Mali: Un avocat interpellé et entendu en lien avec une affaire terroriste 

Bamako , 23 novembre (AMAP) Maître Hassane Barry, avocat au Barreau du Mali et ancien ambassadeur,  a été  interpellé et entendu, vendredi matin, en relation avec l’affaire des deux présumés terroristes, soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam, a appris l’AMAP de source proche des services de sécurité. Après l’arrestation, lundi,  de ces deux hommes porteurs d’importantes sommes d’argent, les mêmes sources sécuritaires avaient cité Me Barry comme l’intermédiaire dans une opération consistant  à « soudoyer des magistrats» pour faire libérer des djihadistes et qui aurait « déjà, reçu une importante part d’argent » à  cette fin. « Sauf décision contraire venue d’en haut, car il (l’avocat ) a beaucoup de choses contre lui, comme dans les autres non-lieux prononcés au profit d’autres terroristes qui avaient été arrêtés puis libérés par la justice, au grand dam de l’opinion », a indiqué une source  proche du dossier pour confirmer la détermination de la  Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne a aller au boutade la procédure On rappelle que la DGSE a interpellé, jeudi, vers 17h, au grand marché de Bamako, deux induvudus, Ousmane Hama Diallo Alias ’22’ et Harouna Diallo. Ils seraient arrivés à Bamako, dans la journée du mardi 19 novembre  2019, « en provenance de Boulekessi en vue de faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako, de négocier la libération de plusieurs cadres de leur organisation détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MCA) », ajoute la même source. Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder, par la force, pour faire libérer leurs membres prisonniers à la MAC de Bamako, dont « deux experts en explosif, Oumar Dicko et Amadou Dicko, frère de l’ Emir Akilou Dicko », poursuit, encore, la source sécuritaire dans la capitale malienne. Parallèlement, les deux suspects devraient réaliser plusieurs achats au compte de ‘Ançaroul Islam’ « dont des caméras de haute définition pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kakis, des jumelles et des paires de chaussures de sport ». Les services de sécurité maliens indiquent que les enquêtes se poursuivent. MD (AMAP)

Assises : Yaya écope de dix ans de réclusion pour l’assassinat de l’amant de son épouse

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’assises de Bamako ont infligé la peine de dix ans de réclusion à Yaya Guindo, jugé pour l’assassinat de Guimba Camara, lors de la dernière session de la capitale malienne, a appris l’AMAP. Guindo, le géomancien, profitait de l’absence de l’orpailleur, Camara, pour entretenir des relations intimes avec son épouse. Enhardi par son succès, il a finalement enlevé toute la famille du cocu. Tentant de récupérer les siens, l’orpailleur a fini par commettre l’irréparable. Une infraction prévue et punie par les articles 199 et 200 du Code pénal. La sordide histoire s’est passée à Deguela, dans le cercle de Kangaba. Yaya Guindo a quitté son bercail (le plateau Dogon) avec son épouse Binta Sangaré pour travailler, successivement, à Bamako, Bancoumana (Kati) et Deguela (Kangaba) dans des fermes agricoles. Son salaire ne lui permettant plus de faire face aux charges de sa famille, il a décidé de se rendre sur le site d’orpailleurs de Kokoyo, pour tenter sa chance et améliorer les conditions de vie précaire de sa famille. Il y a demeuré et venait rendre visite à sa famille, tous les lundis, jour de repos sur les sites d’orpaillage. Profitant de son absence, la victime, Guimba Camara, multipliait les visites chez Binta Sangaré qui se disait intéressée pour apprendre la géomancie. De ce rapprochement, est né un lien intime qui se transforma en concubinage. Les deux amants envisagèrent un projet de mariage qui les amena à prendre la fuite et trouver refuge à Bancoumana. Yaya Guindo, mis devant le fait accompli de l’enlèvement de sa famille par Guimba Camara, entreprit des démarches, tant auprès des autorités coutumières de Deguela qu’auprès du père de Guimba pour l’amener à lui rendre sa femme et ses enfants, mais sans succès. Il prit son mal en patience jusqu’à la date fatidique du 16 août 2016. Ce jour-là, aux environs de 14 h, lorsqu’il apprit que Guimba était de retour au village, il se rendit chez lui. Montant le guet dans un champ de maïs, lorsqu’il vit Guimba passer, il surgit de derrière lui. Une dispute les opposa au cours de laquelle, Yaya parvint à assener trois coups de poignard à son adversaire, au niveau du dos et la tête. Il s’écroula et succomba des suites de ses blessures. Yaya prit la fuite, mais fut recherché, appréhendé et conduit à la gendarmerie, plus tard. À la barre, l’accusé a reconnu les faits qui lui sont reprochés. Sa défense, dans sa plaidoirie, a d’abord demandé à la Cour de mettre les faits dans leur contexte réel pour traiter ce dossier. Elle a demandé aux juges de requalifier l’infraction, d’ « assassinat »en « homicide involontaire ». Selon le ministère public, cet acte a été prémédité. Il a demandé à la Cour de maintenir l’accusé dans les liens de la culpabilité. Après délibération, la Cour a reconnu Yaya Guindo coupable de l’infraction d’ « assassinat ». Ila, certes, bénéficié de circonstances atténuantes, mais a écopé de 10 ans de réclusion. YD/OD/MD (AMAP)

