Tombouctou : 30ème anniversaire de la convention relative aux droits de l’enfant

Tombouctou, 21 novembre (AMAP) Le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants a comblé toutes les attentes des autorités administratives, politiques, des partenaires et des enfants à Tombouctou. Le flanc ouest du groupe scolaire Bahadou a servi de cadre pour abriter la cérémonie marquant le 30ème anniversaire de la convention du droit des enfants ce 20 novembre 2019.Discours, vernissage, débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes, prestations d’artistes, match de football sont les temps forts qui ont marqué l’événement à Tombouctou. Le maire de la commune urbaine Aboubacrine Cissé dira que cette journée offre à chacun une occasion unique de sensibiliser nos populations sur les droits des enfants, de promouvoir et de mettre en lumière ceux-ci, mais aussi de transformer cette date en actes concrets en faveur des enfants. Le représentant du bureau de zone UNICEF de Tombouctou Kounindjou Dolo a affirmé que depuis que le Mali a ratifié la CDE, des progrès indéniables ont été enregistrés, le taux de mortalité a baissé de 50/100, de plus en pus d’enfants sont vaccinés contre les maladies les plus meurtrières, les filles et les garçons fréquentent et achèvent de plus en plus l’école primaire. Il fera ensuite savoir que des efforts restent à faire car 1 enfant sur 10 meurt avant d’atteindre son cinquième anniversaire, plus de 2 millions d’enfants en âge scolaire sont toujours en dehors du système et plus de mille écoles sont toujours fermées, un enfant sur quatre souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir 18 ans, les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones affectées par la crise ont fortement augmenté. L’UNICEF continuera toujours à faire un plaidoyer ferme pour améliorera la situation des enfants a ajouté le représentant du bureau de zone UNICEF. Aly Issiaka représentant le chef de bureau de la MINUSMA, les enfants ont besoin d’espaces surs dans lesquels ils peuvent s’exprimer librement et réaliser leurs rêves, des espaces publics, citoyens, physiques. « Nous devons leur offrir la sécurité, la paix, l’éducation, la santé, des perspectives d’avenir, une voix et une place dans la société », a exhorté représentant le chef de bureau de la MINUSMA. Il a ensuite rappelé une déclaration du secrétaire général des Nations Unies dans son dernier rapport sur le sort des enfants en temps de conflit armé. « les enfants font les frais de notre échec collectif à prévenir et régler les conflits. La guerre a un impact dévastateur sur les enfants et viole tous les droits surtout à travers les 6 violations graves, les enfants sont recrutés et utilisés par les parties en conflits, tués et mutilés, enlevés, victimes de violences sexuelles, souffrent des conséquences des attaques contre les écoles et les hôpitaux et du déni d’accès humanitaire. » La présidente régionale du parlement des enfants de Tombouctou, Fadimata Touré, a rappelé certains maux qu’engendrent les conflits armés sur les enfants maliens. Elle a reconnu que le gouvernement et ses partenaires fournissent beaucoup d’efforts en faveur des enfants mais cependant il y a du chemin à faire. Elle rajoute : « S’il est vrai que nous sommes l’avenir de cette nation, aucun d’entre nous ne devra rester en marge de cette étape cruciale de restauration d’un climat de paix et de sécurité à travers des activités de sensibilisation et de plaidoyer dans la région de Tombouctou en particulier et notre pays en général et cela sans distinction de race, de couleur, d’apparence culturelle, politique, religieuse, un Mali ou tous les enfants se sentiront protéger contre toute forme de violences dans la paix et la cohésion comme le veut notre devise un Peuple un But une Foi. » Le gouverneur de région Koïna Ag Ahmadou a fait savoir quela célébration de la Journée Internationale des droits de l’Enfant autour d’un thème aussi interpellateur est une invitation des États ayant ratifié la Convention relative aux Droits de l’Enfant à prendre les mesures adéquates pour protéger tous les droits des enfants quelque soit le moment. Il s’agit, dans un premier temps, de faire une rétrospection des progrès réalisés dans la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant (CDE) depuis son adoption en 1989 par les États parties. Le gouverneur a aussi rappelé l’objectif de