Crise des hydrocarbures : Vue de l’intérieur du Mali
De nos correspondants régionaux et locaux Bamako, 8 nov (AMAP) Depuis 11h, vendredi, il y a du carburant à Fougadougou à une vingtaine de kilomètres de Koulikoro en direction de Bamako. De 2 H du matin à 11 il y avait du carburant à la station Niantao à kayo dans la commune urbaine de Koulikoro. Il y a des camions citernes positionnées aux deux stations Yara. Ces stations-service n’ont pas d’abord commencé la distribution, mais il y a du monde. Tout comme à la sortie de Koulikoro vers Banamba, il y a du carburant dans un point de vente non loin du gouvernorat. A Kolondièba, dans le Sud, par où transite en ce moment le gros des camions citernes venant de la Côte d’Ivoire, la situation s’améliore. Depuis le 3 novembre, il y a du carburant dans plusieurs stations de la ville. Sur huit grandes stations-service, quatre sont en activité SOTRAKA, Mali Sadio I et II, et Corridor). Les stations-service Kolondiè, Petro Sy, SONEF et Tadjiso sont dans l’attente. Ici, le litre d’essence se vend à 775 et 725 Fcfa celui de gaz oil . SOTRAKA livre de l’essence et du gaz oil. Par contre les trois autres offrent uniquement de l’essence aux clients. À Dioila, 13e Région administrative du Mali, aucune station ne dispose de carburant pour l’instant. Une rencontre d’information et d’échanges a été organisée par la gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, le mardi 04 novembre 2025 au gouvernorat sur le sujet. Lors des échanges, l’exécutif régional a expliqué » les efforts déployés par l’État » et a, par la suite, promis de l’arrivée prochaine du carburant sans préciser de date. Les populations ont apprécié la démarche et se montrent plus que jamais résilientes. Il faut, tout de même, préciser que cette pénurie d’hydrocarbures a rendu difficile les récoltes et leur acheminement vers les lieux de stockage parce que bon nombre de paysans ont abandonné les charrettes au profit des tricycles comme moyen de transport. Les détaillants, dans un commerce essentiellement informel, se livrent à toute sorte de spéculations. Le litre de carburant est vendu, dans des bouteilles, au prix oscillant entre 2 500 à 4 000 Fcfa. D’ici l’amélioration de la situation, les populations qui relèvent avec inquiétude que la reprise de l’école est prévue pour le lundi 10 novembre 2025, font preuve de résilience, en prenant leur mal en patience et en faisant confiance aux autorités. Dans la ville de San (Centre), le litre d’essence se vend au marché noir entre 2 750 et 3 000 Fcfa. Au niveau de certaines stations-service, le carburant est disponible mais jour les cas d’urgence, notamment la santé et la sécurité. A Ségou (Centre) il n’y a pas d’amélioration. Beaucoup de stations-services sont fermées. Au gouvernorat, une commission a été créée pour la gestion de la crise carburant. On espérait l’arrivée de citernes de carburant cette semaine mais jusqu’à ce jour, aucune nouvelle. Le litre se vend sur le marché noir entre 4 000 et 5 000 Fcfa. CRISE MULTIFORME – Le cercle de Bla, également au Centre du pays, dans la région de Ségou, traverse depuis plusieurs semaines une crise socio-sécuritaire et humanitaire d’une gravité inédite, provoquée par une pénurie quasi-totale de carburant. Ici, c’est une crise multiforme (de tout en un) de pénurie de carburant, de services vitaux paralysés et d’exode administratif Cette situation a entraîné l’arrêt complet des services publics essentiels et l’exode d’une partie des autorités administratives. La rupture des stocks d’hydrocarbures a mis à l’arrêt les deux principaux opérateurs publics de la ville : Énergie du Mali (EDM) et la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). La centrale locale d’EDM est totalement inactive, faute de carburant, plongeant la ville de Bla dans l’obscurité depuis plusieurs semaines. Sa sœur jumelle, la SOMAGEP, qui parvenait à maintenir un service minimal, a également cessé ses opérations. La population est contrainte de s’approvisionner exclusivement auprès des forages de quartier ou des puits domestiques. La pénurie d’hydrocarbures s’est étendue au secteur privé : les six stations-service de la ville sont à l’arrêt. Sur le marché noir, les prix du carburant ont flambé, atteignant 3 250 à 4 000 Fcfa le litre d’essence