Journée mondiale contre l’hépatite 2024 : Le Mali s’engage à briser les barrières pour éliminer les hépatites virales
Bamako, 25 juil (AMAP) La Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida, la tuberculose et les hépatites virales (CSLS-TBH) a organisé vendredi, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’hépatite 2024, une conférence de presse à Bamako, au ministère chargé de la Santé, pour sensibiliser sur l’état des lieux de la lutte contre les hépatites virales au Mali, a constaté l’AMAP. « Une génération sans hépatite, agissons dès la naissance », a déclaré la coordinatrice de la CSLS-TBH, Dr Madina Konaté soulignant l’urgence d’une action concertée pour briser les barrières à l’élimination des hépatites B et C d’ici 2030. Célébrée chaque 28 juillet, date anniversaire de la naissance du Dr Baruch Blumberg, découvreur du virus de l’hépatite B, cette journée vise à intensifier les efforts mondiaux contre les hépatites virales, un problème majeur de santé publique. Au Mali, la prévalence de l’hépatite B est estimée à 12,1 % (2,5 millions de personnes infectées) et celle de l’hépatite C à 1,3 % (300 000 personnes), plaçant le pays en zone de forte endémicité. Seulement 5 % des cas sont diagnostiqués à l’échelle mondiale, ce qui constitue un défi majeur. La thématique mondiale 2024, « Cassons les barrières », met l’accent sur l’amélioration du dépistage, du traitement et de la prévention du cancer du foie. Au niveau national, le Mali a adopté le slogan « Une génération sans hépatite, agissons dès la naissance », insistant sur la prévention de la transmission mère-enfant et l’intégration des services de santé. « Connaître son statut sérologique est crucial pour briser la chaîne de transmission », a insisté Dr Konaté, qui a appelé « à un dépistage systématique dans toutes les structures de santé. » La CSLS-TBH, créée en 2019 par la Loi N°2019-021, coordonne la riposte contre les hépatites virales, le VIH/Sida et la tuberculose. Avec le soutien de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires comme le Rotary Club, des avancées ont été enregistrées, notamment l’élaboration de normes et protocoles de prise en charge, de guides de formation et de grilles de supervision. Cependant, des défis persistent : faible couverture du dépistage et du traitement, insuffisance de partenaires et mobilisation limitée des ressources. Pour Dr Bouillagui Traoré, conseiller technique au ministère de la Santé, « la lutte contre les hépatites nécessite un leadership fort et une collaboration étroite avec les associations et les services techniques ». Parmi les perspectives, le Mali prévoit d’introduire le vaccin contre l’hépatite B à la naissance dès 2027, de renforcer la formation des soignants et d’accroître la couverture nationale du dépistage. La rencontre avec la presse, financée par l’OMS, s’est tenue dans la salle de conférence du ministère de la Santé et du Développement social. Elle vise à mobiliser les décideurs, les leaders d’opinion et les médias pour une riposte plus efficace. Abba Touré, vice-président de SOS Hépatite, a rendu hommage aux acteurs engagés et appelé à une mobilisation accrue pour informer et dépister la population, afin de réduire l’impact des hépatites virales au Mali. OS/MD (AMAP)
Diéma : Démarrage de la Campagne SIAN couplée à l’administration de l’Azithromycine
Diéma, 25 juil (AMAP) Le préfet de Diéma, Hamadou Yacouba Diallo, a donné, vendredi, coup d’envoi de la Semaine d’intensification des activités de nutrition communautaire (SIAN-C) couplée à l’administration de l’azithromycine dans le Cercle de Diéma, en donnant, concomitamment, par voie orale, à Bakary Sissoko, âgé de 9 mois, ses doses de Vitamine A et d’azithromycine, a constaté l’AMAP sur place. Devant les autorités locales, le lancement de cette campagne a eu lieu au domicile du chef de village Gabougou Sissoko, comme à l’accoutumée. A 8 heures, le préfet Diallo, accompagné du 2e adjoint, Attayoub Ould Mohamed, des représentants des services techniques impliqués, des membres de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), ainsi