Fin de règne pour un voleur d’or

Bamako, 22 novembre (AMAP) Nafou Traoré, as du cambriolage, spécialisé dans le vol d’or et d’argent, faisait des victimes dans les familles aisées des quartiers nantis, mais a fini par tomber dans la nasse de la police, à la suite de plusieurs plaintes, a appris l’AMAP. Il aurait réussi, à lui seul, plus d’une centaine d’opérations dans plus de 500 familles, à travers le district de Bamako et ses environs. Il faisait irruption dans la chambre à coucher de ses victimes, sévissant, aussi bien, dans certains quartiers de la rive droite que de la rive gauche du fleuve Djoliba, dans le District de Bamako. Ses zones de prédilection étaient les quartiers nantis de la ville, comme Baco-Djicoroni ACI, Kalabancoura-ACI, les 300-Logements, la Cité Unicef, Hamdallaye et Sotuba-ACI. « Nous sommes des voleurs, nous sommes au nombre de sept. Nous  encerclons la maison. Le chef est resté dehors avec les autres, donnez-nous les bijoux ! ». Le voleur tenait les mêmes propos à ses victimes, dans toutes ses opérations, muni de barre de fer, d’un arrache-clou, d’un détecteur de métaux et, par-dessus tout, il s’exprimait toujours en français à ses victimes qui étaient de hauts cadres ou commerçants, indiquent des sources policières. Aucune porte ne lui résistait et après ses passages, les victimes ont perdu des kilos d’or, en plus d’une centaine de millions de nos francs en espèces. Il aurait vécu, ainsi, pendant cinq bonnes années dans cette activité criminelle de vol, pour un préjudice estimé à des centaines de millions, avant de tomber dans les filets des éléments du commissaire Mamadou Mounkoro. Au commissariat de Kalabancoro-Koulouba, notre source explique que, quelques jours avant son interpellation, les policiers ont été saisis d’une plainte déposée contre le suspect numéro 1, Nafou Traoré, qui n’avait été identifié que de vue et par son mode opératoire. La plainte faisait suite à un cas de vol et cambriolage de maison. Dans cette affaire, comme dans d’autres du genre, Nafou avait cambriolé le domicile d’un particulier, une victime de plus. Cette dernière avait été dépossédée de plus de 5 kg de bijoux en or. Doté d’une technique dont il est seul à avoir le secret, le bandit avait réussi à cambrioler alors que les limiers étaient, déjà, à ses trousses. Les policiers de la brigade des recherches du commissariat de Kalabancoro-Koulouba n’ont pas mis beaucoup de temps avant de mettre la main sur lui. En moins de 48 h, le cambrioleur a été interpellé, à la suite d’une opération piégée, à travers des appels téléphoniques dans le secteur il sévissait. C’est ainsi que la police mit fin à son règne de cambrioleur de maison. Il fut interpellé et conduit, manu militari, au commissariat pour une audition sommaire. Les enquêtes établiront, plus tard, que depuis 2015, l’homme était impliqué dans d’autres affaires de cambriolage. Il serait un ancien secrétaire général d’une association estudiantine. Depuis lors, il croupit derrière les barreaux, le temps d’être fixé sur son sort. TC/OD/MD (AMAP)

