Adresse du président de la République, Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion du 20 janvier, fête de l’Armée (19 janvier 2020)

Officiers, Sous-officiers, Hommes du rang, Soldats des Forces Armées Maliennes, Soldats de toutes les armes, qui en cette heure, bravez l’insomnie, les rigueurs du climat, et la mort pour que la patrie dorme en paix, en vos rangs, grades et qualités, le chef des armées et la nation entière vous saluent et vous assurent de leur soutien sans faille. Demain, 20 janvier 2020, c’est encore une armée en guerre qui célébrera ses 59 ans, les 59 ans de la création de l’armée nationale du Mali sous le leadership visionnaire et volontariste du Président Modibo et de ses illustres compagnons. Oui hélas, 2019 fut une année d’épreuves et de douleurs par le sang versé des nôtres. Dans les rangs de nos civils comme de nos militaires. Dans l’ampleur des attaques comme dans leur amplitude. Au Mali comme au Burkina-Faso. Au Burkina Faso comme au Niger. Aujourd’hui, il est devenu d’une limpide clarté que le terrorisme est venu pour détruire nos Etats, semer le chaos dans nos villages, dans nos villes, et répandre la désolation dans chacun de nos foyers. Mais nous ne nous laisserons pas devenir un champ de ruines. Nous refusons de saigner plus longtemps. C’est pour faire en sorte que nos pays reprennent la main dans cette guerre du juste contre l’injuste, du droit contre l’aventure, du désir de paix contre la logique du chaos, que mes homologues du G5 et moi-même, nous nous sommes rendus à Pau le 13 janvier, à l’invitation du Président français, Emmanuel Macron. Le sommet de Pau auquel ont également participé les plus hauts responsables des Nations-unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, de l’Organisation Internationale de la Francophonie aura ainsi été le sommet de la clarification, de la vérité, du réajustement, le tout dans l’intérêt bien compris du partenariat stratégique. De Pau, nous sommes sortis les rangs plus serrés, chacun plus persuadé que seul un partenariat respectueux et respectable est à même de relever les défis du jour. Et cela se révélera décisif dans les mois à venir, Pau a permis d’atteindre un consensus : celui d’agir le plus rapidement possible, le plus massivement possible, dans la plus parfaite des coordinations et avec les moyens adéquats, pour contrer l’avancée du terrorisme, en particulier dans la zone dite des trois frontières que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont en partage. Mes chers compatriotes, Officiers, Sous officiers, Militaires du rang, C’est donc rappeler que le Mali ne se bat pas seul. D’autres sont avec nous. Ils se battent avec nous. Beaucoup d’entre eux sont tombés pour nous, sur notre sol. Ils sont là pour que les Maliens soient libres. Il s’agit de forces onusiennes dont des soldats africains venant parfois de pays eux-mêmes en guerre. Quelle belle preuve de solidarité ! Il s’agit également de forces françaises, et ce, dans le cadre bien compris du partenariat stratégique qui, seul, permet de vaincre l’obscurantisme et ses doctrinaires assoiffés de sang. La France est ici à notre appel. Elle est venue en 2012 quand il fut clair pour les autorités de l’époque, que nos forces armées ne pouvaient plus à elles seules garantir l’existence du Mali en tant qu’Etat unitaire et laïc. De telles forces, portées par un tel élan de solidarité méritent d’être traitées avec respect. Au demeurant, envers les soldats alliés, je reste convaincu que la gratitude est le sentiment dominant de notre peuple. Les porteurs d’insultes et les diseurs d’apocalypse, alliés objectifs de nos ennemis, doivent dès lors cesser de se cacher derrière la nation malienne. Elle, elle ne sait ni mentir ni trahir. Elle est de noblesse avérée et de fierté assumée. De surcroît, appeler à la haine et au rejet de nos alliés, c’est d’abord, mépriser nos propres soldats, ceux qui déjà ont donné leur sang comme ceux qui continuent de risquer leur vie, parce qu’ils ont mis le Mali au-dessus de tous et de tout. Les Forces de défense et de sécurité du Mali sauront, aujourd’hui plus qu’hier, resserrer leurs liens avec les soldats de la communauté internationale. La fraternité d’armes doit signifier aujourd’hui plus qu’hier. Et comme je l’avais dit dans mes vœux de nouvel an à l’armée, ce sont nos soldats et leur hiérarchie qui doivent, dans une stratégie de communication repensée, être en mesure de témoigner de la loyauté, de la solidarité et de l’utilité des forces alliées. Officiers, Sous officiers, Militaires du rang, Peuple du Mali, Que de chemin parcouru depuis le 20 janvier 1960! Que de péripéties et que de leçons à tirer ! De ces leçons, la plus importante est que dans sa géométrie, l’Histoire est essentiellement variable. Elle a ses hauts et ses bas, elle alterne les apogées et les déclins, les performances et les revers. Elle impose à chaque nation son parcours d’obstacles tantôt bien négociés, tantôt moins bien négociés. Ainsi ce pays a été, il est aujourd’hui moins que ce que nous voulons qu’il soit. Nul doute cependant qu’il peut, de nouveau, être à hauteur d’attentes, à hauteur d’Histoire. Cette même Histoire qui, heureusement, recèle une constante jamais démentie à travers les âges : c’est que l’effort paye toujours. Mais il s’agit d’effort substantiel, d’effort soutenu, d’effort collectif chacun dans son rôle, chacun ce qu’il doit. En ce qui me concerne, l’effort pour l’armée, notre outil de défense, le socle et l’instrument de notre souveraineté sera maintenu et augmenté. C’est pourquoi, dans le cadre de la Loi de Programmation militaire 2015-2019, l’acquisition du matériel majeur a été poursuivie en 2019, tout comme la réhabilitation et la fortification des camps ainsi que la rénovation d’autres infrastructures. Les capacités de nos forces se sont accrues par la mise à disposition de véhicules légers de combat, de véhicules blindés de transports de troupes, de camions militaires tactiques, de gilets pare-balles et de casques balistiques, d’hélicoptères de combat neufs ou reconditionnés. La doctrine de l’organisation et de l’emploi des forces se renforce et les conditions de vie et de travail des militaires sont en nette amélioration. Avec la formation de plusieurs centaines

