Justice : Ouverture des audiences couplées des chambres correctionnelle et criminelle du Tribunal militaire de Mopti

Mopti, 20 octobre (AMAP) Les travaux des audiences couplées de la chambre correctionnelle et de la chambre criminelle du Tribunal militaire (TM) de Mopti, au titre de l’année 2026, ont commencé le lundi 19 octobre 2026, au siège de ladite juridiction à Sévaré, a constaté l’AMAP. Prévue du 19 au 29 octobre, ces audiences ont 43 dossiers inscrits aux rôles, impliquant 72 prévenus dont 69 militaires et 3 civils. Les 43 affaires programmées au rôle comprennent 40 dossiers correctionnels et 3 affaires de la chambre criminelle. La cérémonie officielle de l’ouverture de ces sessions couplées du Tribunal militaire, présidée par le premier président du dit tribunal, Boubacar Fofana s’est déroulée en présence du conseiller à la sécurité et à la protection civile du gouverneur de la région, le Colonel Mamadou Sidiki Konaté et de plusieurs personnalités dont le Commandant du théâtre centre de l’Opération Dougoukolo ko, le Colonel -major Issa Bagayoko , le premier vice président du conseil régional, Haibala Ould Hama, les représentants des organisations de la société civile et les légitimités traditionnelles. On notait aussi la présence du Procureur du tribunal militaire de Mopti, Seba Lamine Koné, le représentant du Bâtonnier de l’ordre des avocats du Mali, Me Mahamadou Sidibé, des élus, les membres de la famille judiciaire, la hiérarchie militaire de la 6ème région militaire et les chefs de services techniques. Dans son allocution d’ouverture, le Procureur, Seba Lamine Koné a indiqué que les infractions au nombre de 3 concernées par la chambre criminelle sont un (1) cas d’assassinat, de torture et de séquestration, un cas de meurtre et un cas de pédophilie. S’agissant de la chambre correctionnelle, les rôles journaliers se caractérisent selon le magistrat par la prédominance des infractions relatives aux armes et munitions de guerre ainsi que les chargeurs et constitue presque la moitié des affaires correctionnelles. Il s’agit des de perte d’armes, de dotations, de détournements, de vols et de trafics d’armes, de munitions de guerre et de chargeurs. Pour le même registre, les cas de désertion de militaires occupent le second peloton, après les infractions relatives aux armes et aux munitions a-t-il fait remarquer. Le Procureur, Seba Lamine Koné a saisi l’occasion pour expliquer à l’auditoire que le Tribunal militaire de Mopti est une juridiction pénale spécialisée, compétente à juger les infractions spécifiquement militaires, prévues et réprimées par le code de justice militaire et certaines du droit commun commis par les militaires et leurs complices. Il a aussi rappelé que la création de la justice militaire avec l’adoption et la promulgation de la loi 95-042du 20 avril 1995, portant code de justice en République du Mali joue un rôle crucial dans la stabilité et la sécurité du pays. Elle contribue significativement au redressement de la conduite des militaires qui commettent des fautes graves dans l’exercice de leurs missions. Selon lui, les audiences correctionnelles et criminelles des tribunaux militaires s’inscrivent dans le cadre de la lutte contre l’impunité et la préservation des droits de l’homme. Elles témoignent également la fonctionnalité des tribunaux qui ont déjà jugé plusieurs affaires concernant les militaires, a-t-il laissé entendre avant d’exprimer sa reconnaissance envers l’autorité hiérarchique en occurrence le défunt ministre de la défense et des anciens combattants, Sadio Camara et l’actuel ministre délégué, le Général Oumar Diarra pour leurs leadership et soutien à l’opérationnalisation de la justice militaire avec la vision éclairé du chef suprême des armées, le Général d’armée Assimi Goita. Au regard de l’importance de la juridiction, le Procureur a mis un accent particulier sur les causes de l’organisation irrégulière de ses audiences que sont, le contexte sécuritaire difficile, l’insuffisance des effectifs de magistrats et personnel d’appui et les juges militaires résidants en dehors du ressort. Au regard de l’article 49 du statut général des militaires qui dispose que toute condamnation définitive à une peine égale ou supérieure à 3 mois d’emprisonnement ferme prononcée contre tout militaire entraîne d’office la radiation, si elle est prononcée pour une des fautes suivantes, vol, détournement, trafic d’armes ou de munitions, détention et trafic de drogue, corruption, mutinerie, révolte où recel. Les chefs d’accusation des présentes assises nous