FOPAME 2026 : Les participants expriment leur reconnaissance au Général d’Armée Assimi Goïta

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les participants au Forum panafricain des Médias (FOPAME 2026), clôturé samedi à Bamako, ont adopté plusieurs motions d’hommage et de reconnaissance en faveur des pionniers du journalisme africain, des délégations étrangères ainsi qu’aux autorités maliennes ayant contribué à la réussite de cette première édition, a constaté l’AMAP. ‎Dans une motion solennelle, les journalistes, responsables de médias, chercheurs et professionnels de l’information venus de plusieurs pays du continent ont rendu un hommage appuyé aux doyens de la profession pour leur contribution à la défense du droit à l’information, souvent dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur sécurité. ‎Les participants ont particulièrement salué le parcours d’un des maîtres du journalisme africain, Diomansi Bombote, ainsi que ceux de Gaoussou Drabo, Sidiki N’Fa Konaté, Martin Faye et Tiona Mathieu Koné, qui ont pris part aux travaux du forum. ‎Les congressistes ont également adressé leurs remerciements aux délégations venues du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal, de la Mauritanie, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Tchad pour leur contribution aux réflexions sur l’avenir des médias africains. ‎Une mention spéciale a été réservée à la délégation du Maroc, pays invité d’honneur, représentée par onze participants. Les participants ont salué la présence remarquée du journaliste haïtien Jary Mendela, venu de son pays natal pour soutenir l’initiative, ainsi que celle de Almaleh Rafi Khitam Mohamed, représentant de la Palestine. ‎Dans une autre motion, les participants ont exprimé leur profonde reconnaissance au Président de la Transition, le Assimi Goïta, pour le parrainage du forum et son soutien à la tenue de l’événement. Ils ont également adressé leurs remerciements au gouvernement malien pour l’appui technique, matériel et institutionnel ayant permis l’organisation du rendez-vous panafricain dans de bonnes conditions. ils ont souhaité la poursuite de cet accompagnement pour la mise en œuvre des recommandations issues des travaux. ‎Placée sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», la première édition du Forum panafricain des médias s’est tenue du 3 au 6 juin à Bamako. Elle a réuni des journalistes, universitaires, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique continentale. ‎KD/CMT (AMAP)

Médias communautaires : naissance de la Panafricaine des Radios de Proximité à Bamako

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les représentants des organisations de radios communautaires et associatives du Mali, de la Guinée, du Sénégal et de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, samedi à Bamako, la création de la Panafricaine des Radios de Proximité (PRP), une nouvelle organisation continentale destinée à renforcer la coopération entre les radios de proximité africaines, a constaté l’AMAP. La décision a été prise en marge de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME), qui s’est tenu du 3 au 6 juin dans la capitale malienne. Selon le communiqué constitutif, la PRP entend promouvoir une information produite à partir des réalités africaines, renforcer la solidarité entre les radios communautaires du continent et contribuer à la lutte contre la désinformation ainsi qu’à la préservation de la cohésion sociale. Les membres fondateurs sont la Guinée, représentée par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) et président de la Maison de la Presse de Guinée, Aboubacar Camara ; le Mali, représenté par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL), Mamoudou Bocoum ; la République démocratique du Congo, représentée par le président de la Fédération des radios de proximité du Congo, Modeste Shabani Bin Sueni ; ainsi que le Sénégal, représenté par le président de l’Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC), Talla Dieng. La nouvelle organisation se fixe pour objectifs de favoriser la production et la diffusion d’informations locales fiables, de mutualiser les expériences et les ressources entre radios membres, ainsi que de promouvoir les langues nationales et les patrimoines culturels africains. L’assemblée constitutive a désigné le Mali à la présidence de la PRP et le Sénégal au poste de secrétaire général. Les responsables de la nouvelle faîtière continentale ont été chargés d’engager une campagne d’adhésion auprès des réseaux nationaux de radios de proximité, d’élaborer les textes fondamentaux de l’organisation et de préparer une assemblée générale de consolidation prévue dans un an. Les initiateurs de la PRP ont lancé un appel aux réseaux et fédérations de radios communautaires du continent à rejoindre cette nouvelle dynamique de coopération médiatique africaine. KD (AMAP)

