Une délégation du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) en tournée dans le Nord du Mali
Gao, 28 novembre (AMAP) Le conseiller aux Affaires administratives et juridiques du gouverneur de Gao, Alhousseini Mahamane, a présidé mardi, dans les locaux du gouvernorat de Gao, une rencontre avec des responsables du Bureau de coordination des affaires humanitaires des nations unies (OCHA), en mission d’évaluation de la situation humanitaire dans les Régions de Gao, Ménaka et Kidal. Cette mission a pour but, aussi, apporter une solution dans le secteur de l’Agriculture qui a été affecté par les oiseaux granivores et un appui aux personnes déplacées de Boulkeissi et aux réfugies, entre autres. « Nous sommes en tournée avec une délégation du bureau de la coordination des affaires humanitaire (OCHA) pour rencontrer les différents acteurs concernés par la situation humanitaires dans les Régions de Gao, Kidal et Ménaka », a déclaré la directrice pays de l’Aide de l’Eglise norvégienne (AEN), Cathrine Seland, présente à la rencontre ainsi que des responsables des services régionaux de Gao. « Au cours de la rencontre de Gao, nous avons constaté que les besoins sont énormes par rapport à la santé, l’éducation, l’eau et, même, les personnes déplacées de Boulkeissi », a ajouté Mme Seland. « A la fin de notre mission avec la délégation d’OCHA, nous allons proposer des moyens pour venir en aide à ces populations des Régions de Gao, Kidal et Ménaka qui souffrent beaucoup à cause de l’insécurité », a-t-elle promis. AT/MD (AMAP)
Autonomisation des femmes et dividende démographique : Sur une bonne trajectoire en 2019
Bamako, 28 novembre (AMAP) Le projet Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel (SWEDD), au cours de l’année 2018-2019, a permis d’intégrer 3.231 enfants vulnérables déscolarisés précoces et non scolarisées dans les classes de 2è, 3è et 4è années et 8.461 filles ont bénéficié, d’au moins, un appui du SWEDD sur l’année scolaire 2018-2019, a-t-on appris, lundi, de source officielle. L’intervention du projet a, également, permis 2% de réduction du taux d’abandon scolaire des filles et de 69% des grossesses en milieu scolaire. Un résultat encourageant reste une nette augmentation du revenu des bénéficiaires d’Activités génératrices de revenus (AGR) qui étaient, en moyenne, de 2.470 Fcfa. Le projet a favorisé la multiplication par 24 de cette somme. La réunion du Comité national de pilotage, consacrée à la validation du projet du Plan de travail et de budget annuel (PTBA) 2020 du projet (SWEDD) sous la présidence du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Adama Tiémoko Diarra, a indiqué que le projet, avec l’initiative recrutement et déploiement de 105 sages femmes, a permis l’augmentation de 8% de l’effectif national des sages-femmes en activité et de 17% l’effectif dans ses zones d’intervention, sur une période de deux ans. La rencontre a permis de faire un examen critique du projet, chiffré à plus de 3,3 milliards de Fcfa, de formuler des recommandations et de valider le document. Une présentation du rapport provisoire de mise en œuvre du projet, en 2019, a, aussi, été faite. Adama Tiémoko Diarra a soutenu que l’année 2019 a été marquée par des progrès significatifs au Mali dans la mise en œuvre du projet, plaçant ainsi le Mali dans une position de leader parmi les membres du SWEDD. Selon lui, ce leadership, s’est traduit par l’invitation du Mali à partager ses résultats et bonnes pratiques, en matière de scolarisation et de maintien des filles à l’école et l’autonomisation des femmes, à la session satellite, organisée en marge de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD) tenue à Nairobi. Et le ministre de souligner qu’au plan de la capacité de gestion et d’absorption des fonds, le taux d’exécution budgétaire de 75% du PTBA 2019, soit plus de 6,094 milliards de Fcfa. Il a indiqué que les réalisations importantes sont, entre autres, la participation du Mali à la réunion du Comité régional de pilotage (CRP), tenu à Abidjan en mars 2019. En cette occasion, le Mali a passé le témoin de la présidence du CRP à la Côte d’Ivoire. Il s’agit, aussi, de la participation à la table ronde de mobilisation des ressources organisées à l’initiative du Mali, dans