Gao : Funérailles des 30 soldats tombés à Tabankort

Gao, 20 novembre (AMAP) L’oraison funèbre des 30 soldats tués, le 18 novembre 2019 à Tabankort, dans la région de Ménaka, après un accrochage entre une patrouille des Forces armées maliennes (FAMa) et des présumes terroristes, a eu lieu, mercredi, dans la cour de la Direction régionale de la protection civile de Gao, a constaté l’AMAP. C’étaient en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Dahirou Dembélé et du gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, du chef d’Etat-major de la Garde nationale, le général Ouhaoun Koné, du commandant de la zone de défense N°1 de Gao, le colonel, Seydou N. Koné. On notait aussi la présence des épouses des disparus, des parents et des proches. Le commandant du 13è régiment Mix Gao, le lieutenant colonel Abdoulkarim Keita dit Bouné, en rendant un dernier hommage « aux vaillants militaires que le terrorisme, dans sa lâcheté absurde, a fauchés, le lundi 18 novembre 2019, à Tabankort, dans la région de Ménaka, a dit : « Parmi les devoirs inhérents à ma charge, il n’en est pas plus pénible que celui qui m’incombe aujourd’hui. Les militaires maliens remplissent, jour et nuit, de nombreuses missions sur l’ensemble du territoire, en général et le théâtre des opérations, en particulier ». Le lieutenant colonel Keita a témoigné que « ces militaires, officiers, sous officiers et  militaires de rang, essentiellement, de l’Armée de terre et de la Garde nationale, ont tous servi dans les localités de Gao, Ménaka et Bourem ». « Et ils sont, tous, partis en servant la patrie jusqu’au sacrifice ultime. Pour l’honneur de votre mémoire et l’honneur du Mali, nous nous engageons à lutter contre les forces du mal. Dormez en paix. Amen ». Les victimes reposent, désormais, au cimetière de Bangoundié II. L’accrochage, qui a fait, aussi, plusieurs blessés, a eu lieu dans le cadre d’une opération bilatérale pour traquer les terroristes à la frontière Mali-Niger. C’est dans l’exécution de ces missions qu’un détachement malien a été engagé pour travailler avec le Niger, avec l’appui de partenaires comme la force Barkhane et la force du G5 Sahel, pour lutter contre les groupes terroristes qui agissent le long de la frontière commune. Désignés pour rentrer dans la composition de l’opération bipartite baptisée « Tongo-Tongo », les détachements ont été mis la disposition du PCIAT-Est par les secteurs 1 et 2. AT/MD (AMAP)

5è Revue annuelle des réformes de l’UEMOA : Le Mali réalise un taux de mise en œuvre de 82%, en 2019

Bamako, 20 novembre (AMAP)  Le Mali affiche, au titre de 2019, un taux de mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de 82% contre 77% en 2018, a révélé, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA),  Abdallah Boureima. M. Boureima, qui intervenait lors de la 5èrevue annuelle des réformes politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA, au Mali, a expliqué qu’à l’issue des examens techniques, le gouvernement du Mali a enregistré des progrès significatifs, en termes de consolidation et de modernisation de l’exercice d’évaluation des réformes, politiques, projets et programmes communautaires. Cette session, au cours de laquelle, les résultats obtenus par le Mali, au titre de 2019, ont été présentés aux membres du gouvernement, était présidée par la ministre malienne déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget, Mme Barry Hawa Sylla, en présence de plusieurs et de plusieurs commissaires de l’UEMOA. La ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget a rappelé que lors des travaux techniques tenus, du 16 au 18 octobre, 113 réformes et un portefeuille de 12 projets d’un montant d’environ 47 milliards de Fcfa ont été examinés. Mme Barry Hawa Sylla a ajouté qu’en termes de mise en œuvre des réformes communautaires, le Mali avait obtenu, en 2018, un taux de 77% contre 62% en 2017. Résultat qui l’a classé « au rang de 3èmeilleur élève en la matière », s’est-elle réjouie. « S’agissant des programmes et projets communautaires, toutes les revues ont conclu à un indice de  performance de 56%, en 2018 et 66%, en 2017 », a ajouté la ministre déléguée chargée du Budget. Au regard de l’impact réel de ces projets sur les populations, Mme Barry Hawa Sylla a interpellé les acteurs, afin d’améliorer davantage la qualité de la gestion de ces projets. « Car, les résultats obtenus par le Mali, cette année, auraient pu être meilleurs si la Commission de l’UEMOA avait analysé les directives », a-t-elle déploré. Elle a cité, à ce propos, les directives : n° 11/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des stratégies d’entretien routier dans les pays membres de l’Union, n° 04/97/CM/UEMOA portant adoption d’un régime juridique des centres de gestion agréés dans les Etats membres de l’Union et n° 12/2009/CM/UEMOA portant institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière dans les pays membres de l’espace communautaire. Toutefois, Mme Barry a souligné que les progrès réalisés par le Mali dans l’application des textes communautaires « dénotent de l’attachement des autorités aux valeurs et principes de l’intégration régionale ». Elle a révélé, ensuite, que dans le domaine de la libre circulation des personnes et du droit d’établissement des professions libérales, le Mali détient un taux de mise en œuvre de 73%. C’est l’article premier de l’Acte additionnel n° 05/2013 de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA qui institue, au sein de l’Union, une revue annuelle dans le cadre de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. ABM/MD (AMAP)

