L’Union européenne fournit 13 véhicules blindés à la Force conjointe du G5 Sahel (Communiqué)

Bamako, 17 janvier (AMAP) La Délégation de l’Union européenne (UE) au Mali a procédé ,vendredi, à Kati,  (près de Bamako) à la remise de 13 véhicules blindés à la Force conjointe du G5 Sahel, annonce un communiqué de l’UE. Le Représentant spécial de l’UE  pour le Sahel, Angel Losada, a réitéré l’engagement de l’UE, a réitéré l’engagement de l’Europe à accompagner le Mali dans sa réforme sécuritaire. Il a, aussi, rappelé que « cette remise confirme une nouvelle fois l’engagement concret de l’Union européenne en soutien de l’opérationnalisation de la Force conjointe ». «Ces 13 Véhicules blindés tout-terrain bastions (8 blindés sont destinés au transport de troupes, 2 à la lutte anti Engins explosifs improvisés (IED), 2 pour les évacuations sanitaires et le dernier est aménagé en poste de commandement) sont destinés à équiper les deux bataillons maliens de la Force Conjointe du G5 Sahel », indique le communiqué. Ils font partie d’un lot de 46 véhicules blindés déjà ou en passe d’être livrés par l’UE à la Force conjointe dans les cinq pays du G5 Sahel, dans le cadre du projet d’appui de l’UE à la Force sahélienne financé à travers la Facilité de paix africaine, mise en œuvre par Expertise France. La Force conjointe du G5 Sahel a pour objectif de lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, notamment en menant des opérations militaires conjointes transfrontalières entre les pays du G5 Sahel, nommément le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Mali. La Force du G5 Sahel contribue ainsi à la stabilisation du Mali, en améliorant la sécurité des populations, le contrôle du territoire et la gestion des espaces frontaliers, par les services de l’État, dans le respect de l’État de droit. L’UE accompagne, politiquement et financièrement, la mise en place du G5 Sahel ainsi que certains de ses projets, en matière de développement. Dès la création de la Force conjointe du G5 Sahel, l’UE et les Etats membres se sont fortement engagés au niveau politique pour la soutenir et ont ainsi décidé de l’appuyer pour un montant de 155 millions d’euros (plus de 100 milliards de FCFA) dont près de 70% sont aujourd’hui réalisées ou livrées. L’UE s’est, également, engagée à renforcer son soutien à la Force conjointe avec un financement additionnel de 138 millions d’euros (90 milliards de FCFA), comme l’a confirmé Josep Borelli , haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-président de la Commission européenne, lors du sommet du G5 sur le Sahel à Pau. Ce soutien comprend également, la mise en place d’un cadre de conformité aux Droits de l’Homme et au Droit Humanitaire International pour la Force conjointe du G5 Sahel, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, un soutien opérationnel et logistique à la Force conjointe via la Mission intégrée multidimensionnelle des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA, un appui à la structure de gouvernance du G5 Sahel et le soutien au développement de la Composante Police de la Force conjointe du G5 Sahel. « L’UE est elle-même un acteur clé de la sécurité dans la région, avec ses 3 missions opérationnelles dans le cadre de la politique commune de sécurité et de défense : EUCAP Sahel Niger, EUCAP Sahel Mali, Mission de formation de l’UE (EUTM) au Mali », rappelle le communiqué. « Avec huit milliards d’euros d’aide au développement (2014-2020), l’UE et les Etats membres sont les principaux donateurs pour les pays du G5 Sahel », ajoute la même source. .La cérémonie présidée par le représentant du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des armées (DMHTA), le général de brigade Moustapha Drabo, s’est déroulée en présence, également,  de l’ambassadeur de l’UE au Mali, Bart Ouvry, du Commandant adjoint de la Force conjointe du G5 Sahel, le général de brigade Mamary Camara, des ambassadeurs et représentants des Etats membres de l’UE, du Commandant de l’EUTM Mali, le général de brigade João Pedro Boga Ribeiro. MD (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi, 15 janvier 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 15 janvier 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Docteur Boubou CISSE, Premier ministre, Chef du Gouvernement. A l’ouverture de la session, le Premier ministre a fait observer une minute de silence à la mémoire de Docteur Témoré TIOULENTA, ministre de l’Education nationale, décédé le 10 janvier 2020 à Bamako. En cette douloureuse circonstance, il a salué les efforts de l’illustre disparu en faveur de la promotion de l’éducation, de l’enseignement supérieur et du jeu démocratique. Le Premier ministre a également exprimé, en son nom propre, au nom du Président de la République et des membres du Gouvernement, à la famille du défunt ses condoléances les plus attristées. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Kwala-Mourdiah-Nara, Section 2 : Kaloumba-Nara. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise GREEN LINE pour un montant de 17 milliards 54 millions 87 mille 360 francs CFA hors taxes et hors douanes et un délai d’exécution de 18 mois incluant les saisons de pluies. La construction de la route Kaloumba-Nara, d’une longueur de 54,05 Km, contribuera notamment à améliorer les conditions de transport des personnes et de leurs biens sur le corridor Bamako-Nouakchott et à promouvoir l’économie nationale. Un projet de décret portant approbation de l’Avenant n°1 au Marché n°00020 DGMP-DSP-2017 relatif aux travaux de construction et de bitumage de la route Yanfolila-Kalana-Frontière Guinée. L’avenant, sans incidence financière, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise COVEC-Mali. Il vise à proroger de cinq (05) mois le délai d’exécution du marché initial pour tenir compte du retard accusé à cause de la construction du pont, situé entre Yanfolila et Badogo sur le fleuve Ballé. Un projet de décret portant approbation du marché relatif à la réalisation de la cartographie géologique du Birimien à un cinquante millième du Mali Sud. Le présent marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Bureau d’Etudes EUREKAGEO SARL pour un montant de 1 milliard 789 millions 74 mille 700 francs CFA toutes taxes comprises et un délai d’exécution de 36 mois. L’exécution de ce marché permettra d’améliorer les infrastructures cartographiques de base, de contribuer à la promotion du secteur minier et au développement socio-économique de notre pays. Un projet de décret portant approbation du marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo, Labezanga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société China International Télécommunication Construction Corporation pour un montant hors taxes de 161 millions 970 mille 711 virgule 57 Dollars US et un délai d’exécution de 24 mois. La réalisation de ces travaux contribuera notamment à : – améliorer la desserte en moyens de communication des localités traversées par la fibre optique ; – renforcer la lutte contre l’insécurité, le terrorisme et la criminalité ; – favoriser la création d’emploi dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Un projet de décret portant approbation de la Convention de Concession pour la construction et l’exploitation de la centrale solaire photovoltaïque en BOOT de 50 Méga Watt crête à Tiakadougou-Dialakoro, Cercle de Kati, Région de Koulikoro, à la Société AMEA MALI SOLAR SA. La convention est conclue entre le Gouvernement de la République du Mali et la société AMEA MALI SOLAR SA pour un montant de 44 milliards 600 millions de francs CFA hors taxes et droits de douanes. La durée de construction de la centrale est de 12 mois pour une durée d’exploitation de 25 ans. La mise en œuvre de cette convention permettra entre autres : – d’augmenter l’offre à travers une source d’énergie propre, inépuisable et à moindre coût ; – d’augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique ; – de résorber de façon substantielle le déficit de production ; – de développer les compétences locales à travers la création d’emplois ; – d’améliorer la qualité du service public de l’électricité. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités d’application de la Loi n°2018-003 du 12 janvier 2018 relative aux défenseurs des Droits de l’Homme. La loi du 12 janvier 2018 offre aux défenseurs des Droits de l’Homme les garanties nécessaires à l’exercice de leurs activités. Le projet de décret adopté en application de cette loi détermine entre autres : – les critères à remplir par toute personne physique ou morale, pour avoir la qualité de défenseur des Droits de l’Homme ; – les obligations de l’Etat en matière de protection des défenseurs des Droits de l’Homme dans l’exercice de leurs activités. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION Sur le rapport du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°07-262/P-RM du 02 août 2007, modifié, fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Centre de Formation des Collectivités territoriales. Le Centre de Formation des Collectivités territoriales est un établissement public à caractère scientifique et technologique ayant pour mission d’assurer la formation et le perfectionnement des agents des collectivités territoriales et la réalisation d’études dans le domaine de la décentralisation. Le projet de décret adopté modifie la composition