le cadre de la préparation de la phase II du projet, et l’accompagnement de plus de 20.000 filles par les interventions diverses visant leur maintien a l’école fondamentale. Le ministre a invité chacun des membres du comité à redoubler d’effort pour faire de ce projet un bel exemple de coopération multisectorielle et multi acteurs. Pour lui, la préparation de la phase d’extension, pour la période 2021-2023, favorisera la mise en échelle des interventions testées qui vont faire leurs preuves dans la transformation des conditions de vie des populations. Des résultats tangibles ont été enregistrés et ont conduit la Banque mondiale à s’engager, de nouveau, pour le financement de la phase d’extension du projet jusqu’en 2020. FT/MD (AMAP)
L’Association « Filles en détresse » a lancé officiellement ses activités
Bamako, 28 novembre (AMAP) L’Association dénommée « Filles en détresse », créée en 2004, qui vise à promouvoir à la réinsertion des filles-mères dans le circuit social et économique, a, solennellement, lancé ses activités, jeudi dernier, à travers une conférence-débat animée par le Dr Ibrahima Haïdara, psychologue sur le thème : « La place de la fille-mère dans la société ». « La sexualité est très libérée. Les filles n’ont plus peur de tomber enceinte. Malheureusement, elles se retrouvent confrontées à des difficultés », a déploré Dr Haïdara. Il a expliqué que toutes les difficultés auxquelles ces filles sont confrontées nécessitent un partenariat public-privé et des psychologues, médiateurs, représentants des forces de l’ordre et parents pour trouver des alternatives à la problématique. « Les causes des détresses des filles sont multiples et relèvent de l’immaturité de la jeunesse » a expliqué la présidente de l’association, Mariama Samaké qui, comme plusieurs panelistes, a participé aux échanges. Elle a exprimé sa volonté d’offrir davantage de perspectives aux filles et à leurs enfants et a rappelé la conviction de l’UNESCO, selon laquelle, « Neuf années d’éducation gratuite et de qualité permettent à une fille de changer son avenir, celui de sa famille et de son pays ». Mme Samaké a annoncé que trente filles vont bénéficier de kits de formation. Ce kit individuel englobe une formation, les supports associés, une visite médicale et le transport vers les lieux de formation. L’association s’est fixée comme objectif la mise en place d’un projet d’intérêt général incluant l’éducation, la santé et l’environnement, dans le cadre d’un développement communautaire équitable, au Mali où on note une augmentation visible des adolescentes mineures et mères, une situation qui préoccupe. Ainsi, le soutien aux filles mères, la mise en place des mécanismes de protection des adolescents mineurs, la promotion et la subvention pour l’éducation des jeunes filles mères, la lutte contre les infections sexuellement transmissibles et le VIH/Sida, le repositionnement du planning familial et la lutte contre le travail et le trafic des adolescentes sont, aussi, des objectifs visés par l’association. Elle entend recenser des filles mères, les sensibiliser et accompagner leur réinsertion à travers une formation professionnelle, une assistance psychologique, gynécologique et pédiatrique pour ce qui concernent leur progéniture. Cela dans un contexte où la sexualité est perçue comme un sujet tabou. Malgré le changement générationnel, les mentalités restent figées par rapport à la perception de la sexualité dans la société. RDG/MD (AMAP)
Monrovia: Les journalistes se familiarisent avec la lutte contre l’argent sale dans le circuit financier
Envoyé spécial Amadou O. Diallo Liberia, 28 novembre (AMAP) L’atelier régional de formation sur le journalisme d’investigation sur les crimes économiques et financiers, qui s’est ouvert, mardi dernier, à Monrovia, à la Banque centrale du Libéria, a pris fin, mercredi, sur des recommandations que les participants ont été invités à s’approprier afin de protéger les économies contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme et garantir la stabilité politique et sociale dans la Région ouest africaine. L’atelier visait à outiller les hommes de médias pour connaitre le circuit de blanchiment d’argent et financement du terrorisme et jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre le phénomène dans nos pays. Cet atelier, dans la capitale libérienne au profit de journalistes des 16 pays de la Communauté économique de développement de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a été organisé à l’initiative du Groupe inter-gouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’ouest (GIABA), basé à Lagos au Nigéria. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du Ministre libérien des Finances et de la Planification du développement, Hon. Samora P. Z. Wolokolie qui est, aussi, en charge des affaires fiscales. C’était en présence du représentant du Ministre de l’Information, des Affaires culturelles et du Tourisme, Attony Daniel Gayedyu, en charge de la Communication, du directeur de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) du Libéria, Edwin W. Haris, et du représentant du Directeur du GIABA, Alphousseny Diamanka, en charge des Affaires administratives et financières. Plusieurs thématiques sur le journalisme d’investigation, notamment la nécessaire obligation de la méthode et de l’éthique qui nourrissent la profession. Avec à la clé un exemple de journaliste d’investigation, venu du Nigéria, pour illustrer la volonté du GIABA à s’investir davantage dans la promotion de ce métier dans le secteur des médias. Il s’agit de circonscrire le phénomène de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme dans la sous-région en lutte contre des groupes terroristes qui écument le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Nigéria. La première thématique développée a porté sur le mécanisme de fonctionnement du GIABA, notamment son rôle et sa mission dans la lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme. Elle a été largement expliquée par le coordinateur-gestionnaire du Centre d’information du Groupe, Timothy Melaye. Dans son exposé, il s’est beaucoup appesanti sur l’assistance technique que le GIABA apporte aux Etats, aux organisations de la société civile dont les médias, dans la lutte contre ce « phénomène de cancer » pour les économies aussi faibles que les nôtres. Il s’agit d’outiller les acteurs de la lutte, notamment les hommes de médias, pour pouvoir identifier les cas et les traiter avec la technicité qui sied « afin d’insuffler un changement de comportement dans la société ». Car, selon M. Melaye, la lutte contre le blanchiment d’argent et du financement du terrorisme, « nécessité une forte capacité de résilience des acteurs, notamment des journalistes afin de résister à la tentation ». Pour atteindre des résultats, le GIABA a suscité la création de réseaux de journalisme d’investigation dans les pays de la région. Au Nigéria, par exemple, d’importants résultats ont été engrangés. C’est le cas du Jaafar Jaafar, présenté par un des panélistes du Nigéria, Dr Bisi Olawuyi, de l’Université d’Ibadan. Le professeur a été séduit par le comportement de son compatriote. Qui a résisté à l’argent et à des pressions en tout genre, pour dénoncer un puissant Gouverneur de Province au Nigéria qui percevait des commissions sur chaque contrat signé. C’est au cours d’une opération de remise d’argent, qu’il a été filmé par le journaliste et son équipe d’investigation. Lorsqu’il s’en est rendu compte, le gouverneur a proposé un demi-milliard de Naïra au journaliste pour acheter son silence. En vain, mêmes après des menaces de mort contre lui. L’intérêt politique de son geste a été immédiat. Une enquête parlementaire a abouti à la procédure de destitution du Gouverneur. Le rédacteur en chef de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI), Lassine Fofana, aussi, complétant Dr Bisi Olawuyi du Nigéria, est revenu sur la nécessité pour les journalistes d’investigation d’être « en phase avec l’éthique et la méthode dans les enquêtes pour être sûr d’aboutir à des résultats probants dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ». Tous deux ont indexés des méthodes très sophistiques des blanchisseurs. Bisi Olawuyi propose une démarche qui privilégie l’observation et la méthode. Il propose, également, au journaliste, chaque fois que cela est nécessaire à la manifestation de la vérité, de revenir sur les événements, afin de recadrer ses questions et remettre en cause ses évidences et éviter, ainsi, les erreurs d’appréciation. Pour cette raison, il conseille aux journalistes d’investigation « de la méthode, de la patience qui sont leurs meilleurs amis », à l’image des investigations sur les paradis fiscaux du Panama. La journée de mercredi a été consacrée aux travaux en groupe pour une meilleure compréhension des notions acquises au premier jour. A l’ouverture des travaux, les autorités libériennes présentes à la cérémonie ont salué le GIABA pour son initiative d’organiser un événement d’envergure dans leur pays. AOD/MD (AMAP)
