Sécurisation du pays : Les Forces Nationales de Défense contrôlent la totalité d’Anefis, dans le Nord du pays

Bamako, 11 juillet (AMAP) Dans un communiqué rendu publique ce samedi, l’Etat Major Général des Armées, en collaboration avec leurs partenaires, assurent avoir le contrôle total d’Anefis, dans le Nord du pays, a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que les Forces loyalistes continuent des opérations de ratissage contre les groupes terroristes affiliés au JNIM et au Fla. Par ailleurs l’Etat Major Général des Armées précise qu’au cours des opérations qu’une frappe aérienne effectuée a permis de détruite un véhicule de combat et de neutraliser 5 combattants terroristes. Enfin l’Etat Major des Armées réaffirme la détermination ferme et constante des Forces loyalistes dans la poursuite, avec discipline, rigueur et engagement, des opérations contre les groupes armés terroristes sur toute l’étendue du Territoire nationale. KM (AMAP), source Etat major Général des Armées.
Communiqué du Conseil des Ministres du vendredi 10 juillet 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 10 juillet 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté un projet de texte ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Agriculture, des parcelles de terrain objet des Titres fonciers n°288748, n°288749, n°288750 et n°288751 du Cercle de Kati, sises à Samanko, Commune rurale du Mandé. Les parcelles de terrain, de superficies respectives de 4 hectares 22 ares 35 centiares, 50 hectares 32 ares 27 centiares, 9 hectares 12 ares 23 centiares et de 22 hectares 35 ares 22 centiares du Cercle de Kati, sises à Samanko, Commune rurale du Mandé sont destinées à satisfaire les besoins de certains services du Ministère de l’Agriculture. L’affectation de ces parcelles permettra de sauvegarder la vocation agricole du site et de promouvoir les activités agricoles techniques se rapportant, notamment aux cultures sèches, irriguées et maraichères. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances a informé le Conseil des Ministres : des conclusions de la 2ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine, au titre de l’année 2026, tenue le 3 juillet 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Au cours des travaux de cette 2ème Session, le Conseil a pris plusieurs décisions visant à consolider la stabilité macroéconomique de l’Union, renforcer la convergence des politiques économiques, améliorer la stabilité financière et à assurer une gouvernance rigoureuse des organes et institutions de l’Union. Le Conseil a également approuvé : le rapport de la surveillance multilatérale de juin 2026 et la recommandation relative aux orientations de politique économique aux Etats membres pour l’année 2027 ; le règlement établissant les procédures communautaires pour l’autorisation de mise sur le marché et la surveillance des médicaments vétérinaires ; le budget de l’Institution, au titre de l’exercice 2026, le renouvellement des mandats ainsi que les nominations des membres de son collège ; le mécanisme d’opérationnalisation du Fonds de Stabilité financière de l’Union Monétaire Ouest Africaine. des conclusions de la réunion des ministres chargés du Secteur des Assurances des Etats membres de la Conférence interafricaine des Marchés d’Assurances, tenue le 3 juillet 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. L’un des principaux objectifs de la Conférence interafricaine des Marchés d’Assurances est de renforcer la coopération dans le domaine des assurances dans les Etats membres en instituant un marché élargi et intégré de l’industrie des assurances, réunissant les conditions d’un équilibre satisfaisant au point de vue technique, économique et financier. Au cours de la réunion, le Conseil a adopté entre autres : le compte-rendu de la réunion, tenue le 19 décembre 2025, à Bata en République de Guinée Equatoriale ; les comptes-rendus de l’exécution des budgets de la Conférence et de l’Institut international des Assurances, au titre de l’exercice 2025 ; le Règlement modifiant les dispositions relatives à l’interdiction de distribution des dividendes des entreprises d’assurance et de réassurance et au capital social des entreprises de microassurance ; le Règlement du concours de recrutement des Commissaires contrôleurs des assurances. Le ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a informé le Conseil des Ministres de l’organisation d’un atelier d’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de Fonction publique dans la Confédération AES, prévu du 26 juillet au 1er août 2026, à Bamako. Dans le