Communiqué du conseil des ministres du 20 novembre2019

Le Conseil des Ministres s’est réuni hier en session ordinaire, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. I. À l’ouverture de la session, le Conseil des Ministres a observé une minute de silence à la mémoire des éléments des Forces armées et de sécurité, décédés lors de l’attaque de Tabankort, le lundi 18 novembre 2019. Le Président de la République a présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des disparus et souhaité prompt rétablissement aux blessés. II. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte et procédé à des nominations. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification du Traité portant création de l’Agence africaine du Médicament, adopté par la 32ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 11 février 2019 à Addis-Abeba. L’Agence africaine du Médicament a pour missions entres autres de : – renforcer les initiatives visant l’harmonisation de la réglementation des produits médicaux et l’amélioration du contrôle des bonnes pratiques de fabrication ; – coordonner la collecte, la gestion, le stockage et l’échange d’informations sur la qualité et la sécurité des produits médicaux ; – promouvoir la coopération et le partenariat entre les structures régionales et les autorités nationales de réglementation des produits pharmaceutiques ; – surveiller le marché des médicaments par le prélèvement d’échantillons dans tous les Etats membres ; – veiller à la mise en œuvre de la loi-type de l’Union africaine sur la réglementation des produits médicaux dans les Etats membres. Les organes de l’Agence africaine du Médicament sont la Conférence des Etats parties, le Conseil d’Administration, le Secrétariat et les Comités techniques. La ratification du présent traité permettra au Mali de bénéficier de l’expertise de l’Agence africaine du Médicament et d’améliorer l’accès des populations à des produits pharmaceutiques de qualité. AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DE LA PROSPECTIVE Sur le rapport du ministre de l’Economie numérique et de la Prospective, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret complétant le Décret n°2015-0265/P-RM du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunications/TIC ouverts au public. Dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et la cybercriminalité aux plans national, régional et international, les pays membres du Protocole d’Abidjan du 28 novembre 2016 ont adopté, le 11 août 2017, la Résolution n°1 sur la mise en œuvre du Free Roaming. Cette résolution met l’accent sur la nécessité de procéder à l’identification des utilisateurs réels de l’espace Free Roaming. Le projet de décret adopté s’inscrit dans le cadre de sa mise en œuvre et limite à trois (03) le nombre de cartes SIM ou de support de connexion aux réseaux ou services par personne physique et par opérateur ou fournisseurs d’accès internet. Il complète les dispositions du décret du 10 avril 2015 fixant les modalités d’identification des abonnés aux services de télécommunication et TIC ouverts au public et permettra de contrôler la vente anarchique des cartes SIM pré-activées ou pré-identifiées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES – Inspecteur en Chef Adjoint à l’Inspection des Finances : * Monsieur Moussa KONE, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES AFFAIRES SOCIALES – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : * Madame TOURE Mady Mousso KEITA, Administrateur civil.
Beurre de karité : Peu exploité, mais très prometteur

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 20 novembre (AMAP)Au Mali, la noix de karité peut rapporter gros, si des investissements conséquents sont mis en place pour passer à la transformation industrielle. Surtout que les industriels chocolatiers envisagent l’adjonction du beurre dans la fabrication du chocolat. Ici, environ 78% des femmes travaillent dans le secteur rural et apparaissent, ainsi, comme des actrices de premier plan dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Depuis la nuit des temps et aussi vieux que le karité existe sur la terre, les femmes en milieu rural ont toujours été au cœur de l’extraction du beurre dans les villages, campagnes et hameaux. Parallèlement aux activités agricoles et, en amont de l’extraction du beurre, les femmes sont impliquées dans le ramassage des noix de karité. Cette activité est, aussi, laborieuse, car nécessitant de nombreux déplacements aux pieds des arbres avec des mouvements répétitifs dorsaux pour ramasser les noix. Après suivra l’étape de la transformation artisanale qui est aussi harassante que fatigante pour produire du beurre de karité. La vente de ce produit fini est une source de revenus pour les femmes qui contribuent aux charges du ménage. Faut-il rappeler que le Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP) met un accent particulier sur la promotion de la filière karité notamment comme moyen