Sénégal : des experts plaident pour une réforme de l’architecture monétaire face au poids de la dette

Bamako, 8 juin (AMAP) Des économistes et responsables politiques sénégalais ont récemment appelé à une réforme profonde de l’architecture monétaire et du système de gestion de la dette, lors d’un échange consacré aux enjeux d’endettement et de souveraineté économique du Sénégal, a appris l’AMAP de source proche du Forum. Selon Ndongo Samba Sylla, le principal défi réside dans l’accumulation de dettes dites « cachées », contractées sans l’aval du Parlement, mais aussi dans une trajectoire globale d’endettement jugée insoutenable. Il estime que la part élevée de la dette en devises étrangères constitue un risque majeur pour l’économie, en raison de sa dépendance aux capacités d’exportation. L’économiste a aussi évoqué l’existence de « dettes pathologiques », liées selon lui à la structure du système financier international. Il a soutenu que certaines réformes monétaires auraient permis, en 2023, de mobiliser jusqu’à 4 500 milliards de FCFA correspondant à un déficit extérieur, soulignant la nécessité de repenser les mécanismes de création et de circulation de la richesse financière. Dans la même dynamique, Marieme Touré, chargée de programmes à IDEAS, a insisté sur la souveraineté monétaire comme condition essentielle à la viabilité des politiques économiques, estimant que les réformes proposées ne peuvent produire d’effets durables sans un changement de l’architecture monétaire. Sur le plan politique, Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Pastef Les Patriotes, a plaidé pour un renforcement du contrôle parlementaire sur la dette publique. Il a notamment proposé des audits plus rigoureux, des commissions d’enquête et une meilleure application du principe de sincérité budgétaire dans les lois de finances. Les intervenants ont également souligné que le service de la dette représente plus de 50 % des recettes de l’État sénégalais, limitant fortement les marges budgétaires et alimentant le débat sur les alternatives aux politiques d’austérité. Les discussions s’inscrivent dans un contexte de réflexion plus large sur la souveraineté économique et la soutenabilité de la dette dans les économies africaines. KD/KM (AMAP)

San : l’association A.K.B.M renforce la cohésion sociale à travers une œuvre communautaire

San, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de ses activités sociales et citoyennes, l’Association AN KA BEN MAAYALA (A.K.B.M), section de San, a organisé samedi une opération de confection de briques au niveau du cimetière de la ville. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de promotion du dialogue interreligieux, du vivre-ensemble et du renforcement de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Regroupant des jeunes issus de diverses confessions religieuses à savoir,  musulmans, chrétiens catholiques, évangélistes ainsi que des adeptes de la religion traditionnelle . L’association A.K.B.M se positionne aujourd’hui comme un véritable cadre de concertation et d’actions communautaires au service de la paix et de l’unité. Il s’agit de la deuxième activité de ce genre organisée en l’espace de six mois, une démarche qui continue de susciter l’adhésion et les encouragements des autorités administratives, politiques, religieuses et coutumières de la localité. Selon les responsables de l’association, cette activité vise à produire un nombre important de briques avant l’installation de l’hivernage. Le choix du cimetière comme site d’intervention revêt une forte portée symbolique. Pour eux, ce lieu représente la dernière demeure de tous les êtres humains, sans distinction de religion, d’origine ou de condition sociale. À travers ce geste, les jeunes participants ont voulu transmettre un message fort d’unité, de fraternité, de solidarité et d’égalité entre les communautés vivant à San. La cérémonie a enregistré la présence du Directeur régional des Affaires religieuses et du Culte, Raymond Cissé, venu témoigner le soutien des autorités à cette initiative exemplaire. À cette occasion, il a offert aux participants des sachets d’eau ainsi qu’une enveloppe symbolique pour encourager leur engagement citoyen. Plusieurs responsables religieux et personnalités locales ont également pris part à l’évènement. Parmi eux figuraient des représentants d’Ançardine, de la paroisse cathédrale Notre-Dame de Lourdes de San, notamment l’aumônier de la jeunesse catholique, l’Abbé Séverin Kamaté, ainsi que l’Abbé Paulin Dembélé, responsable du dialogue interreligieux de la paroisse. De nombreuses autres notabilités locales ont également marqué leur présence pour soutenir cette action. Par cette œuvre sociale et communautaire, l’Association A.K.B.M démontre que le dialogue interreligieux n’est pas seulement un idéal, mais une réalité vécue au quotidien à San. Ces initiatives contribuent à consolider les liens d’amitié, de fraternité et de coexistence pacifique entre les différentes communautés religieuses de la région. Dans un contexte marqué par de nombreux défis sociaux et sécuritaires, l’exemple donné par les jeunes de San apparaît comme un modèle inspirant de cohésion sociale, de tolérance et de construction d’une paix durable. NC/KM (AMP)