Communiqué du gouvernement sur les événements dramatiques du village de Sinda dans le cercle de Douentza, région de Mopti

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale que des hommes armés habillés en tenues de chasseurs Donzo, identifiés comme tels par des habitants, ont attaqué dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 janvier 2020, le village de Sinda dans le cercle de Douentza, région de Mopti. L’attaque a fait 14 morts et les assaillants ont emporté du bétail. Un détachement des FAMa a été dépêché sur les lieux pour traquer les bandits qui sèment la terreur au sein de la population civile, sans défense. Le Gouvernement condamne avec vigueur ces actes ignobles injustifiables, s’incline devant la mémoire des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. Le gouvernement invite la population au calme et à la collaboration pour mettre la main sur lesdits bandits afin de les traduire devant les juridictions compétentes. Bamako, le 17 janvier 2020 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré  

Discours du Premier Ministre Dr Boubou Cissé lors de l’ouverture de l’atelier sur les orientations politiques de mise en œuvre des résolutions et recommandations issues du dialogue national inclusif

Mesdames, Messieurs les membres du Gouvernement Honorable députés à l’Assemblée Nationale Mesdames et Messieurs les Présidents des Partis, Mouvements et Regroupements politiques signataires de l’Accord politique de Gouvernance Honorables invités Mesdames, Messieurs Avant tout propos, je vous invite à observer une minute de silence à la mémoire du Dr Temoré Tioulenta qui nous a quitté il y a quelques jours et dont je salue, une foie encore la mémoire. Merci Mesdames, Messieurs Mon allocution de ce matin n’est pas un discours classique qu’on prononcerait à l’ouverture d’un séminaire ; aujourd’hui, j’ai souhaité donner une autre allure à mon intervention comme l’atelier qui va nous réunir pour les deux prochains jours, n’est pas non plus un atelier classique. Comme ce n’es pas un discours classique, souffrez, que je vous interpelle quelques fois dans mon intervention ; souffrez aussi que je vous mette au défi. Je voudrais donc, à l’entame rappeler l’objectif général de l’événement qui arrive dans la suite logique du Dialogue National Inclusif. Il s’agit pour nous de renforcer le cadre de dialogue entre le Premier ministre et les partis et regroupements de partis politiques signataires de l’Accord Politique de Gouvernance afin d’avoir une vision partagée sur les enjeux et les défis de la mise en œuvre de l’ensemble des résolutions et recommandations issues du Dialogue, ceci dans la perspective de l’élaboration d’une feuille de route. Nous avons engagé un processus qui a connu bien de difficultés, qui a créé tantôt de la suspicion, tantôt de l’incompréhension, tantôt des rivalités. Nous avions souvent des doutes sur nos chances de succès pour diverses raisons. Le processus du Dialogue a même été souvent utilisé comme un champ de positionnement politique. Avoir du doute, avoir peur est naturel chez l’homme et ce n’est pas parce que nous sommes en politique que nous n’avons pas souvent peur ou que n’avons jamais de doute. L’un ou l’autre sentiment, bien géré, peut nous être utile à la fin, car l’un ou l’autre sentiment nous enseigne la prudence, voir l’humilité. Mais nous pouvons considérer que cela est désormais derrière nous. Peu importe les difficultés du chemin parcouru ; ce qui importe ce sont les résultats obtenus. Ce qui importe, dans notre contexte, c’est l’apaisement du climat politique, la paix sociale et la stabilité. Chaque phase achevée du Dialogue National a été comme gravir une Colline, mais comme le disait Nelson Mandela, après avoir gravi