Résultats de la campagne contre l’épidémie de diphtérie à Kormou, Commune de Dongo (Centre)
Youwarou 11 oct (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie déclarée au début d’octobre à Kormou, Commune de Dongo, dans le Centre du Mali, du lundi 06 octobre au vendredi 10 octobre, indiquent que sur une population cible de 12 774 enfants de 0 à 15 ans, 13 338 ont été vaccinés soit un taux de couverture vaccinale de 104, 81 %, a appris, vendredi, l’AMAP de source médicale. Au cours de la réunion du Comité local de crise présidée par Abdramane Coulibaly, représentant le préfet, le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSréf) de Youwarou, Karim Zerbo a indiqué que cette campagne, qui s’est déroulée pendant 5 jours, a enregistré les pourcentages suivants dans les villages concernés : 52 % à Kormou peulh et Kormou Marka, 219 % à Doukou, 65 % à Diskana, 94,63 % à Owa, 172,24 % à Sio, 119, 46 % à Ayom, 171 % à Sahtouskel, 159, 51 % à Séby, 93,62 % à Diou, 167,94 % à Sigui, 122, 54 % à Mayelbourgou, 109, 37 % à Bia. Pour réussir ce taux de couverture vaccinale, le District sanitaire de Youwarou (Centre) a déployé cinq équipes de vaccination de cinq personnes chacune soit un total de 25 agents avec une disponibilité de 24 300 doses du vaccin « Anatoxine diphtériae ». A la date du 10 octobre, sur plus de 200 cas, 9 cas seulement de malades de diphtérie étaient sous traitement. Durant la campagne, entièrement financée par l’ONG International Rescue Committee (IRC), aucun cas de décès n’a été signalé. Des opérations de ratissages suivront la campagne selon le Dr Zerbo. Quant à M. Abdoulaye Sagara de l’IRC, il annoncé que l’ONG a déjà signé un contrat d’un mois avec deux radios de la place pour deux séances de sensibilisation de la population par jour sur la diphtérie. Depuis le 14 septembre 2025, des cas de diphtérie ont été observés dans le village de Séby, dans la Commune rurale de Dongo qui fait partie l’aire de santé de Kormou. Des prélèvements au niveau de la gorge et du nez de certains patients ont été envoyés à Bamako. Le 03 octobre, l’épidémie de diphtérie a été confirmée dans la zone concernée. La population, pa
Suspicion de diphtérie à Séby, selon le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies
Youwarou, 27 sept (AMAP) Quelque 196 cas suspects de diphtérie dont 115 filles et 81 garçons ont été recensés dans le District sanitaire de Youwarou, dans le Centre du Mali, révèle un rapport d’investigation de cas suspects de cette maladie, a appris l’AMAP, samedi, lors de la réunion du Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou. Selon ce document, à la date du 23 septembre 2025, les cas de décès sont de 15 soit 7 filles et 8 garçons. Selon le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Youwarou, Dr Karim Zerbo, « tous les cas sont sous traitement antibiotique avec évolution favorable depuis l’annonce du nombre anormalement élevé de cas de syndrome grippal, suivis de décès enregistré dans le village de Séby, dans l’aire de santé de Kormoalu. » Devant le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies du Cercle de Youwarou, Dr Zerbo a indiqué que ce rapport d’investigation de cas suspects a été élaboré à l’intention des partenaires et des collectivités du Cercle, en attendant les résultats des prélèvements de la gorge et de sang envoyés par voie hiérarchique à Bamako, la capitale » Les responsables socio-sanitaires du District sanitaire de Youwarou ont, dans le rapport, fait huit recommandations, entre autres, doter le CSRéf en matériels de prélèvement, renforcer l’information et la sensibilisation des populations et organiser une riposte. Le Comité de prévention, de veille et de gestion des catastrophes et des épidémies s’est réuni, samedi 27 septembre 