Basketball Africa League : Souleymane Berthé enflamme Dakar Arena
Envoyé Spécial Seïbou S. KAMISSOKO Dakar, 16 mar (AMAP) Le sociétaire du Stade malien, Souleymane Berthé, a marqué 34 points contre l’US Monastir, devenant ainsi le deuxième joueur à réaliser un tel exploit, après l’Américain de l’AS Douanes du Sénégal, Terrell Stoglin (41 points) Son nom est sur toutes les lèvres depuis le début de la Basketball Africa League (BAL) Dakar 2023. Souleymane Berthé a été, sans conteste, le joueur le plus en vu du Stade malien contre l’US Monastir, dimanche dernier, à l’occasion de la première sortie des Blancs. Malgré la défaite 78-68, le Stadiste a enflammé le public de Dakar Arena qu’il a quitté sous les ovations des spectateurs. Souleymane Berthé a martyrisé la défense tunisienne, ouvrant le score avec un dunk, avant de tirer 12 sur 23 et terminer avec un record de 34 points (le record de la BAL est de 41 points et est détenu par l’Américain de l’AS Douanes du Sénégal, Terrell Stoglin). Le joueur du Stade malien a ajouté quatre rebonds, trois passes décisives, trois interceptions et un taux d’efficacité de 29, le plus élevé de la Conférence Sahara jusqu’à présent. «Ils ont joué en défense de zone, mais Berthé est vraiment créatif. Je n’ai pas été surpris par sa performance ce soir», a réagi le technicien stadiste Kaba Kanté. Et d’ajouter : «Il peut créer des tirs pour tout le monde autour de lui». L’international marocain John Wilkins, qui a rejoint l’équipe de Sotuba, il y a quelques semaines, s’est également dit impressionné par son jeune coéquipier et prédit des lendemains meilleurs pour Souleymane. «Berthé a un bel avenir. C’est un talent spécial, il peut assumer des tâches de meneur de jeu . L’égoïsme ne fait pas partie de son vocabulaire», a dit John Wilkins, avant d’évoquer la BAL «Nous avons travaillé très dur pour gagner le championnat national [du Mali], et c’est ce que nous essayons de faire pour la BAL également. Si nous ne parvenons pas à gagner la BAL, nous allons nous battre pour aller le plus loin possible dans la compétition», a dit le sociétaire des Blancs. Et dire que Souleymane Berthe n’a jamais joué dans une sélection nationale ? «Pour le joueur lui-même, cela ne constitue pas un problème, il estime que le moment viendra et qu’il n’est pas pressé. «Je veux être le meilleur joueur possible. Mais, surtout, j’espère pouvoir jouer les play-offs de la BAL», se contente de dire Berthé qui a commencé à jouer au basket-ball en 2014. Aujourd’hui, trois soeurs cadettes du sociétaire du Stade malien évoluent dans différentes sélections de catégorie d’âge. Il s’agit des jumelles Saran et Diouma et Rokiatou Berthé qui ont grandi, chacune, sous l’œil vigilant de leur frère aîné. Pour la BAL, le jeune prodige de 22 ans et ses coéquipiers ont encore trois matches pour écrire une nouvelle page de l’histoire du basket-ball malien. SSK/MD (AMAP)
Basket-ball Africa League : Le Stade malien se relance face aux Kwara Falcons du Nigeria
Envoyé Spécial Seïbou S. KAMISSOKO Dakar, 16 mar (AMAP) Le Stade malien de Bamako, conduit par le duo Aliou Diarra-Souleymane Berthé étincellent, s’est relancé dans la Conférence Sahara de la Basket-ball Africa League (BAL), en dominant Kwara Falcons du Nigeria 78-74, mardi, à Dakar Arena, au Sénégal. Après avoir signé son premier double-double de 14 points et 14 rebonds contre les champions d’Afrique en titre de l’US Monastir, dimanche dernier, Alou Diarra a terminé avec 23 points, 14 rebonds et 5 contres. Il a été le grand artisan de la victoire des Stadistes. Les Blancs de Bamako se rachètent ainsi de la défaite initiale contre l’US Monastir et reprend la bonne direction de marche. Alou Diarra et ses coéquipiers sont entrés sur le parquet avec la ferme intention de gagner et les hommes de Kaba Kanté n’ont jamais tremblé face aux Nigérians. Ils ont dominé le premier quart temps 18-15, avant de remettre ça dans le deuxième acte et bouclé sur le score de 36-31. Au retour des vestiaires, les champions du Mali en titre optent pour l’offensif et remportent le troisième quart temps avec 10 points d’écart (49-39). Dans le quatrième quart temps, le coach Kaba fait tourner son effectif. Une option payante, puisque Souleymane Berthé et ses coéquipiers continuent de dominer les débats face à des Nigérians complètement débordés par la vivacité et la bonne organisation tactique des Maliens. Score final : 78-74 pour le Stade malien. «Je suis très content de cette première victoire. Avant et pendant la rencontre, je n’avais qu’une chose en tête, donner tout pour gagner