Non-violence et cohésion sociale au Mali : L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique initie des espaces d’échanges 

Bamako, 08 décembre (AMAP) L’Institut électoral pour une démocratie durable en Afrique (EISA), en partenariat avec l’Union européenne (UE), a entamé une série d’ateliers d’échanges sur la non-violence et la cohésion sociale au Mali, qui se tiennent, à Bamako et dans les chefs-lieux des régions, du 27 novembre au 17 décembre prochain. L’ouverture des travaux dans la capitale malienne, qui se sont tenus il y a quelques jours, était présidée par le représentant du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Djibrilla Maïga, en présence du directeur résident de l’EISA au Mali, Aimé Konan, et des représentants de la société civile. L’organisation de cette série d’ateliers s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de renforcement du rôle de la société civile dans la promotion de la paix, la cohésion sociale et le processus électoral au Mali. Elle vise à renforcer les capacités des acteurs de la société civile en matière de promotion de la paix, la cohésion sociale et le processus électoral en vue de leur permettre d’assurer leur rôle au sein des différentes communautés, tant au niveau national que local. Le directeur résident de l’EISA au Mali a rappelé que, depuis quelques années, le Mali fait face à des menaces sécuritaires diverses qui ont eu pour effet d’accroitre la méfiance entre les différents acteurs sociaux, tout en fragilisant l’autorité de l’Etat et des ressorts traditionnels que sont les chefs coutumiers et religieux. Pour Aimé Konan, la situation impose que chacun y mette du sien pour préserver le socle social et assurer un mieux vivre-ensemble entre les filles et les fils de ce beau pays, reconnu pour sa grande culture d’accueil et de tolérance.  Il a ensuite invité les participants à pointer du doigt les maux qui minent le vouloir-vivre ensemble au Mali. Mais surtout à y proposer des remèdes réalistes et surtout adaptés. De son côté, Djibrilla Maïga a rappelé les initiatives du gouvernement pour asseoir et consolider la paix, la sécurité et le vivre ensemble sur l’ensemble du territoire. Selon lui, le plein succès de ces initiatives dépend certes  de l’engagement des autorités et de tous les acteurs politiques du pays. Il dépend aussi de l’engagement de tous les acteurs de la société civile et des leaders communautaires et traditionnels. Pour le représentant du ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, le rôle et les efforts conjugués de tous les acteurs nationaux (étatiques, non étatiques, politiques, civils et militaires) revêtent une importance capitale dans la prévention et la gestion des conflits. Selon M. Maïga, ces ateliers apparaissent comme une opportunité pour les participants de se pénétrer des valeurs positives concourant au raffermissement du socle social pour un mieux vivre au Mali. BD/MD (AMAP)    