2025, pour la deuxième fois, à la préfecture au sujet de cette suspicion de diphtérie dans le village de Séby, dans la Commune rurale de Dongo. Lors de cette réunion d’urgence, sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet, le médecin-chef du CSRéf de Youwarou, principal animateur, a donné le bilan des activités menées sur le terrain, du 14 au 27 septembre 2025, par l’équipe socio-sanitaire de Youwarou et de l’ONG International rescue commitee (IRC). SC/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Campagne de dépistage gratuit contre les cancers du col de l’utérus et du sein
Ouélessébougou, 02 sept (AMAP) Le Centre de santé et de référence (CSRéf), en étroite collaboration avec le Service local du développement social et de l’économie solidaire de Ouélessébougou, a officiellement donné le coup d’envoi, ce mardi, d’une campagne de dépistage gratuit des cancers du col de l’utérus et du sein, allant du 01 au 05 septembre, au Centre de santé communautaire (CSCOM) central de la ville, a constaté l’AMAP. Cette campagne, qui intervient dans le cadre de la coordination des activités du Pacte social initié par la Société malienne de gynécologie obstétrique (SOMAGO) et l’Association malienne de pédiatrie (AMAPED), précède leur premier congrès prévu ce mois de septembre. L’objectif principal est de rendre accessible le dépistage, outil essentiel de prévention secondaire, à un plus grand nombre de femmes, issues des communautés les plus vulnérables. Mme Mounkoro Koura Koné, sous-préfète centrale, le maire de la Commune de Ouélessébougou, ainsi que les principaux acteurs locaux de la santé publique ont honoré l’événement de leur présence, témoignant de l’importance qu’ils accordent à cette activité, Mme Mounkoro a, dans son intervention, attiré l’attention des populations sur les dangers liés à ces pathologies : « le cancer du col de l’utérus est une cause importante de décès dans nos pays en voie de développement. Il est le deuxième cancer de la femme dans le monde avec 500 000 nouveaux cas diagnostiqués chaque année et de 200 000 à 231 000 décès par an. » « C’est une véritable gangrène qui touche surtout les couches défavorisées de la population pourtant il a la particularité d’être accessible au dépistage et d’être guéri si le diagnostic est fait précocement », a fait remarquer la représentante de l’Etat. « La morbidité et la mortalité de l’affection dans les pays industrialisés sont relativement faibles du fait de l’étendue du plateau technique et du dépistage », a déclaré la représentante de l’Etat. Et de remercier « sincèrement l’ensemble des partenaires et intervenants qui appuient résolument cette initiative pour le bien-être exclusif des couches vulnérables dans notre commune. » Le médecin-chef du CSRéf de Ouélessébougou, Dr Abdrahamane Dicko, a, pour sa part, expliqué le déroulement pratique des opérations : « des équipes médicales qualifiées et du matériel adapté sont mobilisés pour accueillir les femmes, dans les Centres de santé communautaire (CSCOM) central de Ouélessébougou et de Mana, pendant la campagne. » « Les consultations et les examens cliniques des seins seront entièrement gratuits. En cas de suspicion de lésion, un parcours de prise en charge sera immédiatement proposé », a indiqué le médecin-chef du CSRéf. Il a, également, salué l’engagement de l’Association malienne de gynécologie obstétrique (SOMAGO) et de l’Association malienne de pédiatrie (AMAPED), dans la lutte contre les cancers féminins. AC/MD (AMAP)
Nioro du Sahel : Abandon des Mutilations génitales féminines et des mariages d’enfants