une colline, tout ce qu’on découvre, c’est qu’il reste beaucoup d’autres collines à gravir. Des résolutions et recommandations ont été formulées à la fin de la phase nationale. Il nous faut donc nous tourner vers la mise en œuvre de ces résolutions. Nous devons pour cela, définir les orientations politiques qui vont désormais éclairer notre parcours politique dans les mois et les années à venir. Nous soumettre à un tel exercice nous permet non seulement de renforcer le capital politique engrangé à travers le processus du Dialogue mais également, renforcer notre alliance en tant que signataires de l’Accord politique de Gouvernance. L’atelier ne sera donc ni un « remake » du Dialogue politique, ni un expiatoire de nos plaintes et complaintes ordinaires, encore moins un espace de revendications politiques. Il ne s’agit pas non plus de rouvrir les débats qui ont eu lieu lors de la phase nationale du Dialogue mais à la lumière de ce qui a été dit et convenu, de proposer, concrètement, très concrètement ce que nous allons faire pour mettre en œuvre les recommandations et résolutions du Dialogue. Je vous mets donc au défi d’être concret et même appliquer la méthodologie SMART c’est-à-dire que, tout ce que nous allons proposer devra être SPECIFIQUE, MESURABLE, APPROPRIE, RAISONNABLE, et déterminé dans le TEMPS. Il s’agira également de définir une stratégie pour faire face aux défis qui nous attendent cette année et au-delà. Les élections législatives arrivent à grands pas. Nous avons besoin de constituer une forte majorité à l’Assemblée nationale pour permettre au Président de la République de procéder aux reformes indispensables et mettre en œuvre toutes les résolutions du Dialogue National Inclusif. Cela veut dire que les enjeux sont énormes et dépassent bien nos personnes individuellement considérées. Nous sommes dans un Accord, et même si cet accord a été dicté par les circonstances, il est désormais la référence pour nous ; nous devons, à partir de cet Accord nous dessiner un nouvel avenir de politique dans un esprit d’union renforcée, tout en respectant les spécificités de chaque Parti ou groupe de Partis, les spécificités de chaque signataire de l’Accord politique de Gouvernance. Après tout, mêmes nos différences, judicieusement et intelligemment exploitées, créeront de la valeur ajoutée. J’en appelle au sens du DEVOIR des membres du Gouvernement ; leur responsabilité est grande dans la mise en œuvre des résolutions du Dialogue national. Le gouvernement est « maitre d’œuvre » et en tant que tel, sa loyauté envers le Président de la République, envers les groupements politiques que chaque membre représente, bref, la loyauté envers le peuple Malien vous oblige, chacun, ici présent, à faire de la poursuite du dialogue, un point d’honneur. OUI ! Je dis bien la poursuite du Dialogue puisque la mise en œuvre des résolutions est la suite logique des différentes phases du Dialogue. Nous n’avons pas investi tous ces efforts pour juste de la Communication. Le peuple malien nous regarde désormais et le Président de la République nous exige de servir avec conviction, dignité et loyauté. Ce que nous arriverons à faire pendant ces deux jours sera déterminant pour notre succès aux prochaines élections législatives ainsi que pour l’avenir de notre Accord Politique. Pour moi, nous entrons dans une nouvelle phase, avec ses incertitudes, mais nous y entrons avec la conviction que nous pouvons changer notre pays et la façon de faire la politique. En paraphrasant Nelson Mandela, une dernière fois avec votre permission, je souhaite que les choix que vous aller faire au cours de cet atelier reflètent vos espoirs et non vos peurs. Je ne ménagerais aucun effort, en tant que Premier ministre pour