Bougouni : Lancement des activités de mise en œuvre de la 4ème phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations »

Bougouni, 8 juin (AMAP) La cérémonie de lancement des activités de mise en œuvre de la quatrième phase du « Programme Spécial d’Aide aux Associations et Fondations » (PSAAF) 4 à Bougouni s’est déroulée samedi, sous la présidence du gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. L’objectif principal consiste à procéder au lancement solennel des activités de mise en œuvre du PSAAF4, afin d’assurer son démarrage effectif dans toutes les régions bénéficiaires concernées, pour relever les défis contextuels. Ainsi, c’est compte tenu des succès encourageants des trois premières phases de mise en œuvre, et de la nécessité de capitaliser et poursuivre les actions menées, que la coordination du programme a organisé, du 17 au 18 avril 2026, à l’intention des cents premières organisations bénéficiaires, un atelier d’échange de haut niveau dont l’objectif principal était de faire l’état des lieux de ladite mise en œuvre pour donner une meilleure orientation aux futures actions à mener à travers un diagnostic institutionnel, organisationnel et opérationnel. Il traduit la volonté de l’Etat du Mali, sous la conduite de son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat, de faire assurer souverainement le développement économique, social et culturel équitable de la nation malienne, sur l’ensemble de son territoire, à travers des projets structurants et pertinents.. Après les différentes interventions, Mamadou Malick Sow a au nom de la coordinatrice du PSAAF,  Dramé Mariam Diallo a rappelé que les actions de l’équipe du PSAAF contribuent à alléger les difficultés auxquelles sont confrontées les populations vulnérables. Toute chose qui lui donne l’assurance qu’il demeurera convaincu que l’impact des projets retenus à Bougouni contribuera à renforcer les liens entre les communautés et surtout à renforcer la résilience des populations, je les invite à plus de rigueur en ayant toujours comme objectif le « bien-être des populations ». Selon le Gouverneur, ce cadre constitue le lancement des activités de la 4ème  phase, pour l’ensemble des zones géographiques couvertes, avec les cents premières organisations bénéficiaires qui sont quasiment reconduites, y compris les sept de la Région de Bougouni. Ceci veut dire que les résultats obtenus par lesdites structures, dans la mise en œuvre du programme, ont été jugés satisfaisants, voire performants, à l’évaluation. Ce choix demeure basé sur les bons résultats obtenus par les sept organisations bénéficiaires de la Région, dans la mise en œuvre dudit programme, et les succès respectifs remportés par la Région elle-même, lors des compétitions de la Biennale Artistique et Culturelle, aux éditions de Mopti-2024 et Tombouctou-2025, avec successivement la 2ème et la 1ère place.  HBT/KM (AMAP)

5è anniversaire de la Transition : Mobilisation historique à Bamako en soutien au président Assimi