cadre de la mise en œuvre de la Feuille de route de l’an II de la Confédération AES, les ministres chargés du Travail, de la Fonction publique et de la Protection sociale de la Confédération des Etats du Sahel, réunis en marge de la Conférence internationale du Travail, ont adopté les Termes de Référence de l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques en matière de Fonction publique, d’un guide commun pour harmoniser les pratiques en matière d’embauche et de mobilité des travailleurs et d’une convention de sécurité sociale pour faciliter la portabilité des prestations sociales des travailleurs dans l’espace confédéral. Cet atelier a pour objectif de disposer d’un guide digitalisé de bonnes pratiques en matière de Fonction publique dans l’espace AES. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la signature de la Charte des Micro, Petites et Moyennes Entreprises au Mali, le 29 juin 2026. Les Micro, Petites et Moyennes Entreprises, qui constituent la base du tissu économique de notre pays, sont confrontées à des difficultés liées, notamment à l’accès au financement, à la sous-traitance, à la commande publique, à la formation et à la technologie. Pour remédier à ces difficultés, le Gouvernement a élaboré, sous forme de convention entre l’Etat et les acteurs du Secteur privé, la Charte des Micro, Petites et Moyennes Entreprises au Mali. La mise en œuvre de cette charte permettra d’améliorer la compétitivité des Micro, Petites et Moyennes Entreprises et de faciliter leur accès au marché et à la sous-traitance. Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion des ministres sectoriels des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue le 26 juin 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso. Cette réunion avait pour objet l’examen et l’approbation du projet de Directive relatif à l’harmonisation des règles régissant l’immatriculation foncière en zone urbaine, l’accès au titre de propriété et la mise en place d’un système d’information foncière au sein de l’espace UEMOA. Elle a été précédée de la réunion des Experts, tenue du 23 au 25 juin 2026, qui a examiné et validé ledit projet de Directive. Ce projet de Directive vise à mettre en place un cadre réglementaire harmonisé à l’effet d’assurer la sécurité foncière dans le cadre de la
Musique : L’Ensemble instrumental du Mali, l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national

Bamako, 11 juillet (AMAP) L’Agence Nationale de Presse du Mali s’est donnée le devoir, en cette année d’éducation et de la culture, de fouiller dans les annales de l’Ensemble Instrumental National, un groupe qui a marqué l’Histoire de notre pays avec de nombreuses célébrités. Ayant pour vocation de préserver, promouvoir et diffuser les richesses musicales du Mali, l’Ensemble instrumental demeure l’un des principaux gardiens du patrimoine culturel national. Héritier d’une tradition ancestrale portée par les sons du balafon, du ngoni, de la Kora et du Tamani, il doit aujourd’hui composer avec les exigences d’un monde en constante évolution. Entre mission de transmission, quête de visibilité et nécessité de se réinventer, cette institution culturelle est confrontée à un défi majeur : faire vivre la mémoire musicale sans renoncer à son authenticité. Un parcours historique au service du patrimoine culturel national Créé en 1961, après l’accession du Mali à l’indépendance, l’Ensemble instrumental du Mali est une section du département artistique du Palais de la culture. C’est un groupe de musique traditionnelle et chorale. Il a pour mission de prospecter, répertorier, préserver et mettre en valeur le riche patrimoine musical du pays. Il rassemble des griots, des chanteurs, des instrumentistes et des danseurs issus des différentes régions du Mali afin d’assurer la sauvegarde des traditions orales et des répertoires anciens. L’Ensemble interprète un vaste répertoire inspiré des traditions du Mandé, du Khasso, du Macina, du Songhaï et d’autres régions. Ses prestations mettent en valeur les épopées historiques, les chants de louange, les récits royaux, la bravoure, l’hospitalité et la dignité. L’Ensemble instrumental se produit généralement à l’occasion des grands événements. Les instruments tels que la kora, le balafon, le ngoni, le tamani, le djembé, le bolon, le bara, la flûte peule, le njarka et les calebasses, entre autres, illustrent la diversité culturelle du Mali. Les grandes voix de l’ensemble instrumental Parmi celles -ci il est à citer Sidiki Diabaté, Djelimadi Sissoko, Batrou Sékou Kouyaté, Mokontafé Sako, Wande Kouyaté, Hawa Dramé, Amy Koita, Kandia