Mali : Célébration des avancées dans l’enregistrement des naissances
Le Représentant Pays de l’UNICEF, Mr Pierre Ngom est accompagné d’une forte délégation en visite au CSCOM de Bellafarandi Ces dernières années, le Mali a réalisé des progrès remarquables dans l’amélioration des taux d’enregistrement des naissances, témoignant de l’engagement du pays à garantir le droit de chaque enfant à une identité légale, dans le cadre des systèmes d’enregistrement d’état civil et de statistiques vitales. Bien que des défis subsistent, les avancées obtenues grâce à des stratégies innovantes et à des efforts soutenus illustrent le leadership du Gouvernement ainsi que la détermination des travailleurs de la santé, de la protection de l’enfance, et des acteurs communautaires. Cela suscite un optimisme pour l’avenir. Comme l’indique une nouvelle publication de l’UNICEF, intitulée « Un bon départ dans la vie », le taux d’enregistrement des naissances à l’échelle mondiale a augmenté de 75 % à 77 % depuis 2019, avec plus de 500 millions d’enfants enregistrés au cours des cinq dernières années. Au Mali, des avancées significatives ont été réalisées malgré certaines disparités, avec 87% des enfants de moins d’un an, enregistrés à l’état civil. Ces améliorations sont essentielles, car elles posent les bases permettant aux enfants d’accéder à des services fondamentaux tels que l’éducation et les soins de santé, contribuant ainsi à briser les cycles de vulnérabilité et d’exclusion. Depuis 2022, l’UNICEF accompagne les initiatives du Gouvernement visant à numériser l’enregistrement des naissances. Ce processus a réalisé des avancées significatives avec l’approbation d’un projet de plateforme qui regroupe les principaux événements d’état civil, à savoir les naissances, les décès et les mariages. Cette plateforme a été conçue suite à une consultation approfondie avec toutes les entités et parties prenantes du système d’information des faits et statistiques d’état-civil au Mali. Elle constituera la première plateforme numérique entièrement dédiée à la numérisation des faits d’état civil, répondant aux besoins des utilisateurs tout en respectant les normes internationales et le cadre légal national. Cela marque une étape importante vers la numérisation de l’enregistrement des naissances et offre une réelle opportunité d’accélérer les efforts du Gouvernement en faveur d’un enregistrement universel des naissances de manière efficace et sécurisée. La Direction Nationale de l’État Civil (DNEC) a sélectionné dix zones pilotes qui regroupent toutes les structures et acteurs concernés, tels que les centres d’état-civil, les établissements de santé, les tribunaux et leur personnel. Cette histoire de succès met en lumière l’efficacité de trois stratégies clés : l’interopérabilité, la décentralisation et la numérisation. En intégrant l’enregistrement des naissances dans l’écosystème plus large des services publics, en le reliant aux services de santé, d’éducation et de protection sociale, et en rapprochant les services des communautés, ces stratégies ont rendu l’enregistrement plus accessible et efficace. La numérisation a encore renforcé ces efforts en rationalisant les processus d’enregistrement et en améliorant la précision des données. Les avancées réalisées au Mali démontrent qu’avec de bonnes stratégies et un soutien adéquat, des améliorations significatives dans l’enregistrement des naissances peuvent être obtenues. En continuant d’investir et de donner la priorité aux efforts d’enregistrement des naissances, le Mali peut apporter des contributions notables à l’objectif mondial garantissant qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte et que chaque enfant puisse pleinement participer à la société. Le renforcement des systèmes constitue un engagement continental dans le cadre du programme africain d’amélioration accélérée de l’enregistrement des faits d’état-civil et des statistiques vitales, sous la direction du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, avec le soutien des Directions Nationales et Régionales de l’État Civil. Le droit fondamental