Agriculture climato-intelligente : Le projet UPCSA restitue ses acquis à Kolokani (Ouest)

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le projet «Accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente au Mali » (UPCSA) dans le Cercle de Kolokani (Ouest) a restitué ses acquis, mardi, à Bamako, après 20 mois de mise en œuvre par l’ONG World vision. C’était au cours d’un atelier final de restitution et de consolidation dont l’objectif général était de partager les résultats obtenus et les leçons apprises, lors de la mise en œuvre du projet UPCSA, présenter ses succès, défis. L’ambition du projet est d’accélérer l’adoption de l’agriculture climato-intelligente à travers l’amélioration de la résilience face au changement climatique, la productivité agricole et les revenus des petits exploitants agricoles. Ouvrant les travaux, devant les maires des dix communes du cercle de Kolokani que couvre le projet, le ministre de l’Environnement de l’Assainissement et du Développement durable, Housseini Amion Guindo, a rappelé que l’agriculture au Mali est fortement dépendante de la pluviométrie qui est inégalement répartie sur l’ensemble du territoire. « L’agriculture climato-intelligente est une approche qui a été développée pour permettre aux agriculteurs de faire des profits en augmentant la productivité agricole, en s’adaptant aux conditions climatiques et en protégeant notre environnement », a expliqué M. Guindo. Il a, ensuite, précisé que les indicateurs du projet UPCSA cadrent avec les engagements pris par le Mali, au cours de la Cop 21, mais aussi des politiques environnementales prônées par le président Ibrahim Boubacar Keïta. Le 1eradjoint au préfet du Cercle de Kolokani, Siaka Souleymane Sanogo, pour sa part, a révélé que le projet mis en œuvre par World vision, cible 25.000 agriculteurs dans le Cercle de Kolokani repartis en 500 groupes de 50 paysans. Il s’est, par ailleurs, réjoui des réalisations du projet, qui à Kolokani, a, notamment, vulgarisé auprès des populations et d’une frange importante des producteurs les notions de changement climatique et leurs effets néfastes sur les systèmes de production. Au compte des réalisations du projet, figure, aussi, la remise de 500 téléphones à des paysans leaders. Cet outil leur permet de recevoir les informations météorologiques par messagerie téléphonique (SMS). Siaka Souleymane Sanogo a, ensuite, salué la mise en place par le projet UPCSA de quatre groupes communaux d’assistance météorologique et d’un groupe local d’assistance météo qui tiennent des réunions décadaires et produisent des bulletins agro-météo diffusés par les radios locales. « Le Cercle de Kolokani a été satisfait de la qualité des activités du projet mais, la consolidation des acquis et leur pérennisation restent un défi majeur à prendre en compte. », a signalé le 1eradjoint au préfet. Quant au directeur national par intérim de World Vision Mali-Mauritanie, Jean-Claude Mukadi, il s’est félicité de l’engagement et de la disponibilité des autorités pour la mise en œuvre du projet. M. Mukadi a, aussi, précisé que le projet, démarré en juin 2018, est mis en œuvre dans le Cercle de Kolokani grâce au financement du l’Union européenne (UE), à travers le Centre technique de recherche agricole et rurale (CTA). Il a remercié les bailleurs de fonds d’avoir choisi le Mali et World vison pour la mise en œuvre du projet. MT/MD (AMAP)

Mopti : Deux soldats maliens tués et 3 autres blessés suite à l’explosion d’une mine à Hombori

Mopti, 19 décembre (AMAP) Deux soldats maliens ont été tués et trois autres blessés suite à l’explosion d’un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule mercredi, à Hombori, dans la région de Mopti, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Le véhicule d’une mission d’escorte à destination de Hombori a sauté sur une mine posée par des hommes armés non identifiés, aux environs de 8H30, tuant deux militaires et blessant trois autres, précise la même source. Les autorités administratives et politiques de la localité se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts, présenter des condoléances à la Hiérarchie militaire et aux parents des victimes et souhaiter prompt rétablissement aux blessés, selon la même source. La même source précise qu’un renfort a été dépêché sur les lieux afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants et leurs complices. KM (AMAP)  