Médias africains : le FOPAME 2026 s’achève à Bamako sur un appel à la souveraineté informationnelle du continent

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les travaux de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME) se sont achevés, samedi à Bamako, par un appel à renforcer la souveraineté informationnelle de l’Afrique, à travers une coopération accrue entre médias, la professionnalisation du secteur et le développement d’un narratif africain porté par les Africains eux-mêmes sous la présidence du ministre en charge de la Communication, Alhamdou Ag Illyene, a constaté l’AMAP. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, en présence de l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, Driss Isbayene, du président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, ainsi que de plusieurs responsables de médias, universitaires, experts et délégations venues de différents pays africains et hors Afrique, dont Haïti, Palestine, RD Congo, Niger, Burkina-Faso, Sénégal, Guinée Conakry, Bénin, Cameroun et bien d’autres. Dans son allocution de clôture, le ministre a estimé que Bamako est devenue, durant quatre jours, «la capitale africaine de la réflexion sur l’avenir de l’information, du journalisme et de la souveraineté narrative». Selon lui, les participants ont répondu à une interrogation fondamentale posée lors de l’ouverture du forum : «Qui parle de l’Afrique ?». «L’Afrique ne peut plus être seulement un sujet d’information ; elle doit être un acteur de l’information», a déclaré le ministre, soulignant que la souveraineté ne concerne pas uniquement les territoires ou les ressources, mais également les récits, les idées et les imaginaires. Le chef du département de la Communication a rappelé que les mutations technologiques, les réseaux sociaux, les plateformes numériques et l’intelligence artificielle imposent aux médias africains de nouveaux défis liés à la désinformation, aux manipulations informationnelles et à la préservation de la cohésion sociale. Il a insisté sur le rôle des médias comme espaces de vérité, remparts contre les fausses informations et acteurs de paix, de stabilité et de développement. Le ministre a particulièrement salué deux acquis majeurs de cette première édition : l’adoption de «l’Appel de Bamako», qui fixe les grandes orientations en matière de souveraineté narrative et numérique africaine, et la création du Réseau panafricain des radios de proximité destiné à renforcer la coopération entre radios communautaires et locales du continent. Pour sa part, le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a estimé que le forum marque une étape importante dans la construction d’une coopération médiatique africaine fondée sur la solidarité professionnelle, les échanges de contenus et le partage des savoirs. Selon lui, les médias africains doivent davantage mutualiser leurs ressources et leurs expériences afin de renforcer leur capacité à produire et diffuser une information reflétant les réalités du continent. Il a également plaidé pour une réforme des formations en journalisme, une meilleure maîtrise des technologies émergentes et la mise en place de mécanismes économiques permettant de garantir l’indépendance des médias. Le président de la Maison de la Presse a réaffirmé son engagement à porter les recommandations du forum auprès des autorités maliennes et des partenaires du secteur. Invité d’honneur de cette première édition, le Royaume du Maroc a salué l’initiative à travers son ambassadeur au Mali, Driss Isbayene. Le diplomate marocain a rappelé que l’émergence d’une Afrique forte passe nécessairement par la consolidation d’un espace médiatique africain capable de faire face aux défis de la désinformation et des transformations technologiques. Il a souligné que le Maroc demeurait engagé dans le développement des médias africains et dans le renforcement de la coopération continentale dans le domaine de l’information. Driss Isbayene a notamment cité la récente signature d’une convention entre une chaîne marocaine (Medi 1) et la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, illustrant la volonté des deux pays de renforcer leurs partenariats médiatiques. L’ambassadeur a également estimé que l’Afrique doit désormais produire son propre récit, valoriser ses réussites et analyser ses défis à partir de ses propres réalités. Organisé autour du thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», le FOPAME 2026 a réuni, du 3 au 6 juin à Bamako, des journalistes, directeurs de médias, chercheurs, universitaires, formateurs et experts du numérique venus de plusieurs pays africains, du Moyen-Orient et d’Haïti. Les participants ont adopté l’Appel de Bamako, document de référence qui plaide pour la souveraineté narrative africaine, le développement d’infrastructures numériques africaines, le renforcement de la formation des journalistes, l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle, la protection des journalistes et la lutte contre la désinformation, l’extrémisme violent et le terrorisme. Ce grand rendez-vous d’échanges et de partage se ferme ainsi avec l’espoir que ses conclusions servent de référence pour les dirigeants africains dans une logique d’une Afrique souveraine et indépendante. KD/CMT (AMAP)

