Bafoulabé : la jeunesse de Diakhaba réhabilite la piste d’accès au Centre de santé communautaire (CSCOM)

Bafoulabé, 24 août (AMAP) La jeunesse de Diakhaba, commune rurale de Diokeli, du cercle de Bafoulabé, situé entre Kalla et le fleuve Bafing en aval de Manantali, a exécuté, samedi, des travaux de réhabilitation de la voie principale menant au Centre de santé communautaire (CSCOM) dégradée de façon alarmante, a constaté l’AMAP. Cette route menant au CSCOM était dégradée, empêchant l’ambulance d’y accéder. L’action de la jeunesse, sous le leadership de son président, Djimo Souaré, permettra une meilleure praticabilité de la voie d’accès au Centre de santé par les usagers sur deux ou quatre roues dont l’ambulance. La dégradation de cette voie, loin d’être une simple question d’inconfort, avait de lourdes conséquences tant sur le plan sanitaire qu’économique.
 Ce qui a amené la jeunesse à prendre conscience de l’urgence du danger. Munie des moyens de bord, elle a entretenu la piste principale du village, dans un acte « hautement salué » par les autorités villageoises et le Directeur technique du CSCOM. Le président des jeunes, Djimo Souaré, a souligné la nécessité de réparer la route, car selon lui, « personne ne va faire ce travail à (leur) place et la qualité de la route est essentielle à la sécurité, la mobilité et le développement économique. » Dans le village de Diakhaba, outre l’agriculture, l’élevage et la pêche, la localité a joué un rôle important dans l’islamisation des peuples noirs d’Afrique. Il existe un CSCOM, un 1er et un 2nd Cycles de l’enseignement fondamental et une médersa. BM/MD (AMAP)  

Maroc : La FM6SS réussit la reprogrammation de cellules sanguines en cellules souches pluripotentes induites (Officiel)

Rabat, 21 août (AMAP) La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) a annoncé avoir réussi, pour la première fois au Maroc, la reprogrammation de cellules sanguines périphériques humaines (PBMCs), en cellules souches pluripotentes induites (iPS), marquant ainsi une avancée scientifique majeure et historique, rapporte jeudi l’Agence Maghreb Arab Presse (MAP). Cette avancée stratégique ouvre la voie à la création d’une plateforme nationale de reprogrammation et de différenciation cellulaire, au service de la recherche biomédicale, de la médecine personnalisée et des thérapies innovantes, précise la Fondation dans un communiqué. « Cette réussite confirme la vocation de notre Fondation à faire du Maroc un pôle de référence en recherche et innovation médicale, au service des grands enjeux de santé publique », indique le directeur du Centre Mohammed VI de la Recherche et de l’Innovation, cité par la même source. Les cellules iPS, issues d’un simple prélèvement sanguin, possèdent deux propriétés remarquables, à savoir la capacité de se différencier en n’importe quel type cellulaire de l’organisme et la faculté de se multiplier indéfiniment. Ces atouts en font un outil révolutionnaire pour modéliser des maladies humaines à partir des cellules d’un patient, tester l’efficacité et la sécurité de nouveaux médicaments dans des conditions proches de la réalité physiologique, développer des thérapies régénératives pour réparer des tissus vitaux (cœur, cerveau, foie, poumons), et concevoir de nouvelles approches d’immunothérapie contre les cancers, précise-t-on de même source. À l’international, les cellules iPS font déjà l’objet d’essais cliniques prometteurs pour le traitement de maladies dégénératives, de troubles de la rétine ou de certaines pathologies sanguines. Avec cette réussite, actuellement en phase de validation et de caractérisation scientifique, la Fondation place le Maroc au rang d’acteur pionnier dans les biotechnologies et la médecine régénérative. MD (AMAP)

Bougouni : Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs outille les acteurs régionaux