et 2 750 à 3 000 Fcfa le litre de gasoil. Cette flambée paralyse l’ensemble des activités économiques. Le secteur de la santé est le plus durement touché. L’absence de carburant rend impossible l’acheminement des produits pharmaceutiques vers les Centres de santé communautaires (CSCOM). Plus grave, les références et évacuations de malades vers les hôpitaux sont suspendues. Ce sont désormais les familles qui doivent « se débrouiller » pour trouver des moyens de transport de fortune pour les patients, mettant en péril la vie des personnes nécessitant des soins urgents. Face à la pénurie, la population utilise massivement les vélos, les charrettes, se déplacent à dos d’ânes ou de chevaux, témoignant d’un retour à des modes de vie anciens. Simultanément à cette crise logistique, le Cercle de Bla fait face à une insécurité grandissante et à de multiples menaces. Cette situation a poussé les autorités administratives à quitter leur poste : le préfet et les sous-préfets ont déserté les lieux. La majorité des maires des Communes ont également changé de domicile « par mesure de sécurité. » Les Forces de défense et de sécurité (FDS) demeurent cependant mobilisées. Des patrouilles sont assurées en ville pour sécuriser la population. Une force spéciale a été récemment déployée dans le Cercle afin de renforcer les unités déjà sur place. La crise à Bla requiert une attention urgente des autorités nationales pour la mise en place d’un corridor logistique sécurisé afin de ravitailler la ville en carburant et de permettre le redémarrage des services vitaux. GESTION RATIONNELLE DIEMA – A ce jour, le cumul de carburant, disponible dans les Stations de la ville de Diéma, à savoir Sahel, SOTRAKA, SODIES, Total, SEBAF, SOMAYAF, se présente comme suit : essence 521 litres, au seuil d’alerte et 21 552 litres pour le gasoil. Cette ville carrefour n’a pas été ravitaillée en essence depuis
Kangaba : Les services techniques passent en revue les activités du troisième trimestre
Kangaba, 07 nov (AMAP) Le préfet Abou Dao a présidé vendredi 07 novembre 2025 dans la salle de réunion du Cercle de Kangaba 9Ouest), une rencontre de revue des activités menées au 3e trimestre de l2025 avec les chefs de service technique. A l’ouverture de la rencontre, le préfet a salué la résilience des chefs de services techniques qui ne n’ont pas fait économie de leurs efforts « pour la bonne marche de leur structure malgré les maigres conditions de travail et, maintenant avec la pénurie de carburant. » Il a rappelé que le Décret No2015-0067/P-RM du 13 février 2015 fixant les conditions de nomination et les attributions des chefs de circonscription administrative, stipule en son article 26 que le préfet « est investi d’une mission permanente d’inspection et de contrôle des services et organismes publics installés dans le ressort territorial du cercle, à l’exception des services judiciaires et des forces armées. Les chefs de service ont, tour à tour, pris la parole pour présenter les activités menées au cours du troisième trimestre 2025. Ils ont, également, énuméré les difficultés rencontrées. Au nombre desquelles, l’insuffisance de personnel, le manque de moyens logistiques entre autres. Le médecin-chef est revenu sur le non-paiement des quotes-parts des communes pour la référence évacuation. La cheffe de service des Domaines, quant à elle, se plaint du non-paiement des taxes de la part des sociétés minières. Dans les divers, il a été question, surtout, de la crise du carburant qui affecte tout le monde. Le préfet a rappelé le contenu de la lettre No2025 – 00653/GRKK-CAB du 20 / 10 / 2025 de monsieur le gouverneur de la Région de Koulikoro dont l’objet est la régulation de la vente de carburant dans les bidons. Ainsi, le préfet a rendu public un communiqué qui informe les populations, les gérants des stations et les propriétaires de points de vente de carburant que seul le préfet est habilité à délivrer des autorisations exceptionnelles de vente de carburant dans les bidons au niveau des stations et les points de vente. Il a invité les participants au respect scrupuleux de ce communiqué. Il a, également, invité les responsables « à l’optimisme car l’Etat est en train de tout faire pour endiguer la crise le plus vite possible. » SD/MD (AMAP)