Deuil : Bernadette Chirac décédée jeudi à l’âge de 93 ans

Bamako, 7 juin (AMAP) L’épouse de l’ancien président français, Jaques Chirac, Bernadette Chirac est décédée jeudi à l’âge de 93 ans, a appris l’AMAP de source proche de sa famille De sources concordantes, elle a joué u rôle prépondérante dans la gestion du pouvoir, depuis, la cohabitation de son mari défunt avec feu François Mitterrand, avant devenir président e la République en France Pour le moment, il n’y a pas eu de communiqué sur ses Obsèques qui auront lieu les très prochains jours KM (AMAP)

FOPAME : « Les médias africains doivent unir leurs voix pour imposer leur propre narratif », selon Salif Sanogo

Bamako, 7 juin ‘AMAP) Le président de la commission d’organisation du Forum panafricain des médias (FOPAME), Salif Sanogo revient sur les défis liés à la tenue de cette première édition à Bamako, les ambitions du forum en matière de coopération médiatique africaine et les mécanismes envisagés pour assurer le suivi des recommandations. Dans cet entretien accordé à l’Agence Nationale de Presse du Mali, il plaide pour une mise en réseau des médias africains afin de renforcer leur influence et leur autonomie. L’Agence Nationale de Presse du Mali : M. Sanogo, en tant que président de la commission d’organisation, quels ont été les principaux défis logistiques, financiers et diplomatiques rencontrés pour réaliser cette première édition du FOPAME ? Salif Sanogo : Comme on le dit souvent, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Organiser une rencontre réunissant des représentants d’une vingtaine de pays africains et près de 300 participants nationaux exige d’importants moyens financiers. Il fallait trouver les ressources nécessaires dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire. Heureusement, nous avons bénéficié d’une écoute attentive du gouvernement, qui a accepté de nous accompagner, ainsi que du soutien de plusieurs organisations partenaires. Cela nous a permis de mobiliser l’essentiel du budget. Sur le plan logistique, le défi était également de taille. Il fallait organiser une quinzaine de panels et coordonner l’intervention de nombreux experts. Un comité scientifique a été mis en place pour définir les thématiques, sélectionner les intervenants, les panélistes et les modérateurs. Ce fut un travail considérable. Enfin, il fallait garantir de bonnes conditions d’accueil et de restauration à tous les invités. Ce n’était pas évident, mais nous pouvons dire aujourd’hui que le défi a été relevé. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Pourquoi avoir choisi le thème « Unir les voix : renforcer les liens entre les médias d’Afrique » ? Salif Sanogo : Ce thème est assez évocateur. Aujourd’hui, les médias africains doivent se donner la main. Pris individuellement, nous ne pesons pas toujours très lourd face à de grands groupes médiatiques disposant de budgets colossaux. Il est important que les journalistes africains puissent s’appuyer sur un réseau continental. Par exemple, lorsqu’un média malien a besoin d’informations au Burkina Faso ou en Éthiopie, il doit pouvoir compter sur des relais fiables sur place. Les Africains doivent travailler ensemble afin d’imposer leur propre narratif. Si nous sommes unis, nous formons un bloc et nos voix auront davantage d’impact. Les autres seront alors obligés de nous écouter. C’est essentiel. L’Agence Nationale de Presse du Mali : M. Sanogo, en tant que président de la commission d’organisation, quels ont été les principaux défis logistiques, financiers et diplomatiques rencontrés pour réaliser cette première édition du FOPAME ? Salif Sanogo : Comme on le dit