Joliba TV News : La mesure de fermeture de la chaine de télévision commuée en 6 mois de suspension
Bamako, 18 déc (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a commué le retrait de la licence de la chaine de télévision privée Joliba TV News en une suspension de six mois, a appris l’AMAP, mercredi, dans la presse. « Cette clémence de l’organe de régulation est intervenue à la suite de la médiation de la Maison de la presse et d’un recours gracieux déposé par Joliba TV News à la HAC », indiquent les mêmes sources. La décision de fermeture était intervenue après que le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso ait qualifié de « désobligeant et à la limite insultant pour le peuple burkinabé tendant à jeter un discrédit sur les autorités burkinabé » des propos tenus par le président du parti Appel pour la réussite de la Transition (ACRT) « Faso Ka intervenue Wélé», Issa Kaou N’Djim. L’organe burkinabè a ensuite saisi la HAC à travers une plainte le 12 novembre dernier. Suite à cette plainte, la HAC a décidé de retirer la licence de la chaine de télévision privée Joliba TV News qui n’émet plus depuis le 26 novembre dernier. Lors de la visite du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, le 12 décembre dernier, à la Maison de la presse, son président, Bandiougou Danté, avait évoqué l’affaire. Danté a présenté les excuses de la presse malienne aux autorités et au peuple burkinabè suite aux propos incriminés. Pendant que le président de la Maison de la presse a invité ses confrères à être plus professionnels, le chef du gouvernement a appelé les médias à une auto critique, surtout, quand il s’agit de diffuser de fausses informations ou tenir des propos diffamatoires sur les pouvoirs publics, l’Armée ou un citoyen ordinaire. ST/MD (AMAP)
Mopti : Organisation d’une session de formation des jeunes en art visuel
Mopti, 18 décembre (AMAP) Les travaux d’une session de formation en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation, organisés à Mopti, prendront fin dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. La cérémonie d’ouverture de la session a été présidée lundi, par le directeur de cabinet du gouverneur de Mopti, Mamadou Seydou Diarra en présence de la directrice exécutive du Cinéma Numérique Ambulant du Mali, Mme Kadidia Sidibé, du représentant de CIAUD-Canada, Idrissa Maïga et celui du partenaire financier l’Unicef, Mohamed Guèye. Cette rencontre regroupe 50 jeunes filles et garçons de la région ( U.Report, l’association des handicapés, des pionniers et du parlement des enfants), en audiovisuel (photographie et vidéographie), la réalisation de courts métrages et documentaires de sensibilisation sur un objectif de 200 jeunes pour les régions de Bandiagara, Tombouctou, Gao et Mopti. L’objectif de la session qui prend fin dimanche, est de renforcer les capacités des auditeurs à pouvoir documenter/immortaliser les interventions des TP-HIMO par le moyen de capture d’images et la réalisation de supports audiovisuels exploitables dans le cadre des stratégies de communication et de sensibilisation. Cette activité dénommée « Pépite d’or », implémentée par le Cinéma Numérique Ambulant du Mali (CNA Mali) et le Comité International pour l’Aide d’Urgence et le Développement (CIAUD-Canada) s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme PAFEEM (Promotion des Pratiques Familiales Essentielles et de la culture de la tolérance, de la Paix et de la cohésion sociale dans les régions du centre et du nord du Mali). Financée par l’Unicef, elle s’inscrit dans l’esprit de participation et d’engagement des adolescents et les jeunes pour la promotion de certains comportements favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash. Dans son intervention, la directrice exécutive du CNA-Mali, Mme Kadidia Sidibé a indiqué que l’image a un langage universel qui suscite une émotion, une réaction. Qu’elle peut également transmettre une information, créer un engagement ou provoquer un engouement. Tout tant soulignant que cette formation permettra aux jeunes de jouer un rôle important dans la sensibilisation sur des thématiques auxquelles ils sont exposés. Le représentant de