Mali : Lancement d’une formation de formateurs pour renforcer l’employabilité des jeunes
Bamako, 11 juin 2025 (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Oumou Sall Seck, a présidé, le 10 juin 2025, au Centre de formation professionnelle de Sénou, l’ouverture d’une session de formation de 40 formateurs dans le cadre du Programme régional de formation professionnelle (PROFOR), annonce un communiqué du département en charge de l’Emploi. « Cette formation s’inscrit dans la vision du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, pour améliorer les conditions de vie des Maliens à travers une meilleure employabilité », a déclaré la ministre citée par la même source. Organisée du 10 au 12 juin 2025 sous le thème « Renforcement des capacités didactiques et pédagogiques », cette session vise à doter 40 formateurs, issus de centres publics, privés et d’établissements techniques, de compétences en conception de séquences pédagogiques. Ce programme s’appuie sur un partenariat avec la Haute école fédérale de la formation professionnelle (HEFP) de Lausanne, en Suisse, représentée par Sophie Murat. Cette dernière a salué la formation préalable de sept formateurs maliens à Grand-Bassam, en Côte d’Ivoire, qui encadrent désormais cette session. La ministre a rappelé les objectifs du Plan d’action du gouvernement 2025-2026, visant à former 7 516 jeunes dans des métiers porteurs et à placer 1 700 autres déscolarisés ou non scolarisés en apprentissage. « Ces initiatives ambitionnent de renforcer la compétitivité des entreprises et de réduire le chômage », a dit Mme la ministre. Elle a exhorté les formateurs « à faire preuve de rigueur et les participants à s’impliquer activement. » Le président du Conseil d’administration du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) et le représentant de la mairie de la Commune VI, Modibo Coulibaly, étaient présents à la cérémonie qui s’est conclue par la remise de certificats aux sept formateurs maliens formés à Grand-Bassam. OS/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre préside une réunion clé sur la digitalisation de l’Administration (Communiqué)
Bamako, 11 juin (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mardi, à la Primature, une réunion du Comité de pilotage de la digitalisation de l’Administration, marquée par la présentation d’un logiciel de gestion de l’état-civil et du Projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH), a appris l’AMAP de source officielle. « Ces initiatives traduisent la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour une administration moderne et efficace », a déclaré le Premier ministre cité par un communiqué de la Primature. Le logiciel de gestion de l’état-civil, développé par l’Agence nationale de sécurisation des actes d’état civil, en collaboration avec le Centre de traitement des données de l’état-civil (CTDEC), vise à faciliter l’identification, la production et l’authentification des actes de naissance, de mariage et de décès à travers une application destinée aux structures de santé et à l’état-civil. Cette initiative, présentée lors de la réunion, s’inscrit dans la mission de sécurisation électronique des données administratives. La seconde présentation a porté sur le SIGRH, un projet visant à optimiser la gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales. Les discussions ont abordé l’état d’avancement de l’interconnexion au serveur du SIGRH, l’installation de la fibre optique et du réseau local dans les services concernés. Le Premier ministre a salué la qualité des travaux réalisés par les experts, annonçant une prochaine présentation au Chef de l’État. Ces avancées, soutenues par le président de la Transition, sont présentées comme illustrant l’engagement du gouvernement à moderniser l’Administration malienne pour une meilleure efficacité et transparence. OS/MD (AMAP)
Tabaski : Après la fête, la gueule-de-bois et la galère