cette rencontre pour qu’on puisse se relancer. Chose faite, nous avons deux jours de repos. Nous allons bien préparer notre prochaine sortie», a réagi Alou Diarra à la fin de la rencontre. Pour sa part, le capitaine Makan Keïta a dit que la force de l’équipe a été la solidarité avant d’exhorter ses coéquipiers à continuer sur la même lancée. «Notre force, c’est notre jeu collectif. Nous savions qu’on avait les moyens de battre les Nigérians, en gardant notre positivité et en partageant le ballon. La fin du match a été un peu compliquée mais, sur l’ensemble de la rencontre, la victoire est méritée. Nous allons tout faire pour continuer sur cette voie», a confié le capitaine stadiste. Lors de la prochaine journée, prévue le vendredi 17 mars, les champions du Mali seront face à l’hôte du tournoi, l’AS Douanes de Dakar. Un match qui promet une belle empoignade, surtout quand on sait que les Sénégalais évolueront devant leur public, dans un Dakar Arena totalement acquis à leur cause. SSK/MD (AMAP)
Transformation locale de l’arachide : Un bon filon pour les femmes
Par Anne Marie KEÏTA Bamako, 16 mar (AMAP) A côté des producteurs d’arachide qui bénéficient de plusieurs avantages liés à sa culture, les femmes qui la transforment en pâte d’arachide tirent, aussi, leur épingle du jeu. La transformation artisanale de l’arachide, une activité informelle majoritairement pratiquée par les femmes, est une manière pour elles d’avoir un revenu et subvenir aux dépenses familiales, tout en obtenant une autonomie financière. L’arachide transformée en pâte, communément appelée «Tiga-dèguè », outre son caractère incontournable dans la gastronomie malienne, génère des revenus importants allégeant ainsi le poste alimentation du budget des ménages. L’arachide constitue une filière essentielle à l’économie malienne. Elle demeure une légumineuse très appréciée et riche en nutriments. La filière a beaucoup évolué au cours de ces dernières années à travers sa transformation artisanale informelle qui conserve d’ailleurs, une place significative dans la valorisation de cette légumineuse. Dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté, les femmes sont au premier rang. Elles s’investissent dans les activités génératrices de revenus notamment dans la transformation agro-alimentaire La capacité de ces femmes instruites ou peu instruites à opérer des innovations complexes et à s’inscrire dans une logique de mobilisation de fonds pour propulser les affaires, est un facteur de réussite des actions entreprises. Beaucoup d’entre elles développent leurs activités économiques génératrices de revenus sur fonds propres en renforçant ainsi leur rôle dans la société et dans la famille. Et d’autres, par manque de moyens, s’associent en groupement ou en association pour faire la transformation. Aussi, le caractère pénible des travaux de la transformation de la pâte d’arachide oblige certaines à s’associer. Dans la ville de Kati, sur les hauteurs de Bamako, la capitale malienne, les femmes occupent une place de choix dans la transformation de l’arachide. Elles sont au début du processus jusqu’à la commercialisation du produit fini. On rencontre ces femmes un peu partout au grand marché de Kati, où elles achètent l’arachide et la transforment sur place en pâte pour ensuite la revendre. Mme Diarra Aminata Koné fait partie de ces battantes dont le quotidien est consacré à la transformation de l’arachide. La quinquagénaire, mère de quatre filles, mène cette activité depuis 10 ans. Elle en tire de quoi payer la scolarité de deux de ses filles. Les deux autres, qui ne fréquentent pas l’école faute de moyen, épaulent leur maman. Sa fille, déjà douée dans la transformation, témoigne : «C’est grâce à cette activité que notre mère ne tend plus la main.» Non loin de Mme Diarra Aminata Koné, se trouvent également les dames Sadio Coulibaly et Fanta Traoré. Très occupées, à notre passage, elles n’étaient pas disponibles pour nous parler : «On a une commande de 10 seaux de pate d’arachide à livrer avant 16 heures», nous fait savoir l’une d’elles. Il n’y a pas que les femmes non lettrées qui exercent ce métier. Maïmouna Coulibaly, titulaire d’une maitrise en droit depuis 2010, est de celles-là qui préfèrent le labeur à la facilité. Elle a perdu son mari alors qu’elle était au chômage et mère de deux enfants. Maïmouna décide alors de prendre son destin en main en se lançant dans la transformation de l’arachide. Elle a démarré avec un petit fonds de 50.000 Fcfa. Aujourd’hui, elle réalise un bénéfice mensuel de 75.000 Fcfa. manque de