cette journée de l’édition 2019 qui est d’assurer une mobilisation nationale en faveur de la mise en œuvre effective de la Convention relative aux Droits de l’Enfant à travers la consolidation de la paix et de la sécurité au Mali et de mûrir la réflexion sur les stratégies pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans un Mali uni et prospère. Après ces discours, suivi d’intermède musical, le gouverneur a coupé le ruban du vernissage des enfants peint sur le mur de l’école Bahadou. Des tableaux qui en disent beaucoup car c’est l’expression des enfants sur le Mali qu’ils veulent. A cet endroit précis, les enfants ayant participé à oxyjeunes ont expliqué le sens des différents tableaux au gouverneur et à sa délégation. Les activités de la journée se sont poursuivies l’après-midi par le débat intergénérationnel gouverneur-enfants journalistes ayant comme thème l’éducation dans la région. De ce débat, il ressort que 106 écoles sont fermées privant 15 528 élèves de l’éducation. Le gouverneur a assuré que des stratégies sont en train d’être élaborées pour mettre tous les enfants dans leur droit à l’éducation. MS/MD (AMAP)
Sikasso : Célébration du 30e anniversaire de la convention relative aux droits des enfants

Sikasso, 21 novembre (AMAP) La célébration de la convention relative aux droits des enfants a été marquée à Sikasso ce 20 novembre, par le vernissage des dessins des enfants sur un pan du mur du stade municipal et une table ronde animée par le gouverneur Boubacar Bagayogo et les enfants journalistes encadrés par le correspondant régional de l’AMAP. La convention relative aux droits des enfants a été adoptée le 20 novembre 1989 par l’assemblée générale des nations unies et ratifiée par notre pays en 1990 qui s’est ainsi engagé à respecter les droits énoncés dans ce document. Au cours de la cérémonie qui a regroupé les autorités régionales, de nombreux enfants et leurs parents, les responsables des services techniques, le chef du bureau UNICEF de Sikasso Mr Sekou Sidibé, a remercié tous les partenaires surtout la commune urbaine qui a offert un pan du mur de clôture du stade municipal sur lequel ont été imprimés les dessins des enfants artistes. Il a rappelé quelques droits des enfants inscrits dans la convention avant d’évoquer les efforts des autorités régionales et les partenaires dont l’UNICEF, qui ont permis d’atteindre certains résultats probants, notamment la réduction significative de la prévalence de la malnutrition chronique qui est passée de 39,5% à 28,9% entre 2011 et 2018 selon l’enquête SMART 2018. Concernant la vaccination des progrès appréciables ont été également enregistrés, le taux de vaccination a atteint 69,4% en 2018 contre 63,8% en 2012 selon EDS III et V, les accouchements assistés ont aussi connu une grande amélioration entre 2012 et 2018 ( 42,6% à 62,5%). Concernant l’enregistrement des naissances, Sikasso fait partie des régions qui ont le taux le plus élevé (89%) a-t-il conclu. Dans le message des enfants de Sikasso, lu par l’enfant journaliste Adiaratou Mamby DIABY, Certains droits des enfants ont été évoqués avec force notamment le droit à une identité, à la survie, à la nutrition adéquate, aux soins de santé, à la protection contre toute forme de violence et d’exploitation et à une éducation de qualité inclusive. Le chef de l’exécutif régional Boubacar Bagayogo a remercié tous les partenaires comme l’UNICEF dont les efforts ont permis d’atteindre ces résultats. Il a engagé les autorités administratives de la région, les responsables politiques et coutumiers à mieux s’investir pour la promotion et la protection des droits de l’enfant dans la région. Des explications détaillées des dessins qui expriment la vision des tout-petits pour le Mali de l’avenir, ont été données par les enfants journalistes coachés par le correspondant de l’AMAP. Un entretien entre le gouverneur et ces enfants ont permis au chef de l’exécutif d’entrer dans les détails des dispositions prises dans la région de Sikasso pour la protection des enfants en milieu urbaine comme dans les zones rurales. FD/MD(AMAP)
Célébration des 30 ans de la CDE à Kayes : Le public découvre le rêve des enfants à travers des dessins gravés sur le mur du Stade Bassi Coulibaly

