La sécurité d’Etat arrête deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’

Bamako, 22 novembre (AMAP) La Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne a interpellé, jeudi, vers 17h, au grand marché de Bamako, deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’, a appris l’AMAP de source sécuritaire malienne. Ousmane Hama Diallo Alias ’22’ et Harouna Diallo sont arrivés à Bamako dans la journée du mardi 19 novembre 2019, « en provenance de Boulekessi en vue de faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako, de négocier la libération de plusieurs cadres de leur organisation détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MCA) », ajoute la même source. Il y aurait parmi ces cadres ‘djihadistes’ incarcérés, à Bamako, « deux experts en explosif, Oumar Dicko et Amadou Dicko, frère de l’ Emir Akilou Dicko », poursuit, encore, la source sécuritaire dans la capitale malienne. « Pour ces besoins, les deux hommes étaient porteurs d’importantes sommes d’argent destinées à soudoyer des magistrats» par l’intermédiaire d’un avocat connu de la place qui aurait « déjà reçu une importante part d’argent », selon notre source. Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder, par la force, pour faire libérer leurs membres prisonniers à la MCA Parallèlement, ils devraient réaliser plusieurs achats au compte de ‘Ançaroul Islam’ « dont des caméras de haute définition pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kakis, des jumelles et des paires de chaussures de sport ». Les services de sécurité maliens espèrent qu’avec ces arrestations, ils approfondiront leurs connaissances sur ‘Ançaroul Islam’ « et faire la lumière sur ses derniers faits de guerre ». « Elles permettront, également, d’élucider certains cas de libération et d’acquittement étonnants de dangereux terroristes survenus lors des dernières Assises », indique la source sécuritaire qui ajoute que les enquêtes se poursuivent.
Le 48ème pèlerinage national catholique débute, samedi à Kita

Kita, 22 novembre (AMAP) Le 48ème pèlerinage national catholique débute samedi à Kita, sous la présidence de l’Archevêque de Bamako, Son Éminence, Jean Zerbo, en présence du ministre des Affaires Religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. La Conférence épiscopale du Mali a choisi cette année le thème : « Avec Marie pour un Mali nouveau», dont le choix s’explique par la situation politique et sécuritaire de notre pays, selon les organisateurs. Quelque 7000 fidèles parmi lesquels de nombreuses grandes personnalités de l’Eglise Catholique du Mali sont attendus à Kita pour cet évènement dont l’animation sera assurée par le diocèse de Bamako. KM (AMAP)
Crise malienne : Les députés interpellent le ministre de la Défense et des Anciens combattants

Bamako, 22 novembre (AMAP) Le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Ibrahim Dahirou Dembélé, et plusieurs de ses collègues étaient, jeudi, devant la séance plénièrede l’hémicycle pour répondre aux questions des députés sur les questions de défense, de sécurité, de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, a constaté l’AMAP. Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants répondait au député Moussa Diarra, élu en Commune IV du district de Bamako, sur les questions de Défense et la présence des forces étrangères sur notre sol. Les questions en lien avec la situation sécuritaire étaient adressées au ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général Salif Traoré. Quant à la problématique des cartes de Numéro d’identification nationale (NINA), elle a été prise en charge par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah. Les questions sur la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation ont été abordées par le ministre de la Cohésion sociale, de la Paix et de la Réconciliation nationale, Lassine Bouaré. La séance s’est déroulée en présence de Yaya Sangaré, ministre de la Communication, chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du gouvernement. Le député Moussa Diarra a d’abord rappelé que l’Assemblée nationale a donné son aval le 02 juillet 2015 pour la ratification du traité de coopération militaire signé entre le Mali et la France. Selon lui, le ministre de la Défense, de l’époque, avait indiqué que cette signature allait permettre aux deux pays d’échanger des informations relatives aux menaces à la sécurité nationale et régionale. « Mais cinq années après la signature de cet accord de coopération militaire, a estimé le député élu en Commune