Nioro du Sahel : Les enseignants de médersas se forment en didactique des disciplines et évaluation des apprentissages  

Nioro, 20 décembre (AMAP) Une cinquantaine d’enseignants de médersas des cercles de Diéma et de Nioro du Sahel ont pris part, récemment, au Centre d’animation pédagogique (CAP) de Nioro, à une session de renforcement de leurs compétences en matière de didactique des disciplines et évaluation des apprentissages. Les medersas sont des institutions d’éducation formelle appliquant les programmes officiels et soumis aux mêmes évaluations que les écoles classiques. Depuis plusieurs dizaines d’années, de nombreuses activités de formation ont été organisées au profit des enseignants des médersas, notamment en didactique des disciplines, morale professionnelle et législation scolaire. Ces formations, bien que quasi régulières, tout au long des phases 1 et 2 du Programme d’investissement sectoriel de l’éducation (PISE), n’ont pas pu être élargies à tous les enseignants du sous-secteur des médersas. Alors que celles-ci, en tant que maillon essentiel du système, devraient être couvertes par toutes les interventions visant l’amélioration de la qualité des apprentissages. Dans cette logique, l’Académie d’enseignement (AE) de Nioro du Sahel a participé, à l’instar des autres académies d’enseignement du Mali, à l’atelier de formation des formateurs des maitresde medersas à l’approche équilibrée, organisé, en août et septembre 2016, par le ministère de l’Education nationale, en partenariat avec l’UNICEF. Il s’agissait, alors pour les responsables de l’Académie, d’élargir cette formation aux enseignants des medersas pour renforcer leurs connaissances. Pendant cinq jours, les participants ont été des acteurs essentiels pour leur propre apprentissage. Ils ont traité aussi bien en travaux de groupe qu’en plénière des thèmes de la didactique de l’arabe, de la didactique des mathématiques et de l’évaluation des apprentissages. Dans son discours de clôture des travaux, le directeur de l’AE de Nioro, Alpha Mahamane Touré, a mis un accent particulier sur l’importance de cette formation, avant d’inviter les participants à l’appropriation des connaissances apprises pour que celles ci soient senties dans les différentes medersas pour le bonheur des enfants. A la fin des travaux, les participants se sont dit satisfaits et mieux outillés sur la didactique des disciplines el l’évaluation des apprentissages. MD/MD (AMAP)    

Diéma : Inauguration d’un nouveau pont à Tinkaré

Diéma, 20 décembre (AMAP) Un nouveau pont a été inauguré lundi à Tinkaré, dans la commune rurale de Diéma, sous la présidence de l’adjoint au Préfet de Cercle,  Bakary Dioman Diakité, a constaté l’AMAP. Long  de 18 m  pour 5 m de largeur, l’infrastructure a été financée par les jeunes ressortissants de Tinkaré pour un cout estimé à 8 millions de francs CFA. Le Maire de la commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako qui a remercié les ressortissants pour cette œuvre, a déclaré que la réalisation de l’ouvrage d’utilité publique, aura des impacts positifs sur l’économie de la commune en général et du village de Tinkaré en particulier, surtout avec la tenue de la foire hebdomadaire dans cette localité. Le représentant du Chef de l’exécutif local a remercié les ressortissants et la jeunesse de Tinkaré pour les multiples actions qu’ils posent quotidiennement pour le plein épanouissement de leur village, toutes choses qui méritent d’être soutenues et encouragées. Bakary Dioman Diakité les a invités à poursuivre la même dynamique, avant d’ajouter que l’Etat à lui seul ne peut pas satisfaire tous les besoins et qu’il est indispensable de  se donner la main pour surmonter certaines difficultés. Le vaccinateur du CSCOM, Mohamed Traoé a souligné  qu’avec ce pont, il ne fera plus un long détour sur une distance de 15 kms pendant l’hivernage, avec d’énormes peines pour aller s’approvisionner en médicaments et vaccins à Diéma. La cérémonie s’est déroulée en présence du Chef de village Tinkaré, Dionké Magassa, du représentant de l’association des ressortissants de Tinkaré, Issa Tounkara, de la porte-parole des femmes,  Binta Konté. OB/KM (AMAP)