Kayes, 21 novembre (AMAP) A l’instar de la capitale et des autres régions du Mali, Kayes a célébré le 20 novembre 2019 le 30è anniversaire de la Convention des droits de l’enfant (CDE). La cérémonie a été marquée par le vernissage du mur du Stade Bassi Coulibaly qui s’est déroulée sous la présidence de Bernard Coulibaly, préfet de Kayes, et de nombreux invités. Sur le « mur bleu » du Stade Bassy Coulibaly, on peut apprécier les dessins qui reflètent le rêve des enfants pour notre pays. Ces œuvres ont été produites par des Enfants « Equation Nomades » lors d’un atelier d’OxyJeunes qui s’est tenue à Koulikoro en août 2019. Parmi ces dessinateurs, figure Modibo Sissoko, 15 ans et élève en 8è année à l’Ecole de Diakalleul, près de Kayes. L’un des ses dessins expriment son attachement à la devise du Mali « Un Peuple – Un But – Une Foi » et son souhait de voir des toilettes séparées (hommes et femmes dans les écoles ». Des images qui ont été appréciées par le préfet Bernard Coulibaly. Après les discours et les prestations d’artistes, cet enfant a expliqué aux officiels le sens de ces œuvres. Le public a eu droit à un sketch invitant les parents à maintenir leurs filles à l’école et à lutter contre le mariage précoce, un phénomène fréquent dans la région. Adoptée en 1989, ratifiée par notre pays en 1990, cette Convention est le premier texte international qui a reconnu explicitement les enfants en tant que porteurs de droits. En la ratifiant, le Mali s’est engagé formellement à respecter et promouvoir tous les droits énoncés dans la Convention. Malgré les progrès accomplis, force est de reconnaitre que le chemin reste encore long. En effet : un enfant sur 10 meurt toujours avant d’atteindre son cinquième anniversaire.Beaucoup d’enfants en âge scolaire ne sont pas toujours scolarisés. Un enfant sur 4 souffre de malnutrition chronique, une fille sur deux se marie avant d’avoir atteint 18 ans et les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones d’orpaillage demeurent. Lors de la présente cérémonie, Amadou Samaké, chef de Bureau zone par intérim de l’Unicef de Kayes, a estimé que c’est le moment de renouveler leurs engagements, sous le leadership des décideurs dans une région digne de ses enfants afin de s’assurer que chaque fille et chaque garçon jouissent pleinement de ses droits. « Mais je resterai toujours convaincue que les vrais experts de l’enfance resteront toujours les enfants eux-mêmes. C’est pourquoi, en reconnaissance de l’importance critique d’impliquer systématiquement les enfants dans toutes les affaires qui les concernent, nous avons une tradition mondiale à l’UNICEF de donner les commandes aux enfants le 20 novembre », a souligné chef de zone par intérim de l’Unicef. Amadou Samaké a rappelé qu’en 2018, les enfants ont pris les commandes des réseaux sociaux de l’UNICEF-Mali et ont publié des messages à leur place. Dans d’autres pays, des enfants ont pris les commandes en présentant le journal télévisé le 20 novembre, ou en animant une session parlementaire. En 2017 à New York (Etats-Unis d’Amérique), les enfants étaient également au devant de la scène à l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour le président par intérim du Parlement des enfants de la région de Kayes, Abdoulaye Makoro Diabaté, le Mali a fait des progrès dans l’application de la CDE. Abdoulaye Makoro Sissoko qui est également un enfant journaliste grâce au partenariat entre l’AMAP et l’UNICEF, a attiré l’attention du public sur la persistance de certains problèmes, comme le mariage précoce. « Vous êtes la plus grande richesse de la région. Merci de nous avoir partagé votre vision du Mali de demain, de votre Mali sur le mur bleu. Je suis convaincue qu’avec votre force, vos idées, vos inspirations, et avec le leadership du Gouverneur et le soutien de tous les partenaires, nous pourrons atteindre l’objectif commun », a-t-espéré. Il s’agit, selon lui, de bâtir un Mali où chaque fille et chaque garçon est enregistré à la naissance, bénéfie d’une vaccination et d’un allaitement maternel, d’une education, d’une protection contre toutes formes de violence. L’objectif visé zst aussi de voir ces enfants garçon en parfaite santé, devenir un adulte qui peut contribuer positivement à l’avenir de la région. Cette célébration se poursuivra la semaine prochaine par une table-ronde avec les autorités regionales qui sera animée par les enfants journalistes. BMS/MD (AMAP)
Mali-Burkina Faso : La nécessité de renforcer la coopération militaire