Des opérateurs privés maliens en quête d’opportunités à la Semaine durable d’Abou Dhabi

Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP)  Des opérateurs privés maliens participent à la Semaine durable d’Abou Dhabi à la recherche de partenaires pour des investissements en matière d’énergie solaire, a constaté l’AMAP Parmi ces quelques opérateurs privés maliens, Mody Sacko, directeur de l’entreprise Mohacom Sarl. Selon lui, le Mali et les autres pays africains qui ont suffisamment de soleil, pendant toute l’année, n’ont pas le choix, ils doivent migrer vers les énergies renouvelables. M. Sacko dit être à la Semaine durable d’Abou Dhabi pour saisir des opportunités. «Ce pays du Golf est connu pour sa production pétrolière. Malgré tout, il envisage de construire une centrale solaire de 100 mégawatts au Mali. C’est pour vous dire que tous les pays sont conscients du réchauffement de la planète. Ils essayent donc de lutter contre ce phénomène en faisant des investissements dans le domaine des énergies renouvelables », dit-il. Et l’entrepreneur malien de dire sa surprise que cette Semaine durable d’Abou Dhabi sur les énergies renouvelables, qui se tient chaque année, soit une initiative de pays producteurs de pétrole. Mardi, le président Ibrahim Boubacar Keïta, en compagnie du ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué, a visité le Salon où des entreprises, universités et autres spécialistes de questions énergétiques, hydrauliques et environnementales exposent leur savoir-faire. Le chef de l’Etat s’est arrêté, notamment aux stands de Total, de l’Université d’Abou Dhabi, d’AMEA Power, une entreprise des Emirats arabes unis spécialisée dans les projets énergétiques à partir de sources conventionnelles au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique. C’est cet argument que le président Keïta a mis en avant lors de son intervention au panel du mardi dernier. La compagnie énergétique japonaise, Univergy Solar, réalise des projets des centrales solaires, à travers le monde. Son représentant en Afrique de l’Ouest, le Sénégalais Mansour Diagne, estime que nos Etats sont condamnés à aller vers les énergies renouvelables qui sont, non seulement écologiques mais, également, accessibles aux populations des ville comme des campagne. Avec une architecture inspirée de l’union du désert et de la mer, le Centre national des expositions est l’une des attractions d’Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis. Considéré comme le plus grand centre d’exposition au Moyen-Orient, il a été inauguré en 2007 par son Altesse Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahnyan, président des Emirats arabes unis et Emir d’Abu Dhabi. Avec un espace intérieur de 73.000 m², ce gigantesque joyau architectural a un calendrier annuel d’activités variées, accueillant près de deux millions de visiteurs chaque année. Des événements de dimension internationale y sont, fréquemment, organisés, comme, présentement, la Semaine durable d’Abou Dhabi. MK/MD (AMAP)

Barouéli : Les responsables des maternités à l’école de l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services

Barouéli, 15 janvier (AMAP) Un atelier sur l’approche d’amélioration de la qualité des soins et services, destiné à une trentaine de  matrones, d’infirmières obstétriciennes, de Sages femmes et de médecin,  des prestataires de santé, responsables des maternités, a ouvert ses travaux mardi à Barouéli, sous la présidence du préfet de Cercle, Dieudonné Sagara, a constaté l’AMAP. Organisé par l’USAID et le département de la Santé, il s’inscrit dans l’extension des activités du projet HRH 2030 dans les régions de Ségou et de Mopti qui vise à renforcer les capacités des ressources humaines en santé. Les participants vont échanger sur entre autres, les notions de qualité, la démarche d’amélioration de la qualité des soins et de services de santé maternelle, néonatale et infantile, les normes et procédures en santé de reproduction, la nutrition, le paludisme, la planification familiale et les indicateurs d’amélioration de la qualité. Le projet HRH 2030 vise à rendre compétitives les structures sanitaires dans les régions de Ségou et de Mopti. JC/KM (AMAP)