matÉriel – Au quartier mission de Kati, des femmes se sont organisées en groupement pour faire prospérer leur activité. Un mardi matin, à 7 heures, dans la cour de la présidente du Groupement de femmes transformatrices de pâte, Mme Ballo Fatoumata Diarra commence les activités en attendant l’arrivée des autres membres. Tout sourire, elle nous explique que la transformation de l’arachide est une activité pénible mais rentable. Aujourd’hui, Mme Ballo en tire des revenus importants qui lui assurent une indépendance financière. Dans ce même ordre d’idée, la présidente du groupement, Mme Kanté Emilienne Ballo, explique avoir initié cette activité pour permettre aux femmes de son entourage de se prendre en charge financièrement. «J’ai remarqué que beaucoup d’entre nous reste à la maison à ne rien faire. J’ai pensé qu’il faut une activité pour nous occuper quotidiennement et nous procurer des bénéfices pour nous permettre d’assurer notre indépendance financière », explique Mme Kanté, ajoutant que son groupe a une vocation d’entraide et de solidarité. Concernant les difficultés, la présidente confie que son groupement souffre du manque de matériel de travail. Elle a, aussi, fait savoir que le prix de l’arachide a augmenté ces derniers temps : le sac de 100 kg est passé de 65 000 Fcfa à 75 000 Fcfa. D’où la cherté de la pâte d’arachide sur le marché. Actuellement, le seau de 10 kg est vendu à 15.000 Fcfa et celui de 5 kg coûte 7 500 Fcfa. «Notre souhait le plus ardent est d’avoir des appuis financiers pour acheter la matière première et le matériel afin de pouvoir faire des stocks pour s’assurer de la continuité du travail», plaide la présidente. Par jour, ces femmes peuvent parfois transformer plus de 100 kg d’arachides et écouler une dizaine de seaux de pâte d’arachide transformée. Ce qui atteste de la bonne organisation et du sérieux au sein du groupement de femmes dans le travail. «Pour que la pâte soit de bonne qualité et appréciée par les clients, il faut veiller à l’hygiène et à la qualité de l’arachide pour la transformation», précise Mme Kanté Emilienne Ballo. Ce conseil est suivi par les autres membres. « À preuve, poursuit la présidente du groupement, les clients sont satisfaits de leurs produits. » En suivant la chaîne de valeur de transformation de l’arachide en pâte, l ;es transformatrices font, d’abord, de façon minutieuse, le tri de l’arachide à la main pour enlever l’ivraie, les cailloux, les coques et d’autres déchets. Après cette étape, elles font passer à la grillade à l’aide d’un tambour manuel posée sur le feu. Lorsque les graines d’arachide sont soigneusement grillées, sa pellicule rouge commence à se libérer. Les graines blanches sont ensuite passées à la machine pour être transformées en pâte. AMK/MD (AMAP)
Quelque 200 Maliens rapatriés de la Tunisie, du Niger et de l’Angola (Communiqué)
Bamako, 16 mar (AMAP) Des Maliens, au nombre de 201, ont regagné Bamako, entre le 14 et le 15 mars, à bord de différents vols en provenance de la Tunisie, du Niger et de l’Angola, a annoncé un communiqué du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine (MMEEIA) parvenu à l’AMAP. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou AG Ilyene, a d’abord accueilli, dans la nuit du 14 au 15 mars 2023, à l’Aéroport international président Modibo Keïta, 20 de ses compatriotes sur 46 prévus, en provenance de Tunis (Tunisie). A leur arrivée, le ministre Alhamdou AG Ilyene, après leur avoir souhaité la bienvenue au nom des autorités de la Transition, a assuré de « l’accompagnement du ministère et de ses partenaires afin de (leur) permettre de regagner (leur) domicile. Les rapatriés sont arrivés à bord d’un vol commercial organisé par les autorités maliennes pour les assister ces Maliens en détresse en Tunisie. L’opération est entièrement prise en charge par le gouvernement à travers le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Celui-ci a mis des fonds à la disposition de l’Ambassade du Mali à Tunis pour la prise en charge alimentaire et sanitaire des intéressés. Le ministre en charge des Maliens de l’Exterieur a invité ses compatriotes à une grande implication dans le processus, rappelant que « la liste pour le rapatriement volontaire reste ouverte à l’ambassade et tous ceux désireux de revenir peuvent s’y inscrire. » Il a, également, procédé à la remise d’une somme symbolique à un de nos compatriotes retournés, pécule prévu pour chacun d’entre eux pour leur permettre de regagner leur domicile. Ce troisième accueil de la journée avait été précédé, plutôt dans la journée, de l’arrivée de 149 et 32 rapatriés, respectivement du Niger et d’Angola. Selon le communiqué officiel, ils ont été accueillis par la secrétaire générale du ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration Africaine, Mme Tangara Nema Guindo. Le vol affrété en provenance d’Agadez (Niger) est arrivé à 14h30, tandis les rapatriés d’Angola sont arrivés à bord d’un vol commercial, faisant un total de 201 Maliens de retour dans leur pays en un seul jour. SS/MD (AMAP)
