Les Forces de defense et de sécurité recoivent  150 véhicules

Bamako, 12 juin (AMAP) Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine a remis, ce jeudi matin, à l’École nationale de police, l150 véhicules, de type Pick-up mono cabine, aux Forces de sécurité du Mali, a constaté l’AMAP sur place. Cette remise de clés des moyens roulants au chef d’état-major de la Garde nationale, au Directeur général de la Police nationale et à celui de la Gendarmerie nationale, rentre dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de sécurité du Mali. « Le contexte sécuritaire actuelle, marquée notamment par la perpétration d’actes désespérés par les groupes terroristes, leurs soutiens et alliés en pleine débandade, exige une plus grande vigilance et nous amène, de plus en plus, à renforcer à tout pris les capacités des Forces de défense et de sécurité », a expliqué le général de division Daoud Aly Mohammedine. Cela, « afin qu’elles puissent continuer d’obtenir les résultats à la dimension de nos attentes. » Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a rappelé aux bénéficiaires que « nous ne devons donc pas baisser la garde. »  Et le Général de division Daoud Aly de se réjouir que, « ces derniers temps, sur les différents théâtres d’opération, nos Forces de défense et de sécurité ont démontré la preuve de leur professionnalisme, de leur réactivité et de leur efficacité opérationnelle, en infligeant de lourdes pertes aux Groupes armés terroristes (GAT) qui croyaient pouvoir s’adonner tranquillement à leur basse besogne, comme dans le passé. » Au nom des bénéficiaires, le chef d’état-major de la Garde nationale, le Général de brigade Foumouké Camara, tout en s’en félicitant, a  indiqué que la remise de ces véhicules a été précédée par la répartition de plus 700 engins dont des véhicules et des motos aux trois corps de nos Forces de défense et de sécurité. OD/MD (AMAP)

Kati mobilisé pour les FAMa : Un meeting géant pour l’unité nationale et la vigilance citoyenne

Kati, 12 juin (AMAP) Un rassemblement de soutien aux Forces armées maliennes (FAMa) et aux autorités de la Transition, a rassemblé une grande foule, mercredi, à Kati, à la Maison des jeunes et de la culture, avec le mort d’ordre de renforcer le sentiment patriotique et appeler à la vigilance active des populations en cette période de conflit, a constaté l’AMAP sur place. L’événement, a servi de tribune pour lancer des appels clairs à la population et sensibiliser les populations à l’utilisation « des numéros d’urgence et à la bonne conduite en cas de menace terroriste a été au cœur des interventions. » Le président de l’Alliance Mali Tagné (AMATA) et porte-parole des Force vives, a insisté sur « l’importance pour chaque citoyen d’enregistrer les numéros d’urgence dans son téléphone. » « Cela permet d’alerter rapidement les autorités, en cas de problème », a-t-il souligné. Il a, surtout, mis l’accent sur la nécessité d’être extrêmement précis lors d’un signalement. « Quand vous voulez alerter les autorités, par rapport à une présence terroriste, vous devez être explicite. Donnez toutes les informations nécessaires : leur nombre, la nature des engins qu’ils utilisent et des armes qu’ils portent. » « Ces détails, a-t-il rappelé, sont indispensables pour une intervention adaptée et rapide des forces de sécurité. » UNION SACREE Boubacar Traoré, l’un des principaux organisateurs, a, quant à lui, repeté le thème de la cohésion nationale. Il a insisté sur « l’union sacrée des Maliens en cette période de sursaut national », appelant « chaque communauté, chaque individu, à dépasser les clivages et à se rassembler derrière les FAMAa et les institutions de la Transition pour faire face à l’adversité commune » Cette mobilisation citoyenne à Kati n’est qu’un premier acte. Les Forces vives ont annoncé qu’elle ouvrait la voie à deux temps forts spirituels pour la paix et la protection du pays : une lecture du Coran à la Grande mosquée de Kati, prévue le vendredi 13 juin 2025 et une grande prière à l’Église catholique de Kati, dimanche 15 juin 2025. Ces initiatives conjointes, à la fois civiques et spirituelles, sont destinées à montrer « la volonté de la ville de Kati de s’engager pleinement aux côtés des forces de défense et de sécurité et de participer activement à la sauvegarde de la Nation, en prônant l’unité, la vigilance et la foi. » ALK/MD (AMAP)

