Attaques des groupes terroristes : L’Armée lance une vaste contre-offensive (Etat-Major général)

Bamako 09 juin (AMAP) « La vaste contre-offensive lancée à travers l’ensemble du territoire national se poursuit en vue de briser la dynamique récente des attaques obscurantistes », a appris l’AMAP dans un communiqué de l’Etat-major général des Armées publié le 07 juin 2025. « Dans ce cadre, la traque des groupes armés terroristes obtient des résultats significatifs, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa », précise le communiqué. Et d’ajouter : « Ainsi, à l’approche de la fête de Tabaski, la vigilance des services et forces combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la république, en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leur actions ». La source sécuritaire indique que « des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés et d’autres encore sous surveillance. » Par ailleurs, le chef d’Etat-major affirme que « dans la profondeur, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été repérées et détruites ». Plusieurs actions terrestres et aériennes ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué. Dans la journée du 06 juin, « un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulkessi et Douna, région de Bandiagara. Les FAMa ont également débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjila, à l’Est de Gourma- Rharous, Région de Tombouctou » Le texte précise que « cet important dépôt, comprenant plus de 1 000 barriques de carburants, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens ». L’Etat-major général, poursuit : « dans la journée du 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, « les FAMa ont détruit une importante base de terroriste à l’Est de Zahro, dans la localité de Gourma Rharous. » Le communiqué indique que « cette action a permis de détruire 01 poste de commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, 03 véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques et concomitamment avec l’action de Zarho, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal. » L’Etat-major, s’est félicité « du soutien constant des populations », avant d’ssurer que « tous les moyens sont mis en œuvre pour chercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et caches logistiques sur l’ensemble du territoire. » MMD/MD (AMAP)        

Niono : la filière pomme de terre bat de l’aile 

Par Mahamadou SAMAKE  Niono 29 mai (AMAP) Les terres de l’Office du Niger (ON) sont favorables à la culture de nombreuses spéculations parmi lesquelles le coton, le riz, la canne à sucre, les produits maraîchers (l’oignon, la pomme de terre). Selon Frédéric Coulibaly et Aissata Coulibaly tous responsables Promotion des Organisations Paysannes (POP) dans la zone de production de Niono, les tests effectués par l’Institut polytechnique rurale de Katibougou, en son temps, ont été concluants pour la culture de la pomme de terre. « Ainsi, l’introduction de la culture de la pomme de terre à l’ON se fera à partir de 2012 dans le cadre de la diversification des cultures mais, également, pour l’autosuffisance alimentaire », ont-ils dit. Un Programme Etat-Office du Niger a été mis en place pour soutenir la culture de la pomme de terre. Il a formé des producteurs et procédé à la distribution d’intrants. Le programme a enregistré de bons rendements avec la mise en place de coopératives, d’unions, toutes affiliées à l’interprofession. Selon nos interlocuteurs, à la fin du programme, la culture de la pomme de terre en zone Office du Niger connaît une phase décroissante. Les coopératives, les unions sont peu fonctionnelles. Les producteurs y font face avec les moyens de bord. Pour la campagne agricole 2024-2025, la zone ON de Niono a fait une prévision de 165,5 hectares, le tout a été réalisée avec une production de 5 794,5 tonnes. Les membres de l’Union que nos interlocuteurs ont rencontrés, ont surtout évoqué des difficultés d’ordre organisationnel et économique. Ils soutiennent que l’Union n’est pas suffisamment outillée pour nouer des partenariats gagnant-gagnant avec d’autres acteurs, fournir des services aux membres pour mieux produire et organiser la conservation et la commercialisation. Sur le plan économique, l’Union manque de ressources financières pour approvisionner ses membres en intrants de qualité, en quantité et à temps. Autres difficultés : l’accès au crédit au près des institutions financières et le coût élevé des semences 37 500 Fcfa pour un sac de 25 kilogrammes. « La filière pomme de terre serait prometteuse en zone Office du Niger » disent les membres de l’Union « si l’Office s’impliquait dans la chaîne en appuyant les producteurs dans les maillons de production, de conservation et de commercialisation. » Selon eux, un partenariat avec l’opérateur Modibo Keita serait profitable aux producteurs pour l’accès aux semences. MS/MD (AMAP)  