Kouyaté, Saranfing Kouyaté, Koumba Sidibé, Ami Koita, Mah Kouaté, entre autres qui ont émerveillé les populations maliennes et les autres de tout le monde. Le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, nous apprend que c’est Moussa Mariko dit « Rémy » qui est l’actuel directeur artistique. Des chansons de bravoure, d’hospitalité et d’hommage, entre autres L’Ensemble Instrumental du Mali a chanté plusieurs chansons dans presque toutes les langues nationales. Parmi les chansons, il est à retenir entre autres Sosso ( chant pour magnifier la joie, le bonheur et l’amour), Taara (chant pour magnifier la bravoure), Sécurité ( hommage à l’Armée), Janjo (hommage à la bravoure), Musolu (hommage aux femmes), Cedo (Hommage à la bravoure), Bamba Niaré : Jatigiya (l’hospitalité) Tournées et trophées Depuis sa création, l’Ensemble a effectué de nombreuses tournées internationales et constitué une importante discographie, contribuant à la sauvegarde et au rayonnement du patrimoine musical malien. Il a également remporté de nombreux trophées à travers le monde. L’ensemble instrumental a fait des tournées dans plusieurs pays à travers le monde notamment : l’URSS RAO en 1961, le salon international PACORA(1964) en France, le festival des arts nègres de Dakar en 1964 et d’autres tournées en Algérie, guinée conakry, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Chine, les États-Unis d’Amérique, le Niger, le Ghana, la Gambie et plusieurs autres pays. Les trophées obtenus sont : La Médaille de folklore au théâtre des Nations-Unies en 1963, la médaille d’or au premier festival d’arts nègres de Dakar en 1966, la Médaille d’or au premier festival des arts panafricains à Alger en 1968, la médaille d’or de la mélodie de Johannesburg en 1995. Le défi de l’authenticité à l’ère du numérique Malgré son parcours remarquable, l’Ensemble instrumental du Mali fait face à de nombreux défis. L’évolution des habitudes culturelles et l’essor des musiques urbaines, comme le rap, l’afrobeat, etc., modifient progressivement les préférences d’une partie de la jeunesse. Les plateformes numériques et les réseaux sociaux favorisent une consommation rapide de contenus musicaux, laissant parfois moins de place aux répertoires traditionnels. Dans ce contexte, l’Ensemble doit relever le défi de préserver l’authenticité de son art tout en développant de nouvelles approches capables de séduire un public plus jeune. Difficultés Les difficultés financières constituent également un frein au développement de l’institution. Les moyens limités compliquent l’organisation de spectacles, le renouvellement des instruments et l’entretien des équipements. À cela s’ajoute le départ à la retraite de nombreux artistes expérimentés, toute chose qui soulève la question de la relève. La formation de jeunes musiciens maîtrisant les instruments traditionnels demeure encore insuffisante, alors que la transmission constitue la principale garantie de la pérennité de cet héritage. Le défi du numérique Face à ces défis, le numérique apparaît comme une opportunité. La numérisation des archives, la diffusion de concerts sur les plateformes spécialisées et une présence plus active sur les réseaux sociaux permettraient de mieux faire connaître les œuvres de l’Ensemble auprès du public national et international. Ces outils offrent également la possibilité de toucher les jeunes générations et la diaspora malienne, tout en assurant une meilleure conservation des enregistrements et des documents historiques. Selon le chef du département artistique du Palais de la culture, Cheick Tidiane Baby, l’avenir de l’Ensemble instrumental du Mali dépend avant tout d’un engagement collectif. Le renforcement du soutien des pouvoirs publics, le développement de partenariats avec les institutions culturelles, les écoles de arts et les organisations internationales, ainsi qu’une stratégie de communication adaptée aux nouveaux usages sont indispensables pour assurer son rayonnement. En conciliant fidélité aux traditions, innovation artistique et ouverture au numérique, cette institution continuera de jouer un rôle essentiel dans la sauvegarde du patrimoine musical malien et dans la promotion de l’identité culturelle du Mali à travers le monde, a affirmé l’administrateur culturel. L’Ensemble instrumental demeure une véritable école qui a façonné plusieurs générations de toutes les régions de notre pays. MLHD/KM (AMAP)
Koutiala : Moumine Koné, nouveau président de la Chambre régionale d’agriculture