Mines : Un projet pour accroître les capacités des femmes orpailleuses
Bamako, 28 novembre (AMAP) La ministre des Mines et du Pétrole, Mme Lelenta Hawa Baba Ba, a lancé, le weekend dernier, au Centre de recherche solaire (CRES) de Badalabougou, le Projet de renforcement des capacités et de sensibilisation des femmes rurales travaillant dans les mines artisanales, « Empower rural women in gold artisanal mining (EWGAM). Ce programme répond à la problématique de la réduction de l’utilisation ds produits chimiques comme le mercure et le cyanure dans le traitement local de l’or. Cela, en inculquant aux actrices des méthodes recommandées par le programme environnement des Nations unies. Il s’agira, à terme, d’augmenter de 80% la capacité de production des femmes, de réduire de 50% l’utilisation du mercure et du cyanure dans l’orpaillage et d’encourager le transfert de connaissances entre les femmes bénéficiaires et d’autres femmes minières. Financé par l’ambassade américaine, à travers le fonds «Alumni Engagement Innovation Fonds», le projet EWGAM intervient dans les régions de Kayes, Koulikoro et Sikasso. Il a été initié par quatre «Alumnis» : Binta Traoré, Massira Touré, Djénéba Cissé et Abdoul Karim Camara. «Avec ce projet, nous explorons avec les femmes bénéficiaires un mécanisme d’épargne afin que les maigres ressources tirées de l’orpaillage puissent être investies dans d’autres activités économiques…», a expliqué la coordinatrice du projet, Binta Traoré, ajoutant que EWGAM se réalisera avec le concours de la Fédération des femmes minières du Mali (FEMIMA). A sa suite, la ministre des Mines et du Pétrole, a noté que 550 familles seront sensibilisées et formées avec un impact visible sur plus de 3.000 personnes dépendantes. « EWGAM servira aussi, a indiqué Mme Lelenta Hawa Baba Ba, d’appui aux politiques de mon département dans le domaine de l’artisanat minier ». Pour sa part, l’ambassadeur des Etats-Unis au Mali, Dennis B. Hankins, a rappelé que ce projet a été initié en collaboration avec la société civile des zones concernées. Le diplomate américain espère qu’il permettra d’éliminer le travail des enfants sur les sites d’orpaillage. Quant à la présidente de la FEMIMA, Mme Diarra Djénéba Samaké, elle a salué l’initiative qui luttera contre l’utilisation des substances toxiques dans l’orpaillage. Mme Diarra a fait savoir que ce combat est inscrit dans le Plan d’action de sa fédération. .BBC/MD (AMAP)
Semaine de l’inclusion financière : La digitalisation fait du chemin
Bamako, 28 novembre (AMAP) Le Comité national de suivi de la mise en œuvre de la Stratégie régionale de l’inclusion financière, a animé, vendredi dernier, une conférence de presse. Pour éclairer les hommes des médias sur les grandes lignes des activités menées, à Bamako, dans le cadre de la 2è édition de Semaine de l’inclusion financière (SIF). La rencontre, qui s’est déroulée à l’auditorium de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), a été animée par Souahibou Diaby, chargé de mission au ministre de l’Economie et des Finances et président du Comité. Rappelons que cette 2èédition de SIF avait pour thème central : « La digitalisation des services financiers dans l’inclusion financière, enjeux et défis pour le secteur financier. » A l’entame de ses propos, le président du Comité a salué l’engagement du gouverneur de la BCEAO en faveur d’une meilleure inclusion financière dans l’espace Union monétaire et économique ouest africaine (UEMOA). L’organisation de la SIF matérialise cette promesse, selon Souahibou Diaby. Au cours de son exposé, le conférencier a fait savoir que le Plan d’action de l’inclusion financière a été adopté en 2016, sa mise en œuvre a commencé en 2018. « Cependant, a