Quinté+ du jeudi 21 novembre 2019 à Vincennes, Prix de Sillé-le-Guillaume

15 partants- Course Européenne – Attelé – Mâles – Course C – 58.000 € – 2.850 mètres – Grande piste – Corde à gauche – Terrain bon pour chevaux entiers et hongres de 7 à 10 ans inclus. Cheval annoncé 7-COCKTAIL DESBOIS Finalement son mentor a préféré faire l’impasse sur la dernière étape provinciale du Gnt à Mauquenchy pour le présenter au départ de ce Quinté à Vincennes. C’est vrai qu’il a déjà bien couru sur ce parcours des 2850m GP et de nouveau pieds nus et avec E. Raffin, il ne devrait pas décevoir. Sa place est encore à l’arrivée ! Liste des partants Le quinté du jeudi associe au prix de Sillé-le-Guillaume a rassemble  15 spécialistes de la distance classique de 2850 m de  Vincennes. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante  avec des concurrents très affutés prêts à en  découdre pour la victoire finale. Gros rapport en vue. 1-CRONOS D’HAMELINE Il a beau être le moins riche du lot, il n’est pas si mal engagé que cela puisqu’il n’a que 7 ans. Par contre, il paraît loin d’être au mieux ces derniers temps et il va lui falloir rassurer sur son degré de forme pour son retour à Vincennes. Même pieds nus, il reste encore un peu juste. 2-ABERCROMBIS Il a 9 ans désormais et avec ses gains, il lui est de plus en plus difficile de trouver des engagements où il peut encore se mettre en évidence dans ce genre de catégorie. Ses dernières performances correctes Grande Piste à Vincennes, il les a signées sur les 2100m départ lancé. Barré. 3-BRYSSEL C’est le seul étranger de cette course européenne.  Il a encore très peu couru cette saison et revient de Suède où il a effectué une petite course de rentrée. Il peut encore manquer mais il a déjà gagné sur ce parcours avec brio l’hiver dernier en 1’13 »5. On s’en méfiera beaucoup. 4-BAMBINO DU PRE Il s’est imposé avec une certaine facilité le 22 septembre dernier sur ce parcours. Il dépend d’une écurie en forme et il vient de confirmer en province qu’il était resté bien. Performant pieds nus, il déçoit rarement sur ces parcours de tenue de la Grande Piste et mérite encore crédit. 5-BRUT DE LA COTE Victime de gros pépins de santé, il avait longtemps été arrêté de décembre 2017 à mars de cette année. Il lu a fallu plusieurs parcours pour retrouver le bon rythme et se remécaniser dans ses allures. Il alterne trot monté et trot attelé et va devoir reprendre ses marques à Vincennes. 6-BACCHUS D’ELA Il a du mal à recouvrer son meilleur niveau après avoir connu quelques soucis de santé cette saison. Il vient d’ailleurs de décevoir pour son retour à Vincennes même si le lot était plus relevé que celui qu’il affronte cette fois. Il a quand même encore besoin de progresser. Pour une place. 7-COCKTAIL DESBOIS Finalement son mentor a préféré faire l’impasse sur la dernière étape provinciale du Gnt à Mauquenchy pour le présenter au départ de ce Quinté à Vincennes. C’est vrai qu’il a déjà bien couru sur ce parcours des 2850m GP et de nouveau pieds nus et avec E. Raffin, il ne devrait pas décevoir. 8-AS BLUE A 9 ans, il conserve de beaux restes et continue de faire le bonheur du clan Donio. Il est brave et répète toutes ses courses même s’il a affiché ses limites et qu’il se voit régulièrement dominé pour les premières places à ce niveau Quinté. Il va devoir compter sur quelques défaillances. 9-VISITOR Son mentor entend profiter de sa forme du moment pour venir jouer sa chance à ce niveau Quinté face aux trotteurs d’âge sur ce parcours de tenue de la Grande Piste de Vincennes. Ses 2 dernières tentatives sur ce tracé en début de saison sont encourageantes et l’espoir est permis. 10-BRILLANT MADRIK Voilà un autre provincial qui nous arrive quant à lui du Sud-Ouest et qui espère également profiter de sa forme pour tenter de figurer au niveau d’un Quinté à Paris. Il n’a pourtant jamais vu Vincennes et débute sur la Grande Piste. Même pieds nus et avec A. Abrivard, ce sera compliqué. 11-BEERSCOTT Il lui arrive encore de se mettre en valeur dans cette catégorie mais à 8 ans désormais, il est devenu de plus en plus intermittent et répète rarement ses courses. Il n’a pu faire mieux que 8ème la dernière fois sur les 2700m GP et il a semblé avoir eu du mal à digérer la montée. 12-CLASSIC HAUFOR Il est un des rares pensionnaires Bigeon à ne pas avoir levé le pied cette saison. Il avait connu de gros problèmes d’allures l’hiver dernier mais tout est rentrée dans l’ordre depuis cet été et il ne cesse d’accumuler depuis les podiums autant à Vincennes qu’en province. Une évidence. 13-BRELAN DU VIVIER A 8 ans désormais, il répète rarement ses courses et semble connaître de courtes périodes forme et des passages à vide. Ces parcours de tenue de la Grande Piste lui ont rarement réussi et bien qu’il soit présenté pieds nus et que M. Abrivard lui renouvelle sa confiance, sa marge est faible. 14-CYRIEL D’ATOM Il se retrouve très bien engagé dans ce Quinté puisque c’est le 7 ans le plus riche du lot et il affronte bon nombre de ses aînés. Il s’est préparé chez lui en Belgique pour ce retour à Vincennes et sa 4ème place dans le GP de la Toussaint lui confère une première chance avec F. Nivard. 15-BALZAC DE SOUVIGNE Même ferré, il a prouvé qu’il restait compétitif dans cette catégorie sur ces parcours de tenue de la Grande Piste. Il n’arrive plus à gagner mais sa place est encore à l’arrivée vu en plus la qualité de son engagement à quelques euros seulement du plafond des gains. Incontournable.  PROPOSITONS   12 CLASSIC HAUFOR       7 COCKTAIL DESBOIS             10 BRILLANT MADRIK             15 BALZAC DE SOUVIGNÉ      14 CYRIEL