Youwarou : Bilan de la campagne contre l’épidémie de diphtérie, dans la Commune de Dongo (Centre)
Youwarou, 5 nov (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie, dans la commune de Dongo, dans le Centre du Mali, fait état 14 399 enfants, de 0 à 15 ans, qui ont été vaccinés sur les 12 774 enfants prévus, avec un taux de couverture vaccinale de 112,72 %, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. Lors de la réunion de la Commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes, faisant le compte rendu, le District sanitaire a précisé que 2 135 enfants ont été vaccinés pour la tranche d’âge de 11 mois, 5 422 enfants vaccinés pour la tranche de 12 à 59 mois et 6 842 enfants pour la tranche de 6 à 15 ans. La principale recommandation des participants a été le recrutement d’agents vaccinateurs par les Associations communautaires de santé (ASACO) pour éviter tout arrêt des vaccinations de routine « car mieux vaut prévenir que guérir. » La commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes du cercle de Youwarou s’est réunie à la Base de l’ONG International Rescue Committee (IRC), sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet empêché. Deux points figurent à l’ordre du jour : la restitution des résultats de la campagne de vaccination contre la diphtérie dans l’aire de santé de Kormou et les Ddvers. La présentation de la situation de la campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie dans la commune de Dongo a pris en compte tous les aspects de la riposte, entre autres, les résultats par village, les constats, les contributions locales en nature, les ressources financières, la situation des vaccins, les difficultés et propositions de solutions, les leçons apprises, les recommandations. A l’ouverture des travaux, Oumar Albou, 1er adjoint au maire de la Commune de Dongo, victime de l’épidémie de diphtérie a souhaité la bienvenue aux participants et remercié tous les acteurs et partenaires dans cette riposte contre l’épidémie de diphtérie dans l’aire de santé de Kormou. SC/MD (AMAP)
San : Une centaine de femmes récompensées pour la bonne pratique de l’allaitement maternel exclusif
San, 23 oct (AMAP) Une centaine de femmes de San qui ont observé les règles de l’allaitement maternel exclusif pour leurs enfants ont reçu , mardi 21 octobre 2025, des cadeaux de la part de la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, a constaté l’AMAP sur place. Selon la Directrice régionale du développement social et de l’économie solidaire, Mme Fatalmoudou Kouyaté, « l’objectif est d’inciter les autres femmes à respecter ce comportement et de le pérenniser auprès de celles qui le pratiquent déjà pour le bien-être des enfants.» L’allaitement maternel exclusif, selon les termes de la Mme Kouyaté, signifie que le bébé est nourri uniquement avec du lait maternel, sans aucun autre aliment ou liquide, y compris de l’eau, pendant les six premiers mois de vie. Et d’ajouter que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « recommande cette pratique pour son bénéfice nutritionnel et son rôle dans la réduction de la mortalité infantile. » « Le lait maternel doit être la seule source d’alimentation pour le nourrisson, à l’exception des suppléments en vitamines, minéraux, et médicaments si nécessaires », a-t-elle poursuivi. Mme Esther Dembélé, l’une des femmes bénéficiaires, a fait un témoignage éloquent sur l’importance de l’allaitement maternel exclusif. Selon elle, « la nutrition optimale avec le lait maternel fournit tous les nutriments nécessaires au développement du bébé. » « Elle assure la protection contre les infections car le lait maternel contient des anticorps qui protègent le nourrisson et elle renforce le lien entre la mère et l’enfant. » L’évènement a été présidé à la préfecture de San par le conseiller aux Affaires administratives et Juridiques du gouverneur de la Région de San, Moustapha Kanté, qui avait à ses côtés le préfet du Cercle de San, Souleymane Tembély, et le maire de la Commune urbaine de San, Mme Félicité Diarra. NC/MD (AMAP)
Kangaba : Campagne de chirurgie gratuite de la cataracte