IV, la crise multidimensionnelle que traverse notre pays, depuis 2012, se perpétue et reste marquée par des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des tentatives de démembrements du pays ». Mais aussi, des tentatives de guerre inter ethniques dans la Région de Mopti (Centre) « sous le regard des forces étrangères présentes dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, la protection des civils et la stabilisation du pays ». Face à cette situation, l’élu de la Commune IV a demandé au ministre en charge de la Défense, de faire la différence entre un traité de coopération militaire et un accord de défense. Aussi, le député Diarra a interpellé le général Dembélé sur l’existence de bases militaires françaises à Gossi et Tessalit, sur les objectifs d’un accord de coopération militaire avec la Russie. PÉRIL TERRORISTE – Le député a, aussi, rappelé que le Parlement a donné son quitus à la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation militaire (LOPM). Quelle évaluation peut-on en faire et quel est le résultat du contrôle physique, au niveau de l’armée entre 2014 et 2015 ? En réponse, le général Ibrahim Dahirou Dembélé a, d’abord, salué le courage, la détermination et l’esprit de sacrifice des Forces de défense et de sécurité du Mali et, aussi, les forces partenaires engagées aux côtés du Mali dans cette lutte, quotidiennement, face aux groupes armés terroristes et aux réseaux de criminalité transnationale organisée. Selon lui, le Mali est, aujourd’hui, confronté à de graves menaces, notamment le terrorisme en passant par les tensions intercommunautaires, l’extrémisme violent, le trafic illicite des personnes et de la drogue. Pour lui, « le péril terroriste au Mali et dans la sous-région constitue la menace la plus dangereuse de notre histoire. » Et c’est dans ce contexte que se multiplient les initiatives en matière de défense et de développement, au plan national, régional et international. « La présence des forces africaines et internationales auprès des Forces armées nationales participe de cela », a expliqué le ministre, soulignant qu’aucun pays, à lui seul, ne peut faire face à ce fléau. D’après le général Dembélé, un accord de défense est un texte intergouvernemental signé par un pays avec un autre pour sous-traiter sa défense en cas de menaces. Il a précisé que le Mali a signé un traité de coopération militaire avec la France. Il s’agit d’un accord technique dans le cadre de la formation, du soutien logistique, des renseignements, de l’information et de l’équipement. Le ministre a expliqué que pour acheter de l’armement avec la Russie ou la France par exemple, il faut signer ce genre d’accord. Le général Ibrahim Dahirou Dembélé a indiqué que la défense du Mali appartient aux Maliens d’abord et qu’ « il nous appartient de créer les conditions nécessaires pour un appareil de défense performant ». « La Force Barkhane est venue pour nous aider mais nous n’avons pas sous-traité notre défense », a assuré le ministre de la Défense et des Anciens Combattants. Parlant de la présence de bases militaires françaises à Tessalit et Gossi, Ibrahim Dahirou Dembélé a dit que Barkhane s’est installée à Tessalit pour faire face aux groupes armés terroristes au Nord et à Gossi dans le cadre du G5 Sahel. Et cette présence est temporaire. Répondant aux questions des députés sur la signature d’un accord avec des puissances différentes, le ministre Dembélé a clarifié que c’est comme la diplomatie où l’on développe des relations avec plusieurs pays. Concernant la LOPM, le général Ibrahim Dahirou Dembélé a indiqué que beaucoup a été fait pour l’Armée, en comparaison avec sa situation, dans un passé récent. Il a ajouté que le contrôle physique a permis d’avoir une idée sur les effectifs réels de l’Armée et de faire des planifications en termes de ressources à lui apporter. Il a invité les députés à se rendre sur le terrain pour aller s’enquérir de la réalité des militaires. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, est intervenu pour donner des explications aux questions des élus sur les difficultés d’accès à la carte NINA. Le ministre Bah a commencé par rappeler que c’est la loi n° 040 du 11 août 2006 portant institution du Numéro d’identification nationale (NINA) des personnes physiques et morales qui, en son article 7, dit que « le numéro d’identification nationale attribué à une personne
Quinté+ du samedi 23 novembre 2019 à Vincennes, Prix Equidia (Prix de Chenonceau)