souvent, le nerf de la guerre, c’est l’argent. Organiser une rencontre réunissant des représentants d’une vingtaine de pays africains et près de 300 participants nationaux exige d’importants moyens financiers. Il fallait trouver les ressources nécessaires dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire. Heureusement, nous avons bénéficié d’une écoute attentive du gouvernement, qui a accepté de nous accompagner, ainsi que du soutien de plusieurs organisations partenaires. Cela nous a permis de mobiliser l’essentiel du budget. Sur le plan logistique, le défi était également de taille. Il fallait organiser une quinzaine de panels et coordonner l’intervention de nombreux experts. Un comité scientifique a été mis en place pour définir les thématiques, sélectionner les intervenants, les panélistes et les modérateurs. Ce fut un travail considérable. Enfin, il fallait garantir de bonnes conditions d’accueil et de restauration à tous les invités. Ce n’était pas évident, mais nous pouvons dire aujourd’hui que le défi a été relevé. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Pourquoi avoir choisi le thème « Unir les voix : renforcer les liens entre les médias d’Afrique » ? Salif Sanogo : Ce thème est assez évocateur. Aujourd’hui, les médias africains doivent se donner la main. Pris individuellement, nous ne pesons pas toujours très lourd face à de grands groupes médiatiques disposant de budgets colossaux. Il est important que les journalistes africains puissent s’appuyer sur un réseau continental. Par exemple, lorsqu’un média malien a besoin d’informations au Burkina Faso ou en Éthiopie, il doit pouvoir compter sur des relais fiables sur place. Les Africains doivent travailler ensemble afin d’imposer leur propre narratif. Si nous sommes unis, nous formons un bloc et nos voix auront davantage d’impact. Les autres seront alors obligés de nous écouter. C’est essentiel. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Quelles attentes concrètes aviez -vous en matière de coopération pratique entre les médias du continent ? Salif Sanogo : Mon souhait est que des collaborations concrètes naissent à l’issue de ce forum. C’est déjà en bonne voie puisque la création d’une fédération des radios communautaires est envisagée. Au-delà de cette initiative, j’aimerais voir les médias écrits, les télévisions, les radios et les plateformes numériques se structurer en réseaux. Notre ambition est de mettre en place une banque de données commune où l’on pourrait partager des photos, des sons et des vidéos. Ce serait une sorte d’embryon d’agence africaine de contenus, au service des médias du continent. L’Agence Nationale de Presse du Mali :  Quels résultats tangibles espérez-vous à l’issue de ce forum pour que cette rencontre ne reste pas symbolique ? Salif Sanogo : J’espère avant tout que cette première édition ouvrira la voie à une deuxième. Mais avant cela, il faut obtenir des résultats concrets. Lors de la prochaine édition, nous devons être capables de montrer ce qui a été réalisé entre-temps. De nombreux médias étaient représentés à Bamako et j’ai vu beaucoup de participants nouer des contacts. Notre rôle sera de rester une interface pour faciliter ces connexions. L’équipe dirigeante du forum continuera à accompagner les initiatives et à favoriser les partenariats. À terme, nous souhaitons mettre en place une plateforme commune où chacun pourra retrouver des contenus et des opportunités de collaboration. L’Agence Nationale de Presse du Mali : Comment comptez-vous assurer le suivi du forum ? Y aura-t-il des

FOPAME : l’«Appel de Bamako» pour la souveraineté informationnelle et numérique du continent