DNI : Rédaction des rapports des commissions sur la vie de la nation

Bamako, 18 décembre (AMAP) Les commissions 1 et 3 ont commencé ce mercredi, la rédaction de leurs rapports qui seront débattus à la plénière jeudi, dans la salle des 1000 places du Centre international de Conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. La commission 2 qui poursuit ses travaux rejoindra jeudi, celles qui ont déjà bouclé les débats sur les différentes thématiques relatives à la vie de la nation à savoir la paix, la sécurité, la cohésion sociale, la gouvernance, la politique, l’institutionnel, le social, l’économie, la jeunesse et le sport entre autres. Elle s’est penchée ce mercredi sur les questions économiques et financières (thématique 5) ainsi que les sujets relatifs à la jeunesse, au sport et à la culture (thématique 6) avant de formuler entre autres recommandations, l’augmentation de la part de l’Etat (50%) dans les sociétés minières, l’appui aux collectivités territoriales dans le recouvrement des recettes, l’accélération du transfert des compétences aux collectivités. D’autres recommandations ont été formulées. Il s’agit d’équilibrer  le budget d’Etat  en fonction des ressources propres, l’industrialisation du système de production artisanale afin de créer de la valeur ajoutée et l’audit de tous les services de l’assiette de l’Etat. S’agissant des aspects de jeunesse, de la culture et des sports, il a été recommandé, la protection de la diversité du patrimoine culturel, le renforcement des institutions culturelles locales, la valorisation du savoir – faire artisanal, l’augmentation du budget de la culture, la priorisation des produits locaux artisanaux dans l’administration et la restauration des semaines culturelles et sportives. La commission 2 qui siège dans la salle Balla Moussa Keïta du Centre international de Conférence de Bamako (CICB) est présidée par l’ancien Premier Ministre, Ousmane Issoufou Maïga. KM (AMAP)

Le PM lance la Journée internationale des migrants à Ségou

Bamako, 18 décembre (AMAP) Le Premier Ministre, Dr boubou Cissé a procédé au lancement de la journée internationale des migrants ce mercredi , dans la salle Mieru Ba de Ségou, a constaté l’AMAP. Placée sous le thème « migration et cohésion sociale », la journée va boucler ses travaux le 20 décembre prochain, dans la Cité des Balanzan. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre des Maliens de l’Exterieur, Amadou Koïta, de  la représentante résidente du PNUD, Mbaranga Gasarabwe, l’Ambassadeur de l’Union Européenne au Mali, Bart Ouvry,  du chef de mission de l’OIM au Mali, Pascal Reyntjens et du gouverneur de région, Biramou Soussoko. En marge du lancement de la journée, le Premier Ministre  a inauguré dans l’enceinte du camp Amadou Sekou le nouveau centre social des armées offert aux veuves des militaires tombés sur le champ d’honneur. Le centre multifonctionnel est doté d’un jardin d’enfants pour les orphelins et de trois salles de couture équipées. Cette réalisation offerte aux épouses et veuves de militaires permettra leur autonomisation à travers la création d’activités génératrices de revenus. Dr Boubou Cissé a également offert deux forages au camp militaire de Ségou avant de faire don d’un important lot de matériels médicaux et pharmaceutiques aux centres de santé communautaires de la région de Ségou. KM (AMAP)  