Assises : Un assassin acquitté pour démence

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’Assises de Bamakoont blanchi Moussa Sidibé du crime d’assassinat, perpétrée sur son oncle, pour raison de démence, a appris l’AMAP. Cette affaire remonte en décembre 2017, dans le village de Ouroun, une Commune rurale du Cercle de Bougouni. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, de la même année, Moussa, muni d’une machette, quitta son domicile, aux environs de minuit, pour se diriger vers la concession de son oncle, Karim. Il arpenta les rues du village pour atterrir chez ce dernier. Arrivé sur place, après avoir constaté que tous les membres de la famille de son oncle étaient endormis, Moussa traversa la cour de la concession, pour s’introduire dans la chambre à coucher de son oncle, Kassim. Il le trouva endormi et, alors, sans aucune forme de procès, lui administra plusieurs coups de machette à la tête. A l’audience, c’est un accusé perdu dans ses pensées qui se présenta à la barre. Apparaissant sous les traits d’attardé mental, Moussa a reconnu les faits. A la fin des procédures requises, la Cour, après délibération, l’a déclaré non coupable. Et l’a acquitté, en raison de sa démence. TC/OD/MD (AMAP)

Perpétuité pour Salim Sanogo accusé de vol qualifié, détention illégale d’arme à feu…

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les jurés de la Cour d’Assises de Bamako ont condamné, lors de la dernière session d’Assises, Salim Sanogo à la réclusion à perpétuité pour association de malfaiteurs, vol qualifié et ddétention illégale d’arme à feu, a appris l’AMAP. En 2016, Salim et sa clique opéraient dans les secteurs de la Commune I du district de Bamako. Plus précisément, dans la nuit du 21 au 22 avril, six individus s’introduisirent par le mur, dans l’hôtel ‘Siècle’,à Quinzambougou, après la fermeture de l’établissement. Sous la menace d’une arme à feu, ils obligèrent la gérante à leur indiquer la caisse. Au cours de l’opération, un employé, posté sur le toit, parvint à donner l’alerte. Ainsi, les policiers de l’arrondissement le plus proche furent dépêchés sur les lieux. Ils trouvèrent que les malfrats s’étaient retirés, après s’être emparés d’une importante somme d’argent. Ils poursuivirent les voleurs et échangèrent des tirs avec eux. A l’issue de cet affrontement, un délinquant et le sergent-chef furent atteints par des balles. L’appréhension et l’interpellation du malfrat blessé isolé permirent de l’identifier sous le nom de Cheick Oumar Keïta dit « Kaou »et de retrouver le reste de la bande à savoir : Soumaila Daou dit « Bakara », Seydou Diop, Salim Sanogo dit « Député », Bourama Touré dit « Boura », Madou Koné dit « Poulo. Les deux hommes succombèrent, des suites de leurs blessures. Le 22 février 2017, au cours d’un contrôle, au check-point de Sébénicoro, Salim Sanogo fut interpellé, en possession d’une arme à feu, de cartes de recharge téléphoniques et de cartouches de cigarettes. A la barre, contre toute évidence, il a nié les faits. Face aux salves de questions des jurés, l’inculpé a fini par reconnaitre les faits de « vol qualifié ». Il avoua avoir volé quatre cartouches de cigarettes, des cartes de recharge et une somme de 50.000 Fcfa à Médina-Coura. Le Parquet requiert de retenir les faits contre l’accusé, sans le bénéfice de circonstances atténuantes. « Car, selon lui, la Cour a devant elle, un élément d’un gang très dangereux qui ne recule devant rien ». Les avocats de l’accusé ont repliqué qu’il y a trop de zones d’incohérence dans le dossier incriminant leur client. De ce fait, ils ont imploré la clémence de la Cour pour le vol du boutiquier, mais pas pour l’attaque du restaurant et le meurtre du policier. Les jurés, après délibération, ont reconnu l’inculpé coupable des faits d’association de malfaiteurs, de vol qualifié et de détention illégale d’arme à feu mais pas du meurtre du policier. Ils l’ont condamné à la réclusion à perpétuité sans circonstances atténuantes et au paiement 250.000 Fcfa de dommages et intérêts pour les deux victimes. YD/OD/MD (AMAP)