Kangaba: Réunion sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025

Kangaba, 11 juin (AMAP) Plusieurs personnes ont pris part, mercredi matin, dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba, à la rencontre d’information sur les préparatifs de la Biennale artistique et culturelle, Tombouctou 2025, initiée par le préfet Abou Dao, a constaté sur place l’AMAP. Cette rencontre intervient à la suite logique de la lettre du ministère chargé de la Culture en date du 29 avril 2025 sur la préparation de la prochaine Biennale artistique et culturelle, prévue à Tombouctou. Dans cette lettre, le ministère en charge de la Culture invite les préfets à préparer les troupes locales pour la phase régionale, en mettant en compétition celles des communes de leur ressort respectif, dans plusieurs disciplines artistiques et culturelles (pièce de théâtre, orchestre, ballet, ensemble instrumental traditionnel, exposition, danse traditionnelle, chœur, solo de chant et exposition des objets d’art). La réunion a planché sur comment organiser cette phase communale a Kangaba. Le préfet a précisé que les phases communales doivent se dérouler durant le mois de juillet 2025. Il a, également, cité les objectifs de la Biennale qui visent, entre autres, à sauvegarder l’identité culturelle nationale, faire connaître la richesse et la diversité du patrimoine culturel et artistique du Mali, contribuer à la renaissance et au rayonnement de la culture malienne, détecter et promouvoir les talents artistiques et culturels, notamment jeunes. Il s’agit, aussi, de contribuer au renforcement du patrimoine, du civisme, de l’unité nationale, de la paix, du vivre ensemble et de la cohésion sociale, de contribuer au développement socio-économique et favoriser le développement des infrastructures culturelles au niveau régional et local. Les maires et les sous-préfets se concerteront, dans les communes, pour proposer des voies et moyens pour la bonne préparation de l’évènement, dans les délais. D’ores et déjà, les participants ont recommandé de tenir les prochaines Biennales pendant la saison sèche. Une autre rencontre sera bientôt organisée au cours de laquelle un calendrier sera fixé pour la phase locale. SD/MD (AMAP)

