni et environs ; un projet de décret portant approbation du Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Dioïla et environs. Les villes de Bougouni et de Dioïla, respectivement chef-lieu de la Commune urbaine de Bougouni et de la Commune rurale de Kaladougou, couvrent une superficie de 5 808 et 1 335 hectares avec une population estimée à 74 647 et 22 808 habitants en 2022. L’expansion des 2 villes, leur érection en capitale régionale et l’ampleur des activités qui y sont menées ont rendu nécessaire la révision de leurs Schémas Directeurs d’Urbanisme approuvés respectivement en 2002 et 2001 pour prendre en compte les évolutions, mais aussi le développement harmonieux à court, moyen et long termes. Les Schémas directeurs d’urbanisme fixent les orientations fondamentales du développement et de l’aménagement des villes de Bougouni, Dioïla et environs et définissent les principes d’organisation des agglomérations en matière d’habitat, d’activités, de voirie et de réseaux divers, de grands équipements, y compris de traitements des problèmes environnementaux. L’adoption de ces Schémas permet de doter les villes de Bougouni, Dioïla et environs d’instruments de planification et de gestion de leur développement pour les 20 prochaines années. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des ministres des conclusions de la session exceptionnelle du Forum de Crans Montana, tenue à Casablanca au Royaume du Maroc, du 24 au 26 avril 2025. Au cours de cette importante rencontre de la diplomatie sous-régionale, régionale et internationale, le ministre Affaires étrangères et de la Coopération internationale a prononcé un discours, au nom de la Confédération des Etats du Sahel, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a également a co-présidé des conférences de haut niveau et pris une part active dans des évènements organisés en marge de la rencontre, notamment un panel sur l’investissement au Burkina Faso. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, par ailleurs, été distingué par le Forum, à travers la remise de la Médaille d’Or de la Fondation Crans Montana. Sa Majesté Mohammed VI, Roi du Maroc, a accordé une audience à la délégation des ministres chargés des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel.       2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des ministres : de l’organisation de la 4ème édition du Grand Prix hippique «Président de la Transition, Général d’Armée Assimi GOITA», le 3 mai 2025, à Ségou.  Le Grand Prix du Président de la Transition est un évènement sportif qui joue un rôle primordial dans l’épanouissement et la promotion du sport équestre dans la Région de Ségou et au Mali. Ce Grand Prix vise entre autres : à créer des emplois pour les jeunes ; à mettre en place des écuries plus performantes et compétitives ; à renforcer les capacités des responsables techniques et gestionnaires du sport équestre ; à professionnaliser le sport équestre.       2.  de l’organisation du « Salon international du Dromadaire », le 8 mai 2025, à Bamako. Le «Salon International du Dromadaire» rassemble des éleveurs, des entrepreneurs, des décideurs et des passionnés pour explorer les immenses potentialités de cet animal hors du commun. Le thème du salon, en cette année 2025 de la Culture, est : «Le dromadaire, moteur de résilience, d’innovation et de cohésion dans le Sahel». Le Salon, qui prévoit plusieurs activités, vise entre autres :