de chaque enfant à une identité, y compris l’enregistrement de sa naissance, est inscrit dans la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant. L’enregistrement universel des naissances figure également parmi les aspirations de l’Agenda 2040 pour l’Afrique et des Objectifs de Développement Durable (cible 16.9). C’est pour moi l’occasion de remercier les partenaires bilatéraux et multilatéraux de l’UNICEF, notamment l’Allemagne, le Canada et l’Italie, pour leurs contributions significatives à l’atteinte de ces résultats. Au Mali, toujours selon le dernier rapport mondial de l’UNICEF sur l’enregistrement des naissances – “Un bon départ dans la vie” – au Mali, environ 13% des enfants ne sont pas enregistrés à la naissance. Cela représente des millions de filles et de garçons sans identité juridique, les rendant ainsi vulnérables à divers risques de protection, y compris la traite des personnes. Le Comité des Droits de l’Enfant recommande que les autorités nationales prennent toutes les mesures nécessaires pour que tous les enfants soient enregistrées à la naissance. Ceci peut être facilité par la numérisation de l’enregistrement des naissances ainsi que des mesures spécifiques pour les enfants réfugiés et déplacés internes. En célébrant les avancées réalisées et en poursuivant sur cette lancée, nous pouvons contribuer à briser les cycles de vulnérabilité et d’exclusion, offrant ainsi à chaque enfant la possibilité d’atteindre son plein potentiel. Il est essentiel de continuer à investir et à donner la priorité à ces initiatives afin de garantir que chaque enfant au Mali soit enregistré et ait accès aux services essentiels nécessaires à son épanouissement. Par Pierre Ngom, Représentant de l’UNICEF
La Foire agricole de Sikasso : Promotion et développement de l’agriculture au chœur des débats
Sikasso, 16 déc (AMAP) « L’agriculture durable, facteur de développement économique et d’emploi pour un avenir meilleur », est le thème retenu pour la 6ème édition de la foire agricole de Sikasso (FASKO-2024) qui , du 14 au 19 décembre, au stade Babemba Traoré de Sikasso, s’emploiera à mettre en valeur les produits agricoles, à favoriser les échanges commerciaux et à développer la synergie d’action entre les acteurs agricoles. Il s’agit, aussi, de promouvoir le savoir-faire des exploitants agricoles, de donner de la visibilité au potentiel agricole de la région et de promouvoir l’adoption des technologies agricoles par les exploitants agricoles. « Le secteur agricole contribue à hauteur de 40% environ à la formation du Produit intérieur brut (PIB) et emploie 80% de la population active. Moteur de la croissance économique, le secteur constitue une haute priorité pour le gouvernement du Mali qui lui consacre 10% de son budget », a déclaré le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema qui a presidé la cérémonie d’ouverture. M. Kelema a ajouté que la FASKO constitue un évènement majeur qui rassemble les acteurs des filières agricoles. « Elle cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités de favoriser la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous régionale des marchés agricoles et agroalimentaires », a-t-il poursuivi. Ainsi, « l’Etat est à pied d’œuvre pour instituer, en concertation avec la profession agricole, des bourses de produits agricoles primaires. » Le ministre de l’Agriculture a félicité les exploitants agricoles pour leurs efforts et les initiateurs pour la bonne organisation de la rencontre. Quant aux présidents du Conseil régional, Yaya Bamba et de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP), Bakary Diarra, ils ont exprimé leur joie pour l’organisation de la foire. Bakary Diarra a salué, d’une part, l’engagement de la commission d’organisation et d’autre part, la forte mobilisation des participants venus de Mopti, Koulikoro, Kati… Yaya Bamba a affirmé que depuis 2012, cette foire permet au public de découvrir le génie créateur des entrepreneurs agricoles et le caractère innovant de leurs produits. Il a exhorté les femmes et les jeunes entrepreneurs porteurs de projets à faire une participation