Bougouni, 16 août (AMAP) Les participants à la session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), tenue, jeudi 14 août 2025 à Bougouni (Sud), ont formulé des recommandations qui vont de l’implication des légitimités traditionnelles à l’introduction de modules sur les valeurs dans le programme scolaire, a constaté l’AMAP. Cette séance dont l’objectif est de promouvoir le document du PNEV dans la Région auprès de l’ensemble des acteurs de l’administration, de la Société civile et des Forces de défense et de sécurité, Initiée par le ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions. Elle a été présidée par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. Elle a permis d’aborder les thématiques relatives à l’éducation aux valeurs et la formulation de recommandations pertinentes sur la dissémination du document du PNEV dans la Région de Bougouni. A la suite des mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, le gouverneur a indiqué que c’est dans le but de poser les jalons d’un Mali nouveau que le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a instruit le gouvernement d’élaborer un « Programme d’enseignement et d’éducation civique et patriotique sur le respect des valeurs et la bonne gestion du bien public ». « Pour cela, les autorités de la Transition, a-t-il poursuivi, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, en deux volets, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. « Il est devenu impérieux de construire le citoyen malien de type nouveau, le Malidenkura, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir, tel que traduit dans la vision du cadre stratégique de la refondation de l’Etat », a dit le général Wélé. Le Dr Sory Ousmane Koita, conseiller technique au ministère en charge de la Refondation de l’Etat, a présenté les grands points du (PNEV) : la dégradation du tissu social, la consommation des stupéfiants et le domaine scolaire avec tous ses enjeux de harcèlement ainsi que la loi de régulation des médias sociaux, entre autres. Il a, au préalable, procédé officiellement à la remise du document du PNEV au chef de l’exécutif régional. Selon lui, le PNEV concerne tous les citoyens : les enfants en famille et les parents, les élèves, les éducateurs et enseignants, les animateurs socioculturels et la jeunesse, les autorités et légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, les artisans, le secteur privé, les travailleurs, les administrateurs et les administrés, les mandateurs et leur public, les représentants de l’Etat à tous les échelons, les magistrats, les forces de l’ordre et de la défense nationale, les professions libérales, les employés et les employeurs. Le gouverneur a vivement remercié le ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions pour l’organisation de cette rencontre sur la promotion du PNEV sur toute l’étendue du territoire national. BHT/MD (AMAP) .    

Démarrage de la campagne de vaccination contre la rage à Ouélessébougou

Ouélessébougou 16 août (AMAP) Les autorités administratives et sanitaires de Ouélessébougou, ont officiellement lancé, ce samedi, une campagne de vaccination antirabique dans l’enceinte de la mairie, en réponse aux multiples cas de morsures de chiens enragés sur au moins une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette campagne, en partenariat avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako et initiée par les autorités locales, vise à vacciner gratuitement les chiens afin de réduire les risques d’infection, circonscrire rapidement la menace et protéger les familles et le bétail. Après les mots de bienvenue du représentant du chef village, Daba Samaké et du maire, Bakary Samaké, le Directeur régional des services vétérinaires de Bougouni (Sud), Boureima Yalcouyé, a salué la forte mobilisation des autorités et l’association partenaire pour cette initiative. « Seule la vaccination peut nous protéger et protéger nos animaux », a-t-il déclaré Prenant la parole, Dr Nakany Diallo, présidente de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, a indiqué : « Nous sommes une association qui lutte contre les maladies zoonotiques, à travers tout le pays, avec l’appui des partenaires comme la Société d’importation de produits et matériels vétérinaires ( SIPROMAV-SARL) » Dr Diallo a salué les efforts des autorités administratives, communales et sanitaires, pour la prise en charge des personnes mordues par les chiens. La sous-préfète centrale, Mme Mounkoro Koura Koné, sous la présidence de laquelle était placée la cérémonie de lancement, a salué l’engagement général des autorités administratives sous le leadership du préfet Moussa A Sagara, les collectivités, la société  civile, le vétérinaire mandataire et les membres de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, pour la réussite de cette campagne. Elle a souligné l’importance de cette opération : « La rage tue encore dans notre pays. Cette campagne est un pas essentiel pour protéger nos familles et nos animaux. J’exhorte toute la population à y participer massivement. » Lors de la cérémonie, la première dose symbolique a été administrée en présence des autorités, des responsables vétérinaires et des habitants. Après le lancement officiel, les équipes vétérinaires se sont déployées sur quatre sites stratégiques de la ville pour faciliter l’accès à la vaccination. Les propriétaires d’animaux ont été invités à se rendre dans ces centres avec leurs chiens pour bénéficier de la gratuité du vaccin. AC/MD (AMAP)

