Portrait : Professeur Anselme Konaté, spécialiste de l’hépato-gastro-entérologie

Bamako, 21 février (AMAP) Joyeux, accueillant, d’un service agréable, d’un sourire qui dépasse l’entendement, homme de rigueur et d’une compétence reconnue dans son domaine sur le plan national et international, le Professeur Anselme Konaté que l’Agence Nationale de une Presse du Mali a rencontré, est une référence et une véritable colonne vertébrale du service d’hépato-gastro-entérologie du Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Gabriel Touré. Le Professeur Anselme Konaté a obtenu en  1989, son doctorat à l’École Nationale de Médecine et de Pharmacie (E.N.M.P). En juin 1994, il décroche un diplôme spécialisé en infection à VIH et Sida à l’Université Paris VI, suivi, un an plus tard, du diplôme interuniversitaire de spécialisation en hépato-gastro-entérologie à la Faculté de Médecine Paris-Ouest de l’Université René Descartes. L’ascension du Pr Konaté au sein du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES) témoigne de sa rigueur intellectuelle ; inscrit avec brio sur la liste d’aptitude aux fonctions de Maître de Conférences Agrégé, il est devenu une sommité respectée pour ses recherches sur les maladies de l’appareil digestif. De 2003 à 2005, son passage en tant qu’Assistant Associé à la Faculté de Médecine d’Angers a renforcé ses liens avec les réseaux internationaux de lutte contre les pathologies hépatiques, faisant de lui un pont essentiel entre la recherche européenne et les réalités africaines. Le Professeur qui est auteur de nombreuses publications scientifiques ne se contente pas de soigner, il forme. En tant qu’excellent pédagogue, il transmet avec passion son savoir aux nouvelles générations de médecins, de sages-femmes et d’étudiants, assurant ainsi la relève d’une médecine malienne moderne et performante. Le professeur Konaté, en plus de sa blouse blanche, est un homme d’action. Il est membre fondateur de SOS Hépatites Mali et point focal de l’Alliance Afrique Francophone de lutte contre les Hépatites Virales (AAFHE), et préside depuis 2008 le Réseau malien de lutte contre les hépatites. Son détermination au sein de la Société Malienne des Maladies de l’Appareil Digestif (SOMMAD) a permis de structurer durablement la prise en charge de ces pathologies au Mali. Son nom est indissociable de la lutte contre les maladies de foie et du système digestif au Mali. Il reste ce « challenger » de l’excellence qui, par son travail acharné, rehausse l’image de la médecine malienne sur l’échiquier international. KM (AMAP)

Mali : Lancement du plan humanitaire 2026

Bamako, 05 fév (AMAP) « En 2026, le Plan de réponse Humanitaire vise à assister 3,8 millions de personnes et requiert une enveloppe financière de 577,9 millions de dollars », a annoncé la Coordinatrice résidente des Nations unies au Mali, Hanaa Singer-Hamdy, lors du lancement officiel du plan humanitaire 2026 au Mali, jeudi à Bamako, a constaté l’AMAP. « En 2025, malgré un contexte difficile, un accès humanitaire de plus en plus contraint et un financement insuffisant, l’action collective des partenaires a en effet permis d’apporter une assistance vitale à 1,8 million de personnes au Mali » a dit Coordinatrice résidente des Nations unies. « Toutefois, les défis restent immenses. Aujourd’hui encore, plus de 415 000 personnes sont déplacées, majoritairement des femmes et des enfants, alors que les crises sécuritaires, climatiques et sanitaires continuent d’affecter des millions de personnes », a poursuivi, Hanaa Singer-Hamdy. « Pour cette année, comme par le passé, notre priorité reste claire : sauver des vies, garantir l’accès aux services essentiels, préserver la dignité des populations et renforcer progressivement leur résilience », a-t-elle assuré. « Mais au-delà de l’urgence, notre ambition commune devrait être d’accompagner progressivement le Mali vers des solutions durables, en renforçant les passerelles entre l’aide humanitaire, le relèvement et le développement », a ajouté la responsable onusienne. « L’objectif n’est pas de maintenir une assistance permanente, mais bien d’aider les communautés à retrouver leur autonomie et de développer des perspectives d’avenir », a insisté e la coordinatrice résidente du système des Nations unies au Mali. Lucien Simba, chef de bureau par intérim du Bureau des Nations unies pour la coordination des Affaires humanitaires (OCHA) a ajouté : « Face à la baisse des financements et à l’augmentation des besoins, un recentrage géographique et stratégique a été opéré : 97 cercles sur les 159 que compte le pays, représentant la vaste majorité des personnes ciblées, seront considérés. » « Comparé à 2025, le montant requis, le nombre de personnes dans le besoin et le nombre de personnes ciblées ont connu des baisses de plus de 20 %. Ces baisses résultent d’un recentrage méthodologique et ne signifient nullement une amélioration de la situation humanitaire au Mali. En 2025, le Mali a été financé à 21 % sur une enveloppe de 771 millions USD, le plus faible taux de financement de ces dix dernières années », a souligné le chef de bureau par intérim de OCHA. Pour sa part, le ministre de la Santé et du Développement durable, Assa Badiallo Touré, a félicité la bonne collaboration entre son département, les acteurs humanitaires et les agences du système des Nations unies. ST/MD (AMAP)  