Quinté+ du jeudi 19 décembre 2019 à Cabourg, 1ere course, Prix des Saponaires

16-partants- Attelé – Femelles – Course E – 32.000 € – 2.750 mètres – Corde à droite – Terrain collant pour juments de 6, 7 et 8 ans, n’ayant pas gagné 180.000 €. – Recul de 25 m à 99.000 €. Cheval annoncé 2-DONZELLA BELLA Elle reste une bonne droitière et bien qu’elle fasse partie des moins riches du lot, elle n’est pas si mal engagée que ce cela puisqu’elle n’a que 6 ans. Avec elle, c’est davantage une question de sagesse car elle reste compliquée en course. On peut miser sur la forme de l’écurie et un profil de piste qui va l’avantager ! Liste des partants Le prix des Saponaires qui se courra ce jeudi à Cabourg  réunit 16 concurrents de belle facture sur le parcours de tenue de 2750 m. Une course de trot des plus ouvertes  compte tenue de la qualité des partants et du parcours pénible de la piste de Cabourg. Grosse surprise en vue. 1-BRISE DES ULMES On l’a surtout vu au niveau Amateurs ces derniers temps et force est de reconnaître qu’elle se retrouve bien mal engagée dans ce Quinté pour son retour en pros puisqu’elle est la moins riche du lot malgré ses 8 ans et qu’elle doit affronter ses cadettes. Sa tâche paraît trop compliquée. 2-DONZELLA BELLA Elle reste une bonne droitière et bien qu’elle fasse partie des moins riches du lot, elle n’est pas si mal engagée que ce cela puisqu’elle n’a que 6 ans. Avec elle, c’est davantage une question de sagesse car elle reste compliquée en course. On peut miser sur la forme de l’écurie. 3-DORNELLA DE JANZE Elle n’a qu’une course de rentrée dans les jambes depuis le mois d’août et elle a connu pas mal d’ennuis de santé depuis l’hiver 2017-2018. Elle est certes présentée cette fois sans ses fers, ce qui est censé l’améliorer. Elle risque d’avoir encore besoin de courir mais peut se placer. 4-CANNELLE D’AS Elle vient de changer d’écurie pour passer des boxes de Y. Hallais à ceux de Ch. Drancourt et elle n’a plus été revue en piste depuis le 28 octobre. Elle avait certes bien couru cet été sur cette piste et ce parcours mais elle n’est pas encore assez affûtée pour jouer un premier rôle. 5-CHAPELLA PHEDO Elle vient de pleinement rassurer sur ses allures sur cette piste et ce parcours d’abord avant de confirmer sur les 2100m départ lancé de la Petite Piste de Vincennes mais en Amateurs. Elle remonte sérieusement de catégorie cette fois et sa marge est réduite mais elle a un pilote. 6-DELFINEA BELLA Très bien née par Ready Cash et Enfilade, elle a pourtant du mal à faire honneur à ses prestigieuses origines. Elle a surtout gagné sur l’herbe ou en Amateurs ces derniers temps et ses performances cette saison ne l’autorisent guère à avoir des ambitions dans cette catégorie Quinté. 