Bamako, 7 juin 2026 (AMAP)– Les forces vives de la nation, rassemblée ce dimanche au Palais des sports à l’appel du ministère de la Jeunesse et des Sports, ont célébé le 5è anniversaire de l’investiture du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a constaté l’AMAP. Dans une ambiance de ferveur patriotique, cet événement a été mis à profit par la population pour réaffirmer son soutien à la dynamique de refondation du Mali. Les communautés du Nord à l’image du Conseil Supérieur des Imghad et Alliés (CSIA), sous l’égide du Général de division El Hadj Gamou, a salué «cinq ans de patriotisme». La communauté des Kel Ansar et Alliés, menée par l’honorable Abdoul Magid Ag Mohamed Ahmed Alansary (Nasser), a placé la souveraineté au cœur des priorités. De son côté, l’Alliance pour la Paix et la Concorde nationale (Tamouzôk) a élargi ce soutien à l’échelle de l’Alliance des États du Sahel (AES). Les leaders religieux (le Haut conseil islamique du Mali et la communauté chrétienne) ainsi que les organisations de jeunes (CNJ) et de femmes ont également manifesté leur union sacrée, rendant un vibrant hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) face au terrorisme. Ce soutien populaire trouve un écho direct dans le bilan dressé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Ce dernier a mis en avant la montée en puissance remarquable des forces armées nationales, l’adoption de la nouvelle Constitution, la refonte de la justice et la restauration de la dignité du citoyen malien. Il a également souligné la dynamique de l’AES, marquée par la création de la Confédération, l’avènement de la carte d’identité biométrique et des projets de restructuration bancaire. Pour compléter cette vision de la refondation, Alhamdou Ag Ilyène, ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, a exposé les avancées technologiques majeures du quinquennat. Il a notamment mis en lumière le projet stratégique de coopération avec la Russie visant l’acquisition de satellites et la création d’une Agence spatiale, incluant la formation d’étudiants maliens. Il a salué la digitalisation effective de l’administration notamment les procédures de paiement, l’état civil et le casier judiciaire. Ce grand rassemblement consacre ainsi cinq ans de résilience et ouvre de nouvelles perspectives souveraines pour le Mali et l’AES. SS/CMT (AMAP)

FOPAME : Hamadoun Touré appelle à investir dans les médias pour renforcer les narratifs africains

Bamako, 7 juin (AMAP) L’ancien ministre de la Communication, Hamadoun Touré, a plaidé pour une meilleure organisation de l’espace informationnel africain et un soutien accru aux médias, estimant que la construction de narratifs nationaux crédibles passe par des investissements conséquents et une relation de confiance entre les acteurs de l’information, a constaté l’AMAP. Intervenant lors du Forum panafricain des médias (FOPAME), tenu à Bamako, il a souligné que la « guerre informationnelle » constitue une réalité durable à laquelle les États africains doivent faire face en définissant des orientations claires. Selon lui, la réussite d’un narratif repose sur la disponibilité de l’information et sur la collaboration entre ceux qui la produisent et ceux qui la diffusent. Il a notamment insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des journalistes à l’information afin de leur permettre de remplir pleinement leur mission. « Il faut créer des liens opérationnels, des liens de travail entre ceux qui font l’information et ceux qui travaillent avec l’information », a-t-il déclaré, jugeant cette coopération indispensable pour garantir la fiabilité des contenus diffusés. Évoquant son parcours professionnel, Hamadoun Touré a rappelé avoir interviewé en 1985 Amadou-Mahtar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, qu’il présente comme l’un des premiers défenseurs d’un nouvel ordre mondial de l’information et de la communication. Il a également rappelé avoir consacré onze années de sa carrière à la Pan African News Agency (PANA), créée dans le contexte de cette réflexion sur un rééquilibrage des flux mondiaux d’information. L’ancien ministre a estimé que cette initiative n’avait pas atteint tous ses objectifs, en raison notamment de l’insuffisance des contributions financières des États africains. « La communication, c’est de l’argent. L’information, c’est de l’argent. Les outils de communication, c’est de l’argent », a-t-il affirmé. Pour lui, les ambitions africaines en matière de souveraineté informationnelle ne pourront être réalisées sans un engagement concret des pouvoirs publics. « Il ne suffit pas de parler de narratifs nationaux sans mettre les moyens dans les narratifs nationaux », a-t-il soutenu. Au-delà des ressources financières, Hamadoun Touré a appelé à accorder davantage de confiance aux professionnels de l’information et de la communication, estimant que l’avenir des médias africains dépend autant des investissements consentis que de la reconnaissance de leur rôle dans la société. OS/KM (AMAP)   

Musique : L’orchestre régional de Sikasso, le Kéné Star, un groupe musical mythique