l’Unicef, Mohamed Guèye a joint sa voix à celle de son collègue de CIAUD- Canada, Idrissa Maïga pour rassurer les autorités régionales et les bénéficiaires des interventions du PAFEEM, de l’engagement de tous les acteurs pour l’atteinte des objectifs du programme. Le représentant du chef de l’exécutif régional, eu égard à l’importance de la promotion des pratiques favorables pour la santé, l’éducation, la nutrition et le wash et la valeur ajoutée de cette formation sur l’employabilité des jeunes, a engagé les jeunes à une participation active et l’assiduité nécessaire pour tirer le maximum de profit. M. Diarra a profité de l’occasion pour remercier et féliciter à travers le Cinéma Numérique Ambulant Mali, l’ensemble des acteurs qui accompagne le PAFEEM et singulièrement l’Unicef, le partenaire financier. DC/KM (AMAP)
Kangaba : Renforcement des capacités des anciens Agents de santé communautaire
Kangaba, 18 décembre (AMAP) La 1ère session de l’atelier de formation des anciens Agents de santé communautaire (ASC) du district sanitaire de Kangaba, s’est déroulée du 10 au 17 décembre derniers dans la salle de réunion du Centre de Santé de Référence (CSRéf), a constaté l’AMAP. L’atelier a porté essentiellement sur les outils de Soins essentiels dans la Communauté (SEC) révisés et l’outil de Digitalisation de la santé communautaire au Mali (DISC-Mali). Les travaux de cette formation financée par le Fonds mondial, ont regroupé vingt (27) Anciens Agents de santé communautaire (ASC), venus de 10 aires de santé du district sanitaire de Kangaba. L’objectif général de la session était de former les anciens ASC du district sur les outils révisés SEC et sur l’utilisation de l’outil DISC-Mali. Il s’agissait spécifiquement de mettre à niveau les anciens ASC du district sur les outils SEC révisés, de s’approprier l’outil DISC-Mali et son fonctionnement en situation réelle sur le terrain et de pouvoir répondre aux sollicitations techniques et fonctionnelles des utilisateurs finaux, de former les anciens ASC sur toutes les fonctionnalités/formulaires de l’outil DISC-Mali. La méthodologie utilisée au cours de l’atelier a été la présentation des modules, l’installation de l’outil DISC-Mali, la démonstration pratique et les questions- réponses. La formation a été assurée par les formateurs venus du district, de la région et du niveau national. Cette rencontre est la suite logique du lancement de la réforme du système de santé qui a recommandé l’usage du numérique en général et en particulier pour la santé communautaire dans son ensemble. SD/KM (AMAP)
Transformation des fientes de poules en biogaz : Une solution énergétique et écologique
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 18 déc (AMAP) L’innovation naît souvent d’un regard nouveau porté sur des ressources sous-estimées. Face aux défis environnementaux croissants et à la nécessité de promouvoir des énergies renouvelables, certaines initiatives locales se distinguent par leur originalité et leur impact. Le projet de transformation des fientes de poules en biogaz, encore en phase de développement, illustre bien que les ressources, souvent négligées, peuvent être aussi transformées en solutions énergétiques durables. Ce projet, qui allie écologie et énergie, a été développé par une équipe du Laboratoire de recherche en biomasse et bioénergie (LaReb) de la Faculté des sciences et techniques (FST). Composée de cinq membres, l’équipe ambitionne de répondre à des enjeux cruciaux liés à l’environnement, à la santé publique et à la gestion durable des déchets avicoles. Le biogaz, rappelons-le, est un mélange de gaz composé de 50 à 70 % de méthane. Ousmane Diakité, l’un des responsables du projet, explique que le processus repose sur la méthanisation. « La méthode consiste à décomposer les matières organiques à l’aide de micro-organismes dans des enceintes spécialisées, appelées digesteurs ou biodigesteurs, permettant ainsi de produire une énergie renouvelable tout en réduisant les déchets », dit-il. « Cette innovation contribue à réduire les gaz à effet de serre et à mieux gérer les déchets organiques », poursuit M. Diakité. Les avantages écologiques du projet sont