que des éléments de la Police et de la Garde nationale, s’est rendu sur le lieu du lancement, d’où attendait déjà une foule de femmes et d’enfants. Et une équipe de distributeurs du Centre de santé communautaire (CSCOM), conduite par le, Directeur technique du CSCOM (DTC), Dr Alassane Traoré. Les femmes et les enfants sont les deux cibles concernées par cette campagne. Au total, 68 564 enfants âgés de 6 à 59 mois recevront leurs doses de Vitamine A, et 75 421 enfants de 1 à 59 mois pour l’Azithromycine. La stratégie adoptée demeure le porte-à-porte, à travers l’ensemble des aires de santé du District sanitaire de Diéma. Le représentant du chef de village, Fousseny Sissoko, a souligné l’importance de la Campagne, tout en assurant qu’il ferait de son mieux pour permettre une adhésion plus massive. Le chef du Service local du développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra, a rappelé que lors des précédentes campagnes SIAN, qui se déroulent de façon semestrielle, les deux médicaments, constamment utilisés, concernaient la Vitamine A et l’Albendazole. Le premier médicament permet de prévenir la cécité crépusculaire tandis que le second sert à lutter contre les vers intestinaux. Il salué l’innovation majeure apportée par les autorités du pays en remplaçant l’Albendazole par l’Azithromycine, un antibiotique à large spectre qui traite, à la fois, de plusieurs maladies, notamment les infections urinaires, les Infections respiratoires aiguës (IRA). Il a invité les parents à pleinement s’engager afin que leurs enfants reçoivent leurs doses de médicaments. « La CAFO est à pied d’œuvre pour mobiliser plus de femmes et d’enfants autour de cette campagne qui permettra de soulager, surtout nous, les mères et grands-mères, car si les enfants se portent bien, il va sans dire que nos foyers s’épanouissent », a dit la présidente de la CAFO, Mme Mariam Soucko. Pour sa part, le 3e adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Dipa Coulibaly, chargé de l’état civil, a salué l’organisation de cette campagne et demandé aux différentes équipes « d’aller chercher partout les enfants, s’il le faut, pour leur donner leurs médicaments. » Il a assuré « de l’engagement patriotique des acteurs communaux pour la réussite de cette campagne aux multiples avantages. » Selon la porte-parole de la Direction générale de la Santé et de l’Hygiène publiques, mme Sanogo Djénéba Coulibaly, l’organisation de cette Campagne SIAN couplée à l’administration de l’azithromycine, témoigne « de la volonté affichée des autorités de la Transition à œuvrer pour promouvoir la santé des populations en général et, surtout, celle des enfants qui constituent l’avenir de la nation. » Le préfet Hamadou Yacouba Diallo, a remercié l’Etat et ses partenaires, pour l’organisation de cette campagne. Le chef de l’exécutif local a surtout demandé aux acteurs « plus d’implication afin que le Cercle de Diéma puisse enregistrer un taux de couverture à la hauteur des attentes. » OB/MD (AMAP)
Démarrage des examens des écoles de santé à Bamako : 10 000 candidats dans la course
Bamako, 21 juillet (AMAP) – Le ministre de la Santé et du Développement Social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et son collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kansaye, ont donné, ce lundi, le coup d’envoi des examens des écoles de santé au Centre Abdoulaye Diarra de Sebenikoro, indique un communiqué du département de tutelle. « Le domaine de la santé est une priorité nationale », a déclaré le Professeur Kansaye, soulignant la nécessité de former des professionnels compétents pour améliorer l’accès aux soins. Cette année, 10 000 candidats dont 7 729 au niveau supérieur, participent à ces examens. Les deux ministres ont ouvert les enveloppes des sujets, prodigué des conseils et encouragé les candidats. « Les élèves sont sereins, le corps professoral est mobilisé, c’est encourageant », s’est félicitée le médecin-colonel Touré, qui s’est montrée confiante dans le bon déroulement des épreuves et des corrections. La tenue de ces est présentée comme une indication de l’engagement du gouvernement à développer le capital humain dans le secteur sanitaire. Le médecin-colonel Touré a insisté sur « l’importance cruciale de disposer de ressources humaines qualifiées », notamment a travers les concours et recrutements à la Fonction publique. Avant de quitter le centre, les ministres ont visité des salles d’examen et échangé avec les candidats et les encadreurs, marquant ainsi le début de cette session cruciale pour l’avenir de la santé au Mali. OS/MD
