Centre du Mali : Ce n’est pas encore « Peur sur la ville » mais…

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Bamako, 12 novembre (AMAP) En dépit des moyens déployés par le gouvernement malien pour la sécurité dans le Centre du pays, le chemin reste long et semé d’embûches. En arrivant dans ce Centre meurtri par tant de drames humains, de tueries et de désolation, le voyageur verra son cœur saigner. Cette vaste zone de culture, d’agriculture, d’élevage et de pêche n’est plus que l’ombre d’elle-même. Agressées, les populations quittent leur terroir, abandonnent champs et troupeaux. Ceux qui sont restés sont armés, déterminés à livrer le baroud d’honneur. Je ne puis m’empêcher de faire le rapprochement, entre ce que ce j’ai sous les yeux et  « En attendant le bus », un superbe article publié, le 14 août 2016, par Pierre Bertet (Security and military support analysis). « Quelque part au cœur de l’Afrique de l’Ouest, mi-août 2016. La saison des pluies bat son plein et, entre deux orages, le temps est idéal pour flâner où méditer. Et cela tombe bien, car j’attends le bus.Le bus Mali. Un véhicule national spacieux puisqu’il ne contient au regard de sa taille, que 17,5 millions de passagers. Incluant, bien sûr, deux-cents cinquante mille (243.690) réfugiés qui, malheureusement, n’ont pas, encore, tous embarqués. Ensuite, au regard de la synthèse des estimations faites à ce propos, ce bus, en 5 ans, à peine, peut entrer dans les faubourgs de l’autosuffisance alimentaire… ». Avec cette belle envolée lyrique, l’allégorie du bus se lance sous la plume de l’auteur. L’allégorie du bus, disons-le, est une belle trouvaille littéraire. Cette analyse-opinion permet d’appréhender, rapidement, le positionnement et les rapports de force qui découlent des actions entreprises ou pas, par les acteurs nationaux et internationaux concernés par la crise au Mali. Elle permet, également, de mettre en relief deux menaces synthétiques et critiques, aujourd’hui, susceptibles de conduire à la partition du pays. PAS RASSURANT –Loin de ces éléments abstraits de l’allégorie du « bus Mali », rien de tel qu’un séjour dans le Centre de notre pays pour toucher du doigt les réalités du terrain. Constat de profane, les premières impressions du voyageur angoissé sur la route de Mopti ne sont guère rassurantes. De Bamako à Mopti, dans le bus, aucun contrôle physique des passagers et des bagages. Les postes de sécurité sont des passoires. Moins rassurant encore, le visage ensommeillé de ce militaire, en poste à l’entrée de Sevaré, s’étirant sur une chaise, déchaussé, arme sur les genoux et qui semble émerger d’une nuit de rêverie. Que dire de ce véhicule 4×4 croisé au rond-point de Savaré, transportant 2 fûts de carburant qui peuvent exploser au contact d’un projectile ennemi avec ses 4 occupants ? « Nous sommes pourtant en guerre », ne cesse de répéter, en leitmotiv, le discours politique. Rien, cependant, de nos comportements ne le corrobore. Mais, à la décharge des forces militaires, l’iceberg ne montre que sa partie immergée. Peut-être que la maison est bien tenue ! Le temple gardé ! Encore une parole de profane : le véhicule de transport pouvait convoyer une tonne de matériels militaires jusqu’à Mopti sans qu’aucun militaire ne s’en aperçoive. Même si le spectre de la violence plane sur les têtes dans le Centre, les populations vaquent à leurs occupations, tombant totalement dans le fatalisme. « Le chant du coq ne veut pas, forcément, dire que le soleil se lève ». « Vous savez, on ne peut pas se permettre de rester à la maison parce que les bandits circulent dehors. Nous sommes obligés de chercher le prix de condiments (la pitance)… », laisse tomber Ibrahim, commerçant d’articles divers à Somadougou, petite bourgade avant Sévaré. A l’entrée de la ville de Mopti, le voyageur est d’abord impressionné par l’aéroport à droite. Un seul avion militaire sur sa poitrine au milieu du tarmac. Des conteneurs superposés, à perte de vue. Ce port sec est une des installations des Nations unies. A côté, une colonne de blindés estampillés « UN ». Les miradors sont tenus par des soldats impeccablement habillés, fusil mitrailleur braqué sur l’extérieur. La Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a gaillardement occupé cette plateforme aéroportuaire entourée d’une tranchée. A quelques centaines de mètres, un camp superbement tenu. C’est encore la MINUSMA. Des tentes militaires dressées au beau milieu, des maisonnettes préfabriquées servent de dortoirs aux « soldats de la paix ». De réputation, l’ONU sait faire les choses en grand. HAPPY END – En ville, le premier camp est à gauche. Nos militaires se battent comme ils peuvent. Le terrain est vaste et la nature de la guerre est complexe. Ils tiennent les postes, dans des conditions de travail difficiles. Pas de hangar, pas de véhicules au check point à l’entrée de la ville. Certainement pour des raisons de prudence, en cas d’attaque surprise. Les voyageurs leur donnent, quelques fois, des pièces pour faire du thé ou acheter des sachets d’eau potable ou encore quelques cigarettes. C’est la réalité du terrain. Au Gouvernorat, en l’absence du chef de l’exécutif, en déplacement, le chef du cabinet évacue les instances. En cette matinée, Kantara Diawara, administrateur civil sort d’une réunion portant sur le dénouement heureux du rapt des enseignants de Tenenkou par des individus armés qui ont mis le feu dans aux livres et cahiers des élèves. Happy end, ils sont libérés après quelques jours de détention dans un endroit encore inconnu. L’administrateur civil, parcourant un courrier, sans lever la tête, confie sans ambages que la situation sécuritaire ne s’améliore pas dans la région. « Au contraire, elle se dégrade et la crise prend de nouvelles formes ». Selon lui, les méthodes des assaillants évoluent et s’adaptent aux opérations militaires dans la zone. « Dambe », opération d’envergure, est présente. « Son chef est en mission en ce moment », précise-t-il, avant de confirmer la présence de milices dogon et peulh sur le terrain. Les combattants opèrent au nez et à la barbe des services de sécurité. Contacté dans son bureau, décortiquant quelques arachides de saison, le chargé de sécurité ne donne pas plus d’informations. L’officier supérieur nous renvoie à sa hiérarchie. La grande muette honore, encore une fois, sa réputation. S’il en est ainsi, dépassons