Kangaba, 21 oct (AMAP) La campagne de chirurgie gratuite de la cataracte dans le District sanitaire de Kangaba (Ouest) a commencé, lundi, lors d’une cérémonie présidée par le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Kangaba, Dr. Moussa Sougane. La campagne va opérer, en centre fixe, en stratégie avancée et gratuitement 1 500 cas de cataracte dans les 10 districts de la Région de Koulikoro pendant le mois d’octobre, Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion. Depuis plusieurs années, la Direction régionale de la Santé de Koulikoro, en collaboration avec son partenaire Sightsavers mène ces activités de chirurgie gratuite de la cataracte dans tous ses districts. Cette campagne s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des activités planifiées pendant le mois de la solidarité avec pour objectif la prise en charge de 150 cas de cataracte par district en 2025. Il s’agira, spécifiquement, de diffuser des messages d’information et de sensibilisation pour la chirurgie de la cataracte en stratégie avancée et en centre fixe, de mener des consultations ophtalmologiques des patients souffrant de troubles de la vision, d’assurer le suivi post opératoire des malades opérés et de dépister et prendre en charge les cas de glaucome et d’autres troubles de la vision. La campagne couvrira les 10 districts de la Région sanitaire de Koulikoro : Banamba, Dioila, Fana, Kalabancoro, Kangaba, Kati, Kolokani, Koulikoro, Nara et Oulélessébougou. Le district sanitaire de Kangaba ne disposant pas de médecin ophtalmologique, M. Kassim Diabate médecin ophtalmologiste à Dioila a été choisi pour mener cette campagne à Kangaba durant 10 jours. SD/MD (AMAP)
Youwarou : Le Comité de crise fait le bilan de l’épidémie de diphtérie après les opérations de ratissage dans l’aire de santé de Kormou
Youwarou, 18 oct (AMAP) Le Comité de crise de Youwarou (Centre) a annoncé, samedi, qu’au total, 14 399 enfants de 0 à 15 ans ont été vaccinés sur les 12 774 enfants prévus soit un taux de couverture vaccinale de 112, 72 %, après les opérations de ratissage de l’épidémie de diphtérie déclarée au début d’octobre, dans l’aire de santé de Kormou de la Commune rurale de Dongo. Lors de sa réunion, dans la salle du Cercle de Youwarou, sous la présidence du représentant du préfet, Abdramane Coulibaly, le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf), Karim Zerbo, a informé les membres du comité qu’à la date du 18 octobre, 203 malades dont 15 décès ont été recensés au cours de cette campagne de riposte et de ratissage dans le District sanitaire de Youwarou. Dr Zerbo a conseillé à la population du Cercle plus de vigilance « car la maladie rôde encore dans des zones proches de Youwarou, comme le Cercle de Ténenkou. La maladie est aussi repérée à Douentza, à Niono et à San. Tous les Directeurs techniques de centres de santé (DTC) du District sanitaire de Youwarou sont en alerte. L’ONG International Rescue Committee (IRC) renforce les stratégies mobiles de vaccination de routine dans les différentes aires de santé du District sanitaire. Cette réunion a noté la présence de Alpha Mahamoudou Touré de la direction régionale de la santé (DRS) de Mopti travaillant au compte de l’UNICEF et Mohamed Sissoko de la Direction régionale du service du Développement social et de l’Economie solidaire (DRSDSES) de Mopti travaillant également au compte de l’UNICEF) dans le cadre de la supervision de la riposte contre l’épidémie de diphtérie dans la commune de Dongo. SC/MD (AMAP)
Crise énergétique à Tominian (Centre)
Tominian, 17 oct (AMAP) Une crise énergétique a plongé, depuis trois jours, le Cercle de Tominian dans le noir et la soif, laissant les populations de la ville sans courant ni eau courante et affectant gravement, ainsi, le quotidien des ménages, les structures sanitaires, les établissements scolaires tout comme l’activité économique. Le Comité local de crise, sous l’impulsion du préfet intérimaire, Kalifala Coulibaly, s’est réuni, dans la salle de réunion du Cercle, en vue de faire face à cette situation. Les échanges, en présence du 1er adjoint au maire de la Commune rurale de Tominian, Esdras Keïta, des représentants de services techniques, d’Organisations de la société civile, d’ONG locales, ainsi que de la jeunesse, ont permis de faire l’état des lieux précis. Il ressort que la pénurie de carburant a entraîné, de facto, l’arrêt du système de pompage d’eau dans plusieurs quartiers. Au terme des