Bamako, 6 juin (AMAP) Les participants au Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu du 3 au 6 juin à Bamako sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», ont adopté samedi l’«Appel de Bamako», un document stratégique plaidant pour une souveraineté narrative, informationnelle et numérique africaine, a constaté l’AMAP. Le texte apdoté a été lu lors de la cérémonie de clôture par Salif Sanogo, président du Comité d’organisation du FOPAME 2026, devant plusieurs responsables de médias, journalistes, universitaires, experts du numérique et représentants d’institutions venus de nombreux pays africains. Dans cet appel, les participants estiment que l’Afrique traverse une période marquée par de profondes mutations technologiques, la montée de l’intelligence artificielle, la désinformation et les transformations des modèles économiques des médias. Ils affirment que la souveraineté politique, économique et culturelle des États africains ne saurait être pleinement réalisée sans une véritable souveraineté informationnelle et numérique. L’Appel de Bamako préconise notamment la reprise du contrôle du récit africain par les Africains eux-mêmes, la promotion des langues nationales dans les médias et les plateformes numériques, ainsi qu’une coopération renforcée entre agences de presse, médias publics, médias privés et créateurs de contenus du continent. Les signataires demandent également aux États africains et aux institutions régionales d’investir dans des infrastructures numériques souveraines, notamment des centres de données, des plateformes de diffusion, des systèmes d’archivage et des réseaux africains de distribution de l’information. Le document plaide aussi pour la création de banques africaines d’images, de vidéos et de données afin de réduire la dépendance du continent vis-à-vis des plateformes étrangères. Sur le plan professionnel, les participants recommandent un renforcement de la formation des journalistes aux nouveaux enjeux du numérique, à la couverture des crises, à l’éducation aux médias ainsi qu’à l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle dans les rédactions. L’Appel de Bamako insiste également sur la nécessité de bâtir des modèles économiques viables pour les entreprises de presse africaines, à travers des mécanismes de financement durables, le développement d’abonnements numériques et un soutien accru des investisseurs africains. Les participants ont, en outre, réaffirmé le rôle des médias dans la promotion de la paix et la lutte contre l’extrémisme violent. Ils ont rappelé que les médias ne doivent jamais servir de tribune aux groupes terroristes ou aux idéologies radicales. Dans leur engagement final, les signataires ont exprimé leur volonté commune de construire un espace médiatique africain «libre, fort, innovant, solidaire et souverain», afin que l’Afrique devienne pleinement maîtresse de son récit, de ses technologies et de son avenir informationnel. KD/CMT (AMAP)

FOPAME : les médias africains appelés à tirer parti des réseaux sociaux et de l’IA tout en renforçant leur souveraineté informationnelle

