Portrait : Dr Gaoussou Diawara, le parcours atypique d’un pionnier de l’art dramatique

Bamako, 29 juillet (AMAP) Dans l’espace culturel et universitaire Malien il y a des noms qui ont marqué l’histoire d’une empreinte indélébile. Gaoussou Diawara fait partie de ces célébrités qui ont fait rayonner notre pays à travers le monde. Professeur d’enseignement supérieur, fervent musulman et une figure emblématique de l’art dramatique, l’enfant de Djitoumou a été de tous les combats pour le développement du Mali à travers la culture. Un parcours au service de l’art et de la culture : Né en 1940 à Quélessébougou, Gaoussou Diawara effectue ses études primaires dans sa terre natale puis ses études secondaires à Sévaré. Après l’obtention de son baccalauréat, il rentre en 1961 à Moscou (Ex URSS) d’où il revient avec un master en Art dramatique. Après quelques années d’exercice au Mali, il retourne encore à Moscou pour sa thèse de doctorat qu’il obtient en 1979. C’est ainsi qu’il rentre définitivement au Mali pour enseigner en qualité de professeur de l’art dramatique à l’Institut National des Arts (INA), à l’École normale supérieure ENSup puis à l’université de Bamako. Dans cette riche carrière d’l’enseignant à l’INA, le premier professeur d’art dramatique a joué un rôle important dans la formation des artistes maliens et étrangers. Son engagement va au-delà de l’enseignement. Entrepreneur culturel, le professeur Gaoussou Diawara a été conseiller du président Amadou Toumani Touré pendant plusieurs années. Il a aussi œuvré dans l’accompagnement des projets culturels, la conception et la réalisation des ateliers d’écritures, des émissions radiophoniques et télévisuelles et la formation de plusieurs générations des journalistes culturels. Fondateur du groupe théâtrale Teriya avec sa femme Victoria Diawara. A travers cette association culturelle, l’auteur a mis sur scène plusieurs œuvres dramatiques qui ont été jouées dans plusieurs établissements scolaires et festivals au Mali et ailleurs. Premier président de l’Union des Ecrivains maliens a, à travers son association et en collaboration avec l’UNESCO le professeur Gaoussou Diawara, porté la voix du Mali dans plusieurs colloques et festivals et dans plusieurs grandes villes au monde notamment au Caire (Egypte), à Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), New Delhi (Inde), Ouaga Burkina Faso), Beyrouth (Liban), Washington (USA), Berlin (Allemagne) etc… Œuvres littératures et théâtrales Le professeur Gaoussou Diawara est l’auteur de plusieurs productions littératures en théâtre, en roman et en poésie. Parmi ses écrits on peut citer « L’aube des béliers », paru en 1973 (théâtre); « Afrique ma Boussole »,1980 (poésie); « La terre et le pain » 1981 (poésie); « La grande panique et autres nouvelles » en 1983 (nouvelles); « Aboubakari II » en 1992 (théâtre) et « la Saga du Roi Mandé Bori » (Aboubakari II) en 2000 (roman). Distinctions Honorifiques Pour sa contribution au développement de l’art et culture, le professeur Gaoussou Diawara a obtenu plusieurs prix et distinctions Honorifiques au Mali et à travers le monde. Parmi ses distinctions on peut citer à savoir Chevalier de l’ordre du mérite national du Mali ; Chevalier de l’ordre du mérite national de la France ; Diplôme d’honneur de l’amitié Mali-Norvège ; Prix du concours théâtral interafricain RFI Paris en 1975 ; Grand prix de la poésie au Mali (UNESCO) en 1975; Diplôme d’honneur du ministère de l’éducation en 1975 ; Diplôme des Média Center USAID 2004 à Bamako. Le professeur Gaoussou Diawara s’est éteint en septembre 2018 à l’âge de 78 ans. En reconnaissance à son action en faveur de la culture, l’Institut National des Arts a été rebaptisé: Institut National des Arts Professeur Gaoussou Diawara, le 13 Décembre 2024 par décret présidentiel. Cette initiative souligne son rôle central dans le développement et la structuration des arts au Mali. Selon le directeur général de l’INA Amadou Lougué, le professeur Gaoussou Diawara était un homme très engagé qui croit en la jeunesse et au théâtre comme moyen d’expression. Il retient de l’homme son humanisme, son intelligence et son attachement à la culture malienne qu’il a fait rayonner à travers le monde. MLD/KM (AMAP)
Kangaba : le Fonds minier de Développement local au centre d’une rencontre