active aux échanges lors des différents panels. De son côté, le représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Abdoulaye Bamba, a énuméré une série davantages de l’agriculture avant d’inviter « les jeunes à éviter l’exode rural. » Il leur a conseillés de s’intéresser à l’agriculture « car tout le monde ne peut pas devenir bureaucrate. » L’agenda de la FASKO prévoit, entre autres, des conférences-débats sur les changements climatiques, la transformation agroalimentaire… la foire agricole, des prestations artistiques, des remises d’attestions et de kits aux lauréats de la compétition des jeunes talentueux dans le domaine de l’agriculture etc. La rencontre des acteurs du monde agricole de la région est parrainée par le président de la Délégation régionale de la chambre d’industrie et de commerce de Sikasso, Abdoulaye Diawara. La cérémonie a enregistré la présence du chef de cabinet du gouverneur Bernard Coulibaly et de plusieurs invités des pays voisins dont le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. MFD/MD (AMAP)
Dioila : Victimes d’inondations, soixante ménages reçoivent des dons
Dioila, 16 déc (AMAP) Quelque soixante ménages de la Région de Dioila ont reçu, jeudi, chacun un kit d’un sac de 50 kg de riz, 25 kg de sucre, 5 litres d’huile et une natte de deux places, lors d’une cérémonie de remise de don par le Bureau régional de Plan International Mali, à travers son Sponsorship project agreement document (SPAD). Il s’agit de 31 ménages à Kola Bamanan, Kola Foulala, deux villages de la Commune rurale de Les différents chefs de village ont, dans leur allocution, salué les efforts de l’ONG plan international pour ses appuis multidimensionnels. Ils ont, en outre, sollicité plan international pour trouver une « solution définitive aux causes des différentes inondations de leurs villages. » Les autorités politiques ont également loué les efforts et l’assistance de plan au profit des populations, singulièrement les enfants et la jeune fille. L’administratrice de l’ONG plan, Dr Djeneba Doumbia, a tout d’abord salué la disponibilité des populations, l’administration, les services techniques et les élus locaux. Elle a, ensuite, présenté ses excuses pour le retard dans la réalisation de ce « geste de générosité » envers les victimes des inondations. La première responsable de Plan international Mali-Bureau de Dioila a promis de s’investir « dans la mesure du possible pour la cause des enfants et la jeune fille, conformément au lettre de cadrage de sa structure et à côté de l’État malien. » Le représentant du directeur régional du Développement social et de l’économie solidaire. …. a donné la situation des ménages touchés, cette année, par les différentes inondations. Il a, en conclusion, mis un accès particulier sur les immenses efforts de l’ONG Plan international au côté de son service. Après le lancement officiel de la cérémonie de don par le représentant du directeur régional de la protection civile, le porte-parole des bénéficiaires, Kalifa Fomba, ému, a salué l’ensemble des acteurs qui ont contribué à ce geste. Il a émis le vœu de voir Plan international Mali trouver les solutions aux causes des inondations « afin de ne plus vivre ce cycle de main tendue. DF/MD (AMAP)
Déclaration du Collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel (AES) sur la libre circulation, le droit de résidence et d’établissement des ressortissants de la CEDEAO dans l’espace de la Confédération des Etats du Sahel
Le Collège des Chefs d’Etat ; Vu le traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) adopté à Niamey le 06 juillet 2024 ; Vu la Charte du Liptako-Gourma du 16 septembre 2023, instituant l’Alliance des Etats du Sahel ; Convaincu de la nécessité de poursuivre les luttes héroïques menées par les peuples et les pays africains pour l’indépendance politique, la dignité humaine et l’émancipation économique ; Fidèle aux objectifs et idéaux de la Charte des Nations Unies et de l’Acte constitutif de l’Union Africaine ; Guidé par l’esprit de fraternité, de solidarité et d’amitié ; Engagé à renforcer les liens séculaires entre les Peuples d’Afrique. DECLARE : 1 – La Confédération des Etats du Sahel (AES) est un espace sans visa pour tout ressortissant des Etats membres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). 