Cour d’assises : Réclusion à perpétuité pour assassinat

Bamako, 22 novembre (AMAP) Le jeune Kassim, âgé de 20 ans, a été condamné à perpétuité, par la Cour d’assises de Bamako, pour avoir égorgé, de sang-froid, le fils de son voisin, malgré sa tentative de justifier son acte par la démence, a appris l’AMAP. Le 23 novembre 2017, à Kora, dans la Commune rurale de Garalo, Bakary Sangaré emprunta la charrette de son voisin, Adama Samaké, pour transporter à la maison sa récolte de maïs. Celui-ci chargea. à son tour son garçon, Moussa Samaké, âgé seulement de 9 ans de conduire la charrette pour cette tâche. Bakary Sangaré se chargeait, lui-même, de transporter les sacs de maïs sur sa moto, pendant que son frère cadet, Kassim Sangaré, et le petit Moussa Samaké, transportaient le maïs dans la charrette. Après quelques rotations entre le champ et le village, Kassim Sangaré et le petit Moussa Samaké ont fini par se retrouver seuls au champ pendant que Bakary était à la maison. C’est ainsi que, sans aucune forme de procès, Kassim Sangaré bondit sur Moussa Samaké. Il le plaqua au sol, le maîtrisa et l’égorgea avec son couteau. Après son forfait, il abandonna le corps sans vie de sa victime, dans un puits abandonné, et le cacha avec des branchages. A l’audience, sans ambages, Bakary a reconnu les faits. Mais, il a, tout de suite, mis son acte sur le compte de sa démence. Les jurés ne l’ont pas crû. Pour eux, il n’était pas fou ou malade mentalement quand il commettait son crime.  « Comment un fou peut tuer et aller cacher le corps de sa victime ? »s’est interrogé un juré de la Cour. Le ministère public n’a pas voulu s’attarder sur le débat, après que les faits ont été reconnus par l’inculpé. Il a requis de le maintenir dans les liens de l’accusation. La Cour a reconnu l’accusé coupable des faits sans le bénéfice de circonstances atténuantes. Et l’a, ainsi, condamné à la réclusion à perpétuité. TC/MD (AMAP)

Cour d’assises : Peines minimales et acquittement pour des dealers

Bamako, 22 novembre (AMAP) Accusés d’offre, de mise en vente, de distribution, de courtage, de vente, de livraison, d’envoi d’expédition, de transport, d’achat, de détention ou d’emploi de drogues à haut risque, Adama Barro écope de 3 ans, Pierre Dacko de 2 ans et le troisième acquitté, a appris l’AMAP. La dernière session de la Cour d’assises de Bamako a été marquée par la comparution à la barre d’un trio de suspects pour offre, mise en vente, distribution, courtage, vente, livraison, envoi, expédition, transport, achat, détention ou emploi de drogues à haut risque. Les faits pour lesquels ils se sont retrouvés devant les jurés remontent à courant 2017 alors qu’ils se trouvaient en possession d’une quantité importante de stupéfiants de tout type. Ils se sont passés dans le quartier de Sogoniko, en Commune VI du district de Bamako. La section recherches de la Brigade territoriale de Faladiè a été informée de la vente de drogues dures par des dealeurs, aux alentours et à l’intérieur du bar « Eden Parc », sis à Sogoniko, appartenant à un certain Rougeot. Munie de cette information, la section procéda à une descente inopinée et réussit à démanteler un réseau de trafic de stupéfiants. Pour ce faire, les pandores ont joué aux plus fins, en mettant en place une stratégie pour prendre les dealers la main dans le sac. Ainsi, un gendarme, en tenue civile, se fit passer pour un acheteur de ce produit prohibé avec un des revendeurs, notamment le nommé Adama Barro. Celui-ci avait, déjà. été signalé comme revendeur à l’auto gare de Sogoniko. Adama Barro, sans se douter de l’identité professionnelle de son client, mordit à l’hameçon. Sa fouille sur place a permis de le trouver en possession de 98 cailloux de cocaïne et 81 kipas d’héroïne. Conduit, immédiatement, à la gendarmerie, il n’a pas tergiversé pour dénoncer ses acolytes qui sont Ibrahima Madani Bah alias Rougeot, le chef de file, Éric Balla Provest, son adjoint, déjà à la Maison centrale d’arrêt, Pierre Dacko, l’intermédiaire, et Assitan Sidibé, revendeuse comme lui-même. Les deux derniers interpellés, à leur tour, ont reconnu les faits. En outre, un mineur de 14 ans, en la personne de Mohamed Sangaré, en possession de 83 boules de chanvre indien par le biais d’Assitan Sidibé, et un certain Moussa Traoré ont été interpellés. Au cours des enquêtes, faute de charges suffisantes, un non-lieu a été prononcé au profit d’Ibrahim Madani Bah alias Rougeot, Éric Balla Provest et Moussa Traoré. Les suspects ont pris une peine légère grâce à la perspicacité de leur conseil qui s’est battu comme un beau diable pour avoir gain de cause. A la lumière des débats, la Cour a condamné Adama Borro à 3 ans de prison, avec une amende de 500.000 Fcfa, Pierre à 2 ans et une amende de 200.000 Fcfa, alors qu’ils étaient en détention provisoire, depuis 2017. Quant à Assitan Sidibé, elle a été, tout simplement, acquittée. TC/OD/MD (AMAP)