Mali : Un bulletin de santé publique pour l’aide à la décision

Bamako, 14 janv (AMAP) L’Institut national de santé publique (INSP) a tenu, mercredi, une journée de plaidoyer pour le premier numéro du Bulletin de la santé publique du Mali (BSP/Mali), a constaté l’AMAP. L’objectif de cette journée est de promouvoir le BSP-Mali afin d’en faire un outil de référence pour l’aide à la décision et la communication en santé publique. Le Conseiller technique du ministre de la Santé et du Développement social, le Dr Bouyagui Traoré, qui a présidé les travaux, a expliqué que l’organisation de cette journée a pour but « de partager, d’avoir des avis, des réflexions et de voir comment cheminer à partir de ce premier numéro. » Selon lui, il s’agit aussi « d’acquérir de la matière pour le mettre régulièrement dans ce document. » Et le Dr Bouyagui Traoré d’ajouter que la troisième chose est la surveillance épidémiologique. « Je pense qu’au-delà, ce bulletin est une opportunité pour chacun par rapport à son service », a-t-il fait savoir, avant d’expliquer qu’il s’agira d’informer, à travers ce bulletin, sur ce que font les services et toutes leurs activités importantes. Il a invité « les uns et les autres à valider très rapidement ce premier numéro, à le rendre disponible et, aussi, à avoir des avis, des suggestions pour pouvoir améliorer les prochaines parutions. Pour sa part, la directrice adjointe de l’INSP, le Pr Fatou Diawara, a souligné que cette journée de plaidoyer dédiée au BSP-Mali est une initiative portée par son service, en collaboration étroite avec la direction générale de la santé et de l’hygiène publique et l’ensemble des partenaires. Le Pr Fatou Diawara a, aussi, noté que « le bulletin répond à un besoin essentiel de disposer d’une source fiable, régulière et accessible à l’information de santé publique pour éclairer la décision, informer les acteurs et mieux protéger les populations. » Elle a également dit que la publication du premier numéro marque une étape importante et rassemble les résultats de la surveillance épidémiologique du premier semestre 2025. Il s’agit aussi d’articles scientifiques issus des ateliers organisés cette année, des informations destinées au grand public, ainsi que les contributions des partenaires engagés dans l’approche : « Une seule sante. » Le Pr Diawara d’ajouter que ce bulletin est un outil de travail, d’alerte, de plaidoyer qui « permettra aux décideurs de disposer rapidement d’informations utiles, aux professionnels de mieux comprendre les tendances sanitaires et aux citoyens d’avoir accès à des données claires et vérifiées. » « Nous sommes convaincus que la réussite du BSP-Mali dépendra de notre capacité collective à l’utiliser, à le partager et à le faire vivre parce que les défis sanitaires de notre pays nécessitent des réponses basées sur des faits et c’est tout le sens de cette initiative », a-t-elle déclarée. Elle a remercié l’ensemble des équipes techniques, les structures de santé, les chercheurs, les partenaires qui accompagnent d’avoir contribué à renforcer la visibilité et l’impact de ce bulletin. AS/MD (AMAP)      

