Attaque terroriste à Konna: Les FAMa repoussent des assaillants
Bamako, 09 novembre (AMAP) Les Forces armées et de sécurité maliennes ont fait l’objet d’une attaque terroriste à Konna, près de Mopti (Centre), vendredi, aux environs de 19 heures 45 minutes, a appris l’AMAP, de source locale. Cette nouvelles attaque est confirmée par les services de communication des FAMa, précisant que « les terroristes sont arrivés à motos et ont attaqué le poste de la Gendarmerie ». « Dès les premiers coups de feu, les éléments de la Garde nationale ont, énergiquement, riposté. Les terroristes ont pris la fuite », poursuit cette source. Le bilan est de deux civils tués et deux blessés dont un gendarme. Un véhicule de la Gendarmerie a été calciné. Les blessés ont été évacués à l’hôpital Sominè Dolo de Sevaré à minuit. Une patrouille de l’Armée sécurise la localité de Konna et ses environs immédiats. Cette attaque intervient quelques jours après celle de Indelimane survenue le 1 er novembre qui a coûté la vie à une cinquantaine de soldats maliens et une importante perte en matériels militaires emportée ou calcinés. Suite à ce drame, le président de la République a instruit des « mesures fortes » dans une adresse à la nation, avant de se rendre à Gao pour apporter son soutien aux blessés et présenter ses condoléances aux familles endeuillées. AC (AMAP)
Meeting de soutien de la société civile aux Forces armées maliennes
Bamako, 09 novembre (AMAP) Des organisations faîtières de la société civile malienne ont organisé, vendredi, au monument de l’Indépendance, un meeting pour rendre hommage et soutenir l’Armée nationale, suite à l’attaque terroriste qui a, la semaine dernière, fait plus d’une cinquantaine de morts dans les rangs des Forces armées maliennes (FAMa) à Indelimane, dans le Cercle d’Ansongo. Aux environs de 15 heures que les abords du monument de l’Indépendance ont été pris d’assaut par une foule immense. C’est, en effet, ce lieu emblématique qui a servi de point de convergence pour des centaines de personnes venues de plusieurs quartiers de Bamako et environs. Objectif : Soutenir les forces de défense maliennes. Sur place, l’on pouvait lire sur les pancartes et les banderoles, au milieu de cette marrée humaine, des slogans comme « Vive le Mali, vive les FAMa, le peuple tout entier est avec vous », « Hommage aux FAMa ». Certaines personnes, tenant le drapeau national, n’arrêtaient pas de scander des propos hostiles à la France et à la Mission multidimensionnelle et intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Le président des organisations faitières de la société civile, Mansour Cissé, a indiqué que le but du meeting est de dire au peuple malien que les initiateurs du meeting sont unis derrière l’Armée nationale. « Nous comptons aider l’Armée par cette mobilisation. C’est une manière de montrer que nous sommes derrière nos militaires, nuit et jour, 24h/24, pour que la population malienne et l’opinion internationale puissent le comprendre », a-t-il déclaré. Et M. Cissé de marteler que les populations maliennes sont frustrées de voir tant de morts dans les rangs de nos Forces armées. Il a, ensuite, invité le gouvernement « à traquer ces bandits qui sont à l’origine de ces crimes ignominieux et de les faire traduire en justice ». « Cet après midi, il y avait un sentiment de réveil de patriotisme. Malgré la température et le soleil, les gens étaient là et il suffisait de dire Mali, vive Mali, vive l’Armée pour que les gens se sentent en extase », s’est, pour sa part, réjoui le président de la commission d’organisation du meeting, Mamadou Sidibé. Subitement, les esprits s’échauffant quelque peu, ce meeting s’est transformé en une marche de protestation. Cette marche improvisée s’est terminée devant l’ambassade de France où, des jeunes hostiles à la présence des forces étrangères au Mali, ont exprimé leur mécontentement sous le regard vigilant des forces de sécurité. Les éléments de la police et de la garde nationale ont encadré le meeting et il n’y a eut Il aucun débordement. ABD/MD (AMAP)
Régulation des médias et TIC dans l’UEMOA et en Guinée : Les recommandations de Bamako