La pénurie de gaz butane paralyse des activités économiques à Bamako

Par Amadou B. MAÏGA Bamako, 15 janvier (AMAP)Mardi 07 janvier. Le soleil sur Bamako est enveloppé par un léger brouillard matinal. La météo affiche une température minimale de 15° C au Quartier du fleuve, en Commune III. Julienne Sidibé est assise derrière le comptoir de son restaurant. Où quelques clients prennent le petit déjeuner. En attendant l’arrivée de l’eau chaude qu’un employé est en train de faire bouillir, la gérante accepte de s’exprimer sur la pénurie de gaz à laquelle les usagers sont confrontés. En colère, la gérante du Bol de Jade juge accablante la situation. « De 7.500 Fcfa, la bonbonne de 12 kilos est, aujourd’hui, vendue entre 20.000 et 25.000 Fcfa », s’étonne-t-elle. A la question de savoir comment le restaurant fonctionne, elle s’exclame : « Hé ! Nous utilisons le charbon de bois, car nous y sommes obligés pour pouvoir assurer la continuité du service aux clients ». Comme la gérante de restaurant Julienne Sidibé, les foyers et autres consommateurs maliens sont privés de gaz butane, depuis un mois. La cause ? L’arrêt de la fourniture par les importateurs de ce combustible à usage domestique. Ceux-ci disent manquer de ressources financières nécessaires pour acheter, transporter et dédouaner ce produit commercial issu du raffinage du gaz naturel. Rappelons que ce produit dérivé du pétrole est importé de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Ghana. En effet, au tout début de la pénurie, qui prend des proportions inquiétantes, quelques producteurs peinaient à satisfaire la forte demande nationale. Occasion opportune pour des spéculateurs de sortir leur stock, visiblement, conservé à dessein. Ainsi, dans certains endroits de Bamako, la bonbonne de 6 kilos était cédée à 5.000 Fcfa voire 6.000 Fcfa, contre 3.500 Fcfa. Ces provisions seraient épuisées, à présent. Conséquence : ménages, restaurants, industriels et autres petites activités dépendant du gaz butane sont paralysés à travers différents quartiers de la capitale malienne. A Bamako Coura, au siège de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE), officient de nombreux kiosques vietnamiens spécialisés dans la vente de nems et de sandwiches. Rencontrée là-bas, une jeune Vietnamienne se force d’expliquer l’ampleur de la situation en langue nationale Bambara. « J’ai appelé mon fournisseur, il a répondu qu’il n’y a plus de gaz au dépôt », confie la jeune dame, en montrant du doigt une bonbonne vide de 12 kilos, l’air désemparée. A une centaine de mètres du kiosque, où travaille la vendeuse de nems, le jeune Bouba vend des omelettes qu’il prépare sur du gaz butane. Selon lui, avant la pénurie, la bonbonne de 6 kilos qu’il payait à 3.500 Fcfa pouvait durer plusieurs jours. Comparativement au charbon de bois, « le gaz fait notre affaire », affirme-t-il. Le manque de gaz a obligé Bouba à se tourner vers le charbon de bois. « Je n’ai pas le choix », dit-il. A côté de Bouba, des clients attendent impatiemment leur commande. Ils accusent l’Etat d’être le seul responsable de la situation. Selon eux, si la pénurie de gaz a atteint ce stade critique, c’est dû à la négligence de la part des autorités compétentes. En la matière, la subvention du gaz butane est gérée au niveau de plusieurs structures publiques. Il s’agit de l’Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique et l’électrification rurale (AMADER), le ministère de l’Economie et des Finances et le Trésor public. A l’AMADER, la cellule de communication explique que le rôle de l’agence se limite à la collecte des factures des fournisseurs de gaz, faire les mandats des factures et les transmettre au ministère de l’Economie et des finances. L’AMADERdit avoir déjà effectué ce travail et transmis les mandats au ministère de l’Economie et des Finances, assurent ses communicateurs, qui ajoutent que les opérations de vérification et d’approbation des documents fournis par les opérateurs gaziers sont réalisées par l’Hôtel des finances. C’est après ces étapes que le Trésor public doit procéder au paiement par des virements bancaires. Selon une source au ministère de l’Economie et des Finances, les trois premiers trimestres de 2019 ont été déjà payés aux opérateurs gaziers pour un montant global de plus de 6 milliards de Fcfa. « Il reste à payer le quatrième trimestre au titre de 2019, reconnaît notre source qui explique ce retard est dû à la fermeture des crédits au titre de l’année fiscale 2019. « Il faudra alors, dit-elle, attendre l’ouverture des crédits pour 2020 pour apurer les arriérés de paiement ». Contacté à ce propos, le directeur de Sodigaz, Oudiari Diawara, dit que leur dernier paiement remonte à octobre 2018. Il précise qu’il avait, pour le mois d’octobre 2018, reçu un virement de 50 millions de Fcfa. ABM/MD (AMAP)

Coopération : Les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement chez le PM

Bamako, 15 janvier (AMAP) Le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé a reçu en audience, ce mercredi,  à la Cité administrative,  les membres du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes et du Fonds Saoudien pour le Développement, a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf , de l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite au Mali et du Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM), Youssouf Bathily. En visite de prospection et d’échanges avec les opérateurs économiques maliens autour de projets d’investissements publics et privés, les opérateurs économiques saoudiens  ont sollicité l’appui du PM pour faciliter les investissements économiques et les échanges commerciaux entre les deux pays. Dr Cissé  a salué la qualité de la coopération bilatérale et multilatérale entre les deux pays avant de louer les liens historiques entre le Mali et l’Arabie Saoudite. Le Chef du Gouvernement a  exprimé sa volonté de développer davantage de rapports économiques et commerciaux entre le Mali et le Royaume d’Arabie Saoudite, notamment à travers le secteur privé. Le Premier Ministre a exhorté, notamment, le Fonds Saoudien pour le Développement à diligenter dans les meilleurs délais leur appui aux financements additionnels du projet de la Route Sevaré-Gao, du projet de l’Hôpital Militaire et du projet de réhabilitation du Chemin de fer Dakar-Bamako. Le Directeur exécutif du Conseil des chambres de commerce et d’industrie saoudiennes, Turki A. Almatroudi a saisi l’occasion pour  inviter le Premier ministre à un Forum économique Mali-Arabie Saoudite qui se tiendra à Riyad, dans les tous prochains jours. KM (AMAP)