Koutiala, 11 juillet (AMAP)Les 24 délégués élus issus des 08 cercles ainsi que les 05 représentants des OPA (organisations professionnelles agricoles) de la région ont, ce vendredi, procédé à l’élection du bureau de la Chambre régionale d’agriculture (CRA) de la 16ème région, a constaté l’AMAP. A l’issue des opérations de vote, Moumine Koné de la délégation locale de la chambre d’agriculture (DLCA) de Koutiala a été élu Président avec 17 voix pour contre 12 voix pour son challenger, Aguib Sounkara de Molobala. Les postes de 1er; 2ème , 3ème, ; et 4ème vice-présidents sont revenus respectivement à Siaka Ballo de Mpessoba, Dramane Mallé de Konséguela, Siaka Goïta de Kouniana et Namadjomo Koné de Zangasso. Les délégués Fousseyni Traoré et Hamidou Coulibaly ainsi que le président Moumine Koné seront les membres consulaires de Koutiala à l’APCAM. ID/KM (AMAP)
San : L’académie d’enseignement a enregistré un taux de 25,21 % de réussite au BAC 2026

San, 11 juillet (AMAP) L’Académie d’enseignement de San a enregistré un taux de réussite de 25,21 % au Baccalauréat 2026. Sur les 4 124 candidats inscrits, 3 497 ont effectivement pris part aux épreuves et 900 ont été déclarés admis, a appris l’AMAP de source scolaire. Par série, la Terminale Lettres et Langues (TLL) arrive en tête avec 33,06 % de réussite, suivie de la Terminale Sciences Exactes (TSE) avec 28,13 %, de la Terminale Sciences Sociales (TSS) avec 24,85 %, de la Terminale Sciences Économiques (TSECO) avec 24,22 % et de la Terminale Sciences Expérimentales (TSEXP) avec 22,59 %. La série Terminale Arts et Lettres (TAL) n’a enregistré aucun candidat. Les candidats réguliers ont obtenu un taux de réussite de 27,69 %, contre 14,31 % pour les candidats libres. Parmi les admis, figurent 419 filles et 481 garçons. Au classement des dix meilleurs candidats de l’Académie d’enseignement de San, Mamadou Koné du Lycée Privé Moderne de San (LPRIMO-SAN) occupe la première place avec une moyenne de 16,09/20 et la mention Très Bien, seule distinction de ce niveau dans le Top 10. Le Lycée de San (LSAN) s’est particulièrement illustré en plaçant sept candidats parmi les dix premiers, contre deux pour le Lycée Privé Moderne de San (LPRIMO-SAN) et un pour le Lycée Privé Franco-Arabe Benkan de San (LPFA-BENK). Les moyennes des dix meilleurs candidats sont comprises entre 14,40 / et 16,09/20. La série Terminale Lettres et Langues (TLL) domine également ce classement avec six représentants, devant la Terminale Sciences Expérimentales (TSEXP) avec trois candidats et la Terminale Sciences Exactes (TSE) avec un candidat. La candidate Kadiatou Kanouté de la TLL du lycée de San est la première des filles à l’académie d’enseignement de San avec 15, 65 /20 de moyenne. NC/KM (AMAP)
Diplomatie : Le Mali rétablit ses relations diplomatiques et rouvre son espace aérien avec l’Algérie

Bamako, 10 juillet (AMAP) Le Gouvernement de la Transition a annoncé, vendredi, une série de mesures visant à relancer les relations de coopération et d’amitié entre la République du Mali et la République algérienne démocratique et populaire, a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué signé par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, porte-parole du Gouvernement, le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, les autorités maliennes décident du retour à Alger de l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali accrédité en Algérie. Le Gouvernement annonce également la réouverture de l’espace aérien national à l’ensemble des aéronefs civils et militaires assurant des vols en provenance ou à destination de l’Algérie. Ces décisions s’inscrivent dans le cadre de la redynamisation des relations de coopération et d’amitié entre les deux pays, précise le communiqué. KD/CMT (AMAP)
Kangaba : Fin des travaux de l’atelier de sensibilisation et de lancement du projet MOST

Kangaba, 10 juillet (AMAP) Les travaux de l’atelier de sensibilisation et de lancement du projet sous-régional « Moyens de Subsistance Transformés (MOST) » ont pris fin le jeudi 09 juillet 2026 à Kangaba sous la présidence du préfet du cercle, Abou Dao en présence de ses homologues du cercle de Kéniéba, Daou da Diarra et du cercle de Yanfolila, Sékou Kanta. Le thème du lancement de ce projet est la sensibilisation des parties prenantes sur les enjeux environnementaux, sanitaires et sociaux liés à l’orpaillage, notamment « Les dangers de la contamination mercurielle et les alternatives sans mercure ». En effet, dans le cadre du programme régional « Renforcement de la Résilience des Zones Frontalières (RéZo) », financé conjointement par l’Union Européenne et l’Allemagne, et mis en œuvre par GIZ, le projet sous-régional MOST est