Défense : Des blindés pour les Forces armées maliennes

Bamako, 17 janvier (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont réceptionné sept engins blindés de type typhon, jeudi, lors d’une cérémonie qui s’est déroulée à l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, à Bamako, annonce le site fama.ml, Le directeur du matériel, des hydrocarbures et du transport des Armées, le général de brigade Moustapha Drabo, qui a fait la réception de ces engins a déclaré que  « ces matériels diminueront le taux de pertes dans les unités ». Toute chose qui, selon lui, est un souci et une volonté constante du commandement et du commandant suprême des Armées. Le site des FAMa précise que ces 7 engins ont été réceptionnés sur un parc total attendu de 130 véhicules blindés, avec les partenaires émiratis, dont une trentaine le sera sous forme de donation. L’acquisition de ces véhicules blindés découle de la volonté  du gouvernement de matérialiser la vision du chef suprême des Armées, le président Ibrahim Boubacar Keïta, de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées et de sécurité du Mali, indique-t-on. Il s’agit de leur permettre de mieux faire face à leurs missions régaliennes de défense de la patrie et de sécurisation des personnes et de leurs biens dans le pays, face à une recrudescence des attaques terroristes et de l’insécurité qui persiste en certains endroits du territoire. DD/MD (AMAP) 

L’Union européenne fournit au Mali un camp mobile sécurisé pour sécurisation des Régions au Centre

Bamako, 17 janvier (AMAP) L’Union européenne (UE), dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui au renforcement de la sécurité dans la Région de Mopti et à la gestion des zones frontalières (PARSEC), a remis, jeudi, à la Gendarmerie nationale, un camp mobile sécurité réalisé pour plus de 600 millions de Fcfa. La cérémonie de remise officielle s’est déroulée à l’école de la Gendarmerie nationale à Faladiè. Un camp mobile sécurité est une installation à déploiement rapide constitué de structures modulaires métallo-textiles. L’objectif d’un tel équipement, dont le principal bénéficiaire est le peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie de Mopti (PSIG), est d’offrir un déploiement rapide (entre 24 à 48 heures) à une unité qui veut se projeter dans des zones en crise où il n’y a pas toutes les infrastructures nécessaires. L’avantage d’une telleinfrastructure, c’est le temps de montage et de démontage ainsi que sa réutilisation. Appelé base vie, l’équipement comporte deux tentes sécurisées pour l’hébergement (16 pièces par tente) avec des lits, armoires et des espaces de rangement, une tente qui sert de poste de commandement avec des mobiliers de bureau, un réfectoire avec des tables et des chaises pour la restauration. A cela, s’ajoutent un poste de garde et deux tentes destinées aux sanitaires (toilettes). Qui plus est, l’option sécuritaire spécifique à ce camp à déploiement rapide consiste à une double protection contre les agressions extérieures de tout type. Dans son discours, le chef de la Délégation de l’UE au Mali, Bart Ouvry, a rappelé que depuis 2012, son organisation a intensifié son engagement pour le développement du Mali. “La réalisation de ce camp, a indiqué M. Ouvry, trouve son origine dans une demande claire du gouvernement malien, de stratégie de gestion de crise et de sécurisation des populations là où il y a le besoin », particulièrement dans les régions du Centre du Mali. «C’est une demande de la direction générale de la Gendarmerie nationale, et cela permet de mieux faire fonctionner les forces de sécurité », a souligné le diplomate européen. Il a ensuite estimé que c’est la première fois qu’un tel camp est présenté au Mali, souhaitant que cet équipement puisse contribuer à la paix et la sécurité pour tous les Maliens. Pour sa part, le ministre de la Sécurité et de Protection civile, le général Salif Traoré, a indiqué que cette acquisition entre dans le cadre de l’accompagnement du gouvernement du Mali dans sa stratégie de sécurisation des Régions du centre, à travers le PARSEC. En outre, Salif Traoré a rappelé que dans le cadre de projet, beaucoup d’infrastructures ont été réalisées dont la réception de bateaux à Koulikoro il n’y a pas longtemps. «Dans les semaines à venir, nous devrons recevoir d’autres équipements au niveau de Sévaré», a-t-il annoncé. Par ailleurs, le général Traoré a expliqué que ce camp mobile est constitué de structures complètes qui permettront aux éléments d’être déployés, au plus près, là où on a besoin d’avoir, tout de suite, des hommes de façon sécurisée, pour offrir une certaine protection à ceux qui sont à l’intérieur. La visite des équipements et une série de démonstrations avec des tirs à balles réelles en vue de tester l’efficacité des tentes ont marqué la cérémonie. Celle-ci s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de la France, Joël Meyer et plusieurs autres invités AT/MD (AMAP)