précisé le technicien, notre pays ne dispose pas encore d’une Stratégie nationale d’inclusion financière ». « Des travaux sont en cours dans ce sens », a-t-il annoncé, ajoutant que « déjà, nous avons une Stratégie régionale d’inclusion financière ». « Son coût a été estimé à 20 milliards de Fcfa par la BCEAO dont 2,2 milliards de Fcfa ont été débloqués par la Banque mondiale et le reste par les Partenaires techniques et financiers », a détaillé M. Diaby. Parlant de la SIF, le conseiller technique a rappelé qu’elle a été marquée par plusieurs rencontres. « Les participants à ces sessions ont plaidé pour la mise en œuvre rapide de l’Inclusion financière, à travers la digitalisation », a rapporté le conférencier. En la matière, le conférencier a signalé que les Etats ont, déjà, entamé cet exercice de digitalisation, car les populations ont intégré dans leur comportement le paiement numérique. Les administrations se sont, elles aussi, lancées dans la digitalisation. « Dans notre pays, la direction générale de l’économie a mis en place un service E-éco qui permet aux contribuables d’accéder à certains nombre de services liés, notamment, à leur situation fiscale. « Ce sont des avancées importantes en matière de digitalisation », a souligné Souahibou Diaby. Toutefois, des défis restent à relever, a rappelé M. Diaby. Il s’agit, entre autres, de la promotion et de la sécurisation de la digitalisation via l’identification des services financiers. S’y ajoute, selon lui, l’interconnexion de paiement numérique, l’extension du réseau téléphonie dans toutes les zones habitées. BBC/MD (AMAP)
L’Association des communautés de culture Songhay reçue en audience à la Cour constitutionnelle
Bamako, 28 novembre (AMAP) Le président de la Cour constitutionnelle, Mme Manassa Danioko, a reçu, mardi, en audience, au siège de l’institution, une importante délégation de l’Association des communautés de culture Songhay en mouvement, (IR Ganda), conduite par son président, l’ancien Premier ministre, Ousmane Issoufi Maiga. Au terme de l’entretien, en présence de plusieurs conseillers et proches collaborateurs du président de la Cour constitutionnelle, l’ancien chef du gouvernement a confié à la presse que cette visite visait, d’abord, à parler au président de la cinquième institution de la République et à ses collaborateurs des objectifs et missions de l’association IR Ganda. Ousmane Issoufi Maiga, a déclaré qu’à travers cette visite, il s’agissait, aussi, de rappeler qu’IR Ganda n’est ni une association politique, ni confessionnelle, ethnique, encore moins un regroupement régionaliste. « C’est une association qui prône le développement intégral de notre pays, la cohésion sociale entre nos communautés et la paix », a-t-il précisé. « Le seul combat de cette association reste le développement du Mali, l’unité nationale et la laïcité de notre pays », a ajouté M. Maiga. Pour lui, il était important que sa structure vienne devant l’une des plus hautes institutions de la République pour exprimer son point de vue et sa vision sur le Mali. S’exprimant sur l’actualité, l’ancien Premier ministre a fait remarquer que « le pays se porte très mal, aujourd’hui, sur le plan sécuritaire ». A ce propos, Ousmane Issoufi Maiga a estimé qu’ « il est important que l’ensemble de nos communautés, de nos concitoyens se donne la main, de manière endogène, pour proposer des solutions entre Maliens, à la sortie de crise sécuritaire que le pays vit ». Rappelons que l’association des Communautés de culture songhay en mouvement a lancé, officiellement, ses activités en octobre 2017. AT/MD (AMAP)
Centrale solaire de 33 MWc à Ségou : Le démarrage des travaux prévu pour le second trimestre 2020