Par Moussa M. Dembélé Bamako, 11 juin (AMAP) Les lendemains de fête laissent un arrière-goût amer dans… le portefeuille que le compte en banque, pour ne pas dire un état de gueule-de-bois financier !!! La fête de Tabaski, l’un des événements religieux les plus budgétivores pour les chefs de famille, en particulier, n’échappe pas à la règle du réveil douloureux et du retour à la réalité du quotidien. Comme des lendemains qui déchantent un peu ou beaucoup, après les victuailles de la célébration, beaucoup ont de la peine à joindre les deux bouts, surtout si la fête arrive au début du mois, comme ce fut le cas, le 6 juin 2025. Si certains s’endettent pour passer la fête, d’autres se contentent simplement du peu qu’ils ont. Après la fête, les arguments sont diversement partagés. Rencontré ce lundi 9 juin 2025, aux environs de 14 heures, à Badalabougou, en Commune V du District de Bamako, Lamine Doucouré est vendeur ambulant d’accessoires de téléphone. Articles sur le bras, la fatigue sur le visage, il n’a rien vendu depuis le matin. Selon, lui, les clients n’ont plus d’argent, car ils viennent de faire de grosses dépenses lors de la fête de Tabaski. « Pas de temps à perdre maintenant. Nous venons de dépenser tout qu’on avait à l’occasion de la fête. C’est pour cette raison que, depuis le lendemain de la fête, j’ai repris mon activité », confie-t-il. Avant d’ajouter que la fête a été célébrée dans un moment difficile. « Les gens n’avaient pas d’argent mais malgré tout, ils se sont efforcés pour faire face aux dépenses », explique-t-il. DES INQUIETUDES – Lassina Diarra, vendeur de friperies à Magnambougou, en Commune VI du district de Bamako, abonde dans le même sens que notre précédent interlocuteur. « Après la fête, c’est la galère. Pour nous retrouver financièrement, il nous faut plus d’un mois. Le commerce est une chaîne. Les clients doivent avoir de l’argent pour acheter. Quand ils sont dans des difficultés financières, nous les commerçants, nous le ressentirons automatiquement », dit-il. « J’ai fait trop de dépenses cette année lors de la fête. Je suis parti au village avec mon épouse. À cela s’ajoute d’autres dépenses imprévues. La vie à Bamako coûte déjà chère, s’il faut ajouter d’autres problèmes financiers, ce sera compliqué », s’inquiète Ibrahim Diallo, commerçant au Grand marché de Bamako. Ceux qui s’endettent pour fêter, sont souvent dans l’impasse. Ils ont du mal à payer les dettes contractées. Un fonctionnaire, qui a requis sous l’anonymat, nous explique les difficultés financières auxquelles il fait face après la fête. « Le seul espoir de revenu régulier pour un fonctionnaire, c’est son salaire. Pendant les fêtes, cet argent ne suffit pas pour les dépenses. C’est pour cette raison, qu’on s’endette. Cette année, j’ai pris une dette que je dois rembourser pendant de trois mois. Ce qui va impacter sur d’autres projets en cours », dit avec une pointe de regret dans la voix. Certains pensent que célébrer une fête ne nécessite pas d’aller au-delà de ses moyens mais plutôt faire en fonction de ses capacités financières. En tout cas, c’est ce qu’avance Siaka Diamoutènè, enseignant de collectivité. « C’est l’une des fêtes de Tabaski les plus difficiles de l’histoire. L’insécurité grandissante plus la pauvreté, auxquelles s’ajoute la cherté de la vie. J’ai fêté avec mes maigres moyens en évitant de m’endetter. Car la fête passe, mais les dettes restent », a -t-il conclu. MMD/MD (AMAP)
Symposium national de l’ONG Join For Water dans le cadre du 26e édition de la Quinzaine de l’environnement
Bamako, 10 juin (AMAP) L’ONG Join For Water « Protos » a organisé, mardi, à Bamako, un symposium national, en partenariat avec l’ambassade de Belgique, sur le thème : « La sécurité de l’eau et la résilience climatique : restaurer les écosystèmes, lutter contre la pollution pour un accès durable à l’eau », a constaté l’AMAP. Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la célébration de la 26e édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif de « créer un cadre national déchange et de sensibilisation sur les enjeux de la sécurité de l’eau. » Dans son allocution, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement, Moussa Diarra, a précisé que « ce symposium se veut être un espace de réflexion collective, de dialogue inclusif et de partage d’expériences entre les institutions publiques, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la Société civile, les communautés locales et les chercheurs. » « Dans un contexte de changement climatique, l’eau devient plus rare, plus vulnérable inégalement répartie entre les territoires. À cela, s’ajoute une pollution alarmante, en particulier la pollution plastique, qui contamine les cours d’eau, dégrade les écosystèmes aquatiques et compromet les usages agricoles et domestiques de l’eau », a ajouté M. Diarra qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Le secrétaire général du département de l’Environnement, a, ensuite, souligné que face à « cette situation d’urgence, il est impératif d’agir pour restaurer les écosystèmes dégradés, renforcer la gouvernance de l’eau, protéger les bassins versants, lutter contre les pollutions émergentes et construire une résilience socio-économique durable. » Par ailleurs, Moussa Diarra a rappelé que, depuis 2022, le programme « Protéger et consommer l’eau pour une meilleure résilience autour de Bamako » a permis la restauration de plus de 85 hectares de forêts et de terres agricoles, la formation de près de 1 000 agriculteurs pour une pratique agricole durable et à la gestion des infrastructures hydrauliques, ainsi que la sensibilisation de plus de 6 000 élèves en éducation environnementale. Pour sa part, coordinatrice-pays de Join For Water, Mme Bintou Traoré, a indiqué que ce forum est un cadre initié par l’ONG « et ses partenaires pour mettre en relief les problématiques liées à la sécurité de l’eau. » Elle a indiqué que la journée sera marquée par des présentations d’experts sur les enjeux de la pollution, l’accès à l’eau et le changement climatique, des partages d’expériences locales et des témoignages. Mais également, un panel traitera de la problématique de l’accès liée à l’eau. Mme Traoré a aussi rappelé que « Join For Water est une ONG internationale belge, expérimentée dans la gestion de l’eau, dont la vision est de garantir le droit à l’eau pour aujourd’hui et pour les générations futures. » « Pour cela, nous développons des solutions innovantes et durables sur la protection et l’utilisation équitable des ressources en eau », a fait savoir Bintou Traoré. Enfin, elle a expliqué que le programme 2022-2026 de Join For Water est mis en oeuvre dans trois communes du Cercle de Kati, structuré autour de quatre résultats intersectoriels, qui contribuent à l’atteinte de huit objectifs de développement durable. De son côté, l’ambassadeur de Belgique au Mali, Patrick Deboeck, a souligné que son pays, ses partenaires de développement et l’humanité sont fiers de leur partenariat de longue date avec le Mali pour relever les défis liés à l’eau, à l’environnement et au climat. Il a ajouté : « le programme repose sur les besoins des communautés maliennes, afin de renforcer leurs capacités de résilience et d’adaptation aux effets du changement climatique. » MMD/MD (AMAP)
Mali : Présentation du logiciel de gestion de l’état civil et du projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH)
Bamako, 11 juin (AMAP) Le logiciel de gestion de l’état-civil et le projet de système intégré de gestion des ressources humaines (SIGRH) des fonctions publiques de l’état et des collectivités territoriales ont été présentés mardi au Premier ministre, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le Général de Division Abdoulaye Maiga, a constaté l’AMAP. Ces deux logiciels présentés lors d’une réunion par le comité de pilotage chargé de la digitalisation de l’Administration, s’inscrivent dans le cadre de la digitalisation de l’administration prônée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le logiciel de gestion de l’état civil et le système de gestion intégré des ressources humaines SIGRH procurent de nombreux avantages à en croire les experts. Près de cinq mois après sa création, l’Agence nationale de Sécurisation des actes d’état civil développe