Bamako, 08 novembre (AMAP) Les rideaux sont tombés, jeudi, sur la deuxième réuniondu Comité des juristes experts en régulation des médias et des Technologies de l’information et de la communication (TIC) de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Guinée. Au terme de deux jours de travaux, les experts venus des huit pays de l’UEMOA et de la Guinée ont formulé des recommandations et arrêté des décisions nécessaires à l’accomplissement des missions de la Plateforme. Les recommandations formulées s’articulent autour de cinq points essentiels. Il s’agit, en autres, de l’achèvement de l’état des lieux de la réglementation applicable à la couverture médiatique des élections, au plus tard, à la fin du mois de nombre 2019. Les spécialistes ont, aussi, préconisé la finalisation des travaux d’élaboration du manuel de procédures d’appui et d’observation de la couverture médiatique en période électorale. Ils ont plaidé pour la tenue d’une session des instances de régulation membres de la Plateforme sur les missions d’observation et d’appui à la couverture médiatique dans ses pays membres. Une autre recommandation formulée, au terme de cette réunion, est la création des conditions de participation des instances de régulation membres de la Plateforme à la supervision de la couverture médiatique des élections tenues dans les Etats membre de l’UEMOA et en Guinée. Les juristes experts ont aussi prôné la poursuite de la réflexion sur l’harmonisation du cadre juridique relatif à la redevance audiovisuelle dans les pays membres de la Plateforme. En ce qui concerne la couverture médiatique des élections, le président de la Haute autorité de la communication (HAC) du Mali et président en exercice de la Plateforme, qui a présidé la cérémonie de clôture de cette rencontre de Bamako, a indiqué que les travaux ont abouti à l’esquisse d’un guide pour la régulation des médias en période des élections. « Le projet communautaire, qui sera certainement élaboré, va être soumis, en même temps que le projet de statut et règlement intérieur, à la conférence des présidents de la Plateforme qui se tiendra à Bamako en 2020 », a annoncé Fodié Touré. Le président en exercice de la Plateforme des régulateurs de l’audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée a assuré que 2020 verra la mise en œuvre efficiente du Plan d’action. BBC/MD (AMAP)
Lutte contre le terrorisme : Bientôt des renforts de taille
Bamako, 08 novembre (AMAP) La ministre française des Armées, Florence Parly, qui vient de boucler une visite dans certains pays du Sahel, dont le nôtre, a, au terme de cette tournée, annoncé que l’Armée malienne recevra, bientôt, des renforts composés de troupes spéciales européennes. Cette information, que rapporte le site web de Radio France internationale « rfi.fr », précise qu’à l’heure actuelle, les préparatifs de l’opération baptisée «Tacouba», (Sabre) en tamasheq, se déroulent plutôt dans la discrétion. Les négociations n’ont pas lieu au niveau des instances européennes, mais bien directement entre capitales parce que ce ne sera pas une mission de l’Union européenne (UE), pas plus que ne l’est l’opération Barkhane. Cette unité de forces spéciales, selon la ministre Parly, aura un rôle de formation, et peut-être, aussi, d’accompagnement des troupes maliennes au combat. Mais dans la situation sécuritaire difficile au Sahel, cette annonce revêt une importance à la fois politique et opérationnelle, indique Elie Tenenbaum, chercheur au Centre des études de sécurité de l’Institut français des relations internationales (Ifri), cité par Rf.fr. «Il y a une importance politique qui est voulue de la part de la France d’impliquer davantage les Européens sur le plan opérationnel. On a évidemment une situation dans la bande sahélo-saharienne qui est aujourd’hui dégradée, pour dire le moins, avec un effort capacitaire considérable du côté de la France, et il est difficile de monter encore davantage en puissance », a analysé le chercheur. De ce point de vue, ajoutera-t-il, toute aide venue des pays européens est évidemment la bienvenue. Il reste également à définir sous quelle chaine de commandement sera placée cette force Tacouba : celle de l’opération Barkhane ou celle de Sabre, les forces spéciales françaises. Deux organigrammes certes coordonnés mais qui ne sont pas subordonnés l’un à l’autre. « Selon l’état-major français, le calendrier de l’organisation de cette force européenne sera dévoilé au début de l’année 2020 », conclut le site rfi.fr. Par ailleurs, les travaux de la 6è session du Conseil des ministres du G5 Sahel, tenue cette semaine, à Ouagadougou ont été sanctionnés par des recommandations touchant les aspects de paix, de sécurité et de développement. En effet, au sortir de la réunion à laquelle ont participé les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la région du Sahel, ainsi que les responsables militaires, il a été préconisé la mise en commun des forces aériennes des pays du Sahel dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le déploiement d’un bataillon tchadien pour renforcer les zones frontalières du Mali, du Niger et du Burkina Faso, cibles d’attaques terroristes menées par l’Etat islamique et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). En outre, lors de cette importante rencontre, le secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sambo Sidikou a insisté sur une action concertée face aux groupes terroristes, soulignant que l’heure est à l’union sacrée. MS/MD (AMAP)