exécuté au Mali par l’ONG Pact en partenariat avec la FEMIMA (Fédération des Femmes Minières du Mali) et le ministère des Mines. Le projet intervient dans les zones frontalières à forte concentration d’activités d’exploitation minière artisanale et à petite échelle, notamment dans les cercles de Kangaba et de Yanfolila, situés à la frontière Guinéenne, ainsi que le cercle de Kéniéba à la frontière du Sénégal. D’une durée de deux ans, le projet vise comme objectif de renforcer la résilience, la paix et la stabilité des communautés pratiquant l’exploitation aurifère artisanale et à petite échelle dans la zone frontalière entre la Guinée, le Mali et le Sénégal. Pour atteindre cet objectif, plusieurs activités ont été menées durant deux jours à savoir l’analyse intégrée et le renforcement des capacités des partenaires locaux, la mise en place d’institutions formelles et formalisation des moyens de subsistance, la gouvernance participative et la cohésion sociale. A la fin des travaux, la Directrice Générale Adjointe du projet, Dienta Ilham Ait ADDi s’est dite comblée de joie parce que le projet a été bien présenté au niveau des trois cercles et les 09 coopératives qui seront accompagnés par le projet MOST ont été sélectionnés d’une manière définitive. Elle a précisé que son projet veut intervenir au niveau de ces coopératives pour les accompagner pour bien se formaliser dans le renforcement des capacités, pour les aider à détenir des couloirs d’exploitation dans les normes et aussi les aider à avoir d’autres expertises et expériences dans les activités génératrices de revenus autres que l’orpaillage. Elle s’est enfin réjouit de la présence effective et de l’engagement de toutes les parties prenantes notamment les trois préfets des cercles choisis, les maires, la jeunesse, la CAFO et les GLCT (Groupements Locaux de Coopération Transfrontalière). SD/KM (AMAP)
Ouélessébougou : Renforcement des capacités des directeurs d’écoles et enseignants sur la santé de la reproduction

Ouélessébougou 10 juillet (AMAP) l’Académie d’enseignement de Bougouni avec l’appui de la section Éducation de l’UNICEF a démarré jeudi, un atelier de formation sur les concepts de Santé de la reproduction, avec la participation de 104 enseignants du ressort du Centre d’animation pédagogique CAP de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Il se tient à l’Ecole Fondamentale N’tentoubougou 1er Cycle. Ce renforcement de capacités s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme ATWA (Adolescent Transition in West Africa) . Il vise essentiellement à renforcer les connaissances et compétences du personnel enseignant et des animateurs communautaires des CAP de Ouélessébougou et de Koumantou, en vue d’une appropriation de cet outil de formation. L’initiative est accompagnée et soutenue par certains partenaires techniques et financiers dont l’UNICEF, l’UNESCO et l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Au cours de cette session qui durera trois jours, les échanges porteront spécifiquement sur les thématiques telles la Gestion de l’hygiène menstruelle (GHM) , les généralités sur les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH et le SIDA et la santé de la reproduction. Pour Boubacar Pathé Keïta, formateur et point focal de l’UNICEF à l’AE de Bougouni, il s’agit à travers cette formation, de créer dans les écoles, à travers les programmes d’enseignement, un environnement dans lequel tous les enfants seraient en mesure d’apprendre en vue d’adopter des comportements favorables à la prévention des maladies. Cet environnement doit être inclusif, efficace, accueillant, bienveillant, sain, protecteur et tenir en compte des besoins spécifiques des apprenants et particulièrement des filles. Quant à Karim Coulibaly, directeur du CAP de Ouélessébougou, il a salué l’initiative et le choix porté sur sa circonscription, tout en demandant une participation active de tous les enseignants. AC/KM (AMAP)
CNT : deux projets de loi relatifs au renforcement de la communication de la Confédération des États du Sahel (AES) adoptés