La Médiation pousse à la reprise le processus de mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali
Bamako, 16 mar (AMAP) La Médiation internationale de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger a procédé, lundi dernier, à une analyse approfondie de la situation, afin de d’aider à la reprise du processus de mise en œuvre de l’Accord, ainsi que des initiatives prises depuis décembre 2022, selon une source officielle. Dans un communiqué rendu public, ce jeudi, par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), la Médiation internationale indique avoir, au cours d’une réunion virtuelle sous la présidence de l’ambassadeur Boudjemaa Delmi, président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (CSA), « pris acte des préoccupations exprimées par les parties au cours de ces consultations. » Elle ajoute, également, avoir relevé leur attachement à l’Accord de paix, et souligne que celui-ci « constitue le cadre le plus viable pour restaurer durablement la paix et la sécurité dans le Nord du Mali et contribuer de façon significative à la stabilisation de la région dans son ensemble. » La Médiation internationale « poursuivra ses démarches auprès des parties signataires dans les jours à venir », relève le communiqué. Elle entend, également, leur « soumettre des propositions concrètes en vue de relancer et d’accélérer le processus de mise en œuvre. » Notamment., à travers la tenue, « le plus rapidement possible, d’une réunion de haut niveau du CSA qui s’accorderait sur des actions prioritaires et concrètes de nature à restaurer la confiance entre les parties et à répondre aux besoins des populations sur le terrain. » La Médiation internationale attire l’attention sur le fait que la « persistance de l’impasse actuelle est porteuse de graves dangers et qu’aucun effort ne doit être ménagé pour surmonter cette impasse au plus vite ». Compte tenu de l’importance des consultations qui ont eu lieu à Bamako, à Kidal (Nord) et à Alger, la Médiation internationale a émis « le souhait d’être reçue, en temps utile, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, pour lui rendre compte de ces consultations et solliciter ses vues sur la marche à suivre. » La Médiation internationale « exhorte à nouveau les parties signataires à s’abstenir de tout acte ou toute déclaration susceptible de remettre en cause les acquis enregistrés dans la mise en œuvre de l’Accord et d’entraver les efforts en cours pour relancer la dynamique de paix. » Elle demande à la MINUSMA, qui préside la Commission technique de sécurité (CTS), de convoquer, dans les plus brefs délais possibles, une réunion de la CTS. Cela « pour faire le point de la situation sur le terrain et faciliter l’opérationnalisation du groupe de travail mandaté de réviser les arrangements sécuritaires dont la mise en place avait été convenue lors de la rencontre de la 54è session ordinaire de la CTS en date du 4 octobre 2022. » SS/MD (AMAP)
Communiqué du conseil des ministres du 15 mars 2023
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 15 mars 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES Directeur des Finances et du Matériel au Ministère de la Sécurité et de la Protection civile : Colonel Moussa DIALLO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à l’organisation de la Biennale artistique et culturelle du Mali. La reprise de l’organisation de la Biennale artistique et culturelle est une recommandation forte des Assises nationales de la Refondation de l’Etat et une volonté politique affichée de Son Excellence le Colonel Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Elle s’inscrit également dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’Action du Gouvernement, du Cadre Stratégique de la Refondation de l’Etat et de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation, issu du processus d’Alger. Le Mali est une nation des hommes d’honneur, le creuset d’une culture riche et diversifiée conservant à la fois ses traditions, ses us et coutumes et ouvert à la culture universelle. Dès les premières années de son accession