commandent de prendre nos responsabilités pour aider le gouvernement à mettre en œuvre la politique pénale en cette matière. Face à l’équation inquiétante et l’inquiétude qui plane est la destination des armes et munitions volées et vendues. Qu’il plaise au Tribunal de sanctionner les coupables avec la rigueur de la loi a plaidé le Procureur Koné. Le représentant du barreau, Mahamadou Sidibé a salué l’organisation de cette session qui permettra aux prévenus d’être fixés sur leur sort, après de longues périodes de privation de liberté. Il a cependant souhaité que les audiences des différentes chambres puissent respecter les délais légaux pour davantage désengorger les structures de détention préventive . Il a aussi souhaité que le rôle de la chambre criminelle soit désormais bien fourni comme le cas de la chambre correctionnelle pour réduire le temps de privation de liberté des prévenus, car il y a de la matière. Le Président du Tribunal a rassuré les intervenants que la loi sera appliquée dans toute sa plénitude. Car, selon lui personne n’est au dessus de la loi et nul n’est sensé l’ignorer . DC/KM (AMAP)
APSDF- Mali : Ouverture des travaux de la 9ème édition de la semaine de la microfinance

Bamako, 20 octobre (AMAP) Les travaux de la 9ème édition de la semaine de la microfinance, organisés par l’Association professionnelle des systèmes financiers et décentralisés du Mali (APSDF-Mali), débutent ce mardi au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Le thème retenu cette année est : « la microfinance, levier de l’inclusion financière au service de toute la population Malienne ». Il s’agit pour les participants de renforcer l’accès aux services financiers, notamment pour les populations exclues du système bancaire classique. Durant quatre (4 jours), les échanges porteront sur la gouvernance des institutions de microfinance, le financement de l’agriculture, des PME et du secteur informel, la digitalisation et l’Intelligence artificielle dans les services financiers, entre autres. Enfin, l’initiative vise la promotion du rôle des systèmes financiers pour le financement de l’économie ainsi que l’inclusion financière des jeunes et des femmes. KM (AMAP)
Culture : Labadja ou Allabadja, le plat des grands jours au nord du Mali

Gourma Rharous (AMAP) Le «Labadja» ou «Allabadja» est considéré comme le nec plus ultra de la gastronomie du nord du Mali. Ce plat constitue un patrimoine culinaire commun à toutes les communautés du septentrion, nomades comme sédentaires. Sa préparation obéit, depuis des siècles, à des règles immuables. Hommes et femmes participent à sa confection. Il est composé de riz étuvé, de préférence une variété locale, de viande grasse à souhait et de beurre de vache. Ce dernier ingrédient doit être de qualité. Pour cela, il est conservé dans une outre en peau pendant un an ou plus, ce qui permet son affinage. Conservé de cette manière, il prend une couleur mordorée. Son goût légèrement caramélisé est un véritable délice pour les papilles. Son parfum est subtil et appétissant. Le beurre de vache constitue l’élément central de ce plat, au sens propre comme au figuré. Les différentes étapes de la préparation La première étape consiste à cuire le riz, débarrassé de toutes ses impuretés, dans de grandes marmites traditionnelles en terre. Une simple pincée de sel gemme est le seul ingrédient toléré lors de cette cuisson. La viande est également cuite dans un bouillon, selon le même procédé. Cette première étape est réservée aux femmes. Une fois cuits à point, le riz et la viande sont transvasés séparément dans de grandes écuelles en bois, taillées dans des essences rares connues des seuls forgerons initiés qui les fabriquent. Ces récipients présentent un design fin et soigné. Leurs bordures sont délicatement ciselées et leurs flancs ornés de bas-reliefs en frise. Dans la préparation de cette spécialité culinaire, le contenu et le contenant se complètent. Les essences rares utilisées pour façonner ces écuelles dégagent un parfum subtil et légèrement aérien, qui confère au contenu une touche délicate et indéfinissable. La deuxième phase commence après la cuisson et la mise en plat du riz et de la viande. Une partie de la viande est prélevée et finement pilée dans un mortier. C’est alors que les hommes entrent en jeu. L’opération qui suit exige de la force et de l’endurance, mais surtout du savoir-faire. Traditionnellement, cette tâche est exécutée par des hommes de caste, toujours à deux. Le premier malaxe vigoureusement le riz contenu dans l’écuelle à l’aide d’une grosse