en relation avec le centre de traitement des données de l’état civil (CTDEC), une application destinée aux structures de santé et à l’état-civil. Cette action s’inscrit dans le cadre de sa mission d’identification des moyens électroniques, la conception, la production et l’authentification des actes d’état-civil à savoir naissances, mariages et décès. La deuxième présentation du jour a concerné le projet de système intégré de gestion des ressources humaines des fonctions publiques de l’Etat et des collectivités territoriales SIGRH. Les échanges ont porté sur l’état d’exécution des travaux d’interconnexion au serveur du SIGRH, l’état d’exécution des travaux d’installation de la fibre optique et du réseau local au niveau des services gestionnaires des ressources humaines. Le chef du Gouvernement a, pour sa part, félicité les experts pour la qualité des différentes applications avant leur présentation au président de la Transition les tous prochains jours. KM (AMAP)
Curage des collecteurs et caniveaux à Bamako : La ministre chargée de l’Environnement inspecte les sites de Dianéguéla et Missabougou
Bamako, 10 juin (AMAP) La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, s’est rendue, lundi, sur les sites de Dianéguéla et Missabougou, en cours de curage, pour s’assurer de l’évolution des travaux. « Nous sommes venus voir si les entreprises respectent leurs engagements. Ce que j’ai vu est satisfaisant, mais il reste encore beaucoup à faire », a déclaré la ministre chargée de l’Environnement. Mme Tangara Mariam Doumbia a indiqué que les entreprises ont promis de boucler les travaux avant le délai requis. Elle a mis en garde les populations contre les branchements anarchiques dans les collecteurs. Et a insisté que ces ouvrages ne sont pas faits pour recevoir des ordures, encore moins les branchements d’eaux usées. Elle a annoncé que des convocations sont en cours de distribution aux contrevenants, avec une phase de sensibilisation préalable à toute répression. La ministre était accompagnée par le directeur national de l’assainissement et du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN), Niarga Oulé Dembélé, et des responsables des entreprises prestataires. La visite s’inscrit dans le cadre des activités de la 26è édition de la Quinzaine de l’environnement. Lancés le 15 mai dernier, les travaux de curage des collecteurs et caniveaux vont durer deux mois et demi. À ce jour, le chantier de Dianéguéla affiche un taux d’exécution de 22 %. Celui de Missabougou est plus avancé, atteignant 80 %. En 2024, la ville de Bamako a enregistré 79 cas d’inondations selon la Direction générale de la protection civile (DGPC), soit un niveau inédit lié à des précipitations exceptionnelles et à l’obstruction des caniveaux par les déchets. Face à cette situation alarmante, le gouvernement a mobilisé plus de 2,6 milliards de Fcfa pour le programme de curage 2025 dans le District de Bamako. L’objectif est d’améliorer l’évacuation des eaux pluviales, réduire les risques d’inondation et protéger les populations. Le programme de curage 2025 bénéficie du soutien financier du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA), financé par la Banque mondiale et le Budget spécial d’investissement (BSI). Il prévoit, 131.073 ml de collecteurs à curer pour un coût de 1,24 milliard Fcfa contre 90.865 ml l’année dernière. S’y ajoute le curage de 235.365 ml de caniveaux contre 210.306 ml en 2024, pour un coût de 1,12 milliard Fcfa et celui de 29.317 ml de caniveaux supplémentaires sur financement BSI pour 300 millions Fcfa. Au total, cela représente une hausse de 26,9 % de la longueur des collecteurs curés et de 3,91 % pour les caniveaux, comparé à 2024. Les déchets extraits seront acheminés vers la décharge finale de Noumoubougou, sous la supervision des bureaux de contrôle. Au-delà du District de Bamako, les opérations de curage concerneront également d’autres localités comme Bla, elle aussi touchée par des inondations en 2024. MS/MD (AMAP)
Tominian : Des acteurs humanitaires renforcent leurs capacités techniques.