Nioro, 31 août (AMAP) Six communautés villageoises des Communes de Yéréré et de Gutéma, dans le Cercle de Nioro du Sahel (Ouest), ont signé, jeudi, une déclaration publique d’abandon des Mutilations génitales féminines (MGF) et les mariages précoces d’enfants, a constaté l’AMAP sur place . A travers cette signature, quatre ans après d’activités d’information et de sensibilisation menées par l’Association pour le progrès et la défense des droits des femmes (APDF) et son partenaire technique et financier UNICEF les communautés de ces localités s’engagent, aussi, à servir de relais auprès des autres pour mettre fin à ces pratiques ancestrales qui constituent une atteinte aux droits des femmes. Dans son discours d’ouverture de la cérémonie, la présidente de l’APDF, Mme Diawara Bintou Coulibaly a exprimé sa profonde gratitude aux partenaires de la défense des droits des femmes et renouvelé sa confiance à l’UNICEF. Elle s’est fait l’écho du besoin de continuer à recevoir l’appui de l’UNICEF pour la mise en œuvre des plans d’actions nationaux, allant dans le sens de la promotion de l’abandon des Violences basées sur le genre (VBG), particulièrement les MGF et les mariages d’enfants. Le chef de Zone UNICEF de Kayes, Dr Hamadoun Bah, adressé ses remerciements à l’APDF qui « a travaillé étroitement » avec les secteurs de la santé, de l’éducation, de la justice, du développement social ; de la sécurité, des collectivités et des communautés à la base, avec l’appui du service local de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille pour atteindre les objectifs. Malgré les efforts consentis par les organisations et associations de défense des droits des femmes et des enfants, les taux de prévalence des MGF et des mariages d’enfants restent élevés dans certaines localités du Mali dont la Région de Nioro. Un sketch sur les conséquences des violences faites aux femmes et la remise d’une importante quantité de kits de saponification aux groupements de femmes des localités concernées ont mis fin à cette journée de signature de convention à Nioro. MD/MD (AMAP)
Organisation mondiale de la santé : La ministre malienne de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré élue vice-présidente de la Région Afrique
Bamako, 25 août (AMAP) La ministre malienne de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré a été élue, ce lundi 25 août, vice-présidente de la Région Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), appris l’AMAP de source officielle. Elle est accompagnée par le Pr Adrien Moudougou, ministre de la Santé du Gabon ,élu vice-président, a annoncé, dans une note, la Cellule de communication du département en charge de la Santé. L’élection est intervenue au cours des travaux de la 75e session du Comité régional de l’OMS pour l’Afrique, qui se tient du 25 au 27 août 2025. à Lusaka ,en Zambie. « Cette élection, une première pour le Mali, marque un tournant stratégique vers la construction d’un continent plus résilient face aux défis sanitaires majeurs », lit-on dans le document. Ce choix témoigne de « toute la confiance que porte l’Organisation au leadership sanitaire du Mali, à travers le colonel Assa Badiallo Touré, qui traduit en acte la vision du Président de la Transition, Général d’armée Assimi Goïta », ajoute la note de son département. Le Comité régional de l’OMS, organe décisionnel pour la région Afrique, joue un rôle essentiel dans la définition des priorités de santé publique, la formulation de stratégies concertées, et la coordination des réponses aux crises sanitaires. « L’élection du Mali au sein de son Bureau témoigne de la reconnaissance du rôle croissant joué par le pays dans la transformation des systèmes de santé en Afrique », souligne entre le texte. Les pays membres du Comité régional, contribuent, notamment, à renforcer les soins de santé primaires, mieux lutter contre les épidémies, améliorer la santé maternelle, néonatale et infantile, promouvoir une gouvernance sanitaire efficiente et garantir un financement durable de la santé. La nouvelle vice-présidente du Comité régional, le colonel Assa Badiallo Touré, s’est engagée à mettre à profit l’expérience du Mali. Et à défendre une vision ambitieuse de la santé en Afrique, centrée sur l’équité, la résilience des systèmes de soins et l’innovation locale en cohérence avec les recommandations des récents États généraux de la Santé organisés au Mali. AT/MD (AMAP)