louche ou d’un petit pilon. Pendant ce temps, le second maintient fermement les rebords du plat. À l’aide d’une louche, il prélève dans un autre récipient un mélange de bouillon et de viande finement broyée, qu’il verse sur le riz afin de faciliter le travail de son compagnon. L’opération se poursuit jusqu’à l’obtention d’une pâte épaisse, à l’aspect moelleux, parsemée de fines nervures de viande. Le plat est alors prêt à être servi. Comment servir ce plat ? Selon le nombre de convives, le riz est réparti dans des plats de taille moyenne en bois, puis soigneusement tassé à l’aide d’une cuillère. Un creux est aménagé au centre pour accueillir un mélange de beurre et de bouillon faisant office de sauce. La décoration consiste à disposer, tout autour de ce creux, de gros morceaux de viande ruisselants de graisse ou de la viande finement hachée. Lorsque le plat est garni de gros morceaux, un couteau est mis à la disposition des convives pour les découper. Ce mets se partage toujours en groupe. Pour le déguster, les convives utilisent des cuillères en bois finement ouvragées, taillées dans les mêmes essences que les écuelles. L’«Allabadja» ou «Labadja» est préparé à l’occasion des fêtes religieuses, des réjouissances sociales ou pour accueillir un hôte de marque. Il est toujours accompagné d’un thé nature corsé et de lait frais ou caillé, coupé d’eau. Une spécialité à valoriser Considéré comme le summum de la gastronomie du septentrion malien, ce mets d’une grande finesse est consommé au-delà de nos frontières, notamment par certaines populations mauritaniennes et algériennes. Selon A. A. K. Maïga, enseignant-chercheur à Rharous, «ce plat fait le prestige de la gastronomie du nord du Mali, au-delà de son aspect alimentaire. Il est symbole d’hospitalité et de respect». Il ajoute : «Le département en charge du tourisme et de l’industrie hôtelière doit réserver une place de choix à ce mets dans les festivals et les foires gastronomiques, à l’intérieur comme à l’extérieur du Mali.» À l’image du thiéboudiène sénégalais et du couscous marocain l’attiék, l’Allabadja ou le Labadja mérite, lui aussi, d’être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. MG/CMT (AMAP)
Mali-Qatar : Bamako et Doha veulent renforcer leur coopération économique et sécuritaire

Bamako, 19 octobre (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a reçu en audience, lundi à la Primature, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Qatar au Mali, Ahmed Bin Turki Al-Subaie. Les échanges ont porté sur le renforcement des relations bilatérales, la promotion des investissements et la lutte contre le terrorisme au Sahel, a constaté l’AMAP. Les deux personnalités ont réaffirmé leur volonté de dynamiser la coopération entre Bamako et Doha, notamment à travers la finalisation prochaine d’accords économiques stratégiques. À sa sortie d’audience, le diplomate qatari s’est félicité de ces échanges consacrés aux priorités d’intérêt commun. Il a fermement condamné les attaques terroristes perpétrées au Mali et dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES). Il a également dénoncé les soutiens étatiques aux groupes armés et souligné la nécessité d’une réponse ferme pour éradiquer ce fléau mondial. Au cours de l’audience, le Premier ministre a transmis, au nom du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et du peuple malien, ses condoléances à l’Émir du Qatar à la suite du décès du Cheikh Mohammed bin Hamad bin Abdullah Al Thani, père de l’Émir. Il a également souhaité plein succès à l’ambassadeur dans l’accomplissement de sa mission diplomatique au Mali. SS/CMT (AMAP)
Afrique : le traitement local des minerais freiné par le déficit énergétique

Bamako, 19 octobre (AMAP) Le manque d’électricité fiable et abordable freine les ambitions des pays africains de transformer localement leurs ressources minières, malgré l’intérêt croissant des investisseurs, selon Reuters, ce lundi. De la bauxite en Guinée au lithium au Zimbabwe, les gouvernements misent sur des incitations fiscales et des restrictions à l’exportation pour développer les activités de transformation. La Société américaine de financement du développement international (DFC) et l’Africa Finance Corporation (AFC) soutiennent plusieurs projets sur le continent. En Guinée, trois raffineries d’alumine sont en construction. Les autorités visent cinq installations d’ici à 2030, avec une capacité annuelle totale de 7 à 8 millions de tonnes, avant de développer la production d’aluminium. Le pays produit environ 1 000 mégawatts