Célébration de l’anniversaire du Roi Charles III au Mali : Sous le signe du renforcement de la relation entre Bamako et Londres

Bamako, 12 juin 2026 (AMAP)– Les Britanniques célèbrent, ce samedi 13 juin 2026, l’anniversaire « officiel » du Roi Charles III au cours d’une cérémonie appelée « King´s birthday parade ( parade d’anniversaire du Roi) ». En prélude à cette fête nationale, l’ambassade du Royaume-Uni au Mali a organisé, ce jeudi 11 juin 2026 dans un hôtel de la place, une cérémonie de réception. C’était en présence du ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, des membres du corps diplomatique et plusieurs autres personnalités, a constaté l’AMAP. Dans son intervention, l’ambassadeur du Royaume-Uni au Mali a souhaité voir le Mali et ses voisins du Sahel réussir, en devenant plus sûrs, plus stables et plus prospères. Depuis les années 1960 jusqu’au 2ème quart du 21è siècle, a poursuivi Augus McKee, son pays apporte un soutien pragmatique et concret aux institutions du Mali et à son peuple. «Nous souhaitons aujourd’hui renforcer cet engagement», a-t-il déclaré. Rappelant qu’aucun Etat n’est à l’abri de la menace du terrorisme international, le diplomate britannique a invité à renforcer, de façon continue, la coopération transnationale en matière de lutte contre ce fleau dans la région. Au cours de l’année écoulée, a signalé Augus McKee, le Royaume-Uni a mené un dialogue de haut niveau avec le ministère chargé de la Défense dans le cadre de « nos efforts visant à renforcer les capacités de sécurité au Sahel et en Afrique de l´Ouest ». Évoquant « l’année de l’éducation et de la culture » au Mali dont la période s’étend entre 2026 et 2027, il a précisé que chaque année, plusieurs jeunes maliens « talentueux » poursuivent leurs études dans son pays grâce à la bourse « Chevening ». «De petites organisations britanniques de volontariat soutiennent également, à leur échelle, des projets de développement communautaire au Mali», a renchéri Augus McKee. Il a ensuite révélé que dans son pays, les grands festivals de musique et les principales salles de spectacle accueillent régulièrement des artistes maliens « remarquables ». De son côté, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a salué la qualité des relations d’amitié et de coopération qui unissent le Mali et le Royaume-Uni. «Des relations fondées sur une longue tradition de dialogue, de considération mutuelle et de respect réciproque», a souligné Mossa Ag Attaher, avant de rappeler que la coopération entre les deux pays remonte aux premières années de l’indépendance du Mali. Au fil des décennies, a poursuivi le ministre Mossa Ag Attaher, cette relation s’est enrichie d’une coopération « appréciable » dans plusieurs domaines prioritaires, notamment le soutien à la stabilité et à la gouvernance inclusive, l’assistance humanitaire, l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Sans oublier le renforcement de la résilience climatique et l’accompagnement des efforts en faveur d’une croissance durable. Le patron du département en charge des Maliens établis à l’Extérieur a réaffirmé la volonté de notre pays de bâtir des relations saines avec l’ensemble de ses partenaires dans le respect des principes de souveraineté, du libre choix des partenaires et de la prise en compte des priorités nationales. «Convaincu que les défis contemporains appellent davantage de concertation et de solidarité, le Mali demeure disposé à œuvrer avec le Royaume-Uni en vue de consolider un partenariat équilibré, pragmatique et résolument tourné vers l’avenir», a souligné Mossa Ag Attaher. Le Roi Charles III est né le 14 novembre 1948. La tradition britanique veut que l’anniversaire du Roi ou de la Reine soit célèbré officiellement le 2ème samedi du mois de juin. BD/CMT (AMAP)
Portrait : Professeur Bakary Kamian, le parcours exceptionnel d’un grand historien et d’un agrégé en Géographie