Discours du Premier Ministre à l’occasion de sa rencontre avec le personnel de commandement

Monsieur le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, En ma capacité de chef de l’administration centrale, je suis très heureux de vous rencontrer ce matin, à l’occasion de cette réunion avec le personnel de commandement. Je voudrais, avant tout propos, vous transmettre les salutations et les encouragements du Président de la République, Chef de l’Etat. Sous son autorité, le pouvoir Exécutif, dont vous êtes la colonne vertébrale, œuvre au quotidien pour maintenir et renforcer l’unité de notre Etat, sa cohésion, son autorité, son efficacité et son efficience dans la délivrance des prestations aux populations. Le Président de la République m’a chargé de vous dire son admiration, sa solidarité et de vous saluer à la hauteur de votre engagement pour le pays et de votre sacrifice qui n’ont d’égal que le niveau de conscience professionnel élevé avec lequel vous vous acquittez de votre devoir au service de l’Etat. Au gré de mes voyages à l’intérieur du pays, j’ai eu l’occasion de rencontrer souvent plusieurs d’entre vous. Le Président de la République a instruit cela au Gouvernement, et c’est mon crédo : Aller à la rencontre des populations, être à leur écoute attentive et apporter des solutions aux difficultés qu’elles rencontrent. Pour une gouvernance de proximité, qui mieux que vous pour illustrer cela au quotidien? Vous êtes la courroie de transmission de l’Etat. Ceux qui incarnent la permanence de l’Etat, son visage, sa réalité physique, les dépositaires de son autorité. Au-delà d’incarner le symbole de l’Etat au niveau déconcentré, vous êtes également chargés de porter et d’expliquer les choix et les politiques publiques, de mettre en œuvre les réformes dans les circonscriptions administratives de vos ressorts respectifs, jusqu’au dernier échelon ; mais aussi de les adapter et de les justifier en permanence afin qu’elles soient comprises et acceptées par nos concitoyens. En un mot, vous êtes la cheville ouvrière de l’Etat dont vous incarner la verticalité́. De plus en plus, vous êtes son horizontalité́ car dans le contexte de démocratie et de la décentralisation renforcée, les attentes légitimes des populations requièrent un Etat à l’écoute d’abord, puis au service du citoyen. Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, Votre mission n’est pas des plus aisées. Entre les exigences de l’Etat et les attentes des citoyens, et les corolaires (implications) de votre statut de représentant du pouvoir exécutif à la base, les marges sont très souvent réduites. Je sais que vous êtes confrontés à nombre de difficultés dans l’exercice de vos missions. Vos rapports périodiques et vos télégrammes en portent témoignage. La première de ces difficultés qui est un DEFI à l’échelle nationale, est sans conteste la sécurité du Personnel de Commandement. Dans le contexte des menaces asymétriques contre l’Etat et ses symboles, vous êtes hélas une cible privilégiée. Je voudrais en ce moment précis avoir une pensée pieuse pour les tous les Administrateurs Civils et les membres du personnel de commandement qui ont payé de leur vie ou leur liberté l’exercice de leur sacerdoce, et vous demander de bien vouloir observer une minute de silence à leur mémoire. Messieurs les Gouverneurs de Région, Mesdames, messieurs les Préfets, L’aménagement du territoire et la délivrance des prestations de l’Etat aux populations constituent une très forte demande sociale. Ils ne peuvent se réaliser sans une administration effective du territoire. L’Etat va continuer ses efforts en vue du redéploiement continu des services sociaux de base et une présence institutionnelle plus affirmée au niveau déconcentré. Ce redéploiement est une exigence de stabilité et de survie, la nature ayant horreur du vide. Le retour de l’Etat est également une composante essentielle de la politique du Gouvernement pour accompagner et consolider les efforts militaires de stabilisation, et pour renforcer la cohésion sociale et le Vivre- Ensemble entre les communautés. Au demeurant, partout où je suis passé ces derniers mois à l’intérieur du pays, les populations demandent, à l’unisson, PLUS d’ETAT et MIEUX d’ETAT pour leur sécurité et pour la délivrance des prestations administratives et des besoins sociaux de base. Il va s’en dire, et le Gouvernement en a conscience, que le déploiement de l’administration et des agents de l’Etat devra s’accompagner au préalable ou concomitamment de conditions de sécurité permettant l’exercice optimal de leurs charges. La victoire contre les forces du mal et contre l’obscurantisme se gagnera dans la République par la présence de l’Etat sur chaque portion du territoire national. Elle ne se gagnera pas par l’abandon des populations aux mains de vendeurs d’illusions. Elle ne se gagnera pas non plus par l’existence de sanctuaires inaccessibles à l’Etat et à son pouvoir régalien. C’est pourquoi, j’en appelle au sens des responsabilités et à l’engagement de tous. Notre résistance collective fortifiera la résilience de notre peuple face aux défis du moment. Et cette résistance sonnera à coup sur le glas de ceux qui cherchent à détruire à saper les fondements de l’Etat à détruire les valeurs de la République que sont la paix, la justice, la tolérance, la liberté, la fraternité, la démocratie. Dans cette lutte de résistance, Vous êtes, Mesdames et Messieurs, plus que jamais les premiers fantassins de la bataille de la survie et du triomphe de l’Etat. La sécurité prise dans son sens large, c’est aussi et surtout celle de nos populations. Administrer un pays c’est assurer le besoin de sécurité́ de nos concitoyens sous toutes ses formes pour préserver la cohésion sociale et créer les conditions du bien-être-social collectif. Il s’agit là, assurément, de la première mission de l’Etat et sa justification. Celle qui permet ensuite d’apporter le minimum social : la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé, la justice, les loisirs etc. C’est ce message que j’ai voulu porter lorsque, en juin-juillet de l’année dernière, j’ai décidé de séjourner longuement dans plusieurs localités de la région de Mopti. Le deuxième DEFI auquel vous faite face est celui des MOYENS pour assumer vos fonctions dans toutes leur plénitude. Le corolaire de l’autorité de l’Etat est et demeure une administration qui délivre les