Emploi et formation professionnelle : 60 boursiers en route pour l’Algérie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, a présidé, jeudi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la cérémonie de mise en route de 60 bénéficiaires de bourses d’études et de formation professionnelle offertes par l’Algérie, en leur remettant leurs documents de voyage. Choisis par ordre de mérite, suite à un appel à candidatures, ces récipiendaires comptent 17 filles. Ils suivront des formations professionnelles dans une vingtaine de spécialités, en rapport avec le marché malien du travail. Il s’agit de l’installation et maintenance des équipements de froid et climatisation, maintenance des équipements informatiques et bureautiques, électronique industriel, maintenance industriel, électricité industriel, communication et industrie graphique, infographiste maquettiste, dessinateur projecteur en architecture, conducteur de travaux bâtiment etc. La mise à disposition de ces bourses est, a dit Me Jean Claude Sidibé, cohérente avec la vision du président Ibrahim Boubacar Keita qui a dédié son second quinquennat à la promotion des jeunes. Elle cadre, aussi, avec ses orientations consignées dans la lettre de mission qu’il a adressée au Premier ministre à savoir, « le développement du capital humain par une bonne formation, la réalisation et le renforcement d’une éducation de qualité pour tous, en privilégiant la formation technique et professionnelle qui offrira plus de perspectives d’emplois aux jeunes ». « Vous devez faire preuve de rigueur, de disponibilité, de discipline, de respect des lois du pays d’accueil. », a conseillé le ministre aux boursiers. Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi, s’est dit honoré d’avoir assisté, une nouvelle fois, à une mise en route de boursiers maliens retenus, cette fois-ci, pour la formation professionnelle en Algérie, au titre de l’année 2019-2020. Le diplomate algérien a remercié le ministre Sidibé d’avoir associé l’Algérie à cette initiative qui dénote tout l’intérêt qu’il porte « au suivi de cette formation, de la coopération entre nos deux pays dans le domaine de la formation professionnelle ». Pour la boursière Djénéba Diallo, la pertinence de ces formations dont ils vont bénéficier ne fait l’objet d’aucun doute. « Il s’agit d’une opportunité de formation de jeunes maliens, que nous sommes, dans des filières porteuses de l’économie du Mali, une des priorités du gouvernement malien », a déclaré la porte-parole des boursiers. Pour elle, cette initiative leur offrira des compétences techniques, devant permettre de répondre, au mieux, aux besoins essentiels en matière de formation et d’insertion professionnelle. AD/MD (AMAP)  