CAN 2025 : Le Sénégal en finale

Envoyé spécial Ladji Madihéry Diaby Tanger, 14 janvier (AMAP) Le Sénégal s’est qualifié mecredi pour la finale de la 35è édition de la Coupe dAfrique des nations en battant l’Egypte 1-0, au stade Ibn Batouta de Tanger, une ville située à l’extrémité du nord-ouest du Maroc sur le détroit de Gibraltar à quatorze kilomètres de la côte espagnole. L’unique but de la rencontre porte la signature de Sadio Mané. La star sénégalaise a concrétisé la domination de son équipe à la 78è minute et libéré tout un peuple. Tout est parti d’une frappe puissante de Lamine Camara qui est contrée mais le ballon revient sur  Sadio Mané qui a terminé le travail d’une autre frappe puissante au ras du poteau. Le gardien égyptien Mohamed Elshenawy est surpris. Les Sénégalais qui ont massivement effectué le déplacement au stade ont exulté. Les Egyptiens furieux, ont estimé qu’il y a une main de Sadio Mané, mais le but est validé par l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR). Le Sénégal a largement dominé la rencontre et mérité sa qualification pour la finale.   LMD/MD (AMAP)

Dialyse à Ségou : La gratuité des soins se heurte aux limites budgétaires

Par Aminata Dindi SISSOKO  Ségou, 22 déc (AMAP) La santé, dit-on, est la couronne du bien-portant que seuls les malades peuvent voir. Les patients sous dialyse ont fait leur ce proverbe qui, dès lors, prend tout son sens à l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou (Centre). Reliés aux machines dans la salle exigüe de l’unité  dialyse, certains dorment à point, d’autres observent silencieusement leur environnement. Leur santé, désormais fragile, ils ressentent combien elle reste le bien le plus précieux. F.N, allongée sur son lit de dialyse observe avec patience la machine qui filtre son sang. Elle n’a plus le choix : sans la dialyse, ses reins ne fonctionnent plus. L’adolescente de 16 ans et sa sœur cadette, 14 ans, viennent de Macina pour suivre les soins. Elles sont contraintes de faire cet exercice vital deux fois par semaine. « C’est l’année dernière après la fête de Tabaski, que je suis tombée malade. Cela a trouvé que ma sœur cadette était déjà sous dialyse. Bien avant la maladie, j’avais abandonné l’école mais ma sœur, elle, a dû abandonner l’école à cause de la maladie », confie F.N, innocente. Non loin d’elle, A. Koné relié à la machine par des tubulures garde une main immobilisée entourée de fils qui assurent la circulation du sang vers l’appareil. « La dialyse est indispensable pour nous maintenant. Sans quoi, on ne peut survivre en aucun cas », confie-t-il. L’enseignant semble avoir le moral. L’épreuve de la maladie n’a, en rien, altéré la clarté de sa voix, son dynamisme ni son éloquence pédagogique. « Je fais la navette entre Koutiala et Ségou, deux fois dans la semaine, pour suivre mes séances de dialyse. C’est en avril 2023 que je les ai débutées à l’hôpital du point G, avant de faire le transfert vers Ségou », nous explique-t-il. Koné, stoïque, assure que la séance de quatre heure, ne lui cause aucun désagrément. La joie, pour lui, est d’en bénéficier. Cependant, il déplore la disponibilité continu de kits. « Quand j’ai été transféré ici, l’ unité fonctionnait bien. Mais, au fil du temps, il y a eu des ruptures de kits. Nous avons dû payer certaines séances nous-mêmes », déplore-t-il. Il ajoute que tout récemment, les dialysés ont bénéficié de trois séances gratuites. Toutefois ces kits sont désormais épuisés. « On attend une autre occasion. Sans cela nous serons obligés de quémander auprès des parents ou de bonne volonté. On n’a pas d’autres solutions. La dialyse, ce sont des charges lourdes », indique-t-il, en lançant un cri de cœur aux hautes autorités nationales pour leur prise en charge. A côté de lui, M. Barry un résident de Fobogo ne va pas par le dos de la cuillère : « Sans la dialyse, c’est le calvaire. », dit-il. « C’est en décembre 2024 que j’ai été placé sous dialyse. Je ne pouvais marcher ni travailler. Sans les séances, je perds l’appétit, je suis incapable de boire, ou d’uriner. Je passe des nuits noires. Mes pieds et mes chevilles gonflent », a-t-il expliqué. Joignant sa voix à celle de Koné, il plaide pour une aide de l’Etat et des bonnes volontés. « La plupart d’entre nous ne travaille plus à cause de la maladie. C’est compliqué pour nous maintenant ». lance-t-il. Outre les problèmes d’approvisionnement en kits, les patients sous dialyse de la Région de Ségou font face à de nombreuses difficultés : absence d’accompagnants, problème de logement, déplacements compliqués, achat de nourriture de la rue, manque de donneur de sang pour certains. La majorité souffre d’anémie chronique et peine à réaliser les bilans de routine, faute de moyen. Les patients nécessitant une fistule artério-veineuse (FAV) doivent être référés à Bamako pour bénéficier de cet acte médical, faute de chirurgien vasculaire sur place. La dialyse est un traitement artificiel qui remplace la fonction des reins lorsqu’ils ne filtrent plus correctement le sang. Elle élimine les déchets et l’excès de liquide du corps. Conscient de son importance vitale, l’Etat, à travers le ministère de la Santé et du Développement social, consent, depuis quelques années, d’énormes efforts pour assurer la prise en charge. Dans cette dynamique l’Unité de dialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou a été inaugurée en décembre 2019, avec 5 générateurs, afin de rapprocher ces soins des patients de la région. Les séances de dialyse ont débuté à Ségou avec 9 patients transférés de Bamako suivis de 3 nouveaux dialysés de Ségou soit un total de 12 patients dialysés en 2019. Du 1er janvier au 17 décembre 2025, 132 nouveaux dialysés ont été enregistrés dans la région. Leur prise en charge est assurée par deux médecins néphrologues, un infirmier spécialisé en néphrologie et un nombre insuffisant d’infirmiers. Présentement, sur les dix générateurs de dialyse fournis par le ministère de la Santé et du Développement social, avec l’appui de la Société du Pari mutuel urbain (PMU), huit sont fonctionnels. Cependant, nous confie un agent, « cette unité n’a pas été construite à cet effet ». Exiguë, elle occupe l’ancien bloc opératoire contigu aux urgences et ne dispose pas de service d’hospitalisation pour les malades. Ce qui limite le confort des patients et du personnel. Les problèmes d’approvisionnement en kits de dialyse, le nombre limité de personnel de bureaux, l’insuffisance de la subvention de l’État, le manque de formation continue du personnel restent les principaux défis. Malgré ces difficultés, le chef de Service néphrologie et hémodialyse de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou, Jacques Coulibaly, confie que l’unité poursuit son activité et offre un accès vital à la dialyse pour les patients de la région. Cependant, il sollicite la construction d’un centre de néphrologie et de dialyse avec hospitalisation « pour une meilleure prise en charge des patients ». « Le nombre de malade augmente de facon graduelle. Nous avons, en moyenne, 65 patients qui viennent de façon régulière. L’unité actuelle n’est pas adaptée pour les accueillir. La salle est restreinte », explique-t-il. Pour prévenir l’insuffisance rénale, le néphrologue insiste sur l’importance de la sensibilisation et du dépistage précoce des maladies comme l’hypertension artérielle et le diabète, principales causes de cette pathologie. Pour le travail de terrain,