Régions de Ségou et Sikasso : Les comités d’éveil et d’alerte contre les VBG s’organisent
Ségou, 08 novembre (AMAP) La salle de conférence du village artisanal de Ségou abrite depuis, jeudi, l’atelier de conception des Termes de référence(TdR) pour la mise en place et le fonctionnement des comités d’éveil et d’alerte sur les Violences basées sur le genre (VBG) et les pratiques néfastes, dans le cadre du «Programme Spotlight Initiative Durant deux jours, les participants aborderont lors de cet atelier des modules dont les objectifs spécifiques sont, entre autres, de faire connaitre la composition et le système de mise en place des comités au niveau village et commune, d’identifier les rôles et responsabilités de ces derniers sur les VBG, d’élaborer et de partager les outils de collecte de données et de faire remonter des informations mensuelles, à travers une synergie d’actions permettant une meilleure prise en charge des survivants(es). Dans son intervention, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou, Siné Dembélé, qui a présidée l’ouverture des travaux,a fait savoir que le Mali vient de bénéficier du «Programme Spotlight Initiative», une œuvre conjointe de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU) pour éliminer toutes les formes de violence à l’égard des filles et des femmes. Siné Dembélé a souligné la pertinence du programme qui repose sur six piliers retenus pour atteindre les Objectifs du développement durable (ODD). Il a cité le cadre législatif et politique, le renforcement des institutions, la prévention et les normes sociales, la disponibilité des services essentiels et de la qualité ainsi que des données fiables et le renforcement du mouvement féminin. M. Dembélé a fait remarquer que les Mutilations génitales féminines (MGF) et le mariage des enfants demeurent deux pratiques profondément ancrées dans les us et coutumes et dont l’abandon fait l’objet de débats au sein de notre société.Saisissant l’occasion, le représentant du gouverneur de la Région de Ségou a rendu hommage aux acteurs et partenaires qui travaillent, inlassablement, pour une meilleure protection des droits des enfants, avant de remercier, particulièrement, l’UNICEF pour avoir appuyé la Direction régionale de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille de Ségou dans la mise en place de 82 comités de veille sur le mariage des enfants dans 82 communes des cercles de Bla, Ségou, Tominian, San et Barouéli durant l’année écoulée. De l’avis du représentant du gouverneur de Ségou, la mise en place d’un système d’alerte et d’éveil social sur toutes les formes de VBG ainsi que les pratiques néfastes, au niveau communautaire, contribuera, sans équivoque, à la prévention et la prise en charge holistique des cas de VBG et pratiques néfastes. Pour les directrices régionales de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille des régions de Ségou et Sikasso, Mme Haïdara Bernadette Keïta et Fatoumata Samaké, l’atelier est un cadre d’échange idéal pour aborder la problématique des VBG qui concerne aussi bien les hommes que les femmes en vue de disposer d’un canevas qui servira de guide pour les différents acteurs des zones ciblées par le «Programme Spotlight Initiative». Etaient aussi présents aux travaux la représentante de l’UNICEF, Aminata Dicko Sangaré, des représentants des maires des communes cibles, des coordinateurs des ONG et associations. MS/MD (AMAP)
Centre d’études stratégiques : Des propositions pour renforcer la structure
Bamako, 08 novembre (AMAP) Les travaux de l’atelier de relecture du cadre institutionnel et juridique du Centre d’études stratégique (CES) ont pris fin, jeudi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a constaté l’AMAP. La rencontre de deux jours a permis aux participants de proposer un projet de décret portant organisation et modalités de fonctionnement du CES. Ils ont, également proposé un projet de loi pour le Centre afin de prendre en compte les innovations dont il pourrait bénéficier. Parlant de cette dernière proposition, le directeur général du CES, le général Mahamane Touré, a confié, dans une interview, que ce projet de loi porte sur l’érection du CES en un Centre d’études stratégiques et de prospective (CESP) en tant qu’établissement public à caractère scientifique et technologique. Selon le général Mahamane Touré, cette décision permettra au Centre de se doter d’un conseil d’orientation et d’un conseil scientifique qui va