Ouélessébougou : Réunion préparatoire de la campagne de vaccination antirabique

Ouélessébougou 13 août (AMAP) Une réunion d’urgence s’est tenue, ce mercredi, dans le bureau du préfet, en réponse à la récente multiplication des cas de morsure par des chiens enragés sur une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, suscitant l’inquiétude des autorités administratives et sanitaires. Placée sous l’égide du préfet, Moussa A. Sagara, cette rencontre a réuni les acteurs clés de la santé publique, les services vétérinaires, les leaders communautaires et la société civile. Objectif : mettre en place une campagne de vaccination massive des chiens pour circonscrire la propagation de la rage, une maladie mortelle mais évitable. Le préfet Sagara, a insisté sur l’urgence de la situation : « La rage est une menace grave pour la population et pour le bétail. Nous devons agir rapidement pour vacciner tous les chiens errants et domestiques, tout en sensibilisant les habitants sur les dangers liés à la rage. » Il a appelé à la collaboration de tous pour éviter « une crise sanitaire. » « Je compte sur vous pour relayer l’information et participer massivement à cette campagne qui vise à protéger nos familles, nos enfants et notre bétail », a-t-il lancé. Les discussions ont porté sur le démarrage prochain de journées de vaccination des animaux qui cibleront prioritairement les zones les plus touchées et dont le lancement est prévu pour le samedi 16 août, ainsi que sur des séances d’information et de sensibilisation à la destination des populations. Le service vétérinaire local a rappelé l’importance de signaler tout comportement anormal chez un animal et d’éviter tout contact avec les chiens suspects. « La vaccination des chiens est la solution la plus efficace pour éliminer la rage à la source », a souligné Lassine Sangaré,  vétérinaire mandataire, avant de signaler la disponibilité de 800 doses acquises avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali, pour couvrir cette campagne de vaccination contre la rage. Les personnes mordues ont, quant à elles, « été prises en charge et ont reçu les premiers traitements post-exposition », a précisé, Abdoulaye Samaké, agent de santé au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou. Le maire Bakary Samaké, au nom du Conseil communal, a réaffirmé la totale disponibilité de la collectivité pour faciliter le bon déroulement de la campagne de vaccination. « Nous mettrons à disposition les moyens nécessaires pour assurer une large sensibilisation auprès des populations », assuré l’édile. AC/MD (AMAP)  

Restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS)

