Mali : Atelier de synthèse pour le rapport à mi-parcours de l’Examen Périodique Universel à Bamako
Bamako, 31 juillet (AMAP) Le Mali organise, du 31 juillet au 1er août 2025, à Bamako, un atelier national visant à synthétiser les données collectées pour l’élaboration du rapport à mi-parcours sur la mise en œuvre des 222 recommandations acceptées lors de son Examen périodique universel (EPU) du 2 mai 2023, a constaté l’AMAP. « Cet atelier est le deuxième d’une série planifiée pour élaborer ce rapport, une obligation intervenant deux ans après l’acceptation des recommandations », a déclaré Abdoul Karim Diarrah, Directeur national des Droits de l’Homme, soulignant l’importance de cet exercice pour démontrer l’engagement du Mali en faveur des droits humains. L’atelier, initié par le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, à travers la Direction nationale des droits de l’Homme (DNDH), réunit des points focaux des départements ministériels, des représentants de la Société civile, de la presse et du Conseil national de Transition (CNT). L’atelier va harmoniser les contributions sectorielles pour produire un document cohérent et crédible, reflétant les avancées, défis et perspectives dans la mise en œuvre des recommandations de l’EPU. Le Mali, qui s’est soumis pour la quatrième fois à l’EPU en 2023, a accepté 222 des 275 recommandations formulées par une centaine de pays, couvrant des thématiques comme les droits des femmes, des enfants, la sécurité, l’éducation et le développement. « Ce rapport à mi-parcours est une étape cruciale pour renforcer la transparence et mobiliser les efforts autour des réformes structurelles », a affirmé Olivier Tshibola, représentant du Programme d’appui à la stabilisation du Mali à travers le renforcement de l’État de droit (PROSMED) du PNUD, Partenaire technique et financier de l’événement. Sous la supervision du Secrétaire général du ministère de la Justice, Dr Boubacar Sidiki Diarrah, une équipe technique composée de cadres de la DNDH, de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et d’experts rédigera un projet de rapport, qui sera validé lors d’un troisième atelier prévu les 14 et 15 août 2025. Le document final doit être soumis avant fin août 2025. Kissima Sylla, expert du Peacebuilding Fund, a salué l’anticipation des autorités maliennes et réitéré l’engagement du PBF, qui investit dans le renforcement du secteur de la justice et des droits humains au Mali. L’exercice inclusif, associant acteurs étatiques et non étatiques, est presenté comme traduisant la volonté politique du Mali de promouvoir les droits humains, dans un contexte marqué par des défis multidimensionnels, tout en renforçant sa crédibilité sur la scène internationale. OS/MD (AMAP)
Journée panafricaine des femmes au Mali : Justice sociale, économique et environnementale pour les femmes
Bamako, le 31 juillet (AMAP) Le Mali a célébré, ce jeudi 31 juillet, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la Journée panafricaine des femmes, édition 2025, placée sous le thème national : « Faire avancer la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes du Mali à travers la promotion de leurs droits », a constaté l’AMAP. La ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, accompagnée de membres du gouvernement, a présidé la cérémonie dans la salle de 1.000 places remplies majoritairement de femmes. Cette célébration de la Panafricaine est une journée de réflexion sur l’unité des femmes africaines, pour leur promotion et la solidarité entre elles, sur fond de plaidoyers pour leurs droits. La vice-présidente de l’Organisation panafricaine de la femme (OPF), Mme Diallo Kama Sakiliba, a soutenu que la célébration de cette journée « marque un moment crucial pour rendre un hommage aux contributions historiques et actuelles des femmes africaines à la libération, au développement et à la transformation sociale du continent ». « Elle (la journée) commémore, également, l’anniversaire de l’Organisation panafricaine des femmes, agence spécialisée de l’Union africaine (UA) pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes », a-t-elle ajouté. Selon la vice-présidente de l’OPF, alors que l’organisation fête son 63ème anniversaire, l’édition 2025 se tient « dans un contexte de progrès notables mais, aussi, de défis persistants dans la réalisation de l’égalité du genre à travers la femme. » La journée principale se tiendra, cette année, à Dar-Salam, en Tanzanie dont le thème retenu par l’OPF est : « Promouvoir la justice sociale et économique pour les femmes africaines par le biais des réparations » Cette édition vise à promouvoir