discussions, les participants ont convenu d’adresser un rapport circonstancié aux autorités de tutelle, tout en appelant à la mobilisation des ressortissants du Cercle de Tominian, afin de contribuer à une réponse rapide et solidaire à cette crise. « La situation est difficile mais, nous ne resterons pas les bras croisés. Nous devons compter sur nos propres forces, tout en interpellant nos partenaires techniques et financiers », a souligné Kalifala Coulibaly, préfet intérimaire. Une prochaine rencontre est prévue, dans les jours à venir, afin d’évaluer les progrès réalisés et ajuster les actions en fonction de l’évolution de la situation. En attendant, les populations appellent à une intervention rapide pour rétablir l’accès à ces services sociaux de base indispensables à la vie. ST/MD (AMAP)
Tombouctou accueille avec ferveur le Premier ministre Abdoulaye Maiga
Tombouctou, 16 oct (AMAP) C’est dans une ferveur populaire que les populations de Tombouctou (Nord) et de Kabara ont accueilli le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, arrivé, ce jeudi matin, pour faire démarrer certains chantiers d’intérêt public ayant une importance capitale pour la ville et toute la région, a constaté l’AMAP sur place. Le président de la délégation spéciale de la Commune urbaine de Tombouctou, Yéhia Tandina, a au nom des populations adressé des remerciements au président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, au Premier ministre et les membres du gouvernement qui l’accompagnent « pour ces actions qui améliorons le quotidien de la Région. » Avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le chef du gouvernement a exprimé ses remerciements aux populations pour cette grande mobilisation. Selon lui, les constructions, dans toutes les régions, s’inscrivent dans la vision du gouvernement de la Transition « conformément aux orientations et instructions du président de la Transition. » « Elles visent à revaloriser le rôle et le statut des autorités et légitimités traditionnelles dans la gouvernance locale, reconnaitre le rôle éminent des autorités et légitimités traditionnelle dans le maintien de la cohésion sociale et la médiation communautaires. » Dans ce cadre, le gouvernement a engagé des actions fortes. Il s’agit de la consécration des autorités et légitimités traditionnelles traduisant la volonté nationale de leur conférer une place institutionnelle « en tant que pilier de notre identité et gardien de nos mœurs. » Cette orientation a été consolidée par l’adoption de la loi N°2024-034 du 24 décembre 2024 relative aux différentes catégories d’autorités et de légitimités traditionnelle, à leurs rôles ainsi qu’aux modalités de leurs interventions. « Cette loi marque une étape décisive dans la formalisation de leurs statuts et la reconnaissance de leurs contributions à la stabilité et la paix sociale »,. C’est après ces propos que le Premier ministre a procédé à la pose de la première du vestibule à Tombouctou. Il a, ensuite, visité le chantier de rénovation et d’extension de l’hôpital dont le coût des travaux s’élève à trois milliards six cent millions de francs CFA pour une durée d’exécution de 24 mois. L’équipement coûtera un milliard de francs CFA. Les travaux qui ont démarrés sont à 20% d’exécution. Du chantier de l’hôpital, la délégation s’est rendue à Kabara pour le lancement du Projet de mise en valeur des plaines rizicoles de Tombouctou. Ce projet financé par le gouvernement malien et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) coûtera huit milliard de francs CFA. Il vise à améliorer la sécurité alimentaire dans la région. Pour la représentante de la BOAD, ces équipements et installations doivent être utilisés de façon efficiente pour le bonheur des exploitants. Elle a, aussi insisté sur la formation et le suivi des exploitants. Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, au nom du Premier ministre, a remercié les différentes coopératives pour la grande mobilisation qui « prouve à suffisance l’adhésion des communautés au projet salvateur. » Ce projet multisectoriel cadre parfaitement avec les orientations de la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) avec un accent particulier sur la création d’emplois, la transformation structurelle de l’économie, la croissance et la promotion de la femme. Selo le ministre, à travers ce projet, il s’agit de renforcer et mettre en place une plateforme d’innovation par rapport aux filières riz, ognons, charlotte, pomme de terre bâti sur une approche multi-acteurs pour répondre aux exigences du marché. Le 1er ministre a rendu une visite de courtoisie aux notabilités. Il s’est, ensuite, rendu au camp Cheick Sidi Bekkaye de Tombouctou. Avant de rencontrer les forces vives de Tombouctou dans la salle de conférence de la Chambre régionale du commerce et d’industrie. MS/MD (AMAP)