Le conteur malien, Yaya Coulibaly, remporte le Prix international ‘il teatro nudo’, en Italie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le conteur, chanteur et musicien malien, Yaya Coulibaly, et sa troupe de marionnette ‘Sogolon ‘ ont été récompensés, au début de ce mois de novembre 2019, par le Spazio Teatro No’hma d’Italie, lors de La 10è  édition du prix international ’IL Teatro Nudo’, à Milan, devant cinq autres troupes. Le spectacle «Le baptême du lionceau» que Yaya Coulibaly et ‘Sogolon’ ont présenté, le 29 et 30 mai 2019, a remporté, ainsi, la première place devant les troupes du Japon, classée deuxième, et d’Israël arrivée 3è. Deux autres troupes, de la Corée du Sud et du Kenya, ont obtenu des prix d’encouragement. Ces cinq troupes du palmarès auront droit à des tournées internationales. Ce prix est organisé par l’Association No’hma et la ville de Milan, sous le haut patronage du président d’Italie et avec le soutien du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le théâtre de ‘IL Teatro Nudo’ « a une philosophie qui explore l’être humain et la société, avec un regard curieux et désabusé, montrant des cultures et des réalités inhabituelles », indique-t-on. Le prix est dédié à la mémoire de Teresa Pomodoroqui a, d’abord, conçu et donné vie à l’idée d’un théâtre ouvert à tous les croisements artistiques et qui peut supprimer toutes les barrières sociales et économiques. Pour ces raisons, l’ entrée est gratuite à tous les événements de ce théâtre. Au mois de février 2010, Yaya Coulibaly a présenté, à Magnambougou, la première de « Le baptême du lionceau ». Une œuvre bien connue dans les contes populaires du Mali. L’œuvre raconte un concours de danse organisé par le roi de la forêt pour célébrer la naissance de son enfant. Les animaux de la forêt (l’hyène, l’antilope, le singe) et domestiques (le cheval, le mouton et autres) ont tous pris part à la compétition. Les personnages humains sont, aussi, de cette fête, car un baptême est aussi une fête. Les humains sont représentés par les marionnettes de la gracieuse (Yayoroba), Yankadi (le symbole de la beauté), Mousokoroni (la vieille dame), Flanin (la jumelle), etc. C’est, au total, dix masques et marionnettes que « Sogolon » montre à l’occasion de cette prestation. Conteur, chanteur et musicien, Yaya Coulibalya le don de tirer les ficelles.Très habile, ce marionnettiste de génie excelle dans l’art de faire passer des messages, à travers le jeu de ses marionnettes, inspiré de nos contes et légendes. Il parcourt le monde avec ses spectacles, en mettant en avant des valeurs comme le courage, l’amour et la prospérité. Yaya Coulibaly est à la fois marionnettiste, auteur, metteur en scène, conteur, danseur, chanteur et sculpteur. Avec « Sogolon », il a fait le tour du monde, plusieurs fois, pour des expositions et des représentations sur scène. Il s’est, notamment, produit dans le réseau des Centres culturels français sur tout le continent africain. Ces nombreux périples à travers le monde ont commencé, en réalité, en Inde en 1990. Ils l’ont conduit sur tous les continents : l’Asie, l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. YD/MD (AMAP)

Mopti : Formation des hommes de médias sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre

Mopti, 20 novembre (AMAP) Un atelier de formation des hommes de médias et des communicateurs traditionnels sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre, a démarré mardi à Mopti,  sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, a constaté l’AMAP. Organisée par le secrétariat permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre en partenariat avec la Division des Affaires Politiques de la MINUSMA, la rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités d’une cinquantaine d’hommes de médias venus de l’ensemble de la région de Mopti et du District de Bamako, pour une meilleure gestion de l’information en cette période de crise. Les participants vont échanger sur entre autres, les genres journalistiques, l’organisation et l’animation d’une émission publique, l’éthique et la déontologie, le traitement de l’information et la responsabilité du Journaliste en période de crise. Le représentant de l’exécutif régional, Kantara Diawara s’est réjoui que le Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre ait pris la juste mesure de venir partager, ici même à Mopti, avec les médias de proximité, cette stratégie globale axée sur la gouvernance, la sécurité, le développement et la communication. Kantara Diawara a saisi l’occasion pour rappeler aux hommes de médias, les règles professionnelles d’éthique et de déontologie du traitement de l’information en cette période de crise que traverse notre pays, depuis 2012. Dr Moussa Touré,  expert chargé de la gouvernance au secrétariat permanent, a déclaré que sa structure a la ferme volonté d’établir un partenariat fécond et dynamique  avec le comité régional et les différents acteurs des médias et les communicateurs traditionnels. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la Minusma, Solange Usher et de l’URTEL, Oumar Diabaté. DC/KM (AMAP)