Diéma : Un nouveau pont pour le village de Tinkaré

Diéma, 20 décembre (AMAP) Les autorités locales du cercle de Diéma, ont procédé, lundi, à Tinkaré, un village de la commune rurale de Diéma, l’inauguration du nouveau pont réalisé à près de 8 millions de francs cfa, par des ressortissants et la jeunesse du village. L’infrastructure dont disposent les 7000 habitants de Tinkaré qui en sont heureux, est longue de 18 m et large de 5 m, avec une épaisseur de 30 cm. Ce pont permettra, désormais, aux populations de rallier facilement, en période d’hivernage,  la ville de Diéma, distante de 5 kms. Les habitants de Tinkaré et ses environs étaient sortis massivement pour prendre part à la cérémonie d’inauguration de leur nouveau pont. Selon les organisateurs, ils étaient près de 1000 à faire le déplacement, malgré l’intensité du froid en cette heure matinale. Après les mots de bienvenue du représentant du chef de village de Tinkaré, Dionké Magassa, les différents intervenants ont, à tour de rôle, souligné l’importance et la nécessité de ce pont qui, selon la porte-parole des femmes Binta Konté, permettra de sauver la vie à de nombreuses femmes enceintes devant être référées au Centre de santé de référence (CSRef) de Diéma pour leurs prises en charge, pendant l’hivernage, lorsque l’affluent sur lequel est bâti le pont est débordé par les eaux. Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, s’est dit plus que comblé par la construction de ce pont, qui, selon l’édile, vient d’enlever des pieds des autorités communales une grosse épine, en rendant le transport plus fluide. Il a remercié « les ressortissants et tous ceux qui ont apporté leurs contributions, si minimes soient-elles, pour la réalisation de cet ouvrage d’utilité publique », qui aura certainement des impacts positifs sur l’économie de la commune, en général, et du village de Tinkaré, en particulier, surtout avec la tenue de la foire hebdomadaire dans cette localité. Pour sa part, le représentant de l’Association des ressortissants de Tinkaré, Issa Tounkara, a exprimé le souci qui anime tous les fils de Tinkaré de promouvoir le développement de leur localité. Il a demandé des conseils et des  bénédictions pour l’accomplissement de leurs missions. Interrogé sur le sujet, le vaccinateur du Centre de santé communautaire (CSCOM) de Tinkaré, Mohamed Traoré, dira qu’avec ce pont, il ne sera plus obligé de faire un long détour, sur une distance de 15 km, pendant l’hivernage, avec d’énormes peines, pour aller s’approvisionner en médicaments et vaccins à Diéma. Le 2ème adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, a salué les ressortissants et la jeunesse de Tinkaré pour les multiples actions qu’ils posent, quotidiennement, pour le plein épanouissement de leur village, toutes choses qui méritent d’être soutenues et encouragées. Il les a invités à poursuivre dans la même dynamique, avant d’ajouter que l’Etat, à lui seul, ne peut satisfaire tous les besoins. « Il faut se donner la main pour surmonter certaines difficultés », a-t-il dit. L’autre temps fort de cette cérémonie a été la coupure du ruban symbolique par le  2ème adjoint au préfet, libérant officiellement le passage sur ce pont qui fait la fierté de tous. La cérémonie a pris fin par la visite de courtoisie rendue au chef de village Mahéta Magassa dont le pont porte, désormais, le nom. OB/MD (AMAP)

Ténenkou : Des leaders religieux et communautaires se rencontrent pour la réouverture des classes