16-partants- Groupe III – Course Européenne – Attelé – 80.000 € – 2.700 mètres – Grande piste – Corde à gauche – Terrain pour 4 et 5 ans, ayant gagné au moins 54.000 €, mais pas 385.000 €. Cheval annoncé 4-CALINA Cette trotteuse d’origine norvégienne a encore très peu couru et n’a pour l’instant été vue que sur les 2100m départ lancé de cette Grande Piste. Battue par Hard Times la dernière fois, JMB tente de l’allonger mais elle semble avoir la qualité nécessaire pour se révéler sur ce parcours. On peut faire confiance au Patron ! Liste des partants Vincennes accueille ce samedi le prix Equidia qui sera disputé par 16 concurrents de belle facture sur le parcours classique de 2700 m de la grande piste. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés et prêts à en découdre .Surprise en vue et gros rapports attendus. 1-GHAZI B.R. Pour l’instant, ce n’est qu’en province qu’il a réussi à s’imposer dans ces épreuves européennes. Il compte certes un podium en avril dernier sur les 2850m de cette Grande Piste mais il était battu par Portland et surtout Violetta Jet avec pourtant JMB au sulky. Il n’a pas trop de marge. 2-ECLAIR DU MIREL Il vient de confirmer sa forme à ce niveau Quinté et de prouver qu’il était aussi performant Petite que Grande Piste à Vincennes. Il va simplement remonter de catégorie en s’attaquant cette fois à un Groupe 3 et il va lui falloir progresser pour rester compétitif dans ce genre de lot. 3-VIOLETTO JET Ce trotteur italien se plaît à l’évidence sur notre sol où il n’a pas arrêté de s’y illustrer cette saison depuis qu’il est arrivé dans les boxes Billard. Il s’est imposé Petite et Grande Piste à Vincennes, courte et longue distance et semble encore disposer d’une belle marge de progression. 4-CALINA Cette trotteuse d’origine norvégienne a encore très peu couru et n’a pour l’instant été vue que sur les 2100m départ lancé de cette Grande Piste. Battue par Hard Times la dernière fois, JMB tente de l’allonger mais elle semble avoir la qualité nécessaire pour se révéler sur ce parcours. 5-CLASSIC CONNECTION On commence à bien connaître ce trotteur de grande classe, toujours capable d’un exploit dans ses meilleurs jours. Simplement, il semble connaître de gros problèmes d’allures ces derniers temps et il va vraiment avoir besoin de rassurer en bouclant enfin son parcours au trot. Tout ou rien. 6-HARD TIMES Voilà encore un trotteur d’origine scandinave entraîné par JMB. Il était déjà venu l’hiver dernier courir à Vincennes mais il s’était montré toujours fautif sur les parcours de tenue de la Grande Piste. Il ne peut que progresser avec son nouveau mentor mais il va devoir rassurer. 7-TSUNAMI DIAMANT Il va débuter à Vincennes à cette occasion et directement sur un parcours de tenue de la Grande Piste et dans un Groupe 3. Il a certes fait ses preuves en province longue distance dans des lots relevés mais il va cette fois lui falloir confirmer avec le passage de la montée en prime. 8-FAKIR DU LORAULT Il a beau n’avoir que 4 ans, lui par contre est confirmé sur ces parcours de tenue de la Grande Piste. Il a déjà trotté 1’12 »2 sur ces 2700m et c’était fin août dans le cadre d’un Groupe 2 réservé à sa génération et face à l’élite. On s’en méfiera pour son retour à l’attelage. 9-PORTLAND GER On ne peut pas reprocher grand-chose à ce fils de Ganymède mais d’origine allemande. Depuis qu’il court en France pour le compte de B. Goop, il ne compte quasiment que des podiums pour seulement 2 disqualifications. Il a déjà gagné sur ce parcours et à ce niveau en 1’12 »9. 10-ALCOY Voilà encore un étranger, fils de Ready Cash qui a fait ses preuves à ce niveau et sur ce type de parcours. Il a gagné un Groupe 3 en juin sur les 2850m GP en 1’12 »7 mais ses 2 dernières sorties n’ont pas convaincu. Il va pourtant devoir fournir sa meilleure valeur pour espérer figurer. 11-VAINQUEUR R.P. Il avait tenté sa chance dans le Critérium Continental l’hiver dernier avec JMB au sulky mais n’avait pu faire mieux que 6ème sur les 2100m GP départ lancé. Il avait ensuite battu Estola sur ce parcours mais en 1’13 »3. Il va lui falloir trotter beaucoup plus vite pour son retour à Paris. 12-FRIC DU CHENE Il n’a que 4 ans mais c’est un habitué désormais de ces courses de Groupe. On l’a beaucoup vu courte distance départ lancé ces derniers temps et sa seule tentative fin août sur ce parcours des 2700m s’était soldée par une disqualification. Il va avoir besoin de cette course. 