Tominian, 10 juin (AMAP) Le préfet du Cercle de Mandiakuy, Kalifala Coulibaly, qui assurait l’intérim du préfet du Cercle de Tominian, a présidé l’ouverture de la session de renforcement des capacités techniques des bénéficiaires du projet German Federal Foreign Office (GFFO) qui s’est tenue les 20, 21 et 22 mai 2025, dans la salle de réunion du Cercle de Tominian (Centre). En présence du maire de la Commune rurale de Tominian, Boba Abed Négo Dakouo, et du représentant de ADRA Mali, Abdoulaye Diakité, le préfet Kalifala Coulibaly à félicité ADRA Mali et ses partenaires pour l’organisation de cette activité. Il a invité les participants à plus de participation et à faire une restitution à la base, dès leur retour a leurs bases, et a aussi réitéré l’accompagnement de l’administration locale à l’ensemble des activités de ADRA Mali à Tominian. Le maire de la commune rurale de Tominian, dans son mot de bienvenue, a aussi félicité l’ONG ADRA Mali pour la tenue de cette activité à Tominian. Selon lui, la formation des membres des différents comités permettra l’atteinte des objectifs assignés. Il a encouragé les participants à plus d’efforts pour la réussite de la présente activité. Le représentant de ADRA Mali, dans son intervention, a indiqué que « l’objectif général est de renforcer les capacités techniques des premiers intervenants en matière de réponse humanitaire rapide, efficace, coordonnée et conforme aux normes humanitaires pour améliorer la qualité, la pertinence et la coordination des réponses humanitaires dans le Cercle de Tominian. » Selon le chef du projet GFFO Mamadou Diakité, à l’issue de la formation : les participants maîtrisent les principes humanitaires fondamentaux (humanité, neutralité, impartialité, indépendance) et les normes Sphère applicables aux secteurs clés (eau, hygiène, assainissement, sécurité alimentaire, abris, santé, etc.) ; les premiers intervenants connaissent les mécanismes nationaux et locaux de réponse humanitaire et de gestion des clusters ; les échanges et partage d’expériences entre les communes pour une réponse collective et harmonisée sont faits. Le projet de « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants et répondants de première ligne » des Communes de Tominian, Lanfiala, Koula, Timissa, Fangasso et du Cercle de Tominian met l’accent sur les principes/normes humanitaires sphère, les réponses et leur coordination. Facilité par le responsable du Bureau d’assistance de conseils pour le développement à la base (BACD). Bourama Traoré, les participants ont planché sur les modules : les principes humanitaires, l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement, l’approche humanitaire, l’élaboration de plan d’action en cas de catastrophes, entre autres. Cela été l’occasion pour les participants de faire des témoignages et d’échanger sur les expériences locales en réponse humanitaire. Les ONGs ADRA-Mali Adventist Development Relief Agency et AFAD Association de Formation et d’Appui au Développement ont initié, en partenariat avec ADRA Allemagne, le projet intitulé GFFO « Renforcement des acteurs humanitaires locaux en tant que premiers répondants dans le cadre du projet Nexus Chapeau au Mali, au Burkina Faso et au Mozambique ». Il est financé par « German Federal Foreign Office GFFO ». Il a pour objectif de « renforcer le pouvoir d’action des femmes, des filles, des garçons et des personnes ayant des besoins spécifiques vivant dans les zones de crise du Burkina Faso, du Mali et du Mozambique. » Il s’agit de les doter de moyens pour « participer activement à la prise de décisions concernant des mesures d’alerte précoce inclusives et équitables, grâce à des interventions ciblées dans les domaines de la réduction des risques de catastrophe (RRC), de la sécurité alimentaire et du WASH ». Le projet GFFO vient en soutien au projet BMZ-NEXUS-BFA-MALI, financé par le BMZ, en cours de mise en œuvre au Mali et au Burkina Faso, depuis 2022, afin de couvrir des actions humanitaires. Sadraac TIENOU AMAP-Tominian
Fête traditionnelle des masques à Mouni, dans le Cercle de Mandiakuy (Centre).