Cité des enfants : Célébration de la Journée internationale du jeu

Bamako, 11 juin (AMAP) La célébration de la 2ème édition de la Journée internationale du jeu (JIJ) a été présidée mercredi, à la Cité des Enfants par le Secrétaire Général du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tall, sous le thème : « Jouer, apprendre, s’épanouir : un engagement durable pour chaque enfant depuis 2025 » a constaté l’AMAP. C’était en présence des membres du Cabinet du département en charge de la Promotion de la Femme, de la Directeur Général de la Cité des Enfants, Koumaré Amina Cissé, de son adjoint, N’Famara Kéïta, des représentants de l’UNICEF, du directeur Pays de Right To Play, Yacouba Déna, des autorités municipales, des membres du Parlement des Enfants de plusieurs autres invités de marques et de nombreux enfants venus des établissements scolaires et écoles spécialisées. Organisée par Right To Play, en partenariat avec l’UNICEF, le département en charge du département en charge de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et de la Cité des Enfants, cette journée a été adoptée par une résolution des Nations Unies, le 25 mars 2024 par plus de 140 pays co-parrains. Ainsi, le 11 juin est officiellement la journée internationale du Jeu. L’objectif de cette journée est de valoir une approche unique et éprouvée de l’apprentissage par le jeu et une expertise approfondie dans le soutien de l’apprentissage. Car plus de 224 millions d’enfants sont confrontés à des obstacles pour jouer et s’éduquer en raison de la pauvreté, des conflits et des crises climatiques (UNICEF 2022). En effet, on estime que 160 millions d’enfants dans le monde travaillent au lieu de jouer ou d’apprendre. Au Mali, depuis 25 ans, au Mali depuis 2002, elle a touché des millions d’enfants chaque année dans certains endroits les difficiles de la planète en les aidant à l’école et à apprendre, à surmonter les préjugés, à guérir des traumatismes et à développer les compétences dont ils ont besoin pour s’épanouir. Pour ce faire, le jeu, l’une des forces les plus fondamentales dans la vie d’un enfant est exploité. Dans leurs interventions respectives, le coordinateur des Chefs de quartier du district de Bamako, Seydou Sangaré, l’agent chargé d’évacuer les affaires courantes de la Mairie de la CVI, Yaya Traoré et le Secrétaire Général du Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Salif Tall et le directeur pays de Right To Plays se sont félicités de la célébration de la journée internationale du jeu dont l’importance n’est plus à démontrer. Ils ont remercié les autorités et les partenaires pour leur accompagnement. Avant de mettre l’accent sur l’impact positif de l’apprentissage sur l’enfant. Ils ont par ailleurs, soutenu le renforcement de l’apprentissage et du bien-être des enfants par le jeu, tout en proposant d’intégrer l’apprentissage dans les politiques éducatives, les programmes et les budgets de l’éducation et l’intensification de l’accompagnement des partenaires dans ce domaine. Au cours de la cérémonie, un panel a été développé sur l’impact de l’apprentissage par le jeu, avec des questions réponses sur des formes de jeu de mots qui constituent à éveiller l’esprit de l’enfant. La cérémonie a pris fin par la visite des officiels sur le site des différents jeux tels le remplissage des bidons d’eau par des jeunes, la mise des œufs dans une cuillère, le wali, le saute – mouton, etc. qui ont marqué l’évolution de notre société avec une démonstration des marionnettes. KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 11 juin 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. A l’entame de la session, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat a présenté ses meilleurs vœux aux membres du Gouvernement ainsi qu’à leurs familles, à l’occasion de la Fête de Tabaski. Le Chef de l’Etat a formulé des vœux de succès à l’endroit des Forces Armées et de Sécurité qui se battent au quotidien contre les forces du mal. Il a également souhaité prompt rétablissement aux blessés et fait des prières pour le repos éternel de l’âme des disparus. Pour terminer, le Président de la Transition a exhorté les membres du Gouvernement à plus d’abnégation pour le bonheur de la population à travers le respect des principes constitutionnels qui guident l’action publique. En réponse, le Premier ministre, Chef du Gouvernement a présenté au Président de la Transition, Chef de l’Etat ainsi qu’aux membres de sa famille, les meilleurs vœux des membres du Gouvernement. Il a assuré le Chef de l’Etat de l’engagement de l’équipe gouvernementale à conduire l’action publique pour la satisfaction des besoins vitaux de la population dans le respect des principes édictés. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : –  adopté des projets de texte ; –  procédé à une nomination ; –  et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de décret portant modification du Décret n°2024-0328/PT-RM du 04 juin 2024 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion ; un projet de décret portant modification du  Décretn°2024-0329/PT-RM du 04 juin 2024 portant création, organisation et modalités de fonctionnement de la Commission nationale d’Intégration. La Commission nationale de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et la Commission nationale d’Intégration ont été créées respectivement par les Décrets n°2024-0328/PT-RM et n°2024-0329/PT- RM du 04 juin 2024. L’adoption de ces décrets a permis d’élargir les missions des deux Commissions à l’ensemble du territoire national et de prendre en compte l’ensemble des groupes armés dans la mise en œuvre des programmes de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et d’Intégration. A l’application, il a été constaté des insuffisances dans le fonctionnement desdites Commissions qu’il convient de corriger. Les projets de décret, adoptés, corrigent ces insuffisances pour une mise en œuvre efficace et efficiente desdits programmes sur l’ensemble du territoire national. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des Transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-008/PT-RM du 11 mars 2022 avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale en matière de transport routier, ferroviaire, maritime et fluvial, la coordination et le contrôle technique des services extérieurs, régionaux, subrégionaux et rattachés ainsi que des organismes publics et privés qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. Le Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 qui fixe son organisation et les modalités de son fonctionnement prévoit que l’activité de coordination et de contrôle de la Direction générale des Transports s’exerce sur les services rattachés, les services extérieurs, les services régionaux et subrégionaux des Transports placés sous l’autorité et la tutelle du ministre chargé des Transports. Le Décret n°2023-0085/PT-RM du 10 février 2023 portant création des Services régionaux et subrégionaux des Transports introduit dans l’organisation de la Direction générale des Transports des Bureaux locaux des Transports chargés, notamment de recueillir et d’enregistrer les données sur le fret et le transit des marchandises maliennes, d’établir les statistiques des compagnies de transports publics et les procès-verbaux pour l’immatriculation des véhicules. Ainsi, la relecture du Décret n°2023-0219/PT-RM du 31 mars 2023 fixant le cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports est apparue nécessaire pour prendre en compte le personnel à affecter aux Bureaux locaux des Transports. C’est dans ce cadre que le projet de décret, adopté, prévoit pour les cinq prochaines années, l’effectif du personnel nécessaire à la mise en œuvre des missions des Services régionaux et subrégionaux des Transports. Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Reformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant révision de la Charte de la Transition. Les Assises Nationales de la Refondation, tenues du 27 au 30 décembre 2021, ont formulé 517 recommandations devant conduire à une refondation totale de l’Etat et surtout à la construction d’une nouvelle vision politique, demandée par le Peuple malien, à savoir : « Mener des réformes politiques et institutionnelles prioritaires, avant d’organiser des élections ». La mise en œuvre de ces recommandations a permis, entre autres, l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le Président de la Transition, Chef de l’Etat. Depuis la rectification de la Transition et la lutte pour une souveraineté pleine, voulue par le peuple, le Mali est confronté à des défis dont certains sont soutenus par des sponsors étrangers. En plus des efforts nationaux, le Mali a créé avec les pays frères du Burkina Faso et du Niger, confrontés aux mêmes difficultés, la Confédération des Etats du Sahel, le 06 juillet 2024, après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’Alliance des Etats du Sahel, le 16 septembre 2023. Malgré l’adoption d’une nouvelle Constitution, le contrôle de l’ensemble du territoire par les Forces Armées et de Sécurité, ainsi que les résultats obtenus dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, notre pays et les autres pays de l’AES sont toujours confrontés à la menace de la déstabilisation internationale et l’atteinte aux intérêts vitaux des populations. Ainsi, se pose à notre pays, à l’instar des autres pays