Kangaba : Echanges sur les droits de l’homme et la saisine des juridictions pénales

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Un atelier de formation sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, destiné à une cinquantaine de jeunes et de femmes, a pris fin, samedi, à Kangaba, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Organisé par le Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CapDH), avec l’appui financier de l’ambassade du royaume de Danemark, il avait pour but d’outiller les jeunes et les femmes sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, afin de promouvoir et de protéger les couches vulnérables et favoriser l’accès à la justice au Mali. Les participants venus des 9 communes du cercle ont échangé sur le système des droits de l’homme, les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les modes de saisine des juridictions pénales ordinaires et les modes de saisine des juridictions pénales spécialisées. Le représentant du chef de l’éxecutif local a remercié le Royaume du Danemark qui continue de déployer des  efforts pour soutenir le gouvernement dans la promotion des droits de l’homme au Mali. Alidji Bagna a enfin déclaré que la connaissance des droits et devoirs du citoyen et la maitrise des procédures de saisine des juridictions par les jeunes constitueraient un vecteur de promotion et de protection des droits humains, facteur de cohésion sociale et de paix durable. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers que le CapDH organise au profit de 700 jeunes des Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti et du district de Bamako, duant cette année 2019. SD/KM (AMAP)  

Incinération de poulets de chair saisis à Kangaba

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Une équipe mobile d’enquête, conduite par Bourahima Diallo, de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro, en mission dans le Cercle de Kangaba, a procédé, samedi, à la destruction, par incinération de 09 cartons de poulets de chair contenant, chacun, 10 poulets, a constaté l’AMAP. La saisie a eu lieu, le 08 novembre 2019, sur le site d’orpaillage de Diabani, dans la Commune rurale de Nouga. Un procès verbal de notification de saisies provisoires a été dressé et adressé au directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro. Il fait mention de la saisie de 09 cartons de poulet de chair importés par un certain Harouna Coulibaly, commerçant à Diabani qui détenait les stocks de marchandises « sans pièces justificatives de leurs acquisitions ». C’est la deuxième saisie de poulets de chair par cette équipe, en moins de deux mois. La première saisie s’est passée à Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, le 1eroctobre 2019. L’incinération du produit s’est déroulée en présence du représentant du sous-préfet central, Abderhamane H. Maiga, du secrétaire particulier du maire de la Commune de Minidian, Issa Coulibaly et du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, le caporal Bourou Diakité. Le préfet du cercle a salué le courage des agents de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence qui ne ménage leur effort pour mener des enquêtes de ce genre dans le Cercle. Il leur a demandé de redoubler d’effort pour mettre fin au commerce frauduleux des poulets. Il faut signaler qu’un arrêté interministériel du18 mars 2004 interdit l’importation de la viande de poulet sur toute l’étendue du territoire national. SD/MD (AMAP)