Ténenkou, 20 décembre (AMAP) Une trentaine de leaders religieux et communautaires du Cercle de Ténenkou ont procédé, jeudi, au Centre d’animation pédagogique (CAP), à la revue des recommandations formulées lors du dialogue entre leaders religieux, communautaires et personnes influentes du Cercle, tenu le 07 mars 2019, pour la cohabitation de l’éducation formelle et l’école coranique et pour la réouverture des écoles non fonctionnelles. L’objectif de cet atelier de revue, auquel ont pris part une trentaine de leaders religieux et communautaires du cercle de Ténenkou,étaitd’assurer une réponse générale des recommandations de l’atelier du 07 mars 2019 qui s’était focalisé sur la cohabitation de l’éducation formelle et coranique, tout en ressortant les besoins non couverts des communautés affectées. Les participants répartis en quatre groupes ont planché sur les points suivants : les problèmes liés à la non fonctionnalité des écoles et les obstacles à la résolution de ces questions, les solutions durables à la sécurisation des écoles rouvertes et le mécanisme de suivi participatif de la mise en œuvre du plaidoyer d’ouverture et de sécurisation des écoles dans le Cercle de Ténenkou. A la lumière des échanges, plusieurs problèmes ont été soulignés pour la réouverture des écoles. Il s’agit de l’insécurité,  du manque de dialogue entre les différents acteurs  sur le terrain, de la méconnaissance des communautés de l’importance de l’école, de la non mise en valeur des écoles coraniques. Par ailleurs, plusieurs solutions ont été proposées, dans un plan d’actions, la réouverture des écoles fermées : de faire un plaidoyer pour l’ouverture d’un dialogue fécond avec les groupes armés pour la reprise des classes, la cohabitation de l’éducation formelle et de l’école coranique, la prise en charge des écoles coraniques par les pouvoirs publics au même titre que les écoles classiques et l’accès à la documentation civile. Cette rencontre a été organisée par l’ONG NRC, avec le soutien financier de l’UNICEF, a réuni une trentaine de leaders religieux et communautaires du Cercle de Ténenkou. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le sous-préfet de Toguéré Coumbé, Mandé Sidibé, représentant le Préfet. Dans son discours de bienvenue, M. Sidibé a invité les participants « à s’impliquer pleinement pour la promotion de l’éducation qui est un droit pour tout enfant mais aussi pour la réouverture des écoles non fonctionnelles, gage de tout développement ». Les centres éducatifs sont touchés de plein fouet par la crise sécuritaire qui frappe le cercle de Ténenkou, depuis 2012. Plus d’une soixantaine d’écoles restent fermées, empêchant de milliers d’enfants de bénéficier de leur droit à l’éducation. MD (AMAP)

La MINUSMA remet aux autorités régionales de Mopti le site aménagé des déplacées de Socoura (Sévaré)