7-DWENDOLINA BILOU Elle n’a que 2 courses de rentrée dans les jambes depuis décembre de l’année dernière et elle n’a rien montré si ce n’est qu’elle avait encore besoin de courir pour recouvrer son meilleur niveau. Elle paraît une nouvelle fois surclassée dans ce lot et elle demande à être revue. 8-BRUME DE LUNES Elle n’a été vue qu’en Amateurs depuis le mois de juillet et malgré ses 8 ans et ses 80 courses au compteur, elle va disputer là son premier Quinté. Malgré la qualité de son engagement en tête, elle paraît trop juste dans cette catégorie. Même pieds nus, elle demeure barrée dans ce lot. 9-DYNASTIE D’ENFER Second atout de G. Delacour dans ce Quinté, elle gagne certes rarement mais cela ne l’empêche pas de s’afficher sérieuse et régulière. Elle se plaît tout particulièrement à main droite et notamment sur cette piste de Cabourg et elle se retrouve bien engagée bien qu’elle reste ferrée. 10-COOL STAR Donnée comme la vraie jument d’hiver, elle vient en effet d’afficher un très net regain de forme depuis octobre. L’engagement n’est certes pas idéal puisqu’elle est la moins riche du second échelon mais sur la foi de ses derniers chronos, elle mérite vraiment crédit dans ce lot. 11-CALVIA Elle n’a tenté sa chance à ce niveau Quinté que 3 fois, à Toulouse et à Vichy cette saison et par le passé à Vincennes mais pour autant d’échecs. Elle se retrouve bien mal engagée puisqu’elle doit rendre la distance et malgré son aptitude à virer à droite, cela s’annonce trop compliqué. 12-COMETE DES VAUX Après un printemps assez catastrophique, son mentor a préféré l’arrêter et elle va donc effectuer là sa grande course de rentrée. Elle reste bien entendu ferrée et on peut se contenter de la regarder courir cette fois. L’impasse sur ses chances demeure possible dans ce Quinté. 13-BELLE EMOTION Elle va se présenter ferrée cette fois mais cela ne l’avait pas empêchée de bien se comporter en novembre à Mauquenchy et à Lyon-Parilly. Il y a bien longtemps qu’elle n’a plus couru à droite mais avec Y. Lebourgeois à son sulky, elle reste à surveiller dans ce lot car elle revient bien. 14-BOHEME DU JUILLE Elle paraît de mieux en mieux à l’approche de l’hiver et au regard de ses dernières performances à Vincennes ou en province, elle a son mot à dire dans ce Quinté car elle reste très à son affaire à main droite. Présentée en plus pieds nus pour l’occasion, elle ne devrait pas décevoir. 15-DEVISE DU VIVIER Elle reste malheureusement compliquée à canaliser en course. Pourtant, elle possède de gros moyens et il lui suffirait de rester bien sage pour profiter au mieux de ce si bel engagement qui s’offre à elle à 6 ans non loin du plafond des gains. Si elle trotte, elle peut viser la gagne. 16-COCOTTE JOLIE Cela se passe très mal pour elle cette saison où elle accumule les échecs et les contre-performances. Elle a déjà besoin de rassurer son mentor avant d’espérer de nouveau se révéler compétitive à ce niveau. Ferrée en plus et malgré la qualité de l’engagement, on peut l’oublier.   