d’électricité, essentiellement hydraulique, alors que ses besoins pour l’industrialisation sont estimés entre 5 000 et 10 000 mégawatts, selon Daouda Diakité, conseiller du ministre guinéen des Mines. « Le principal problème concerne les infrastructures et l’énergie, surtout l’énergie », a-t-il déclaré, évoquant la recherche d’investissements dans différentes solutions énergétiques. En Afrique du Sud, la hausse des coûts de l’électricité a contribué à la fermeture de nombreuses fonderies de ferrochrome. Moins de 12 des 66 installations du pays seraient encore en activité, selon Mzila Mthenjane, directeur général du Minerals Council South Africa. Au Mozambique, le groupe South32 a placé son usine d’aluminium en maintenance après une sécheresse ayant affecté l’approvisionnement électrique. Les acteurs du secteur identifient quatre conditions pour attirer les investissements dans la transformation minière : un approvisionnement régulier en matières premières, une énergie fiable, la stabilité des politiques publiques et des acheteurs engagés. L’accès au financement constitue également un enjeu majeur pour ces projets industriels coûteux. OS/KM(AMAP)
Sibiribougou : les réfugiés s’engagent avec les populations locales pour le reboisement d’un espace vert

Bamako, 19 octobre (AMAP) Les communautés réfugiées tiennent à apporter leur contribution au développement local auprès des populations hôtes. Le quartier de Sibiribougou (Sébénicoro), en commune IV de Bamako, illustre cette dynamique. L’Union des réfugiés au Mali (URM) a organisé, le samedi 17 octobre 2026, une activité communautaire d’aménagement et de plantation d’arbres dans un espace vert de ce quartier. L’initiative a bénéficié du soutien de la Commission nationale chargée des réfugiés (CNCR) et a mobilisé la jeunesse du quartier, les autorités locales et traditionnelles, des populations riveraines, en plus de l’appui technique du service des Eaux et Forêts. Elle s’inscrit dans la dynamique de la Campagne nationale de reboisement 2026, organisé par le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et de Développement durable. Pour les responsables de l’URM, cette activité traduit la volonté des communautés réfugiées de se mobiliser aux côtés des populations locales pour contribuer à l’amélioration du cadre de vie collectif. Elle vise également a montré que les réfugiés sont des acteurs contribuant au développement local, capables de participer activement aux initiatives d’intérêt général et aux efforts nationaux en faveur de la protection de l’environnement. « Planter un arbre c’est contribuer à accomplir l’œuvre de Dieu, mais aussi penser aux générations futures », a indiqué le président de l’URM, Patrice Mvuama. Le chef de village de Sibiribougou, Soungalo Traoré, a montré toute sa reconnaissance face à cette initiative des réfugiés qu’il a jugé salutaire. Procédant à la mise en terre symbolique du premier plant d’arbre, il a prodigué des bénédictions pour le Mali et invité la population riveraine à poursuivre les efforts d’entretien de l’espace vert. Cette invitation a été renouvelée par le chef de poste de Eaux et forêts de Sébénicoro, Abocar Almoudou Cissé. « Cette espace appartient à toute la communauté. Il est important l’ensemble de la communauté s’engage à poursuivre le suivi et l’entretien des arbres plantés, ainsi que les actions de sensibilisation pour la protection de l’environnement », a-t-il appelé. Les représentants de la CNCR ont salué, au nom du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentration, cette initiative qui illustre parfaitement la volonté des réfugiés de contribuer activement au développement de leurs communautés d’accueil. « À travers cette action, menée avec la participation des jeunes, des autorités locales et des populations, les réfugiés démontrent qu’ils sont des acteurs engagés de la protection de l’environnement et du vivre-ensemble », a expliqué M’Paly Sylla, administrateur superviseur de la CNCR, avant de remercier le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et de Développement durable pour sa contribution de la tenue de l’activité. MT/KM (AMAP)
Revitalisation du Palais de la culture : le Badema national enflamme la scène