Réseaux sociaux : faire la part des choses, impérativement

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 20 novembre (AMAP) Interrogé sur les dérives des réseaux, surtout au Mali et comment protéger les concitoyens contre ces abus, le président de l’Association des blogueurs du Mali, Issoufi Dicko, explique que l’essor des réseaux sociaux s’est caractérisé par un développement des libertés fondamentales, en ce sens que davantage de personnes ont, désormais, droit à la parole dans le nouvel espace public que représente Internet. Cette possibilité offerte à tant de personnes n’est pas, à en croire l’expert, sans conséquences quand on sait que beaucoup n’ont pas atteint un bon niveau d’éducation et de compréhension des enjeux contemporains. S’y ajoute que les utilisateurs sont, majoritairement, jeunes. Pour lui, avec la fougue, cette jeunesse ne semble pas disposer des clés pour décoder les risques liés à tout ce qu’ils peuvent publier. D’où l’importance d’encadrer le secteur, de l’avis de M. Dicko. Rencontré, à Bamako, en marge du Forum sur la gouvernance d’Internet au Mali, tenu en début novembre 2019, Koffi Fabrice Djoussou, assistant technique à l’Union africaine (UA), est spécialiste du numérique. Cet expert propose, pour éradiquer les abus sur les réseaux sociaux, une éducation de nos communautés dans leur ensemble et des usagers à l’utilisation des réseaux sociaux. Cela, en vue d’une utilisation plus responsable de ces outils numériques. Il conseille, aussi, d’outiller les acteurs en les dotant d’éléments juridiques leur permettant de comprendre les conséquences qui découlent de leurs activités dans ce monde virtuel. La toile mondiale permet de se connecter au monde entier et offre des possibilités à l’infini. Elle expose, aussi, aux abus et aux mauvais coups de malfaiteurs tapis derrière leur écran. Ainsi les pays, dont le Mali, sont à la recherche de solutions pour réguler Internet. Les réseaux sociaux, plateformes virtuelles de diffusion et d’échange de textes, d’images ou de vidéo, sont plus populaires que jamais. Sur les 3,43 milliards d’utilisateurs d’Internet dans le monde, 2,28 milliards de personnes (environ un tiers de la population mondiale) visitent, régulièrement, les réseaux sociaux. Parmi ceux-ci, Facebook enregistre le plus grand nombre de clics mensuels. Ces plateformes sont, pourtant, inondés de pirates, de cyber criminels et de vendeurs de données. Exposant, ainsi, les usagers à des menaces permanentes comme les abus de confiance, l’intimidation, le harcèlement, l’usurpation d’identité, la diffamation. SENSIBILISER ET INFORMER – Pour Dr Mamadou Gouro Sidibé, il importe, en la matière, de sensibiliser, informer les populations à travers les différents canaux de communication, y compris via les réseaux sociaux eux-mêmes. Le fondateur de l’application mobile Lenali propose d’élargir la sensibilisation aux élèves et étudiants, en les informant des dangers liés à l’utilisation des outils numériques. Car, « tout ce que l’on dit aujourd’hui sur les réseaux sociaux peut être utilisé contre nous-mêmes demain. On peut entrer en conversation avec quelqu’un sans savoir qui il est, en réalité. Il faut, absolument, cette sensibilisation dans les groupes, sur les réseaux sociaux et par tous les canaux de communication »,insiste l’expert. Il plaide aussi pour l’instauration de lois protégeant les utilisateurs, tout en les empêchant de nuire à autrui. Aussi, demande-t-il aux acteurs du secteur de prendre leurs responsabilités, en développant des possibilités permettant d’alerter le concepteur, en cas d’abus et d’y faire face dans les meilleurs délais. « Pour faire face à cette situation, la collaboration entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics est nécessaire, afin d’amener les usagers des réseaux sociaux à publier des contenus qui tiennent compte de l’éthique », préconise Issoufi Dicko. La formation, surtout en milieu scolaire, est d’une impérieuse nécessité. « Elle pourra se faire sous la forme de blog-camps au cours desquels les fondamentaux sont transmis en termes de valeurs et d’écriture web », propose le bloggeur. Il trouve urgent, face à la cybercriminalité, l’atteinte à l’honorabilité des usagers, l’attentat à la pudeur et bien d’autres dangers, d’apprendre aux jeunes à identifier les faux profils, à sécuriser leur propre profil de façon à ce que des individus malveillants ne puissent pas les utiliser à des fins criminelles. Contactée, l’Agence malienne pour régulation des télécommunications/TIC et des postes (AMRTP) fait savoir qu’elle ne gère pas les aspects concernant les réseaux sociaux. Intervenant, dimanche dernier, dans un débat sur l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), le directeur du département des TIC précise : « Notre rôle, c’est de développer l’accès à Internet, aux réseaux. Nous n’avons pas vocation à réguler, interdire ou bloquer les réseaux ». « Toutefois, si on est libre de diffuser une information sur les réseaux, on est, aussi, responsable de cette information que l’on diffuse », rappelle Mohamadou Zarou. « En la matière, les textes en vigueur au Mali peuvent, je suppose, condamner ou saisir une personne qui diffuse une fausse information ». « Mais, il n’existe pas un texte spécifique relatif à la régulation des réseaux, insiste le technicien ». Il a rappelé que la loi sur la cybercriminalité, en cours d’adoption à l’Assemblée nationale, essaie de transposer les crimes que l’on connaît, aujourd’hui, dans le monde physique : viol, escroquerie etc. dans le cyber espace. UNE SOLUTION ?Pour sa part, la directrice de la technique et du contrôle à l’Autorité de protection des données à caractère personnelle (APDP), Mme Sow Ahminata Sidibé, reconnaît qu’un réseau social entre dans le cadre du traitement des données à caractère personnel. « Une donnée personnelle étant toute information permettant d’identifier, directement ou indirectement, un individu à travers la photo ou combinant toutes les informations le concernant », précise Mme Sow. En la matière, l’autorité ne dispose d’aucun moyen de contrôle ou de pression sur les réseaux sociaux « qui sont au niveau international », avoue-t-elle. Par contre, un réseau social développé au Mali doit être conforme à la loi nationale. Celle-ci exige des personnes physiques ou morales qui décident d’en développer sur le territoire national, d’accomplir des formalités auprès de l’APDP. Ces formalités sont relatives à la transparence, à l’usage qui sera fait des données collectées, à la durée de conservation des informations des utilisateurs, etc. L’autorité peut veiller au respect et à la mise en œuvre de ces directives. L’alternative, la plus crédible, serait alors le projet de loi sur la