Actions conjointes contre les groupes armés terroristes dans le Liptako et le Gourma

Bamako, 17 janvier (AMAP)  La force Barkhane, aux côtés des forces armées maliennes, burkinabè et nigériennes et de la force conjointe G5 Sahel ont mis hors de combat une quinzaine de terroristes, saisi ou détruit trois pick-up, sept motos, une vingtaine d’armes dont 3 PKM, 10 Ak47, plus de 4500 munitions et divers matériels, annonce un communiqué de la Cellule communication de l’Opération Barkhane. Un drapeau de l’Etat islamique a, également, été saisi. « Ces opérations, comme les précédentes, contribuent à assécher les ressources des groupes armés terroristes et à désorganiser leur logistique, affaiblissant ainsi l’ensemble de leur organisation », ajoute la même source. Plus de 1000 soldats, dont la moitié issue des forces partenaires, ont participé à ces opérations conjointes menées, depuis le 2 janvier, contre les groupes armés terroristes et leur organisation logistique, dans le Liptako et le Gourma plus de 1000 soldats, dont la moitié issue des forces partenaires. La force Barkhane, en coordination avec les forces partenaires, avait pour mission de contrôler le secteur de Tessit (Nord du Mali) et, plus largement, une grande partie de l’est du Gourma, tandis que la force conjointe G5 Sahel, opérant dans son propre secteur, avait pour mission d’en reconnaître et contrôler le sud. La coordination et l’attribution d’un secteur pour chaque force ont permis de couvrir une large zone, « déstabilisant ainsi plus largement les réseaux des groupes armés terroristes et bloquant leurs flux logistiques », poursuit le communiqué. En parallèle, la force Barkhane et les forces armées maliennes ont contrôlé le secteur d’In Delimane, dans le Liptako. Cette intervention a été marquée par une vaste opération héliportée de près de 150 soldats français qui a permis de ratisser, sur plusieurs jours, une vaste zone à proximité de la frontière burkinabè. Pendant toute la durée de l’opération, la force conjointe G5 Sahel a maintenu un dispositif face à la frontière bloquant tout terroriste cherchant à s’exfiltrer en franchissant les frontières. Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la Bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace. MD (AMAP)

Mopti : Ouverture du forum pour la réconciliation et de la 2ème session de la conférence nationale des Oulémas