2 – Les ressortissants de la CEDEAO ont le droit d’entrer, de circuler, de résider, de s’établir et de sortir sur le territoire des Etats membres de la Confédération des Etats du Sahel dans le respect des textes nationaux en vigueur. 3 – Toutefois, les Etats membres de la Confédération se réservent le droit, conformément à leurs lois et règlements, de refuser l’entrée sur leurs territoires à tout ressortissant de la CEDEAO entrant dans la catégorie des immigrants inadmissibles. 4 – Les véhicules particuliers immatriculés sur le territoire d’un Etat membre de la CEDEAO pourront entrer sur le territoire d’un Etat membre de la Confédération conformément aux textes en vigueur. 5 – Les véhicules à usage commercial immatriculés sur le territoire d’un Etat membre de la CEDEAO et transportant des passagers pourront entrer sur le territoire d’un Etat membre de la Confédération AES, conformément aux textes en vigueur. Fait à Bamako, le 14 décembre 2024. Le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat de la République du Mali, Président de la Confédération des États du Sahel (AES)
Sikasso : Lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA
Sikasso, 16 décembre (AMAP) Le lancement régional de la campagne de lutte contre le SIDA, qui s’inscrit dans le cadre des activités du mois de la lutte contre la pandémie, a été présidé jeudi par le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane, a constaté l’AMAP. L’évènement s’est déroulé au lycée technique de Sikasso sous le thème national « Promouvoir les droits humains, c’est contribuer à éliminer le sida ». La rencontre a regroupé le Secrétaire exécutif régional du Haut Conseil National de Lutte contre le SIDA(HCNLS) Mamadou Oury Bah, le directeur régional de la Santé, Dr Dramane Traoré, plusieurs chefs de services régionaux, les acteurs de lutte contre le sida, les enseignants et des élèves. Dans son allocution, le Secrétaire exécutif régional du HCNLS Mamadou Oury Bah a fait savoir que le 1er décembre est l’occasion de se rappeler des personnes infectées et affectées par le VIH. « En 2024, dans les régions de Sikasso, Bougouni et Koutiala, l’activité de prévention de la transmission mère-enfant est disponible dans 277 sites. Cela a permis de conseiller et sensibiliser 97 327 femmes enceintes lors des consultations prénatales. Parmi celles-ci, 70% ont accepté de faire le test de dépistage du VIH et 205 ont été testées séropositives. Ainsi, 101 de ces femmes bénéficient de la prophylaxie ARV », a affirmé Mamadou Oury Bah. Il a précisé que dans le cadre de la prise en charge, ils ont 5 322 patients sous ARV et suivent régulièrement 268 enfants… Cependant, leurs défis sont notamment relatifs à la pérennisation des acquis à travers la mobilisation des ressources internes car les financements extérieurs se font rares, la maîtrise de l’épidémie dans les groupes vulnérables et marginalisés ainsi que l’intensification de la prévention dans les zones à risque (les sites d’orpaillage, mines…). Le Conseiller aux affaires économiques et financières du Gouverneur de région, Ibrahim Mahamane a, pour sa part, affirmé que le thème entend encourager les acteurs à mettre l’accent sur le respect des droits humains dans la lutte contre le sida d’ici à l’horizon 2030. Le représentant du Chef de l’exécutif régional a salué l’engagement des organisateurs avant d’inviter la population à participer activement aux activités de sensibilisation et de dépistage. La séance de dépistage du SIDA, le slam d’Alimatou Samaké sur le sida, le sketch et les jeux concours sur le VIH/ SIDA ont été les temps forts de la cérémonie. MD/KM (AMAP)
Crue exceptionnelle 2024 à Niafunké : Possible déficit agricole