Mopti, 19 décembre (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a remis, mercredi, aux autorités régionales de Mopti le site des personnes déplacées internes de Socoura, à Sévaré, après des aménagements sur cet ancien terrain de football, pour un montant de 41,5 millions de F CFA, grâce à la contribution du Royaume du Danemark à son Fonds fiduciaire pour la paix et la sécurité au Mali. Depuis avril 2019 et les violences survenues dans les cercles de Bandiagara et Bankass, 105 ménages déplacés habitent le Site de Socoura, à Sévaré. Les travaux d’aménagement du site ont porté sur la réalisation de voies d’évacuation des eaux de pluie mais, également, la construction de cinq blocs de latrines, la fourniture et la pose de deux portails et deux portions. Des fils barbelés de protection sur toute la clôture (150/160m), ont également été fournis et installés. Au total, ce sont 24 000 m2, qui ont été aménagés et remis à plus de 500 personnes, au total, parmi lesquelles plus de la moitié sont des femmes et des enfants. Financé par la MINUSMA à travers la contribution du Royaume du Danemark à son Fonds fiduciaire pour la paix et la sécurité au Mali, le montant de l’ensemble de ces travaux s’élève à 41,5 millions de F CFA. Cette initiative entre dans le cadre du Plan d’urgence pour la région de Mopti et est conforme aux dispositions de la résolution 2480 (2019) du Conseil de sécurité, qui mandate la MINUSMA. Cette action a été coordonnée avec le Ministère de la Santé et des Affaires sociales du Mali, les directeurs régionaux des agences, les chefs d’agence de l’équipe pays de l’ONU, le directeur de cabinet du Gouverneur de la région, le Conseiller en charge de la mise en œuvre du Plan de sécurisation Intégrée des Régions du Centre (PSIRC) du Gouverneur, et de la Cheffe du Bureau régional de la MINUSMA à Mopti, Fatou Dieng Thiam. Lors de la cérémonie de remise des travaux de réhabilitation du site de Socoura aux autorités régionales, elle a, d’ailleurs, émis le vœu de voir ces personnes déplacées, retourner rapidement dans leurs villages d’origine dans des conditions sécurisées et dans le respect de leur dignité. Elle l’a déclaré le 18 décembre 2019. Fatou Dieng Thiam, a indique que la MINUSMA a répondu à une sollicitation du ministre de la Santé et des Affaires sociales pour améliorer le cadre de vie des déplacées à Mopti. « Ces actions attestent que la MINUSMA est là pour soutenir la population malienne et le Gouvernement. On va continuer ce travail et nous continuerons à travailler, en partenariat, pour stabiliser et amener la sécurité pour tout le monde au Mali, afin que les déplacées retournent au plus vite chez eux », a-t-elle indiqué. Le représentant du maire de la Commune rurale de Socoura, Moussa Tamboura, dans message de bienvenue, a remercié les partenaires qui continuent de soulager les souffrances des populations contraintes de quitter leur terroir. Le représentant du gouverneur, Aliou Guindo, qui a présidé la cérémonie, a dit qu’elle « est certes, modeste, mais pleine de signification car elle magnifie des actions qui concourent à l’amélioration des conditions de séjour des déplacées, suite aux atrocités des conflits armés. « Je reçois avec une grande fierté les travaux réalisés au profit des personnes en situation de précarité sur financement de la MINUSMA et invite, par la même occasion, les usagers à une utilisation judicieuse », a-t-il conclu. La cérémonie s’est déroulée, également en présence des collaborateurs de la chef de bureau régional de la MINUSMA, des responsables des autres agences des Nations unies, d’élus et de chefs de services techniques. Le site de Socoura à Sévaré n’était pas équipé d’un système d’évacuation des eaux pluviales. Il ne disposait pas, non plus, d’infrastructures sanitaires. Cette situation a amené les directeurs régionaux des agences des Nations Unies, les acteurs humanitaires et de développement, lors d’une mission effectuée à Mopti, en juillet 2019, de convenir d’une action urgente pour améliorer les conditions de séjour des personnes déplacées qui y sont hébergées. Ouvert par le Gouverneur de la région de Mopti, depuis le 4 avril 2019, ce site temporaire permet d’accueillir 105 familles, des services de santé et même un centre d’apprentissage pour les enfants. Il est habité, aujourd’hui, par 702 personnes dont 304 enfants de moins de 18 ans pour 151 ménages. Sur le site, on dénombre 48 tentes d’hébergement, une infirmerie, une administration, 2 centres d’apprentissage temporaire et de protection des enfants. La Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) assure la desserte en eau. Un château d’eau avec 2 bornes sont installés. L’éclairage des lieux est assuré par 19 lampadaires solaires. DC/MD (AMAP)  

Yélimané accueille le maire de Montreuil dans la ferveur

Yélimané, 19 décembre (AMAP) Les populations du Cercle de Yélimané ont accueilli, mercredi, le maire de la Commune de Montreuil, France, Patrick Bessac, qui effectue une visite dans le cadre de la coopération décentralisée entre sa ville jumelée à Yélimané, depuis 1985. Montreuil appuie les treize collectivités de Yélimané dans les domaines du renforcement de capacités des acteurs communaux, de la promotion des droits des femmes, de la protection de l’environnement, de la création d’emplois et de l’insertion des jeunes, de l’assainissement. M. Bessac, accompagné de trois de ses conseillères, Djénéba Kéïta, Alima Menus et Zabbaou Liman, a procédé à l’inauguration de la Maison des femmes de Yélimané, financée par Montreuil, qui forme les femmes à la savonnerie, à la couture, à la coiffure, parmi tant d’autres. L’hôte de marque a, en outre, procédé à la pose de la première pierre des latrines scolaires à Tambacara. Il a, aussi, fait don de kits scolaires aux filles de l’école Mady Kangué Traoré de Yélimané, tout en procédant à la plantation d’arbres dans la cour de cet établissement. Le district de football du Cercle a reçu un lot de matériels sportifs des mains du maire. La population de Yélimané a, sous la houlette du préfet Fadio Fané, réservé un accueil très chaleureux à ses hôtes. Les maires des douze communes, les responsables du Conseil de Cercle, les chefs des villages, les chefs des services déconcentrés de l’État étaient tous présents, signe de la bonne collaboration entre les deux villes jumelles. En guise d’amitié, les maires du cercle et les chefs des villages ont offert deux béliers blancs au maire Patrick Bessac. Dans son discours, M. Bessac s’est dit «fier et heureux d’être lié à Yélimané » dont les ressortissants contribuent au mieux-vivre à Montreuil. Il a, également, fait des annonces fortes dont la reconstruction du foyer Bara et trois autres foyers pour mieux accueillir et dignement, à Montreuil, les migrants, en général et ceux de Yélimané, en particulier. Les deux communes vont, aussi, intervenir ensemble dans le cadre de l’assainissement et la lutte contre les déchets à Yélimané. Le maire de Guidimé, Soumaïla Diakité, a remercié Montreuil et son maire pour leur volonté de s’unir à Yélimané pour travailler dans le cadre du développement durable avec l’Association pour le Développement du Cercle de Yélimané en France (ACIDEF). Birama Traoré, président du Syndicat inter collectivités Méraguemou, a affirmé que la réussite de cette coopération fait la fierté des deux parties, avant de remercier Patrick Bessac pour l’aide qu’il a apportée aux migrants en difficulté au foyer Bara de Montreuil. AS/MD (AMAP)  