nombreux. « En réduisant les déchets avicoles et les émissions de gaz à effet de serre, nous contribuons à la lutte contre le changement climatique. De plus, notre approche est adaptable à d’autres types de déchets, tels que les déchets agricoles, urbains ou industriels grâce à la co-digestion», détaille-t-il. À court terme, l’équipe ambitionne de développer un prototype fonctionnel et, à long terme, de passer à l’échelle industrielle. Le chemin est cependant semé d’embûches. « La technologie de biodigestion est très coûteuse et les défis physico-chimiques, notamment le rapport carbone-azote qui rentre dans les paramètres de production de biogaz, constituent des obstacles », explique le chercheur. De plus, pour assurer une production continue, une grande quantité de matière première est nécessaire. « Nous avons opté pour des technologies en continu. Cela signifie qu’il faut alimenter quotidiennement le digesteur avec de la matières première », ajoute le Laborantin. Et de préciser que la taille du digesteur dépend des besoins énergétiques de chaque famille : « Pour une famille de moins de six personnes, un digesteur de 1 000 litres avec un volume de travail de 800 litres peut suffire. Il faudrait alors alimenter le digesteur quotidiennement. Par exemple, pour un digesteur de 100 litres avec un volume de travail de 80 litres, il faudrait l’alimenter chaque jour avec environ 4 litres de matières premières pour garantir une production continue ». solution À la crise ÉnErgÉtique – En outre, le chercheur souligne que cette technologie pourrait constituer une solution durable face à la crise énergétique que traverse le pays. Il appelle les autorités à encourager de tels projets en facilitant l’accès aux financements et en soutenant les initiatives locales. «Il est essentiel de vulgariser ce type de production d’énergie renouvelable, qui est non seulement bénéfique pour l’environnement, mais également pour les économies locales», dit-il. Les cibles prioritaires de cette innovation sont les aviculteurs, les agriculteurs et les populations rurales. « La bioénergie est l’énergie la plus proche des communautés. Elle offre une solution pratique et accessible pour résoudre les problèmes énergétiques auxquels elles font face», explique notre interlocuteur. Avant d’appeler également la population à adhérer à cette initiative, qu’il décrit comme une réponse au bon sens face aux enjeux actuels. Cependant, le projet manque pour l’instant de partenaires solides, même si un début de collaboration existe entre l’Agence nationale de développement des biocarburants (ANADEB) et la FST. Ousmane Diakité conclut en insistant sur l’urgence climatique et la nécessité de solutions innovantes : « Nous sommes tous concernés par la menace climatique qui pèse sur notre planète. L’énergie verte, comme le biogaz, est une solution d’avenir qui mérite d’être soutenue. » Si la technologie parvient à surmonter les obstacles financiers et techniques, elle pourrait offrir une alternative écologique précieuse tout en contribuant à la gestion des déchets agricoles. Le projet a remporté le premier prix du concours «Innovation challenge sur les énergies renouvelables», organisé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. AG/MD (AMAP)
Compagnie malienne pour le développement des textiles : La fin de la privatisation entérinée
Bamako, 18 déc (AMAP) L’assemblée générale extraordinaire des actionnaires de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) a adopté, mardi, la fusion et le rapport du commissaire à la fusion dans toutes leurs dispositions, qui valide la fusion de toutes les filiales de la CMDT. L’Assemblée générale extraordinaire, qui s’est tenue dans les locaux de la compagnie cotonnière, a entériné cette fusion-absorption de la CMDT-Centre S.A, la CMDT-Ouest S.A, la CMDT-Nord-Est S.A, la CMDT-Sud S.A et l’Office central de classement du coton (OCC-SA) par la CMDT-S.A, Cette décision a été prise par le Conseil d’administration, le 2 décembre dernier, qui avait accepté le principe de la fusion, conformément à la loi. « La fusion est un processus long qui, habituellement, peut prendre de six mois à un an, mais qui, dans notre cas, a