Les apporteuses d’eau tirent leur épingle du jeu sur les chantiers de construction

Par Aminata DIAKITE Bamako, 15 janvier (AMAP) Au quartier de Tabacoro,  Fatou Théra, mère de trois enfants est devenue veuve très tôt alors que ses enfants étaient tout petits. Seule à les élever, elle s’est rabattue sur des petits métiers pour nourrir et entretenir sa progéniture. « Je vendais des oranges dans les quartiers. Je faisais la lessive pour les gens et, maintenant, avec mes amies du quartier, j’arrose les briques sur des chantiers de construction pour subvenir aux besoins de mes enfants », confie-t-elle. Des petits métiers comme celui de Fatou, l’arrosage des briques par les femmes dans les quartiers périphériques, peu de gens en connaissent l’existence. En effet, en dehors des tâches ménagères, de nombreuses femmes exercent ce métier sur des sites de travaux de construction, en remplissant des barils pour les maçons. Là, sur ces chantiers, les besoins en eau sont énormes et le précieux liquide peut rapporter gros. D’autres braves femmes, qui se battent autant pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, font aussi la lessive, sont des tresseuses, etc. « Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens » dit l’adage.  On pourrait y ajouter : « Il y a d’honnêtes métiers pour gagner, aussi honnêtement, son pain quotidien ». Une autre apporteuse d’eau, Ramata Traoré, qui réside au quartier Farako/Mountougoula, pratique ce métier depuis deux ans. « Ça m’aide à faire face à mes besoins. Mon mari est mécanicien à Sirakoro. Il revient vers le petit soir et nous aide à remplir le reste des barils pour qu’on puisse terminer rapidement. Les enfants m’aident, souvent, à arroser et il nous arrive de gagner  plus de cinq mille francs par jour », explique-t-elle. Chez elle, c’est toute la maisonnée qui s’y met de bon cœur. Mais, ce n’est pas tous les jours que « la petite entreprise familiale »  travaille. « Il y a des moments où, les chantiers sont à l’arrêt », déplore notre interlocutrice qui achète de l’eau d’un château ou à une borne-fontaine, sauf pendant l’hivernage, où elle recueille l’eau de pluie dans les barils. « Contrairement à la saison sèche, la pluie nous permet d’économiser un peu d’argent car nous arrosons sans acheter de l’eau », souligne-t-elle. REVENU MENSUEL – Fanta Coulibaly, une jeune fille âgée de 17 ans habite à Sirakoro Cité. Elle est élève en 9è année de l’enseignement fondamental second cycle. Pendant les vacances, en plus des travaux ménagers, elle accompagne sa mère pour arroser les briques. Sa maman fait, aussi, la lessive pour des gens et ramasse des cailloux. « J’achète mes fournitures scolaires avec l’argent que je gagne en travaillant avec ma mère. Ainsi, je soulage ainsi mon père », dit la jeune fille, très lucide. Selon elle, le contenu d’un baril équivaut à 10 bidons de 20 litres et, sur chaque baril rempli d’eau, elle gagne 650 Fcfa. Korotoumou qui habite aussi à Sirakoro, indique qu’elle pratique ce métier grâce à une amie d’enfance et gagne sa vie. « Souvent, on peut gagner 50.000 Fcfa par mois et même plus. Ce qui nous permet de subvenir à nos besoins comme on peut. Mon frère aussi est arroseur de briques comme moi. Puisqu’il a des relations avec des maçons, il nous informe à chaque fois que des chantiers démarrent », raconte-t-elle. Quant à Moustapha Diarra, propriétaire d’un chantier en construction, il est satisfait des prestations de ces femmes qui arrosent ses briques. Pour lui, cela contribue, également,  à la lutte contre le chômage car, plus de cinq femmes peuvent s’occuper d’un seul chantier alors qu’il existe de très nombreuses maisons en construction dans les quartiers périphériques. « Elles remplissent un baril à 750 Fcfa et peuvent en remplir jusqu’à 10 par jour. Nous, les propriétaires, donnons cet argent aux maçons qui le leur remettent», souligne Moustapha. Thérèse Ongoiba se réjouit de pratiquer ce métier car, avec le revenu qu’elle en tire, elle peut subvenir aux besoins de sa famille. « Mon mari est un chauffeur de taxi. Il sort le matin et ne revient qu’au petit soir. Avant son retour, je fais ce travail pour pouvoir acheter de petites choses à nos enfants », dit-elle. « Comme tout travail, le nôtre a des avantages comme des inconvénients », poursuit-elle. « D’abord, c’est un travail physique, donc pénible. Ensuite, certains propriétaires de chantiers ne nous font pas confiance. Ils pensent qu’on a l’habitude de les voler et pour cette raison, ils envoient, de temps en temps, des superviseurs pour contrôler le remplissage des barils. Par ailleurs, il y a des maçons qui, eux aussi, ne sont pas très orthodoxes avec nous car, ils tentent de nous gruger. Ce qui provoque, des fois, des bisbilles entre nous, à propos du montant qu’ils nous doivent », déplore-t-elle. AD/MD (AMAP)