Bougouni : Atelier de validation des plans de plaidoyer des plateformes communales « faim zéro

Bougouni, 11 novembre (AMAP) Une trentaine de participants des Communes de Koumantou et Ouroun, dans le Cercle de Bougouni, ont pris part, vendredi, à un atelier de validation des plans de plaidoyer des plateformes communales « faim zéro », en vue d’amener leurs membres et autres acteurs impliqués dans la promotion de la sécurité alimentaire nutritionnelle, à s’approprier les différents plans de plaidoyer et à les valider. L’objectif global de ce projet pilote de lobbying et plaidoyer est d’accompagner, à long terme les autorités locales, les organisations de la société civile, ainsi que les acteurs du secteur privé, à rendre, progressivement, effectif le droit à une alimentation et à une nutrition adéquate, contribuant, ainsi, à l’atteinte de la cible 2 des Objectifs de développement durable (OMD). Financé par l’ONG néerlandaise ICCO coopération et ses partenaires, le projet pilote est mis en œuvre par le consortium des ONG, Conseils et appui pour l’éducation de base (CAEB), l’Association malienne pour la sécurité et la souveraineté alimentaires (AMASSA) et Oeuvre malienne pour l’enfance du Sahel (OMAES), pour une durée de deux (02) ans, dans les communes de Sincina et M’Pessoba (Cercle de Koutiala) et dans les communse de Koumantou et Ouroun (Cercle de Bougouni). Ainsi, des plateformes communales « faim zéro » ont été mises en place dans les quatre communes d’intervention et leurs membres formés sur les techniques de plaidoyer lobbying, de communication et de négociation. A l’issue de ces formations et à la lumière des résultats de l’enquête de ménages commanditée par ICCO, un modèle de plan de plaidoyer a été élaboré par les agents d’appui de CAEB, AMASSA et OMAES, à l’intention des plateformes communales « faim zéro ». Dans leurs missions d’appui à l’Etat malien pour la mise en œuvre de ses politiques et programmes de développement, ces structures travaillent, depuis plus de deux ans, dans la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction du travail des enfants sur les chaînes de valeurs agricoles et minières. Elles disposent d’informations pertinentes sur la situation de la sécurité alimentaire, au niveau nationale, sur la base de leurs acquis, de leurs propres recherches et de leurs analyses documentaires. Pour leur part, les autorités locales devraient montrer leur intérêt et leur engagement véritables en faveur d’un développement inclusif et durable. MSM/MD (AMAP)    

Forum de Paris sur la Paix : Du multilatéralisme face à la montée du terrorisme, des conflits internes et des égoïsmes nationaux

Kader MAIGA Envoyé spécial Paris, 11 novembre (AMAP) La cérémonie de l’ouverture officielle du Forum de Paris sur la Paix sera présidée, ce mardi. par le président français, Emmanuel Macron, au Parc de la Villette, en présence d’une trentaine de Chefs d’Etat et de Gouvernement dont le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta. Avant l’ouverture officielle de la grande rencontre de Paris, le Chef de l’Etat et les membres de sa délégation ont pris part, lundi, à un diner qui leur a été offert à l’Elysée, par le président français. Les décideurs défendront, de nouveau, à l’occasion du Forum de Paris, le multilatéralisme face à la montée du terrorisme, des conflits internes et des « égoïsmes nationaux » dans un monde de plus en plus fracturé. Le président Ibrahim Boubacar Keïta évoquera, de nouveau, la crise multidimensionnelle qui secoue le Mali depuis 2012, les attaques terroristes dans son pays et dans le Sahel, pour une forte mobilisation internationale afin de trouver des solutions appropriées à ces difficultés. Le Chef de l’Etat prendra part, également, au Panel de haut niveau sur le thème : « Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme » au siège de l’UNESCO, mardi, à Paris. En sa qualité de Coordinateur des Arts, de la Culture et du Patrimoine pour l’Union Africaine (UA), le président malien fera une importante déclaration. Il profitera de cette opportunité pour soulever, de nouveau, les difficultés rencontrées par la couche juvénile et les solutions adaptées. Le président Keita aura des entretiens avec plusieurs dirigeants français, européens et africains sur de nombreux sujets, allant du renforcement de la coopération bilatérale aux questions sécuritaires et à la mise en œuvre de projets de développement. Il rencontrera, aussi, les Maliens de la diaspora. Le Forum pour la paix se veut, de prime abord, un lieu d’échanges entre Etats, organisations internationales, ONG, entreprises et société civile dans le but de présenter des « solutions pour une meilleure organisation de la planète », selon ses organisateurs. Il ambitionne, également, d’être un relais d’actions concrètes et de « bonnes pratiques » face aux changements climatiques, aux inégalités, à la désinformation et à la cybercriminalité, entre autres. Le Forum de Paris, la première plateforme dédiée aux solutions de gouvernance, vise à améliorer l’organisation de notre monde pour relever les défis les plus urgents dans les domaines de la paix, de la sécurité, du développement, de la protection de l’environnement, des nouvelles technologies, de l’économie inclusive, de la culture et de l’éducation. MD (AMAP)