Bamako, 28 novembre (AMAP) La Société énergie du Mali (EDM) et Scatec Solar West Africaont signé, mercredi, un avenant au contrat d’achat, par l’entreprise malienne, de l’énergie qui sera produite par la future centrale solaire de Scatec à Ségou, d’un coût estimé à 31,748 milliards de Fcfa et dont le démarrage des travaux de construction est prévu au deuxième trimestre de 2020, selon un document remis à la presse. La cérémonie, organisée à cet effet, a eu lieu à l’ambassade de Norvège, en présence du directeur de Scatec Solar West Africa, Terje Pilskog, et du directeur général d’EDM, Boubacar Keïta. La construction de cette centralephotovoltaïque, d’une puissance de 33 Mwc, dont la réalisation participera à l’atteinte des nombreux objectifs d’EDM, est aussi l’un des projets prioritaires du Programme présidentiel d’urgence d’accès des populations à l’électricité. La demande d’énergie électrique au Mali est en constante augmentation, avec un taux de croissance de 10% par an, en moyenne, depuis plus d’une décennie. Le secteur de l’électricité au Mali est confronté à un important besoin d’investissement, tant en infrastructures qu’en services. « Pour faire face à cette demande croissante en énergie électrique des populations et dans tous les secteurs d’activité économique et assurer l’équilibre entre l’offre et la demande, il importe d’introduire des ressources alternatives et facilement mobilisables, dans le mix énergétique », selon des informations fournies par EDM. L’objectif recherché dans cette démarche est, selon les responsables de la société malienne, de valoriser l’important potentiel solaire dont dispose le Mali. Pour EDM, le potentiel en énergie solaire est, du reste, bien réparti sur le territoire, en attestent les chiffres ci-après : 5-7 kWh/m2/jour, 300 jours/an d’ensoleillement avec une moyenne de 2.800 heures/an. « Cependant, on constate, depuis plusieurs années, une amélioration de l’offre de solutions techniques pour l’exploitation de l’énergie solaire, tant par la tendance à la baisse des coûts que par la diversification », se réjouissent les responsables de la société nationale d’énergie. Pour eux, cette évolution est très favorable à la valorisation de l’important gisement d’énergie solaire du Mali. Elle permettra la réduction de la dépendance aux hydrocarbures et l’amélioration du coût du mix de production d’électricité du pays. C’est pourquoi, depuis quelques années, EDM indique avoir fait le choix stratégique de miser sur le solaire, par une augmentation progressive de sa part dans le système de production d’électricité, en vue de réduire les coûts de production, en réduisant la part du thermique. Ce mix énergétique dans lequel le solaire occupera une place de choix, contribuera à favoriser le développement de la fourniture d’électricité, produire le kW/h à un coût maîtrisé, renforcer la capacité de production, contribuer à la sauvegarde de l’environnement par la réduction du taux d’émission de gaz à effet de serre. BBC/MD (AMAP)
Mission médicale chinoise au Mali : Une coopération en bonne intelligence
Par Bréhima DOUMBIA Bamako, 28 novembre (AMAP) La Mission médicale chinoise apporte une plus-value aux prestations de l’Hôpital du Mali où de grands spécialistes chinois mettent leurs expertises au service des malades et autres usagers du seul établissement hospitalier, véritable fleuron de la coopération médicale sino-malienne, sur la rive droite, dans la capitale malienne, Bamako. Selon le chef de la Mission médicale chinoise, Jiang Yihua, ell exerce en bonne intelligence avec les praticiens maliens dans les différentes spécialités (médecine interne, gynécologie, chirurgie, pharmacie, ORL, ophtalmologie, endoscopie, traumatologie, radiothérapie, imagerie médicale, acupuncture, et autres). La 26è Mission médicale chinoise, composé de 24 praticiens, consulte au moins 120 malades par jour et délivre autant d’ordonnances servies, gratuitement, à la pharmacie tenue par l’équipe médicale chinoise. Mais le malade doit, préalablement, prendre un ticket de consultation à 3.500 Fcfa pour pouvoir bénéficier de médicaments de spécialité requis pour sa prise en charge et qui, ailleurs, lui coûteraient trois ou quatre fois le prix de la consultation. L’équipe médicale chinoise dispose d’un stock important de molécules assez variées. Il y a 250 types de molécules disponibles, selon Jiang Yihua. Le stock de médicaments, de consommables et d’équipements médicaux est renouvelé une fois par an par la partie chinoise. Les médecins chinois consultent, opèrent et réalisent aussi des actes d’exploration et de diagnostic. Il ressort des statistiques fournies par l’équipe médicale chinoise que de l’arrivée de cette 26è mission, en janvier à novembre, elle a accompli un peu plus de 500 interventions chirurgicales et autres