Kangaba, 29 juillet (AMAP) Le Décret No2025 – 0179/PT-RM du 11 mars 2025 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Fonds Minier de Développement local, était au centre d’une rencontre le lundi 27 juillet 2026 à Kangaba, dans la salle de réunion du cercle sous la présidence du préfet de cercle, Abou Dao, a constaté l’AMAP. Ont pris part à la rencontre, les maires, les chefs de village, la société civile, et la jeunesse venus des 08 communes du cercle de Kangaba. La rencontre qualifiée de rencontre de la transparence par les participants a été l’occasion pour le préfet de cercle de donner le montant que chaque commune doit bénéficier. Pour les 08 communes du cercle, les comités communaux de suivi sont déjà installés a indiqué le préfet de cercle. Ils sont chargés de participer à la sélection des projets d’investissements structurants soumis au financement du Fonds minier de Développement local, de suivre l’exécution des projets, d’élaborer les rapports semestriels et annuels à l’attention du Comité régional sur l’utilisation des Fonds, et de formuler des recommandations sur l’état de mise en œuvre des projets. Il a précisé que les chefs de village de la commune bénéficiaire sont membres du comité de suivi et doivent en conséquence participer à toutes ses activités. Comme à l’accoutumée, le préfet a encore saisi l’occasion pour informer les populations du danger du dragage, de la drogue et de l’alcool dans les sites d’orpaillage. A la fin de la rencontre, les chefs de village ont formulé des bénédictions pour le président de la transition. Il a dit que l’or doit briller d’abord pour les maliens. SD/KM (AMAP)
Semaine du numérique : Début des travaux, ce mercredi au CICB

Bamako, 29 juillet (AMAP) Initialement prévue pour hier mardi, la cérémonie officielle d’ouverture de la 4è édition de la Semaine du numérique, est reportée au samedi prochain en raison de la visite du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye dans notre pays. Toutefois toutes les autres activités vont se tenir effectivement ce mercredi 29 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB). Le thème prévu pour cette 4ème édition est : « L’écosystème du numérique au Mali : état de la question, enjeux et perspectives pour une transformation digitale réussie ». Pendant cinq jours, administrations publiques, startups, PME, opérateurs du secteur, chercheurs, universitaires et partenaires techniques échangeront sur les défis liés à la modernisation de l’administration, à la cybersécurité, à l’Intelligence artificielle, aux fintechs et à l’innovation. La cérémonie d’ouverture sera marquée par les discours du directeur général de l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (Agefau), du président de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications, des TIC et des postes (AMRTP), Saïdou Pona Sankaré, du ministre de la Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le Premier ministre, Abdoulaye Maïga interviendra en dernière position au nom du Chef de l’Etat, le Général d’armée Assimi Goïta. Il y aura ensuite une démonstration sur l’estrade d’une technologie de détection d’intrusion réalisée par le Centre d’intelligence artificielle et de robotique (CIAR). La cérémonie s’achèvera par la visite des stands parmi lesquels se trouve celui de l’Agence malienne de presse et de publicité. Cette année, les organisateurs misent sur un format renouvelé. Les ateliers et panels se tiendront quotidiennement et donneront lieu à des recommandations écrites, concrètes et opérationnelles. Ces conclusions ont vocation à servir de base à l’élaboration du prochain document programmatique du secteur du numérique. Le programme prévoit un panel ministériel inaugural, trois ateliers/panels par jour, quatre masterclasses thématiques, quatre keynotes ainsi que des journées portes-ouvertes au sein des structures du secteur numérique. Il est également prévu des expositions, des démonstrations de solutions innovantes, des compétitions entre startups, PME et administrations les plus digitalisées et des concours dédiés à la cybersécurité. Enfin, des séances de réseautage permettront également de rapprocher investisseurs, entrepreneurs et institutions autour de projets innovants. Placé sous le haut patronage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, l’événement ambitionne de réunir les principaux acteurs de l’écosystème numérique, afin d’accélérer la transformation digitale du Mali et de renforcer la coopération au sein de la Confédération des États du Sahel (AES) regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger. TC/KM (AMAP)