Célébration de la Journée internationale du don de sang à Tenenkou
Tenenkou, 19 juil (AMAP) L’Association des donneurs volontaires de Sang du cercle de Tenenkou (ADVSCT) et l’Association MSF (ASSO) de Tenenkou (Centre) ont organisé, ce samedi 19 juillet 2025, une journée de don de sang, marquant la célébration de la Journée internationale du don de sang prévue chaque 14 juin L’objectif principal de cette journée est de sensibiliser le public sur l’importance du don de sang et de plasma et de mobiliser les gouvernants et les partenaires pour soutenir les programmes nationaux de transfusion sanguine. Le thème retenu, cette année 2025 est : « Donnez du Sang, Donnez de l’espoir : ensemble sauvons des vies. » Au cours de la cérémonie présidée par le 2e adjoint au préfet du Cercle de Tenenkou, le capitaine Boubacar Sissoko, au Centre de santé de référence (CSRéf) de la ville, le secrétaire général de la mairie, Hamsala Modibo Cissé, représentant le maire de la Commune urbaine, a salué les organisateurs pour cette initiative « très louable » Il a réaffirmé toute sa « disponibilité à l’accompagner pour le bien-être des populations » et a invité « les leaders communautaires à se mobiliser afin de relayer le bon message concernant le don de sang. » Le président de l’ADVSCT, Dr Broulaye Diarra, s’est réjoui de l’organisation de cette journée avant de rappeler que la création de l’Association des donneurs bénévoles de sang dans le Cercle de Tenenkou découle de plusieurs constats dont « la réticence des populations à faire le don de sang, la pénurie régulière de poches de sang au niveau des structures de santé, le nombre élevé de référence évacuation dû au manque de sang et le taux élevé de mortalité materno-infantile due au manque de sang. » Il a rappelé qu’entre janvier et juin 2024, l’ADVSCT a collecté 374 poches de sang au bénéfice du CSREF de Tenenkou. A l’approche du pic du paludisme dans le district sanitaire, seulement 29 poches de sang sont actuellement disponibles. Il a ainsi sonné l’alerte afin de faire face à d’éventuels besoins. Le 2e adjoint au préfet, prenant la parole, s’est aussi félicité de l’organisation de cette journée de don de sang. Il a salué l’Association des donneurs bénévoles de sang du cercle de Tenenkou et Asso MSF « pour cette initiative hautement salutaire et patriotique. » Il a invité l’ensemble les participants à s’investir davantage afin de résoudre cette épineuse question du manque de sang dans les structures de santé du Cercle de Tenenkou avant de rappeler que l’administration restera toujours disposée à accompagner « toutes les actions qui concourent à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations. » Cette journée de don sang, un moment d’encouragement et de remerciement aux donneurs de sang, a été l’occasion de saluer les éléments des Forces armees et de securité (FAMa) basés à Tenenkou et les membres de l’Association Ançardine pour les nombreuses poches de sang mise à la disposition du CSRéf de Tenenkou. Après les différentes interventions, place à la sensibilisation des communautés sur la grande rue jouxtant le CSRéf afin de relever le déficit de communication sur le don de sang . Pour les organisateurs cette campagne de sensibilisation va permettre de promouvoir une culture du don de sang auprès des jeunes et du grand public, d’élargir la base des donneurs de sang tout en la rendant pérenne. A la fin de cette journée, selon les organisateurs 68 poches de sang ont été collectées au laboratoire du CSRéf de Tenenkou. Dans l’après-midi, un