Bamako, 19 octobre (AMAP) Le Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ a vibré, vendredi dernier, au rythme des sonorités du Badema National, à l’occasion d’un concert live gratuit organisé dans le cadre du programme de revitalisation de cette institution culturelle. La cérémonie a enregistré la présence de son chargé de mission, Amadou Diabaté représentant le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que des directeurs des services techniques du département et du directeur du Palais de la Culture, Souleymane Bathieno. L’événement a mobilisé de nombreux mélomanes venus célébrer la richesse du patrimoine musical malien. La soirée a débuté par l’exécution de l’hymne national du Mali, suivie de celui de la Confédération des États du Sahel (AES). Sous la direction artistique de Idrissa Traoré, le Badema National a ensuite livré une prestation remarquable, alliant rythmes traditionnels et influences modernes. En interprétant des chansons dans plusieurs langues nationales, l’orchestre a offert au public un voyage musical à travers les différentes régions du pays. Pour Souleymane Bathieno, directeur du Palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ, ce concert s’inscrit dans un vaste programme de revitalisation comprenant plusieurs activités. « Ce soir, nous avons présenté l’une des formations du Palais au public, qui est le Badema National », a-t-il expliqué. Il a souligné que l’objectif est de faire découvrir au grand public les formations artistiques qui résident au Palais et de démontrer leur capacité à proposer des spectacles vivants de qualité. Selon lui, il est important que les populations sachent que le Badema National est une formation du Palais de la Culture et qu’elle peut offrir des prestations musicales particulièrement intéressantes. Le directeur a également précisé que le programme s’étend sur une année et qu’après seulement deux mois d’activités, plusieurs rendez-vous restent prévus. « Il y a des concerts chaque vendredi », a-t-il indiqué, confirmant ainsi la volonté de maintenir une programmation régulière au profit des artistes et des mélomanes. Cette initiative est portée par le ministère chargé de la Culture, sous le leadership du ministre Mamou Daffé, avec l’appui financier de la Coopération suisse, à travers la direction générale du Palais de la Culture. Directeur artistique du Badema National, Idrissa Traoré s’est réjoui de la forte mobilisation du public. « Quand on parle de Badema, on parle du Mali, de notre pays, le Maliba », a-t-il déclaré, avant de remercier Dieu pour la continuité du projet. Pour lui, l’interprétation de chansons dans plusieurs langues nationales traduit avant tout l’amour de la patrie et la mission de représentation de la diversité culturelle malienne. De Kayes à Ménaka, en passant par Taoudéni, l’orchestre entend faire entendre les différentes sensibilités culturelles du pays. Revenant sur l’histoire de la formation, Idrissa Traoré a rappelé que des jeunes Maliens avaient été envoyés à Cuba pour poursuivre des études musicales avant de revenir au pays sous le nom de Las Maravillas del Mali, expression espagnole signifiant « les merveilles du Mali ». La formation a ensuite adopté le nom de Badema National, une appellation bambara évoquant les liens de fraternité et de solidarité entre ses membres. Aujourd’hui, l’ensemble compte 22 personnes et représente sa sixième génération. Plusieurs responsables artistiques se sont succédé à sa tête, avant moi Idrissa Traoré. Présent au concert, Abdoulaye Manganè n’a pas caché sa satisfaction. Il a salué la qualité des mélodies et des arrangements musicaux proposés sous la direction d’Idrissa Traoré. Selon lui, le spectacle a réuni des enfants, des jeunes, des adultes et des aînés autour des musiques du terroir. Il a particulièrement apprécié la capacité du Badema National à parcourir les traditions musicales du Wassoulou jusqu’aux sonorités du Grand Nord et du Sahara. Gaoussou TANGARA (AMAP)
Bassin de la Volta : Le Mali prend la tête de la présidence du Conseil des ministres

Bamako, 16 octobre (AMAP) Le Mali a pris la présidence du Conseil des ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta (ABV), à l’issue de la huitième session ordinaire tenue le 16 octobre à Bamako, selon le communiqué final de la rencontre. Les ministres ont notamment approuvé les budgets de l’institution pour 2026 et 2027, respectivement de 3,037 milliards et 2,575 milliards de francs CFA. Présidée par le ministre ghanéen des Travaux publics, du Logement et des Ressources en eau, Ahmed Ibrahim, la session a réuni les représentants des six États membres : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Mali et le Togo. Les ministres ont instruit la direction exécutive de l’ABV d’élaborer, au plus tard le 31 décembre 2026, un plan échelonné d’apurement des dettes de l’institution. Ils ont également demandé au futur directeur exécutif d’accélérer