13-FEND LA BISE Ce n’est vraiment pas une gagneuse puisqu’elle n’a réussi à s’imposer qu’une seule fois en 34 sorties. Elle a pourtant souvent été vue à ce niveau Groupe et face aux meilleurs de sa génération mais elle est chargée en gains et face aux mâles, sa marge se réduit dans cette catégorie. 14-ETONNANT Il brille surtout dans la discipline du trot monté à ce niveau Groupe et ses dernières sorties Grande Piste à Vincennes à l’attelage se sont soldées par des disqualifications. Il lui est de plus en plus difficile de rester compétitif dans les 2 spécialités et il est simplement bien engagé. 15-FRISBEE D’AM Il semble avoir franchi un palier cette saison et paraît transformé depuis le mois de mai. Il est clair que le fait d’évoluer déferré des postérieurs l’a amélioré mais il vieillit vraiment bien. Bon 3ème fin août sur ce parcours en 1’11 »5 au niveau Groupe 2, il s’annonce redoutable. 16-ESTOLA On oubliera sa contre-performance dans le Marcel Laurent où elle a connu des soucis avec son débouche oreilles. Elle se retrouve superbement engagée et sait s’adapter à tous les parcours. Sur ce qu’elle a montré dans le Critérium des 5 Ans fin août, il faut impérativement la racheter. PROPOSITIONS 15 FRISBEE D’AM 16 ESTOLA
Kangaba : Une rencontre pour l’amélioration du service de l’état civil à Minidian

Kangaba, 22 novembre (AMAP) Une rencontre dont le but est d’améliorer le service de l’état civil de la commune, a regroupé les élus et les techniciens de la mairie cette semaine à Minidian, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Elle a été organisée par le Programme d’appui au fonctionnement de l’Etat Civil et à la mise en place d’un Système d’Information Sécurisé (PAECSIS) en collaboration avec l’Union Européenne, elle visait à faire l’état des lieux du service d’état civil et arrêter un plan pour son amélioration. Les participants ont échangé sur entre autres, le processus d’élaboration du plan d’amélioration du service de l’état civil (PASEC), le traitement préalable des données disponibles sur le système d’état civil local, la mission de collecte des données prioritaires, la session communale d’élaboration et de validation du rapport diagnostic. Ils ont également échangé sur la consultation publique, la rédaction finale du rapport PASEC, l’adoption du PASEC par le conseil communal et la contractualisation avec le PAECSIS, la préfecture et la Direction nationale de l’état civil. Le représentant du Chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour rappeler que l’amélioration du système d’état civil est aussi bien pour le citoyen que pour les pouvoirs publics. « Un système d’état civil efficace garantit au citoyen l’accès à ses droits élémentaires notamment celui d’être reconnu juridiquement, de pouvoir être scolarisé, d’accéder au système de protection sociale et à ses pièces d’identité », a t-il indiqué avant de préciser. que le traitement des données statistiques qu’il engendre offre la possibilité d’une meilleure connaissance des territoires et permet une planification plus efficiente des politiques publiques. Le Programme d’appui au fonctionnement de l’Etat Civil et à la mise en place d’un Système d’Information Sécurisé (PAECSIS) contribue à l’universalité des faits d’état civil par la mise en place d’un système d’information et de gestion sécurisé à même d’être exploité par les administrations utilisatrices. SD/KM (AMAP)
Gao : Les enfants de la 7ème région ont célébré l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant
Gao, 21 novembre (AMAP) A l’instar du niveau national, les enfants de la région de Gao ont fêté le mercredi la célébration de la journée internationale des droits de l’enfant sur la voie goudronnée en face du gouvernorat. L’événement a enregistré la présence du conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, du représentant du chef du bureau de zone Unicef Gao, Moustaph Diarra, de la directrice régionale de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Mme Haidara Aissatoune Sango, la présidente du parlement des enfants de Gao, Fatoumata Abdoulaye Diallo et autres invités de marque. Cette journée était célébrée sur toute l’étendue du territoire sous le thème : « 1989-2019, les 30 ans de la CDE : Agir pour les Droits de tous les enfants dans un contexte de paix et de sécurité ». La présidente du parlement des enfants de la 7èmerégion, Fatoumata Diallo a déclaré que la crise qui a frappé notre pays en 2012 accentué le problème de protection des droits des enfants notamment l’association des enfants au poste des groupes armés, la séparation des enfants d’avec leurs familles, la fermeture des écoles dans certaines localités de la