permettre de donner un contenu et un contenant à toutes les analyses et recherches qui vont être entreprises au profit du gouvernement. Quant au projet de décret portant organisation et modalités de fonctionnement de son structure, le général Touré a ajouté qu’il sera mis dans le circuit afin d’être adopté le plus rapidement possible et donner au Centre le moyen de pouvoir mener à bien les missions qui lui sont assignées. Il a, ensuite, rendu hommage à tous les participants à l’atelier, notamment le Centre d’études stratégiques et de sécurité du Niger (CNESS), le Groupe de recherche sur la sécurité humaine du Burkina Faso et le Democratic national institute (DNI). «Grâce à la collaboration de toutes ces structures, cet exercice va nous permettre de pouvoir créer un centre de partenariat. Le dernier acte qui a été posé est l’adoption d’un cadre de partenariat avec les organisations de la société civile. Parce qu’en réalité toutes les actions que nous menons sont au profit du citoyen malien», a affirmé le général Touré. Et d’ajouter qu’aujourd’hui, il existe dans notre pays, des universités, des centres de recherche qui ont fait des travaux de qualité. « La plupart du temps, a déploré Mahamane Touré, les résultats de ces travaux dorment dans les tiroirs ». «Nous voulons essayer de les exhumer et les mettre en valeur pour que ces actions puissent bénéficier aux citoyens maliens », a fait savoir le directeur général du CES. Pour sa part, le directeur adjoint du CNESS du Niger a salué l’inclusivité de la rencontre, avant d’ajouter qu’elle doit être encouragée dans l’exécution des missions du CES. Garba Abdoul Aziz a assuré le Mali de la disponibilité de son centre à réaliser des projets. Quant au représentant du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, il s’est dit satisfait de la qualité des conclusions de l’atelier. La cérémonie de clôture était dirigée par le représentant du département des Affaires étrangères, Abdoulaye Tounkara, en présence du directeur général du CES, le général de division Mahamane Touré et du directeur adjoint du (CNESS), Garba Abdoul Aziz. Cet atelier avait pour objectif de renforcer le cadre juridique du CES par l’examen de ses projets de textes en vue de l’adapter aux nouveaux défis auxquels il est confronté. MDD/MD (AMAP)
Sécurité routière dans le district de Bamako : Les acteurs nationaux s’approprient les résultats d’une étude
Bamako, 08 novembre (AMAP) « Les impacts néfastes des accidents de la circulation routière sur le développement socio-économique d’un pays comme le nôtre, qui perd plus de 600 jeunes actifs, dont les âges sont compris entre 18 à 35 ans, chaque année sur les routes ne sont plus à démontrer », a déclaré, jeudi, à Bamako, le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine, Ibrahima Abdoul Ly, M. Ly procédait à l’ouverture de l’atelier de dissémination de l’étude d’amélioration de la sécurité routière financée par un don de la Banque africaine de développement (BAD) pour environ 207 millions de Fcfa sur les ressources du Fonds fiduciaire coréen. « Cette étude vise à réaliser une analyse approfondie des artères routières pénétrantes et centrales du district de Bamako, à dresser un rapport détaillé des risques d’accidents et de la performance sécuritaire », a précisé la représentante pays de la BAD, Mme Louise Djoussou-Lorng. Il s’agit, selon elle, de proposer des solutions pérennes d’amélioration de la sécurité routière à court, moyen et long terme avec une estimation des coûts de leur mise en œuvre. Rappelons que Bamako, en plus d’être le pôle de développement économique majeur du Mali avec 60 % du potentiel industriel et plus de 60 % de l’activité économique formelle, concentre la majorité des véhicules motorisés du pays. Les statistiques concernant les accidents de la circulation routière, ces dernières années, montrent que le district de Bamako enregistre, à lui seul, près de la moitié des victimes. Faisant ainsi des accidents de route la première cause d’engorgement des services d’urgence des hôpitaux. « C’est en tenant compte de tous ces paramètres que la BAD a voulu accompagner le gouvernement, en faisant appel à des experts internationaux pour mener cette étude d’amélioration de la sécurité routière dans le district de Bamako », a soutenu Ibrahima Abdoul Ly. « L’étude est assortie de propositions d’aménagements adéquats à réaliser en vue d’inverser la tendance actuelle des accidents de route », a expliqué le ministre des Transports et de la Mobilité urbaine. Pour lui, les conclusions de cette étude permettront, à chaque structure, de s’engager pour la mise en œuvre des recommandations et du Plan d’actions qui s’articulent autour des cinq piliers de la Décennie d’action de la sécurité routière 2011-2020. Il s’agit, au-delà de cette étude, de traduire en actes concrets la vision du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta qui a fait de la lutte contre l’insécurité routière une des priorités de l’action gouvernementale. En finançant, notamment, des projets de renforcement de la sécurité des infrastructures routières et de renforcement des capacités des structures impliquées dans la lutte contre l’insécurité routière etc., a-t-il ajouté. BBC/MD (AMAP)