Bafoulabé : la jeunesse de Diakhaba réhabilite la piste d’accès au Centre de santé communautaire (CSCOM)
Bafoulabé, 24 août (AMAP) La jeunesse de Diakhaba, commune rurale de Diokeli, du cercle de Bafoulabé, situé entre Kalla et le fleuve Bafing en aval de Manantali, a exécuté, samedi, des travaux de réhabilitation de la voie principale menant au Centre de santé communautaire (CSCOM) dégradée de façon alarmante, a constaté l’AMAP. Cette route menant au CSCOM était dégradée, empêchant l’ambulance d’y accéder. L’action de la jeunesse, sous le leadership de son président, Djimo Souaré, permettra une meilleure praticabilité de la voie d’accès au Centre de santé par les usagers sur deux ou quatre roues dont l’ambulance. La dégradation de cette voie, loin d’être une simple question d’inconfort, avait de lourdes conséquences tant sur le plan sanitaire qu’économique. Ce qui a amené la jeunesse à prendre conscience de l’urgence du danger. Munie des moyens de bord, elle a entretenu la piste principale du village, dans un acte « hautement salué » par les autorités villageoises et le Directeur technique du CSCOM. Le président des jeunes, Djimo Souaré, a souligné la nécessité de réparer la route, car selon lui, « personne ne va faire ce travail à (leur) place et la qualité de la route est essentielle à la sécurité, la mobilité et le développement économique. » Dans le village de Diakhaba, outre l’agriculture, l’élevage et la pêche, la localité a joué un rôle important dans l’islamisation des peuples noirs d’Afrique. Il existe un CSCOM, un 1er et un 2nd Cycles de l’enseignement fondamental et une médersa. BM/MD (AMAP)
Maroc : La FM6SS réussit la reprogrammation de cellules sanguines en cellules souches pluripotentes induites (Officiel)
Rabat, 21 août (AMAP) La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé (FM6SS) a annoncé avoir réussi, pour la première fois au Maroc, la reprogrammation de cellules sanguines périphériques humaines (PBMCs), en cellules souches pluripotentes induites (iPS), marquant ainsi une avancée scientifique majeure et historique, rapporte jeudi l’Agence Maghreb Arab Presse (MAP). Cette avancée stratégique ouvre la voie à la création d’une plateforme nationale de reprogrammation et de différenciation cellulaire, au service de la recherche biomédicale, de la médecine personnalisée et des thérapies innovantes, précise la Fondation dans un communiqué. « Cette réussite confirme la vocation de notre Fondation à faire du Maroc un pôle de référence en recherche et innovation médicale, au service des grands enjeux de santé publique », indique le directeur du Centre Mohammed VI de la Recherche et de l’Innovation, cité par la même source. Les cellules iPS, issues d’un simple prélèvement sanguin, possèdent deux propriétés remarquables, à savoir la capacité de se différencier en n’importe quel type cellulaire de l’organisme et la faculté de se multiplier indéfiniment. Ces atouts en font un outil révolutionnaire pour modéliser des maladies humaines à partir des cellules d’un patient, tester l’efficacité et la sécurité de nouveaux médicaments dans des conditions proches de la réalité physiologique, développer des thérapies régénératives pour réparer des tissus vitaux (cœur, cerveau, foie, poumons), et concevoir de nouvelles approches d’immunothérapie contre les cancers, précise-t-on de même source. À l’international, les cellules iPS font déjà l’objet d’essais cliniques prometteurs pour le traitement de maladies dégénératives, de troubles de la rétine ou de certaines pathologies sanguines. Avec cette réussite, actuellement en phase de validation et de caractérisation scientifique, la Fondation place le Maroc au rang d’acteur pionnier dans les biotechnologies et la médecine régénérative. MD (AMAP)