4e édition des TechFridays : Amadou Tiémoko Diallo remporte le premier prix

Bamako, 08 décembre (AMAP) Amadou Tiémoko Diallo, de l’incubateur CreaTeam, a remporté, avec son projet ‘Objets perdus Mali (OPM)’, le premier prix de la 4èédition des TechFridays, la dernière, au titre de 2019, tenue au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. Mariam Berthé avec son projet «Gnama Zéro» et Youssouf Sall, avec «Smart flod alert», ont, respectivement, remporté les 2èet 3èprixde cette compétition de pitch dédiée aux startups maliennes et organisée par le ministère de l’Economie numérique et de la Prospective. Mariam Berthé et Youssouf Sall ont reçu, respectivement, 2 et un million de Fcfa. Le gagnant, lui, a empoché la somme de 5 millions de Fcfa. Objets perdus Mali (OPM)», est une plateforme numérique citoyenne d’annonces et de recherches de pièces (Nina, AMO, carte grise, etc.) et autres objets perdus. « Il suffit de se connecter, via un compte créé, pour bénéficier des fonctionnalités de l’OPM, a précisé son inventeur. Le projet «Gnama Zéro», a expliqué Mariam Berthé, de l’incubateur teckonseils, est une solution numérique permettant aux ménages et entreprises de se débarrasser de leurs ordures. Ces déchets sont, ensuite, transformés en engrais naturel qui sera vendu aux agriculteurs. La jeune dame a indiqué que les déchets seront collectés dans trois poubelles différentes aux couleurs de notre drapeau national : Vert, Or et Rouge. « Pour bénéficier des services de «Gnama Zéro», les ménages intéressés doivent payer 2.000 Fcfa par mois », a ajouté son initiatrice. Quant à «Smart flod alert» de Youssouf Sall, il est un dispositif électronique qui consiste à alerter, en avance, les populations riveraines en cas d’inondation. « Pour y arriver, cet outil numérique, qui est en phase projet, doit être installé sur le lit des cours d’eau. Une fois que l’eau atteint un niveau critique, le système tire, automatiquement, la sonnette d’alarme aux populations riveraines », a expliqué son concepteur, ajoutant qu’un message de secours est envoyé au centre de secours le plus proche, au même moment. «Le système a été testé à Moussabougou et a fonctionné à 100%», a assuré Youssouf Sall. Dans son discours, Mme Mariko Assan Simpara, conseillère technique au ministère de l’Economie numérique et de la Perspective, qui a présidé la cérémonie, a annoncé que l’édition spéciale des régions sera lancée, courant premier semestre de 2020. Mme Mariko, aussi, annoncé la tenue prochaine, au Mali, d’un Salon sur le numérique. Cette édition des TechFridays s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de Norvège au Mali, Ole Andreas Lindeman, de l’attachée culturelle de l’ambassade des Etats-Unis au Mali et de la représentante de l’ambassade d’Allemagne au Mali, Katharina Ziegler. ABM/MD (AMAP)