Bamako, 12 juin (AMAP) Dans l’histoire de l’enseignement et de la recherche au Mali, certaines figures ont marqué l’histoire d’une empreinte indélébile. Bakari kamian est de ceux-là qui n’ont ménagé aucun effort pour le rayonnement de l’image du Mali. Historien, géographe, enseignant, administrateur et écrivain, il demeure l’une des plus grandes figures intellectuelles du pays. Premier Africain subsaharien agrégé de géographie, il a consacré sa vie à la promotion du savoir, à la valorisation de l’histoire africaine et à la formation de nombreuses générations de cadres. D’un commerce agréable, toujours habillé en boubou traditionnelle trois pièces bleu ciel ou blanc, coiffé d’un donné blanc, noir ou rouge, Pr Kamian, attire de par son dialogue constructif. Cet homme de culture qui a été président de la commission du centenaire du Palais de Koulouba dont les travaux ont débuté en 1904, a honoré notre pays tant sur le plan national et international. Un parcours académique et professionnel exceptionnel Né en 1928 à San, alors située dans le Soudan français, Bakari Kamian effectue ses études primaires à san et ses études secondaires l’école terrasson de fougères ( actuel lycée Askia Mohamed) à Bamako avant de poursuivre un brillant cursus universitaire à la Sorbonne, en France. Il obtient successivement un Certificat d’études supérieures d’Histoire contemporaine et de Géographie régionale en 1954, un Certificat d’études supérieures d’Histoire du Moyen Âge en 1955, un Certificat d’études supérieures de Géographie générale en 1956, puis une Licence d’enseignement de géographie la même année. En 1964, il décroche l’Agrégation de géographie, devenant ainsi le premier Africain subsaharien à atteindre ce niveau dans cette discipline. Bakari Kamian exerce comme instituteur entre 1949 et 1952 dans plusieurs lycées en France. À son retour au pays, il enseigne au lycée Askia Mohamed de Bamako, où il devient successivement professeur, censeur puis proviseur entre 1961 et 1963. Il est ensuite nommé premier directeur général de l’École normale supérieure du Mali de 1964 à 1967. Sa carrière se poursuit au sein de l’administration malienne. Il occupe notamment le poste de secrétaire général du Conseil national de la recherche scientifique et technique à la Présidence de la République entre 1967 et 1968. Par la suite, il rejoint le système des Nations unies et l’UNESCO, où il assume plusieurs responsabilités de haut niveau : administrateur de projets universitaires, chargé de formation au Bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation (BREDA) à Dakar, représentant de l’UNESCO dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et directeur du BREDA de 1972 à 1979. Un héritage intellectuel et des distinctions prestigieuses Chercheur rigoureux et auteur prolifique, Bakari Kamian a publié plusieurs ouvrages de référence sur l’histoire et la géographie du Mali. Parmi ses œuvres majeures figurent Géomorphologie de la vallée du Bani dans la région de San (1957), Connaissance de la République du Mali (1962), Djenné et Tombouctou (2000) et surtout Des tranchées de Verdun à l’Église Saint-Bernard : 80 000 combattants maliens au secours de la France (1914-1918 et 1939-1945), publié en 2001 et considéré comme son chef-d’œuvre. Son immense contribution au savoir lui vaut de nombreuses distinctions. Il est fait Chevalier de l’Ordre national du Mali en 1999, Commandeur de l’Ordre national du Mali en 2008, puis élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre national du Mali en septembre 2016. Il reçoit également les titres de Commandeur de l’Ordre national du Mérite de France, de l’Ordre national du Lion du Sénégal et de l’Ordre national de la Guinée, ainsi que celui d’Officier des Palmes académiques françaises. En novembre 2009, il devient le premier Africain subsaharien nommé membre d’honneur de la Société de Géographie de France. Le professeur Bakari Kamian s’est éteint le 11 décembre 2016 en Tunisie, à l’âge de 88 ans. Son œuvre demeure aujourd’hui une référence incontournable pour les historiens et géographes africains. Par son engagement en faveur de la connaissance du Mali et de la reconnaissance de la contribution des soldats africains aux deux guerres mondiales, il a laissé un héritage intellectuel qui continue d’inspirer les générations présentes et futures. MLHD/KM (AMAP)