match de football a opposé l’équipe de la jeunesse à celle de MSF. Cette rencontre visait à renforcer la cohésion sociale et donner un cachet particulier à l’évènement. Il faut rappeler que l’ADVSCT a été créée le 16 août 2016 par des jeunes de Tenenkou. Elle est apolitique et non lucrative. Elle compte une soixantaine d’adhérents et est ouverte à toute personne partageant les mêmes idéaux. Ont également pris part à cette cérémonie, les représentants des Forces de défense et de sécurité, des services techniques, des leaders communautaires, des organisations de la Société civile, des ONG partenaires et une foule d’anonymes. (AMAP)
Kolondièba : Lancement de la campagne de lutte contre le paludisme
Kolondièba, 17 juil (AMAP) Les autorités locales de Kolondièba (Sud) ont procédé au lancement de la Campagne de chimio prévention contre le paludisme saisonnier (CPS) le 17 juillet, lors d’une cérémonie présidée par le sous-préfet central, Mme Traoré Maïmouna Keïta, au domicile du chef de village, a constaté l’AMAP. Ce lancement a regroupé plusieurs personnalités dont le chef de service local du Développement social, Boubacar Dioni, le chef de service local de la Promotion de la femme de l’enfant et de la famille, Amadou Dembélé, le personnel de santé, la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO,) la Fédération locale des associations de santé communautaire (FELASCOM), la Jeunesse, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE) et les radios de proximité. Le représentant de l’État a administré la première dose à une fillette de 12 mois. Une foule nombreuse d’enfants accompagnés de leur mère était au rendez-vous. Cette campagne vise à administrer des comprimés à 11 556 enfants de 3 à 11 mois et 54 478 de 12 à 59 mois. Les équipes de campagne sillonneront les villages en faisant du « porte à porte » du 17 au 21 juillet 2025. Au total, quelque 66 034 enfants sont ciblés dans toutes les aires de santé du Cercle. Cette campagne de CPS vise à prévenir le paludisme en cette période hivernale. Siaka Togola du Centre de santé de référence (CSREF) a recommandé la prise correcte, par les enfants, de ces comprimés acquis avec l’appui des partenaires comme Catholique relief service (CRS). Dans la même mouvance, une réunion du Comité de pilotage du CPS présidée par Mme Traoré Maïmouna Keïta, sous-préfet central, s’est tenue. L’objectif de cette rencontre était de sensibiliser la population, mettre tout le monde au même niveau d’information pour un bon déroulement de ces opérations. Pour atteindre cet objectif, tous les canaux sont utilisés : leaders communautaires, confessions religieuses, le Réseau des communicateurs traditionnels et les radios de proxmité. NK/MD (AMAP)
Diéma : Démarrage de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier
Diéma, 17 juil (AMAP) Les autorités locales de Diéma ont donné, ce jeudi 17 juillet 2025, le coup d’envoi de la campagne de Chimio prévention du paludisme saisonnier (CPS), lors d’une cérémonie au domicile du chef de village, Gabougou Sissoko, a constaté l’AMAP. La campagne concerne les tranches d’âges de 3 à 59 mois au nombre 68 564 enfants, ceux de de 3 à 11 mois, 11 999 et de 12 à 59 mois, 56 565 enfants. Souhaitant la bienvenue, sous la présidence du 2e adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, représentant le préfet et en présence des responsables des services techniques impliqués ainsi que des éléments des Forces de défense et de sécurité, le représentant du chef de village Fousseny Sissoko, s’est montré « fortement engagé » dans les activités de mobilisation sociale. Le chef du service du Développement social et de l’Economie solidaire, Kalifa Diarra, a, quant à lui, demandé « indulgemment aux parents de donner les médicaments CPS » à leurs progénitures durant les deux jours qui suivent le passage des équipes afin de rendre plus efficace le système de prévention. Il a, aussi, expliqué la particularité de cette campagne qui inclut le dépistage des cas de malnutrition chez les enfants concernés. Pour sa part, le premier adjoint au maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Toure, il a salué l’organisation de cette campagne CPS dont « l’importance ne fait l’ombre d’aucun doute. » L’élu a invité les parents à laisser de côté leurs occupations quotidiennes, y compris les travaux champêtres intenses en cette période d’hivernage, « pour faire face aux exigences de la campagne » Prenant la parole, le 2e adjoint au préfet, Attayoub Ould Mohamed, a invité les parents à maintenir à la maison leurs enfants « afin que tous ceux qui sont concernés reçoivent leurs doses de médicaments. » Il a remercié le Fonds mondial pour son soutien à l’organisation de cette campagne qui permettra de renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre le paludisme dans notre pays. Ce qui va réduire « significativement la prévalence » de cette pathologie reconnue pour sa dangerosité, et qui tue chaque année des milliers d’enfants à travers le monde. Il a mis l’accent sur l’information et la communication afin que tous comprennent mieux le sens de l’organisation de ces différentes campagnes qui visent le bien-être de tous. La stratégie adoptée est du « porte à porte » à travers l’ensemble du.district sanitaire de Diéma. En donnant le coup d’envoi de la campagne CPS dans le cercle de Diéma, le 2e adjoint au préfet, a administré a un enfant, Mahamadou Sissoko, âgé de 10 mois, la première dose de médicament CPS. OB/MD (AMAP)
Santé reproductive : Plaidoyer pour des soins humanisés lors de l’accouchement à Bamako
Bamako, 15 juillet (AMAP) Le ministre de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, a participé, ce mardi 15 juillet, à une journée de plaidoyer organisée par IAMANEH Mali pour promouvoir des soins humanisés pendant l’accouchement, indique un communiqué du ministère. « Humaniser l’accouchement, c’est respecter les droits de la femme, assurer la présence d’un accompagnant, offrir des soins sans violence ni humiliation, et renforcer l’autonomie des sages-femmes et agents communautaires », a déclaré le ministre Touré dans son discours. L’événement, axé sur le respect des droits fondamentaux des femmes en matière de santé reproductive, a réuni des acteurs clés pour discuter de l’intégration des soins humanisés dans les pratiques professionnelles. Les échanges ont porté sur la nécessité de politiques nationales favorisant un accouchement respectueux, la formation continue des prestataires, l’amélioration des infrastructures sanitaires et la lutte contre les violences obstétricales et les discriminations. La journée a été marquée par l’intervention de la chargée de projet d’IAMANEH Suisse, une prestation artistique d’une slameuse engagée, ainsi que des présentations du Dr Sara Sissoko de l’Office national de la santé de la reproduction (ONASR) sur les soins humanisés et du Pr Mamadou Lamine Diakité sur la fistule obstétricale. Le ministre Touré a insisté sur l’urgence de changer de paradigme, particulièrement dans les zones rurales, pour garantir un accompagnement digne et respectueux des femmes en travail. OS/MD (AMAP)
Journées scientifiques de Kayes : Une Tribune de partage de connaissances et d’expériences pour l’amélioration des conditions de santé des populations
Kayes, 15 juil (AMAP) La Direction régionale de la santé de Kayes (Ouest), en collaboration avec le Projet Yellen et la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a organisé, du 9 au 10 juillet 2025, la 6ème édition des Journées scientifiques de Kayes (JSK) sous la présidence du Lt-colonel Adama Bamba, Conseiller à la Sécurité et à la Protection civile du gouverneur de la Région, a constaté l’AMAP sur place. Cette édition, qui a eu lieu dans la salle de conférence de la délégation régionale de la CCIM de Kayes, a porté autour du thème : « Santé reproductive et crise sécuritaire : renforcer la résilience, l’accès aux soins et services de santé ». « Ce thème se justifie par le contexte sécuritaire actuel avec le défi d’accès aux soins des établissements de santé. La recherche est un outil indispensable du praticien. L’évaluation, la supervision, le diagnostic, l’audit et le