Pois sucré : De petites graines qui font le bonheur des amateurs de jus frais  

Par Mariam F. DIABATE  Sikasso, 19 décembre (AMAP)  Depuis la nuit des temps, Sikasso ou encore le Kénédougou est connu pour la culture du pois sucré. A un mois de la période propice du pois sucré, les commerçants arrivent, tout de même, à tirer leur épingle du jeu. Il est 10 heures à la foire hebdomadaire de Sikasso. Ce dimanche, jour de regroupement des ressortissants des villages environnants, le grand marché de Sikasso est rempli comme un œuf. Cris pour attirer les clients, négoces, causeries, désordre… Certains passants regardent des cyclistes et motocyclistes ainsi que les charretiers forcent le passage et en ajoutent à l’encombrement de la circulation, créent des bousculades. Tout cela participe de l’animation du marché. En certains endroits, l’odeur des condiments et, surtout, celle des poissons (frais et fumés) inondent l’atmosphère et agressent les odorats les plus délicats. Non loin des immeubles, communément appelés « trois étages », juste en face du Conseil de cercle de Sikasso, se sont installés les vendeurs du pois sucré. “ Tiokon timiman bèye “, “ Ka kilo dioli dima?”, en Français : « Il y a du pois sucré », « vous en voulez combien de kilos? », s’écrie un vendeur de la place. Aboubacar Ouattara, ainsi qu’il se nomme, pratique le métier depuis plus de 15 ans. Le quadragénaire affirme qu’il s’approvisionne à Sokourani-Missirikoro. « Chaque dimanche, je prends 11 sacs de pois sucré chez les producteurs. Ils me cèdent le kilo entre 400 et 450 Fcfa », confie-t-il, ajoutant qu’il vend le kilo à 500 Fcfa. M. Ouattara précise qu’il s’en sort pas mal. « Ce commerce m’a permis d’acheter un terrain et de construire une maison. En plus, j’ai pu acheter une moto et me marier », témoigne-t-il, un grand sourire sur le visage. Par ailleurs, le commerçant de Sikasso attend avec impatience la période propice du pois sucré (le mois de janvier) afin de se faire le maximum de bénéfice et se frotter les mains. Fatoumata et Binta Niangadou, foulards noirs enroulés autour de la tête, habilles de longues robes noires, avancent, en causant vers les sacs d’Aboubacar Ouattara. Les sœurs Niangadou sont là pour acheter du pois sucré pour en faire du jus qu’elles vont vendre. « Chaque dimanche, nous achetons 10 kg. Cela couvre la production de jus de la semaine », précise la plus grande (Binta), qui révèle que ce business leur procure un revenu appréciable. Sa sœur Fatoumata ajoute que ce jus délicieux est apprécié des clients qui en raffolent. « Ils en redemandent, toujours, ce qui contribue à améliorer nos revenus », dit Fatoumata qui explique que le jus extrait est mis en bouteille et/ou dans des sachets plastiques et mis au frais pour la vente. Debout derrière six sacs de pois sucré, certains frais et d’autres secs, Daouda Sogodogo n’a presque pas le temps de s’asseoir. à cause de l’affluence du marché. Tout comme Aboubacar, chaque semaine, Daouda achète quatre sacs de 100 kilos de pois sucré avec ses producteurs de Kapala, Niagasso, Kafana, Missirikoro et Tamba. Selon lui, le prix du sac dépend de celui du kilo. Actuellement, le prix du sac varie entre 30.000 et 45 000 Fcfa. « Je vends le kilo entre 300 et 500 Fcfa et détaille également à partir de 25 Fcfa », ajoute-t-il. Se prononçant sur le marché, Daouda Sogodogo soutient que c’est assez intéressant. « Si j’arrive à écouler mes quatre sacs de 100 kilos dans la semaine, je peux gagner 10.000 Fcfa par sac », révèle-t-il gaiement. « Donne-moi la quantité habituelle, 2 kg de pois sucré », ainsi s’adresse le client Mamadou Diarra à Daouda Sogodogo. Il affirme que depuis un an, il achète le pois sucré chez M. Sogodogo. « Il y a certains pois sucrés qui sont pourris ou pas assez sucrés, mais ceux de Sogodogo sont vraiment de qualité », dit-il. Le pois sucré est cultivé, précisément, dans les Cercles de Sikasso et Kadiolo. La culture, selon les spécialistes, occuperait la troisième place, après le coton et la pomme de terre, en terme de sources de revenus pour les producteurs de cette zone. La production moyenne annuelle avoisine les 10.000 tonnes. Elle rapporte aux producteurs plus 500 millions Fcfa par an. Les producteurs sollicitent la création d’une usine de transformation du pois sucré et le partenariat avec des projets et programmes évoluant dans le secteur, afin d’absorber la surproduction et éviter, ainsi, bradage du produit. MFD/MD (AMAP)