Bamako, 6 juin (AMAP) Les réseaux sociaux et l’intelligence artificielle (IA) offrent d’importantes opportunités aux médias africains, mais soulèvent également des défis liés à la désinformation, à la viabilité économique des organes de presse et à la souveraineté informationnelle du continent, ont estimé samedi plusieurs intervenants lors d’un panel du Forum panafricain des médias (FOPAME) à Bamako, a constaté l’AMAP. Consacrée au thème «Médias, réseaux sociaux et intelligence artificielle», la rencontre a réuni le président de l’Union des radios et télévisions libres du Mali (URTEL), Mamoudou Bocoum, le coordonnateur général de Benbere, Abdoulaye Guindo, la présidente de l’Association des professionnelles de la presse écrite du Mali (APPEM), Dado Camara, ainsi que le directeur général de Vox Africa, Jules Donche. Intervenant sur les rapports entre réseaux sociaux, influenceurs et médias, Mamoudou Bocoum a estimé que les opportunités offertes par les plateformes numériques sont plus importantes que les menaces qu’elles représentent pour les médias traditionnels. Selon lui, les réseaux sociaux élargissent considérablement l’audience des radios, télévisions et journaux, en permettant à des publics éloignés d’accéder à l’information produite localement. Ils favorisent également le développement du journalisme citoyen, réduisent certains coûts de production et renforcent la participation des citoyens aux débats publics. «Je vois plus d’avantages que de menaces, à condition de travailler de façon professionnelle», a-t-il déclaré, tout en mettant en garde contre les risques liés à la diffusion rapide d’informations non vérifiées et à la perte éventuelle de crédibilité des médias. Le président de l’URTEL a également souligné les conséquences économiques de la montée en puissance des plateformes numériques, évoquant une baisse des revenus publicitaires des médias traditionnels. Abordant l’impact de l’intelligence artificielle sur le journalisme africain, Abdoulaye Guindo a indiqué que cette technologie ne remplacerait pas les journalistes mais transformerait les méthodes de production et de diffusion de l’information. Il a expliqué que l’IA permet notamment la transcription automatique d’interviews, l’analyse rapide de documents volumineux, la traduction de contenus, la génération d’illustrations ou encore l’assistance à la rédaction. Selon lui, ces outils peuvent contribuer à réduire les coûts de fonctionnement des médias dans un contexte marqué par des ressources limitées. «L’intelligence artificielle ne va pas tuer le journalisme. Elle va juste changer la façon de produire et de diffuser l’information», a-t-il affirmé. Le responsable de Benbere a toutefois relevé plusieurs défis, notamment les risques d’erreurs et de désinformation générés par certains outils d’IA, ainsi que le retard de l’Afrique dans le développement de ses propres solutions technologiques et de ses contenus numériques. Pour sa part, Jules Donche a insisté sur la nécessité pour les médias africains de construire un narratif propre au continent. Il a salué l’organisation du FOPAME comme un signe de prise de conscience collective sur cette question. Le directeur général de Vox Africa a plaidé pour un «assainissement» de l’espace médiatique africain, estimant que les médias du continent doivent bénéficier d’un environnement plus favorable face à la concurrence des groupes internationaux. Il a également appelé à renforcer la maîtrise des canaux de diffusion et à développer davantage de coopération entre professionnels africains afin de réduire leur dépendance vis-à-vis des agences et réseaux d’information étrangers. Selon lui, la distribution des contenus constitue un enjeu stratégique majeur. «Si nous ne contrôlons pas la distribution, tout ce que nous faisons ici sera vain», a-t-il déclaré. Les échanges ont également porté sur la désinformation genrée en contexte de conflit. À l’issue du panel, les intervenants ont notamment souligné la nécessité de mieux encadrer juridiquement certaines pratiques numériques qui portent atteinte à la vie privée des femmes. Cette session s’inscrivait dans le cadre de la 1ère édition du Forum panafricain des médias, organisée à Bamako autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de coopération médiatique et de construction d’un narratif africain. OS/CMT (AMAP)

Crise sécuritaire au Mali : le maire de Saint-Denis Bally Bagayoko appelle les acteurs régionaux à faire preuve de responsabilité

Bamako, 6 juin (AMAP) Le maire de Saint-Denis et Pierrefitte sur Sein, Bally Bagayoko, élu français d’origine malienne, a réaffirmé récemment sa condamnation des actes terroristes qui frappent le Mali. Tout en appelant à une mobilisation accrue contre l’insécurité et à l’approfondissement des liens historiques entre pays africains, il a dénoncé les jeux troubles de certains pays européens qui continuent de manœuvrer pour diviser les Africains, a appris l’AMAP. Dans une récente déclaration publique relayée sur les réseaux sociaux, l’édile a invité à une lecture nuancée des relations africaines notamment entre le Mali et l’Algérie. Il a souligné l’existence de liens historiques et humains profonds entre les deux pays, tout en appelant les acteurs régionaux à faire preuve de responsabilité. «… Il existe depuis de nombreuses années des relations étroites entre l’Algérie et le Mali qui méritent d’être prises en compte», a-t-il plaidé. Ici, Bally Bagayoko veut attirer l’attention des dirigeants de nos pays sur le besoin d’éviter de tomber dans le piège de certaines puissances héritières de la période coloniale qui chercheraient parfois à alimenter les tensions entre États de la région. Selon lui, les peuples malien et algérien partagent une histoire, des échanges et des liens de voisinage qui doivent être préservés malgré les divergences diplomatiques ou les défis sécuritaires. «Ces peuples ont toujours vécu ensemble ; il faut préserver cette relation de fraternité qui unit les peuples de la région», a-t-il conclu. Abordant les dimensions géopolitiques de la crise, il a également évoqué le rôle des partenaires internationaux et régionaux. Selon lui, certaines puissances extérieures continuent d’exercer une influence sur les dynamiques politiques et sécuritaires de la région.  »Nous avons également alerté sur le rôle parfois ambigu de l’Europe et sur la place de la Russie dans ce dossier. Nous avons appelé à la responsabilité des acteurs régionaux, en particulier de l’Algérie et de son État », a-t-il indiqué. Jugeant les récents événements «extrêmement grave» qui doivent appeler à la responsabilité de tous les acteurs concernés, le maire de Saint-Denis a rappelé que le peuple malien demeure souverain dans le choix de son mode de gouvernance et d’administration. KD/CMT (AMAP)