Koulikoro : Session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer des acteurs de la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED)

Koulikoro, 18 déc (AMAP) Une session d’orientation, d’encadrement et de plaidoyer a réuni, jeudi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre du Régime d’assistance médicale (RAMED) Selon le directeur général adjoint de l’Agence nationale d’assistance médicale (ANAM) Modibo Diarra, ce régime est destiné à assurer la présence de l’État « pour secourir nos populations qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leurs dépenses de santé. » Le RAMED est un dispositif public du gouvernement du Mali dont les principaux acteurs de la mise en œuvre sont des entités comme les collectivités territoriales, la Santé et le développement social. Il vise à assurer une prise en charge médicale gratuite à l’ensemble des Maliens qui n’ont pas les moyens de prendre en charge leur propre dépense de santé. Sa gestion est assurée par l’ANAM. Pour son opérationnalisation, des comités villageois ont été mis en place dans toutes les localités du Mali. « Je suis satisfait que les participants accordent de l’importance à cette rencontre et qu’ils s’engagent à aller dans la direction proposée par la mission de l’ANAM », s’est réjoui M. Diarra. Il a demandé « à l’ensemble des acteurs de s’impliquer, particulièrement les collectivités territoriales qui ont deux rôles principaux dans la mise en œuvre du RAMED. » A savoir l’établissement des listes des indigents de leurs communes, la contribution financière à hauteur de 15% de leur budget à ANAM. La rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Koulikoro, Mohammar Haïdara, est organisée en collaboration avec la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, à travers son service local. Son représentant, Youssouf Coulibaly a participé. Tout comme ceux des services techniques, les maires du Cercle de Koulikoro, les chefs de quartiers, les femmes, les jeunes parmi d’autres. Au cours de la rencontre, plusieurs questions posées ont reçu des éléments de réponse, à la satisfaction des participants. ALD/MD (AMAP)             .