Sikasso : l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues se poursuit normalement

Sikasso, 29 juillet (AMAP) conformément au communiqué du ministère des transports (communiqué n° 02-mti-2026), relatif à l’opération spéciale d’immatriculation des engins à deux et trois roues sur toute l’étendue du territoire national, sikasso a entamé ses activités le lundi 15 juin 2026. Selon le communiqué, la direction générale des transports, ses services régionaux et subrégionaux ainsi que les centres dédiés sont mobilisés pour ladite opération. Ainsi, dans la 3ème région administrative du mali, l’opération se tient à trois niveaux : dans le cercle de Kadiolo, dans la ville de Sikasso l’opération se tient à la direction régionale des transports et au centre secondaire qui se trouve à la direction régionale des routes (celui-ci a été créé sur initiative de la direction régionale des transports, celle des routes et l’ANASER). Ce mercredi du mois de juillet, il est environs 10 heures dans la cour de la direction régionale des transports de Sikasso. Sous un soleil de plomb, cette cour communément appelée « ont » est pris d’assaut par les propriétaires des engins à 2 et 3 roues. Au fond et à gauche, sous des manguiers, des hommes et des femmes attendent leur tour pour faire immatriculer leurs motos. Sur place, l’impatience se lit sur le visage des uns et des autres. Chacun est pressé d’avoir sa plaque d’immatriculation et sa carte grise. Ainsi, des tricycles et des motos sont rangés dans la cour en attendant leur immatriculation. « Cette opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues est une très bonne initiative de la part des plus autorités du pays. Depuis 4 heures du matin, je suis ici. J’ai tout laisser-tomber pour pouvoir immatriculer ma moto », déclare Abdoulaye Maïga, qui appelle la direction régionale des transports de Sikasso à étoffer le personnel qui s’occupe de la délivrance des plaques d’immatriculation. A l’en croire, cette direction doit tout mettre en œuvre pour mener à bien cette opération de haute envergure. Daouda Koné du quartier Bougoula hameau vient de recevoir sa plaque. « Nous devons immatriculer nos engins car le défi a été lancé par les autorités de la transition et depuis le lancement de l’opération à Sikasso, j’ai entamé la procédure pour mes motos. Aujourd’hui, je suis vraiment comblé de joie, cela permettra à mes proches de croire à la réalité de cette opération », s’exprime-t-il avec joie. Selon le propriétaire de tricycle Amadou Diassana, cette opération est venue à point nommé, elle permettra non seulement d’identifier mais de sécuriser nos engins. « Je viens de recevoir les plaques d’immatriculation de mes deux motos. Je suis soulagé et en même temps rassuré d’avoir fait mon devoir et je salue les autorités de la transition pour leur clairvoyance », confie Amadou Diassana, pour qui, chaque bon citoyen doit immatriculer sa moto pour son propre bien-être et celui du pays. De son côté, Aldjouma Touré qui déplore la lenteur des activités, propose la création d’un site où les dossiers scannés des usagers seront déposés. S’y ajoutent le remplissage des formulaires, les paiements etc. « L’opération spéciale d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues se passe bien à Sikasso. Du début de l’opération (15 juin) au 14 juillet, les deux centres de la ville de Sikasso ont reçu plus de 4 800 dossiers », affirme la directrice régionale des transports Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue. Qui précise que ces centres travaillent chaque jour de 7h30 à 17h sinon 18h et les samedis. S’agissant de l’affluence, celle qui coordonne les activités laissera entendre que le centre de sa direction pouvait enregistrer 200 à 300 dossiers par jour. Comme système, l’usager se contentait de déposer ses dossiers et le coût de l’opération qui est fixé à 12 000f cfa, les agents se chargeaient du reste des procédures. A l’apparition de la plaque, les agents informaient l’usager qui venait récupérer sa plaque. Comme