 Sikasso, 7 juin (AMAP)  L’Agence Nationale de Presse du Mali a décidé en cette année, décrétée par le Président de la Transition année de l’éducation et de la culture de mettre en relief les célébrités et de retracer le parcours de nos formations qui ont rayonné notre pays sur le plan national et international. Aujourd’hui, nous allons décidé de mettre l’accent sur le Kéné Star, un orchestre mythique avec Abdoulaye Diabaté et Madou Guitare entre autres. L’orchestre régional Kéné-Star de Sikasso était un groupe musical mythique qui s’est imposé au Mali pendant les biennales de 1970 à 1988 sous la 2e république. Comme dans les autres régions, ce groupe musical visait à valoriser le patrimoine et la culture de la 3è région du Mali. C’est dans cet objectif que la région de Sikasso s’est illustrée par la création de cet orchestre moderne, un orchestre qui a fait les beaux jours des mélomanes avec des titres emblématiques comme « Diagnè mogo » de Madou guitare, « Kénédougou Fanga » titre créé par Abdoulaye Diabaté de Koutiala mais chanté par Cheik Sadibou Diabaté, Binafou et Lala majestueusement interprété par des artistes hors pair. Le Kéné Star s’est spécialisé dans la musique moderne en fusionnant les instruments et récits traditionnels avec des bonnes sonorités orchestrales. Pendant les compétitions des différentes biennales, le Kéné star qui avait comme chef d’orchestre Mamadou Diakité dit Appolo a toujours talonné le super Biton de Segou. L’orchestre régional de Sikasso a su allier harmonieusement modernité et tradition dans plusieurs de ses titres comme « Batouta Mori, Nafarima, Mali senèkèlaw et surtout le récital emblématique de Boubacar Boré qui retrace majestueusement l’histoire du Kénédougou au moment de la pénétration coloniale. Mme Camara Fatoumata Diaby, native de Sikasso et qui a activement participé à la première biennale en 1970, nous a fait un témoignage éloquent sur l’engagement patriotique des fondateurs du Kéné Star. Pour elle, cet orchestre était la fierté des Sikassois qui ne cessent de s’en languir. De 1978 à1986, votre serviteur Fousseyni Diabaté ancien journaliste de l’AMAP, mais qui était jadis conseiller culturel à la direction régionale de la jeunesse des sports des arts et de la culture de Sikasso a été le directeur administratif du Kéné Star. De par son initiative, les meilleurs musiciens des cercles de la région ont été très actifs dans l’orchestre régional car les autorités de Sikasso dans le passé, craignaient que les autres régions ne formulent des réserves sur ces artistes venant des autres cercles. C’est à partir de 1982 que l’orchestre régional de Sikasso a commencé à s’imposer sur l’échiquier national pendant les biennales. Rappelons que l’orchestre régional Kéné Star était composé de musiciens sélectionnés  dans les différents cercles ( Sikasso, Koutiala, Bougouni, Kolondieba et Kadiolo) à la faveur des semaines régionales artistiques et culturelles. La renommée du Kéné Star a franchi les frontières maliennes après la biennale artistique et culturelle de 1984. Ainsi les autorités de la Haute Volta (ancienne appellation du Burkina Faso), ont invité l’orchestre régional de Sikasso à participer aux festivités commémoratives de l’indépendance de leur pays, le 4 Août 1984 au cours desquelles le pays a pris le nom de Burkina Faso. C’est ainsi que le directeur administratif a conduit le Kéné Star dans les grandes villes du Burkina Faso comme Bobo Dioulasso, Ouagadougou et Koudougou. L’orchestre a été chaleureusement félicité par le capitaine Blaise Compaoré qui avait représenté le chef de l’Etat Thomas Sankara à certaines prestations de l’orchestre de Sikasso. En 1985, l’Etat malien a envoyé le Kéné Star en Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) pour participer au festival international de la jeunesse qui a regroupé pendant plusieurs semaines de nombreux participants africains et européens. C’est toujours Fousseyni Diabaté qui a conduit les artistes de Sikasso à Moscou et dans plusieurs villes soviétiques ou le Kéné Star a fait des prestations élogieuses. Moussa Ouattara , un sexagénaire de Sikasso est nostalgique des beaux jours du Kéné Star qui a  marqué la jeunesse malienne et africaine de 1970 à 1988. Moussa se souvient qu’il suivait régulièrement les prestations du Kéné Star dont aucun membre fondateur n’est encore vivant. Par ailleurs, des artistes traditionnels de talent ont évolué à côté des productions artistiques modernes du Kéné Star. Il s’agit entre autres du balafoniste  feu Lamissa Bengaly dont la salle de spectacle de Sikasso porte le nom et Souleymane Traoré dit Néba Solo, une virtuose du balafon. Malgré l’existence des musiciens traditionnels de talent, les sikassois sont nostalgiques du Kéné Star. Aujourd’hui il n’y a aucun orchestre permanent dans la capitale du Kénédougou en dehors de quelques groupes d’artistes qui animent les mariages et les baptêmes. Les populations fondent beaucoup d’espoir sur la relance des activités culturelles dans notre pays.  FD/KM (AMAP)    