La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) au Mali fait du lobbying

Bamako, 19 décembre (AMAP) Le Partenariat national de l’eau du Mali (PNE-Mali) a organisé, mercredi, à l’Assemblée nationale, la première journée parlementaire de plaidoyer sur la Gestion intégrée des ressources en eau (GIRE), afin d’échanger sur le niveau de mise en œuvre des engagements de l’initiative Eau et assainissement pour tous (SWA). Au cours de cette journée de plaidoyer en faveur de l’eau et de l’assainissement, sous le thème « Accélérer les progrès dans la mise en œuvre de la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) pour atteindre les engagements SWA et les Objectifs du développement durable (ODD) au Mali », il s’agissait, aussi, d’identifier les obstacles à la réalisation des cibles concernant l’eau, l’assainissement et l’hygiène. Tout en échangeant sur les mesures prioritaires à prendre pour une meilleure prise en compte de l’approche GIRE pour favoriser l’accès de tous à ces droits les plus élémentaires, la rencontre des députés sur l’eau entendait, également, informer l’ensemble des acteurs et les populations sur les perspectives de réformes dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Intervenant à cette occasion, le président de PNE-Mali, Navon Cissé, a rappelé que cette rencontre est la suite logique de l’une des recommandations de l’atelier de restitution de la tournée GIRE, qui s’est tenue, le 16 mai dernier, à la Maison des Aînés à Bamako. Elle s’inscrivait dans le cadre du Programme conjoint d’appui à la Gestion intégrée des ressources en eau (PCA-GIRE). « Ce programme, qui bénéficie de l’appui financier des Royaumes des Pays-Bas et de Suède, a pour objectif principal de renforcer la mise en œuvre de la GIRE aux niveaux local, national et international, en appuyant les autorités et les autres acteurs concernés par l’exécution de la politique nationale en matière d’eau », a expliqué M. Cissé, tout en remerciant les partenaires du PCA-GIRE. Abondant dans le même sens, le président de la Commission de l’eau de l’Assemblée nationale, Bakary Fomba, qui a présidé l’ouverture des travaux, a rendu un vibrant hommage aux partenaires intervenant dans le secteur de l’eau dans notre pays. M. Fomba a indiqué que le secteur de l’eau, au Mali, est financé à plus de 80% par des partenaires extérieurs, ajoutant que, par rapport à cette situation, le rôle de l’hémicycle, en tant que ordonnateur du budget de l’Etat, ne doit pas être minimisé dans le plaidoyer. Cela, en vue de débattre de tous les obstacles et autres problèmes liés à l’atteinte des objectifs en matière d’eau et d’assainissement. Le président du Partenariat ouest africain de l’eau, Pr Amadou Hama Maïga, ainsi que des députés et plusieurs acteurs et partenaires intervenant dans le secteur de l’eau, ont oris part a l’évènement. BBC (AMAP)