Armée : Contre-offensive avec des raids aériens contre cinq bases terroristes dans l’Ouest du Mali (DIRPA)

Bamako, 8 juin (AMAP) Dans le cadre de la grande contre-offensive des Forces Armées Maliennes (FAMa) visant à protéger les populations et contrer les groupes armés terroristes, des raids aériens ont ciblé, le 7 juin 2025, cinq bases terroristes dans l’Ouest du pays, a annoncé la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA). « Nos forces ont frappé avec précision pour neutraliser les velléités des terroristes qui cherchent à déstabiliser les institutions et embraser la situation sécuritaire », indique le communiqué. Les opérations ont permis de détruire deux bases à la lisière de la forêt du Baoulé, à environ 40 km à l’Ouest de Didiéni, deux autres à 20 km au Nord de Sandaré, et une dernière aux environs de Bafarara, à 40 km au Nord d’Aourou, dans la région de Kayes. « Ces bases, que les terroristes tentaient d’installer, ont été réduites en cendres », précise le texte. Les FAMa poursuivent leurs opérations de recherche et de destruction pour sécuriser la zone. L’ État-major général des armées (EMGA) a salué « la collaboration des populations », soulignant l’importance des renseignements fournis. « Nous remercions les citoyens pour leur coopération et les encourageons à continuer de partager toute information utile avec nos forces », a-t-il ajouté. OS/MD (AMAP)

Les FAMa ont neutralisé un véhicule piégé et ses occupants près de Balé, dans la région de Nara (Communiqué)

Bamako, 8 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, Ce dimanche 8 juin 2025, un véhicule rempli d’explosifs et neutralisé ses occupants, à 11 km au sud-ouest de Balé, dans la Région de Nara, empêchant un attentat planifié par des groupes armés, annonce une source militaire. « Grâce à une longue et minutieuse surveillance, nos forces ont identifié et détruit avec précision ce véhicule civil, précédemment enlevé par des terroristes pour un projet d’attentat traître », a déclaré l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué. L’opération a été déclenchée suite à des renseignements signalant les intentions des groupes armés terroristes. « La vigilance des FAMa a permis de localiser et neutraliser la menace avant qu’elle ne puisse être exécutée. », selon la même source « Nous nous félicitons du professionnalisme et de la détermination de nos hommes », ajoute le communiqué, soulignant l’engagement des FAMa à protéger les populations. L’EMGA a réaffirmé sa « résolution à tout mettre en œuvre pour restaurer la paix et la quiétude. » « Rien ne sera de trop pour ramener la sécurité », a-t-il insisté. OS/MD (AMAP)

Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé

Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier,  à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)

Mali : Mise en garde contre la diffusion d’images nuisibles aux Forces armées sur les réseaux sociaux (Procureur)

Bamako, 7 juin (AMAP) Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako, Doucara Julienne Ouattara, a dénoncé, le 5 juin 2025, la diffusion « sur les réseaux sociaux d’images tendancieuses visant les Forces armées maliennes », dans le but de propager la désinformation et de troubler l’ordre public. Le procureur a indiqué avoir constaté « sur les réseaux sociaux des images malsaines, sensibles, tendancieuses et sources d’amalgame des éléments des Forces armées maliennes dans le seul but de nourrir et d’entretenir la propagande des organisations terroristes », indique un communiqué officiel. Le procureur a souligné que ces actes, destinés à « désinformer, démoraliser, créer la psychose et la terreur au sein des Forces armées », sont strictement prohibés par les lois pénales maliennes. « La diffusion et le partage de telles images exposent leurs auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales », prévient-elle, ajoutant que ces agissements constituent « des infractions graves passibles de sanctions. » Dans un appel à la responsabilité, le procureur exhorte la population à faire preuve d’un « esprit citoyen et patriotique » pour s’abstenir de relayer ce type de contenu. « Aucun agissement infractionnel ne sera toléré », prévient-elle, tout en exprimant sa confiance en la « bonne compréhension de tous ». Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face à la cybercriminalité et à la désinformation, alors que le Mali fait face à des défis sécuritaires majeurs. OS/MD (AMAP)

Cantines scolaires au Mali : Concilier bienfaits éducatifs et soutenabilité financière