Coupe du Monde 2026 : l’Afrique du Sud sombre d’entrée face au Mexique

Bamako, 12 juin (AMAP) L’Afrique du Sud a entamé la Coupe du Monde 2026 par une lourde défaite face au Mexique sur un score final de 2-0 lors de la rencontre qui s’est jouée jeudi à l’Estadio Azteca, pour le match d’ouverture du groupe des deux équipes, a appris l’AMAP de source sportive. Dès la 9e minute, une erreur de relance en défense offrait le ballon à Julián Quiñones, auteur du premier but du tournoi. Le Mexique menait et ne lâchait plus rien. En seconde période, Raúl Jiménez doublait la mise d’une tête à la 67e minute sur un centre d’Alvarado. Le sort des Bafana Bafana était scellé. La partie s’est terminée dans le chaos. Deux cartons rouges côté sud-africain. Sphephelo Sithole, expulsé comme dernier défenseur après une faute grossière. Puis Themba Zwane, sorti du banc en remplacement, renvoyé aux vestiaires pour une main sur le visage d’Alvarado. L’Afrique du Sud finissait à neuf contre dix, après l’expulsion de Cesar Montes côté mexicain. Au classement du groupe, le Mexique prend les commandes. L’Afrique du Sud, dos au mur, devra impérativement réagir lors de son prochain match face à la République Tchèque. KD/KM (AMAP)
Mairie du District de Bamako : Plus de 46 milliards de FCFA mobilisés en 2025

Bamako, 12 juin 2026 (AMAP)- Ce vendredi 12 juin 2026, Marc Dabou, chargé d’expédier les affaires courantes du District de Bamako, a présidé la session de restitution publique de la gestion de la collectivité pour l’exercice 2025. Cet exercice de redevabilité, conforme au Code des collectivités territoriales, s’est déroulé en présence de nombreuses personnalités et vise à renforcer la transparence ainsi que la participation citoyenne, a constatél’AMAP. Sur le plan financier, sur un budget révisé de plus de 61 milliards de FCFA, les recettes ont été mobilisées à hauteur de 46,59 milliards de FCFA contre environ 43 milliards de FCFA de dépenses exécutées, dégageant ainsi un excédent budgétaire positif de plus de 3,58 milliards de FCFA. Ces résultats traduisent les efforts soutenus des services du District, des contribuables bamakois et des différents partenaires économiques. L’année 2025 a également été marquée par une forte dynamique de modernisation urbaine et de protection du cadre de vie, conformément au Plan de développement économique, social et culturel du District. Les services techniques ont mené de vastes opérations de désensablement, de nettoyage des voies et de collecte des déchets afin d’améliorer l’environnement et de prévenir les risques d’inondation. En parallèle, la capitale a bénéficié de l’installation de 3.000 lampadaires solaires sur ses grandes artères, une initiative concrétisée grâce à l’appui direct du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Pour consolider ces acquis, la municipalité entend accélérer ses projets prioritaires tout en faisant face aux défis structurels persistants. Marc Dabou a notamment insisté sur la nécessité d’optimiser la mobilisation des recettes fiscales, de poursuivre la modernisation des marchés et de financer les investissements structurants indispensables pour l’avenir de Bamako. Rappelant que la gestion de la capitale est une responsabilité collective, il a invité les populations à s’impliquer davantage, notamment par le paiement régulier des taxes locales, avant d’ouvrir un débat constructif avec les citoyens et les forces vives présents. En ouverture, Marc Dabou avait exprimé sa solidarité envers les victimes de l’incendie du marché El Hadj Dossolo Traoré survenu en février 2026, tout en annonçant qu’un projet de reconstruction d’un pôle économique majeur est déjà en cours avec le soutien des plus hautes autorités du pays. SS/CMT (AMAP)