Ouélessébougou, 12 août (AMAP) La restitution des résultats de la Campagne de chimio-prévention du paludisme saisonnier (CPS), dont le premier passage, du 17 au 21 juillet, ciblant environ 64 000 enfants de 3 à 59 mois dans le district sanitaire de Ouélessébougou, s’est tenue, ce mardi, dans la a salle de réunion du Centre de santé de référence (CSRéf) de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. La rencontre a permis de faire le bilan des actions menées dans le cadre de la lutte contre le paludisme qui reste un défi majeur de santé publique, particulièrement pendant la saison des pluies. Elle a vu la participation, notamment, des leaders locaux, les agents de santé, les représentants des collectivités, de la chefferie, des légitimités religieuses, de la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), de la coordination des associations et organisations féminines (CAFO), sous la présidence de Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale de Ouélessébougou, représentant le préfet. Après les salutations d’usage aux participants, Mme Mounkoro, a dans son intervention, donné des détails essentiels : « Cette campagne a concerné une cible de 64 566 enfants de 3 à 59 mois. Elle a mobilisé 322 distributeurs, 155 mobilisateurs de proximité, 42 superviseurs de proximité, 4 superviseurs du district et 3 agents pour assurer la permanence, pour un montant de 12 228 700 Fcfa. » « Nos résultats sont très satisfaisants et traduisent l’engagement sans faille de tous les acteurs à tous les niveaux. Ainsi, nous avons obtenu un taux de couverture de 84,7% lors du premier passage », a ajouté la représentante de l’Etat. Elle a, également, salué les énormes efforts du gouvernement dans la lutte contre le paludisme en termes de gratuité des Moustiquaires imprégnées d’insecticides (MII), des kits de prise en charge des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, avant de solliciter « un engagement permanent de tous les acteurs et les partenaires techniques et financiers pour le deuxième passage » qui démarre ce jeudi 14 août. Les données présentées lors de cette restitution ont mis en lumière les activités de la campagne, les avancées significatives, les résultats obtenus dépassant ceux du premier passage de 2024, les difficultés, les contraintes et les recommandations. Le médecin-chef du CSRéf de Ouélessébougou, Dr Abdrahamane Dicko,  a salué l’engagement des équipes sanitaires, des relais communautaires et des partenaires techniques et financiers, dont l’appui a été déterminant pour la réussite de ce premier passage, tout en souhaitant « le même élan » pour la deuxième phase. AC/MD (AMAP)

𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐥𝐞 1𝐞𝐫 𝐅𝐨𝐫𝐮𝐦 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐧𝐢𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐄𝐒 : 𝐋𝐞𝐬 𝐚𝐜𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐬𝐞 𝐫𝐞́𝐮𝐧𝐢𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐟𝐢𝐧𝐢𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐝𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝’𝐮𝐧 𝐞́𝐥𝐚𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟

𝐁𝐚𝐦𝐚𝐤𝐨, 7 août (AMAP) Le ministre malien de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, a lancé, jeudi, à Bamako, un appel à une mobilisation accrue des ressources auprès des partenaires techniques, bilatéraux, multilatéraux et privés pour les actions humanitaires, indique le ministère de la Santé et du Développement social du Mali dans un communiqué. « Notre devoir collectif est de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux réalités de nos pays », a déclaré le ministre Kassogué, s’adressant à la 1ère édition du Forum humanitaire des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres de la Confédération des États du Sahel (AES). Saluant l’engagement et le courage des acteurs humanitaires, tant nationaux qu’internationaux, « qui interviennent souvent dans des conditions extrêmement périlleuses », il a lancé un appel solennel aux partenaires techniques et financiers bilatéraux, multilatéraux et privés afin de : mobiliser davantage de ressources pour répondre efficacement à l’ampleur des besoins ; adapter les mécanismes de financement aux réalités locales ; soutenir les solutions durables initiées par les États de la région. La capitale malienne, accueille, du 7 au 9 août 2025, ce forum ouvert pour trois jours au Centre international de conférences de Bamako (CICB) pour renforcer la coopération sous-régionale en matière d’action humanitaire et à identifier des mécanismes innovants et durables de financement. Placée sous le haut parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi GOÏTA, la rencontre régionale se tient autour du thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement dans l’espace AES : Enjeux, Défis et Perspectives ». Ce forum réunit les délégations ministérielles du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ainsi que de la Mauritanie, du Tchad et du Togo. Le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre en déplacement, cité par le communiqué, a salué la tenue de ce forum comme une initiative salutaire dans un contexte marqué par des crises multidimensionnelles (conflits, insécurité alimentaire, changement climatique et déplacements forcés). L’initiatrice du forum, le médecin colonel Assa Badiallo Touré, ministre de la Santé et du Développement social du Mali, a accueilli ses homologues et les délégations avec enthousiasme, saluant « cette plateforme de concertation comme un pas décisif vers une meilleure solidarité régionale. » Représentant les partenaires humanitaires, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Ghassim Diagne, a insisté sur « la nécessité de placer la protection des populations civiles, notamment les femmes et les enfants, au cœur des interventions. » Ce forum marque un tournant dans la coordination des réponses humanitaires dans l’espace AES, avec l’ambition de traduire la volonté politique en actions concrètes en faveur des populations les plus vulnérables. De son côté, la ministre mauritanienne Savia Mint Tahah a partagé l’expérience de son pays en matière d’accueil de réfugiés, soulignant l’importance de cadres stratégiques et de coopération régionale. Souhaitant la bienvenue aux délégations des pays frères et amis, le ministre de la Justice, Mahamadou Kassogué, a dressé un tableau sans complaisance de la situation humanitaire dans la région. Il a rappelé qu’ « au cours de la dernière décennie, les pays de l’espace AES sont confrontés à une combinaison de défis majeurs : conflits armés persistants, déplacements forcés de populations, insécurité alimentaire croissante et effets aggravants du changement climatique. » Autant de facteurs « qui fragilisent profondément les communautés et compromettent l’accès aux services sociaux de base. » Face à cette réalité, il a souligné « la nécessité impérieuse de bâtir une réponse humanitaire coordonnée, financée et adaptée aux contextes spécifiques de chaque pays ainsi qu’aux besoins réels des populations.» Le ministre Kassogué a, également, tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des ressources : « en 2024, au Mali, seule la moitié des personnes en situation de besoin ont pu bénéficier d’une assistance humanitaire, faute de financements adéquats. » Une situation similaire prévaut au Burkina Faso et au Niger, a-t-il indiqué. 𝐌𝐃 (AMAP)  