Mopti, 17 janvier (AMAP) Le ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah  a présidé jeudi à Mopti, la cérémonie d’ouverture du  forum pour la réconciliation et la 2ème session de la conférence des Oulémas du Mali, a constaté l’AMAP. C’était en présence du président de la Haute cour de justice, Abdrahamane Niang, des ministres chargé des affaires religieuses et du culte, Thierno Hass Diallo, et du dialogue social, du travail et de la fonction publique, Oumar Dicko, du gouverneur de région, le général Abdoulaye Cissé,  du maire de la commune urbaine, Issa Kansaye, du chef de bureau de la MINUSMA de Mopti, Fatou Djieng Thiam, et de  l’imam de la grande mosquée de Bamako, Kokè Kalé. Cette importante rencontre se veut une contribution des musulmans de notre pays dans la recherche de solution pour la paix et la cohésion entre maliens afin de sauver le pays. Les participants vont échanger durant trois jours, sur entre autres, la situation sécuritaire dans la région de Mopti,  la réconciliation nationale, la cohabitation pacifique avant de dégager les pistes de sortie de crise que vit le pays. Le forum qui regroupe 400 participants venus de l’ensemble du pays, prendra fin  samedi, par un grand meeting au stade Baréma Bocoum. DC/KM (AMAP)

Douentza : 15 morts et plusieurs blessés dans une attaque à Sinda

Douentza, 17 janvier (AMAP) Quinze personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dans la nuit du mercredi au jeudi, par des hommes armées non identifiés à Sinda, localité située à 12 km de la ville de Douentza, région de Mopti, a appris  l’AMAP de sources concordantes. Selon nos sources, les assaillants sont arrivés entre minuit et 3H du matin ouvrant le feu et brûlant les habitations avant de disparaître dans la nature, tuant 15 personnes et blessant plusieurs autres. Les mêmes sources qui déclarent que les victimes ont été inhumées dans leur localité, ne précisent pas les moyens empruntés par les assaillants encore moins la direction qu’ils ont prises après leur forfait ou leur motivation. Nos sources ne précisent pas l’envoi d’un renfort envoyé sur les lieux par les forces de défense afin de retrouver et de traquer d’éventuels assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)

Ouverture de la 13ème édition de la FEBAK, jeudi à Bamako

Bamako, 17 janvier (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 13ème édition de la Foire exposition internationale de Bamako (FEBAK 2020) a été présidée jeudi, sur le site de l’exposition à Kalabancoura, en Commune IV du District de Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, sous le thème : «La valorisation et la transformation du coton», a constaté l’AMAP. C’était en présence du ministre du Commerce et de l’Industrie, Mohmed Ag Erlaf, du président de la Chambre de commerce et d’Industrie du Mali, Youssouf Bathily, des diplomates, des hommes d’affaires, d’une délégation du Conseil des chambres saoudiennes de commerce et d’industrie et des responsables du Fonds saoudien de développement. La FEBAK constitue, selon les organisateurs, un véritable espace de promotion économique et commerciale qui offre aux opérateurs économiques maliens et étrangers une formidable occasion de promouvoir leurs produits, de vendre et de nouer des partenariats. S’exprimant au nom du Premier ministre, le ministre Ag Erlaf a salué les organisateurs pour cette importante initiative. «Depuis quelques années, la participation à la FEBAK d’opérateurs économiques tant maliens qu’étrangers devient de plus en plus importante. Notre Foire est désormais inscrite dans l’agenda des hommes et des femmes d’affaires de plusieurs pays de la sous-région, d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Ce qui en fait la plus grande manifestation économique et commerciale de notre pays», a déclaré le ministre du Commerce. Le président de la CCIM, Youssouf Bathily a saisi l’occasion pour rappeler les difficultés liées au secteur du coton notamment la transformation du produit sur le plan local, les fluctuations du prix international, la spéculation et la concurrence déloyale. Youssouf Bathily a enfin souligné l’importance de développer un partenariat sud-sud dans le cadre de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLEC), pour encourager la coopération régionale en faveur du développement du secteur du coton en Afrique. L’édition 2020 à laquelle près de 300.000 visiteurs sont attendus, ambitionne de promouvoir le coton et toute la gamme de la production agricole et industrielle nationale ADS/KM (AMAP)