FAMa : frappes aériennes dans les régions de Gao et de Kayes

Bamako, 7 juin (AMAP) L’État-major général des Armées a annoncé que, dans le cadre des missions de reconnaissance offensive en cours sur l’ensemble du territoire national, les vecteurs aériens des FAMa ont mené avec succès, samedi , une série de frappes ciblées contre des groupes armés terroristes, a constaté l’AMAP. La première frappe a visé un refuge situé près de la localité de Doro, au sud-ouest de Gao, où une vingtaine de terroristes et plusieurs motos avaient été identifiés. Le site a été entièrement détruit. Dans la même zone, une deuxième frappe a ciblé un camion chargé de matériel logistique appartenant aux groupes armés terroristes. Le véhicule et son contenu ont été totalement anéantis. Une troisième frappe a atteint une tente et plusieurs motos, dont certaines équipées d’armes. Le refuge et les engins ont été détruits.  Par ailleurs, dans la zone de Sandaré, région de Kayes, une base de repli terroriste a été repérée et neutralisée. Les frappes ont permis de détruire plusieurs motos et de neutraliser une trentaine de terroristes. Le chef d’État-major général des Armées a félicité les FAMa pour leur professionnalisme et leur engagement au service de la défense nationale. MMD/KM (AMAP)

FOPAME 2026 : Bandiougou Danté plaide pour une solidarité renforcée entre médias africains

Bamako, 7 juin (AMAP)– Le président de la Maison de la Presse du Mali, Bandiougou Danté, a exhorté, samedi, les professionnels des médias africains à faire de la solidarité éditoriale et professionnelle un levier de renforcement de la souveraineté médiatique du continent, a constaté l’AMAP. Intervenant à la clôture du Forum panafricain des médias (FOPAME 2026), tenu à Bamako du 3 au 6 juin, il a souligné que les défis actuels du secteur imposent une coopération accrue entre rédactions, centres de formation et organisations professionnelles africaines. «La solidarité entre médias africains n’est pas une option mais une nécessité», a-t-il déclaré, estimant que les échanges de contenus, les coproductions journalistiques et les réseaux d’information panafricains doivent devenir des pratiques régulières. Le responsable malien a également insisté sur l’importance de former une nouvelle génération de journalistes maîtrisant les outils numériques tout en restant attachés aux principes éthiques du métier et aux réalités africaines. Selon lui, la liberté de la presse demeure étroitement liée à la capacité des entreprises médiatiques à disposer de ressources économiques pérennes et indépendantes. Au cours de son allocution, Bandiougou Danté a remercié les autorités maliennes, les partenaires techniques et financiers, les délégations étrangères ainsi que les membres de la commission d’organisation pour leur contribution au succès du forum. Le FOPAME 2026 a réuni à Bamako des journalistes, universitaires, chercheurs, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique africaine. KD/CMT (AMAP)

FOPAME 2026 : Les participants expriment leur reconnaissance au Général d’Armée Assimi Goïta