pris un peu plus de temps. La fusion consiste à réunir deux ou plusieurs sociétés pour n’en former qu’une seule. Lorsque cette fusion entraîne la disparition des autres sociétés au profit d’une seule, on parle de fusion-absorption », a expliqué Me Ahmadou Touré, le notaire en charge du processus. Par ailleurs, il a souligné qu’il s’agit d’une première dans l’histoire économique et juridique du Mali. «Il n’y a jamais eu de fusion de cette envergure. Il y a certes eu de petites fusions, mais voir la plus grande entreprise nationale, la CMDT, ainsi que ses filiales, qui avaient été démantelées, revenir aujourd’hui sous un même toit est une véritable fierté pour le Mali. C’est un signe que le Mali va de l’avant», a-t-il salué Pour sa part, le PDG de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, a souligné l’importance de cet événement qui augure une nouvelle ère pour la CMDT. « Cela aura un impact considérable, car depuis que l’épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête de la CMDT, en voulant la conduire à la privatisation, les uns et les autres sont restés toujours sur leur faim », a-t-il souligné. Cette nouvelle dynamique « nous donnera la possibilité d’un management assez structuré et performant pour diriger la société qui englobe l’ensemble de ces dispositifs, qu’il s’agisse des ressources humaines ou des infrastructures, en une société unitaire dont la gouvernance sera plus aisée », a-t-il confié. Le président de l’Assemblée générale des actionnaires a précisé qu’actuellement, c’est l’État qui est actionnaire à 99,49% et Geocoton 0,51%. Cette étape décisive a nécessité l’approbation des actionnaires de la CMDT ainsi que celle des filiales concernées. Le processus, exigeant un travail rigoureux, devait respecter un calendrier précis : les décisions des assemblées générales des actionnaires de la CMDT devraient être acceptées par chacune des filiales et l’OCC, le même jour, afin de garantir la cohérence des états financiers soumis à la fusion. Ces états avaient été préalablement examinés et validés par le commissaire à la fusion. La rencontre a eu lieu en présence des représentants de Geocoton, Pape Ibrahim Diack et de la direction générale de l’administration des biens de l’État, Sadibou Diabaté. AG/MD (AMAP)
Don des Œuvres sociales du président de la Transition à des personnes démunies de Kati
Kati, 17 dec (AMAP) Les Œuvres sociales du Président de la Transition ont offert, mardi, à la préfecture de Kati, des vivres à 110 personnes démunies et des motos tricycles à 10 personnes en situation de handicap dans le Cercle de Kati. Le don et composé de 100 sacs de riz,100 sacs de mil,100 paquets de pâtes alimentaires, 100 bidons d’huile de 20 litres et 10 motos tricycles. Le Conseiller spécial chargé des œuvres sociales du Président de la Transition, Aguibou Dembélé, accompagné d’une délégation de la Présidence de la République, a présidé la cérémonie à laquelle ont participé des autorités politiques, administratives et coutumières du cercle de Kati. Ce don s’inscrit dans le cadre des activités de la Journée internationale des personnes vivant avec un handicap, célébrée le 3 décembre. AK/MD (AMAP)
Pêche et aquaculture à Ségou : un fleuve d’opportunités à développer
Par Mamadou SY Ségou, 17 déc (AMAP) Pratiquée presque un peu partout au Mali, notamment dans divers cours d’eau (fleuve Niger, lacs et mares), la pêche occupe une place importante dans le développement du Mali en termes de création d’emplois. Cependant, et malgré son potentiel indiscutable, il ne contribue encore que faiblement à l’économie nationale avec un Produit intérieur brut (PIB) de 2,4 %. S’agissant de la consommation annuelle de poisson par tête d’habitant, elle s’élèverait en moyenne à 10,5 kg. La capture des produits halieutiques à Ségou (Centre) ne permet pas encore d’assurer l’autosuffisance alimentaire de la population. La raison ? Des défis liés, entre autres, à la raréfaction de certaines ressources halieutiques, au changement climatique dû à la pression des activités humaines, au manque de financement et au coût élevé des intrants compromettent l’essor du secteur. Que ce soit sous un soleil de plomb ou dans