la population ne recevait pas de reçu avant la confection de la plaque, elle s’est plainte. C’est pourquoi, à présent, ils ont changé de système. Avec ce dernier, ils ne peuvent enregistrer qu’une quarantaine de dossiers par jours au niveau des deux centres. Avec le nouveau système, il faut notamment établir le procès-verbal de réception, faire la facturation, faire le paiement avec sama money, orange money ou moov money ; ainsi, l’argent part directement au trésor (paiement électronique). Là encore, la population se plaint de la lenteur de cette procédure. En termes de défis, l’opération est confrontée au manque de ressources humaines au niveau de la division carte grise (division chargée de l’opération d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues). là-bas, ce sont les stagiaires et les bénévoles qui constituent la cheville ouvrière. Ils remplissent les formulaires et s’occupent des enregistrements dans le registre. A cela s’ajoutent les coupures d’électricité, la perturbation du réseau (orange money, sama money ou moov money). Il faut signaler que la connexion constitue la colonne vertébrale de cette opération. En outre, la directrice régionale des transports, Mme Traoré Lydie M. Fatoumata Jocoue saisira l’occasion pour inviter l’ensemble des propriétaires des engins à 2 et 3 roues à sortir massivement pour faire immatriculer leurs engins, toute chose qui contribuera à identifier le propriétaire mais surtout à faciliter les enquêtes en cas de vol ou d’infraction. Pour sa part, le chef du centre de l’opération spéciale d’immatriculation non moins chef de la division carte grise de la direction régionale des transports de Sikasso, Cheikna Hamalla Siby précise qu’à son niveau l’opération est fréquemment confrontée à un certain nombre de difficultés à savoir, les rejets de dossiers notamment pour motif : « moto déjà immatriculée », « dépassement de numéro de séries », « marques de motos qui n’existent pas dans la base de données de la direction régionale des transports » etc. face à ces situations, la population est très souvent est très impatiente… A cet effet, M. Siby appelle la population au calme car sa division est là pour la satisfaire. Pour rappel, les dossiers à fournir pour avoir accès à la plaque d’immatriculation des engins à 2 et 3 roues sont la facture d’achat de la moto ou la vignette de l’année en
Kolondièba : L’ouverture d’un magasin communautaire dénommé « AGRIMEX »

Kolondièba, 29 juillet (AMAP) Les autorités locales ont procédé à l’ouverture d’un magasin communautaire dénommé AGRITEX SAS le 28 juillet 2026 à Kolondièba, a constaté l’AMAP. Présidée par le préfet de cercle, Boubacar Oumar Traoré , l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles a regroupé plusieurs personnalités dont la 4ème adjointe au maire de Kolondièba, Traoré Nia Dansira,Sory Ibrahim Traoré promoteur de AGRITEX SAS, non moins président des commerçants, la présidente de la CAFO, le président de la chambre d’agriculture, le représentant de KAFO jiginew, et une foule nombreuse de producteurs. Le Chef de l’exécutif local a félicité le président du conseil d’administration d’AGRITEX et ses collaborateurs pour cette initiative innovante qui va améliorer la production et la productivité dans le secteur du monde rural. Il a encouragé les paysans de s’approvisionner à cette structure agricole qui les soulagera dans leur pratique de tous les jours et qui augmentera leurs productions. Le président du conseil d’administration Sory Ibrahima Traoré, plaçant l’événement dans son contexte dira que cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la campagne agricole 2026 _2027 et marque l’ouverture officielle du magasin communautaire AGRITEX SAS de Kolondièba centre ville dans l’enceinte de l’ex CSRef. Elle vise à rapprocher des producteurs des solutions agricoles modernes, des innovations en énergie solaire, des produits biologiques et des opportunités de développement économique offertes par AGRITEX SAS, au bénéfice des agriculteurs de Kolondièba et des communes environnantes. M. Traoré a exhorté les producteurs à pratiquer cette innovation qui contribuera à les soulager . Avant de remercier les autorités administratives et communales, les producteurs, les commerçants et tous les partenaires pour l’importance qu’ils ont accordée à l’ouverture de ce magasin de vente d’intrants et de matériels agricoles. Les produits ont été présentés par les différents responsables :Solomane Fanè (emicom), Bakary Coulibaly de Evert mest , José Abada de Néo life international et Habi Sanou de Biostimax . Mme Goïta Habi Siby représente d’AGRITEX SAS Kolondièba a remercié les autorités locales et la population pour leur présence massive, le président du conseil d’administration d’AGRITEX SAS et ses collaborateurs pour cette initiative qui vient à point nommé pour soulager les producteurs du cercle de Kolondièba. NMK/KM (AMAP)
Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo

Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, mardi 28 juillet, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP) Ségou : les FAMa annoncent la neutralisation d’éléments de la coalition JNIM/FLA près de Sokolo Bamako, 29 juillet 2026 (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont annoncé avoir neutralisé, hier mardi, des éléments de la coalition terroriste JNIM/FLA lors d’une mission de reconnaissance menée aux abords de Dagabory, dans le cercle de Sokolo, région de Ségou. Selon un communiqué de l’État-Major général des Armées, les forces engagées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko ont repéré deux pick-up armés ainsi qu’un groupe de combattants affiliés à cette coalition. Après exploitation et confirmation des renseignements recueillis, les objectifs identifiés ont été neutralisés. L’État-Major précise que les opérations de reconnaissance et de ratissage se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer la situation et de renforcer la sécurisation de la zone. Réaffirmant sa détermination à poursuivre les opérations de surveillance, de contrôle et de sécurisation sur l’ensemble du territoire national, l’État-Major général des Armées appelle les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. CMT (AMAP)
Nigeria–Afrique du Sud : Abuja et Pretoria s’engagent à apaiser les tensions après les violences contre des Nigérians

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le Nigeria et l’Afrique du Sud ont convenu de désamorcer les tensions provoquées par les récentes attaques visant des ressortissants nigérians en Afrique du Sud, a appris l’AMAP de source proche du dossier. À l’issue d’une rencontre à Abuja entre le ministre d’État nigérian aux Affaires étrangères, Sola Enikanolaiye, et son homologue sud-africain Ronald Lamola, Pretoria s’est engagée à poursuivre les auteurs des violences, tandis qu’Abuja recense les pertes subies par ses ressortissants en vue d’éventuelles discussions sur des compensations. « Nous sommes convenus de désamorcer les tensions qui avaient éclaté entre nos deux pays et nos peuples », a déclaré M. Enikanolaiye. Il a indiqué que le Nigeria demandait également un renforcement des mesures de protection de ses citoyens, notamment un système d’alerte précoce, une présence policière accrue dans les zones à risque et des poursuites contre les responsables des attaques. Le ministre sud-africain Ronald Lamola a condamné « toutes les formes de xénophobie », affirmant que les violences « ne sont pas organisées par l’État et ne sont pas cautionnées par le gouvernement sud-africain ». Il a, toutefois, rappelé les préoccupations de Pretoria concernant certaines activités criminelles attribuées à des ressortissants nigérians, tout en soulignant que ces infractions devaient être traitées exclusivement dans le cadre de la loi. Ces engagements interviennent après plusieurs mois d’attaques contre des ressortissants africains étrangers et de pillages de commerces appartenant à des migrants en Afrique du Sud. Le 16 juillet, Abuja avait annoncé le rapatriement d’environ 1.490 Nigérians à la suite des violences, qui ont ravivé les tensions récurrentes entre les deux plus grandes économies du continent. OS/KM(AMAP)
Ebola en RDC : Le nombre de cas confirmés a atteint 3200, selon un porte-parole de Guteres