Le Mali signe avec les Emirats arabes unis une convention de plus de 14 milliards pour les PME et l’autonomisation des femmes

Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abou Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Sambou Wagué et le président du Fonds Khalifa ont, en marge des travaux de la Semaine durable d’Abou Dhabi, signé, en présence du chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, une convention pour le décaissement de plus de 14 milliards de Fcfa. Ce financement est destiné aux secteurs des Petites et moyennes entreprises (PME) et à l’autonomisation des femmes. «Ce financement est réservéaux jeunes et aux femmes. Il permettra de les former et de faire d’eux des employeurs et des hommes d’affaires dans le secteur des Petites et moyennes entreprises», a expliqué le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais. Le ministre malien de l’Energie et de l’Eau a remercié le président du Fonds Khalifa pour ce décaissement et déclaré que les relations entre le Fonds et le gouvernement de son pays se portent bien. « La preuve, une centrale solaire de 100 mégas sera bientôt réalisée à Sélingué, grâce au financement du Fonds Khalifa », a renchéri Sambou Wagué qui a signé la convention au nom du Premier ministre, ministre de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé. MK/MD (AMAP)

Semaine durable d’Abou Dhabi : Le président Ibrahim Boubacar Keïta plaide pour la révolution des énergies renouvelables

Envoyés spéciaux Madiba KEITA Aliou SISSOKO Abu Dhabi, 15 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, arrivé mardi à Abou Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, pour participer à la Semaine durable au cours de laquelle l’énergie, l’eau et l’environnement seront au cœur des échanges.. Le chef de l’Etat malien, qui est l’une des hautes personnalités invitées à ce rassemblement, le plus important en matière de développement durable au Moyen-Orient, s’est rendu au centre national des expositions d’Abou Dhabi où se déroule la Semaine du développement. Sur place, il a successivement rencontré le vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur des Émirats arabes unies, Cheikh Saïf bin Zayed Al Nahyan, le vice-président des Émirats arabes unis et Émir de Dubaï, Mohamed ben Rachid Al Maktoum, le président du Fonds Khalifa, Hussain Al Nowais, et la ministre d’Etat à la Coopération internationale des Émirats arabes unis, Reem Al Hashimi. Dans l’après-midi, le président Keïta a pris la parole lors d’un panel sur la révolution des énergies renouvelables dans les pays du Sud. A ce propos, le chef de l’Etat a affirmé que l’énergie est à la base de tout développement.Selon lui, la satisfaction des besoins humains fondamentaux notamment, l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation, l’industrie, dépend de la disponibilité de l’énergie, en quantité, en qualité et accessible à tous, de façon durable. Ibrahim Boubacar Keïta a rappelé qu’aujourd’hui, notre continent, l’Afrique, est menacé par les effets du changement climatique et l’épuisement des sources d’énergies fossiles. Face à ces défis, il a indiqué que les énergies renouvelables se présentent comme une alternative indéniable à cause de leur caractère renouvelable, inépuisable et respectueux de l’environnement.Les énergies renouvelables sont, aussi, propres et constituent l’un des meilleurs moyens d’atténuation du changement climatique. De ce fait, elles révèlent de nombreuses opportunités pour les pays du Sud. Selon l’estimation des scientifiques, pour espérer limiter le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle, tel que le prévoit l’Accord de Paris, les émissions de gaz à effet