d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). En effet, la filière karité a été identifiée comme une des filières porteuses d’emplois et de revenus. Mme Doumbia Sounoukou Sacko évolue dans une coopérative de production de beurre de karitéà Sanankoroba, près de Bamako. Elle explique que l’extraction du beurre de karité est une activité très difficile et épuisante. Le processus est très long et fatiguant pour obtenir le beurre de karité de bonne qualité. « Beaucoup de femmes s’adonnent dans les zones rurales à la fabrication du beurre de karité pour aider leurs maris dans les périodes de soudure », confie Mme Doumbia. Elle explique le processus de transformation qui démarre par le ramassage des noix, le dépulpage, le lavage et la cuisson. Ensuite, suivent le conditionnement, le décorticage, le broyage et l’extraction sont les différents procédés auxquels les femmes sont astreintes pour produire du beurre de karité de bonne qualité répondant aux critères de commercialisation. L’activité de production du beurre de karité ne peut se faire individuellement. Pour cela, les femmes se regroupent en coopératives, groupements et associations afin de rendre le travail plus facile et rapide, car le processus est un travail d’endurance. Elles s’organisent pour améliorer la production et la qualité du produit afin d’être compétitives sur le marché et contribuer au développement économique de la communauté. La vente de ce produit de karité procure ainsi une source de revenus non négligeable aux femmes rurales. Ces revenus contribuent à améliorer leur statut social et leur indépendance économique au quotidien. Pour Mme Diarra Djélika Diarra, la production du beurre est une activité qu’exercent beaucoup de femmes en milieu rural, en plus des tâches ménagères. Et c’est un travail difficile qui prend tout le temps de ces femmes. Exerçant cette activité depuis sa tendre jeunesse, Mariam Koïté soutient que l’extraction du beurre de karité nourrit bien son homme. « En effet, ajoute-t-elle, la plupart des femmes dans les Régions de Sikasso et Ségou sont douées dans cette activité qui leur permet de subvenir aux besoins des ménages ». « Sans cette activité d’extraction du beurre de karité, que deviendront les femmes rurales, dont les revenus sont limités, voire insignifiants », s’interroge Mariam avant de dénoncer les contraintes liées à cette activité. Ce sont, entre autres, la transformation et le manque de moyen de conservation au niveau local. La Fédération nationale de karité (FNK) pointe du doigt les principaux problèmes de la filière karité. Il s’agit, entre autres, de la faible organisation des acteurs, la faible maîtrise des techniques améliorées, l’insuffisance d’infrastructures pour la collecte des noix, la conservation, la vente et le transportdu beurre de karité vers les marchés. 39,25 MILLIARDS DE FCFA-De son côté, Mme Doumbia Sounoukou Sacko énonce le manque de moyens appropriés pour la transformation du beurre de karité et l’accès au marché international. Elle sollicite le soutien des autorités pour promouvoir la filière. Aussi, indique-t-elle, il faut former les femmes, évoluant dans ce domaine, sur les bonnes techniques d’extraction du beurre et apporter des aides matérielles nécessaires, que ce soit sur le plan alphabétisation que technologique. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), notre pays a produit en 2008, 190 000 tonnes d’amendes de karité. En ce qui concerne les noix de karité, notre pays représente à lui seul 23 % de la production mondiale. Ce qui fait du Mali, le deuxième plus gros producteur mondial de karité après le Nigeria. Selon le document de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture qui s’est tenu en mai dernier, notre pays dispose d’un potentiel de 250.000 tonnes d’amendes, dont seulement 53.000 tonnes sont exportées. Les objectifs de la campagne 2019 sont de 196.276 tonnes d’amandes. La transformation de cette quantité d’amendes peut donner 58.882 à 78.510 tonnes de beurre de karité. Le rendement pour la production de beurre se situe entre 35 et 40% du produit brut. Pour la campagne 2020-2021, les objectifs de productions sont respectivement de 206.090 tonnes et 216.394 tonnes. Les principaux produits de la filière karité qui font l’objet d’exploitation et de commercialisation sont l’amende et le beurre dont la vente attendue pourra générer environ 39,25 milliards de Fcfa en raison de 200 Fcfa/kg d’amande. Cette noix peut rapporter gros, si des investissements conséquents sont mis en place pour passer à la transformation industrielle. Des tentatives d’industrialiser cette production ont été mises en vigueur, mais, elles n’ont duré que le temps d’un feu de paille. Le département en charge du Commerce et de l’Industrie gagnerait à mieux carburer dans le sens de la production industrielle qui placerait notre pays dans la catégorie des gros producteurs et vendeurs de beurre de karité dans le monde. Les industriels chocolatiers avaient envisagé la possible adjonction du beurre