Le Premier ministre malien, Abdoulaye Maiga, est arrivé à Tombouctou (Nord)
Bamako, 16 oct (AMAP) Le Premier ministre malien, ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, le général de Division Abdoulaye Maiga est arrivé ce jeudi matin 16 octobre 2025 à Tombouctou, dans le Nord du pays, annonce le même jour le Centre d’information du gouvernement du Mali (CIGMA). A son arrivée dans la cité des 333 Saints, le chef du Gouvernement a été accueilli par les autorités administratives et communales. Il « procédera au lancement des travaux de rénovation et d’extension de l’hôpital de Tombouctou, la pose de la première pierre du vestibule des autorités et légitimités traditionnelles, le lancement du Projet de mise valeur des plaines rizicoles de Tombouctou », indique la même source. Le général de Division Abdoulaye Maiga, accompagné par le ministre de l’Agriculture et celui de la Santé et du Développement social, « aura un cadre d’échanges avec les forces vives de Tombouctou sur la vie de la Nation et les préoccupations régionales. » MD (AMAP)
Congrès de la Société malienne de santé publique : Au service du développement durable en Afrique
Bamako, 14 oct (AMAP) Le 2e Congrès international de la Société malienne de santé publique (SOMASAP) se tient du 14 au 16 octobre, à l’Ecole de maintien de la paix Alioune Blondin Baye, de Bamako, sous le thème : « La santé publique au service du développement durable en Afrique. » La SOMASAP est un catalyseur de recherche et d’innovation, notamment à travers sa revue ‘Mali Santé Publique’ « qui fédère les intelligences, stimule les débats et renforce la souveraineté scientifique du Mali », a dit son directeur général le Pr Akory Ag Iknane. « La SOMASAP s’illustre par sa volonté de décloisonner les savoirs, de lier l’académique à l’opérationnel et d’ouvrir un dialogue fécond entre enseignants, chercheurs, décideurs, praticiens et communautés », a ajouté le Pr Ag Iknane. « Ensemble, agissons afin que la santé publique, pensée et enracinée dans les réalités locales puisse devenir le cœur battant du développement durable. Et, qu’elle offre à l’Afrique une voie de transformation inclusive, résiliente et souveraine », a-t-il lancé. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Pr Bouréma Kanssaye, qui, en compagnie de sa collègue de la Santé et du Développement social, le médecin colonel-major, Assa Badiallo Touré, a présidé l’ouverture des travaux, a assuré que le Mali, à travers son département, « s’engage à renforcer les filières stratégiques, à promouvoir l’interdisciplinarité et à soutenir les parcours de formation qui répondent aux besoins réels de nos communautés ». « La santé publique, la gouvernance, l’environnement, l’innovation technologique, tous ces domaines doivent dialoguer, s’enrichir mutuellement et s’ancrer dans nos réalités locales », a-t-il dit. « Nous devons investir dans la recherche appliquée, encourager les jeunes chercheurs, valoriser les résultats et les intégrer dans les politiques publiques », a-t-il souligné. « Le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique travaille à renforcer les partenariats entre universités, centres de recherche, collectivités et secteur privé, pour que la recherche ne reste pas dans les laboratoires mais irrigue le tissu social et économique », a précisé le ministre. Avant d’indiquer que la formation et la recherche doivent être les piliers de cette vision. Pendant ces trois jours d’échange, plusieurs thématiques seront abordées allant de la performance du système de santé à travers la gouvernance et la redevabilité institutionnelle, notamment, la santé publique en contexte de crise, la santé communautaire comme levier du système de santé. ST/MD (AMAP)