Enseignement virtuel au Mali : Rendre l’enseignement supérieur accessible à tous

Bamako, 08 décembre (AMAP) La série de Journées portes ouvertes, dans le cadre du lancement de l’Université virtuelle du Mali, (UVM)-Kingui, a démarré, la semaine dernière, dans l’espace numérique ouvert de UVMALI, à l’immeuble Famib. Les nombreux participants à ce rendez-vous d’information ont fait face à un panel de l’équipe pédagogique, constituée notamment du Directeur général de UVMALI, Mamadou Doumbia, ainsi que de son Directeur des études, Daly Hamadi Diallo, assistés du CEO Famib, l’initiateur et fondateur de UVMALI, Amadou Diawara ainsi que du doyen Mamadou Diallo, professeur en informatique à la retraite. Ramatoulaye Dia, responsable de la Communication de UVMALI, est formelle : cette initiative participe d’une session d’informations sur la nouvelle université virtuelle qui est venue enrichir le paysage de l’enseignement supérieur au Mali. Il s’agit, d’après elle, d’expliquer, à la fois, l’utilité et les opportunités offertes ainsi que les avantages à étudier sur la plateforme UVMALI. L’UVMALI a été lancée le 7 novembre dernier. Elle a suscité beaucoup d’engouement auprès des néo-bacheliers, étudiants, parents d’élèves soucieux d’offrir un enseignement supérieur, de qualité, à leurs enfants ainsi que les professionnels déjà en activité, en quête de certifications reconnues. L’équipe dirigeante a été assaillie de demandes et, surtout. de quête d’informations. Les Journées portes ouvertes, en plus de l’interface de la plate-forme de UVM, permettent, ainsi, aux promoteurs de nouer des contacts physiques avec le public intéressé, d’apporter les réponses à l’avalanche de questions. Mamadou Doumbia, le DG de la nouvelle entité, a expliqué que la naissance de UVMALI constitue, pour le Mali, une alternative à la défaillance de moyens de l’Etat pour résorber les quelques milliers de néo-bacheliers, annuellement, non orientés par le département de l’Education du Mali ainsi qu’une partie importante de cette jeunesse privée d’une qualification professionnelle supérieure voire pas du tout qui viennent grossir la cohorte des chômeurs. Selon M. Doumbia, « il s’agit, donc, d’une offre sociale d’enseignement supérieur, accessible quasiment à tous. Le contenu de la plate-forme e-learning offert par l’université Virtuelle du Mali répond aux standards les plus exigeants des formations universitaires de pointe, à travers les potentialités et la diversité des formations de niveau relevé. Jusque-là, cette opportunité était quasi inaccessible pour la grande majorité de ceux aspirant à des normes d’études universitaires en vigueur dans les grands systèmes d’éducation occidentaux ou d’ailleurs. D’après Daly Hamadi Diallo, le Directeur des Etudes, au-delà du coût relativement bas, ramené à seulement 100.000 Fcfa des frais d’inscriptions, il s’agit d’une quasi gratuité au regard de l’excellence proposé. UVMALI a fait le choix de proposer l’accessibilité à la qualité pour le bénéfice du plus grand nombre. C’est que l’offre de formation de UVMALI s’appuie sur un partenariat dynamique et fécond. L’Université Virtuelle du Mali propose en enseignement des cursus de pointe qui intègrent les réseaux comme celui de l’Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse et l’ensemble du réseau français de l’INSA, aujourd’hui une référence mondiale en matière d’études d’ingénierie. Ce partenariat est aussi étoffé par les conventions conclues avec des universités sœurs de la sous-région africaine, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la Tunisie. Un maillage de possibilités d’études supérieures de qualité complété par le dense réseau des universités du monde islamique (CINVU). Cet important système de partenariat offre autant d’opportunités de co-diplomation internationale (des sanctions académiques reconnues dans les pays de ces différentes universités) qui est un gage de rigueur des formations reçues. Car Amadou Diawara est catégorique: « les examens ne seront pas proposés à Bamako, pas plus que les copies n’y seront corrigée »s L’UVMALI a souscrit au principe des exigences de ses différents partenaires quant à la qualité, la rigueur et le niveau des cours. Ce qui explique le profil des formations et des certifications, particulièrement adaptées au monde du travail et de l’entreprenariat, un secteur multiforme en constante évolution par la création de nouveaux besoins et donc de nouveaux métiers. D’où la mise en place d’un incubateur déjà fonctionnel, au service des étudiants dans les locaux du Groupe Famib. Selon Ramatoulaye Dia, la Directrice de la Communication de UVMALI, il s’agit d’inciter les étudiants à se lancer dans la création de leurs propres projets, en les formant, les assistant et en leur assurant un accompagnement jusqu’à la phase de réalisation. « L’idée d’un enseignement supérieur virtuel trotte dans les esprits depuis une quinzaine d’années au Mali », assure le doyen Mamadou Diallo, lui-même, un mordu de cette ressource éducative et qui, 51 ans encore après son bac en poche et à la retraite, depuis quelques années déjà, continue, néanmoins, de surfer entre les grandes universités du monde. «On ne cesse jamais de rechercher le savoir et la jeunesse doit saisir cette immense opportunité de formation et de perfectionnement qui offre un niveau d’études aux standards internationaux des plus grandes universités du monde», conseille cet expert des études universitaires qui veille. Désormais, sur la qualité et la conformité aux normes internationales des contenus éducatifs de l’Université Virtuelle du Mali. Dans l’esprit de son fondateur, il s’agit d’un concept novateur inscrit dans le crédo social de l’entreprise numérique et consistant « à déployer une plateforme de formation adaptée au contexte malien et s’appuyant sur des ressources numériques ». Comme le souligne M. Diawara, « l’Université Virtuelle du Mali est une université malienne 100% e-learning basée à Bamako et qui a vocation de faciliter l’accès universel à l’enseignement supérieur de qualité pour la jeunesse malienne et africaine. «Rendre l’enseignement supérieur accessible à toutes les classes sociales au Mali», voilà l’ambition affichée par le fondateur de la nouvelle structure et patron du Groupe de nouvelles technologies Famib, en mettant cette université virtuelle au service de la jeunesse malienne. L’accès, grâce au partenariat avec Orange, se fait par connexion à une plate-forme dont l’interface permet l’orientation des postulants vers les formations et pour mieux guider leurs choix. UVMALI, encore désignée par l’Université Polytechnique Privée Kingui, UPP Kingui, comme l’annonce son slogan, c’est « Vivre son rêve en un clic ».