Lutte contre la corruption et la délinquance financière : Utile session de renforcement des capacités des acteurs de la justice

Bamako, 20 novembre (AMAP) Un Master class sur la lutte contre la corruption se tient, depuis mardi, à l’Institut national de la formation judiciaire (INFJ), pour renforcer les capacités des magistrats et autres acteurs de la justice impliqués dans la lutte contre les crimes économiques et financiers et de permettre une synergie fonctionnelle entre ces différents corps et structures de contrôle de l’Etat. L’ouverture des travaux était présidée par le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Bakary Soliba Coulibaly, en présence du directeur de l’INFJ, Toubaye Koné, du Vérificateur général, Samba Alhamdou Baby et de nombreux autres invités. Ce Master class, qui durera quatre jours, est offert dans le cadre du Projet Redevabilité publique et participation des femmes au Mali (RPPFM) financé par la coopération canadienne et dont la mise en œuvre est assurée par Cowater international (Une agence canadienne). Au cours des travaux, les participants seront outillés sur plusieurs modules à savoir : « Economie politique de la corruption » ; « Catalogues des infractions relevant de la compétence du Pôle économique et financier » ; « Transactions illicites et blanchiment d’argent : dynamiques au Mali ». S’y ajoutent d’autres thématiques comme : « Réflexions sur la complexité des liens entre la corruption, le terrorisme et son financement, et discussions autour de la coopération régionale et internationale en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme » ; « Impact de la corruption sur les femmes et les filles au Mali » ; et « Les pratiques de corruption dans la passation des marchés publics ». Cette rencontre intervient à un moment où un ensemble de réformes compréhensives du cadre juridique du système de la justice régissant la lutte contre la corruption au Mali est en cours. L’occasion est donc propice pour les participants de connaitre les développements récents en vue d’identifier des mesures optimales de renforcer la collaboration institutionnelle dans la lutte contre la corruption. Selon le directeur de l’INFJ, la délinquance financière est l’un des fléaux qui minent aujourd’hui le développement de notre pays. Toubaye Koné a ajouté que ce fléau sape « nos institutions démocratiques, ralentit le développement économique et contribue à l’instabilité du pays » Il a indiqué que la justice joue un rôle très important dans la lutte contre le phénomène, estimant que le ministère de la Justice, à travers l’INFJ, ne pouvait demeurer en reste dans la lutte contre ce fléau. « C’est pourquoi, notre stratégie dans cette lutte, nous amène à n’épargner aucun effort pour nous assurer que nos magistrats associés aux autres acteurs impliqués dans la lutte contre la corruption aient une formation appropriée », a justifié le directeur de l’INFJ. Pour lui, la stabilité des institutions et la paix sociale au Mali dépendent de la qualité et de la crédibilité de notre système judiciaire. Toute chose qui interpelle les acteurs de la justice. Pour le représentant du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, cette activité arrive à point nommé puisqu’elle « vient renforcer les actions du gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, de lutter contre la corruption afin de répondre aux aspirations et attentes des citoyens ». « L’heure n’est plus aux discours ou aux tergiversations. Il s’agit d’engager des actions fortes, avec professionnalisme et loyauté pour asseoir la crédibilité et l’efficacité nécessaires pour inverser la tendance fâcheuse quant à la profondeur de la corruption dans notre pays et arriver à des résultats probants », a invité Bakary Soliba Coulibaly. Selon lui, les sujets qui seront traités et l’approche préconisée au cours de ces quatre jours permettront aux participants d’approfondir la compréhension du phénomène de la corruption ainsi que des moyens de lutte contre ce fléau qui mine le développement de du Mali. BD/MD (AMAP)
Gao : Funérailles des 30 soldats tombés à Tabankort

Gao, 20 novembre (AMAP) L’oraison funèbre des 30 soldats tués, le 18 novembre 2019 à Tabankort, dans la région de Ménaka, après un accrochage entre une patrouille des Forces armées maliennes (FAMa) et des présumes terroristes, a eu lieu, mercredi, dans la cour de la Direction régionale de la protection civile de Gao, a constaté l’AMAP. C’étaient en présence du ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le général Dahirou Dembélé et du gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade, Sidiki Samaké, du chef d’Etat-major de la Garde nationale, le général Ouhaoun Koné, du commandant de la zone de défense N°1 de Gao, le colonel, Seydou N. Koné. On notait aussi la présence des épouses des disparus, des parents et des proches. Le commandant du 13è régiment Mix Gao, le lieutenant colonel Abdoulkarim Keita dit Bouné, en rendant un dernier hommage « aux vaillants militaires que le terrorisme, dans sa lâcheté absurde, a fauchés, le lundi 18 novembre 2019, à Tabankort, dans la région de Ménaka, a dit : « Parmi les devoirs inhérents à ma charge, il n’en est pas plus pénible que celui qui m’incombe aujourd’hui. Les militaires maliens remplissent, jour et nuit, de nombreuses missions sur l’ensemble du territoire, en général et le théâtre des opérations, en particulier ». Le lieutenant colonel Keita a témoigné que « ces militaires, officiers, sous officiers et militaires de rang, essentiellement, de l’Armée de terre et de la Garde nationale, ont tous servi dans les localités de Gao, Ménaka et Bourem ». « Et ils sont, tous, partis en servant la patrie jusqu’au sacrifice ultime. Pour l’honneur de votre mémoire et l’honneur du Mali, nous nous engageons à lutter contre les forces du mal. Dormez en paix. Amen ». Les victimes reposent, désormais, au cimetière de Bangoundié II. L’accrochage, qui a fait, aussi, plusieurs blessés, a eu lieu dans le cadre d’une opération bilatérale pour traquer les terroristes à la frontière Mali-Niger. C’est dans l’exécution de ces missions qu’un détachement malien a été engagé pour travailler avec le Niger, avec l’appui de partenaires comme la force Barkhane et la force du G5 Sahel, pour lutter contre les groupes terroristes qui agissent le long de la frontière commune. Désignés pour rentrer dans la composition de l’opération bipartite baptisée « Tongo-Tongo », les détachements ont été mis la disposition du PCIAT-Est par les secteurs 1 et 2. AT/MD (AMAP)
5è Revue annuelle des réformes de l’UEMOA : Le Mali réalise un taux de mise en œuvre de 82%, en 2019

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le Mali affiche, au titre de 2019, un taux de mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de 82% contre 77% en 2018, a révélé, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Abdallah Boureima. M. Boureima, qui intervenait lors de la 5èrevue annuelle des réformes politiques, projets et programmes communautaires de l’UEMOA, au Mali, a expliqué qu’à l’issue des examens techniques, le gouvernement du Mali a enregistré des progrès significatifs, en termes de consolidation et de modernisation de l’exercice d’évaluation des réformes, politiques, projets et programmes communautaires. Cette session, au cours de laquelle, les résultats obtenus par le Mali, au titre de 2019, ont été présentés aux membres du gouvernement, était présidée par la ministre malienne déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget, Mme Barry Hawa Sylla, en présence de plusieurs et de plusieurs commissaires de l’UEMOA. La ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée du Budget a rappelé que lors des travaux techniques tenus, du 16 au 18 octobre, 113 réformes et un portefeuille de 12 projets d’un montant d’environ 47 milliards de Fcfa ont été examinés. Mme Barry Hawa Sylla a ajouté qu’en termes de mise en œuvre des réformes communautaires, le Mali avait obtenu, en 2018, un taux de 77% contre 62% en 2017. Résultat qui l’a classé « au rang de 3èmeilleur élève en la matière », s’est-elle réjouie. « S’agissant des programmes et projets communautaires, toutes les revues ont conclu à un indice de performance de 56%, en 2018 et 66%, en 2017 », a ajouté la ministre déléguée chargée du Budget. Au regard de l’impact réel de ces projets sur les populations, Mme Barry Hawa Sylla a interpellé les acteurs, afin d’améliorer davantage la qualité de la gestion de ces projets. « Car, les résultats obtenus par le Mali, cette année, auraient pu être meilleurs si la Commission de l’UEMOA avait analysé les directives », a-t-elle déploré. Elle a cité, à ce propos, les directives : n° 11/2009/CM/UEMOA portant harmonisation des stratégies d’entretien routier dans les pays membres de l’Union, n° 04/97/CM/UEMOA portant adoption d’un régime juridique des centres de gestion agréés dans les Etats membres de l’Union et n° 12/2009/CM/UEMOA portant institution d’un schéma harmonisé de gestion de la sécurité routière dans les pays membres de l’espace communautaire. Toutefois, Mme Barry a souligné que les progrès réalisés par le Mali dans l’application des textes communautaires « dénotent de l’attachement des autorités aux valeurs et principes de l’intégration régionale ». Elle a révélé, ensuite, que dans le domaine de la libre circulation des personnes et du droit d’établissement des professions libérales, le Mali détient un taux de mise en œuvre de 73%. C’est l’article premier de l’Acte additionnel n° 05/2013 de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA qui institue, au sein de l’Union, une revue annuelle dans le cadre de la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. ABM/MD (AMAP)
Quinté+ du jeudi 21 novembre 2019 à Vincennes, Prix de Sillé-le-Guillaume