région de Gao, le mariage précoce et d’autres formes de violence faite aux enfants, la mendicité des enfants. Malgré toutes ses difficultés, nous (enfants) saluons l’engagement de l’Etat et ses partenaires à l’endroit des enfants surtout pour la création du centre de transition et d’orientation de Gao. Le représentant du chef du bureau de zone Unicef/Gao, Moustaph Diarra, dira que cette célébration marque le 30èmeanniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant, cadre juridique de référence qui est devenu la pierre angulaire garantissant le droit de chaque enfant à survivre, se développer, à apprendre, à s’épanouir et à faire entendre sa voix. Selon M. Diarra, le thème choisi cette année, au-delà son caractère évocateur, « il est une invite aux décideurs et porteurs d’obligation que nous sommes, à faire un bilan rétrospectif des avancées obtenues dans la mise en œuvre de la CDE mais, aussi et surtout, en concentrant nos efforts au relèvement des grands défis qui constituent de nos jours un frein à l’épanouissement des enfants ». Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de Gao, Alhader Amadou Bella, a déclaré qu’à l’instar des autres pays affectés par la crise humanitaire, « notre pays connaît, aussi, des problèmes tels que les déplacements forcés, la séparation des enfants de leurs familles, la traite ou le recrutement des enfants au sein des forces et des groupes armés ». « Malgré ces difficultés, il est heureux de constater qu’au cours de ces trois dernières décennies, des progrès réels ont été enregistrés dans chacun des grands domaines des droits de l’enfant à savoir : dans le domaine de la survie, le développement, la protection et la participation de l’enfant », a-t-il estimé M. le représentant du gouverneur de la région de Gao. Les temps forts de la journée de la CDE dans la cité des Askia étaient l’inauguration du vernissage du mur dédié aux enfants de la région de Gao dont les dessins constituent pour les enfants un moyen d’interpellation des décideurs pour un engagement sans faille en faveur de la satisfaction des droits de l’enfant. AT/MD (AMAP)
Tombouctou : 30ème anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant

Tombouctou, 21 novembre (AMAP) Le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants a comblé toutes les attentes des autorités administratives, politiques, des partenaires et des enfants à Tombouctou. Le flanc ouest du groupe scolaire Bahadou a servi de cadre pour abriter la cérémonie marquant le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants ce 20 novembre 2019.Discours, vernissage, débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes, prestations d’artistes, match de football sont les temps forts qui ont marqué l’événement à Tombouctou. Le maire de la commune urbaine Aboubacrine Cissé dira que cette journée offre à chacun une occasion unique de sensibiliser nos populations sur les droits des enfants, de promouvoir et de mettre en lumière ceux-ci, mais aussi de transformer cette date en actes concrets en faveur des enfants. Le représentant du bureau de zone UNICEF de Tombouctou Kounindjou Dolo a affirmé que depuis que le Mali a ratifié la CDE, des progrès indéniables ont été enregistrés, le taux de mortalité a baissé de 50/100, de plus en pus d’enfants sont vaccinés contre les maladies les plus meurtrières, les filles et les garçons fréquentent et achèvent de plus en plus l’école primaire. Il fera ensuite savoir que des efforts restent à faire car 1 enfant sur 10 meurt avant d’atteindre son cinquième anniversaire, plus de 2 millions d’enfants en âge scolaire sont toujours en dehors du système et plus de mille écoles sont toujours fermées, un enfant sur quatre souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir 18 ans, les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones affectées par la crise ont fortement augmenté. L’UNICEF continuera toujours à faire un plaidoyer ferme pour améliorera la situation des enfants a ajouté le représentant du bureau de zone UNICEF. Aly Issiaka représentant le chef de bureau de la MINUSMA, les enfants ont besoin d’espaces surs dans lesquels ils peuvent s’exprimer librement et réaliser leurs rêves, des espaces publics, citoyens, physiques. « Nous devons leur offrir la sécurité, la paix, l’éducation, la santé, des perspectives d’avenir, une voix et une place dans la société », a exhorté représentant le chef de bureau de la MINUSMA. Il a ensuite rappelé une déclaration du secrétaire général des Nations Unies dans son dernier