la justice sociale et économique pour les femmes africaines à célébrer les contributions historiques et actuelles à la libération et au développement du continent. Pour Mme la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Diarra Djénéba Sanogo, c’est bien plus qu’un moment de célébration. « Cette cérémonie est un rappel vibrant à la mémoire, à la solidarité mais, surtout, à l’action des peuples et des instances de l’Union africaine, de l’AES et du Mali pour la justice sociale, économique et environnementale pour les femmes et les filles. » Elle a annoncé que le thème choisi, cette année, par l’UA s’intitule « Justice pour les femmes, les Africains et les personnes d’origine africaine à travers les réparations. » Selon la ministre, en relation avec l’OPF et les partenaires, le gouvernement du Mali déploie d’énormes efforts pour respecter les droits de la femme. Elle a lancé l’appel à tous «les leaders à investir dans la femme et la jeune fille qui revient à investir dans l’avenir. » Les festivités ont été marquées par le défilé des communautés venant du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la RD Congo, du Congo Brazzaville, du Ghana, du Niger, du Nigéria, du Sénégal, de la Sierra Léone, du Tchad, du Togo, du Rwanda et de la Zambie. Les représentantes des 19 Régions du Mali ainsi que du District de Bamako ont participé à ce défilé. Des attestations ont été remises à des personnalités pour leur engagement en faveur des femmes dans notre pays dont des hommes de média parmi lesquels Mohamed Diawra et Mohamed TRzoré, tous deux de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP). OD/MD (AMAP)
Journée mondiale contre l’hépatite virale : Le Mali réaffirme son engagement pour l’élimination de cette maladie
Bamako, 31 juil (AMAP) Le Mali a célébré, jeudi, l’édition 2025 de la Journée mondiale contre l’hépatite virale, à la Maison des Aînés, sous le thème international : « Hépatite, cassons les barrières », et le thème national : « Une génération sans hépatite : agissons dès la grossesse », et réaffirmé l’engagement du pays en faveur de l’élimination de cette maladie comme menace de santé publique, a constaté l’AMAP. Dans son allocution, la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré, qui a présidé la cérémonie de lancement, a indiqué que le Mali a souscrit à la Stratégie mondiale d’élimination de l’hépatite virale. Elle a souligné que plusieurs actions ont été menées, notamment à travers la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales, Ainsi, le Plan stratégique national intégré 2023-2026 ambitionne de réduire de 50% l’incidence et la mortalité liées à l’hépatite B et C, de promouvoir des services équitables de diagnostic et de traitement et d’assurer une gouvernance performante de la riposte nationale. Toujours selon la ministre, parmi les avancées enregistrées figurent la formation du personnel de santé, l’élaboration de normes de prise en charge, le renforcement des structures sanitaires, ainsi que l’introduction prochaine du vaccin monovalent contre l’hépatite B à la naissance. Cependant, le colonel Assa Badiallo Touré a reconnu que plusieurs défis demeurent, notamment la prévention de la transmission mère-enfant, l’accès aux soins à coût abordable, la disponibilité de données épidémiologiques fiables. Mais, également, la mobilisation de financements et l’amélioration de la communication à travers les médias. De son côté, le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Patrick Kaboré, a déploré qu’« en Afrique, plus de 70 millions de personnes vivent avec une hépatite chronique, alors que moins d’une sur dix est diagnostiquée ou traitée. » Il a mis en garde contre les conséquences graves de la maladie, telles que le cancer du foie et l’insuffisance hépatique, tout en appelant à briser les barrières d’accès aux soins. AC/MD (AMAP)
Expo universelle Osaka 2025 : Le Premier ministre est arrivé, jeudi, dans la ville où il présidera deux événements sur le Mali