Confédération des États du Sahel : 1ᵉʳ Forum à Bamako des ministres en charge de l’action humanitaire des pays membres

Bamako, 7 août (AMAP) Le 1er Forum des ministres en charge de l’action humanitaire des pays de la Confédération des États du Sahel (AES) s’est ouvert, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) avec pour de partager les expériences et les bonnes pratiques mais, aussi,d’identifier les meilleurs moyens de relever les défis et d’exploiter les potentiels. a constaté l’AMAP.. Sous le thème : « Politiques humanitaires et mécanismes de financement de l’action humanitaire dans l’espace AES : enjeux, défis et perspectives », ce forum de trois jours, du 7 au 9 août, est placé sous le haut patronage du chef de l’État, le général d’armée Assimi Goïta. « Le Mali est honoré d’abriter ce premier forum qui se tient dans un contexte marqué par des défis humanitaires et sécuritaires », a affirmé le ministre des Droits de l’homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, représentant le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie. Il a également relevé que, depuis plus d’une décennie, les conflits armés, les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les effets du changement climatique se combinent, « fragilisant chaque jour nos communautés et affectant nos services sociaux de base. » Face à cette réalité, le ministre de la Justice a indiqué que le thème de ce premier forum illustre bien cette vision qui consiste à adopter des réponses concrètes, inclusives et coordonnées « pour mieux assister les populations, tout en préparant l’avenir à travers des mécanismes durables de résilience et de développement. » Pour une aide humanitaire plus efficace, le coordinateur-résident du Système des Nations unies au Mali, Khassim Diagne, a affirmé que « cette rencontre offre l’occasion de discuter des opportunités à travers une approche collective et mieux coordonnée, dans un contexte où ces défis humanitaires sont de plus en plus liés à des dynamiques régionales. » « Les programmes phares sur les systèmes alimentaires, l’éducation, la santé, la protection sociale et l’énergie, élaborés conjointement par les pays de l’AES et le système des Nations unies, constituent un exemple d’intégration de ces trois dimensions (articulation étroite entre urgence, paix et développement), permettant d’inscrire l’action humanitaire dans une approche de développement et de consolidation de la paix à long terme », a-t-il poursuivi. « Il s’agira, au cours de ces journées, de : faire l’état des lieux de notre situation humanitaire dans l’espace AES ; de partager nos bonnes pratiques, avec la contribution des pays invités que je remercie pour leur participation à ce forum ; d’améliorer la coordination entre les acteurs étatiques, humanitaires et communautaires dans le respect des principes humanitaires et de la souveraineté de nos États ; d’explorer des pistes de financements innovants, y compris auprès de notre diaspora, de nos partenaires privés et de nos communautés ; et surtout, réfléchir à des solutions durables qui jetteront les bases de la consolidation de la paix, du relèvement et du développement », a indiqué le ministre Kassogué à l’issue de son discours. Ce forum intervient deux ans après la création de l’Alliance des États du Sahel en septembre 2023, qui a permis d’accélérer l’intégration régionale dans de nombreux domaines. Après des réunions ministérielles dédiées à la défense, à l’économie, à la justice et plus récemment à la jeunesse, la rencontre d’aujourd’hui, consacrée à l’action humanitaire, marque un jalon significatif dans la recherche continue de solutions durables à l’échelle de la confédération. Ont pris part à la cérémonie plusieurs officiels, dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, la ministre de l’Action sociale, de l’Enfance et de la Famille de Mauritanie, Mme Savia Mint Tahah, les ministres chargés de l’Action humanitaire des États de l’AES, du Togo et du Tchad, ainsi que des experts d’organisations et d’ONG internationales. FK/MD (AMAP)