le fraîcheur de la nuit, les pêcheurs embarquent chaque jour sur leurs pirogues et naviguent sur le fleuve Niger et son affluent, le Bani, à la recherche du poisson. En ce mercredi du mois de décembre, il est 8h du matin. Nous rencontrons Oumar Salamanta de retour la pêche avec quelques poissons frétillants dans son filet. Selon notre interlocuteur, il lui arrive souvent de sortir de l’eau avec 5 à 6 kilos de poissons, selon les jours. Un peu plus loin, Boureïma Koné assis dans sa pirogue, s’activait à retirer des tilapias de son filet. Tirant la majeure partie de ses revenus de la pêche, M. Koné reste préoccupé, comme bon nombre de pêcheurs, par la l’ensablement progressif du fleuve Niger, la prolifération de plastique et les effets du changement climatique qui bouleversent l’écosystème et mettent en péril les populations de poissons. « Cette situation qui n’est pas porteur d’optimisme menace gravement nos moyens de subsistance », a-t-il déploré. Les embarcations utilisées par les pêcheurs sont composées de pirogues de 4 à 10 mètres, voire plus, ainsi que des filets dormants et maillants, des sennes, éperviers et nasses. Lassine Sinayoko, un autre pêcheur note que la filière pêche à d’immenses potentialités. Cependant, elle demeure le parent pauvre des financements et manque cruellement d’attention de la part des pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie et de travail des pêcheurs. D’après le président régional des producteurs de poissons et de l’Association des pêcheurs résidant au Mali, les carpes et les silures figurent parmi les poissons les plus pêchés. Mamady Dembélé dit avoir constaté ces dernières années, la disparition de certaines espèces comme le citharinus et l’heterobranchus communément appelées «Tala» et «Polio» en langue bamanankan. Il révèle qu’actuellement la demande en poisson est forte et les pêcheurs peinent à satisfaire la clientèle à cause de la faible quantité de poisson pêchée. Contre la raréfaction des ressources halieutiques, Mamady Dembélé propose la promotion de l’aquaculture (l’élevage contrôlé des poissons dans des étangs, bassins ou des cages flottantes). « Cette pratique s’est généralisée dans la région à la demande des pêcheurs pour créer des emplois et améliorer leurs conditions vie », a-t-il fait savoir. Le président régional des producteurs de poissons a ajouté que les mares et étangs communautaires contribuent grandement au développement du secteur et à l’amélioration des revenus des pêcheurs. Comme exemple, il cite la Commune rurale de Dougoufè, dans cercle de Barouéli, où plus de 5 tonnes de poissons ont été produites. Mamady Dembélé estime que la gestion durable des ressources halieutiques passe par un renforcement des capacités des acteurs du secteur pêche et aquaculture. Pour réduire la surpêche, des mises en défens sont instaurées le plus souvent. Ce repos biologique favorise la reproduction des poissons, mais aussi le retour de certaines espèces qui avaient disparues, fait-t-il remarquer. L’État et ses partenaires ont un rôle à jouer dans la levée des obstacles. Cet appui permettra au secteur d’être plus productif, tout en préservant l’écosystème, a ajouté le président régional des producteurs de poissons. La direction régionale de la pêche de Ségou a en charge la mise en œuvre des plans et programmes, l’aménagement des pêcheries, la promotion et la valorisation des filières et productions halieutiques, le développement de l’aquaculture ainsi que la création des mises en défens dans les milieux piscicoles de l’État. D’après le chef du secteur pêche de Ségou, Baréma Koïta, la production halieutique est en constante progression dans le Cercle de Ségou. « On a pu enregistrer, cette année, 1 730 tonnes de poissons frais contre 1 694 tonnes en 2023. La crue de cette année a beaucoup favorisé la production de poissons, notamment les fretins. « La production dans le cercle dépend globalement de l’état de la crue et de la pluviométrie. Quand ces deux éléments sont réunis, on peut s’attendre à une bonne production », a expliqué M. Koïta. S’exprimant sur les contraintes, il a indiqué que le secteur est confronté au manque d’infrastructures et d’accès