Envoyé spécial Madiba KEITA Osaka, 31 juil (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, accompagné du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, est arrivé, ce jeudi 31 juillet à Osaka au Japon pour participer à l’Exposition universelle 2025. Le Mali est au centre de deux rencontres majeures de cette importante rencontre : le Business forum Mali-Japon et la Journée du Mali. Des opportunités pour attirer les investisseurs du monde entier vers notre pays. Et en faire une destination prisée, dans le cadre des efforts des autorités de la Transition. Selon les informations recueillies auprès des services techniques de l’Etat, le Mali est le 3ème producteur d’or d’Afrique subsaharienne avec 65,905 tonnes en 2023, après l’Afrique du Sud et le Ghana, 2ème pays d’Afrique de l’Ouest après le Nigeria présentant le plus grand nombre de cheptel avec 60 310 469 sujets de volailles, 55 511 858 têtes de petits ruminants (ovins et caprins), 13 631 181 têtes de grands ruminants (bovins) en 2024. Le Mali est le 1er producteur de coton d’Afrique de l’Ouest avec 620 000 tonnes de graines de coton en 2024. Le pays est, également, un grand producteur de mangues avec une production moyenne de 650. 000 tonnes, toutes variétés confondues, lors des campagnes de 2021 à 2024. Demain vendredi, le chef du gouvernement présidera le Business forum Mali-Japon. Cet événement organisé, en marge de l’Expo universelle 2025, sera marqué un panel intitulé « Invest In Mali, développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégiée en Afrique de l’Ouest ». Les ministres Moussa Alassane Diallo et Mamou Daffé présenteront les atouts économiques, commerciaux, culturels et touristiques du Mali dont la capitale Bamako se trouve à plus de 13 495 km d’Osaka par voie aérienne. La journée du vendredi s’achèvera par des échanges entre opérateurs économiques maliens et leurs homologues japonais d’un côté, et de l’autre, entre membres du gouvernement malien et leurs homologues japonais. Au cours de ces rencontres, il sera question des opportunités d’investissement et de l’offre exportable du Mali. Et vice versa. Le moment le plus attendu est la Journée du Mali, à l’Expo universelle d’Osaka, prévue samedi 2 août. La Commission d’organisation mise en place s’emploiera à vendre l’image du Mali auprès des 158 pays invités à l’Expo 2025 d’Osaka. En plus d’une pléiade d’opérateurs économiques maliens, plusieurs artistes ont également fait le déplacement dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. Selon le programme, la Journée du Mali commencera vers 18h (locales) avec l’arrivée des délégations malienne et japonaise sur le site de la cérémonie. La montée des couleurs du Mali et du Japon sera suivie de l’exécution des hymnes nationaux. Après les discours du secrétaire général de l’Expo universelle Osaka 2025, Ishige Hiroyuki, et du Premier ministre Abdoulaye Maïga, des échanges des cadeaux, les officiels visiteront les pavillons du Mali et du Japon. Le 3 août, le Premier ministre et sa délégation se rendront à Tokyo pour rencontrer la communauté malienne. L’expo universelle d’Osaka a ouvert ses portes le 13 avril dernier, donnant le coup d’envoi de six mois d’échanges et de dialogues internationaux sur le thème « Concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain. » Le site principal de l’exposition se situe sur l’île artificielle de Yumeshima sur environ 155 hectares. Il a été conçu par l’architecte Sou Fujimoto et est construit sur trois principaux zones : Green World, une zone ouverte comportant une station de bus et l’entrée principale, Pavillon World, la zone des pavillons des pays et Water World, zone de relaxation utilisant le paysage aquatique. Le financement de l’exposition est assuré par le gouvernement du Japon, la ville d’Osaka et des entreprises privées. Le budget est estimé à 235 milliards de yens et la part des entreprises privées est de 61,7 milliards de yens. MK/MD (AMAP)
A Kayes, la ministre chargée de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de sessions de formation
Kayes, 31 juil (AMAP) La ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, effectue, depuis le 30 juillet 2025, une visite dans la Région de Kayes marquée par des cérémonies de lancement de formation de jeunes et de femmes et de distribution de kits, a constaté l’AMAP sur place. Arrivée mercredi, la ministre, accompagnée d’une forte délégation nationale et régionale, s’est rendue dans la famille de Moussa Diarra, coordinateur des chefs de quartier de Kayes pour rencontrer avec les légitimités traditionnelles sur l’objet de sa visite et la situation du Mali. Auparavant, la délégation était chez le notable Hamet Niang. Les chefs de quartiers de Kayes, ainsi que le patriarche Hamet Niang, opérateur économique, ont apprécié cette démarche de Mme Oumou Sall Seck qui « s’inscrit dans le cadre de nos traditions. » Ils ont réitéré leur soutien au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et ont fait des prières et bénédictions pour la bonne marche de la Transition. Ils ont salué et remercié les Forces de Défense et de Sécurité pour leur bravoure lors des attaques terroristes contre certaines localités du pays, dont la Région de Kayes. « A Kayes, nous sommes fiers. Les rebelles sont venus