monitorage des actions de santé publique se font selon des méthodologies rigoureuses faisant appel aux outils de l’épidémiologie et de la méthode statistique qui sont évolutifs d’où la nécessité de se mettre à jour pour être en phase avec la réalité de l’heure », a expliqué le Lt-colonel Bamba. A travers ces JSK, les organisateurs ont voulu contribuer à la résolution de cette problématique car, elles leur ont offert l’opportunité d’échanger et de partager les expertises afin de renforcer les connaissances des participants sur les meilleures pratiques permettant d’améliorer la santé maternelle, néo natale et infantile. Spécifiquement, il s’est ag, pour les présentateurs de partager les résultats des recherches et de leurs expériences avec les participants, de susciter l’engouement du personnel des Districts sanitaires et de la Région toute entière pour la recherche opérationnelle. Ces Journées scientifiques ont, aussi, été une tribune pour l’assistance d’approfondir ses connaissances dans le domaine de la santé, particulièrement la santé maternelle et infanto-juvénile et d’être informée sur les bonnes pratiques dans le cadre de la science, l’innovation et de la technologie. Le Directeur général de l’Hôpital Fousseyni Daou de Kayes, Dr. Samou Diarra, a animé une conférence sur les recherches relatives à la gestion des projets, dont la nutrition. Selon lui, la réussite de ces projets nécessite l’appui de la communauté, des collectivités locales et de l’administration. Mamadou Lamine Danté, de la clinique Santé Plus et promoteur de l’Ecole de santé de Kayes (ESK), a aussi amplement édifié l’assistance à travers sa communication sur les différentes formes du diabète, y compris la tension. « La qualité des documents présentés et le niveau de connaissances atteint permettent d’affirmer la pertinence des objectifs assignés par les présentes assises. Nous devons, à présent, nous mettre au travail, afin de traduire les perspectives, les approches et les résultats que vous avez passés en revue, en actions concrètes sur le terrain », a dit le Coordinateur du Projet Yellen à Kayes, Dr. Soumaïla Diakité, en clôturant les travaux des JSK. BMS/MD (AMAP)
Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti
Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs 4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)
Etats-Unis-Mali : Le directeur adjoint principal du Conseil de sécurité nationale à la Maison blanche en visite de trois jours au Mali
Bamako, 09 juil (AMAP) Le directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche, Rudolph Atallah, partagera la vision de son pays pour le Mali et les pays de l’Alliance des États du sahel (AES) avec les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, a appris l’AMAP, ce mercredi, à Bamako. Le Lt-colonel à la retraite, spécialiste des zones étrangères (Afrique, Moyen-Orient, Europe), Rudolph Atallah, expert national en stratégie antiterroriste et en géopolitique séjournera au Mali pendant trois jours, a-t-il annoncé, lors d’une table ronde, dans les locaux de l’ambassade des Etats-Unis au Mali. Il occupe actuellement le poste de Directeur adjoint principal pour la lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité nationale à la Maison Blanche. À ce titre, il supervise les opérations et politiques antiterroristes à travers l’Afrique et le Levant, contribuant à définir la réponse des États-Unis face aux menaces émergentes et conseillant les hauts responsables sur les décisions critiques en matière de sécurité”, indiquent les services de l’ambassade américaine au Mali, dans un document remis à la presse. Officier supérieur retraité de l’Armée de l’air américaine avec le grade de lieutenant-colonel, M. Attalah cumule plus de trente ans d’expérience opérationnelle et diplomatique dans les domaines de la défense, du renseignement et de la gestion de crise. Il a occupé plusieurs postes de haut niveau, notamment celui de directeur de la lutte contre le terrorisme pour l’Afrique au Pentagone et d’Attaché de défense auprès de six pays africains. ST/MD (AMAP)