Mali : Adoption d’un projet de loi pour un mandat présidentiel de 5 ans renouvelable au président de la Transition (Communiqué du Conseil des ministres)

Bamako, 11 juin (AMAP) Le Conseil des ministres du Mali a adopté, mercredi, un projet de loi révisant la Charte de la Transition afin d’accorder au Chef de l’État un mandat de 5 ans renouvelable à partir de 2025, conformément aux recommandations des concertations des Forces vives de la Nation et des Maliens de l’extérieur, selon une source officielle. « Cette révision répond aux attentes légitimes du Peuple malien pour une refondation de l’État et une souveraineté pleine », soutient le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 11 juin 2025. Ce projet de loi s’inscrit dans la mise en œuvre des 517 recommandations issues des Assises nationales de la refondation (ANR), tenues du 27 au 30 décembre 2021, qui appelaient à des réformes politiques et institutionnelles prioritaires avant l’organisation d’élections. Parmi les avancées, « une nouvelle Constitution a été adoptée par référendum le 18 juin 2023 et promulguée le 22 juillet 2023 par le président de la Transition. », poursuit le communiqué. Malgré ces progrès, le Mali, aux côtés de ses partenaires de la Confédération des États du Sahel (AES), formée le 6 juillet 2024 avec le Burkina Faso et le Niger, fait face à des défis persistants, notamment des menaces de déstabilisation internationale et des attaques contre les intérêts des populations. Selon toujours le communiqué du Conseil des ministres, la création de l’AES, après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma, le 16 septembre 2023, vise à renforcer la souveraineté et la sécurité régionales. Le texte adopté souligne que « se pose à notre pays, à l’instar des autres pays de l’AES, la question cruciale de la nécessité de poursuivre la Transition pour parvenir à la pacification totale de nos Etats. » OS/MD (AMAP)  

Affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires : L’ex directeur de cabinet de la Présidence, Mahamadou Camara, poursuit sa déposition devant la Cour