ici et sont repartis honteux. Que Dieu aide le Mali. Nous confions ce pays à Dieu et à Assimi Goïta (président de la Transition). Il a remis le Mali sur les rails », a commenté le vieux Niang. A chacune de ces étapes, la ministre Oumou Sall Seck a remis une enveloppe symbolique à ses interlocuteurs, visiblement tous satisfaits de sa présence dans la Cité des rails. Accompagnée du conseiller aux Affaires économiques du gouverneur, la ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a, successivement visité les locaux des services régionaux relevant de son département : Agence nationale pour l’emploi (ANPE), Direction régionale de l’emploi et de la formation professionnelle, Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ) et Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (FAFPA) pour s’imprégner des conditions de travail des agents de ces structures. Dans l’après-midi, une rencontre avec les chefs des services régionaux relevant de son département était prévue au gouvernorat afin de faire l’état des lieux et de dégager des perspectives Le programme de la seconde journée de cette visite ministérielle prévoit l’ouverture de la session de formation de 500 jeunes en entrepreneuriat, une rencontre avec les jeunes et les femmes de Kayes et le lancement de l’Opération permis de conduire. Vendredi (1er août), Mme Oumou Sall Seck procédera au lancement de la formation en technique de recherche d’emploi (TRE) au profit de 200 jeunes primo-demandeurs d’emploi. Ensuite, elle apportera un appui aux associations et groupements de femmes productrices. Samedi, la ministre présidera une cérémonie de remise de certificats et de kits aux jeunes bénéficiaires de la formation en agroforesterie, énergies renouvelables et fabrication de foyers améliorés par le projet « Taama Nexus », puis posera la première pierre des dortoirs des apprenants de l’Atelier école de Kayes. BMS/MD (AMAP)
Kangaba : Formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils La Famille Idéale
Kangaba, 30 juil (AMAP) Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba (Ouest), Dr Moussa Sougané, a présidé, mardi, l’ouverture d’une formation des relais communautaires sur les techniques de communication et les outils LFI (La Famille Idéale), a constaté l’AMAP. La formation, d’une durée de quatre jours, portera sur les techniques de communication et les outils LFI, avec des modules théoriques, des simulations et des exercices pratiques. Organisée par Marie Stopes Mali, cette session a regroupé 10 relais communautaires issus de Bougouni, Kolokani, Sélingué et Kangaba. L’objectif est de renforcer les capacités des relais communautaires pour qu’ils soutiennent efficacement les Agents de mobilisation sociale (AMS) dans leurs actions. Selon Dr Sougané, cette formation permettra « aux participants de mieux appréhender les enjeux liés à la santé des adolescents et des jeunes, tout en devenant des alliés techniques et sociaux des AMS. » Elle favorisera une synergie locale efficace, basée sur la connaissance du terrain, la confiance mutuelle et un engagement commun pour améliorer la santé des jeunes. Le médecin-chef a souligné que former ces acteurs communautaires est une priorité stratégique pour accompagner les AMS, lever les obstacles persistants et atteindre les objectifs en matière de santé sexuelle et reproductive, particulièrement dans les zones difficiles d’accès. SD/OS/MD (AMAP)
Modernisation de l’état civil au Mali : Des membres du Conseil national de la Transition en atelier de sensibilisation
Bamako, 30 juil (AMAP) La Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation, du culte et de la réconciliation nationale du Conseil national de la Transition (CNT), organise, à partir de ce mercredi, un atelier de sensibilisation de deux jours, des membres de l’institution sur les enjeux de la modernisation de l’état civil au Mali, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) constaté l’AMAP. Cet atelier, en partenariat avec l’ONG Helvetas, « a pour but de faciliter l’appropriation par les membres du CNT des enjeux de l’état civil et des réformes engendrées par l’informatisation du système dans ce domaine », a précisé le président de la Commission de l’Administration territoriale, de la décentralisation du culte et de la réconciliation nationale, Dr Youssouf Z Coulibaly. Il s’agit d’informer les membres du CNT sur les réformes en cours et les sensibiliser sur l’importance de l’adoption des lois prioritaires en soutien à ces réformes. Et de poursuivre : « en effet, l’état civil est un sujet de préoccupation majeure des Etats africains aujourd’hui. Avec l’adoption en