Le Gouvernement dément formellement la prise de blindés des FAMa par des terroristes

Bamako, 11 novembre (AMAP) L’information faisant état de la prise des blindés des Forces Armées Maliennes (Fama) au cours de l’offensive des Forces nationales de défense contre les bases terroristes à Mondoro, Boulikessy et Indelimane, circulant sur les réseaux sociaux a été démentie par le Gouvernement, a appris l’AMAP de source officielle. Dans le même communiqué, signé du ministre de la Communication, Yaya Sangaré, le gouvernement invite la population à la vigilance face à cette campagne d’intoxication et de manipulation de l’opinion, à travers la diffusion d’informations erronées pour saper le moral de nos vaillants soldats. « Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que les forces de défense et de sécurité du Mali ont engagé, depuis quelques jours, une offensive de grande envergure contre les bases terroristes, dans certaines localités du centre du pays. Le bilan de l’opération, fait état de plusieurs terroristes tués, des véhicules et motos brulés, des cartes d’identité de plusieurs nationalités retrouvées sur les lieux et des effets militaires récupérés », précise le communiqué. Cette opération a été conjointement menée, par les hommes de la 6ème Région militaire de Sevaré, appuyés par l’Armée de l’Air du Mali, selon la même source. « Le Gouvernement de la République du Mali invite l’ensemble du Peuple malien à accompagner et à encourager nos FAMa, dans ce combat contre les forces obscurantistes qui mettent en mal notre vivre ensemble », conclut le communiqué datant de ce lundi. KM (AMAP)

Le capital de la Banque africaine de développement (BAD) va passer de 93 a 208 milliards de dollars

Bamako, 11 novembre (AMAP) La 5èréunion extraordinaire du Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), tenue jeudi 31 octobre, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à laquelle a participé la ministre malienne déléguée chargée du Budget, Mme Barry Aoua Sylla, a décidé d’augmenter de 125%  le capital de l’institution financière, a-t-on appris de source officielle. Le capital de la BAD  va passer de 93 à 208 milliards de dollars (environ 114.400 milliards de Fcfa), la « plus importante hausse de son histoire », annonce un communiqué du ministère malien de l’Economie et des Finances « Cette augmentation de capital va nous donner beaucoup de ressources pour aller plus loin dans le développement de notre continent », a déclaré le président de la BAD,le Nigérian Akinwumi Adesina.   Fondée en 1964, la BAD est la première institution de financement du développement en Afrique, et l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde. Ses priorités sont la lutte contre la pauvreté, l’amélioration des conditions de vie des populations africaines et la mobilisation de ressources pour le progrès économique et social de ses pays membres africains. La BAD compte 80 pays actionnaires dont 54 pays africains, 26 pays non africains d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Son portefeuille actif au Mali comprend 23 opérations, au 15 octobre 2019, pour un montant global d’environ 565 millions d’Unités de compte (UC) soit environ 452 milliards de Fcfa. Ce montant est réparti entre 19 opérations du secteur public et quatre opérations du secteur privé, pour un taux moyen de décaissement de 30,09%. Ces opérations portent sur huit secteurs d’intervention : infrastructures routières, agriculture, eau et assainissement, changement climatique, énergie, développement social, gouvernance et secteur privé. MD (AMAP)

Des hommes armés à moto ont brulé les documents de l’école de la localité de Tindirma

Diré, 11 novembre (AMAP)  Six  hommes armés à moto, non identifiés, ont fait irruption, le 28 octobre dernier, dans la ville de Tindirma, à 45 km de Diré (Nord), et  se sont dirigés, directement, à la direction  de l’école pour  brûler tous les documents de l’établissement, a appris, samedi, l’AMAP de source locale. Devant une population, sans défense, restée perplexe et après leur forfait, les individus sont repartis.  Deux jours après, ils sont retournés pour mettre le feu, aussi, aux documents de la mairie. Ils ont, vainement, cherché le maire qui est porté disparu. Le contingent de l’Armée se trouvant à Goundam s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts quand, malheureusement, les agresseurs étaient déjà loin. Les recherches continuent pour les retrouver. D’après le responsable de l’administration que nous avons approché, « il y a lieu de déployer l’Armée sur toutes les zones du Cercle de Diré et dans toute la Région, en général,  pour éviter que de tels dégâts se reproduisent ». MA/MD (AMAP)