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le nombre de cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo a atteint 3 200 a , déclaré lundi Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU António Guterres, lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU. M. Haq a indiqué que l’épidémie d’Ebola continuait de s’étendre, le nombre croissant de cas et de décès exerçant une pression toujours plus forte sur les services de santé et les efforts déployés par l’ONU pour y faire face. « Au 25 juillet, les autorités sanitaires nationales avaient signalé 3 200 cas confirmés d’Ebola dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, du Haut-Uele et du Tshopo. Plus de 100 nouveaux cas confirmés ont été signalés pour la deuxième journée consécutive. Avec nos partenaires, nous continuons à soutenir les autorités en matière de surveillance, de recherche des contacts, de tests de laboratoire et de prise en charge des patients. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a fourni plus de 140 000 repas chauds et de la nourriture à plus de 23 000 patients, contacts et personnes vulnérables touchés par l’épidémie dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. L’UNICEF (Fonds des Nations unies pour l’enfance) et nos partenaires ont également effectué plus de 27 000 visites à domicile afin de faciliter l’identification et le suivi des cas suspects dans les communautés touchées », a déclaré M. Haq. KM (AMAP)
AMAP : Tenue de la 50ème session de son Conseil d’administration

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le ministre de la Communication, Alhamdou Ag Ilyène, a présidé lundi dans la salle de conférence de son département la 50ème session du CA de l’AMAP, a constaté l’Agence Nationale de Presse du Mali. C’était en présence du directeur général de l’Amap, Alassane Souleymane et de plusieurs autres membres du CA. Cette session a permis de faire le point sur la marche de l’Agence et de dégager les priorités pour les prochaines années. Les points inscrits à l’ordre du jour de cette session étaient l’adoption du procès-verbal de la précédente session, l’examen de l’état de mise en œuvre des recommandations, l’exécution du budget 2025, le rapport du commissaire aux comptes ainsi que l’examen et l’adoption du rapport d’activités 2025. La session a également été marquée par l’adoption d’un budget rectificatif 2025 de plus de 2,462 milliards de Fcfa, en hausse de 7,06% par rapport à 2024. Cette enveloppe doit notamment contribuer à l’optimisation de l’imprimerie, au renforcement de la dotation en carburant et à l’acquisition de motos destinées aux agents de recouvrement et aux distributeurs des anciens entrepôts. Mais derrière ces ajustements budgétaires, se dessine surtout une ambition plus large : donner à l’Amap les moyens de s’adapter à un paysage médiatique en pleine mutation. Dans son discours d’ouverture, le ministre Alhamdou Ag Ilyène a déclaré que le secteur de l’information traverse une période de profond bouleversement. Les réseaux sociaux et l’Intelligence artificielle transforment les méthodes de production, de traitement et de diffusion des contenus. Pour les médias publics, le défi n’est donc plus seulement de produire de l’information, mais de la produire vite, avec rigueur, de la diffuser sur les bons supports et de rester crédible dans un environnement saturé de contenus. Dans cette bataille de l’information, le ministre a rappelé la place particulière de l’Amap et de son quotidien national, L’Essor. «L’Amap constitue la mémoire vivante de notre République», a-t-il déclaré, estimant que l’Agence demeure un instrument essentiel de diffusion d’une information fiable, professionnelle et équilibrée, au service de la souveraineté du Mali. Pour le ministre, la souveraineté ne se limite pas aux dimensions militaire et économique. Elle passe également par la capacité d’un pays à produire ses propres contenus, à raconter ses réalités et à porter sa voix avec responsabilité. Dans cette perspective, Alhamdou Ag Ilyène a appelé à une accélération de la transformation numérique de l’Amap. Il s’agit notamment de renforcer sa présence sur les plateformes numériques, de mieux valoriser ses archives nationales et de développer davantage le journalisme multimédia. L’Intelligence artificielle devra également trouver sa place dans cette nouvelle dynamique, mais dans un cadre éthique et maîtrisé. Le ministre a insisté sur la nécessité de renforcer continuellement les compétences des journalistes et des techniciens, tout en consolidant une gouvernance fondée sur la performance, la transparence et la redevabilité. Autre priorité : la