Bamako, 21 novembre (AMAP) Une importante délégation des Forces armées du Burkina Faso, conduite par le colonel-major Silas Keita, directeur de la coopération militaire et de la défense de son pays, effectue un séjour de 48 heures au Mali, dans le cadre de la coopération multilatérale pour faire face à la recrudescence des attaques terroristes, le long de la bande sahélienne, particulièrement aux frontières. La délégation burkinabé a participé, jeudi, dans les locaux du ministère de la Défense et des Anciens combattants, à une session d’échanges et de partage de renseignements avec la hiérarchie militaire malienne. La cérémonie d’ouverture de la rencontre était présidée par le chef d’état-major général des Armées (CEMGA), le général de division Abdoulaye Coulibaly, en présence de plusieurs responsables militaires des deux pays. Le général Abdoulaye Coulibaly a confié à la presse que « les frères d’armes» du Burkina Faso sont arrivés pour une rencontre dans le cadre de la coopération militaire qui unit les deux pays. Il a rappelé que cette rencontre fait suite au récent déplacement du ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé, au Burkina Faso. Suite à la rencontre avec son homologue burkinabé, Moumina Chériff Sy, il a été décidé de réchauffer les relations militaires bilatérales. Des relations, selon le général Coulibaly, qui étaient à un haut niveau et qui ont subi un moment de relâchement. «Donc, il s’agit, aujourd’hui, de revenir et de remettre sur la table tout ce qui peut être utile aux deux armées, dans le cadre de la sécurisation des personnes et deleurs biens dans les deux pays. Surtout que nous avons une frontière commune où l’insécurité est de mise et où les groupes armés terroristes font le va-et-vient», a-t-il fait remarquer. Aujourd’hui, a précisé le CEMGA, « sur instruction des chefs suprêmes des Armées du Mali et du Burkina, les ministres de la Défense ont demandé aux deux états-majors de se rencontrer, pour voir dans quelle mesure ils peuvent mieux sécuriser cette frontière qui est devenue, plus ou moins, une passoire pour les groupes terroristes ». Selon le général Coulibaly, le Burkina Faso et le Mali vivent, aujourd’hui, les mêmes problèmes, les mêmes défis sécuritaires. « Nos populations, des deux côtés des frontières, ont besoin de la même sérénité, de la même paix que nous devons leur apporter pour qu’elles puissent vaquer librement à leurs occupations, à leurs activités socio-économiques », a conclu le général Abdoulaye Coulibaly. Pour sa part, le chef de la délégation burkinabé, a remercié les autorités maliennes pour leur « hospitalité légendaire ». Le colonel-major Silas Keita a indiqué que lui et sa délégation espèrent que les deux jours de travaux vont permettre aux deux états-majors, de dégager des stratégies efficaces dans la lutte contre les groupes terroristes qui sévissent le long de nos frontières. AT/MD (AMAP)
L’Union européenne fournira au Mali des véhicules blindés

Bamako, 21 novembre (AMAP) L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) au Mali, Bart Ouvry, a annoncé, mercredi, à Bamako, l’arrivée prochaine de véhicules blindés de la coopération européenne pour permettre aux Forces armées maliennes (FAMa) de faire face aux défis des engins explosifs improvisés (EEI) Au cours d’un déjeuner de presse, le diplomate européen a évoqué la situation sécuritaire au Mali et rappelé les acquis de la coopération entre le Mali et l’UE, qui a commencé en 1958. Face à cette guerre asymétrique terroriste imposée au Mali, il a assuré du soutien de l’UE dont les intérêts, au Mali, consistent à stabiliser le pays et à lutter contre le terrorisme. Répondant aux questions des journalistes, notamment, sur l’efficacité de la Mission européenne de formation de l’UE au Mali (EUTM), la collaboration de l’UE avec les autres forces étrangères, l’équipement des Forces armées maliennes (FAMa), M. Ouvry a répondu qu’en matière de sécurité, l’UE déploie, depuis 2013, une mission, EUCAP, d’environ 600 soldats pour la formation et le conseil auprès de l’Armée malienne. « En outre, depuis janvier 2015, une mission civile EUCAP Sahel Mali opère au bénéfice des Forces de sécurité intérieure (police, gendarmerie et garde nationale) », a-t-il ajouté. « Nous ne sommes pas là pour imposer des solutions aux Maliens. Ce sont les Maliens qui, dans un dialogue politique, entre égaux, qui nous proposent leurs difficultés, leurs défis, qui nous demandent