Evènements sociaux au Mali : Cadeaux et renvoi d’ascenseur obligatoire

Par Mariam F. DIABATE Bamako, 18 décembre (AMAP) Au Mali, les évènements sociaux, précisément les mariages et baptêmes, constituent des moments intenses et d’effervescence pour les femmes. Ces cérémonies regroupent toutes les proches de la femme. Notamment les parents, les amis, les collègues. Elles se plient en quatre, faisant fi de leurs possibilités financières et leurs conditions économiques, pour pouvoir apporter le ou les cadeaux. … Pour exprimer leur considération pour le parent, l’ami, ces proches offrent des cadeaux à la femme. Des cadeaux empoisonnés ? En tout cas, des présents qui ne sont pas gratuits ou, du moins, non dénués d’arrière-pensées. De nos jours, on établit une liste, durant ces cérémonies, de ce qu’on donne aujourd’hui pour le récupérer demain. « Quand on me donne un wax ‘’itarget’’, en guise de remboursement, j’offre, en plus du wax, 2.500 à 5000 Fcfa. Sinon, j’entendrai, partout, en ville, des commérages me concernant », détaille une ménagère de Sirakoro Méguetana, Mme Ouattara Sira Mariko. « Ce n’est, donc, plus du social ou une tradition culturelle d’entraide mais, plutôt, un système de remboursement, de donnant-donnant », ajoute-t-elle. La vendeuse de Sélingué, de passage à Banankoro, Mme Traoré Tenin Coulibaly, explique sa philosophie du refus du système. « Je n’entre pas dans le carcan du remboursement. Si j’ai de l’argent, je donne. Dans le cas contraire, je ne fais pas de cadeau. Quand j’aurai de l’argent, j’offrirai mon cadeau même si cela trouve que l’enfant à grandi. Je ne m’occupe pas de ce que pense la personne ou les autres », raconte-t-elle. A l’en croire, sa position découle du cas de son intime amie. Aminata Diarra, c’est son nom, a été victime du remboursement de cadeaux. Elle a dû soutirer de l’argent à un copain pour pouvoir offrir de gros cadeaux à son amie, la boutiquière. Résultat : Quelques mois après, elle a contracté une grossesse. Heureusement, l’homme a reconnu être l’auteur de la grossesse. Par finir, il l’a épousée. La lavandière de Sénou Dougoukoroni, Mme Coulibaly Baloko Traoré, explique son désarroi. Elle soutient que lorsque son amie a accouché, elle lui a offert deux habits pour enfant et de la soupe. En retour, son amie ne lui a rien donné. « En tout cas, je ne lui donnerai plus jamais de cadeau tant qu’elle ne me remboursera pas », affirme-t-elle, ajoutant qu’elle a été obligée de demander de l’aide à son grand frère pour pouvoir offrir ce cadeau à son amie. Aïchata Sika Diabaté est sage-femme au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Ouayerma I de Sikasso. Elle estime qu’en matière de cadeau, on reçoit ce qu’on donne. « Si tu ne donnes rien, tu ne recevras rien », précise-t-elle, arguant que la pratique, qui est devenue une habitude de nos temps modernes et dans notre société, constitue une bonne initiative car elle témoigne de la solidarité des femmes. DIVERGENCE D’OPINIONS –« Personnellement, je suis contre le don de présents lors des cérémonies », indique la chargée d’écriture d’une tontine « samedini » de Yirimadjo. Mme Traoré Mariam Haïdara, c’est son nom, affirme avoir abandonné la pratique lors de la naissance de son dernier enfant. Elle soutient qu’elle a énormément eu de cadeaux lors de ce baptême. « Je n’ai invité personne, à part la famille. Mais j’ai eu, environ un million de Francs Cfa durant le baptême », a-t-elle affirmé. Par ailleurs, Mme Traoré a ajouté qu’il est très difficile de bannir la pratique dans la société malienne car les femmes y sont accrochées a l’obsession. Mme Bagayogo Mariam Diarra est ménagère à Kalakan Coura. Elle, tout comme notre précédente interlocutrice, s’oppose à la pratique. « Actuellement, j’ai quatre enfants. Bien avant d’avoir mon quatrième enfant, une connaissance, qui avait l’habitude de m’offrir des cadeaux, parlait mal de moi. Elle disait que j’aime trop faire des enfants, Elle avait peur de m’offrir davantage de cadeaux. Mme Bagayogo se rappelle encore de l’accouchement de son deuxième enfant. « Une dame du voisinage est venue m’offrir du tô (Pâte traditionnelle à base de céréales). Sur place, elle envoya quelqu’un apporter des cadeaux (à rembourser) pour mon bébé. Je l’ai stoppée net. Je lui ai dit que je n’avais pas besoin de cadeaux. Je fais des cérémonies, en tenant compte de mes moyens. C’est à partir de ce jour que j’ai eu le dégoût de la pratique », a-t-elle dit. Mme Diabaté Mariam Diarassouba tient un kiosque de transfert d’argent à Niamakoro, nous relate un cas. Une bonne dame, quelques jours après son baptême, a rendu l’âme. Un jour, son mari, de leur chambre, a entendu les paroles de femmes sur la route du marché. « Le décès de cette dame a été un choc. Elle est partit avec de nombreux cadeaux reçus. La question : Comment se feront les remboursements? n’a pas pu être répondue ». C’était le sujet des commérages des femmes qui partaient au marché et que l’époux de la malheureuse a entendus. Le veuf, très choqué, a invité toutes les femmes qui ont assisté au baptême de son enfant. Il a fait sortir tous les cadeaux. Il leur a demandé, à chacune, de reprendre son cadeau. Ce fut chose faite… A la suite de cette triste histoire,  Mme Diabaté estime que le don de ces cadeaux est loin d’être un signe de solidarité. « Le remboursement des cadeaux constituent un réalité des temps présents », affirme Mme Arama Bernadette Dakouo, une assistante de direction qui habite Missira, à Bamako. Elle pense que la pratique est une extravagance, une déviation de l’esprit de solidarité. Elle s’oppose à la pratique. Elle sollicite un changement de comportement des femmes. En fait, les Maliennes sont, de plus en plus, conscientes des conséquences du remboursement de cadeaux. Certaines se sont retirées de la pratique mais les « gros bonnets » ou les « foulards larges » continuent… MFD/MD (AMAP)