UEMOA : Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le Mali affiche un taux de plus de 82% de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite à la faveur de la 5e revue annuelle des Réformes, Politiques, Programmes et Projets communautaires de l’UEMOA, dont l’ouverture des travaux a été présidée mardi à Bamako par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé. La Revue, qui a enregistré un taux de plus de 82 % de mise en œuvre des réformes communautaires au titre de l’année 2019, a évalué cent treize (113) réformes et 12 projets communautaires pour un montant de plus de 47 milliards de FCFA dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’énergie, et l’artisanat. Ces réformes communautaires touchent la gouvernance économique et convergence où le Mali enregistre un taux de 73% contre 69% en 2018 ; le marché commun 84% contre 79% et les politiques sectorielles 89% contre 83% en 2018. « Les progrès réalisés par le Mali dénotent notre attachement aux valeurs et principes de l’intégration régionale, particulièrement au principe de la liberté de circulation des personnes et le droit d’établissement des professions libérales au sein de l’espace UEMOA » a déclaré la ministre Déléguée chargé du Budget, Mme BARRY Aoua Sylla ,. Le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima,  a saisi l’occasion pour  préciser que  « malgré un contexte sécuritaire difficile et ses impacts dans la marche des activités de développement, le Mali, a enregistré un taux très satisfaisant de mise en œuvre des réformes communautaires, ce qui constitue un signal fort à ceux qui perturbent notre environnement ».  KM (AMAP)  

Le gouverneur Abdoulaye Cissé, en tournée dans la Région de Mopti, rassure les populations