FOPAME : les intervenantes plaident pour une plus grande influence des femmes dans les médias africains

Bamako, 6 juin (AMAP)  Les participantes au panel consacré aux « Médias et leadership féminin », organisé samedi dans le cadre du Forum panafricain des médias (FOPAME), ont appelé à un renforcement de la présence des femmes dans les espaces de décision médiatiques, tout en soulignant la nécessité de développer leurs compétences dans les domaines stratégiques du journalisme de demain. Réunissant des professionnelles des médias du Mali, du Sénégal et du Cameroun, la rencontre a permis de mettre en lumière les parcours de résilience des femmes journalistes, mais aussi les obstacles qui continuent de freiner leur accès aux postes de responsabilité. Intervenant sur le thème « Récits de résilience aux leviers d’impact national », la journaliste et romancière malienne Kada Tandina a rappelé le rôle historique des femmes dans la transmission des savoirs et des récits en Afrique. Selon elle, les femmes ont toujours été au cœur de la communication, depuis les communicatrices traditionnelles jusqu’aux journalistes et créatrices de contenus contemporaines. « Les récits ne changent pas seulement la manière dont les nations se perçoivent. Ils influencent aussi ce qu’elles deviennent », a-t-elle déclaré, estimant que les femmes des médias contribuent à donner une voix aux communautés marginalisées, à documenter les réalités du terrain et à promouvoir des récits favorisant la paix, l’éducation, l’innovation et le leadership féminin. La présidente de la West Africa Journalists Association (WAJA), Mme Ndeye Tapha Touré, a, pour sa part, retracé l’évolution de la place des femmes dans les médias ouest-africains au cours des trois dernières décennies. Elle a salué les pionnières qui ont ouvert la voie à une nouvelle génération de femmes dirigeantes dans les médias. Selon elle, les défis actuels dépassent désormais la simple question de l’accès aux postes de responsabilité. Ils concernent également la maîtrise des nouveaux outils technologiques, notamment le journalisme de données, l’investigation sur les ressources naturelles, la couverture des enjeux climatiques et l’intelligence artificielle. « Nous devons passer de la femme journaliste à la femme stratège de l’information », a-t-elle affirmé, plaidant pour des programmes de formation avancée, le renforcement des mécanismes de protection des femmes journalistes et une meilleure intégration des compétences numériques dans les cursus de formation. Abordant la question de la représentation des femmes dans les médias, la journaliste camerounaise Yolande Bodiong a estimé que le leadership ne devrait pas être qualifié de féminin ou de masculin. « Il n’y a pas de leadership féminin ou masculin. Il y a juste le leadership », a-t-elle soutenu, dénonçant la faible visibilité des femmes dans les débats médiatiques et leur sous-représentation dans les sphères décisionnelles. Elle a également appelé les femmes à davantage de confiance en elles-mêmes et à s’imposer dans les espaces de responsabilité. Selon elle, la compétence, le mentorat et le développement personnel constituent des leviers essentiels pour améliorer leur représentativité au sein des rédactions. De son côté, la rédactrice en chef adjointe de Studio Tamani, Mariam MH Maïga, a dressé un état des lieux de la présence féminine dans les médias maliens. Elle a souligné le contraste entre le nombre important de femmes dans les écoles de journalisme et leur faible représentation dans les postes de direction des organes de presse. Mme Maïga a relevé plusieurs facteurs limitant leur progression professionnelle, notamment les contraintes sociales et familiales ainsi que les difficultés à maintenir durablement les femmes dans les métiers de l’information, particulièrement dans les médias communautaires de l’intérieur du pays. Les intervenantes ont convenu que l’enjeu principal réside désormais dans le passage d’une simple présence des femmes dans les médias à une participation effective aux espaces de décision, d’influence et de gouvernance éditoriale. Ce panel s’inscrivait dans les travaux de la quatrième journée du FOPAME, qui réunit à Bamako des professionnels des médias africains autour des défis de la transformation du secteur et de la construction de nouveaux récits pour le continent. OS/KM (AMAP)