Le Mali et le Sénégal déterminés à éradiquer le dragage sur la Falémé 

Bamako, 18 décembre (AMAP) La ministre malienne des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, et son homologue sénégalais des Mines et de la Géologie, Sophie Gladima, ont visité le fleuve Falémé les 15 et 16 décembre, dans le cadre d’une mission destinée à prendre des mesures communes urgentes et idoines pour sauvegarder cet affluent du fleuve Sénégal qui prend sa source dans la partie nord du Fouta-Djalon (Guinée) et arrose le Mali et le Sénégal. Cette partie du fleuve est gravement endommagée par l’exploitation artisanale et sauvage de l’or, notamment le dragage. La protection et la préservation de la Falémé, vitales pour la survie du fleuve Sénégal, étaient l’une des préoccupations essentielles soulevées par la 18e Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), qui s’est tenue à Bamako, il y a une semaine. La visite des deux ministres s’est déroulée sur le pont de la Falémé, à la frontière entre le Mali et le Sénégal, précisément à Mahinamine, côté malien et à Moussala, côté sénégalais. Les deux délégations ministérielles, composées des membres de leur cabinet, ont, tour à tour, visité les deux côtés du pont Falémé qui enjambe le fleuve. Le constat est alarmant. La Falémé se meurt à petit feu. La couleur de l’eau est devenue rougeâtre. Des digues créées par les débits de l’orpaillage empêchent l’eau de couler normalement. A l’arrivée de la délégation, les lieux étaient complètement vides. Seules quelques installations lourdes difficiles à évacuer à la hâte y trainent. A la fin de la visite, les deux ministres ont partagé leurs constats et leur vision commune face à la menace grandissante. A ce propos, la ministre des Mines et du Pétrole a insisté sur le danger que représentent les produits chimiques utilisés par les dragueurs. Ces derniers n’ont pas la connaissance requise pour l’utilisation de ces produits chimiques. Mme Lelenta Hawa Baba Ba a évoqué les conséquences de cette pratique pour les populations, surtout à travers les poissons et les animaux qu’elles consomment. Face à ce problème, « nous allons mettre en place une stratégie commune. Ce plan sera mis en œuvre par les autorités, les élus et les leaders religieux et coutumiers des deux pays », a affirmé la ministre Hawa Baba Ba. « Unique moyen de sauver la Falémé », a-t-elle dit. Pour ce faire, elle a demandé aux autorités locales de proposer un plan cohérent, afin que l’Etat puisse agir directement. Abondant dans le même sens, la ministre sénégalaise des Mines et de la Géologie a expliqué que leur présence conjointe sur la Falémé est un signal fort de l’engagement des deux pays à éradiquer cette pratique qui menace la Falémé. Sophie Gladima a promis des mesures urgentes qui « vont être prises en fonction des conclusions des rapports sur l’arrêt du dragage, décrété, il y a près d’un an, dans nos deux pays ». En attendant, le 2è adjoint au maire de Kéniéba, Mamadou Salif Diallo, et l’élu local sénégalais de Bembou, Mady Danfaga, se sont engagés à sensibiliser davantage les populations sur les dangers liés au dragage sur le fleuve Falémé. ABM/MD (AMAP) 