Bamako, 11 juin (AMAP) L’ex directeur de cabinet de la Présidence de la République, sous feu Ibrahim Boubacar Keita (IB), avec rang de ministre, Mahamadou Camara, a expliqué, ce mercredi matin, à la barre de la session spéciale de la Cour d’assises,  le rôle de M. Sidi Mohamed Kagnassi dans le cadre du contrat de fourniture d’équipements militaires entre l’Etat du Mali et la société Guo Star Sarl. Dans cette « affaire d’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires », M. Camara est accusé de faux et usage de faux en écriture, en délivrant un mandat exclusif à l’homme d’affaires, Sidi Mohamed Kagnassi, A la sixième journée du procès, l’accusé a fait savoir, devant la Cour dont les audiences se tiennent à la Cour d’appel de Bamako, que le mandat qu’il a donné à M. Kagnassi, sur « instruction verbale » du président de la République d’alors, feu Ibrahim Boubacar Keita, « est régulier. » Selon M. Camara, Sidi Mohamed Kagnassi a été mandaté pour identifier des partenaires qui pourront fournir des équipements militaires dont les besoins ont été exprimés par les autorités d’alors. Il a ajouté que M. Kagnassi avait un rôle de facilitateur. Auparavant, au début de l’audience du jour, les avocats des deux témoins absents au procès, ont informé la Cour les raisons de l’absence de leur client. Il s’agit respectivement de l’ex Premier ministre, Oumar Tatam Ly, actuellement au Canada et l’ancien ministre délégué au budget, Madani Touré, lui aussi, actuellement en Île Maurice. L’audience du 5 mai avait commencé par la demande de la défense de faire comparaitre M. Ly et son ex-ministre délégué chargé du Budget, au moment des faits, Madani Touré. D’après l’avocat de la défense, le premier a été destinataire initial de la lettre d’intention du contrat d’achat de l’avion présidentiel alors que le second a été associé par ampliation. L’accusée a, aussi, soutenu que la comparution de ces deux personnalités est cruciale, car elle pourrait même « inverser les responsabilités ».  « Je sortirai frustrée de ce procès si je n’ai pas eu la chance de me confronter à ces deux personnalités », a déclaré me Bouaré Fily Sissoko. Dans son réquisitoire, le procureur général, Kokè Coulibaly, a expliqué avoir fait toutes les diligences pour faire comparaitre ces deux personnalités, « sans succès. » Il a qualifié cette demande de la défense de manœuvre « dilatoire », ajoutant que ces deux personnalités ont déjà été entendues dans le dossier. Après s’être retirés pour statuer sur la question, les membres de la Cour ont ordonné la poursuite du procès tout en assurant que les dispositions seront prises pour faire comparaitre ces personnalités citées dans le dossier. ST/MD

L’Hôpital du Mali rend hommage à la 29e mission médicale chinoise et accueille la 30e

Bamako, 11 juin (AMAP) La 29e équipe de la Mission médicale chinoise a été décorée, lundi à l’Hôpital du Mali, au cours d’une cérémonie de départ et l’accueil officiel de la 30e équipe, indique un communiqué publié, mercredi, par le ministère de la Santé et du Développement social. « L’amélioration de la santé des communautés est une préoccupation majeure pour l’État malien », a déclaré la médecin-colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social. La ministre a salué « la fidélité et le professionnalisme des employés maliens et chinois de l’hôpital », tout en soulignant les résultats impressionnants de l’équipe sortante : 27 426 consultations externes, 6 070 séances d’acupuncture et 580 explorations fibroscopiques réalisées entre avril 2022 et aujourd’hui. Elle a, également, mis en avant leur contribution au redémarrage de la radiothérapie, grâce à l’envoi d’un physicien senior et à la formation de plusieurs professionnels maliens en Chine. « Au nom du résident de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », elle a exprimé la gratitude du Mali envers le président chinois Xi Jinping et le peuple chinois pour leur soutien inconditionnel depuis le début de la coopération sanitaire en 1968. » Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique de transfert de compétences, de soutien technique et de partage d’expériences entre les deux pays. Répartis selon leurs spécialités dans les services de l’Hôpital du Mali, les membres de la mission ont travaillé main dans la main avec les spécialistes locaux. La cérémonie a été ponctuée par la remise de diplômes honorifiques et de présents à la 29e équipe dirigée par le docteur Xu Xiaoping, en guise de reconnaissance nationale pour leur engagement. La 30e équipe médicale, dirigée par le docteur Sang Xudong, compte 23 membres – un de plus que la précédente – avec l’arrivée notable d’un physicien médical pour renforcer l’unité de radiothérapie. OS/MD (AMAP)