15 partants- Course Européenne – Attelé – Mâles – Course C – 58.000 € – 2.850 mètres – Grande piste – Corde à gauche – Terrain bon pour chevaux entiers et hongres de 7 à 10 ans inclus. Cheval annoncé 7-COCKTAIL DESBOIS Finalement son mentor a préféré faire l’impasse sur la dernière étape provinciale du Gnt à Mauquenchy pour le présenter au départ de ce Quinté à Vincennes. C’est vrai qu’il a déjà bien couru sur ce parcours des 2850m GP et de nouveau pieds nus et avec E. Raffin, il ne devrait pas décevoir. Sa place est encore à l’arrivée ! Liste des partants Le quinté du jeudi associe au prix de Sillé-le-Guillaume a rassemble 15 spécialistes de la distance classique de 2850 m de Vincennes. Une course de trot attelée qui s’annonce palpitante avec des concurrents très affutés prêts à en découdre pour la victoire finale. Gros rapport en vue. 1-CRONOS D’HAMELINE Il a beau être le moins riche du lot, il n’est pas si mal engagé que cela puisqu’il n’a que 7 ans. Par contre, il paraît loin d’être au mieux ces derniers temps et il va lui falloir rassurer sur son degré de forme pour son retour à Vincennes. Même pieds nus, il reste encore un peu juste. 2-ABERCROMBIS Il a 9 ans désormais et avec ses gains, il lui est de plus en plus difficile de trouver des engagements où il peut encore se mettre en évidence dans ce genre de catégorie. Ses dernières performances correctes Grande Piste à Vincennes, il les a signées sur les 2100m départ lancé. Barré. 3-BRYSSEL C’est le seul étranger de cette course européenne. Il a encore très peu couru cette saison et revient de Suède où il a effectué une petite course de rentrée. Il peut encore manquer mais il a déjà gagné sur ce parcours avec brio l’hiver dernier en 1’13 »5. On s’en méfiera beaucoup. 4-BAMBINO DU PRE Il s’est imposé avec une certaine facilité le 22 septembre dernier sur ce parcours. Il dépend d’une écurie en forme et il vient de confirmer en province qu’il était resté bien. Performant pieds nus, il déçoit rarement sur ces parcours de tenue de la Grande Piste et mérite encore crédit. 5-BRUT DE LA COTE Victime de gros pépins de santé, il avait longtemps été arrêté de décembre 2017 à mars de cette année. Il lu a fallu plusieurs parcours pour retrouver le bon rythme et se remécaniser dans ses allures. Il alterne trot monté et trot attelé et va devoir reprendre ses marques à Vincennes. 6-BACCHUS D’ELA Il a du mal à recouvrer son meilleur niveau après avoir connu quelques soucis de santé cette saison. Il vient d’ailleurs de décevoir pour son retour à Vincennes même si le lot était plus relevé que celui qu’il affronte cette fois. Il a quand même encore besoin de progresser. Pour une place. 7-COCKTAIL DESBOIS Finalement son mentor a préféré faire l’impasse sur la dernière étape provinciale du Gnt à Mauquenchy pour le présenter au départ de ce Quinté à Vincennes. C’est vrai qu’il a déjà bien couru sur ce parcours des 2850m GP et de nouveau pieds nus et avec E. Raffin, il ne devrait pas décevoir. 8-AS BLUE A 9 ans, il conserve de beaux restes et continue de faire le bonheur du clan Donio. Il est brave et répète toutes ses courses même s’il a affiché ses limites et qu’il se voit régulièrement dominé pour les premières places à ce niveau Quinté. Il va devoir compter sur quelques défaillances. 9-VISITOR Son mentor entend profiter de sa forme du moment pour venir jouer sa chance à ce niveau Quinté face aux trotteurs d’âge sur ce parcours de tenue de la Grande Piste de Vincennes. Ses 2 dernières tentatives sur ce tracé en début de saison sont encourageantes et l’espoir est permis. 10-BRILLANT MADRIK Voilà un autre provincial qui nous arrive quant à lui du Sud-Ouest et qui espère également profiter de sa forme pour tenter de figurer au niveau d’un Quinté à Paris. Il n’a pourtant jamais vu Vincennes et débute sur la Grande Piste. Même pieds nus et avec A. Abrivard, ce sera compliqué. 11-BEERSCOTT Il lui arrive encore de se mettre en valeur dans cette catégorie mais à 8 ans désormais, il est devenu de plus en plus intermittent et répète rarement ses courses. Il n’a pu faire mieux que 8ème la dernière fois sur les 2700m GP et il a semblé avoir eu du mal à digérer la montée. 12-CLASSIC HAUFOR Il est un des rares pensionnaires Bigeon à ne pas avoir levé le pied cette saison. Il avait connu de gros problèmes d’allures l’hiver dernier mais tout est rentrée dans l’ordre depuis cet été et il ne cesse d’accumuler depuis les podiums autant à Vincennes qu’en province. Une évidence. 13-BRELAN DU VIVIER A 8 ans désormais, il répète rarement ses courses et semble connaître de courtes périodes forme et des passages à vide. Ces parcours de tenue de la Grande Piste lui ont rarement réussi et bien qu’il soit présenté pieds nus et que M. Abrivard lui renouvelle sa confiance, sa marge est faible. 14-CYRIEL D’ATOM Il se retrouve très bien engagé dans ce Quinté puisque c’est le 7 ans le plus riche du lot et il affronte bon nombre de ses aînés. Il s’est préparé chez lui en Belgique pour ce retour à Vincennes et sa 4ème place dans le GP de la Toussaint lui confère une première chance avec F. Nivard. 15-BALZAC DE SOUVIGNE Même ferré, il a prouvé qu’il restait compétitif dans cette catégorie sur ces parcours de tenue de la Grande Piste. Il n’arrive plus à gagner mais sa place est encore à l’arrivée vu en plus la qualité de son engagement à quelques euros seulement du plafond des gains. Incontournable. PROPOSITONS 12 CLASSIC HAUFOR 7 COCKTAIL DESBOIS 10 BRILLANT MADRIK 15 BALZAC DE SOUVIGNÉ 14 CYRIEL