Académie d’enseignement de Koulikoro : Le taux de scolarisation des enfants en hausse

Koulikoro 08 novembre (AMAP) « Le taux de scolarisation des enfants est en pleine croissance, suite aux efforts conjugués du département de l’Education et l’intervention, de plus en plus, d’ONG dans le secteur de la scolarisation des enfants et des filles, en particulier » a annoncé mercredi, Mme Dembélé Kadiatou Samaké, chargée de scolarisation des filles à l’Académie d’enseignement de Koulikoro dans la salle de conférence du gouvernorat. Au cours d’une conférence organisée par la direction régionale du développement social dans le cadre du Mois de la solidarité et présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Sékou Samaké en présence de plusieurs acteurs régionaux et d’un nombre impressionnant de femmes, . la conférencière a indiqué qu’au premier cycle de l’Académie de Koulikoro, on enregistre une amélioration du taux d’accès des garçons et des filles. Au niveau des garçons, le taux est passé de 87,3% en 2015/2016 à 96,81% en 2016 /2017. Pendant la même période, celui des filles est passé de 64,3% à 74,18%. Au niveau du 2è cycle, sur la même période, le taux des garçons est passé de 59,29% à 75,37% et celui des filles de 34,47% est monté à 67,62%. Mme Dembélé a évoquée de nombreuses actions, des programmes et stratégies exécutés auprès des communautés pour faciliter l’accès et le maintien à l’école de tous les enfants du Mali. Au niveau de l’Académie de Koulikoro, pour illustrer, elle a cité, entre autres, le Programme d’appui à l’accès de tous les enfants à l’école au Mali (PECETEM), le programme d’appui à l’inclusion scolaire (PAIS) sur financement de l’Union européenne (UE), la stratégie « d’insertion directe » qui consiste à donner la chance aux enfants non scolarisés de rejoindre les classes et de leur faire bénéficier des cours de soutien ou de rattrapage. Une stratégie financée par l’UNICEF. Cependant Kadiatou Samake a reconnu que la scolarisation des filles pose, toujours, beaucoup de problèmes dans nos communautés, à cause du mariage précoce, des Violences basées sur le genre (VBG), de l’accessibilité géographique des écoles, du manque de responsabilité de certains parents, de la pauvreté, de l’ignorance, entre autres. Les débats ont suscité plusieurs questions parmi lesquelles les grossesses précoces, la gratuité de l’inscription à l’école publique, les mariages religieux, le châtiment corporel, les cantines scolaires. AM/MD (AMAP)
Salon international de l’artisanat du Mali : Gagner la commande publique par la qualité de la production
Bamako, 08 novembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubabacr Keita a inauguré, jeudi, en fin d’après-midi, la 2ème édition du Salon international de l’artisanat du Mali (SIAMA) où il a promis que des consignes seront données pourvu que les artisans soient au rendez-vous de la qualité dans l’exécution de la commande publiqu Le président malien a indiqué que les autorités ont eu raison d’ouvrir la commande publique à l’artisanat qui a sa belle place. «Puisque nous évoluons vers la centrale d’achat, pour qu’au niveau du gouvernement et des autres institutions de la République, nous harmonisions les achats », a insisté le président Keïta,ajoutant que le SIAMA permet de mettre en valeur le travail de nos artisans. «D’une édition à une autre, il y a une amélioration. Il y a certes quelques réajustements à faire mais, pour l’ensemble, il y a de la qualité », a déclaré à la presse le président Keïta, après une visite des stands, dans un hommage aux artisans maliens. Il a mis en exergue le leadership du président de l’Assemblé permanente des chambres de métier du Mali (APCMM), Mamadou Minkoro Traoré, et de la ministre de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Nina Walet Intallou. «Ils ont été bien inspirés d’inviter le Sénégal et le Burkina Faso afin d’échanger des expériences», a-t-il apprécié. Pour le président de la République, l’exemple du Sénégal, qui a mis en place un système de financement bancaire au profit des artisans, est à saluer. «Nous avons certes un peu de retard par rapport à nos voisins, mais dans ce domaine, nous ferons en