Bamako, 10 juillet (AMAP) Le Conseil national de Transition ( CNT ) a adopté, ce vendredi 10 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako, deux projets de loi relatifs au renforcement de la communication de la Confédération des États du Sahel ( AES ). Le premier autorise la ratification de la création de la télévision de la Confédération des États du Sahel ( AES ), denommé » Tafouk TV « . Quant au second, il valide la ratification de la création de la radio de la même organisation, appelée » Daandé Liptako « . Il convient de souligner que l´accord de création de la télévision AES a été signé entre les pays membres de l’organisation, le 21 décembre dernier à Bamako. Quant à l’accord relatif à la création de la radio, il a signé entre les Etats de la Confédération le 26 novembre dernier à Ouagadougou au Burkina Faso. Les deux organes ont pour objectif de consolider les mécanismes de communication de la Confédération face aux défis sécuritaires et informationnels, de contribuer à l’éveil des consciences et au changement positif de comportement des populations. Il s’agit également de servir de vecteur de communication pour les Etats membres, de promouvoir le dialogue et les échanges au sein de l’espace confédéral et de porter le combat de la souveraineté, du panafricanisme et de l’indépendance véritable de l’organisation. C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop qui a défendu ces projets de loi. Selon lui, les efforts déployés dans les domaines de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du développement au sein de l’espace confédéral ne pourront produire tous leurs effets que si les autorités de l´AES obtiennent l’adhésion des populations. Il a ajouté que la radio et la télévision AES permettent de renforcer le sentiment d’appartenance à une même communauté et la cohésion entre les populations de l’espace sahélien. « Il s’agit également de faire en sorte que nous puissions nous comprendre et valoriser nos cultures, nos langues nationales ainsi que ce qui se fait au sein de notre communauté », a souligné le patron de la diplomatie malienne. Abdoulaye Diop a ensuite déclaré être conscient des enjeux de la désinformation qui « tue les gens plus que les armes aujourd’hui ». A ce sujet, il a précisé que ces organes visent à contrecarrer les narratifs hostiles à la Confédération et à promouvoir « notre propre récit », conforme à la réalité des pays de l’organisation et à leur vision. Il est à noter que les deux textes ont été adoptés, chacun, à l’unanimité par les 123 membres du CNT présents. BD/KM (AMAP)
CNT : Adoption du projet de loi sur la création de la Direction générale de l’aménagement et de l’attractivité du territoire

Bamako, 10 juillet (AMAP) Les membres du Conseil national de Transition (CNT) ont adopté, ce vendredi 10 juillet 2026 au Centre international de conférences de Bamako, le projet de loi portant création de la Direction générale de l’aménagement et de l’attractivité du territoire, a constaté l’AMAP. Ce texte vise à ériger la Direction nationale de l’aménagement du territoire (DNAT) en direction générale en vue de « mieux prendre en charge le caractère transversal et multidimensionnel de l’aménagement du territoire ». A ce titre, la Direction générale de l’aménagement et de l’attractivité du territoire a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière d’aménagement et d’attractivité du territoire et de veiller à en assurer l’exécution. Elle est notamment chargée, d’élaborer le schéma national d’aménagement du territoire, de conduire sa mise en œuvre et de procéder, en cas de besoin, aux ajustements nécessaires. Il s’agit également de suivre et d’évaluer les schémas d’aménagement du territoire et de mener des études spécifiques sur les thématiques portant sur l’aménagement du territoire, de participer à l’élaboration des schémas territoriaux et sectoriels en la matière. Sans oublier de veiller au respect des orientations des schémas en termes de localisation des grandes infrastructures et équipements d’intérêt collectif susceptibles d’avoir un impact significatif sur les territoires. Selon le rapport de la Commission travaux publics du CNT, l’adoption de ce projet de loi vise à répondre aux exigences de marketing territorial permettant de rendre nos territoires attractifs et compétitifs. Il s’agit également d’opérationnaliser les pôles de développement et de renforcer le rôle de veille prospective et de suivi du respect des vocations. C’est le ministre de l´Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imrane Abdoulaye Touré qui a porté ce projet de loi devant l’Hémicycle. Le texte a été voté à l’unanimité par les 124 membres du CNT présents. Les législateurs ont également adopté le projet de loi autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Cela, durant la période comprise entre la clôture de la session ordinaire d’avril 2026 du CNT et l’ouverture de sa session ordinaire d’octobre prochaine. Le texte défendu par le ministre de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions Yaya Gologo, a été approuvé par les 124 membres du CNT présents. BD/KM (AMAP)