août 2018 de la Stratégie nationale de l’état civil (SNEC), le Mali s’est engagé dans une réforme profonde de son dispositif de délivrance des actes et de gestion des données d’état civil. » Selon lui, « dans ce cadre plusieurs actions ont été engagées tant sur le plan de l’amélioration de l’offre de service de l’état civil, de la sensibilisation des populations à l’importance de la déclaration et l’enregistrement des faits de gestion d’état civil (naissance, mariage, décès). » « Moderniser l’état civil, c’est reconnaître chaque citoyen, protéger ces droits et renforcer la souveraineté de la nation. Cet atelier nous permet d’approprier le processus de modernisation du système d’état civil dans notre pays », a indiqué, le 4è vice-président du CNT, Hamèye Founé Mahalmadane qui a présidé la cérémonie d’ouverture. Il a rappelé que le processus de modernisation du système d’état civil, au Mali a commencé depuis plus d’une décennie et a pour but de permettre « de disposer d’un fichier central d’état civil interconnecté avec les différents centres d’état civil du pays. » « Ce qui doit permettre de sécuriser l’identité de la population et constituer une base de données exploitable par les autres structures de l’Etat », a-t-il indiqué. « L’état civil, garant des droits civiques et fondement de la planification socio-économique, doit être accessible, fiable et sécurisé pour tous les Maliens », a fait savoir, le secrétaire général du ministre de l’administration territoriale, Adama Sissouma. Cependant, M. Sissouma reconnaît que des défis persistent qui ont pour noms : taux d’enregistrements des décès alarmants, particulier dans les zones rurales et chez les personnes déplacées, digitalisation encore insuffisance malgré des avancées notables, pressante nécessité de lutter contre la fraude et de renforcer la confiance dans les documents officiels. Quant au président-pays de l’ONG Helvetas, Célestin Dembélé, il a affirmé que son organisation est toujours prête à accompagner des initiatives relatives à l’accession aux actes d’état civil. « C’est un honneur pour mon organisation de discuter avec les membres du CNT sur un sujet qui relève de la souveraineté de la République. Il s’agit de l’état civil. Or, il se trouve qu’un bon nombre de personnes, n’ont pas accès aux actes d’état civil », a-t-il dit. Il a ajouté : « D’un point de vue administratif et juridique, leur existence même est menacé, sinon, non reconnu. Donc, c’est extrêmement important de s’attarder sur ce sujet. » MMD/MD (AMAP)
Mali : Prolongation de la campagne de planification familiale à Kangaba
Kangaba, 30 juil (AMAP) La 21e Campagne nationale pour la promotion (PF), couplée au dépistage des cancers du col de l’utérus et du sein, a été prolongée jusqu’au 24 août 2025, à Kangaba, avec un accent sur l’intégration des services de santé maternelle et la sensibilisation des jeunes, a appris l’AMAP sur place. Lancée le 26 juin 2025 pour 30 jours, cette édition a été prolongée jusqu’au 24 août, en raison d’un démarrage tardif et pour atteindre l’objectif de recruter 384 992 nouvelles utilisatrices des méthodes modernes de PF. Lors d’une réunion, le 29 juillet 2025, dans la salle du Cercle de Kangaba, sous la présidence du préfet Abou Dao, une mission de l’Office national de la santé de la reproduction (ONSR), dirigée par Simone Dembélé, accompagnée par le Dr Ramata Fomba, a présenté les priorités de cette édition. L’accent est mis sur l’intégration des services de planification familiale post-partum, de santé maternelle, néonatale et infantile, de nutrition et de lutte contre les violences basées sur le genre (PFPP/SMNI-Nut/VBG). L’objectif est d’accroître la prévalence contraceptive et le dépistage des cancers féminins. La campagne vise à informer 7 millions de personnes sur les avantages de la PF et du dépistage, via tous les canaux de communication, et à sensibiliser 4 millions d’adolescents et jeunes maliens, notamment à travers les réseaux sociaux. Des formations seront dispensées aux directeurs techniques des centres de santé et aux responsables des maternités rurales pour optimiser la mise en œuvre. SD/OS/MD (AMAP)
Maroc : le Souverain chérifien annonce de nouveaux programmes de développement territorial basé sur l’équité spatiale (Discours)