Mopti, 19 novembre (AMAP) Le gouverneur de la Région de Mopti, le général de brigade Abdoulaye Cissé, à la tête d’une forte délégation, a effectué, la semaine dernière, dans les Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro, une visite de terrain dont un des objectifs essentiels était de renforcer la présence des autorités aux côtés des communautés du Centre du Mali éprouvé par les violences. Pour la circonstance, il était accompagné du président du Conseil régional, Macky Cissé, du chef d’état-major de l’Armée de terre, le général de brigade Kéba Sangaré, commandant du théâtre des opérations du Centre et de nombreuses autres personnalités. Dans ces localités éprouvées par les conflits communautaires exacerbés par des actions terroristes, le gouverneur Cissé est allé à l’écoute des populations à la base, échanger avec elles sur les préoccupations locales, nationales et, surtout, passer les messages de paix et de réconciliation qui sont aujourd’hui les priorités des plus hautes autorités du pays. A Bandiagara, capitale du Nagabanou, première étape de cette visite, la délégation a rencontré les notabilités et les élus sous l’arbre à palabre du palais Aguibou Tall. Au cours de la rencontre, le coordinateur des chefs de quartiers, Ousmane Ganabé. a égrené le chapelet de difficultés avec au centre l’insécurité. Selon M. Ganabé, le problème de sécurisation de Bandiagara, qui est la porte d’entrée du pays dogon, a été posé à plusieurs reprises devant les autorités. Le maire de la Commune de Doucombo a, quant à lui, présenté la situation de sa collectivité où plus de 155 ménages dont 1031 personnes des villages de Déguembéré, Tilé Kanda et Goulo sont déplacées à Bandiagara. Selon l’élu local, l’hivernage a été pauvre en pluie et en emblavure, ajoutant que ceux qui ont pu cultiver n’arrivent pas à récolter par peur des attaques d’individus armés. Après la visite du site des déplacés hébergés dans les logements sociaux, le gouverneur a présidé la cérémonie de remise de kits scolaires aux enfants démunis de Bandiagara. La délégation a, ensuite, mis le cap sur Koro où elle s’est rendue dans le village de Bih, à la frontière avec le Burkina Faso, pour constater les dégâts causés par les terroristes sur le pont, qui ont occasionné la perturbation du trafic sur ce corridor appelé « route du poisson ». Elle a, ensuite, rencontré les autorités administratives et politiques ainsi que les forces vives de Koro. Les échanges ont été dominés par la situation sécuritaire et la destruction du pont de Bih qui asphyxie l’économie du cercle. Sur ce point, le gouverneur a assuré que toutes les dispositions seront prises pour réparer le pont, dans un bref délai, afin que le trafic reprenne sur ce troncon. Selon le général de brigade Abdoulaye Cissé, au regard de l’importance de ce corridor sur le plan économique pour la région, il n’y a pas de raison que les travaux trainent. « C’est pourquoi une section des Forces armées maliennes (FAMa) a été déployée pour sécuriser les lieux, depuis plus d’une semaine », a-t-il indiqué, sous les ovations de l’assistance. A Bankass, la délégation a mené le même exercice de l’écoute des populations. Là également, Abdoulaye Cissé, a promis que la sécurité sera renforcée à Bandiagara et que la région va faire don de 2 tonnes de mil et la même quantité en riz aux déplacés de Doucombo. Sur le plan sécuritaire, estimant que l’Etat seul ne peut pas tout régler, le gouverneur a invité les sages de Bandiagara à s’investir auprès des populations pour qu’elles acceptent l’installation de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), contestée dans la ville. Quant au général de brigade Kéba Sangaré, il a souligné que la diminution des effectifs au niveau d’une base n’est nullement un abandon des populations. Mais plutôt une tactique pour le maillage de zone dans un combat asymétrique que mène l’ennemi. « Nous sommes en offensive, il faut aller trouver l’ennemi partout où il est, cela nécessite beaucoup d’hommes à la fois. Les avions que vous voyez, tous les jours, au dessus de vos têtes, c’est l’armée qui est là », a-t-il martelé.  Il est, aussi, revenu sur la nécessaire collaboration des populations, en fournissant des informations fiables à l’Armée. Le général Kéba Sangaré indiques aux populations que les fausses alertes dérangent le dispositif d’intervention. « Sur instruction du chef d’état-major général des Armées, nous sommes présents auprès de vous et pour vous », a-t-il dit, avant d’ajouter que les FAMa continueront à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens « jusqu’à l’ultime sacrifice ». DC/MD (AMAP)

Rentrée des cours et tribunaux : Le chef de l’Etat réaffirme son soutien à l’indépendance de la justice