Douentza : Les Forces armées déjouent une attaque au check point au sud de la ville

Douentza, 11 novembre (AMAP) Les Force armées maliennes (FAMa) ont riposté, mardi dernier, à une attaque d’assaillants sur une moto qui ont ouvert, vers 20 heures, le feu sur le check point que des éléments des FAMa  tiennent sur la route Douentza-Koro, au sud de la ville. Aux tirs des assaillants, les militaires maliens ont répondu par des coups de feu à l’arme lourde qui ont permis de déjouer l’attaque, de repousser et mettre en déroute les assaillants qui ont pris fui, abandonnant sur les lieux une moto. Aucune victime, des deux côtés et aussi du côté des civils n’a été signalée. AD/MD (AMAP)

Le président Ibrahim Boubacar Keïta participe au Forum de Paris sur la paix

Kader MAÏGA Envoyé spécial Paris, 11 novembre (AMAP)Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, est, depuis, samedi, à Paris où il prend part aux travaux de la 2è édition du Forum de Paris sur la paix dont la cérémonie d’ouverture sera présidée, lundi, par le président français, Emmanuel Macron,a constaté l’AMAP. Des chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, des représentants d’organisations internationales, d’entreprises et de la société civile participeront, également, à cette grande rencontre. Le président Keïta participera au panel de haut niveau sur le thème : « Perspectives de la jeunesse sur le multilatéralisme » au siège de l’Unesco à Paris. Au cours de son séjour dans la capitale française, en marge des travaux du forum, le chef de l’Etat aura des entretiens avec plusieurs personnalités françaises, d’Europe et d’Afrique sur des sujets d’intérêt commun. Ibrahim Boubacar Keita rencontrera, aussi, la communauté malienne installée en France. Lors de la 1èreédition du Forum de Paris organisée, en novembre 2018, en marge du Centenaire de l’Armistice, à la Grande Halle de la Villette, le président Keïta avait, longuement, abordé les questions de paix et de sécurité. Il avait souligné, en cette occasion, que la paix et la sécurité sont indispensables à la stabilité sociale et au développement économique. Le Forum de Paris sur la paix vise à renforcer l’action des enceintes multilatérales légitimes, au premier rang desquelles les Nations unies, et accélérer la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD). Il constitue, également, un cadre idéal pour rassembler des acteurs du monde entier afin de lancer des initiatives formelles, des exercices parallèles, des médiations et des dialogues bilatéraux. Inspiré du modèle de la COP21, le Forum de Paris sur la paix est une plateforme d’échanges et de débat mettant, particulièrement, en avant les initiatives de la société civile, réunissant tous les acteurs de la gouvernance, chefs d’Etat et de gouvernement, élus locaux et nationaux, organisations régionales et internationales et la société civile. Le Forum de Paris sur la paix est un événement annuel rassemblant tous les acteurs de la gouvernance mondiale lancé à l’initiative du président Emmanuel Macron. « Le monde dans lequel nous vivons est fragilisé par des crises qui déstabilisent nos sociétés : crise économique, écologique, climatique, défi migratoire. Il est fragilisé par la résurgence de menaces capables de frapper à tout moment : terrorisme, prolifération chimique ou nucléaire, cybercriminalité. Il est fragilisé aussi par le retour des passions tristes : nationalisme, racisme, antisémitisme, extrémisme qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent », a déclaré le président Macron, lors de l’ouverture de la 1èreédition du Forum  à La Grande Halle de La Villette, en 2018. « C’est pourquoi nous avons voulu organiser ce Forum de Paris sur la paix qui a vocation à se reproduire chaque année et à rassembler les chefs d’Etat et de gouvernement mais également les représentants des organisations internationales, des organisations non gouvernementales, des pouvoirs locaux, des associations, des entreprises, des fondations, des intellectuels, des journalistes, des activistes, toutes celles et ceux qui font aujourd’hui le monde et qui peuvent le changer », a précisé le président français. Pour rappel, la 1èreédition a regroupé à Paris 65 chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier, 10 dirigeants d’organisations internationales, 121 porteurs de projetsquiont présenté leurs solutions concrètes face aux défis contemporains, 300 intervenants de haut niveauet plus de 6000 participantsd’ONG, d’entreprises,  de groupes religieux et de la société civile. MD (AMAP)