à la souveraineté nationale et internationale, notre pays a marqué sa volonté de promouvoir et de développer sa culture en vue de réaliser son unité nationale fondée sur le sentiment d’une identité commune. Cette volonté s’est traduite par la tenue de grandes manifestations culturelles, la création de formations artistiques nationales et la réalisation de grandes infrastructures culturelles favorisant la promotion de la diversité des expressions culturelles et de la jeunesse malienne fortement attachée aux valeurs de notre société. Ces manifestations culturelles, au fil des ans ont pris plusieurs dénominations de la « Semaine nationale de la Jeunesse » en passant par la « Biennale artistique, culturelle et sportive », la « Semaine nationale des Arts et de la Culture » pour prendre la dénomination de « Biennale artistique et culturelle » dont la dernière édition fut organisée à Sikasso en 2010. Après l’édition de Sikasso, la Biennale est tombée dans une hibernation qui a entrainé : un étiolement du sentiment d’identité commune ; un délitement de la conscience nationale ; un effritement des valeurs culturelles de solidarité, de tolérance, de cohésion sociale et du vivre ensemble ; une diminution de l’élan de civisme, de patriotisme, de construction citoyenne et du don de soi. La Biennale Artistique et Culturelle est la plus grande manifestation artistique et culturelle organisée par l’Etat. Elle rassemble l’ensemble de la population malienne à travers les Communes, les Cercles et les Régions, notamment la Jeunesse qui vient communier autour du patrimoine commun. Elle est, de ce fait un puissant levier d’interpénétration et de brassage des populations, de cohésion sociale et de vivre-ensemble, un espace de dialogue des cultures, mais aussi d’éclosion des talents. C’est dans cette dynamique que le Gouvernement envisage d’organiser une édition de la Biennale artistique et culturelle du 06 au 16 juillet 2023. La Région de Mopti a été proposée pour accueillir cette édition 2023. Ce choix se justifie par le fait qu’au lendemain de la Biennale du cinquantenaire, tenue à Sikasso en 2010, le témoin a été passé officiellement à la Région de Mopti pour accueillir la prochaine Biennale. Cette édition mettra en compétition les troupes artistiques et culturelles des Régions et du District de Bamako dans des disciplines comme l’ensemble instrumental traditionnel, le solo de chant, la pièce de théâtre, la musique d’orchestre, la danse traditionnelle, le chœur, le ballet à thème. Il y aura également des disciplines hors compétition comme le cinéma, les multimédias, les hommages aux FAMAS, les masques et marionnettes, les contes, les foires d’exposition commerciale et artisanale, les visites de sites, les actions de salubrité publique, les courses des pirogues et de chevaux, et la cuisine des communautés. Elle se déroulera en deux phases en raison du délai d’organisation, la phase régionale qui sera suivie de celle nationale où toutes les Régions et le District de Bamako se retrouveront pour compétir. Le thème principal de cette édition 2023 est « Le Mali : une Histoire commune, une seule Nation, un même Destin ». Des panels seront également organisés autour des thématiques comme la « Biennale Artistique et Culturelle, marqueur d’identité, catalyseur de l’unité nationale, de la paix et du vivre ensemble et facteur d’intégration socio-économique et culturelle » ; «la culture, facteur de résilience, de paix et de cohésion sociale», «la diversité culturelle, un atout pour le vivre ensemble et la consolidation de l’unité nationale », «s’enrichir de nos différences pour bâtir une nation harmonieuse», « la migration irrégulière, un danger pour la jeunesse». Une Commission nationale d’organisation sera créée pour la mise en œuvre des activités de la Biennale artistique et culturelle. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres : de la découverte par les coordinateurs de l’Unité de gestion des Programmes GAVI et l’Unité de Mise en œuvre du Renforcement du Système de Santé de la soustraction frauduleuse de fonds sur le compte bancaire alimenté par les subventions GAVI. Le présumé auteur a été appréhendé avec trois (03) complices agents d’une banque de la place et mis à la disposition de la Gendarmerie nationale. Le Gouvernement s’engage à faire toute la lumière sur cette affaire et de sanctionner avec la dernière rigueur les agents dont la responsabilité serait établie. 2. de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a, cependant, appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie.