au financement des pêcheurs. S’y ajoutent l’insuffisance d’aménagement des pêcheries et d’effectif au niveau de la direction régionale pour assurer l’encadrement des activités de la pêche dans l’ensemble de la région et le coût élevé des intrants de pêche et d’aquaculture. Baréma Koïta soutient qu’il faut davantage développer l’aquaculture à travers l’installation de cages flottantes, de bacs hors sols et d’étangs piscicoles le long du fleuve, aménager les mares et empoissonner les plans d’eau pour réduire notre dépendance extérieure en protéines halieutiques. Le Cercle de Ségou compte plus d’une centaine d’aquaculteurs. L’un de leurs défis majeurs reste l’accès aux intrants (alevins et aliments) à moindre coût pour booster production. Le chef du secteur pêche de Ségou a, sur ce point, fait remarquer que l’État fait des efforts. Cependant, la quantité d’intrants subventionnés est insuffisante. Il suggère également de vulgariser les textes qui régissent la pêche et l’aquaculture, afin que les pêcheurs sachent ce qui est autorisé ou non. MS/MD (AMAP)
Mali : Forum des femmes de foi pour construire des communautés religieuses inclusives
Bamako, 17 déc (AMAP) Le mouvement des cadres et responsables chrétiens du Mali (MCRC) a organisé un forum national des femmes de foi, du 12 au 14 décembre dernier, au Mémorial Modibo Keita de Bamako, sous le thème : « Les femmes de foi face aux enjeux des libertés religieuses pour un Mali nouveau ». Ce forum, organisé en collaboration avec l’Initiative conjointe pour une action religieuse stratégique (JISRA), avait pour objectif global et général « de contribuer à construire des communautés religieuses inclusives, ouvertes et constructives qui interagissaient de manière pacifique pour promouvoir la liberté de religion et de croyance pour une refondation authentique du Mali à travers leur implication dans l’éducation aux valeurs sociétales et religieuses pour la paix, la réconciliation et la refondation du Mali. » Selon l’Abbé Noel Samaké, vicaire général de l’archidiocèse de Bamako, « aujourd’hui, nous avons besoin plus que jamais de solidarité, de dialogue et de cohésion entre tous les Maliens, sans distinction de sexe, de religion ou d’origine. » « Les femmes de foi, en particulier ont un rôle essentiel à jouer dans cette mission. Elles sont les agents de paix, des porteuses de la vérité et des témoins de la justice », a-t-il dit. Pendant trois jours, les participants ont suivi cinq communications sur : « La liberté de religion et de croyance dans la réalité socioculturelle du Mali (rôle et place des femmes) », les textes de lois et les dispositions légales sur la liberté religieuse et de croyance au Mali (rôle et place des femmes) », « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon l’islam (rôle et place des femmes) », « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon l’Église catholique (rôle et place des femmes) » et « les repères doctrinaux et les perceptions sur la liberté de religion et de croyance selon les Églises évangéliques (rôle et place des femmes). ST/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Tenue de la 2e session du Projet brigade verte
Nioro, 17 déc (AMAP) L’initiative présidentielle Brigade verte pour l’emploi et l’environnement, lancé officiellement en 2021, a réalisé plusieurs activités dans la région de Nioro, dans ‘Ouest du Mali, a appris l’AMAP, en marge de la deuxième session du projet. Il s’agit entre autres de la mise en place de neuf sociétés coopératives avec Conseil d’administration, l’aménagement et la mise en valeur d’un site pilote de 120 ha, la réalisation de 31 forages positifs et l’installation de huit châteaux d’eau. Cette session qui a enregistré la présence des autorités politiques, administratives, des représentants de la société civile de la Région de Nioro, portait essentiellement sur la présentation du rapport des activités menées pour la bonne marche du projet. Fruit du partenariat entre l’Italie et le Mali, « le projet vise à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et à lutter contre le chômage des jeunes. » Le coordinateur régional du projet, Sidy Keita, a exprimer sa satisfaction par rapport