actes de diagnostic. Les chirurgiens chinois interviennent, en collaboration avec des praticiens qui s’améliorent avec cette expertise. Au niveau du centre d’oncologie et de radiothérapie (une unité destinée à la prise en charge des malades cancéreux en nécessité de radiothérapie), un physicien médical chinois intervient dans une spécialité qui serait rare, même à l’échelle planétaire. L’Hôpital du Mali a envoyé, avec le soutien financier de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), deux agents en formation en Italie qui, à leur retour, enlèveront une épine du pied de l’administration hospitalière qui a fait le paris d’administrer des soins de qualité aux Maliens. Parce que, sans physicien médical, il ne saurait y avoir de radiothérapie parce que c’est ce spécialiste qui, à partir d’une console calibre les constantes de l’accélérateur lunéaire (un équipement de pointe de la radiothérapie) pour effectuer la radiothérapie. Au niveau du service de traumatologie, les spécialistes chinois, officient, en tandem, avec leurs collègues maliens. Le chef de la Mission médicale chinoise, a salué l’exemplarité de la coopération médicale sino-malienne qui date de plus de 50 ans. Il a indiqué que l’équipe médicale chinoise et les médecins maliens travaillent, en symbiose, pour une meilleure prise en charge des patients de l’Hôpital du Mali. Pour le directeur général de l’Hôpital du Mali, Ousmane Attaher Dicko, l’apport des praticiens chinois est incommensurable. Les médecins travaillaient à Markala, Kati et Sikasso. Mais depuis 2010, ils n’officient plus qu’au niveau de l’Hôpital du Mali. « Malgré les barrières culturelles et de la langue, les médecins chinois travaillent en harmonie », a expliqué M. Dicko, avant de féliciter l’équipe médicale chinoise pour les soins de qualité qu’elle délivre et les praticiens maliens pour avoir bien intégrer les médecins chinois. « Nous avons fait le pari de créer un climat serein, une bonne ambiance de travail pour faciliter la collaboration avec les médecins chinois », a succinctement rappelé Ousmane Attaher Dicko. Il est utile de préciser que les missions médicales chinoises séjournent désormais une année et demi dans notre pays. Elles restaient, auparavant, deux ans. BD/MD (AMAP)
Mali- UNICEF : Revue annuelle de la coopération sur la Communication pour le développement et la communication externe
Bamako, 28 novembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la revue annuelle de la coopération Mali – UNICEF sur la Communication pour le développement (C4D) et la communication externe (CE), a été présidée mercredi à l’Hôtel Sheraton de Bamako, par le secrétaire général du ministère de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement Mamadou Hady Traoré, a constaté l’AMAP. C’étai en présence du chef de la section C4D de l’Unicef, Bouraïma Konaté, de plusieurs responsables de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP), de l’Office de radiodiffusion télévision du Mali (ORTM, de la maison de la Presse et de nombreux autres invités. Il s’agissait de faire avait l’état de la mise en œuvre des recommandations de la précédente revue, la présentation de la composante CE et C4D et celle des axes stratégiques du nouveau descriptif du programme pays (CPD) 2020-2024. Le représentant du ministre de la Communication a rendu hommage à l’Unicef pour son accompagnement constant avant de rappeler que les droits des enfants sont menacés dans les domaines de la sécurité et de l’éducation. Hady Traoré a enfin soutenu que la revue permettra d’évaluer les acquis et de cibler les perspectives pour un meilleur avenir des enfants. Bouraïma Konatéde l’UNICEF a saisi l’occasion pour rappeler que la revue de la composante C4D-CE s’inscrit dans un cadre de partenariat entre l’Unicef et notre gouvernement. « C’est dans cette dynamique qu’il y a eu une première planification en 2015 sur 5 ans en vue de voir avec tous les acteurs de ce secteur les priorités du pays qui devraient être mises en œuvre pour atteindre des résultats importants » a-t-il conclu. La Communication pour le développement (C4D) est un moyen de renforcer l’amélioration de la santé, la nutrition et autres résultats sociaux essentiels pour les enfants et leurs familles. MD/KM (AMAP)