Emploi et formation professionnelle : 60 boursiers en route pour l’Algérie

Bamako, 20 novembre (AMAP) Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Me Jean Claude Sidibé, a présidé, jeudi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la cérémonie de mise en route de 60 bénéficiaires de bourses d’études et de formation professionnelle offertes par l’Algérie, en leur remettant leurs documents de voyage. Choisis par ordre de mérite, suite à un appel à candidatures, ces récipiendaires comptent 17 filles. Ils suivront des formations professionnelles dans une vingtaine de spécialités, en rapport avec le marché malien du travail. Il s’agit de l’installation et maintenance des équipements de froid et climatisation, maintenance des équipements informatiques et bureautiques, électronique industriel, maintenance industriel, électricité industriel, communication et industrie graphique, infographiste maquettiste, dessinateur projecteur en architecture, conducteur de travaux bâtiment etc. La mise à disposition de ces bourses est, a dit Me Jean Claude Sidibé, cohérente avec la vision du président Ibrahim Boubacar Keita qui a dédié son second quinquennat à la promotion des jeunes. Elle cadre, aussi, avec ses orientations consignées dans la lettre de mission qu’il a adressée au Premier ministre à savoir, « le développement du capital humain par une bonne formation, la réalisation et le renforcement d’une éducation de qualité pour tous, en privilégiant la formation technique et professionnelle qui offrira plus de perspectives d’emplois aux jeunes ». « Vous devez faire preuve de rigueur, de disponibilité, de discipline, de respect des lois du pays d’accueil. », a conseillé le ministre aux boursiers. Pour sa part, l’ambassadeur d’Algérie au Mali, Boualem Chebihi, s’est dit honoré d’avoir assisté, une nouvelle fois, à une mise en route de boursiers maliens retenus, cette fois-ci, pour la formation professionnelle en Algérie, au titre de l’année 2019-2020. Le diplomate algérien a remercié le ministre Sidibé d’avoir associé l’Algérie à cette initiative qui dénote tout l’intérêt qu’il porte « au suivi de cette formation, de la coopération entre nos deux pays dans le domaine de la formation professionnelle ». Pour la boursière Djénéba Diallo, la pertinence de ces formations dont ils vont bénéficier ne fait l’objet d’aucun doute. « Il s’agit d’une opportunité de formation de jeunes maliens, que nous sommes, dans des filières porteuses de l’économie du Mali, une des priorités du gouvernement malien », a déclaré la porte-parole des boursiers. Pour elle, cette initiative leur offrira des compétences techniques, devant permettre de répondre, au mieux, aux besoins essentiels en matière de formation et d’insertion professionnelle. AD/MD (AMAP)
Le conteur malien, Yaya Coulibaly, remporte le Prix international ‘il teatro nudo’, en Italie
Bamako, 20 novembre (AMAP) Le conteur, chanteur et musicien malien, Yaya Coulibaly, et sa troupe de marionnette ‘Sogolon ‘ ont été récompensés, au début de ce mois de novembre 2019, par le Spazio Teatro No’hma d’Italie, lors de La 10è édition du prix international ’IL Teatro Nudo’, à Milan, devant cinq autres troupes. Le spectacle «Le baptême du lionceau» que Yaya Coulibaly et ‘Sogolon’ ont présenté, le 29 et 30 mai 2019, a remporté, ainsi, la première place devant les troupes du Japon, classée deuxième, et d’Israël arrivée 3è. Deux autres troupes, de la Corée du Sud et du Kenya, ont obtenu des prix d’encouragement. Ces cinq troupes du palmarès auront droit à des tournées internationales. Ce prix est organisé par l’Association No’hma et la ville de Milan, sous le haut patronage du président d’Italie et avec le soutien du ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Le théâtre de ‘IL Teatro Nudo’ « a une philosophie qui explore l’être humain et la société, avec un regard curieux et désabusé, montrant des cultures et des réalités inhabituelles », indique-t-on. Le prix est dédié à la mémoire de Teresa Pomodoroqui a, d’abord, conçu et donné vie à l’idée d’un théâtre ouvert à tous les croisements artistiques et qui peut supprimer toutes les barrières sociales et économiques. Pour ces raisons, l’ entrée est gratuite à tous les événements de ce théâtre. Au mois de février 2010, Yaya Coulibaly a présenté, à Magnambougou, la première de « Le baptême du lionceau ». Une œuvre bien connue dans les contes populaires du Mali. L’œuvre raconte un concours de danse organisé par le roi de la forêt pour célébrer la naissance de son enfant. Les animaux de la forêt (l’hyène, l’antilope, le singe) et domestiques (le cheval, le mouton et autres) ont tous pris part à la compétition. Les