rapport sur le sort des enfants en temps de conflit armé. « les enfants font les frais de notre échec collectif à prévenir et régler les conflits. La guerre a un impact dévastateur sur les enfants et viole tous les droits surtout à travers les 6 violations graves, les enfants sont recrutés et utilisés par les parties en conflits, tués et mutilés, enlevés, victimes de violences sexuelles, souffrent des conséquences des attaques contre les écoles et les hôpitaux et du déni d’accès humanitaire. » La présidente régionale du parlement des enfants de Tombouctou, Fadimata Touré, a rappelé certains maux qu’engendrent les conflits armés sur les enfants maliens. Elle a reconnu que le gouvernement et ses partenaires fournissent beaucoup d’efforts en faveur des enfants mais cependant il y a du chemin à faire. Elle rajoute : « S’il est vrai que nous sommes l’avenir de cette nation, aucun d’entre nous ne devra rester en marge de cette étape cruciale de restauration d’un climat de paix et de sécurité à travers des activités de sensibilisation et de plaidoyer dans la région de Tombouctou en particulier et notre pays en général et cela sans distinction de race, de couleur, d’apparence culturelle, politique, religieuse, un Mali ou tous les enfants se sentiront protéger contre toute forme de violences dans la paix et la cohésion comme le veut notre devise un Peuple un But une Foi. » Le gouverneur de région Koïna Ag Ahmadou a fait savoir quela célébration de la Journée Internationale des droits de l’Enfant autour d’un thème aussi interpellateur est une invitation des États ayant ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant à prendre les mesures adéquates pour protéger tous les droits des enfants quelque soit le moment. Il s’agit, dans un premier temps, de faire une rétrospection des progrès réalisés dans la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) depuis son adoption en 1989 par les États parties. Le gouverneur a aussi rappelé l’objectif de cette journée de l’édition 2019 qui est d’assurer une mobilisation nationale en faveur de la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant à travers la consolidation de la paix et de la sécurité au Mali et de mûrir la réflexion sur les stratégies pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans un Mali uni et prospère. Après ces discours, suivi d’intermède musical, le gouverneur a coupé le ruban du vernissage des enfants peint sur le mur de l’école Bahadou. Des tableaux qui en disent beaucoup car c’est l’expression des enfants sur le Mali qu’ils veulent. A cet endroit précis, les enfants ayant participé à oxyjeunes ont expliqué le sens des différents tableaux au gouverneur et à sa délégation. Les activités de la journée se sont poursuivies l’après-midi par le débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes ayant comme thème l’éducation dans la région. De ce débat, il ressort que 106 écoles sont fermées privant 15 528 élèves de l’éducation. Le gouverneur a assuré que des stratégies sont en train d’être élaborées pour mettre tous les enfants dans leur droit à l’éducation. MS/MD (AMAP)
Sikasso : Célébration du 30e anniversaire de la convention relative aux droits des enfants

Sikasso, 21 novembre (AMAP) La célébration de la convention relative aux droits des enfants a été marquée à Sikasso ce 20 novembre, par le vernissage des dessins des enfants sur un pan du mur du stade municipal et une table ronde animée par le gouverneur Boubacar Bagayogo et les enfants journalistes encadrés par le correspondant régional de l’AMAP. La convention relative aux droits des enfants a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des nations unies et ratifiée par notre pays en 1990 qui s’est ainsi engagé à respecter les droits énoncés dans ce document. Au cours de la cérémonie qui a regroupé les autorités régionales, de nombreux enfants et leurs parents, les responsables des services techniques, le chef du bureau UNICEF de Sikasso Mr Sekou Sidibé, a remercié tous les partenaires surtout la commune urbaine qui a offert un pan du mur de clôture du stade municipal sur lequel ont été imprimés les dessins des enfants artistes. Il a rappelé quelques droits des enfants inscrits dans la convention avant d’évoquer les efforts des autorités régionales et les partenaires dont l’UNICEF, qui ont permis d’atteindre certains résultats probants, notamment la réduction significative de la prévalence de la malnutrition chronique qui est passée de 39,5% à 28,9% entre 2011 et 2018 selon l’enquête SMART 2018. Concernant