Economie : Biotex Mali Hand lance le projet de formation sur l’Indigo Sukumo

Bamako, 6 juin (AMAP) Le Secrétaire général du  ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a présidé,  jeudi, au centre international de conférence de Bamako (CICB) le lancement officiel du projet de formation sur l’Indigo Sukumo, a constaté l’AMAP. Ce projet consiste à renforcer les compétences des artisans spécialisés en teinture Indigo et de relever le défi de l’exportation du made in Mali. C’est un projet qui va se dérouler en deux phases : la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3. 000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps, a  constaté l’AMAP. Selon le directeur général de Biotex Mali Hand, Moussa Bagayoko ce projet est une volonté commune de son organisation et les autorités du de notre pays avec la collaboration des partenaires internationaux, notamment, l’ambassade du Japon et le programme des nations unies pour le développement (PNUD). L’ambassadeur du Japon au Mali, Yukuo Murata a rappelé que « le Mali est reconnu pour ses riches traditions culturelles et artisanales, qui possède un héritage textile riche et diversifié, forgé au fil des siècles par des artisans et créateurs talentueux, qui ont su développer des techniques uniques de filature, de tissage, de teinture et de broderie ». Le Japon a financé ce projet qui vise à transformer le secteur textile malien en améliorant la chaîne de valeur du coton, de la culture à la transformation et au développement des produits, en promouvant des pratiques durables et en encourageant l’innovation et la collaboration. De plus, il permettra aux producteurs maliens de se conformer aux normes internationales et stimuler une croissance durable, contribuera à une croissance inclusive, favorisera l’innovation et encouragera la collaboration sur des plateformes internationales telles que la TICAD », a évoqué l’ambassadeur du Japon. « Le micro-projet porté par Biotex Mali Hand est centré sur la valorisation de la teinture traditionnelle à l’indigo à travers l’introduction de la technique japonaise du Sukumo par la formation de 50 formateurs par des partenaires japonais dans un premier temps et la formation continue de 3000 artisans et artisanes engagés dans un deuxième temps », a précisé Yukuo Murata. Qui a expliqué que « ce projet offre une opportunité unique de valoriser le coton malien en créant des textiles écologiques, artistiques et compétitifs sur les marchés internationaux. Ainsi, au-delà de créer une passerelle entre deux cultures, deux patrimoines et deux visions du savoir-faire textile, l’initiative contribue au renforcement des compétences locales et au développement du secteur textile ». Pour sa part, Le Secrétaire général, Mahamadou Diarra dit Koumbouna a souligné « qu’en introduisant la technique japonaise de l’Indigo Sukumo, ce projet crée une passerelle exemplaire entre l’innovation internationale et les traditions artisanales africaines ». « L’Indigo Sukumo est bien plus qu’une technique de teinture. Il représente une philosophie de production fondée sur la qualité, la durabilité, le respect de la nature et la valorisation du patrimoine culturel », a expliqué le secrétaire général.   Il a félicité le promoteur du projet, Moussa Bagayoko et son équipe ainsi qu’à l’ensemble des partenaires qui ont accepté d’accompagner cette noble initiative. Et, a de réaffirmé l’engagement constant du gouvernement à soutenir toutes les initiatives visant la promotion de l’artisanat, la création d’emplois, la valorisation du coton malien et le renforcement de notre souveraineté économique. ST/KM (AMAP)