Par Sékou A. MAIGA Niafunké, 12 déc (AMAP) Niafunké, dans le Nord du Mali, était, autrefois, appelé Cercle d’Issa Ber (grand fleuve en sonrhaï) á cause de ses grandes superficies arrosées par le fleuve Niger et ses affluents qui alimentent les nombreux mares et lacs autours desquels sont installés de milliers de personnes, à l’image des lacs Takadji, Koboro, Dagna, Tanda, Kabara, Bili 1 et 2, Soumpi, Goubo etc. Selon beaucoup de vieux sages, la crue de cette année rappelle celle de 1965, d’autres disent qu’elle pourrait même la dépasser voire de loin. Ce qui est clair, très peu de ceux de la génération des années 60 ont vu une telle crue. Elle est exceptionnelle, elle remplit et continue de remplir les mares et lacs autrefois abandonnés ou à moitié exploités à cause de la sécheresse et la rareté des eaux du fleuve. Cette situation climatique qui s’est manifestée par une grande sécheresse telle que vécue par les populations, dans les années 1973 et 1984, en réduisant fortement les zones cultivables, les zones de pâturages avec des conséquences incalculables, en termes de production agricole et de cheptel perdus durant une longue période de sécheresse caractérisée par une rareté des pluies et sa mauvaise répartition, une faible crue. L’instinct de survie aidant, les populations ont multiplié les périmètres rizicoles tout au long des rivières et passages des eaux du fleuve Niger. Cette nouvelle stratégie d’installation de périmètres rizicoles parfois sur des passages ou dans le lit du fleuve durant des années. Cette année, à la surprise générale, la crue, même tardive, a amorcée sa descente depuis juillet et se poursuit à présent, noyant ainsi plusieurs périmètres rizicoles, des mares des lacs. Il faut tout de même signaler que, que ce sont les populations qui ont occupé les passages et réservoirs d’eaux en se disant que, vu la sécheresse, les eaux, en aucun cas, ne pourront atteindre leurs installations. Les mauvaises crues et pluviométries ont été la cause de beaucoup de conflits entre agriculteurs et éleveurs et, quelques fois, avec des pêcheurs, les zones exploitables étant limitées. Chaque année, les textes de gestion de ces mares et lacs subissent des amendements sans satisfaire tout le monde. A tous ces maux, s’ajoutent la situation sécuritaire de 2012 á nos jours avec la présence de groupes armés radicaux qui imposent des lois. A Niafunké cette année, les villages de Dagodji, N’Gourouné et bien d’autres ont été contraints, en pleine campagne de fuire et d’abandonner leurs périmètres rizicoles déjà en exploitation. Le fleuve Niger ayant débordé a inondé des mares et lacs, de milliers d’hectares de terres cultivées et cultivables sont perdues. Selon le chef sous-secteur de l’Agriculture de Niafunké, le cercle dans son ancienne configuration, c’est-à-dire les 8 Communes de Soboundou, Soumpi, Léré, Dianké. Saraféré, Koumaira, N’Gorkou et Banikane, donne les chiffres suivants : En riz sur une superficie réalisée de 31 805 hectares, 6 159 sont irrécupérables ; en sorgho sur 5 260 ha, 830 sont perdus ; en mil sur 52 600 ha réalisés, on dénombre 4 519 ha perdus, soit une perte de 10 508 ha sur 89 665 ha réalisés. Face à cette situation inattendue et au possible déficit de rendement agricole et des milliers de personnes sans récoltes, le préfet du cercle, Modibo Kane Togo, a convié mercredi 27 novembre dernier tous les acteurs du secteur afin d’anticiper les risques de mauvaises récoltes dans une campagne qui serait sans doute déficitaire. A cette rencontre, l’ensemble des présidents des Unions de coopératives agricoles des Communes de Soumpi, Soboundou et Banikane ont pris part ainsi que les sous-préfets de Soumpi et Soboundou, les maires de Niafunké et de Soumpi, le chef secteur de l’Agriculture. Cette rencontre doit accoucher de stratégies afin de trouver des solutions alternatives surtout que le chef secteur Agriculture, en faisant l’état des lieux de la campagne agricole 2024-2025, a alerté les autorités et les producteurs. Le cercle connaîtra des difficultés et il a proposé, déjà, une campagne de sensibilisation des populations et des producteurs sur les réalités de la campagne. Il faut multiplier les rencontres entre producteurs á travers les unions, entre les producteurs par zone et par village pour une bonne gestion et rationnelle des récoltes. Il faut parvenir à murir la réflexion sur comment transformer les difficultés en atouts et trouver des solutions alternatives, tels que : faire des cultures de contre saison et de rente là où c’est possible; sensibiliser les producteurs afin qu’ils évitent de brader leurs récoltes, mieux organiser les paysans pour faire face à cette nouvelle réalité. A la fin de la rencontre, le préfet a appelé les acteurs à poursuivre la réflexions et lui faire des propositions, « car, dit-il, gouverner c’est prévoir. » SAM/MD (AMAP)