les études du barrage de Noumbiel, de préparer un plan de mobilisation des ressources financières et d’actualiser les plans stratégique et opérationnel de l’organisation. La session a aussi validé le principe d’une rotation entre les États membres pour le remplacement du directeur exécutif et de son adjoint. Pour les prochains mandats, la présidence du Conseil des ministres revient au Mali, le poste de directeur exécutif à la Côte d’Ivoire et celui de directeur exécutif adjoint au Togo. Les ministres ont par ailleurs autorisé la prolongation des mandats des deux responsables actuels jusqu’au 31 mars 2027, afin d’assurer la transition avec leurs successeurs. Ils ont adopté une nouvelle grille salariale, applicable à compter du 1er janvier 2028 sous réserve de la disponibilité des ressources financières, ainsi que le recrutement de sept postes prioritaires à partir de la même date. Le Conseil a également demandé aux États membres de régler leurs contributions au budget de fonctionnement de 2027 au plus tard le 30 avril de cette année, ainsi que d’apurer leurs arriérés dans le même délai. La session ministérielle a été précédée, du 12 au 15 octobre à Bamako, par la réunion du Comité technique des experts de l’ABV. Les ministres ont examiné ses recommandations et adopté les rapports techniques et financiers de 2019 et 2020, tout en prenant acte des rapports des exercices 2021 à 2025 et des audits correspondants. Ils ont également appelé à la relecture des textes fondateurs de l’institution pour améliorer sa gouvernance et invité les ministres de tutelle à engager le processus d’adoption de la Charte de l’eau du Bassin de la Volta par les chefs d’État. Une session extraordinaire du Conseil des ministres est prévue au Togo avant le 30 juin 2027. La neuvième session ordinaire se tiendra au Ghana en octobre 2027. OS(AMAP)
Opération Dougoukoloko : les FAMa frappent deux bases abritant des groupes terroristes à Diarafabé et à Ménaka

Bamako, 18 octobre (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené avec succès, le samedi 17 octobre 2026, des frappes contre deux bases abritant des éléments terroristes et du matériel de guerre et de logistique, dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, a annoncé l’État-Major Général des Armées. Selon le communiqué, l’exploitation de renseignements précis a permis de localiser une importante base à environ 40 km au nord-est de la ville de Diafarabé. Après confirmation des renseignements et appréciation de la situation, le site a été ciblé et frappé avec succès. Dans le même temps, une autre base, située à 100 km au nord-ouest de Ménaka, abritant de nombreux éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique, a également été localisée. Après une phase d’observation et d’analyse, la position a été traitée avec efficacité, précise la même source. L’État-Major Général des Armées indique que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer avec précision les effets des actions menées, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. Il réaffirme la détermination des FAMa à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations visant à assurer la sécurisation de l’ensemble du territoire national, tout en appelant les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. MMD/KM (AMAP)
Sport : Ia biennale sportive se tiendra désormais du 7 au 16 août de façon tournante

Bamako, 18 octobre (AMAP) Le Gouvernement du Mali, lors de son Conseil des ministres du vendredi dernier a décidé que la Biennale sportive se tiendra désormais du 7 au 16 août de façon tournante dans l’une des Régions ou dans le District de Bamako, selon le Communiqué du Conseil. L’objectif est de promouvoir les valeurs de citoyenneté, de vivre-ensemble, de paix et d’unité nationale à travers le sport. Cette décision a été prise suite au rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. L’initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de promouvoir le sport, la jeunesse, les arts et la culture comme c’était le cas depuis l’accession du Mali à l’indépendance. Cela, au regard du rôle essentiel que jouent ces secteurs dans le développement social, économique et culturel du pays, ainsi que dans le renforcement et la préservation de l’identité culturelle nationale. Selon le gouvernement, l’institution de la Biennale sportive s’inscrit dans la dynamique de refondation de l’Etat et du renforcement de la cohésion sociale. Une décision qui se justifie par son rôle historique de pépinière de talents et de vivier du sport malien. MD/KM (AMAP)