conseils et appuis matériels pour répondre aux défis du Mali », a précisé Bart Ouvry. Un document remis à la presse rappelle que, depuis cette date, surtout à travers son instrument historique principal qu’est le Fonds européen de développement (FED), l’UE a soutenu le Mali, de manière continue, dans les domaines du développement rural, de l’environnement, de l’aide humanitaire, des infrastructures routières, du développement urbain et social, de l’appui institutionnel et de la culture. Cet appui s’est matérialisé par plus de 2 000 milliards de Fcfa d’aide. Le document de stratégie pour la mise en œuvre du 11è FED au Mali, qui couvre la période 2014 à 2020, porte sur 665 millions d’euros, soit 436 milliards de Fcfa, concentré sur les quatre secteurs de la Réforme de l’Etat et consolidation de l’Etat de droit, du développement rural et sécurité alimentaire, de l’éducation et infrastructures. Selon le diplomate européen, même au moment de la crise de 2012 au Mali, la coopération de l’UE n’a jamais été interrompue. « Dès 2013, l’UE a, substantiellement, augmenté son intervention au Mali, pour accompagner la sortie de crise, renforçant, en particulier, toutes ses actions en appui à la consolidation de la démocratie », a-t-il insisté. BD/ MD (AMAP)
Fonction publique : 884 emplois à pourvoir sur 7.646 postes dans les départements ministériels

Bamako, 21 novembre (AMAP) Les emplois à pourvoir, par voie de concours direct de recrutement dans la fonction publique d’Etat, au titre de l’exercice budgétaire 2019, s’élèvent à 884 emplois, soit 130 nouveaux agents pour le secteur de la santé, 169 nouveaux agents pour le secteur de l’Education, 585 nouveaux agents pour les autres secteurs de l’administration publique, a appris l’AMAP, jeudi, de source officielle. Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Hamadoun Dicko, au cours d’un point de presse dans la salle de conférence du département, a ajouté, que, conformément à la Loi de finances 2019, une enveloppe de 2.300.000.000 de Fcfa a été prévue au titre des besoins nouveaux en personnel fonctionnaire. « Malgré ces efforts consentis par le gouvernement, les effectifs à recruter sont, nettement, inférieurs aux besoins exprimés par les départements ministériels. Cette année, ces besoins exprimés en nombre d’emplois à pourvoir se sont élevés à 7 646 repartis ainsi en 2.633 cadres de la catégorie A, 2.488 cadres de la catégorie B2, 1.698 cadres de la catégorie B1 et 827 cadres de la catégorie C », a indiqué M. Dicko. A la clôture, jeudi 24 octobre 2019, du dépôt des dossiers pour les 884 emplois à pourvoir, au total 29.514 candidatures ont été enregistrées dont 21.541 à Bamako, 1.066 à Kayes, 2.815 à Sikasso, 2.078 à Ségou ; 1.259 à Mopti et 755 es à Gao. Les épreuves se dérouleront le 30 novembre 2019, les 1er, 07, 08 et 21 décembre 2019 dans les centres régionaux de Kayes, Sikasso, Ségou, Mopti, Gao et dans le District de Bamako. « Je vais travailler à ce que les meilleurs gagnent…tout le monde ne peut pas être fonctionnaire mais chaque fonctionnaire se doit être élite…Je pense que l’année prochaine, il y aura beaucoup d’emplois à pourvoir », a dit le ministre Hamadoun Dicko. OD/MD (AMAP
Journée internationale des droits de l’enfant : Des avancées indéniables

Bamako, 21 novembre (AMAP)Le taux brut de scolarisation des filles est passé de 70% en 2016-2017, à 74% en 2019, contre 86% pour les garçons en 2019. Le quotient des mortalités infantiles, qui était estimé à 113% en 2001, est passé à 54% en 2018, a appris l’AMAP de source officielle. À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré, hier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la Journée internationale des droits de l’enfant. La cérémonie a enregistré la présence du représentant du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Chiaka Magassa, la représentante de l’Unicef au Mali, Lucia Elmi, la présidente du Parlement des enfants, Mariam Aldianabangou, et d’autres invités. Le thème national retenu cette année est intitulé : « 1989-2019, les 30 ans de la Convention des droits de l’enfant (CDE) : Agir pour les droits de chaque enfant au Mali». La présidente du Parlement des enfants a indiqué que ce thème interpelle le gouvernement et tous les Maliens. Selon elle, la journée offre l’occasion de sensibiliser sur l’effectivité des droits de l’enfant, en prônant la paix et la sécurité. Au cours