Anacardier : Cet arbre rapporte 32,5 milliards de Fcfa par an au Mali
Par N’Famaoro KEITA Bamako, 15 mar (AMAP) Le Mali produit environ 90 000 tonnes d’anacarde, qui rapportent 32,5 milliards de Fcfa ,chaque année et le secteur occupe plus de 200 000 personnes en milieu rural, selon le bilan de la campagne 2019 du Projet d’appui à la filière anacarde au Mali (PAFAM). Bien que marginalisée – moins de 1% de la production est transformée – la transformation des produits de l’anacarde occupe plus de 3 000 personnes dont 80% de femmes. majoritairement en milieu rural. Le document du PAFAM souligne que la filière ne bénéficie pas suffisamment de l’accompagnement de l’État, malgré son importance socioéconomique. Cette insuffisance se traduit par le faible niveau de règlementation de la filière et la faible capacité des services techniques concernés. Les autorités travaillent à améliorer la situation. Déjà, le «document de la stratégie nationale de la filière anacarde avec son plan d’action budgétisé est validé par les services techniques», nous apprend le chef de la section des cultures sèches et cultures irriguées à la Direction nationale de l’agriculture (DNA), Souleymane Bagayogo. Il ajoute que cette stratégie, qui est dans le circuit d’adoption du gouvernement, prend en compte tous les acteurs de la filière, des producteurs aux transformateurs, en passant par les commerçants et les transporteurs. Cultivée en zone tropicale, l’anacardier ou pommier-cajou est une espèce de plante originaire de l’Amérique tropicale. Au Mali, les producteurs ruraux le cultivent à plusieurs fins, telles que la clôture des champs, ses fruits (pomme et noix de cajou), ses écorces et ses feuilles pour leurs vertus thérapeutiques. Cet arbre est bien connu dans le Cercle de Kangaba, dans lOuest du Mali. À Dioulafoundo, dans la Commune de Nouga, la plupart des paysans disposent de centaines de pieds d’anacardiers. VERTUS THÉRAPEUTIQUES – Madou Keïta a clôturé son jardin avec des anacardiers qui donnent de délicieux fruits, en cette période de l’année. Mais, ce sont surtout les noix qui intéressent le paysan. Il les vend pour faire face aux frais scolaires de ses enfants. Les enfants, aussi, vont dans les champs pour cueillir des pommes de cajou, en extraire les noix et les vendre aux commerçants. L’instrument de mesure utilisé pour cette vente est la boite de pate de tomate dont le plein équivaudrait à deux kilogrammes. Ainsi, une boite remplie est vendue entre 500 et 1 000 Fcfa. Amadou Diarra évolue dans l’agriculture et l’élevage, depuis des années. L’agropasteur soutient que l’anacardier est une plante exceptionnelle, un «don de Dieu à l’Afrique subsaharienne». En effet, cet arbre n’a pas besoin d’humidité et d’entretien particulier pour survivre. Et en seulement deux ans, il commence à donner des fruits. L’anacardier contribue beaucoup à la lutte contre la désertification. A cet égard, sa culture demande à être davantage valorisée. «Il faut développer le secteur agricole pour que les gens puissent s’intéresser à cette culture pour la sauvegarde de l’écosystème», prône Amadou Diarra. Et pour jouer sa partition, notre interlocuteur prépare un «nouveau champ qui sera spécialement réservé aux anacardiers». Au-delà de sa capacité à contrer l’avancée du désert, l’anacardier a des vertus thérapeutiques. Daouda Keïta nous informe que son «écorce peut guérir la toux, les maux de ventre et bien d’autres maladies». En plus, «l’anacardier peut contribuer à la sécurité alimentaire», ajoute Daouda Kéita qui regrette l’absence de «projet dans sa commune pour aider à la transformation des produits de cette plante». Le manque d’infrastructures de conservation et de transformation fait que plusieurs tonnes de pommes de cajou pourrissent dans les champs, quand elles ne sont pas ingurgitées par les animaux. Au même moment, ce fruit se vend cher à Bamako, la capitale malienne. Massaran Keïta vend des pommes de cajou, au quartier du fleuve, à 50 Fcfa, l’unité. Elle peut se faire, « chaque jour, un bénéfice de 5 000 Fcfa », nous a-t-elle dit. NK/MD (AMAP)