Sikasso : Ouverture de la 6ème édition de la Foire agricole
Sikasso, 15 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 6ème édition de la Foire agricole de Sikasso (FAS- 2024), s’est déroulée samedi dans la Capitale du Kénédougou, sous la présidence du ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kelema, a constaté l’AMAP. Sous le parrainage du président de la délégation régionale de la chambre d’industrie et de commerce de Sikasso Abdoulaye Diawara, la rencontre a regroupé le chef de cabinet du gouverneur Bernard Coulibaly, le représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agricultures du Mali (APCAM) Abdoulaye Bamba et le représentant de l’Association des organisations professionnelles paysannes (AOPP) Bakary Diarra. Etaient également présents, le président du conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba et plusieurs invités des pays voisins dont le Burkina Faso et la Côte d’ivoire. Cette 6ème édition qui se tiendra au Stade Babemba Traoré du 14 au 19 décembre 2024, a retenu comme thème : « L’agriculture durable, facteur de développement économique et d’emploi pour un avenir meilleur ». L’objectif de la FASKO est de mettre en valeur les produits agricoles, favoriser les échanges commerciaux et à développer la synergie d’action entre les acteurs agricoles. Il s’agit aussi de promouvoir le savoir-faire des exploitants agricoles, de donner de la visibilité au potentiel agricole de la région et de promouvoir l’adoption des technologies agricoles par les exploitants agricoles. Il est prévu, entre autres, des conférences-débats sur les changements climatiques, la transformation agroalimentaire… la foire agricole, des prestations artistiques, des remises d’attestions et de kits aux lauréats de la compétition des jeunes talentueux dans le domaine de l’agriculture etc. S’exprimant sur la FASKO, le ministre a déclaré qu’elle constitue un évènement majeur qui rassemble les acteurs des filières agricoles et qu’elle cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités de favoriser la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous régionale des marchés agricoles et agroalimentaires. Le ministre a, par ailleurs, précisé que l’Etat est à pied d’œuvre pour instituer en concertation avec la profession agricole, des bourses de produits agricoles primaires. Le ministre de l’Agriculture a saisi l’occasion pour remercier les exploitants agricoles pour leurs efforts et les initiateurs pour la bonne organisation de la rencontre. Pour leur part, le président du conseil régional Yaya Bamba et celui de l’AOPP Bakary Diarra, ont exprimé leur joie pour l’organisation de la foire. Selon eux, cette foire permet au public de découvrir le génie créateur des entrepreneurs agricoles et le caractère innovant de leurs produits. Il a exhorté les femmes et les jeunes entrepreneurs porteurs de projets à faire une participation active aux échanges lors des différents panels. De son côté, le représentant de l’APCAM, Abdoulaye Bamba a évoqué les multiples avantages de l’agriculture avant d’inviter les jeunes à éviter l’exode rural. Il les a conseillés à s’intéresser à l’agriculture car, selon lui, tout le monde ne peut pas devenir bureaucrate. MD/KM (AMAP)
Bougouni valide le rapport d’évaluation des procès-verbaux de conciliation