des trois dernières années, notre pays a enregistré des progrès indéniables parce que le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans a baissé d’environ 50% depuis 1989, a-t-elle reconnu tout comme la vaccination des enfants contre certaines maladies meurtrières. Toutefois, elle a déploré le fait qu’un enfant sur 10 meurt toujours avant son cinquième anniversaire, et deux millions d’enfants en âge scolaire sont en dehors du système scolaire. La représentante de l’Unicef, a rappelé que la CDE, adoptée en 1989, est le premier texte international qui a reconnu explicitement les enfants en tant que porteurs de droits. Lucia Elmi a aussi souligné que beaucoup de défis restent à relever, notamment la fermeture de plus de 1000 écoles, l’enregistrement à la naissance de tous les enfants, et les violations graves à l’encontre des enfants dans les zones affectées par la crise. « C’est le moment de renouveler nos engagements, sous le leadership du gouvernement pour créer un Mali digne des enfants avec la poursuite de la révision et l’adoption du Code de protection des enfants », a proposé la responsable de l’organisme onusien. Chiaka Magassa a affirmé que le thème engage l’ensemble des acteurs et décideurs au respect des engagements de la CDE que notre pays a ratifiés. Notre pays, a-t-il ajouté, demeure convaincu que le bien-être des enfants, passe nécessairement par l’application effective des dispositions de la CDE. Selon lui, le taux brut de scolarisation des filles est passé de 70% en 2016-2017, à 74% en 2019, contre 86% pour les garçons en 2019. Le quotient des mortalités infantiles, qui était estimé à 113% en 2001, est passé à 54% en 2018. En matière de protection de l’enfant, les cadres politique, institutionnel et législatif ont été renforcés avec la ratification de conventions internationales et régionales, l’adoption de lois et textes spécifiques au niveau national (Code pénal, Code de procédures pénales loi sur la minorité pénale, et institution de juridictions pour mineurs). Il a rappelé que le Fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et à l’épanouissement de l’enfant (FAFE) a financé 914 projets de 2015 à 2018, dont 150 programmes de réinsertion socio-économique des enfants en situation difficile. Le département en charge de la Promotion de la Femme, vient d’adopter, le Programme décennal pour l’autonomisation de la femme, de la famille et l’épanouissement de l’enfant (PRODAFFE I), avec ses plans d’appuis institutionnel et de communication pour un coût global de plus de 43 milliards de Fcfa. Il évoqué des préoccupations majeures, liées à la lutte contre la mendicité des enfants, le mariage précoce, le travail et la traite des enfants. Mohamed D. Diawara (AMAP)
Journée de l’industrialisation de l’Afrique : Positionner les industries en première ligne

Bamako, 21 novembre (AMAP) Le Mali a célébré, mercredi 20 novembre, la Journée de l’industrialisation de l’Afrique (JIA), sous le thème « positionner l’industrie africaine pour approvisionner le marché de l’accord de libre-échange continental (ZLEC) », a constaté l’AMAP. Instituée par la 25è session de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union africaine (UA), en juillet 1989, en Ethiopie, et entérinée, le 22 décembre de la même année, par l’Assemblée générale des Nations unies, la JIA offre, généralement, l’occasion aux acteurs économiques des pays africains d’échanger sur une thématique d’actualité. En initiant une conférence sur le thème de la JIA de cette année, les organisateurs visent à informer et sensibiliser les décideurs, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et les consommateurs sur la ZLEC. Cela, en leur expliquant les objectifs, les enjeux et les défis liés à l’entrée en vigueur de cet accord de libre échange intra-africain. Les recommandations et suggestions issues de ce forum permettront au secteur privé malien de tirer davantage profit de la ZLEC, lorsqu’elle sera complètement opérationnelle. QUATRE A CINQ POURCENT DU PIB – Rappelons que 54 pays africains ont signé la ZLEC et 28 d’entre eux l’ont ratifié. « Une fois opérationnelle, elle deviendra la plus vaste zone de libre-échange du monde », s’est réjouie la conseillère technique au ministère de l’Industrie et du Commerce, Mme Maïga Mariam Maïga. « Le volume du commerce intra-africain sera en hausse et nos produits seront compétitifs, car, cette situation