personnages humains sont, aussi, de cette fête, car un baptême est aussi une fête. Les humains sont représentés par les marionnettes de la gracieuse (Yayoroba), Yankadi (le symbole de la beauté), Mousokoroni (la vieille dame), Flanin (la jumelle), etc. C’est, au total, dix masques et marionnettes que « Sogolon » montre à l’occasion de cette prestation. Conteur, chanteur et musicien, Yaya Coulibalya le don de tirer les ficelles.Très habile, ce marionnettiste de génie excelle dans l’art de faire passer des messages, à travers le jeu de ses marionnettes, inspiré de nos contes et légendes. Il parcourt le monde avec ses spectacles, en mettant en avant des valeurs comme le courage, l’amour et la prospérité. Yaya Coulibaly est à la fois marionnettiste, auteur, metteur en scène, conteur, danseur, chanteur et sculpteur. Avec « Sogolon », il a fait le tour du monde, plusieurs fois, pour des expositions et des représentations sur scène. Il s’est, notamment, produit dans le réseau des Centres culturels français sur tout le continent africain. Ces nombreux périples à travers le monde ont commencé, en réalité, en Inde en 1990. Ils l’ont conduit sur tous les continents : l’Asie, l’Amérique, l’Europe et l’Afrique. YD/MD (AMAP)
Mopti : Formation des hommes de médias sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre
Mopti, 20 novembre (AMAP) Un atelier de formation des hommes de médias et des communicateurs traditionnels sur la stratégie globale du cadre politique de gestion de la crise au centre, a démarré mardi à Mopti, sous la présidence du directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diawara, a constaté l’AMAP. Organisée par le secrétariat permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre en partenariat avec la Division des Affaires Politiques de la MINUSMA, la rencontre avait pour objectif de renforcer les capacités d’une cinquantaine d’hommes de médias venus de l’ensemble de la région de Mopti et du District de Bamako, pour une meilleure gestion de l’information en cette période de crise. Les participants vont échanger sur entre autres, les genres journalistiques, l’organisation et l’animation d’une émission publique, l’éthique et la déontologie, le traitement de l’information et la responsabilité du Journaliste en période de crise. Le représentant de l’exécutif régional, Kantara Diawara s’est réjoui que le Secrétaire Permanent du Cadre Politique de Gestion de la Crise du Centre ait pris la juste mesure de venir partager, ici même à Mopti, avec les médias de proximité, cette stratégie globale axée sur la gouvernance, la sécurité, le développement et la communication. Kantara Diawara a saisi l’occasion pour rappeler aux hommes de médias, les règles professionnelles d’éthique et de déontologie du traitement de l’information en cette période de crise que traverse notre pays, depuis 2012. Dr Moussa Touré, expert chargé de la gouvernance au secrétariat permanent, a déclaré que sa structure a la ferme volonté d’établir un partenariat fécond et dynamique avec le comité régional et les différents acteurs des médias et les communicateurs traditionnels. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des représentants de la Minusma, Solange Usher et de l’URTEL, Oumar Diabaté. DC/KM (AMAP)
Réseaux sociaux : faire la part des choses, impérativement
Par Babba B. COULIBALY Bamako, 20 novembre (AMAP) Interrogé sur les dérives des réseaux, surtout au Mali et comment protéger les concitoyens contre ces abus, le président de l’Association des blogueurs du Mali, Issoufi Dicko, explique que l’essor des réseaux sociaux s’est caractérisé par un développement des libertés fondamentales, en ce sens que davantage de personnes ont, désormais, droit à la parole dans le nouvel espace public que représente Internet. Cette possibilité offerte à tant de personnes n’est pas, à en croire l’expert, sans conséquences quand on sait que beaucoup n’ont pas atteint un bon niveau d’éducation et de compréhension des enjeux contemporains. S’y ajoute que les utilisateurs sont, majoritairement, jeunes. Pour lui, avec la fougue, cette jeunesse ne semble pas disposer des clés pour décoder les risques liés à tout ce qu’ils peuvent publier. D’où l’importance d’encadrer le secteur, de l’avis de M. Dicko. Rencontré, à Bamako, en marge du Forum sur la gouvernance d’Internet au Mali, tenu en début novembre 2019, Koffi Fabrice Djoussou, assistant technique à l’Union africaine (UA), est spécialiste du numérique. Cet expert propose, pour éradiquer les abus sur les réseaux sociaux, une éducation de nos communautés dans leur ensemble et des usagers à l’utilisation des réseaux sociaux. Cela, en vue d’une utilisation plus responsable de ces outils numériques. Il conseille, aussi, d’outiller les acteurs en les dotant d’éléments juridiques leur permettant de comprendre les conséquences qui découlent de leurs activités dans ce monde virtuel. La toile mondiale permet de se connecter au monde entier et offre des possibilités à