Yélimané : La FAO débourse 180 millions de francs CFA pour venir en aide à des petits exploitants agricoles

Yélimané, 8 décembre (AMAP)Le Fonds des Nations Unies pour l’alimentation (FAO) a remis, le 2 décembre dernier à Yélimané, aux autorités administratives, un don en nature dont le montant est estimé à environ 180 millions de francs CFA, pour venir en aide à 200 petits exploitants agricoles démunis de 4 communes (Guidimé, Toya, Kremis, Kirané) du cercle, a constaté l’AMAP. A cet effet, les maraîchers ont bénéficié de 200 brouettes, 200 binettes, 200 arrosoirs, 500 kg de pomme de terre, des semences d’oignon, de choux et de tomates. Les éleveurs se sont partagés 125 chèvres tandis-que les aviculteurs ont reçu 125 poulets. La donation s’inscrit dans le cadre du projet de Collaboration Technique (PCT MLI 3703) dont la durée est de deux ans. Son objectif est d’appuyer les petits exploitants agricoles pour la résilience dans le contexte de l’adaptation au changement climatique. Il compte bien les faire sortir ainsi de la pauvreté. Les bénéficiaires ont salué la FAO pour la donation qui leur permettra de mener à bien leurs activités et d’en tirer profit. La cérémonie de remise s’est déroulée en présence des autorités administratives, des conseils communaux, des conseils de villages ainsi que les services techniques de l’agriculture et de l’élevage.  AS/KM (AMAP)    