va pousser les entreprises africaines, notamment maliennes à produire des produits de qualité à des prix acceptables », a-t-elle affirmé. Pour ce qui est de notre pays, il pourra, « malgré la situation sécuritaire précaire, relever les défis de l’industrialisation grâce à ses ressources naturelles, a souligné la conseillère technique ». Selon elle, ces efforts se feront, aussi, avec le concours du secteur privé national. « Pour profiter de la ZLEC, la transformation sur place de nos matières premières, notamment agricoles s’impose », a affirmé Mme Maïga. Avant d’annoncer que le Salon « Made In Mali » (SMIM) se tiendra, le 28 novembre 2019, au Parc des expositions de Bamako. Le SMIM 2019 aura comme thème : « Problématique des zones industrielles et les perspectives », a-t-elle a ajouté. Le 2è vice-président de l’Organisation patronale des industries (OPI), Boubacar Badian Sangaré, s’est penché sur les barrières qui, selon lui, freinent l’industrialisation du Mali. M. Sangaré a, entre autres, cité « la contre-performance » des textes de la CEDEAO et de l’Union monétaire ouest africaine (UEMOA), l’absence de diversification de l’économie malienne, la fraude, la concurrence déloyale et la mauvaise gouvernance. D’après lui, le secteur privé ne représente que 4 à 5% du Produit intérieur brut (PIB) du Mali. Face à ces défis, le 2è vice-président de l’Organisation patronale des industries (OPI) propose l’adoption de mesures urgentes visant à aider le secteur privé malien à mieux s’épanouir. Ces dispositions doivent, à en croire Boubacar Badian Sangaré, « faciliter l’octroi de crédit bancaire à faible taux d’intérêt ». « Chose qui va augmenter l’épargne bancaire national pour servir de levier au financement des secteurs stratégiques tels que l’agriculture », pense-t-il. En réponse, le représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Hamidou Boly a fait savoir que l’institution régionale se bat pour intégrer les pays de la communauté. Pour étayer ses propos, Hamidou Boly a fait allusion à des textes communautaires, en projet, visant à alléger les tracasseries routières au sein de l’espace commune. La représentante pays de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), Mme Traoré Haby Sow, et de nombreux acteurs du secteur privé malien ont pris part à la cérémonie, qui s’est déroulée au Conseil national du patronat du Mali (CNPM). ABM/MD (AMAP)
Convention relative aux droits des enfants au Mali : Progrès et défis

Ségou, 21 novembre (AMAP) Le Mali occupe un rang honorable et plusieurs dispositions sont envisagées pour améliorer davantage la prise en charge des aspirations de la couche juvénile, a appris l’AMAP de source officielle. La Convention relative aux droits des enfants (CDE) a 30 ans aujourd’hui. Le document est le premier traité international juridiquement contraignant concernant les droits des enfants. S’il faut le rappeler, la CDE a été adoptée à l’unanimité par l’ONU lors de l’Assemblée générale du 20 novembre 1989. Depuis, cette date historique est devenue celle de la Journée mondiale des droits de l’enfant. Le texte est aujourd’hui ratifié par tous les pays du monde, à l’exception des États-Unis. Ratifié par notre pays en septembre 1990, la CDE marquait la volonté du Mali de faire de la promotion de l’enfant un axe prioritaire du développement du pays. Cela se réaffirmera avec l’adoption en 1992 du Plan d’action pour la survie, le développement et la protection des enfants. Notre pays a également ratifié le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants et le Protocole sur l’implication d’enfants dans les conflits armés. Il faut aussi noter l’amélioration de la législation nationale avec de nouvelles lois, telles que la Loi portant sur la minorité pénale et l’institution de juridictions pour mineurs qui a intégré les principes directeurs en matière d’administration de la justice pour mineurs. Au plan institutionnel, des actions ont été menées. Ces actions ont concerné l’adoption de politiques et programmes et la création et/ou le renforcement des structures publiques de promotion et de protection des enfants. Cependant, après 30 ans d’exercices, quelle appréciation peut-on faire de l’application de la CDE dans notre pays ? Il faut dire que ce 30è anniversaire de la CDE intervient dans un contexte difficile pour notre pays du fait de la crise. En effet, depuis 2012, plusieurs écoles