l’infini. Elle expose, aussi, aux abus et aux mauvais coups de malfaiteurs tapis derrière leur écran. Ainsi les pays, dont le Mali, sont à la recherche de solutions pour réguler Internet. Les réseaux sociaux, plateformes virtuelles de diffusion et d’échange de textes, d’images ou de vidéo, sont plus populaires que jamais. Sur les 3,43 milliards d’utilisateurs d’Internet dans le monde, 2,28 milliards de personnes (environ un tiers de la population mondiale) visitent, régulièrement, les réseaux sociaux. Parmi ceux-ci, Facebook enregistre le plus grand nombre de clics mensuels. Ces plateformes sont, pourtant, inondés de pirates, de cyber criminels et de vendeurs de données. Exposant, ainsi, les usagers à des menaces permanentes comme les abus de confiance, l’intimidation, le harcèlement, l’usurpation d’identité, la diffamation. SENSIBILISER ET INFORMER – Pour Dr Mamadou Gouro Sidibé, il importe, en la matière, de sensibiliser, informer les populations à travers les différents canaux de communication, y compris via les réseaux sociaux eux-mêmes. Le fondateur de l’application mobile Lenali propose d’élargir la sensibilisation aux élèves et étudiants, en les informant des dangers liés à l’utilisation des outils numériques. Car, « tout ce que l’on dit aujourd’hui sur les réseaux sociaux peut être utilisé contre nous-mêmes demain. On peut entrer en conversation avec quelqu’un sans savoir qui il est, en réalité. Il faut, absolument, cette sensibilisation dans les groupes, sur les réseaux sociaux et par tous les canaux de communication »,insiste l’expert. Il plaide aussi pour l’instauration de lois protégeant les utilisateurs, tout en les empêchant de nuire à autrui. Aussi, demande-t-il aux acteurs du secteur de prendre leurs responsabilités, en développant des possibilités permettant d’alerter le concepteur, en cas d’abus et d’y faire face dans les meilleurs délais. « Pour faire face à cette situation, la collaboration entre les organisations de la société civile et les pouvoirs publics est nécessaire, afin d’amener les usagers des réseaux sociaux à publier des contenus qui tiennent compte de l’éthique », préconise Issoufi Dicko. La formation, surtout en milieu scolaire, est d’une impérieuse nécessité. « Elle pourra se faire sous la forme de blog-camps au cours desquels les fondamentaux sont transmis en termes de valeurs et d’écriture web », propose le bloggeur. Il trouve urgent, face à la cybercriminalité, l’atteinte à l’honorabilité des usagers, l’attentat à la pudeur et bien d’autres dangers, d’apprendre aux jeunes à identifier les faux profils, à sécuriser leur propre profil de façon à ce que des individus malveillants ne puissent pas les utiliser à des fins criminelles. Contactée, l’Agence malienne pour régulation des télécommunications/TIC et des postes (AMRTP) fait savoir qu’elle ne gère pas les aspects concernant les réseaux sociaux. Intervenant, dimanche dernier, dans un débat sur l’Office de radiodiffusion et télévision du Mali (ORTM), le directeur du département des TIC précise : « Notre rôle, c’est de développer l’accès à Internet, aux réseaux. Nous n’avons pas vocation à réguler, interdire ou bloquer les réseaux ». « Toutefois, si on est libre de diffuser une information sur les réseaux, on est, aussi, responsable de cette information que l’on diffuse », rappelle Mohamadou Zarou. « En la matière, les textes en vigueur au Mali peuvent, je suppose, condamner ou saisir une personne qui diffuse une fausse information ». « Mais, il n’existe pas un texte spécifique relatif à la régulation des réseaux, insiste le technicien ». Il a rappelé que la loi sur la cybercriminalité, en cours d’adoption à l’Assemblée nationale, essaie de transposer les crimes que l’on connaît, aujourd’hui, dans le monde physique : viol, escroquerie etc. dans le cyber espace. UNE SOLUTION ?Pour sa part, la directrice de la technique et du contrôle à l’Autorité de protection des données à caractère personnelle (APDP), Mme Sow Ahminata Sidibé, reconnaît qu’un réseau social entre dans le cadre du traitement des données à caractère personnel. « Une donnée personnelle étant toute information permettant d’identifier, directement ou indirectement, un individu à travers la photo ou combinant toutes les informations le concernant », précise Mme Sow. En la matière, l’autorité ne dispose d’aucun moyen de contrôle ou de pression sur les réseaux sociaux « qui sont au niveau international », avoue-t-elle. Par contre, un réseau social développé au Mali doit être conforme à la loi nationale. Celle-ci exige des personnes physiques ou morales qui décident d’en développer sur le territoire national, d’accomplir des formalités auprès de l’APDP. Ces formalités sont relatives à la transparence, à l’usage qui sera fait des données collectées, à la durée de conservation des informations des utilisateurs, etc. L’autorité peut veiller au respect et à la mise en œuvre de ces directives. L’alternative, la plus crédible, serait alors le projet de loi sur la