de serre devront baisser de 40 à 70%, entre 2010 et 2050. Pour le président de la malien, cet objectif n’est réalisable qu’avec l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables. «Certains pays du Sud, comme le nôtre, ont un coût de production d’énergie très élevé par la dominance de l’énergie fossile dans le mix énergétique. Le coût de production élevé limite l’accès de la population à l’énergie et freine le développement économique », a-t-il souligné. Selonle président Keïta, l’utilisation des énergies renouvelables, a soutenu, permet de diminuer le coût de production et contribuer au développement des infrastructures socio-économiques de base, à la création des richesses et des emplois. Il dira que d’une manière générale, les énergies renouvelables permettront d’accélérer l’industrialisation des pays du Sud. UN POTENTIEL INESTIMABLE – Le président de la République a, également, rappelé que le Mali regorge d’un potentiel inestimable en ressources énergétiques renouvelables telles que l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie hydroélectrique, la biomasse qui sont sous exploitées par manque de financement. «Le pays pourrait produire 300 Méga Watt (MW) en valorisant mieux la biomasse », a-t-il relevé, ajoutant que la valorisation de ce potentiel d’énergie renouvelable, par le biais d’un financement approprié, constitue un défi majeur pour le Mali. Comment les pays du Sud pourront-ils développer leurs économies sans émissions destructrices et dommages environnementaux associés à un développement économique rapide ?En réponse, le chef de l’Etat a dit que les pays du Sud pourraient résoudre leurs besoins énergétiques par un développement accru des énergies renouvelables, respectueuses de l’environnement, pour développer leur économie. « Ces pays, a-t-il poursuivi, doivent orienter leur planification énergétique basée sur l’utilisation des énergies renouvelables en mettant en place des cadres politiques et réglementaires appropriés, des technologies respectueuses de l’environnement, des campagnes de sensibilisation et d’information ». Le président de la République a évoqué, à l’occasion, la menace qui pèse, aujourd’hui, sur le fleuve Niger à cause de l’ensablement et, surtout, de l’exploitation sauvage de l’or, autrement dit du dragage. Il a, aussi, mis l’accent sur les politiques publiques visant à assurer la sécurité alimentaire au Mali  A ce propos, il a indiqué que 15% du budget national est consacré au secteur de l’Agriculture. Ce qui a permis au Mali de produire 10 millions de tonnes de céréales en 2019 et 760.000 tonnes de coton. Mais, seulement 2% de la production cotonnière est transformée sur place. Ce qui est insignifiant, en terme de plus value. Pour le chef de l’Etat, le Mali a besoin d’énergie pour développer le secteur industriel pourvoyeur d’emplois pour les jeunes. Mais, il s’agit d’énergies renouvelables afin de préserver l’écosystème voire l’humanité toute entière. Depuis 2016, la Semaine de la durabilité d’Abou Dhabi est l’occasion de mettre les exposants et visiteurs en contact avec de nombreuses entreprises de développement durable. Organisée sous le thème «Accélérer le développement durable», l’édition de cette année a vu la participation de plus de 30.000 participants venus de plus de 175 pays. La Semaine durable d’Abou Dhabirassemble des décideurs politiques, des spécialistes de l’industrie, des pionniers de la technologie et la prochaine génération de leaders de la durabilité. À travers ses initiatives et ses événements, elle est un catalyseur pour partager les connaissances, mettre en œuvre des stratégies et proposer des solutions pour stimuler le progrès humain. MK/MD (AMAP)