Forum International de la Diaspora : l’Union européenne soutient l’initiative malienne

Bamako, 11 juin (AMAP) Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a reçu, mardi, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Thomas Eckert, dans le cadre des préparatifs du Forum International de la Diaspora (FID), a appris l’AMAP sur la page Facebook du ministère. « Le Forum est une excellente initiative qui peut renforcer les liens entre la diaspora et les acteurs du développement au Mali », a déclaré Thomas Eckert, à l’issue de l’audience. Cette rencontre de haut niveau a permis d’aborder les défis migratoires mais, surtout, de mettre en lumière les ambitions du FID. Prévu dans les prochaines semaines, ce forum se veut un espace de dialogue, de réflexion et de partenariats pour mieux orienter les investissements de la diaspora malienne, estimés à près de 700 millions de francs CFA chaque année. Actuellement concentrés dans le secteur informel, ces fonds pourraient, selon le ministère de tutelle, être canalisés vers des projets structurés, porteurs et durables. Le FID réunira ainsi des représentants de la diaspora, des opérateurs économiques, des institutions financières, des ambassades, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Le ministre Mossa Ag Attaher s’est félicité de l’engagement de l’UE et du soutien affirmé de ses partenaires pour une diaspora pleinement impliquée dans la dynamique de développement national. OS/MD (AMAP)

26ème édition de la Quinzaine de l’environnement : Les femmes ministres et parlementaires au Mali mettent en débat la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes 

Bamako 11 juin (AMAP) « La gestion des terres dégradées et la lutte pour l’autonomisation des femmes dans un contexte de terre dégradée, permet une meilleure gestion et restauration des sols, renforce la sécurité alimentaire et contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations rurales », a déclaré, mercredi, à Bamako, la conseillère technique du ministère de l’environnement, Mme Aïssata Cissé. Mme Cissé, qui intervenait lors d’une conférence–débat sur le thème : « La gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes », organisé par le Réseau des femmes africaines ministres et parlementaires au Mali (REFAMP), a ajouté que « les femmes sont souvent les premières à identifier les problèmes en leur donnant un accès sécurisé à la propriété foncière et de ressources. » « Elles peuvent contribuer à la mise en œuvre des pratiques agricoles durables, l’autonomisation des femmes permet une diversification des sources de revenues notamment par la promotion de l’entrepreneuriat féminin », selon la conseillère technique au département chargé de l’Environnement. A sa suite la présidente du REFAMP, Mme Maïga  Sina Damba, avec à ses côtés la représentante du Conseil national de Transition (CNT), Mme Kadiatou Barry, a indiqué que « l’autonomisation des femmes peut permettre une adaptation plus efficace aux effets du changement climatique. » « Notre combat consiste à encourager l’adoption de pratique agricoles plus respectueuses de l’environnement et plus productives », a-t-elle ajouté. La gestion durable des terres est une approche, selon Mme Maiga, « vise à utiliser les ressources terrestres de manière à répondre aux besoins actuels tout en préservant leur potentiel pour les générations futures ». Le REFAMP est, également, engagé dans « l’équité et la justice sociale, l’autonomisation des femmes contribue à réduire les inégalités entre les hommes et les femmes. Ces inégalités sont souvent au cœur des problèmes liés à la dégradation des terres et à la pauvreté. » « Nous pouvons affirmer que l’autonomisation des femmes est essentielle pour lutter contre la dégradation des terres, car elle favorisera la résilience des communautés rurales et contribuera au développement durable », a fait savoir, Mme Maïga. La présidente du REFAMP a souligné qu’il « est temps de prendre conscience de l’inefficacité des pratiques agricoles non durables, de l’exploitation excessive des terres, sources d’épuisement des sols. » Cette rencontre, qui s’est tenue dans le cadre de la 26ème édition de la Quinzaine de l’environnement, a pour objectif d’ouvrir le débat autour de la thématique de la « la gestion durable des terres et l’autonomisation des femmes ». Il s’agit afin de renforcer l’information, la sensibilisation et l’éducation autour des deux thématiques retenues pour les deux journées de l’Environnement : la Journée mondiale de l’Environnement (le 5 juin) et la Journée internationale de la lutte contre la désertification (le 17 juin). MMD/MD (AMAP)