Bamako : Des taxis motos comme solution aux embouteillages

Reportage de Oumar Diakité Bamako, 08 décembre (AMAP) Une centaine de taxi motos, d’une marque japonaise, de couleur bleue, avec GPS et une assurance en cas d’accident, circulent à Bamako et sont sollicitées par des clients, comme solution aux bouchons, pour les courses quotidiennes. Les conducteurs, (hommes et dames) sont habillés en gilets et équipés pour satisfaire les besoins de transport via la technologie. « Vous voulez aller au travail, à l’école, au marché ? Ou bien vous avez besoin qu’on fasse votre course ? C’est simple, vous les appelez ou vous écrivez via Messenger, Facebook à ‘Moto Teliman’ », témoigne un client fidèle, avant que nous fassions connaissance avec ces moto taxis. Et de commenter : « on vous envoie un conducteur de moto qui va vous remettre un casque et vous emmener à destination. Cela coûtera 50% moins cher et 3 fois plus rapide qu’une voiture ». Cet échangé a suscité notre curiosité sur ce nouveau transport de personnes et de livraison par deux-roues à Bamako. C’est une start-up, la première qui offre un tel service. Pendant une semaine, nous avons remarqué, à travers la ville de Bamako, en différents lieux de stationnement, quelques taxis motos labélisées ‘Teliman’. Sur la route de Lassa (un quartier sur les collines, côté ouest de la ville), nous avons  rencontré Ibrahim Diakité, un conducteur de ces taxi motos, pas peu fier de son travail, stationné sous les manguiers, en contrebas, à droite de la voie bitumée en direction de Kati.  « Nous voulons aller à Lassa. C’est combien le prix de transport ? », nous nous adressons à lui. « 200 Fcfa », répond-t-il,  la moto à côté, deux casques posés dessus dont l’un réservé au client. Nous enfourchons l’engin. En route, M. Diakité nous dit qu’il est un émigré malien de retour au pays et qu’il gagne, présentement, sa vie avec ce travail, avant de nous indiquer la direction de l’entreprise de taxi moto. « C’est un réseau de chauffeurs formés et équipés, une application mobile de tarification, un call-center, des motos avec GPS et une assurance en cas d’accident. Notre particularité est que nous mettons l’accent sur la sécurité et les prix abordables « , détaille notre chauffeur, nous  motivant vouloir en savoir davantage en nous rendre à la direction de la start-up à Sogoniko, non loin du commissariat de police du 7ème arrondissement, dans une grande cour. BOURSE D’EXCELLENCE  – Dans l’enceinte, un parking pour motos, de marque, majoritairement, Djakarta, non pas de celle des engins de Teliman, mais des chauffeurs, beaucoup de chauffeurs.  Nous apercevons une jeune dame en train de laver une assiette et un chauffeur de taxi moto assis auprès de la porte d’un bureau. Ce dernier nous apprend qu’elle est la première responsable de l’entreprise. « Je m’appelle Hawa Traoré. Je suis co-fondatrice et directrice générale de la start-up Teliman. Je dirige Teliman avec Abdoulaye Maïga, co-fondateur et directeur Informatique ». Les présentations sont, ainsi, faites. Alors que nous pensions que le projet appartenait à un étranger, elle dut : « Nous sommes, tous les deux, maliens. Après le baccalauréat au Mali, nous avons, tous les deux, obtenu une bourse pour poursuivre nos études supérieures en France (La Bourse d’Excellence). Je suis ingénieure en Génie mécanique-industrie (Arts et Métiers) de formation et Abdoulaye est Ingénieur informatique (Centrale Paris) », précise la patronne de Teliman Taxi-moto. Mme Traoré est de la promotion 2008 de la Bourse d’Excellence et a été, d’ailleurs, la première nationale du Baccalauréat 2008, détail important qu’elle ne souhaite pas mettre en exergue. Abdoulaye Maïga est son aîné. Il est de la promotion 2007. Après quelques années d’expérience professionnelle à l’étranger, dit-elle, nous sommes rentrés au Mali pour lancer la start-up Teliman avec le partenariat » d’un concessionnaire de la place « qui a cru au projet dès les premières heures ». Selon elle, il s’agit de rendre à l’Etat du Mali la monnaie de sa pièce, en contribuant à la solution du chômage des jeunes. « Nous souhaitons contribuer au développement du Mali, en proposant une solution innovante qui répond à un besoin, au niveau du transport, tout en créant des emplois formels pour une population jeune en forte croissance », justifie la jeune dame. IDEE DU PROJET – Selon Hawa Traoré, l’idée de Teliman est venue du constat qu’à Bamako, comme dans beaucoup de capitales africaines, il y a une réelle difficulté de mobilité a travers le transport. Il y a beaucoup d’embouteillages, pas assez d’infrastructures et pas de réseaux de transport organisés pour servir la population en forte croissance et desservir les nombreuses zones isolées. « Heureusement, les Africains sont intelligents et ont trouvé une solution : la moto », se réjoui-t-elle. « C’est rapide, c’est tout terrain et pas cher », commente notre interlocutrice. Cependant, le secteur du taxi-moto est en général chaotique. Les passagers ont peur pour leur sécurité, les chauffeurs ont des difficultés à financer leur engin et de faire face aux aléas de ce métier (accidents, maintenance). Les autorités craignent l’anarchie dans la ville. « C’est fort de ce constat, soutient Hawa Traoré, que notre solution est née : conserver les avantages de la moto, sans les inconvénients ». « Cette solution, précise-t-elle, est, avant tout, un réseau de chauffeurs professionnels formés, équipés avec des équipements de bonne qualité, pour satisfaire les besoins de transport en utilisant la technologie ». En effet, Teliman est la première start-up offrant un service de transport de personnes et livraison par taxi-moto à Bamako. Des motos assez confortables, bien entretenues. Des chauffeurs indépendants formés et suivis. « La sécurité du conducteur et du passager sur la route se matérialise par les casques, l’assurance en cas d’accident, le GPS sur les motos », rassure la co-fondatrice de l’entreprise Elle ajoute qu’un service client, à l’écoute, existe depuis mai 2018 et les chauffeurs desservent toute la capitale malienne. « Le réseau compte, aujourd’hui, une centaine de chauffeurs indépendants dont 5 femmes », souligne Mme Traoré. S’y ajoute une vingtaine de personnes pour le management. Les réussites en un an et demi se résument, d’après elle, « en la facilitation du quotidien des Bamakois avec un transport rapide et accessible ». Elle cite, aussi, la contribution au développement du Mali, avec la création d’une

Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS : Macky Sall passe le témoin à Ibrahim Boubacar Keïta

Bamako, 08 décembre (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, préside, désormais, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), indique une des principales résolutions, à l’issue de la 18esession ordinaire de la Conférence tenue, samedi, à Bamako, au Mali. Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Guinée, de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal ont, également, nommé le ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, président du Conseil des ministres de l’Organisation sous régionale. Dans son discours programme de clôture de cette 18esession ordinaire, qui marque aussi son entrée en fonction, le nouveau président de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement a, vivement, salué le président sortant, Macky Sall, pour son « leadership éclairé », le Haut-Commissaire, Ahmed Diane Semega, « pour son engagement, sa maîtrise des dossiers » et le personnel des différentes agences pour les résultats obtenus. Ibrahim Boubacar Keïta les a, par la même occasion, engagé à diligenter l’exécution des projets pour lesquels les contrats de financement ont été déjà signés. Le président malien a, aussi, encouragé les organes dirigeants de l’OVMS à explorer tous les moyens et voies possibles pour parachever la recherche de financement pour les projets qui sont dans le pipeline. Pour ce faire, il a affirmé savoir compter sur le soutien et l’appui constants de ses pairs. Tout en invitant les responsables de l’Organisation à se protéger dans l’avenir, « un avenir qui ne peut  être que radieux », le président entrant a, en réponse au plaidoyer du président Sall, promis de tout mettre en œuvre pour la sécurité et la sauvegarde de la Falémé qui est, aujourd’hui, menacée de mort à cause de l’orpaillage sauvage dont le dragage. Cette 18esession ordinaire a été marquée par la présence du Premier ministre, Dr Boubou Cissé, des membres de son gouvernement et des présidents des institutions maliennes. CMT/MD (AMAP)    

Le président Keïta à la tête de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’OMVS

Bamako, 7 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a été désigné samedi à Bamako par ses pairs membres de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS),président de l’organisation sous régionale, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’Etat qui remplace à cet effet, le président Sénégalais, Macky Sall, a vivement salué son prédécesseur pour son « leadership éclairé » avant de rendre hommage au Haut-Commissaire, Ahmed Diane Semega  » pour son engagement, sa maîtrise des dossiers » et le personnel des différentes Agences pour les résultats obtenus. Le Président Keïta les a, par la même occasion, engagés à diligenter l’exécution des projets pour lesquels les contrats de financement ont été déjà signés. Le Chef de l’Etat qui a également invité les responsables de l’Organisation à se projeter dans  l’avenir, « un avenir qui ne peut  être que radieux »  a, en réponse au plaidoyer de son prédécesseur Macky Sall, promis de tout mettre en œuvre pour la sécurité et la sauvegarde de la Falémé, qui est aujourd’hui menacée de mort à cause de l’orpaillage sauvage comme le dragage. Le président malien a aussi encouragé les organes dirigeants de l’OVMS à explorer tous les moyens de financement possibles pour parachever la recherche de financement pour les projets qui sont dans le pipeline. Pour ce faire, il sait compter sur le soutien et l’appui constants de ses pairs. Le président de la République a enfin encouragé les organes dirigeants de l’OVMS à explorer tous les moyens de financement possibles pour parachever la recherche de financement pour les projets qui sont dans le pipeline. Le ministre sénégalais de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne MBaye Thiam, a été nommé, pour sa part président du Conseil des ministres de l’Organisation, à l’issue de la XVIIIè session ordinaire de la Conférence de l’OMVS. CMT/KM (AMAP)  

OMVS : La navigabilité du fleuve Sénégal, une priorité en passe de devenir réalité