Attaque repoussée contre le Commissariat du 2ème arrondissement de Ségou
Ségou, 14 mar (AMAP) Le Commissariat du deuxième arrondissement de Ségou (Centre) a fait l’objet, mardi, aux environs de 22h, d’une « attaque terroriste » que les policiers ont repoussée, selon la Direction régionale de la police de Ségou. Selon cette source sécuritaire, le bilan provisoire de cette attaque par des individus armés non identifiés est de trois « policiers blessés légèrement, un véhicule de la police endommagé et une moto brûlée. » «Un assaillant a été arrêté par les Forces de sécurité», précise la même source. De son côté, l’Armée assure qu’un ratissage est en cours dans le quartier de «Sido Sounikoura» où se sont repliés les terroristes. Selon des sources non officielles, l’attaque aurait duré une dizaine de minutes avant que les assaillants ne prennent la fuite. Des impacts de balles sont visibles sur les murs d’enceinte du commissariat situé sur la route de l’an 2000. ADS/MD (AMAP)
Le chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily » Ras Bath » comparaitra le 13 juin prochain (Sources judiciaires)
Bamako, 14 mar (AMAP) Le chroniqueur et animateur de radio, Mohamed Youssouf Bathily, « Ras Bath », comparaitra le 13 juin prochain, après avoir été placé sous mandat de dépôt, lundi, par le Procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, selon plusieurs sources judiciaires à Bamako. Cette incarcération du porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), fait suite à son interpellation, lundi, aux environs de 10h par le Commissariat de Lafiabougou, en lien avec des propos qu’il a tenus lors de la 3è Conférence nationalede l’Alliance patriotique pour la solidarité au Mali-Convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP) parti de feu Soumeylou Boubèye Maïga, ancien Premier ministre. « Soumeylou Boubèye Maïga n’est pas simplement mort en détention. Il a été assassiné », avait-il déclaré, samedi dernier, intervenant lors de la rencontre politique. Après plusieurs heures d’audition au Commissariat, il a été présenté à un juge au Tribunal de la Commune IV, qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA), en fin d’après-midi. AT/MD (AMAP)
Processus électoral au Mali : Les raisons du léger report du referendum
Bamako, 13 mar (AMAP) Le référendum pour la nouvelle Constitution du Mali, initialement prévu pour le 19 mars prochain, a été reporté à une date ultérieure, a annoncé, vendredi, par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, au cours d’une conférence de presse. Le ministre en charge de l’Administration territoriale, qui était accompagné de la ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée des Reformes politiques et institutionnelles, Mme Fatoumata Sékou Dicko, a indiqué que la principale raison « est la ferme volonté des autorités d’appliquer les recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), notamment la pleine opérationnalisation de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) à travers l’installation de ses démembrements dans les 19 régions administratives et le District de Bamako », la capitale malienne. Le ministre Maïga a indiqué que la date du référendum sera fixée après concertation avec l’AIGE et l’ensemble des acteurs du processus électoral. «Le gouvernement rassure l’opinion nationale et internationale que le retour à l’ordre constitutionnel, après avoir mené les réformes nécessaires, demeure l’une de ses priorités absolues, dans le respect de la durée de la Transition», a-t-il déclaré. Répondant aux questions des journalistes, il a indiqué que le chronogramme est un outil de planification. Toutefois, il a assuré que la date butoir reste celle négociée avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). «Le chef de l’État