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les participants au Forum panafricain des Médias (FOPAME 2026), clôturé samedi à Bamako, ont adopté plusieurs motions d’hommage et de reconnaissance en faveur des pionniers du journalisme africain, des délégations étrangères ainsi qu’aux autorités maliennes ayant contribué à la réussite de cette première édition, a constaté l’AMAP. ‎Dans une motion solennelle, les journalistes, responsables de médias, chercheurs et professionnels de l’information venus de plusieurs pays du continent ont rendu un hommage appuyé aux doyens de la profession pour leur contribution à la défense du droit à l’information, souvent dans des conditions difficiles et parfois au péril de leur sécurité. ‎Les participants ont particulièrement salué le parcours d’un des maîtres du journalisme africain, Diomansi Bombote, ainsi que ceux de Gaoussou Drabo, Sidiki N’Fa Konaté, Martin Faye et Tiona Mathieu Koné, qui ont pris part aux travaux du forum. ‎Les congressistes ont également adressé leurs remerciements aux délégations venues du Burkina Faso, du Niger, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Sénégal, de la Mauritanie, du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Tchad pour leur contribution aux réflexions sur l’avenir des médias africains. ‎Une mention spéciale a été réservée à la délégation du Maroc, pays invité d’honneur, représentée par onze participants. Les participants ont salué la présence remarquée du journaliste haïtien Jary Mendela, venu de son pays natal pour soutenir l’initiative, ainsi que celle de Almaleh Rafi Khitam Mohamed, représentant de la Palestine. ‎Dans une autre motion, les participants ont exprimé leur profonde reconnaissance au Président de la Transition, le Assimi Goïta, pour le parrainage du forum et son soutien à la tenue de l’événement. Ils ont également adressé leurs remerciements au gouvernement malien pour l’appui technique, matériel et institutionnel ayant permis l’organisation du rendez-vous panafricain dans de bonnes conditions. ils ont souhaité la poursuite de cet accompagnement pour la mise en œuvre des recommandations issues des travaux. ‎Placée sous le thème «Unir les voix, renforcer les liens entre les médias d’Afrique», la première édition du Forum panafricain des médias s’est tenue du 3 au 6 juin à Bamako. Elle a réuni des journalistes, universitaires, responsables de médias et experts du numérique autour des enjeux de souveraineté informationnelle, de transformation numérique et de coopération médiatique continentale. ‎KD/CMT (AMAP)

Médias communautaires : naissance de la Panafricaine des Radios de Proximité à Bamako

Bamako, 7 juin (AMAP)– Les représentants des organisations de radios communautaires et associatives du Mali, de la Guinée, du Sénégal et de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé, samedi à Bamako, la création de la Panafricaine des Radios de Proximité (PRP), une nouvelle organisation continentale destinée à renforcer la coopération entre les radios de proximité africaines, a constaté l’AMAP. La décision a été prise en marge de la première édition du Forum panafricain des médias (FOPAME), qui s’est tenu du 3 au 6 juin dans la capitale malienne. Selon le communiqué constitutif, la PRP entend promouvoir une information produite à partir des réalités africaines, renforcer la solidarité entre les radios communautaires du continent et contribuer à la lutte contre la désinformation ainsi qu’à la préservation de la cohésion sociale. Les membres fondateurs sont la Guinée, représentée par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI) et président de la Maison de la Presse de Guinée, Aboubacar Camara ; le Mali, représenté par le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres du Mali (URTEL), Mamoudou Bocoum ; la République démocratique du Congo, représentée par le président de la Fédération des radios de proximité du Congo, Modeste Shabani Bin Sueni ; ainsi que le Sénégal, représenté par le président de l’Union des Radios Associatives et Communautaires (URAC), Talla Dieng. La nouvelle organisation se fixe pour objectifs de favoriser la production et la diffusion d’informations locales fiables, de mutualiser les expériences et les ressources entre radios membres, ainsi que de promouvoir les langues nationales et les patrimoines culturels africains. L’assemblée constitutive a désigné le Mali à la présidence de la PRP et le Sénégal au poste de secrétaire général. Les responsables de la nouvelle faîtière continentale ont été chargés d’engager une campagne d’adhésion auprès des réseaux nationaux de radios de proximité, d’élaborer les textes fondamentaux de l’organisation et de préparer une assemblée générale de consolidation prévue dans un an. Les initiateurs de la PRP ont lancé un appel aux réseaux et fédérations de radios communautaires du continent à rejoindre cette nouvelle dynamique de coopération médiatique africaine. KD (AMAP)