Mopti : Mobilisation pour la culture de la paix

Mopti, 19 décembre (AMAP) Le projet «Appui aux communautés pour le traitement des causes profondes des conflits dans la Région de Mopti» financé par les Pays-Bas et l’Ong Eveil a organisé, vendredi dernier, à Sévaré, un débat régional sur la mobilisation de la jeunesse résilience et de la société civile pour la culture de la paix sur le thème : «quels enjeux pour la Région de Mopti ?». Ce forum dont l’ouverture a été présidée par le représentant du gouverneur, Lassana S. Camara, visait à promouvoir la culture d’une paix durable dans la Région de Mopti, à travers une jeunesse résiliente et la société civile. Selon son coordinateur, Lassana Dèba, l’Ong Eveil et ses partenaires veulent amener les jeunes à s’inspirer du passé pour le retour de la paix à travers des échanges entre acteurs. Il a rappelé que le programme ARC, qui a démarré dans la région en 2017, a atteint des résultats encourageants comme la disponibilité des structures communautaires de prévention et de gestion des conflits, la création des cadres de concertation inter et intracommunautaire et la mise en place de réseaux de jeunes et de femmes pour la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Cependant, il a constaté que le programme ARC, qui est à mi-parcours, ne couvre que 10 communes sur 108. En plus, il y a eu la recrudescence de l’insécurité dans la région. Avant les débats, les participants ont eu droit à deux présentations théâtrales sur la problématique des conflits communautaires avec en toile de fond l’interpellation des uns et des autres de leurs rôles et responsabilités au sein de la communauté. DC/MD (AMAP)

Université des sciences juridiques et politiques de Bamako : Le budget 2020 estimé à plus de 6 milliards de Fcfa

Bamako, 19 décembre (AMAP) La 9è session ordinaire du Conseil d’administration de l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) a adopté, mercredi, dans la salle de réunion du Rectorat, sur la colline de Badalabougou, le budget prévisionnel de 2020 de l’établissement équilibré en recettes et en dépenses à un peu plus de 6,209 milliards de Fcfa contre 6,115 milliards de Fcfa en 2019. Les administrateurs, dont les travaux étaient dirigés par la présidente du conseil, Mme Diarra Fatoumata Dembélé, en présence du recteur de l’USJPB, Pr Moussa Djiré, ont examiné et adopté le procès-verbal de la précédente session, contrôlé l’état d’exécution des recommandations, évalué le rapport d’activités 2019. Ils se sont aussi prononcés sur le rapport financier de la même période mais aussi sur le plan d’actions. La subvention de l’Etat se chiffre à plus de 6,013 milliards de Fcfa contre 5,889 milliards de Fcfa en 2019, soit une augmentation de 1,93%. Les ressources propres de l’USJPB sont estimées à 196 millions de Fcfa contre 215 millions de Fcfa en 2019. La prise en charge du personnel, le matériel, le fonctionnement du service, les multiples déplacements, la communication et l’électricité sont les dépenses qui seront gérées par le budget. Le recteur de l’USJPB a dit que la session va porter un regard rétrospectif sur les activités et élaborer le plan d’actions 2020, assorti d’un budget. Pr Moussa Djiré a, aussi, indiqué que son université a remporté plusieurs victoires académiques en 2019. « Nous devons, donc, trouver un espace pour magnifier ces victoires », a-t-il dit. De son côté, la présidente du Conseil d’administration de l’USJPB a souligné que chaque session offre une occasion de revisiter la marche de l’Institution. Mme Diarra Fatoumata Dembélé a rappelé que l’élévation du recteur de l’USJPB au grade d’officier de l’Ordre national du Mali, le renforcement d’une gouvernance fondée sur la concertation et la collégialité sont des faits majeurs. A cela, s’ajoutent la diversification, la professionnalisation, la modernisation des offres de formation, les conditions d’étude et de travail au sein de l’université, les activités d’animation scientifique et l’intensification de la coopération inter universitaire. « Nous aurons ainsi l’occasion de comparer les promesses faites aux résultats probants obtenus, avec les moyens que nous avions votés. Je reste optimiste que la session ordinaire contribuera à améliorer la gouvernance de notre université dans tous ses aspects», a soutenu Mme Diarra. SYW/MD (AMAP)