Par Amara Ben Yaya TRAORÉ Bamako, 07 juin (AMAP) Les cantines scolaires offrent bien plus qu’un repas : elles sont un pilier de l’Education et du développement. Elles garantissent l’accès à l’école pour des millions d’élèves, tout en soutenant les communautés vulnérables. Selon Sika Traoré, directrice du Centre national des cantines scolaires (CNCS), la baisse des financements menace ce programme vital, compromettant l’avenir scolaire de milliers d’enfants. Pour des millions d’élèves maliens, l’école ne se limite pas à l’apprentissage : elle répond à des besoins essentiels. « Les cantines scolaires sont un moteur de développement, surtout dans un contexte de crises qui fragilisent nos populations », affirme Sika Traoré. Dans un pays où la faim touche une large part de la population, ce programme agit comme une solution pour attirer à l’école les enfants, parfois contraints de parcourir de longues distances pour se rendre dans les salles de classe. En 2024, les écoles soutenues par le Programme alimentaire mondial (PAM), partenaire clé du CNCS, affichent un taux de rétention scolaire de 98 %, un résultat remarquable malgré les conflits et la précarité. «Un repas à l’école permet aux enfants de se concentrer sur leurs études», explique la directrice. Conçus pour répondre aux besoins nutritionnels, les menus renforcent la santé des élèves, améliorent leurs capacités cognitives et favorisent leur réussite scolaire. Cependant, ce programme essentiel fait face à des obstacles majeurs. La crise économique mondiale réduit les contributions des partenaires internationaux, épuisant les ressources du CNCS. « Les financements, souvent par acteurs extérieurs, sont durement touchés par cette conjoncture », constate Sika Traoré. Des organisations comme le PAM et Catholic relief services (CRS) ont dû réduire le nombre d’élèves pris en charge, forçant l’État malien à compenser avec des moyens limités. À cela, s’ajoutent les conflits dans le Nord du Mali, qui provoquent des déplacements massifs et augmentent le nombre d’enfants dépendant des cantines. « Les besoins ont explosé, mais nos capacités sont débordées », déplore la directrice. Au-delà de la nutrition, les cantines scolaires dynamisent l’économie locale. Avec le soutien du PAM et d’autres partenaires, le CNCS a développé des jardins et champs scolaires dans de nombreux villages. Ces initiatives génèrent des revenus, notamment pour les femmes, tout en produisant des légumes pour les repas. « Une partie des récoltes alimente les cantines, renforçant l’autonomie financière des femmes », explique Sika Traoré. Ces activités favorisent aussi la cohésion sociale : en travaillant ensemble, les femmes tissent des liens de solidarité. Dans certains villages, ces revenus alimentent des systèmes de micro finances communautaires, ouvrant la voie à une autonomisation économique durable. PÉRENNISATION DU FINANCEMENT – Pour assurer la continuité du programme, le PAM finance une partie des cantines et soutient des formations pour renforcer les capacités locales. Mais la pérennité repose sur des ressources importantes. Le CNCS estime le besoin à 17,3 millions de dollars pour maintenir les cantines et préserver leurs acquis. « Nous plaidons pour obtenir ces fonds, et le PAM a promis de nouveaux financements », déclare Sika Traoré, optimiste. L’État malien, qui gère 1 855 cantines de Kayes (Ouest) à Ménaka (Nord), une couverture sans équivalent, assume une part croissante des coûts. Pourtant, le retrait progressif de certains partenaires internationaux accentue la pression sur les finances publiques. Face à ces défis, le CNCS parie sur l’autonomie des cantines, en encourageant les communautés à les gérer via des jardins scolaires. « Nous sensibilisons les populations pour qu’elles s’approprient ce programme, renforçant ainsi la souveraineté nationale », explique la directrice CNCS. Cette approche prometteuse exige, toutefois, une forte mobilisation communautaire et un soutien technique constant, dans un contexte où les ressources humaines et financières restent limitées. « Les cantines maintiennent les enfants en classe et leur offrent une chance de bâtir un avenir meilleur », argumente Sika Traoré. Pourtant, ces progrès restent fragiles. Sans financements suffisants, la faim et l’abandon scolaire risquent de s’aggraver, menaçant les avancées en matière d’éducation des populations les plus fragiles. Face à ces enjeux, la directrice du CNCS lance un appel urgent à l’État afin de mobiliser des ressources pérennes, impliquer les communautés dans les initiatives locales, aux partenaires internationaux à fournir un soutien constant et aux parents et élèves à valoriser l’éducation rendue possible par ces repas. ABT/MD (AMAP)  