Bougouni : Une session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs outille les acteurs régionaux
Bougouni, 16 août (AMAP) Les participants à la session d’appropriation du Programme national d’éducation aux valeurs (PNEV), tenue, jeudi 14 août 2025 à Bougouni (Sud), ont formulé des recommandations qui vont de l’implication des légitimités traditionnelles à l’introduction de modules sur les valeurs dans le programme scolaire, a constaté l’AMAP. Cette séance dont l’objectif est de promouvoir le document du PNEV dans la Région auprès de l’ensemble des acteurs de l’administration, de la Société civile et des Forces de défense et de sécurité, Initiée par le ministère de la Refondation de l’Etat, chargé des Relations avec les Institutions. Elle a été présidée par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé. Elle a permis d’aborder les thématiques relatives à l’éducation aux valeurs et la formulation de recommandations pertinentes sur la dissémination du document du PNEV dans la Région de Bougouni. A la suite des mots de bienvenue du maire de la Commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, le gouverneur a indiqué que c’est dans le but de poser les jalons d’un Mali nouveau que le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, a instruit le gouvernement d’élaborer un « Programme d’enseignement et d’éducation civique et patriotique sur le respect des valeurs et la bonne gestion du bien public ». « Pour cela, les autorités de la Transition, a-t-il poursuivi, soucieuses de réussir la mutation sociale vers l’avènement du Malikura, ont initié un processus de réappropriation des valeurs sociales, culturelles et républicaines, en deux volets, tenant compte de la vision de la refondation centrée sur l’émergence d’un citoyen de type nouveau, respectueux de l’autorité, de l’ordre et du mérite. « Il est devenu impérieux de construire le citoyen malien de type nouveau, le Malidenkura, pour donner corps au nouveau système étatique à bâtir, tel que traduit dans la vision du cadre stratégique de la refondation de l’Etat », a dit le général Wélé. Le Dr Sory Ousmane Koita, conseiller technique au ministère en charge de la Refondation de l’Etat, a présenté les grands points du (PNEV) : la dégradation du tissu social, la consommation des stupéfiants et le domaine scolaire avec tous ses enjeux de harcèlement ainsi que la loi de régulation des médias sociaux, entre autres. Il a, au préalable, procédé officiellement à la remise du document du PNEV au chef de l’exécutif régional. Selon lui, le PNEV concerne tous les citoyens : les enfants en famille et les parents, les élèves, les éducateurs et enseignants, les animateurs socioculturels et la jeunesse, les autorités et légitimités traditionnelles, les confessions religieuses, les artisans, le secteur privé, les travailleurs, les administrateurs et les administrés, les mandateurs et leur public, les représentants de l’Etat à tous les échelons, les magistrats, les forces de l’ordre et de la défense nationale, les professions libérales, les employés et les employeurs. Le gouverneur a vivement remercié le ministre de la Refondation de l’Etat, Chargé des Relations avec les Institutions pour l’organisation de cette rencontre sur la promotion du PNEV sur toute l’étendue du territoire national. BHT/MD (AMAP) .