Kangaba : Plus de 100 % de couverture au premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS)

Kangaba, 7 août (AMAP) Le taux de couverture global du district sanitaire de Kangaba (Ouest) est de 108,5%, pour le premier passage de la Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), a appris l’AMAP, mardi, lors de la restitution des activités de la CPS couplée au dépistage de la malnutrition chez les enfants de moins de 05 ans tenus dans la salle de réunion du Cercle. Les travaux étaient présidés par le premier adjoint au préfet monsieur Drissa KONARE ont regroupé les Directeurs techniques de centre (DTC) et les présidents des Associations de santé communautaire (ASACO) des 25 aires de santé du District sanitaire de Kangaba (Ouest), les maires des 08 communes du Cercle, les responsables des associations et organisations de la Société civile. Il s’agissait, en générale, de valider les résultats de la campagne CPS premier passage 2025 au niveau du district sanitaire. Et, spécifiquement, les objectifs visaient à : partager et valider avec tous les acteurs, les résultats du premier passage 2025 par aire de santé, ⁠faire le point sur le stock des intrants restants, faire le point des contributions communautaires, recenser les difficultés rencontrées au cours de la campagne et faire des recommandations. Les résultats, compilés dans un document ont été présentés par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) Dr. Moussa Sougane et le chargé de paludisme au CSRéf, Dr. Seydou Baba Sangaré. La première place est occupée par l’aire de santé de Dioulafoundou avec 269,3%. Le dépistage de la malnutrition a donné le nombre d’enfants avec le Test de diagnostic rapide (TDR) positifs traités avec Combinaison thérapeutique à base d’arthemesun (CTA). Ainsi la campagne a permis de réaliser 445 TDR dont 42 positifs et 403 négatifs. Ce succès a été enregistré grâce au déploiement de 176 agents d’administration, 123 mobilisateurs de proximité, 04 superviseurs district et 02 superviseurs régionaux. A cela s’ajoutent la motivation des autorités locales pour la sensibilisation, l’engagement et la rigueur des DTC, la participation active de la communauté et la contribution des ASACO à hauteur de 1 733 000 Fcfa, le recrutement des binômes supplémentaires. Pour répondre aux difficultés rencontrées, quelques recommandations ont été formulées à l’endroit du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP) et des partenaires à savoir pour mieux réussir les prochains passages. A la fin des travaux, le premier adjoint au préfet a remercié tous les acteurs pour le résultat obtenu. Il les a invités à redoubler d’efforts pour maintenir ces résultats si non les dépasser lors des prochains passages. SD/MD (AMAP)

Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)

Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)