Le Président de la Transition, Assimi Goïta, promet une lutte implacable contre les Groupes armés terroristes

Bamako, 06 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a réaffirmé, vendredi, à Bamako, sa détermination à lutter contre le terrorisme, dans une déclaration à la presse, après la prière collective de Tabaski, dans la Salle des banquets, du palais de Koulouba, servant de mosquée pour la circonstance. Le chef suprême des armées a assuré le peuple de l’AES que la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT) « est un engagement national, international, auquel les pays de l’Alliance ont souscrit. » « Raison pour laquelle, nous allons mener une lutte implacable contre cette menace en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances et sans esprit de recul », a déclaré le Chef de l’État, tout en saluant le soutien constant des populations de l’AES et en leur demandant de rester « mobilisées jusqu’à la victoire finale. » Il s’est incliné devant » la mémoire des vaillants soldats de l’AES qui ont perdu la vie au champ d’honneur », tout en souhaitant « un prompt rétablissement aux blessés. » Il a, également, félicité « la force unifiée de l’AES qui a engrangé des succès remarquables malgré les multiples attaques lâches et barbares des Groupes armés terroristes (GAT). » Le chef de l’État a indiqué que la fête de l’Aïd el-Kébir « est, par excellence, un moment de retrouvailles, de communion, de partage, de pardon et surtout de prière, notamment pour le repos éternel de nos disparus, la paix, la sécurité et la stabilité dans les pays de la Confédération AES ». Par ailleurs, il a souhaité un bon retour aux pèlerins à La Mecque. SS/MD (AMAP)

Tabaski 2025 : Le Chef de l’État a effectué la prière au palais de Koulouba

Bamako, 06 juin (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a effectué ce vendredi 06 juin 2025, la prière de l’Aïd el Kébir, dans la salle des banquets du palais de Koulouba, tenant lieu de mosquée en cette occasion, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, le président  du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée Malick Diaw, des diplomates de pays musulmans accrédités au Mali et plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette  prière collective. Elle a été un moment de retrouvailles et d’invocations pour le retour de la paix et la sécurité dans les pays de la Confédération AES. Des bénédictions ont été formulées à l’endroit des hommes tombés au champ d’honneur et des souhaits de prompt rétablissement aux blessés. Lors de la prière, le sermon de l’imam de Koulouba, Abdrahamane Tourė, a porté sur la paix, l’entente et l’unicité de Dieu Le Tout Puissant. Ce faisant, l’imam Tourė ‘a exhorté les Maliens à inscrire (leurs) actions de tous les jours » dans cette dynamique. Rappelons que selon la tradition islamique, la fête de Tabaski commémore la soumission d’Abraham à son créateur, symbolisée par l’épisode où il a accepté d’égorger, sur l’ordre de Dieu, son unique fils Ismaël avant qu’au dernier moment, le Créateur n’envoie l’ange Gabriel qui a substitue à l’enfant, un mouton qui servira d’offrande sacrificielle. En souvenir donc de ce geste de foi et de soumission à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton le jour de l’Aïd el Kebir. SS/MD (AMAP)