Tétouan, 29 juil (AMAP) Le Roi Mohammed VI a annoncé, mardi, l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial basé sur l’équité spatiale., rapporte l’Agence Maghreb Arab Presse, transmis mercredi à l’Agence malienne de presse (AMAP). « Nous avons orienté le gouvernement pour l’élaboration d’une nouvelle génération de programmes de développement territorial fondés sur la valorisation des spécificités locales, la consolidation de la régionalisation avancée et le principe de complémentarité et de solidarité entre les entités territoriales », a souligné le Souverain, dans un discours, à l’occasion du 26ème anniversaire de la Fête du Trône. Pour le Roi, il est temps d’amorcer un véritable sursaut dans la mise à niveau globale des espaces territoriaux et dans le rattrapage des disparités sociales et spatiales. Il a, dans ce sens, appelé « à passer des canevas classiques du développement social à une approche en termes de développement territorial intégré », pour que « sans distinction ni exclusion, et dans quelque région que ce soit, les fruits du progrès et du développement profitent à tous les citoyens ». Ces programmes doivent pouvoir compter sur la mutualisation des efforts de tous les acteurs et sur leur articulation autour de priorités clairement définies et de projets générateurs d’impacts réels, couvrant notamment la promotion de l’emploi, à travers la valorisation des potentialités économiques régionales et l’instauration d’un climat favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement local. Il s’agit également du renforcement des services sociaux de base, plus particulièrement l’éducation et l’enseignement ainsi que les soins de santé, de manière à préserver la dignité des citoyens et à instaurer la justice spatiale. « Ces projets, poursuit le Souverain chérifien, portent aussi sur l’adoption d’un modèle de gestion proactive et durable des ressources en eau, au regard de l’aggravation du stress hydrique et du changement climatique, ainsi que le lancement des projets de mise à niveau territoriale intégrée, en totale résonance avec les mégaprojets en chantier à l’échelle du pays. » Le Roi a rappelé avoir œuvré, depuis son accession au trône, à la construction d’un Maroc avancé, uni et solidaire, aussi bien à travers la promotion du développement économique et humain global que par la ferme volonté de conforter la place du pays dans le concert des nations émergentes. « Loin d’être le fruit du hasard, les réalisations accomplies par notre pays procèdent plutôt d’une vision à long terme et elles reflètent la pertinence des choix majeurs opérés en matière de développement. Elles ont également été favorisées par le climat de sécurité et de stabilité politique et institutionnelle dont jouit le Maroc », a-t-il dit. A cet égard, le Souverain s’est dit attaché à consolider les attributs de cet essor socio-économique et à bâtir une économie compétitive, plus diversifiée et plus ouverte, dans un cadre macro-économique sain et stable. « En dépit de la succession d’années de sécheresse et de l’exacerbation des crises internationales, l’économie nationale a maintenu un taux de croissance conséquent et régulier, au cours des dernières années », a-t-il relevé, notant que le Maroc connaît un renouveau industriel sans précédent, les exportations industrielles ayant plus que doublé depuis 2014. Les orientations stratégiques que le Maroc s’est tracées ont érigé les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique, des énergies renouvelables, des industries agroalimentaires et du tourisme en levier essentiel de l’économie nationale émergente, tant en termes d’investissements qu’en matière de création d’emplois. Soulignant la singularité du Maroc émergent qui se démarque par la multiplicité et la diversité de ses partenaires en tant qu’associé responsable et fiable, le Souverain relève qu’à la faveur des accords de libre-échange, l’économie nationale est liée à plus de trois milliards de consommateurs à travers le monde. « Aujourd’hui, le Maroc dispose également d’infrastructures modernes, robustes et aux standards mondiaux », s’est-il réjoui. MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 30 juillet 2025
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 30 juillet 2025, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants. Les instruments juridiques internationaux et régionaux relatifs à la protection et à la promotion des Droits de l’Enfant, ratifiés par notre pays, recommandent pour l’enfant en conflit avec la loi un traitement spécifique distinct de celui réservé aux adultes et l’institution d’un système complet de justice, pour les enfants, porté par des services spécialisés. Ce principe apparaît spécifiquement dans la Convention relative aux Droits de l’Enfant et dans la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant qui invitent les Etats parties à promouvoir l’adoption de lois et de procédures, la mise en place d’autorités et d’institutions spécialement conçues pour les enfants suspectés, accusés ou convaincus d’infraction à la loi pénale. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces engagements internationaux, le Mali a adopté la Loi n°01- 081 du 24 août 2001 portant sur la minorité pénale et institution de juridiction pour mineurs et l’Ordonnance n°02-062/P-RM du 05 juin 2002 portant Code de Protection de l’Enfant dont la mise en œuvre a permis de marquer la spécificité de la protection des Droits de l’Enfant dans la pratique judiciaire. Cependant, l’évaluation du système de justice pour enfant, réalisée en 2021, a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Les projets de texte, adoptés, créent la Direction nationale de la Protection judiciaire des Enfants avec pour mission l’élaboration des éléments de la politique nationale dans le domaine de la prise en charge des enfants en contact avec la loi et d’en assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. Ils prévoient, également, l’effectif du personnel nécessaire à son fonctionnement pour les 5 prochaines années. Sur le rapport du ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation nationale. Notre pays, depuis son accession à l’indépendance, est confronté à des défis sécuritaires, économiques, financiers, climatiques et de gouvernance qui ont engendré des conflits inter et intra- communautaires, des rébellions successives avec comme corollaires l’instabilité politique et institutionnelle, la criminalité transnationale organisée et le terrorisme. Les crises insurrectionnelles survenues, depuis 1960 ont été gérées à travers des accords notamment : l’Accord de Tamanrasset, signé à Tamanrasset le 6 janvier 1991 ; le Pacte national, signé à Bamako le 11 avril 1992 ; l’Accord d’Alger pour la restauration de la paix, de la sécurité et du développement dans la Région de Kidal, signé à Alger le 4 juillet 2006 ; l’Accord préliminaire à l’élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix, signé à Ouagadougou le 18 juin 2013 ; l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger, signé à Bamako le 15 mai 2015 et parachevé le 20 juin 2015. Malgré les multiples initiatives de l’Etat, des institutions régionales et internationales dans le cadre du processus de paix, l’insécurité persiste et notre pays connait depuis 2012 une profonde crise qui a impacté les fondements de la Nation et entrainé l’effritement de la cohésion sociale et du vivre- ensemble. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, tirant les enseignements des différentes rébellions, prenant en compte les acquis des accords subséquents et dans le but d’associer l’ensemble des Maliens à la recherche d’une paix durable, a décidé de l’appropriation nationale du processus de paix et de réconciliation. Dans ce contexte, il a initié le Dialogue inter-Maliens pour la Paix et la Réconciliation nationale qui a recommandé, entre autres, la rédaction d’une Charte pour la paix, la sécurité, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. La présente charte sera le document de référence pour toutes les initiatives, actions et activités qui concourent à la sécurité, à la paix, à la réconciliation nationale, à la cohésion sociale et au vivre- ensemble. Sa vision est : « Une Nation souveraine, réconciliée, tolérante et en paix, dans un Etat refondé reposant sur une gouvernance démocratique, juste et équitable ». Le projet de loi, adopté, permettra de consolider l’unité nationale, de restaurer la paix, de renforcer la sécurité, de raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble à travers la réconciliation nationale. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Moscou : Capitaine Ahmed TOURE. – Conseiller Consulaire au Consulat général du Mali à Paris : Commandant Samba COULIBALY. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Bruxelles : Monsieur Modibo CISSE, Inspecteur des Finances. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Riyad : Commissaire Principal Mohamed Ali OULD MOHAMED YEHIA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Libreville : Commissaire Divisionnaire Souleymane GOITA. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Malabo : Capitaine Fadiougou SISSOKO. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux a informé le Conseil des Ministres : de la participation du Mali à la 26ème Edition de la Réunion statutaire des Présidents des Cours des Comptes de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue du 14 au 18 juillet 2025 à Ouagadougou, au Burkina Faso. Cette 26ème Edition, placée sous le thème: «Renforcer la reddition des comptes pour une gouvernance publique responsable