diversification des ressources. L’Agence est invitée à développer de nouveaux services, à renforcer son potentiel publicitaire et à nouer des partenariats stratégiques avec des institutions nationales, africaines et internationales. L’objectif affiché est de faire de l’Amap une référence dans l’espace médiatique ouest-africain. Évoquant le plan stratégique 2025-2028, le président du Conseil d’administration a appelé le personnel à maintenir le cap des réformes afin de faire de l’Agence un véritable symbole de l’excellence du service public. «Faisons-en sorte que chaque dépêche, photographie, reportage et publication contribuent à renforcer l’unité nationale, à éclairer nos concitoyens et à faire rayonner le Mali au-delà de ses frontières», a-t-il exhorté. L’examen du rapport d’activités 2025 a, de son côté, permis de mesurer les efforts accomplis par les équipes et la continuité du service public de l’information. La mise en œuvre des recommandations issues de la précédente session a également été passée en revue. Pour sa part, le directeur général de l’Amap, Alassane Souleymane, a précisé que cette session constitue une étape importante dans la vie de l’Agence. Reconnaissant les défis auxquels elle reste confrontée, il a réaffirmé la détermination de ses équipes à poursuivre leur mission et à mettre en œuvre les orientations du Conseil d’administration pour améliorer les performances de l’établissement. SSD/KM (AMAP)
Tchad : N’Djamena notifie son retrait de la Cour pénale internationale

Bamako, 28 juillet (AMAP) Le gouvernement tchadien a annoncé lundi avoir engagé la procédure de retrait de la Cour pénale internationale (CPI), estimant que le bilan de l’institution est « limité et inégal » et dénonçant une « sélectivité incontestable » dans le choix des pays faisant l’objet de ses enquêtes. Dans un communiqué, le porte-parole du gouvernement, Gassim Cherif, a indiqué que cette décision fait suite à « un examen approfondi du fonctionnement de la Cour pénale internationale depuis le début de ses activités en 2002, ainsi que de son bilan, dont l’efficacité demeure limitée et inégale selon les régions ». Le gouvernement a précisé avoir officiellement notifié au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, sa décision de se retirer du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI. Selon le communiqué, N’Djamena reproche à la Cour de concentrer l’essentiel de ses investigations sur les pays africains. Les autorités tchadiennes soulignent que, sur les 13 enquêtes ouvertes par la CPI depuis sa création, neuf concernent des pays africains contre quatre dans le reste du monde. Elles relèvent également que, parmi les sept personnes actuellement détenues par la Cour, six sont poursuivies dans des affaires liées à des situations africaines. « Nous pensons que la CPI est devenue un outil de domination, un instrument du néocolonialisme », a déclaré Gassim Cherif, ajoutant que le retrait du Tchad s’inscrit dans « une vision plus large et panafricaine ». Le Tchad devient ainsi le dernier pays africain à annoncer son intention de quitter la CPI, après le Niger, le Mali et le Burkina Faso, qui avaient fait une annonce similaire en septembre dernier. Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, le retrait prendra effet un an après la réception de la notification par les Nations unies. La Cour pénale internationale, entrée en fonction en 2002, est chargée de poursuivre les auteurs présumés de génocide, de crimes contre l’humanité, de crimes de guerre et du crime d’agression. Depuis plusieurs années, certains États africains dénoncent un ciblage disproportionné du continent par la juridiction. En 2017, le Burundi est devenu le premier pays à se retirer effectivement de la CPI, accusant également la Cour de viser principalement les dirigeants africains. En 2016, l’Afrique du Sud et la Gambie avaient annoncé leur intention de quitter l’institution, mais ces procédures n’avaient finalement pas abouti. Cette annonce intervient également dans un contexte de critiques croissantes à l’égard de la CPI. Le Venezuela a notifié vendredi dernier son intention de se retirer de la Cour, invoquant un « biais géographique » à l’encontre des pays du Sud global. Il est à noter également que les États-Unis, ne sont pas membres de la CPI. OS/KM (AMAP)