à la participation de tous les acteurs impliqués. Il a invité les bénéficiaires « à prendre en compte les différentes recommandations formulées pour les populations des zones affectées par la désertification et la dégradation des terres afin d’affirmer leur résilience à travers la gestion durable des ressources naturelles. » Le gouverneur de la Région le général de brigade, Aly Annaji, a s’est réjoui de la participation de la coopération italienne, à travers l’Agence italienne pour la coopération au développement (AICS), partenaire technique et financier « pour son appui constant ». Il a rassuré la coordination régionale de son appui constant dans la mise en œuvre des activités du projet dans la région. MD/MD (AMAP)
Coopération : Signature d’un protocole entre la Haute autorité de la Communication et l’Unicef
Bamako, 17 déc (AMAP) Le président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, et le représentant résident de l’Unicef au Mali, Pierre N’Gom, ont signé lundi, à la HAC, un protocole destiné à développer des indicateurs permettant d’évaluer et de préciser la place des enfants dans les médias, a constaté l’AMAP. Il s’agit d’encourager les organes de presse à améliorer ou à concevoir des émissions, dans leur programme, sur la protection des droits de l’enfant et la diffusion des contenus éducatif récréatif adaptés aux besoins des enfants. Selon Pierre N’Gom, dans un monde où les médias jouent un rôle important dans la formation des perceptions, des récits et des narratifs, il est impératif de donner la priorité aux voix et aux images de nos enfants. Pour lui, chaque enfant possède une histoire unique, une identité distincte, et son droit d’être représenté avec dignité et respect. Il a déploré les dérives dans les récits entourant les enfants, entrainant des stéréotypes et pouvant détourner l’attention sur leurs véritables besoins et aspirations. « Ce protocole d’accord représente un phare d’espoir et de responsabilité. Il symbolise notre reconnaissance collective que les médias ont non seulement le pouvoir d’informer, mais aussi celui d’élever, d’inspirer et de protéger. Ensemble nous travaillerons, main dans la main ,avec les journalistes, les rédacteurs et les professionnels des médias pour garantir que leurs productions soient non seulement précises mais, également, adaptées aux besoins des enfants », a précisé le représentant résident de l’Unicef au Mali. M. N’Gom a, également, précisé que l’Unicef fournit la formation et les ressources nécessaires pour permettre aux journalistes de rendre compte de manière responsable et sensible, « en veillant à ce que les images et les histoires, que les voix et les images des enfants reflètent les droits, les rêves et les réalités de nos plus jeunes citoyens, filles et garçons, qui constituent le socle du Mali Koura. » Il a ensuite adressé ses remerciemnets au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration « pour l’excellente collaboration qui (les) lie et à la HAC pour ce nouveau partenariat qui marque son engagement pour la promotion et la protection des droits des enfants. » « Je suis ravie aujourd’hui d’être là parmi vous de représenter la voix des sans voix. Parce que tout ce qu’on devrait faire pour et au nom des enfants on devrait y participer. Car, si envisagez de faire quelques choses pour nous alors que nous nous ne sommes mêmes pas au courant, c’est comme vous avez juste tenter mais vous ne nous avez pas considéré en fait », a expliqué M’Barka Abdalla, représentante du parlement des enfants. Elle a, au nom des enfant du Mali, remercie de cette initiative, d’avoir pensé eux en leur associant à la cérémonie. Pour sa part, le président de la HAC, a déclaré que ce protocole d’accord va désormais lier son institution à celle de l’Unicef, leur permettra de collaborer de manière méthodique afin d’atteindre des résultats au bénéficie des enfants qui est l’avenir du pays. Outre des représentants du parlement des enfants, ceux de la primature et du ministère de la Communication, de l’Économique numérique et de la Modernisation de l’administration, ainsiq ue des membres du collège de la HAC étaient presents a la cer;omie. ST/KM (AMAP)