Les syndicats d’enseignants en grève de 120 heures

Bamako, 18 décembre (AMAP) Les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 ont mis en exécution, depuis lundi, leur menace de grève de 120 heures reconductibles, avec rétention des notes du 1er trimestre des compositions et celles à venir, alors que les congés de Noël sont prévus ce vendredi 20 décembre 2019. Les syndicats grévistes avaient déposé un préavis de grève vendredi 29 novembre 2019 au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. L’application immédiate de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 est le seul point de revendication des grévistes. Cette loi sur le statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale stipule que toute majoration de rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique, de plein droit, au personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Les syndicats grévistes, qui ont déjà un statut autonome accompagné d’une grille salariale, exigent l’augmentation de 20% obtenue par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) auprès du gouvernement. Cette majoration a été décidée par le gouvernement au profit des fonctionnaires régis par le Statut général et d’autres contractuels sur leurs salaires, au titre de l’année 2019. L’application a officiellement démarré le 1er janvier 2019 dans les autres corporations. Au Groupe scolaire Mamadou Konaté, où notre équipe de reportage s’est rendue, seul le coordinateur de l’école, Abdrahamane Diallo, était présent. Toutes les classes étaient fermées et la cour quasiment vide. Aucune trace des élèves ni des enseignants. Le coordinateur a souhaité que la porte du dialogue ne soit pas fermée entre l’Etat et les syndicats de l’éducation. Soutenant que la loi du 16 janvier 2018 n’est pas négociable, Abdrahamane Diallo a invité l’Etat à revoir sa position, en appliquant les 20% de la grille des enseignants. Le proviseur du Lycée Notre Dame du Niger (LNDN), Soeur Denise Kodio, a rappelé que son établissement est para-public. C’est-à-dire à cheval entre le public et le privé. Il compte 54 enseignants dont 26 de l’Etat. Sur ces 26 pédagogues, cinq ont surveillé, lundi 16 décembre 2019, entre 8 à 11heures, les premières épreuves des compositions du 1er trimestre des classes de 11eet de 12eannée. Après, ils ne sont plus revenus. Si les compositions des classes de 11eet 12eprennent fin le vendredi 20 décembre 2019, celles des 6 classes de 10è années débuteront en janvier 2020. Le proviseur a précisé que les compositions seront surveillées par les maîtres de l’enseignement catholique jusqu’au vendredi. Ceux-ci sont appuyés par les élèves stagiaires de l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP) comme d’habitude. Soeur Denise Kodio a soutenu que les enseignants de l’Etat au LNDN ont observé la grève de cette année, car leurs salaires ont été suspendus lors de la grève de 2018. Tout comme au « LNDN », les compositions du 1er trimestre se déroulent dans les classes de 11eet de 12eau Lycée « Askia Mohamed ». Les 96 enseignants de l’établissement affiliés aux syndicats d’enseignants du 15 octobre 20016 ont boycotté les évaluations. Mais l’administration scolaire, appuyée par certains agents de l’Académie de Bamako rive gauche, continuent les évaluations. A la Maison de l’enseignant, au Lycée « Ba Aminata Diallo » (LBAD), les enseignants ont déserté les bureaux. Joint au téléphone, Ousmane Almoudou, l’un des membres des syndicats grévistes, a précisé que tous les syndicalistes sont sur le terrain pour constater et faire appliquer l’effectivité de la grève. Il a rappelé qu’il y a eu des rencontres avec le gouvernement les 12, 14 et 15 décembre derniers pour les négociations. Mais ces pourparlers ont échoué. « Nous nous sommes rendus compte que le gouvernement n’est pas dans la dynamique de l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 tel que formulée. Il veut faire une application partielle en nous proposant 1100 en 2020 et 1200 en 2021 comme grille plafond. Ce sont des broutilles. Cela n’atteint pas les 20% que nous réclamons », a laissé entendre Ousmane Almoudou. « Le gouvernement n’est pas fermé au dialogue et aux négociations. Le désaccord ne veut pas dire la rupture. D’ailleurs, c’est le sous bassement du Dialogue national inclusif (DNI). Tant qu’on ne dialogue pas, on ne peut pas trouver une solution à nos problèmes. J’invite, donc, les enseignants à continuer le dialogue avec le gouvernement », conseille un commis de l’Etat. Rappelons que le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO), le Syndicat national de l’éducation de base (SNEB), le  Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (SYNESEC), le Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), la Fédération nationale de l’éducation, des sports, arts, de la recherche et de la culture (FENAREC), le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) et le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) sont les 8 signataires du 15 octobre 2016. SYW/MD (AMAP)

Mali- France : Signature d’une convention de 2 milliards pour le déploiement de la télévision numérique terrestre au Mali