Bamako, 19 novembre (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a assuré, mardi, devant la famille judiciaire, à l’occasion de la rentrée des cours et tribunaux, pour l’exercice 2019-2020, n’avoir jamais interféré dans les affaires judiciaires, laissant les coudées franches aux acteurs de la justice. Ibrahim Boubacar Keïta a réaffirmé son engagement à poursuivre le combat contre les infractions financières et budgétaires, a constaté. Cette rentrée judiciaire intervient alors que l’appareil judiciaire mène. notamment une traque, tous azimuts, contre la dissipation de biens publics, alors que le thème retenu pour cette rentrée judiciaire  est «le rôle de la Cour suprême en matière de lutte contre les infractions financières et budgétaires». Ibrahim Boubacar Keïta est revenu, devant la famille judiciaire, sur son engagement à poursuivre ce combat, dont l’aboutissement exige de lui une certaine neutralité. Ainsi, le président du Conseil supérieur de la magistrature dit ne s’être jamais immiscé dans les affaires judiciaires, laissant alors les coudées franches aux acteurs de la justice. «Aucune injonction présidentielle, confiance totale en le droit et en vous qui avez mission de le distribuer. Cela est constant, patent et avéré », a-t-il martelé. Et comme pour davantage convaincre de sa neutralité, le chef de l’Etat a rappelé qu’il a donné, entièrement, carte blanche au ministre en charge de la Justice d’opérer ses propres choix, lors du dernier Conseil supérieur de la magistrature. L’audience solennelle consacrant la rentrée des cours et tribunaux s’est déroulée à la Cour suprême, sous la présidence du président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature, Ibrahim Boubacar Keïta. Cette tradition républicaine a réuni le Premier ministre, Boubou Cissé, des membres du gouvernement dont celui en charge de la Justice, Malick Coulibaly, des chefs d’institutions de la République, des représentants du corps diplomatique et des membres de la grande famille judiciaire. Evoquant le thème, le président Keïta a indiqué que la lutte contre les infractions financières et budgétaires participe de la sauvegarde des ressources publiques, à travers un contrôle de la fiabilité et de la sincérité des finances publiques. Aussi, a-t-il rappelé que les gouvernements successifs du Mali ont entrepris de nombreuses reformes visant à améliorer le cadre normatif et institutionnel de la gestion des finances publiques. « La loi n° 2016-046 du 23 septembre 2016, dans ses dispositions relatives à la section des comptes, en est une parfaite illustration », -t-il indiqué. Selon le président Keïta, la Chambre de discipline financière et budgétaire est l’un des pans de la section des comptes. Elle a pour vocation la répression des comportements qui jurent d’avec les règles qui régissent les opérations de recettes, des dépenses et la gestion des ressources publiques. Ainsi, pour le président de la République, la lutte contre les infractions financières et budgétaires fait partie des fonctions juridictionnelles de la Cour suprême. Elle est menée, en plus de la section des comptes, par le parquet général près la Cour suprême. S’adressant à la famille judiciaire, le chef de l’Etat a déclaré que « notre foi en la justice et notre engagement commun à transcender les difficultés, nous fondent à croire au redressement de notre pays ».  Convaincu du rôle incontournable de la justice, Ibrahim Boubacar Keïta a dit sa volonté de la doter d’une loi d’orientation et de programmation pour la période 2020-2024, afin de consolider et renforcer les acquis en vue de bâtir un service public de justice de qualité. Plusieurs autres intervenants ont mis le doigt sur des difficultés qui handicapent le fonctionnement efficace de la section des comptes. A commencer par le président de la Cour suprême, Nouhoum Tapily,  qui a soutenu  que des mesures doivent être prises pour relever les défis. La première a trait à la section des comptes qui, en attendant son érection en Cour des comptes, doit être renforcé en moyens humains, matériels et financiers. « En outre, a-t-il poursuivi, le projet de loi portant statut du juge des comptes, prévu par la loi n° 2016-046 du 23 septembre 2016, mérite d’être adopté ». Enfin, la consécration de la section des comptes en qualité d’institution supérieure de contrôle des finances publiques doit être effective. Le rapporteur général, Seydou Mallé, était chargé d’édifier l’assistance sur le thème de la rentrée. Il s’est longuement étendu sur les missions de la section des comptes de la Cour suprême dans le cadre de la moralisation de la gestion des deniers publics. Quant au procureur général près la Cour suprême, Wafi Ougadèye Cissé, il a émis des idées susceptibles d’optimiser la lutte contre le terrorisme. Il a proposé aux pouvoirs publics de judiciariser les renseignements et indiqué la nécessité de mettre en place un cadre juridique général, incluant la participation effective du parquet au déroulement et à l’exploitation du renseignement en lien avec le terrorisme, la corruption et autres fléaux. Auparavant, 25 nouveaux membres de la Cour suprême avaient prêté serment avant d’être renvoyés à leurs fonctions par le président du Conseil supérieur de la magistrature. Ainsi, les sections judiciaire et administrative ont de nouveaux présidents et de nouveaux conseillers. La majorité de ces promus viennent de la Cour d’appel et ont, pour l’essentiel, passé une bonne partie de leur carrière dans les rouages des cours et tribunaux. La section des comptes enregistre également de nouveaux arrivants, qui sont entre autres des ingénieurs des constructions civiles, des inspecteurs des finances et des services économiques. ID/MD (AMAP)