Mandiakuy, 09 juin (AMAP) Lundi, 09 juin 2025, le village de Mouni a vibré au rythme des tams-tams et des masques, lors d’une cérémonie culturelle de grande envergure célébrée chaque année dans ce petit village Bwa avant l’installation de la saison des pluies, a constaté l’AMAP. Autrefois, elle ne passait jamais inaperçu. Grand festival national des masques pendant une décennie, l’insécurité grandissante dans la zone à réduit l’événement à sa forme traditionnelle. Après avoir passé dix jours dans la brousse, les masques sont revenus dans le village, lundi matin en trois groupes. Le premier groupe de masques, pour donner le ton de la fête aux environs de midi. Une dizaine de masques, tous noirs, ont fait le tour du village, en exécutant des danses expiatoires, signes de demande de pardon et prier les ancêtres de leur accorder une bonne saison de pluie. Ils sont suivis par de nombreuses femmes et des enfants. Le deuxième groupe fait son entrée et visite les sites de culture et de tradition. Ces Bwa sont des cultivateurs de produits vivriers, d’arachide et surtout en fibre de dah (hibiscus, oseille), essentielle dans la fabrication des masques. Enfin, le troisième et dernier groupe de masques retourne au village aux environs de 16 heures. Celui-là passe devant les concessions des notables, exécute des danses folkloriques aux rythmes des tams-tams et des flûtes traditionnels avant de rejoindre la place publique où la fête s’est déroulée toute la soirée. Le chef de village Kalifa Thienou que nous avons rencontré chez lui, a formulé des voeux de paix et de stabilité pour la nation Mali, « seule condition qui pourrait permettre le retour du festival des masques dans son village. » JD/MD (AMAP)
Mali : Une semaine pluvieuse avec des températures élevées du 9 au 15 juin
Bamako, 9 juin (AMAP) La semaine du 9 au 15 juin 2025 au Mali sera marquée par des conditions météorologiques pluvieuses dans la majeure partie du pays, accompagnées d’un ciel nuageux à localement couvert, annonce lundi la Cellule de communication du ministère des Transport et des Infrastructures/Agence Mali-Météo. « Les vents de mousson domineront sur l’ensemble du territoire, à l’exception de la région de Taoudéni », précise la même source. Les prévisions météorologiques hebdomadaires annoncent des pluies dans plusieurs régions, notamment à San, Gao, Dioïla, Sikasso, Tombouctou, Kayes, Kita et le district de Bamako dès le lundi 9 juin. Ces précipitations se prolongeront tout au long de la semaine, touchant également Bougouni, Douentza, Koutiala, Bandiagara, Nioro, Mopti, Ségou, Nara et Kidal à des jours variés, avec une couverture particulièrement large le samedi 14 et le dimanche 15 juin. Les températures resteront stables, avec des maximales oscillant entre 35°C et 46°C et des minimales entre 23°C et 33°C. Cependant, la visibilité sera réduite dans les régions du Nord et du Centre en raison de la poussière en suspension. L’Agence Mali-Météo recommande à la population de rester informée des mises à jour des prévisions météorologiques tout au long de la semaine. OS/MD (AMAP)
Le Président Goïta assiste à la première exécution de la Confédérale (l’hymne de la Confédération AES)
Bamako, le 9 mai (AMAP) Le président en exercice de la Confédération Alliance des Etats du Sahel (AES), chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, ce matin au palais de Koulouba, à la montée des couleurs de l’AES sur les mélodies de la Confédérale (hymne de la Confédération AES), exécuté, la première fois, par le Bataillon de musique des forces armées et de sécurité, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier du ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division, Abdoulaye Maïga, accompagné par des membres du gouvernement, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée Malick Diaw, ainsi que des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger dans notre pays. Y compris d’autres diplomates accrédités au Mali. Le personnel de la Présidence de la République, civils et militaires, ont participé massivement. Selon le général de division Abdoulaye Maïga, la Confédérale n’est pas qu’une simple composition de mélodies, mais « elle comporte des messages et permet de transmettre des valeurs fortes autour desquelles nous nous retrouvons en tant que Peuple de l’AES». Et d’ajouter « qu’avec l’exécution, aujourd’hui, de cet hymne, nous avons l’obligation, citoyens de l’AES, de l’approprier. » La Confédération AES est une entité juridique de nature étatique dont le modèle repose sur des symboles. Au-delà du drapeau, l’AES dispose désormais d’une devise qui est : un Espace-un Peuple-un Destin. et auss la Confédérale. OD/MD (AMAP)