Gao : La mosquée de Kankou Moussa, un site historique emblématique dans la Cité des Askias, avant la Mosquée Djingareyber en 1325

Gao, 12 juin (AMAP) Le site de la Mosquée de Kankou Moussa est situé dans le tissu ancien de la ville de Gao, quartier Aldjanabandja et couvre 35 100m2 (3ha 51a). Ce site avait abrité la mosquée historique construite par l’empereur du Manden, Kankou Moussa, à son retour du pèlerinage à la Mecque en 1324. Ainsi, Gao, une dépendance de l’empereur du Mali fut l’un des points de rencontre des pistes caravanières qui traversèrent le désert et des pistes venant du sud. Le chef de la mission culturelle a rappelé que l’ouvrage fut réalisé par un architecte Andalou du nom d’Es Saheli. La mosquée de Kankou Moussa présenté par les chroniqueurs arabes et les traditions orales comme un bâtiment colossal et le premier cas de grands travaux entrepris dans l’histoire du Mali, avant la construction de la célèbre mosquée de Djingareyber à Tombouctou en 1325. « Le site de la mosquée de Kankou Moussa à Gao est un lieu historique et de mémoire d’une grande importance. Il constitue un témoignage historique et culturel de l’empire du Mali. Le site, par son étendue et l’importance de ses structures exhumées, constitue l’un des plus remarquable du Mali. Il s’étend comme l’ensemble des vestiges archéologiques couvrant une superficie de 3ha 51a, situé au quartier Aljanabandja de la ville de Gao. Cet espace englobe des biens meubles enfouis (comprenant divers objets poterie, objets en fer et en cuivre, ossements divers, fusaïoles, perles en verre, en terre cuite et en cornaline). Une datation radiocarbone des échantillons de charbon de bois a permis de situer la période d’utilisation du bâtiment avec piliers entre les 9ème et 12ème siècle de notre ère. La date de construction du bâtiment en barre n’est pas encore connue avec précision. Son utilisation se situe avant le 16ème siècle du fait de la présence au cours des fouilles des pipes à tabac inconnues dans la zone avant l’invasion marocaine à la fin du 16ème siècle », a expliqué le chef de la mission culturelle de Gao. La quantité de perles en verre découverte au cours des travaux (plus de 11 000 perles en verre) nous indique à quel point Gao entretenait des liens commerciaux avec d’autres villes marchandes d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient entre le 7ème et le 13ème siècle. Selon lui, le professeur Raymond Mauny avait effectué des fouilles archéologiques sommaires sur le site au cours des années 1950 dont il révélera la présence de plusieurs structures en briques cuites ou crues . En 1993 et 1996, sur le même site au cours des fouilles, T. Insoll de l’Université de Cambridge avait mentionné la présence des structures en briques cuites associées à de nombreux objets exotiques importés, des perles (en verre, en cornaline ou en terre cuite), de la céramique et des objets en cuivre, a résumé le responsable de la mission culturelle de Gao. Et soutient que ces objets de l’antiquité attestent de la richesse de Gao et de son rôle métropole du commerce transsaharien entre la 7ème et la fin du 16ème siècle. Mamadou Samaké dira que depuis 2003, des fouilles archéologiques sont conduites sur le site par la Direction nationale du patrimoine culturel, en collaboration avec l’Institut des sciences humaines du Mali ; le Musée national du Mali et le Musée national d’ethnologie d’Osaka ( Japon). Selon lui, ces fouilles ont permis d’exposer deux bâtiments colossaux ( un bâtiment avec piliers et un autre en barre) et des structures annexes ( mur d’enceinte, bassine avec piédestal , toilette ). Et ajoute que les différentes fouilles menées sur le site ont révélé les modes d’occupation spatiale sur le site et la présence d’un important mobilier archéologique ; de l’importance du dépôt archéologique du site (3,80m) constituant d’objets de fabrication locale (poterie , objet en fer , perles en terre cuite et en os) et étrangère ( objets en cuivre , perles en verre, récipients en verre). Et soulignera que le site de la mosquée de Kankou Moussa a été inscrit à l’inventaire par décision n°0444/ MC –SG du 7 mai 2001 et classé dans le patrimoine culturel national par décret n°2014-0949/P-RM du 31 décembre 2014 pour ses valeurs historiques, architecturales et socioculturelles. « Malgré les menaces d’urbanisation anarchique qui ont entrainé l’occupation de l’est du site dans les années 1970, la partie classée du site de la mosquée de Kankou Moussa en 2014 conserve son intégrité physique. Cette partie ne souffre d’aucune perturbation pouvant remettre en cause son intégrité physique qui est extrêmement élevée liée à la présence de la mission culturelle de Gao et d’autres services rattachés ainsi que les autorités politiques et administratives de la région de Gao, a constaté Mamadou Samaké. Et soulève que malgré l’implication de tous ces acteurs cités dans la protection du site, ce patrimoine est soumis à certaines menaces notamment l’empiètement par les activités socioéconomique ; l’utilisation inappropriée des abords immédiats ; la pression du développement urbain, l’érosion éolienne . Auxquels s’ajoutent les structures mises en jour à travers les fouilles archéologiques sont menacées par l’ensablement et l’arrêt brusque des activités de recherche sur le site à cause du déclenchement des conflits armés . Le chef de la mission culturelle de Gao, Mamadou Samaké estime que le site de la mosquée de Kankou Moussa présente un intérêt scientifique pour les chercheurs dans le développement de leur formation universitaire ; pour la recherche pluridisciplinaire dans les domaines de l’archéologie, l’histoire, l’anthropologie et de la muséologie ainsi que dans le développement de l’artisanat d’art, de l’architecture et de l’urbanisme. AT/KM (AMAP)
Nigeria : La raffinerie Dangote Peutroleum Refinery veut lever un milliard de dollars

Bamako,12 juin (AMAP) La raffinerie Dangote Petroleum Refinery cherche à lever près d’un milliard de dollars via un placement privé, valorisant ainsi l’entreprise à environ 39,1 milliards de dollars, selon des sources proches du dossier et un document de placement consulté. L’offre porte sur 3 milliards d’actions ordinaires, proposée à 0,35 dollar l’unité. La demande des investisseurs dépasse déjà les 2 milliards de dollars, signe d’un engouement marqué pour l’opération. Les souscripteurs devront subir au minimum un million d’actions, soit 350 000 dollars, avec des achats supplémentaires par tranches de 500 000 titres. Les actions seront assorties d’une période de blocage d’un an. Les fonds levés seront répartis à l’expansion de la société et à ses besoins opérationnels généraux, alors que la raffinerie monte en puissance et consolide sa place sur le marché. D’une capacité de 650 000 barils par jour, entrée en production en 2024, elle a considérablement augmenté sa production de diesel, de carburant aviation, de naphta et d’essence, notamment la dépendance du Nigeria aux importations de produits raffinés. KM (AMAP)
Film «Promesse sacrée» : quand l’amour triomphe de l’interdit

Bamako, 12 juin (AMAP) Le réalisateur malien Zaïdou Coulibaly a présenté, mercredi à la Maison des jeunes de Bamako, son dernier film intitulé : «Promesse sacrée». C’était à la faveur d’une conférence de presse, animée par le cinéaste en présence de plusieurs acteurs maliens, a constaté l’AMAP. Ce court métrage de 30 minutes a été réalisé en noir et blanc dans les localités de Diago, Siby, Missalabougou dans la Région de Koulikoro. L’œuvre est l’histoire d’amour de Gwalamankônô et Dossera, issue de deux tribus rivales. Leur union rompt un pacte sacré hérité de Massa Djan, un roi exécuté à l’époque coloniale à la suite d’une trahison. Ainsi, une promesse de sang condamne à mort toute tentative de rapprochement entre les deux lignées. L’avant-première sera projetée dimanche prochain