Bafoulabé : Sensilisation pour la Semaine d’intensification des activités nutritionnelles (SIAN)

Bafoulabé, 18 déc (AMAP) Une rencontre d’information, en prélude de la Semaine d’intensification des activités de nutrition (SIAN) prévue le 19 décembre a Bafoulabé (Ouest), s’est tenue, jeudi, afin de mobiliser les acteurs locaux et renforcer l’adhésion communautaire. Cette rencontre visait à amplement informer les parties prenantes sur les enjeux de la campagne SIAN, qui se déroulera du 19 au 22 décembre, dans toutes les aires de santé du district sanitaire et se concentrera sur la distribution de la vitamine A et de l’Albendazole. « L’objectif global est de réduire significativement la mortalité et la morbidité liées aux carences nutritionnelles dans le cercle », a précisé le médecin chef. Initié par le district sanitaire de Bafoulabé et mis en œuvre par Helen Keller International, s’est tenue a réuni, dans la salle de conférence de la mairie de Bafoulabé, l’administration, la collectivité de Bafoulabé, les services techniques, les leaders religieux et traditionnels, les Organisations de la société civile (OSC) et les Partenaires techniques et financiers. Le chef de village, Kaba Diallo, et le maire, Kandé Doucouré, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, ont remercié le médecin chef et ses partenaires du choix porté sur leur commune pour abriter l’événement. Les deux personnalités se sont engagés à accompagner le médecin-chef pour la réussite de sa mission Dans son exposé, le médecin chef, Youssouf Coulibaly, a indiqué que 4 120 enfants âgés de 6 à 12 mois et de 12 à 59 mois et 36 108 enfants, âgés de 1 an à 23 mois et 24 à 59 mois sont attendus pour recevoir leur dose de vitamine A et d’Albendazole. Le  médecin chef a remercié les partenaires pour leur accompagnement dans la réussite de cette mission. Prenant la parole, le Préfet Siaka Souleymane Sanogo s’est réjoui de la tenue de cette rencontre visant « à assurer un développement optimal des enfants. » Il a félicité le médecin chef pour son implication stratégique dans l’amélioration des résultats dans le district sanitaire de Bafoulabé avant d’inviter les acteurs locaux à s’impliquer « davantage pour la réussite » de l’événement. BM/MD (AMAP)

Segou : Une conférence-débat pour sensibiliser sur la santé au travail et le diabète

Ségou, 18 déc (AMAP) La problématique du stress au travail et du diabète était au cœur d’une conférence-débat, initiée par l’Association des diabétiques de Ségou et visant à sensibiliser les travailleurs sur les risques liés à cette maladie et promouvoir la prévention, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Ségou (Centre). La conférence était principalement animée par le médecin spécialiste en santé et sécurité au travail, Dr Lamine Diakité, qui, d’entrée de jeu, a défini le diabète comme une maladie chronique caractérisée par la présence d’un excès du sucre dans le sang. Et le stress au travail comme une pression subie par le travailleur. Associé à l’environnement de travail, le stress peut être ponctuel ou chronique et augmenterait de 45 % le risque de développer un diabète de type 2, selon une étude menée par les chercheurs de l’Université de Göteborg, en Suède, a fait savoir Dr Diakité. Et d’ajouter que le stress est un problème majeur qui touche toutes les couches socio-professionnelles du Mali. Parmi les causes du stress, le conférencier a évoqué entre autres le travail et la responsabilité, le changement, l’environnement, la santé et la relation interprofessionnelle. S’agissant du diabète, le Dr Diakité a dit qu’il se présente sous deux formes, la première de type 1 et la seconde de type 2. D’après l’enseignant associé à la Faculté de médecine et d’odontostomatologie (FMOS), le taux de prévalence du diabète au Mali est de 4,8 %, selon les données de la Fédération internationale du diabète (IDF 2014). Concernant le coût moyen de prise en charge du diabète non compliqué de type 2, il est de 71.000 à 196.000 Fcfa. Pour ce qui est du diabète de type 1, sa prise en charge est gratuite grâce à l’appui de l’ONG Santé Diabète. « Le stress au travail communément appelé stress professionnel a un lien avec le diabète de type 2 », a expliqué le conférencier. Comme solution, le Dr Diakité recommande la pratique quotidienne d’activité physique durant 30 minutes, un sommeil réparateur, le contrôle de son alimentation, la non sédentarité et l’instauration d’un bon climat social sur son milieu de travail. Il suggère également l’application de la Politique nationale de la santé et de la sécurité au travail (SST) adopté en septembre dernier. Pour le conférencier, il n’y a pas de recettes miracles universelles contre ce fléau. « L’approche la plus efficace est celle qui est personnalisée, adaptée à votre type de diabète, à votre source spécifique de stress », a conclu Dr Lamine Diakité. Pour sa part, le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Ségou, Yamadou Keïta, qui a présidé cette conférence-débat, a salué l’initiative permettant « de sensibiliser les acteurs de la région sur la maladie qui fait de plus en plus de ravages dans notre pays. » En plus des autorités administratives, la rencontre a enregistré la présence des autorités communales, des organisations de la société civile et des représentants des structures techniques de l’État. MS/MD (AMAP)

Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés

Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)  

Centre de santé de référence de Tenenkou : Un nouveau bloc opératoire financé par Médecins sans frontières (MSF) pour 250 millions de Fcfa

Tenenkou, 10 déc (AMA) Le nouveau bloc opératoire du Centre de santé de référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), financée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ,à hauteur de 250 000 000 de Fcfa, a été inauguré, ce mercredi 10 décembre 2025, par le 2e adjoint au préfet, le capitaine Boubacar Sissoko, a constaté l’AMAP. L’infrastructure, dont la pose de la première pierre, par le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, le 02 mai 2025, fait aujourd’hui la fierté des Tenenkois. Avant la coupure du ruban symbolique par le 2e adjoint au préfet accompagné du Coordinateur du projet (CP) MSF, Jean Marie, et de plusieurs autres personnalités, une visite guidée du bloc a permis de mesurer l’étendue du travail, d’apprécier et d’admirer la qualité des locaux. Ce nouveau bloc opératoire bâtie sur une superficie de 435,35 m2 est composé de deux salles d’opération, une salle de réveil, une pharmacie, un service de stérilisation et un service de laboratoire répondant aux normes en vigueur. Auparavant, intervenant après les mots de bienvenue du chef de village de Tenenkou, le 2e  adjoint au maire, représentant le maire de la Commune, Soumaïla Bocar Coulibaly, s’est réjoui de l’inauguration de ce joyau architectural « qui améliora, à coup sûr le plateau technique du CSRéf de Tenenkou. » Quant au CP-MSF, il a salué la bonne collaboration entre l’ONG et les principaux acteurs communautaires. Il a égrené les principales actions de l’ONG dans le district sanitaire de Tenenkou qui portent entre autres sur la prise en charge des patients, la construction du nouveau bloc opératoire, la mise à disposition de deux groupes électrogènes de 65 kwa, le rehaussement de la clôture du CSRéf et la réhabilitation du logement des accompagnants des malades sans oublier la réhabilitation des latrines de la maternité et de certaines toilettes. En 2026, il a annoncé que l’ONG va s’investir dans la construction d’une nouvelle maternité de 20 lits, d’une buanderie, d’un incinérateur et l’installation de panneaux solaires pour le bloc opératoire et la maternité. Les autres intervenants, notamment le président de la FELASCOM, le médecin-chef du CSRéf, ont, également, tous salué la réalisation de ce gigantesque projet avant de réitérer leur profonde gratitude à MSF. Les différents intervenants ont également à tour de rôle salué l’implication et l’engagement du pour l’aboutissement de cet immense chantier devenu une réalité aujourd’hui. Le représentant du Gouverneur de la Région de Mopti et du préfet du Cercle de Tenenkou, le 2e adjoint, le capitaine Boubacar Sissoko, a exprimé « toute (sa) fierté et (son) émotion de voir ce grand projet devenir une réalité. » Il a ajouté que « ce projet symbolise notre engagement indéfectible envers la santé et le bien-être des communautés. » Et « une étape majeure dans le renforcement de notre système local de santé et dans l’accès aux soins pour nos populations. » Au nom des autorités administratives, Il a adressé ses remerciements à MSF « pour son engagement continu en faveur du bien-être des communautés du Cercle de Tenenkou. » A la fin de la visite, l’imam de la grande mosquée de Tenenkou accompagné d’autres dignitaires religieux ont recité des prières et fait des bénédictions, mettant ainsi fin à cette cérémonie inaugurale du CSREF de Tenenkou. Il faut rappeler que les travaux ont été exécutés par l’Entreprise technique des travaux publics (ETTP).