Bougouni, 14 décembre (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de validation du rapport d’évaluation des procès-verbaux de conciliation a été présidée jeudi à Bougouni par le ministre du Travail et de la Fonction Publique, Fassoun Coulibaly, en présence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé, a constaté l’AMAP. Après les mots de bienvenue du maire de la Commune Urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, le ministre du Travail et de la Fonction Publique a rappelé que le pacte de stabilité sociale et de croissance offre à notre pays, un bel outil de gouvernance au monde du travail. Le ministre a, par ailleurs, précisé que l’objectif général du pacte de stabilité est de favoriser l’instauration et la consolidation d’un climat social apaisé, propice à l’émergence économique du Mali, à travers une transformation structurelle de l’économie nationale, en vue de la réalisation de la justice sociale et du travail décent pour les masses laborieuses. Le Responsable en charge de la Fonction Publique a saisi l’occasion pour remercier les travailleurs du Mali, les employeurs et leurs organisations syndicales respectives qui ont privilégié le dialogue à l’interne pour la résolution de leurs doléances. Enfin, le ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Bougouni avant de se rendre à la Direction régionale du Travail de Bougouni pour s’enquérir des conditions de travail du Directeur et de son équipe. BHT/KM (AMAP)
Le ministre de l’Éducation nationale visite des infrastructures qui étaient inondées
Bamako, 12 déc (AMAP) Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, accompagné d’une forte délégation de membres de son cabinet, a visité, vendredi, les écoles de « Père-Tim » et Séga Diallo inondées parmi tant d’autres, par de fortes pluies qui ont gravement endommagé plusieurs infrastructures scolaires pendant la dernière saison de pluie. La première étape de la visite a concerné l’école communautaire « Père-Tim », au quartier Sans Fil, composée de six classes et d’un jardin d’enfants d’un effectif de 228 élèves. L’étape deux de la visite a concerné l’école « Séga Diallo », au quartier Bozola, qui a un effectif de 1 045 élèves et compte 25 salles de classes. Ces deux établissements se trouvent en Commune II du district de Bamako. La visité était guidé par la présidente de la délégation spéciale de la Commune II, du district de Bamako, Mme Aminata Dramane Traoré, qui a expliqué que dans une approche décentralisée, ils ont pris à cœur leur mission dans les secteurs de la santé, de l’éducation, et bien d’autres. « Après la catastrophe qui a touché les quartiers inondés, nous avons jugé impératif de reloger les sinistrés dans des salles de classe. Certes, de nombreuses écoles ont été visitées, mais l’état de l’école de Bozola était particulièrement préoccupant. C’est pourquoi, au niveau de la délégation, nous avons voulu démontrer qu’avec des moyens modestes, il est possible de réhabiliter ce type d’établissement et de lui redonner une seconde vie », a dit Aminata Traoré « Nous voulons faire de la Commune II un exemple pour montrer que Mali Kura revendiqué par nos autorités, doit se voir dans nos écoles et sur le terrain. C’est dans cet esprit que notre plan d’action communale, intitulé « Siguida Kura », a été lancé », a également dit Mme Traoré. « En très peu de temps et avec des moyens limités, nous avons mobilisé les membres du quartier pour réaliser des travaux exemplaires. Cette visite est l’occasion de montrer ces efforts et d’ouvrir un débat sur les besoins du quartier », a-t-elle ajouté. Elle a indiqué qu’après ce type d’investissement, il est important d’identifier les exigences pour pérenniser ces acquis. Aminata Dramane Traoré a rappelé que les ressources mises à la disposition de la collectivité commencent tout juste à arriver. « Nous avons donc, mis en place un comité de gestion et de suivi des travaux pour garantir que tout se fait dans la transparence et avec efficacité « , a-telle dit, Elle a exprimé son optimisme estimant qu’avec une telle dynamique, « nous pourrons réhabiliter non seulement les écoles des 13 quartiers, mais aussi les centres de santé et de la mairie. » Le ministre en charge de l’Éducation nationale a, pour sa part, rappelé que quand les établissements ont été occupés par les populations sinistrées, quand certains établissements ont été inondés, il a