sorte que notre artisanat puisse se remettre et contribuer comme il se doit au développement économique notre pays», a-t-il déclaré. Revenant de Gao où il s’était rendu au chevet des blessés de l’attaque du camp militaire d’Indelimane, de l’aéroport de Bamako-Sénou, Ibrahim Boubacar Keïta a rallié directement le site du SIAMA au Parc des expositions de Bamako. La cérémonie d’ouverture a débuté par une minute de silence à la mémoire de tous les morts de la guerre contre le terroriste. La ministre de l’Artisanat du Tourisme a rendu hommage au président de la République et au Premier ministre pour leur appui dans l’organisation de ce salon. Mme Nina Walet Intallou a beaucoup insisté sur la qualité de la finition de nos produits artisanaux et du respect des normes en vue de satisfaire la clientèle aussi bien nationale qu’étrangère. Selon elle, l’un des grands challenges de l’artisanat malien demeure la finition. «Mon département continuera à ne ménager aucun effort en vue d’appuyer les artisans pour y parvenir », a-t-elle dit, tout en sollicitant du président de la République la construction d’un site idéal pour les éditions futures du SIAMA. Pour sa part, le président de l’APCMM a dit que le SIAMA permet de se faire une idée du savoir-faire des artisanes et des artisans de toutes les régions du Mali, avec la participation de tous les professionnels de trois groupes d’artisanat, que sont l’artisanat de production ou de transformation, l’artisanat de services et artisanat d’art. Par ailleurs, Mamadou Minkoro Traoré, a indiqué qu’il est prévu lors de ce salon, l’organisation de différents prix pour récompenser, notamment le meilleur talent des femmes et des jeunes artisans. «Nous nous engageons à relever le défi de la commande publique. En effet, nous restons confiants quant à nos capacités de fournir des produits artisanaux de qualité à même de satisfaire les besoins de la consommation», a déclaré M. Traoré, avant de souhaiter que les différentes administrations publiques et les services parapublics renforcent leur confiance aux artisans. Le ministre sénégalais de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, dont le pays est l’invité d’honneur, s’est dit fier du choix porté sur son pays. Pour lui, la tenue de ce salon est la preuve que le peuple malien reste debout. « C’est un éloge à la beauté et à la créativité » s’est-il exclamé. Le Mali renvoi ainsi un message de vie et de résistance. Il refuse le dicta du silence qu’impose la violence. Cette édition compte 9 pavillons, 500 stands climatisés, 84 stands bâtis et plus de 222 stands aménagés… L’objectif global est de créer un cadre de promotion des produits artisanaux maliens, stimuler la créativité et l’innovation chez les artisans, promouvoir l’émergence de jeunes talents, encourager la consommation de nos produits artisanaux. Le Salon enregistre, cette année, la participation des pays membres du Comité de coordination pour le développement et la promotion de l’artisanat africain (CODEPA), à savoir l’Algérie, le Benin, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, et le Togo. YD/MD (AMAP)
Kadiolo : Les cotonniers dressent le bilan de la campagne agricole

Kadiolo, 08 novembre (AMAP) Plus de 200 producteurs cotonniers, venus de toutes les communes du Cercle de Kadiolo, se sont réunis, mardi, à la Maison des jeunes de la ville, pour dresser le bilan de la campagne agricole de cette année, a constaté l’AMAP. Organisée par l’Union des syndicats de coopératives des producteurs de coton (USCPC), la rencontre d’information a, aussi, porté sur l’évolution de la campagne agricole, le point sur l’usine d’égrenage coton de Kadiolo, l’harmonisation des cooperatives, selon la loi OHADA (Organidsation pour l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique) La rencontre a été dirigée par le président de l’USCPC, Yacouba Lamoussa Koné. Elle a été l’occasion pour les producteurs d’évoquer les grands problèmes rencontrés pendant cette campagne agricole. Parmi ces problèmes, il y a l’irrégularité de la pluviométrie en début de saison, le retard dans la mise en place des intrants, surtout l’engrais, l’insuffisance du complexe céréale etc. Un accent particulier a été mis sur le bon conditionnement du coton . L’usine d’égrenage a décelé la présence de graviers dans le coton. De tels actes affectent la qualité du cotton et constitue donc un manque à gagner pour le paysan. “Une qualité supérieure permettra aux producteurs d’obtenir une hausse du prix de l’or blanc (le coton)”, a dit le président de l’USCPC. Aujourd’hui, le coton se vend à 275 CFA le kilo. Toutes les coopératives ont été invitées à harmoniser leurs textes avec les dispositions de l’OHADA. NIO/MD (AMAP)