dans le salon VIP de la Maison des jeunes de Bamako pour permettre au public de découvrir l’œuvre avant les projections à grand public. Au cours de sa présentation, Zaïdou Coulibaly a expliqué que l’essence du film repose sur le conflit universel entre le libre arbitre de la jeunesse et le poids des traumatismes historiques transmis de génération en génération. « Je souhaite explorer comment une trahison politique et une blessure coloniale du passé continuent d’influencer la vie et le destin des générations présentes », a-t-il martelé. Selon ses dires, le film met également en lumière la dualité des traditions. D’un côté apparaisse les pratiques occultes destructrices, incarnées par ceux qui manipulent les morts et les forces de la nuit. De l’autre, les rituels d’expiation et de pardon destinés à rétablir l’harmonie collective. Gwalamankônô, descendant du roi Massa Djan, est un pêcheur courageux qui choisit d’assumer le poids de l’histoire plutôt que de se dérober. Dossera, fille de Ba Tiekoura, se distingue par son caractère passionné et rebelle. Prête à tout abandonner pour l’amour, elle finit par comprendre la portée culturelle du sacrifice de son amant et lui voue une fidélité éternelle. Face à eux, Ba Tiekoura, gardien inflexible de l’honneur de sa tribu, demeure prisonnier de la rancœur ancestrale et se montre prêt à anéantir la lignée adverse pour laver l’affront. Quant à Gnêdjoukou et Bablen, maîtres des rituels occultes du village, ils incarnent la face sombre des secrets communautaires et des forces mystiques. À travers ce film, le réalisateur propose ainsi une réflexion profonde sur la mémoire, le pardon et la capacité de l’amour à transcender les frontières dressées par l’histoire et les traditions. Un message traverse toute l’œuvre : «L’homme meurt, mais sa parole ne meurt pas» GT/KM (AMAP)
Diéma :71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois recevront leurs doses d’Azithromycine

Diéma, 12 juin (AMAP) Le lancement de la campagne de distribution de l’Azithromycine s’est déroulée ce vendredi 12 juin 2026, au domicile du chef de village, en présence de plusieurs responsables, notamment les chefs de services techniques impliqués, la CAFO, le RECOTRADE, ainsi que des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, a constaté l’AMAP. Au total, ce sont 71 623 enfants âgés de 1 à 59 mois qui recevront, du 12 au 15 juin 2026 inclus, leurs doses d’Azithromycine, à travers la stratégie de porte à porte, dans les 28 aires de santé que compte désormais le District sanitaire de Diéma. Pour la circonstance, le Préfet de cercle, Abou Diarra, a remercié les plus hautes Autorités du pays, dont l’un des soucis majeurs est de garantir aux populations, notamment les couches vulnérables, que sont les femmes et les enfants, un mieux-être. Il a expliqué les avantages de l’Azithromycine, un antibiotique à large spectre qui lutte contre plusieurs maladies. Le Chef de l’exécutif local a invité les acteurs concernés à œuvrer pour la réussite de cette campagne. Pour sa part, le Médecin chef du District sanitaire de Diéma, Docteur Moussa Koné, a invité les parents à faire des efforts pour maintenir à la maison leurs enfants afin que tous reçoivent leurs médicaments, surtout en ce début d’hivernage où les préparatifs des champs sont en cours. Il a invité les équipes chargées de la distribution à plus de courage pour l’exécution correcte des tâches qui leur sont confiées. Il a remercié le partenaire RECH pour son accompagne. En donnant le coup d’envoi de la campagne, le Préfet Abou Diarra, a inoculé, dans la bouche de Bakary Sissoko, un garçon âgé de 8 mois, sa dose d’Azithromycine. OB/KM (AMAP)
Bla : Lancement de la campagne de distribution d’Azithromycine pour plus de 93 000 enfants