Fête de Tabaski : Le non-stop des tailleurs

Par Alima Nia DOUMBIA Bamako, 05 juin (AMAP) En cette veille de fête d’Eid el Kébir, les couturiers n’ont pas de répit. Ils fonctionnent à plein régime pour tenir les délais et satisfaire la clientèle. Mais le challenge est difficile à tenir. Dans les ateliers, le bruit des machines à coudre retentit sans arrêt. C’est une période très intense pour ces ouvriers. À moins d’une semaine de la fête, le rythme de travail augmente. Le promoteur de MK couture, Moussa Koné, témoigne que la majorité des tailleurs travaillent presque 18 à 20 heures par jour. Ce qui entraîne une fatigue extrême, des erreurs de couture et des disputes avec les clients. MK couture est situé à Sébénicoro, en Commune IV du District de Bamako. Moussa Koné et ses employés travaillent dans une ambiance électrique. Quelques clients sont venus récupérer leurs habits. Celui qui a une expérience de 10 ans dans le métier affirme qu’ils gagnent beaucoup d’argent en cette période. Mais, pas sans peine. Moussa Koné souligne qu’ils dorment à peine, mangent à la hâte, parfois même sur la machine. Ce maitre tailleur  précise qu’il rejette les clients des dernières minutes, en tout cas tous ceux qui le sollicitent à moins d’un mois de la fête. Face à la forte demande, certains tailleurs recrutent des apprentis ou des aides temporaires. Le promoteur de MK couture regrette que la plupart de ceux-ci ne sont pas bien formés. «Ce qui peut nuire à la qualité des finitions». Il lui arrive de reprendre deux fois une même tenue cousue par un apprenti. L’ouvrier est préoccupé par le fait que des clients demandent à coudre des modèles sophistiqués vus en ligne, sans tenir compte de leur complexité, notamment ceux des stars. Selon lui, ils devraient comprendre que la période n’est pas appropriée pour la confection de ce genre de tenue. Par contre, notre interlocuteur estime que l’accès à l’électricité s’est nettement amélioré cette année. À LA DERNIÈRE MINUTE– Lamine Diouf est âgé d’une cinquantaine d’années. Ce tailleur de teint noir, cumule une vingtaine d’années d’expériences dans son métier. Depuis son atelier sis au quartier du fleuve, il affirme avoir reçu beaucoup de clients cette année encore. Le quinquagénaire dénonce l’attitude de nombreux clients consistant à venir en masse à la dernière minute. Le couturier précise que les demandes des clients portent sur des boubous brodés, des bazins riches, des modèles sénégalais ou encore des coupes modernes inspirées des stars. Lamine Diouf déplore que certains clients oublient que les tailleurs ne sont pas des magiciens. «Ils viennent seulement à quelques jours de la fête tout en espérant un travail soigné», regrette-t-il. Pour lui, les préoccupations des tailleurs sont liées au retard de paiement des frais de couture, le coût élevé des tissus et l’impatience de la clientèle. Malgré toutes ces contraintes, il affirme que beaucoup de tailleurs restent passionnés par leur métier. Poursuivant que leur travail est stressant. Mais, se réjouit-il, le sourire des clients lorsqu’ils essaient leur tenue constitue une belle récompense morale. L’atelier de Aïssatou Ba se trouve à Djicoroni Para, en Commune IV du District de Bamako. Des couturiers et couturières sont concentrés sur leur travail afin de finir les habits des clients à temps. Couturière depuis sept ans, la promotrice affirme qu’il y a moins de clients cette année. Elle justifie cela par la concurrence déloyale de nombreux ateliers de proximité. L’entrepreneure précise que les clients recherchent des tenues originales souvent confectionnées avec des tissus wax ou des broderies modernes. Parmi les difficultés rencontrées, elle mentionne la gestion des attentes des clients qui souhaitent obtenir leurs tenues en deux trois jours, ainsi que les coupures d’électricité. Toutefois, elle a souligné qu’elle parvient à surmonter ces obstacles. La commerçante Fatoumata Diarra est mère de 4 enfants. Elle apprécie la qualité du travail réalisé par son tailleur ainsi que l’attention qu’il porte aux clients. Selon elle, son atelier propose une belle sélection de modèles d’habit sans oublier la  livraison des tenues à temps. C’est pourquoi, elle continue de maintenir les liens avec son tailleur. Awa Koné, une mère de 3 enfants, est venue s’enquérir de l’état d’avancement de ses habits. Elle dit avoir changé de couturier cette année parce que l’année dernière, sa tenue n’a pas été pas prête pour la fête. «Cette fois, j’ai choisi un atelier plus sérieux et plus fiable », avoue-t-elle. Et de relever que la fête de Tabaski est importante pour les femmes et les enfants. « On veut être élégant ce jour-là», sourit-elle. Dans un atelier, nous rencontrons Fatoumata Diallo, étudiante en droit, en pleine discussion avec son tailleur. Ce dernier lui a été recommandé par une amie.  L’étudiante aime les tissus à la mode. Elle indique avoir déposé sa tenue il y a un mois pour avoir une coupe de qualité à temps. «J’ai été déçue une fois, car ma robe avait été trop serrée. J’ai dû aller chez un autre tailleur pour la retoucher la veille de la fête ce qui n’était pas facile», se rappelle-t-elle, avant d’ajouter qu’elle ne souhaite plus revivre cette expérience. AD/MD (AMAP)