Bamako, 18 décembre (AMAP) Une convention sur le complément de financement pour l’assistance à la maîtrise d’ouvrage relative au déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT) a été paraphée mardi  à la Cité administrative, par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, et l’ambassadeur de France au Mali, Joël Meyer, a constaté l’AMAP. Le déploiement de la TNT permettra au Mali de passer de la télévision analogique à la télévision numérique. Il s’agit d’un décuplement d’ici 2020 des capacités de diffusion du Mali en termes de contenus culturels et éducatifs, notamment au bénéfice de toutes les populations. Les équipes techniques de la Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD) et du groupement Thomson Camusat sont déjà à pied d’œuvre pour l’effectivité du déploiement d’ici fin avril 2020. Le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Prospective, Cheick Oumar Maïga a déclaré que cette convention permettra de maîtriser le programme de transition, de mieux maîtriser le déroulement séquentiel du passage de l’analogique au numérique, garantira le transfert de compétence et permettra d’assurer dans les meilleures conditions le changement. Cheick Oumar Maïga a précisé qu’un premier versement de 29 milliards de Fcfa, soit 85% du montant total du projet, à la suite du protocole d’accord financier signé le 20 décembre 2018. «La mise en œuvre de la TNT doit à terme générer d’importantes activités nouvelles, dont les recettes significatives bénéficieront intégralement à l’État. À terme, ce sont donc plusieurs dizaines d’emplois directs qui seront créés et accompagnés en matière de formation professionnelle, notamment des jeunes. Il s’agit donc d’un véritable investissement et d’un signe de confiance en l’avenir», a souligné l’Ambassadeur Français.  ADS/KM (AMAP)

Faits divers : Un partage de butin vire au drame

Bamako, 17 décembre (AMAP) Après le cambriolage d’une des boutiques d’un commerçant de métal à Bougouba (Sotuba), un malentendu éclate au sein d’une bande de jeunes délinquants, au moment du partage du butin, provoquant la mort d’un des voleurs, a appris l’AMAP de source policière. Cette scène est survenue dans un débit de boissons, dans la nuit du mercredi 27 novembre 2019, à Banconi-Layebougou, en Commune I du district de Bamako. Ce jour-là, de source policière, une bande de jeunes délinquants a, à la faveur de la nuit, réussi à cambrioler une boutique d’un commerçant de métal, à Bougouba (Sotuba). Après leur forfait, les éléments de la bande sont allés, dans ce bar, garnir leur table d’alcools qui coulaient à flot. Il s’agit d’Hamidou Sinayoko dit « Wara », Bourama Coulibaly dit « Djacouma » et Alpha Cissé. Arriva un moment où il fallait partager le reste du butin de l’opération nocturne. L’ambiance autour de la table a, subitement, tourné au vinaigre. Des témoins ont affirmét, peu après, n’avoir entendu que: « Où est ma part d’argent ? Si je ne l’obtiens pas tout de suite, je te tue… » Ces propos auraient été tenus par Hamidou Sinayoko alias « Wara ». Il semble que ce dernier reprochait aux autres de l’avoir écarté du partage du butin. Quant à Alpha Cissé, il a pris la fuite pour aller se réfugier chez Oumar Diakité dit « Fabléni », un autre membre du groupe qui n’était pas avec la bande ce jour-là et se trouvait chez lui. « Wara », qui suspectait une trahison, a immédiatement pensé que le fugitif est le principal responsable du coup. Il l’aurait déniché chez « Fabléni ». Les choses ont dégénéré dans la rue. Armé d’un couteau, « Wara » profita de la confusion pour poignarder son vis-à-vis à la poitrine, avant de prendre la fuite, laissant sa victime et sa copine, une dénommée Balakissa, dans la rue. La jeune fille aurait tenté de secourir son compagnon Alpha, mortellement blessé. Le pauvre rendra l’âme des suites de ses blessures, sous les étals du marché, en pleine nuit. Quelques instants plus tard, le père du défunt  et sa copine, Balakissa, se sont rendus au Commissariat du 6è arrondissement, où ils ont raconté, aux policiers présents, la triste fin d’Alpha. OD/MD (AMAP)