Bla, 12 juin 2026 (AMAP) La salle de conférence du Cercle de Bla a abrité jeudi la réunion d’information et de plaidoyer relative au lancement de la campagne de distribution de masse d’Azithromycine sous la présidence sous-préfet de Touna, M. Samou Dembélé, en présence des autorités sanitaires et des acteurs communautaires. Cette campagne semestrielle s’inscrit dans le cadre du projet « Reach », initié par le chercheur de renommée internationale, le professeur Samba Sow. Dans son allocution d’ouverture, le représentant de l’État, a insisté sur l’importance de la restitution des acquis de cette réunion afin de garantir une mobilisation communautaire optimale. Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRef) de Bla, le Dr Famakan Kane et le Dr Alassane Samaké, ont exposé les détails techniques de l’opération. L’objectif principal est l’administration d’Azithromycine à dose préventive aux enfants âgés de 1 à 59 mois couplé du dépistage gratuit de la malnutrition. « C’est un antibiotique puissant qui non seulement combat les maladies infectieuses, mais permet également de les prévenir efficacement lorsqu’il est administré à dose prophylactique chez le jeune enfant », a expliqué le Dr Kane. Pour ce premier passage, les objectifs chiffrés se présentent comme suit : 93 337 enfants âgés de 1 à 59 mois, au total dont 16 970 enfants concernés. De 1 à 11 mois et 76 367 enfants de 12 à 59 mois. La campagne couvrira l’ancien découpage du cercle de Bla, qui englobe ainsi le nouveau cercle de Yangasso (désormais rattaché à la région de San) et l’arrondissement de Diaramana (actuellement dans la région de Koutiala). Sur les 36 aires de santé que compte le district sanitaire, 31 sont concernées par la distribution, tandis que les 5 autres serviront d’aires témoins pour l’évaluation de l’impact du projet. Pour relever ce défi de santé publique, plusieurs équipes de distributeurs et de superviseurs seront déployées sur le terrain. La stratégie retenue est celle du porte-à-porte, permettant d’atteindre chaque ménage et de s’assurer qu’aucun enfant ne soit oublié. La campagne débutera officiellement le vendredi 12 juin pour prendre fin le lundi 15 juin 2026. Les autorités locales ont invité les chefs de famille et les mères à réserver un accueil chaleureux aux agents de santé. MO/KM (AMAP)
Actualité: L’ONU et l’UA intensifient les consultations pour relancer le processus politique en Libye

Bamako, 11 juin (AMAP) L’ONU estime que les consultations en cours avec l’Union africaine (UA) constituent une étape importante pour rapprocher les positions des différentes parties libyennes et créer les conditions d’un consensus politique susceptible d’ouvrir la voie à une sortie durable de la crise. La représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Hanna Tetteh, a informé le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine des derniers développements politiques et sécuritaires dans le pays, lors d’une réunion tenue en visioconférence. Elle a mis en avant les efforts de médiation menés par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) pour relancer la transition politique. Hanna Tetteh a présenté un état des lieux de la situation politique et sécuritaire, détaillant les initiatives de la MANUL, notamment la mise en œuvre de la feuille de route des Nations Unies à travers les consultations du mécanisme de « mini-dialogue » et le suivi des recommandations issues du Dialogue structuré. Elle a également évoqué les avancées liées au processus de réconciliation nationale et à la situation des droits de l’homme. « Cette séance d’information intervient dans le prolongement de la feuille de route présentée […] Ce plan vise à conduire la Libye vers l’organisation d’élections nationales et la réunification des institutions du pays », a indiqué la MANUL dans son communiqué. Face à l’impasse sur les lois électorales, la MANUL a mis en place le mécanisme de dialogue restreint « 4+4 ». La première réunion s’est tenue à Rome le 29 avril, suivie de sessions à Tunis les 12 mai et 5 juin, permettant des échanges constructifs sur les cadres constitutionnels et juridiques nécessaires à la tenue d’élections générales. OS/KM(AMAP)