la vaccination des progrès appréciables ont été également enregistrés, le taux de vaccination a atteint 69,4% en 2018 contre 63,8% en 2012 selon EDS III et V, les accouchements assistés ont aussi connu une grande amélioration entre 2012 et 2018 ( 42,6% à 62,5%). Concernant l’enregistrement des naissances, Sikasso fait partie des régions qui ont le taux le plus élevé (89%) a-t-il conclu. Dans le message des enfants de Sikasso, lu par l’enfant journaliste Adiaratou Mamby DIABY, Certains droits des enfants ont été évoqués avec force notamment le droit à une identité, à la survie, à la nutrition adéquate, aux soins de santé, à la protection contre toute forme de violence et d’exploitation et à une éducation de qualité inclusive. Le chef de l’exécutif régional Boubacar Bagayogo a remercié tous les partenaires comme l’UNICEF dont les efforts ont permis d’atteindre ces résultats. Il a engagé les autorités administratives de la région, les responsables politiques et coutumiers à mieux s’investir pour la promotion et la protection des droits de l’enfant dans la région. Des explications détaillées des dessins qui expriment la vision des tout-petits pour le Mali de l’avenir, ont été données par les enfants journalistes coachés par le correspondant de l’AMAP. Un entretien entre le gouverneur et ces enfants ont permis au chef de l’exécutif d’entrer dans les détails des dispositions prises dans la région de Sikasso pour la protection des enfants en milieu urbaine comme dans les zones rurales. FD/MD(AMAP)
Célébration des 30 ans de la CDE à Kayes : Le public découvre le rêve des enfants à travers des dessins gravés sur le mur du Stade Bassi Coulibaly

Kayes, 21 novembre (AMAP) A l’instar de la capitale et des autres régions du Mali, Kayes a célébré le 20 novembre 2019 le 30è anniversaire de la Convention des droits de l’enfant (CDE). La cérémonie a été marquée par le vernissage du mur du Stade Bassi Coulibaly qui s’est déroulée sous la présidence de Bernard Coulibaly, préfet de Kayes, et de nombreux invités. Sur le « mur bleu » du Stade Bassy Coulibaly, on peut apprécier les dessins qui reflètent le rêve des enfants pour notre pays. Ces œuvres ont été produites par des Enfants « Equation Nomades » lors d’un atelier d’OxyJeunes qui s’est tenue à Koulikoro en août 2019. Parmi ces dessinateurs, figure Modibo Sissoko, 15 ans et élève en 8è année à l’Ecole de Diakalleul, près de Kayes. L’un des ses dessins expriment son attachement à la devise du Mali « Un Peuple – Un But – Une Foi » et son souhait de voir des toilettes séparées (hommes et femmes dans les écoles ». Des images qui ont été appréciées par le préfet Bernard Coulibaly. Après les discours et les prestations d’artistes, cet enfant a expliqué aux officiels le sens de ces œuvres. Le public a eu droit à un sketch invitant les parents à maintenir leurs filles à l’école et à lutter contre le mariage précoce, un phénomène fréquent dans la région. Adoptée en 1989, ratifiée par notre pays en 1990, cette Convention est le premier texte international qui a reconnu explicitement les enfants en tant que porteurs de droits. En la ratifiant, le Mali s’est engagé formellement à respecter et promouvoir tous les droits énoncés dans la Convention. Malgré les progrès accomplis, force est de reconnaitre que le chemin reste encore long. En effet : un enfant sur 10 meurt toujours avant d’atteindre son cinquième anniversaire.Beaucoup d’enfants en âge scolaire ne sont pas toujours scolarisés. Un enfant sur 4 souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir atteint 18 ans et les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones d’orpaillage demeurent. Lors de la présente cérémonie, Amadou Samaké, chef de Bureau zone par intérim de l’Unicef de Kayes, a estimé que c’est le moment de renouveler leurs engagements, sous le leadership des décideurs dans une région digne de ses enfants afin de s’assurer que chaque fille et chaque garçon jouissent pleinement de ses droits. « Mais je resterai toujours convaincue que les vrais experts de l’enfance resteront toujours les enfants eux-mêmes. C’est pourquoi, en reconnaissance de l’importance critique d’impliquer systématiquement les enfants dans toutes les affaires qui les concernent, nous avons une tradition mondiale à l’UNICEF de donner les commandes aux enfants le 20 novembre », a souligné chef de zone par intérim de l’Unicef. Amadou Samaké a rappelé qu’en 2018, les enfants ont pris les commandes des réseaux sociaux de l’UNICEF-Mali et ont publié des messages à leur