Tourela : Vies précaires et dangereuses de chercheurs d’or

Bamako, 8 mai (AMAP) À la mine artisanale de Tourela, un village de la Commune de Sanankoroba, à une cinquantaine de km de Bamako, sur la route vers Bougouni (Sud), des hommes et des femmes traquent sans répit le filon d’or. Ils grattent la roche dans l’espoir de trouver ce métal jaune qui mérite à leurs yeux des conditions impossibles. Au prix de dur labeur, les plus chanceux parviennent à extraire quelques grammes de poussière d’or. Mais la réalité, c’est un quotidien précaire et dangereux. Des tentes de fortune servent d’abris. Et à quelques mètres de ces « maisons », des trous abandonnés après exploitation sont visibles, et certains sont encore occupés par des assoiffés d’or qui suffoquent dans l’obscurité de tunnels pouvant atteindre 50 mètres de profondeur. « J’ai passé deux jours dans ce trou. Tant qu’il y a de la nourriture et de l’air, je suis prêt à y rester pour obtenir ce que je veux», affirme un homme tirant une corde pour faire remonter à la surface un seau rempli de terre. Plus loin, le spectacle est saisissant. Femmes, jeunes et enfants exécutent de lourds travaux sous le soleil ardent. Tandis que certains creusent, d’autres transportent, à l’aide de tricycles appelés « Katakatani », le minerai extrait du placer jusqu’au fleuve pour le lavage. «La remontée du minerai consiste à le tirer vers la surface à l’aide d’une poulie munie d’un sac ou d’un seau. Ceux qui effectuent cette tâche sont payés en fonction du nombre de sacs remontés. Le lavage est une tâche principalement féminine», explique Madou Cissé, assis sous l’ombre, en sueur. L’or, une fois récupéré au bout d’un processus complexe, est vendu à des acheteurs qui viennent de la capitale. Pour s’établir à Tourela et avoir un accès continu à la mine, il faut payer 15 000 Fcfa à des responsables appelés «Tomboloma». Ici, on rencontre aussi bien des Maliens que des étrangers. Des paysans qui ont abandonné leurs champs aux élèves qui ont arrêté leurs études, en passant par des jeunes filles qui ont décidé de ne plus aller travailler à Bamako comme servantes, tous espèrent trouver le filon qui mettra fin à leur misère. «1g d’or fait 40 000 Fcfa, ce qui représente plusieurs mois de salaire pour une servante à Bamako. C’est pourquoi, malgré les difficultés et les préjugés, je reste ici. L’étiquette de prostituée est un préjugé qu’on colle à toutes les filles qui viennent chercher l’argent sur les sites d’orpaillage», confie Batoma Cissé. Et Boubacar Diallo, qui a abandonné l’école, affirme, le sourire aux lèves : « C’est quand on est riche qu’on étudie. Moi, grâce à ce que je gagne, j’aide mon père. Récemment, j’ai eu des millions. Donc, ça vaut le coup». L’extraction de l’or dans les placers nécessite une grande quantité d’eau. Sur le site de Tourela, qui se trouve à 3 km du fleuve Niger (et dont les rares rivières sont temporaires), l’eau devient une ressource précieuse obtenue par des forages profonds, alimentés par des motopompes. Chaque individu se débrouille seul. Sur ce site, il existe deux méthodes de lavage du minerai, à savoir le lavage à la calebasse et celui avec la rampe. Le lavage se fait soit près des rivières, soit dans un bassin alimenté par de l’eau achetée à des livreurs. «La récupération de l’or se fait après le lavage du minerai. Les métaux lourds restent au fond de la calebasse et sont récupérés par les mineurs pour l’amalgamation. Ce procédé consiste à mélanger le minerai avec du mercure pour former une boule d’or concentrée. Le produit amalgamé est ensuite chauffé dans une sorte de poêle à ciel ouvert. Sous l’effet de la chaleur, le mercure s’évapore, laissant la boule d’or. «Le mercure est fourni par des Bamakois, et son prix varie entre 10 000 et 40 000 Fcfa le litre», explique un autre orpailleur, préférant rester anonyme. IMPACTS NEGATIFS – Les dégâts causés par cette activité sont nombreux. «L’agriculture ne se pratique que pendant lasaison des pluies», souligne Moussa Diarra, étudiant. L’élevage est désormais impossible en raison de la destruction de l’environnement. « Nos animaux ingèrent du cyanure ou du mercure. On ne peut pas non plus les garder, car ils tombent dans les trous des orpailleurs», dit-il. Aussi, les orpailleurs laissent derrière eux des milliers de trous et de galeries non rebouchés, ce qui expose le sol à l’érosion. L’utilisation du mercure, dont les effets sont documentés par l’Organisation mondiale de la Santé, représente une menace pour la biodiversité. En effet, lorsqu’il est libéré dans l’environnement, il se transforme en méthylmercure, qui peut affecter la faune aquatique et perturber toute la chaîne alimentaire. Le mercure utilisé pour le traitement de l’or est potentiellement polluant pour l’air, les eaux de surface et les nappes phréatiques. «Nous réalisons l’impact de ces produits qui polluent l’air, mais c’est le prix à payer pour sortir de notre misère», avoue Seydou Cissé. Ces impacts négatifs sur l’environnement ont des répercussions directes sur la population. De plus en plus, il est difficile de se procurer du bois de chauffe pour les besoins domestiques. « Même pour construire des maisons et des hangars, il nous faut du bois. Or, aujourd’hui, il n’y en a plus. Nous sommes obligés de nous approvisionner dans d’autres villages», affirme un revendeur d’or. En dépit de la présence d’autres, l’orpaillage reste l’activité principale de ce village, malgré les menaces qui y sont associées, notamment les effondrements. « Nous avons assisté à des effondrements. J’en ai assisté à deux et il y a eu des pertes en vies humaines. Mais c’est le prix à payer», se dit philosophiquement Madou Touré. La vie sur le site d’orpaillage de Tourela est loin d’être attrayante. En plus des difficultés d’accès aux soins sanitaires et de l’impraticabilité des routes, les populations vivent dans une pauvreté extrême. AD/MD (AMAP) Par Aminata DJIBO

Kangaba : Le CLOCSAD tient sa première session ordinaire 2025 pour booster le développement local

Kangaba, 7 mai (AMAP) La première session ordinaire 2025 du Comité local d’orientation, de coordination et de suivi des actions de développement (CLOCSAD), présidée par le préfet Abou Dao, s’est tenue mardi, aux fins d’examiner les indicateurs clés du développement local, conformément au Document cadre de politique nationale de écentralisation (DCPND)i Organisée avec un léger retard par rapport au calendrier fixé par l’arrêté n°2023-3031/MATD-SG du 10 octobre 2023, cette rencontre a accueilli, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, ce, les maires, secrétaires généraux, régisseurs des huit communes, chefs des services techniques, responsables des forces de l’ordre et représentants de la société civile. Le chef du service de la statistique, Mamadou Doumbia, a présenté une synthèse détaillée des données, couvrant plusieurs thématiques : la situation des comptes administratifs, la mobilisation des ressources financières, le paiement des salaires des fonctionnaires des collectivités territoriales, le suivi-évaluation des projets, ainsi que l’accès aux services de base. « Cette présentation permet de mieux comprendre les dynamiques du Cercle, avec une densité de 46 habitants/km², un taux brut de scolarisation de 86,93 % et un taux de scolarisation des filles de 85 % », a-t-il expliqué. Les participants ont analysé des données spécifiques, notamment la proportion de la population vivant à moins de 5 km d’un centre de santé, l’accès à l’eau potable, le ratio de femmes en âge de procréer par sage-femme, ainsi que l’exécution des budgets des collectivités territoriales en 2024. La session a, également, permis d’évaluer les projets viables des deux dernières années, la gestion des centres d’état civil et le niveau de participation des chefs de village aux conseils communaux. Le préfet Abou Dao a clos la rencontre en insistant sur l’urgence de prioriser le paiement des salaires. « Les maires doivent faire des salaires une priorité absolue pour garantir la stabilité et le bon fonctionnement des collectivités », a-t-il déclaré. Il a également rappelé l’importance de respecter les échéances des sessions ordinaires, prévues initialement entre le 7 et le 15 avril selon l’arrêté de 2023. SD/OS/MD (AMAP)