Grand froid et vent glacial à Niafunké, dans le Nord du Mali

Par Fadi CISSE Niafunké, 16 janvier (AMAP)  A Niafunké, localité située dans la Région de Tombouctou, le froid bat son plein actuellement, comme un partout au Mali. Ce vendredi matin, il est 8 heures à Djoulabougou, un des quartiers les plus peuplés de la ville. Les rues et ruelles sont vides. Or, en période de chaleur, elles sont grouillantes de monde dès 6 heures du matin. Un grand froid accompagné de vent glacial et poussiéreux balaie la ville, depuis quelques jours. Obligeant ainsi les familles à trouver des astuces pour s’en prévenir. Dans la famille Maiga, le petit garçon Abdoulaye Maiga vient de se réveiller. Il a à ses côtés unebouilloirecontenant de l’eau pour se laver le visage. Mais, par ces temps (frais) qui courent, il semble manquer de courage pour faire le geste. « J’ai peur de la fraîcheur de l’eau. Si je pouvais, je ne me laverais pas le visage jusqu’à la fin du froid. Ainsi, je n’aurai plus à avoir peur du froid et de l’eau fraîche et ma maman ne me gronderait plus pour que je me lave le visage tous les jours », pleurniche le petit garçon. Non loin de chez les Maïga, dans la famille Dicko, la doyenne Ténin est accroupie dans la cuisine près d’un foyer amélioré. La veille femme de près 90 ans donne l’impression de surveiller une grosse marmite remplie d’eau posée sur le feu. « Comme je n’ai rien à faire, j’aide mes belles-filles à chauffer de l’eau dont se serviront mes enfants et petits enfants pour faire leur bain matinal, en cette période de grand froid », explique la nonagénaire. Selon elle, il est des jours où la marmite reste poser sur le feu jusqu’au petit soir. L’eau chaude est utilisée, non seulement, par les membres de la famille Maïga mais, aussi, par des voisins qui ont la paresse de chauffer de l’eau. A peine la conversation terminée, son fils ainé, tenant une bouilloire et une brosse à dents, se dirige vers la cuisine. Visiblement assailli par le froid, il remplit son récipient d’eau chaude pour faire son entretien du matin. Pendant ce temps, les élèves, portant des tenues lourdes et bien chaudes contre le froid, prennent le chemin de l’école. En route, filles et garçons grelottent de froid, malgré leurs habits chauds et lourds. Certains portent même des chapeaux ou des écharpes pour se protéger la tête et le cou. D’autres, par contre, préfèrent sécher les cours, en restant à la maison. La petite Aïssata est l’une d’elles. Un fouet à la main, sa mère la menace au motif qu’elle refuse de sortir du lit, le matin, pour se rendre à l’école. La nuit, la température baisse encore plus. Au niveau du quartier Haousankorè, il est 20 heures. Les rues sont désertes. Quelques rares boutiquiers ont ouvert leurs portes. Les jeunes, eux, préfèrent former maintenant les « grins » dans un coin de leur chambre, autour du feu et du thé. « Mes amis et moi, nous remplissons chaque soir un petit foyer de feu pour nous chauffer et lutter contre ce froid perçant», explique Garba Touré. « Une autre astuce, ajoute-t-il, est de se remplir le ventre de nourritures consistantes et chaudes, avant s’enturbanner le visage pour le protéger du vent ». En la matière, le Dr Daouda Touma Koné, directeur technique du Centre de santé communautaire (CSCOM) central de Niafunké, explique qu’on a froid lorsque la température ambiante est plus basse que la température corporelle qui est estimée entre 36/1 et 37/5. Pour le médecin généraliste, le froid peut engendrer des maladies telles que le rhume, le desséchement de la peau, des problèmes oculaires dus à la poussière provoquées par le vent sec, l’épitaxie (le saignement du nez), les angines de gorge… Pour éviter ces problèmes de santé, conseille-t-il, il faut se protéger en portant des habits épais. Dr Koné suggère aussi de boire constamment d’eau même quand on n’a pas soif, de se laver régulièrement avec de l’eau tiède et non fraiche, de réduire l’exposition à la poussière, de se couvrir le nez ainsi que les yeux et la bouche. « Il faut s’appliquer les émollientstel que le beurre de karité, boire des boissons chaudes comme le thé, le lait et faire des activités physiques légères et régulières », préconise la praticien qui invite les parents à prendre suffisamment soin des enfants, en leur faisant porter des habits chauds et en mettant du beurre de karité dans leur nez. FC/MD (AMAP)