Deux suspects arrêtés pour le vol de l’arme d’un policier

Bamako, 22 novembre (AMAP) Les hommes du commissariat du 4earrondissement du District de Bamako ont mis la main, Il y a quelques jours, sur deux voleurs d’armes, a appris l’AMAP de source policière. Ces individus, M.D et A.D, sont suspectés d’avoir volé l’arme individuelle de service d’un sergent de police, le 5 juillet dernier, lors d’une manifestation contre l’implantation du siège du G5-Sahel à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako. Ce jour-là, dans sa mission de maintien d’ordre, le sergent de police Yacouba Bagayogo, en service au commissariat du 4e arrondissement, a été sérieusement molesté et laissé pour mort par les manifestants surexcités. Au cours de ce lynchage, son arme de service, de marque « Norinco » avait, miraculeusement, disparu. C’est ainsi que le chef de la Brigade de recherches (BR) et ses éléments ont mené leurs enquêtes jusqu’à la semaine dernière. L’arme a été retrouvée entre les mains du nommé M.D, boutiquier de son état. Il a été interpellé par les limiers et conduit au commissariat pour y être auditionné. Interrogé sommairement, M.D a déclaré avoir acheté l’arme à 75.000 Fcfa avec le nommé A.D, un fidèle de la mosquée d’un dignitaire religieux de la place dont nous tairons tle nom pour des raisons compréhensibles. En attendant d’être fixés sur leur sort, les deux suspects dorment derrière les barreaux au commissariat pour les besoins de l’enquête. YD/MD (AMAP)

La sécurité d’Etat arrête deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’

Bamako, 22 novembre (AMAP) La Direction générale de la sécurité d’Etat (DGSE) malienne a interpellé, jeudi, vers 17h, au grand marché de Bamako, deux importants soutiens logistiques du groupe terroriste ‘Ançaroul Islam’, a appris l’AMAP de source sécuritaire malienne. Ousmane Hama Diallo Alias ’22’ et Harouna Diallo sont arrivés à Bamako dans la journée du mardi 19 novembre  2019, « en provenance de Boulekessi en vue de faire du repérage pour d’éventuels attentats à Bamako, de négocier la libération de plusieurs cadres de leur organisation détenus à la Maison d’arrêt et de correction (MCA) », ajoute la même source. Il y aurait parmi ces cadres ‘djihadistes’ incarcérés, à Bamako, « deux experts en explosif, Oumar Dicko et Amadou Dicko, frère de l’ Emir Akilou Dicko », poursuit, encore, la source sécuritaire dans la capitale malienne. « Pour ces besoins, les deux hommes étaient porteurs d’importantes sommes d’argent destinées à soudoyer des magistrats» par l’intermédiaire d’un avocat connu de la place qui aurait « déjà reçu une importante part d’argent », selon notre source. Les deux envoyés n’excluaient pas l’éventualité de procéder, par la force, pour faire libérer leurs membres prisonniers à la MCA Parallèlement, ils devraient réaliser plusieurs achats au compte de ‘Ançaroul Islam’ « dont des caméras de haute définition pour réaliser leurs vidéos de propagande, des ordinateurs portables, des GPS, des Postes radio Talkies-walkies, des tissus kakis, des jumelles et des paires de chaussures de sport ». Les services de sécurité maliens espèrent qu’avec ces arrestations, ils approfondiront leurs connaissances sur ‘Ançaroul Islam’ « et faire la lumière sur ses derniers faits de guerre ». « Elles permettront, également, d’élucider certains cas de libération et d’acquittement étonnants de dangereux terroristes survenus lors des dernières Assises », indique la source sécuritaire qui ajoute que les enquêtes se poursuivent.

Le 48ème pèlerinage national catholique débute, samedi à Kita

Kita, 22 novembre (AMAP) Le 48ème pèlerinage national catholique débute samedi à Kita, sous la présidence de l’Archevêque de Bamako, Son Éminence, Jean Zerbo,  en présence du ministre des Affaires Religieuses et du Culte, Thierno Hass Diallo, a appris l’AMAP de source proche des organisateurs. La Conférence épiscopale du Mali a choisi cette année le thème : « Avec Marie pour un Mali nouveau», dont le choix s’explique par la situation politique et sécuritaire de notre pays, selon les organisateurs. Quelque 7000 fidèles parmi lesquels de nombreuses grandes personnalités de l’Eglise Catholique du Mali sont attendus à Kita pour cet évènement dont l’animation sera assurée par le diocèse de Bamako. KM (AMAP)