place. Dans d’autres pays, des enfants ont pris les commandes en présentant le journal télévisé le 20 novembre, ou en animant une session parlementaire. En 2017 à New York (Etats-Unis d’Amérique), les enfants étaient également au devant de la scène à l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour le président par intérim du Parlement des enfants de la région de Kayes, Abdoulaye Makoro Diabaté, le Mali a fait des progrès dans l’application de la CDE. Abdoulaye Makoro Sissoko qui est également un enfant journaliste grâce au partenariat entre l’AMAP et l’UNICEF, a attiré l’attention du public sur la persistance de certains problèmes, comme le mariage précoce. « Vous êtes la plus grande richesse de la région. Merci de nous avoir partagé votre vision du Mali de demain, de votre Mali sur le mur bleu. Je suis convaincue qu’avec votre force, vos idées, vos inspirations, et avec le leadership du Gouverneur et le soutien de tous les partenaires, nous pourrons atteindre l’objectif commun », a-t-espéré. Il s’agit, selon lui, de bâtir un Mali où chaque fille et chaque garçon est enregistré à la naissance, bénéfie d’une vaccination et d’un allaitement maternel, d’une education, d’une protection contre toutes formes de violence. L’objectif visé zst aussi de voir ces enfants garçon en parfaite santé, devenir un adulte qui peut contribuer positivement à l’avenir de la région. Cette célébration se poursuivra la semaine prochaine par une table-ronde avec les autorités regionales qui sera animée par les enfants journalistes. BMS/MD (AMAP)
Mali-Burkina Faso : La nécessité de renforcer la coopération militaire

Bamako, 21 novembre (AMAP) Une importante délégation des Forces armées du Burkina Faso, conduite par le colonel-major Silas Keita, directeur de la coopération militaire et de la défense de son pays, effectue un séjour de 48 heures au Mali, dans le cadre de la coopération multilatérale pour faire face à la recrudescence des attaques terroristes, le long de la bande sahélienne, particulièrement aux frontières. La délégation burkinabé a participé, jeudi, dans les locaux du ministère de la Défense et des Anciens combattants, à une session d’échanges et de partage de renseignements avec la hiérarchie militaire malienne. La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le chef d’état-major général des Armées (CEMGA), le général de division Abdoulaye Coulibaly, en présence de plusieurs responsables militaires des deux pays. Le général Abdoulaye Coulibaly a confié à la presse que « les frères d’armes» du Burkina Faso sont arrivés pour une rencontre dans le cadre de la coopération militaire qui unit les deux pays. Il a rappelé que cette rencontre fait suite au récent déplacement du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, au Burkina Faso. Suite à la rencontre avec son homologue burkinabé, Moumina Chériff Sy, il a été décidé de réchauffer les relations militaires bilatérales. Des relations, selon le général Coulibaly, qui étaient à un haut niveau et qui ont subi un moment de relâchement. «Donc, il s’agit, aujourd’hui, de revenir et de remettre sur la table tout ce qui peut être utile aux deux armées, dans le cadre de la sécurisation des personnes et deleurs biens dans les deux pays. Surtout que nous avons une frontière commune où l’insécurité est de mise et où les groupes armés terroristes font le va-et-vient», a-t-il fait remarquer. Aujourd’hui, a précisé le CEMGA, « sur instruction des chefs suprêmes des Armées du Mali et du Burkina, les ministres de la Défense ont demandé aux deux états-majors de se rencontrer, pour voir dans quelle mesure ils peuvent mieux sécuriser cette frontière qui est devenue, plus ou moins, une passoire pour les groupes terroristes ». Selon le général Coulibaly, le Burkina Faso et le Mali vivent, aujourd’hui, les mêmes problèmes, les mêmes défis sécuritaires. « Nos populations, des deux côtés des frontières, ont besoin de la même sérénité, de la même paix que nous devons leur apporter pour qu’elles puissent vaquer librement à leurs occupations, à leurs activités socio-économiques », a conclu le général Abdoulaye Coulibaly. Pour sa part, le chef de la délégation burkinabé, a remercié les autorités maliennes pour leur « hospitalité légendaire ». Le colonel-major Silas Keita a indiqué que lui et sa délégation espèrent que les deux jours de travaux vont permettre aux deux états-majors, de dégager des stratégies efficaces dans la lutte contre les groupes terroristes qui sévissent le long de nos frontières. AT/MD (AMAP)