entrepris une série de visites de terrains pour constater ce qui s’y passe. Pour évaluer les dégâts qui étaient importants. « Des établissements qui ont envahis par les eaux et certains autres ont accueillies les populations, c’était un problème humanitaire qu’il fallait constater sur place et voir l’état d’occupation de ces établissements par les populations sinistrées », a rappelé le ministre Amadou Sy Savané. « J’avais commencé par ces deux établissements le 3 octobre et, aujourd’hui, je reviens les visiter l’un après l’autre. Et évidemment, ce que je constate, c’est que la situation s’est beaucoup améliorée parce que quand je venais, ce n’était pas en bon état. Dans les deux établissements, les latrines ont été vidangées et on n’a pas besoin de se pincer les nez pour y rentrer », a a constaté le ministre. Selon lui, même s’il reste encore des travaux, l’essentiel est là, précisant que les tables bancs ont été repeintes et les murs aussi tandis que la cour est rendue à la vie scolaire. « Cela donne envie de rester ici », s’est réjoui le chef du département de l’Education. Concernant les doléances, entre autres, le manque d’enseignants, les conditions de travail, il a assuré que le gouvernement travaille au quotidien sur ces problèmes. « On est donc en phase donc il n’y a pas de doléance qui ne sera pas étudiée », a lancé Amadou Sy Savané. Cette situation d’innondation a entraîné les autorités nationales à déclarer l’état de catastrophe naturelle, le 23 août dernier et à reporter la rentrée scolaire 2024-2025 d’un mois, initialement prévue le 03 octobre et ramenée au 04 novembre dernier. SST/MD (AMAP)
Kolondiéba lance les travaux d’aménagement de deux plaines
Kolondiéba, 12 Décembre (AMAP) La cérémonie de lancement des travaux d’aménagement des plaines de Néguéla (commune de Kolosso) et de Banakoro (commune de Kolondièba),dans le cercle de Kolondiéba, du programme de jeunesse et stabilisation (PROJES, phase II) a été présidé jeudi par le préfet de cercle, Oumar Traoré, a constaté l’AMAP. C’était en présence du coordinateur du ROJES, Mamourou Sangaré, du coordinateur de l’ONG HD Abdouramane Diallo, des Maires des communes de Kolosso, Kolondièba, Tousseguela et Kadiana, du chef service régional du génie rural ,Ibrahima Koné, des services techniques concernés et des représentants des villages concernés . Le maire de Kolosso, N’piè Koné a remercié l’administration, l’ONG HD et le PROJES pour leurs contributions dans le développement des villages riverains du bras de fleuve Baflatiè. Enfin, il a promis que bon usage sera fait de ces aménagements . Le chef de l’exécutif local, Boubacar Oumar Traoré très ému a exhorté la population à se concentrer sur ces infrastructures qui seront bientôt réalisées et de faire une large ouverture aux autres exploitants agricoles aux bénéfice de la localité. Pour lui c’est l’occasion de booster leur état actuel de développement. Il a remercié l’ONG HD pour son initiative dans la méditation, et le PROJES pour l’aménagement de ces deux infrastructures qui seront bientôt réalisées. Quant au coordinateur du P ROJES, Mamourou Sangaré, il a fait un aperçu de son projet tout en invitant la population bénéficiaire de faciliter ces réalisations une aubaine pour cette population essentiellement agricole d’un coût de plus de 246 millons de francs CFA. La mise en œuvre est assurée par l’entreprise Ourobougou SARL. Le PROJES est né suite au constat de la fragilisation des régions du centre du Mali par la crise sécuritaire de 2012. Il est la deuxième phase du Programme Jeunesse et Stabilisation financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par la GIZ. Elle fait suite au PROJES qui a été mis en œuvre de 2018 à 2022et couvrait les régions du centre du Mali (Ségou,San, Mopti Bandiagara et Dountza). Le PROJES est financé par l’Union Européenne à hauteur de 8 .724.228 100 Francs CFA,la mise en œuvre de ses activités est assurée par la GIZ Ins. Il est placé sous la tutelle du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation et couvre les régions de Bougouni,Koutiala, Sikasso et Nioro du Sahel. NK/KM (AMAP)