Démarrage de la campagne de vaccination contre la rage à Ouélessébougou
Ouélessébougou 16 août (AMAP) Les autorités administratives et sanitaires de Ouélessébougou, ont officiellement lancé, ce samedi, une campagne de vaccination antirabique dans l’enceinte de la mairie, en réponse aux multiples cas de morsures de chiens enragés sur au moins une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, a constaté l’AMAP. Cette campagne, en partenariat avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako et initiée par les autorités locales, vise à vacciner gratuitement les chiens afin de réduire les risques d’infection, circonscrire rapidement la menace et protéger les familles et le bétail. Après les mots de bienvenue du représentant du chef village, Daba Samaké et du maire, Bakary Samaké, le Directeur régional des services vétérinaires de Bougouni (Sud), Boureima Yalcouyé, a salué la forte mobilisation des autorités et l’association partenaire pour cette initiative. « Seule la vaccination peut nous protéger et protéger nos animaux », a-t-il déclaré Prenant la parole, Dr Nakany Diallo, présidente de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, a indiqué : « Nous sommes une association qui lutte contre les maladies zoonotiques, à travers tout le pays, avec l’appui des partenaires comme la Société d’importation de produits et matériels vétérinaires ( SIPROMAV-SARL) » Dr Diallo a salué les efforts des autorités administratives, communales et sanitaires, pour la prise en charge des personnes mordues par les chiens. La sous-préfète centrale, Mme Mounkoro Koura Koné, sous la présidence de laquelle était placée la cérémonie de lancement, a salué l’engagement général des autorités administratives sous le leadership du préfet Moussa A Sagara, les collectivités, la société civile, le vétérinaire mandataire et les membres de l’Association nationale des docteurs vétérinaires de Bamako, pour la réussite de cette campagne. Elle a souligné l’importance de cette opération : « La rage tue encore dans notre pays. Cette campagne est un pas essentiel pour protéger nos familles et nos animaux. J’exhorte toute la population à y participer massivement. » Lors de la cérémonie, la première dose symbolique a été administrée en présence des autorités, des responsables vétérinaires et des habitants. Après le lancement officiel, les équipes vétérinaires se sont déployées sur quatre sites stratégiques de la ville pour faciliter l’accès à la vaccination. Les propriétaires d’animaux ont été invités à se rendre dans ces centres avec leurs chiens pour bénéficier de la gratuité du vaccin. AC/MD (AMAP)
Ouélessébougou : Réunion préparatoire de la campagne de vaccination antirabique
Ouélessébougou 13 août (AMAP) Une réunion d’urgence s’est tenue, ce mercredi, dans le bureau du préfet, en réponse à la récente multiplication des cas de morsure par des chiens enragés sur une dizaine de personnes dans la ville de Ouélessébougou, suscitant l’inquiétude des autorités administratives et sanitaires. Placée sous l’égide du préfet, Moussa A. Sagara, cette rencontre a réuni les acteurs clés de la santé publique, les services vétérinaires, les leaders communautaires et la société civile. Objectif : mettre en place une campagne de vaccination massive des chiens pour circonscrire la propagation de la rage, une maladie mortelle mais évitable. Le préfet Sagara, a insisté sur l’urgence de la situation : « La rage est une menace grave pour la population et pour le bétail. Nous devons agir rapidement pour vacciner tous les chiens errants et domestiques, tout en sensibilisant les habitants sur les dangers liés à la rage. » Il a appelé à la collaboration de tous pour éviter « une crise sanitaire. » « Je compte sur vous pour relayer l’information et participer massivement à cette campagne qui vise à protéger nos familles, nos enfants et notre bétail », a-t-il lancé. Les discussions ont porté sur le démarrage prochain de journées de vaccination des animaux qui cibleront prioritairement les zones les plus touchées et dont le lancement est prévu pour le samedi 16 août, ainsi que sur des séances d’information et de sensibilisation à la destination des populations. Le service vétérinaire local a rappelé l’importance de signaler tout comportement anormal chez un animal et d’éviter tout contact avec les chiens suspects. « La vaccination des chiens est la solution la plus efficace pour éliminer la rage à la source », a souligné Lassine Sangaré, vétérinaire mandataire, avant de signaler la disponibilité de 800 doses acquises avec l’Association nationale des docteurs vétérinaires du Mali, pour couvrir cette campagne de vaccination contre la rage. Les personnes mordues ont, quant à elles, « été prises en charge et ont reçu les premiers traitements post-exposition », a précisé, Abdoulaye Samaké, agent de santé au Centre de santé et de référence (CSRéf) de Ouélessébougou. Le maire Bakary Samaké, au nom du Conseil communal, a réaffirmé la totale disponibilité de la collectivité pour faciliter le bon déroulement de la campagne de vaccination. « Nous mettrons à disposition les moyens nécessaires pour assurer une large sensibilisation auprès des populations », assuré l’édile. AC/MD (AMAP)