restent fermées, privant du coup des milliers d’enfants de leur droit à l’éducation. Par ailleurs, notre pays connaît des problèmes comme les déplacements forcés des enfants, la séparation des enfants de leurs familles, la traite ou le recrutement des enfants aux fins de conscription dans des groupes armés, entre autres. Cet état de fait nécessite une reconnaissance et une protection continue des droits des enfants dans de telles situations humanitaires. UN ENFANT SUR QUATRE- À ces problématiques s’ajoutent la persistance des pratiques traditionnelles néfastes notamment l’excision et le mariage d’enfant. Selon l’Enquête démographique de santé au Mali, phase 5 (EDSM-V), la prévalence des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) chez les femmes de 15-49 ans est de 91% pour les 5 régions du Sud : Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. En raison de la situation sécuritaire, l’EDSM-V n’a pas concerné les régions du Nord (Gao, Tombouctou, Kidal), où les taux de prévalence sont faibles. Par ailleurs, notre pays est le deuxième après le Niger qui enregistre le taux de prévalence le plus élevé de mariages précoces des enfants en Afrique de l’Ouest. Il faut aussi noter que la problématique des enfants de rue reste toujours d’actualité. Par ailleurs, le Mali enregistre un fort taux d’enfants malnutris. La tendance générale indique qu’un enfant sur quatre souffre de malnutrition chronique, tandis qu’un sur dix souffre de malnutrition aiguë, avec des conséquences économiques graves. Malgré la quasi-gratuité de la vaccination, les résultats du Programme élargi de vaccination (PEV) restent en deçà des attentes. Ainsi, en 2017, seulement six enfants sur dix ont été complètement vaccinés, soit 60,29% qui ont reçu toutes les doses des antigènes. Il faut aussi retenir que la problématique du non enregistrement à la naissance demeure. Le tableau est peu reluisant, mais, du côté de la direction nationale de la promotion de l’enfant et de la famille, on rassure que plusieurs dispositions sont prises pour faire face aux nouveaux défis et appliquer correctement la CDE pour la protection des droits des enfants. Ayouba N’Goualé, directeur national de la promotion de l’enfant et de la famille, indique que «de nombreux obstacles freinent l’effectivité des droits de l’enfant au Mali, notamment la pauvreté, l’analphabétisme ou l’insuffisance des moyens de l’État et les stéréotypes comme la conservation de certaines pratiques et idéologies traditionnelles». Il plaide pour le renforcement des actions en vue d’étoffer les budgets affectés à la mise en œuvre de la Convention, en particulier pour la défense des droits économiques, sociaux et culturels des enfants. Pour l’application effective de la CDE dans notre pays, il est demandé à l’État de revoir à la hausse le budget alloué au ministère de la Promotion de la Femme, de l’enfant et de la Famille. Bonne fête aux enfants du Mali et d’ailleurs. Mariam A. TRAORÉ (AMAP)
Adoption d’un projet de décret sur les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunications/TIC ouverts au public

Bamako, 21 novembre (AMAP) Un projet de décret complétant le Décret n°2015-0265/P-RM du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunications/TIC ouverts au public a été adopté mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. Le communiqué du conseil des ministres précise que le projet de décret qui a été adopté suivant le rapport du ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, s’inscrit dans le cadre de sa mise en œuvre et limite à trois (03) le nombre de cartes SIM ou de support de connexion aux réseaux ou services par personne physique et par opérateur ou fournisseurs d’accès internet.. « Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité aux plans national, régional et international, les pays membres du Protocole d’Abidjan du 28 novembre 2016 ont adopté, le 11 août 2017, la Résolution n°1 sur la mise en œuvre du Free Roaming », indique le communiqué. Le même communiqué précise que cette résolution met l’accent sur la nécessité de procéder à l’identification des utilisateurs réels de l’espace Free Roaming. Le projet de décret complète les dispositions du décret du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunication et TIC ouverts au public et permettra de contrôler la vente anarchique des cartes SIM pré-activées ou pré-identifiées. KM (AMAP)