tient fermement au respect de cette date», a insisté le colonel Abdoulaye Maïga. Reconnaissant qu’il n’y a pas de date pour le référendum pour le moment, il a souligné que certains objectifs que le gouvernement de Transition s’était fixé ont été atteints. «Nous avons un projet de Constitution. Nous avons également un projet de réorganisation territoriale dont les textes ont été adoptés par le CNT», a-t-il argumenté. CARTE ADMINISTRATIVE – Concernant la réorganisation territoriale, le ministre en charge de l’Administration territoriale a fait savoir que forcément celle-ci détermine la mise en place des démembrements de l’AIGE. Et il fallait impérativement régler ce problème avant de mettre en place ces démembrements dans les régions, les cercles et les communes. Le colonel Maïga a rappelé qu’en mars 2012, notre pays est passé de 8 à 19 régions soit une augmentation de plus de 137%. Il a souligné qu’une région est composée de circonscriptions administratives et de collectivités territoriales. Et tant qu’on ne les a pas déterminées, il est impossible de dire qu’on a une région pleine et entière. Le ministre Maiga a déploré que le Mali se singularise négativement en n’ayant pas une carte administrative à jour. «Ce n’est pas normal que sur plus de 196 Etats dans le monde, le Mali soit le seul pays qui n’est pas capable de mettre à jour sa carte administrative», dira-t-il en rappelant que la carte administrative du Mali est caduque depuis 11 ans. Pour lui, un pays existe en connaissant ses frontières avec les autres mais aussi ses frontières intérieures. Sur le papier, il y a 19 régions, mais dans la pratique, certaines de ces régions sont toujours des cercles. Parlant de carte nationale d’identité biométrique sécurisée, il dira que le Mali coexiste avec d’autres pays. Et la tendance, c’est la biométrie. Pour le ministre Maïga, la carte de circulation dans notre espace commun est la carte biométrique sécurisée. Selon lui, il est dans le propre intérêt du pays de sécuriser ses documents de voyage. Il a rappelé, à cet effet, qu’ « il était facile pour tous les migrants du monde de venir au Mali et se faire établir un passeport pour aller vers des pays avec lesquels, le Mali n’a pas de visa. » Mais cela a été réduit grâce à notre base de données du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC ». « La carte d’identité nationale biométrique, a-t-il rappelé, aura vocation à remplacer la carte d’électeur. Ce qui fait une économie de deux cartes et dégage une niche financière pour l’Etat. » Sur la question de la laïcité, le colonel Abdoulaye Maïga a dit que la commission de finalisation du projet de Constitution a fait l’effort de définir que la laïcité n’est pas contre les religions. Mais malgré ces avancées, la Ligue malienne des imams et érudits pour la solidarité islamique au Mali (LIMAMA) n’est toujours pas satisfaite. Il a rappelé que le principe de laïcité a toujours figuré dans toutes les Constitutions du Mali depuis l’indépendance. Et c’est ce principe qui a permis l’émergence de plusieurs associations et mouvements religieux dont la LIMAMA. «Il est curieux que le principe qui a favorisé votre émergence puisse être combattu par une association d’autant plus que nous avons fait l’effort de démontrer que la laïcité n’est pas contre une quelconque religion…», a soutenu le ministre Maïga. Pour lui, «dans la situation actuelle du Mali, on n’a pas le luxe de se polariser autour d’un mot». C’est pourquoi, il a lancé un appel à la LIMAMA pour qu’elle revoie sa position, « car il est important d’aller au référendum de manière très sereine. » S’adressant aux formations politiques qui demandent l’abandon du référendum, le ministre Maïga a souligné qu’il n’est pas de son ressort de prendre une décision par rapport à l’abandon ou la poursuite du processus référendaire. « Le gouvernement a des objectifs et fera tout pour les atteindre », a-t-il dit. DD/MD (AMAP)