Bamako, 07 décembre (AMAP) La 18e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) s’est ouverte, samedi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), au Mali, a constaté l’AMAP. L’ouverture de ces assises, sous le thème « Engageons-nous pour une véritable navigabilité du fleuve Sénégal : facteur de transport économique de premier choix », a été présidée par le président  sortant, le chef de l’Etat sénégalais, Macky Sall. Souhaitant la bienvenue à ses hôtes, le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta a lancé : « Vous savez combien je tiens à la navigabilité du fleuve Sénégal ». En la matière, le chef de l’État a noté que le Mali pourra être, bientôt, relié à Saint-Louis avec des navires à fort tirant d’eau. « Nous avons atteint un niveau de compétence et de performance jamais égalé… », a ajouté Ibrahim Boubacar Keïta, visiblement satisfait des résultats atteints. Dans son discours, le président sortant, élu le 17 mai 2017 à Conakry par ses pairs, a listé des réalisations importantes sur les plans énergétique, alimentaires, sanitaires etc. S’agissant du développement de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, Macky Sall a salué la signature, le 11 octobre dernier à Dakar, d’un contrat commercial avec la société indienne AFCONS. Il permettra, entre autres, la construction d’infrastructures portuaires, d’un chantier naval dans la zone d’influence de Rosso-Mauritanie, l’aménagement d’un chenal navigable d’un peu plus de 900 km. « Pour l’achèvement de tous ces projets, il est nécessaire de donner une impulsion nouvelle aux mécanismes de financement de l’OMVS », a plaidé le nouveau président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, nouvellement élu et qui fait, ainsi, sa première participation a sommet de l’organisation sous régionale. A la fin du huit clos, l’OMVS aura un nouveau président qui s’attachera à la lourde tâche de parachever les nombreux projets déjà lancés. CMT/MD (AMAP)

Fin de la rencontre sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme

Bamako, 7 décembre (AMAP) La cérémonie de clôture des états généraux sur la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, a été présidée vendredi à Bamako, par le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Organisée par la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif), la rencontre s’est déroulée en présence des représentants des autres Centifs de la sous région. Le Premier ministre s’est réjouit des conclusions de ces travaux avant  d’encourager les Centifs à poursuivre leurs efforts pour la réussite de leur mission sensible et délicate. Le Chef du Gouvernement a enfin transmis les assurances du Président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et du Gouvernement qui ne ménageront aucun effet pour lutter contre toute forme de criminalité. Le président du réseau des Centifs, Tacher Hassane a informé l’assistance des recommandations des délégués notamment l’institution d’une obligation de déclarer le transport frontalier d’espèces dans les pays de la sous-région. Enfin, le président de la Centif du Mali, Marimpa Samoura a présenté au Chef du Gouvernement, la maquette du futur siège de son organisme. KM (AMAP)

San : Campagne de distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à Longue durée

San, 7 décembre (AMAP) La journée de sensibilisation des acteurs locaux sur la campagne de distribution gratuite des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à Longue durée ( MILD), s’est déroulée jeudi à San, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Abraham Kassogué, a constaté l’AMAP.                   Les participants ont échangé sur entre autres, le paludisme et les moyens de sa prévention,  son mode de transmission et les messages clés sur ses signes et symptômes, les moyens de sa prévention et son mode de transmission. Ils ont également échangé sur l’utilisation et l’entretien des moustiquaires Imprégnées d’insecticide à longue durée, le rôle et responsabilités des agents de distribution des moustiquaires lors de la campagne et les procédures de distribution des MILD. Le représentant du chef de l’exécutif local  a saisi l’occasion pour rappeler que les moustiquaires ne sont pas remises pour être gardées dans les valises avant de préciser que leur usage quotidien demeure un moyen sûr de prévention contre le paludisme. La rencontre au cours de la quelle il a été précisé que la distribution prendra fin le 10  décembre, s’est déroulée en présence des autorités politiques et administratives locales , du chef de village,  des chefs de quartiers de la commune urbaine de San, des représentants des services techniques déconcentrés de l’Etat, de la société civile et des acteurs de la santé. NC/KM (AMAP)