Ségou : La journée mondiale et le mois de lutte contre le sida ont été lancés

Ségou, 12 déc (AMAP) La Journée mondiale et le Mois de lutte contre le Sida ont démarré, jeudi, à Ségou lots d’une cérémonie qu’a présidé le directeur du cabinet du gouverneur de la Région, Boureima Ongoïba, a constaté l’AMAP sur place. La célébration, en présence de plusieurs personnalités,.de cette journée du 1er décembre et du Mois de lutte contre le VIH et le sida sur le thème « Sida, crise de financement extérieur : une opportunité pour promouvoir le financement souverain », rappelle des acquis, des engagements de tous les secteurs vis-à-vis de la prévention et de la prise en charge des personnes infectées et affectées par la maladie. Elle constitue, aussi, une opportunité pour mobiliser tous les acteurs des secteurs public, privé, de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF) afin de renforcer leurs engagements pour une réponse internationale, nationale et locale plus vigoureuse et efficace en vue de l’élimination de l’épidémie du sida d’ici l’horizon 2030. Pour la 2éme adjointe du maire de la Commune urbaine de Ségou, Mme Doucouré Mariam Diallo, représentante du maire, la commémoration de cette journée revêt une dimension particulière, « car elle nous rappelle non seulement les progrès accomplis dans la lutte contre le VIH/Sida mais, aussi, les défis qui persistent. » « Elle constitue un moment de solidarité, de mobilisation et d’engagement renouvelé envers toutes les personnes vivant avec le VIH mais également envers nos communautés, qui doivent rester pleinement impliquées dans la prévention et la prise en charge » a-t-elle dit. Mme Doucouré a réaffirmé la disponibilité de la Commune urbaine de Ségou « à accompagner toutes les initiatives visant à renforcer la prévention, améliorer l’accès aux soins et lutter contre la stigmatisation et la discrimination. » De son côté, le directeur de Cabinet du gouverneur, Boureima Ongoïba, a révélé la situation épidémiologique nationale en 2025 qui se présente comme suit : prévalence VIH : 0,76% ; 111 127 personnes au Mali vivent avec le VIH dont 52% de femmes; 4 003 personnes sont nouvellement infectées dont 1 464 adolescents; 69 000 personnes connaissent leur statut sérologique; 75 929 personnes sont sous traitement antirétroviral; 2 400 personnes présentent la charge virale indétectable; 4 369 femmes séropositives dont 2003 sous ARV; 4 900 personnes sont mortes du Sida. S’agissant de la Région de Ségou, les données du DHIS2 2024 renseignent sur les indicateurs suivants : File active des personnes vivant avec le VIH sous traitement ARV : 6 136 femmes enceintes séropositives sous ARV : 108. M. Ongoïba a souligné que dans la Région de Ségou, « la lutte contre le Sida en 2025 est marquée par un ralentissement de la prévention dû à l’insuffisance de financement extérieur et domestique. » Toutefois, une nouvelle stratégie est en cours de mise en œuvre visant à identifier et mettre sous traitement les personnes vivant avec le VIH. « Cette stratégie largement soutenue par l’ONUSIDA dans notre Rrégion nous a permis d’instaurer un esprit d’émulation entre les districts sanitaires, à l’effet d’améliorer les pratiques de santé publique dans les structures et de prétendre à un prix compétitif », a-t-il dit. Il a remercié tous les partenaires financiers de la lutte contre le Sida au Mali ainsi les acteurs régionaux étendard de la lutte contre le Sida dans la région. AP/ADS/MD (AMAP)  

Centre de santé de référence de Tenenkou : Un nouveau bloc opératoire financé par Médecins sans frontières (MSF) pour 250 millions de Fcfa

Tenenkou, 10 déc (AMA) Le nouveau bloc opératoire du Centre de santé de référence (CSREF) de Tenenkou (Centre), financée par l’ONG Médecins sans frontières (MSF) ,à hauteur de 250 000 000 de Fcfa, a été inauguré, ce mercredi 10 décembre 2025, par le 2e adjoint au préfet, le capitaine Boubacar Sissoko, a constaté l’AMAP. L’infrastructure, dont la pose de la première pierre, par le préfet du Cercle de Tenenkou, Mamadou Dao, le 02 mai 2025, fait aujourd’hui la fierté des Tenenkois. Avant la coupure du ruban symbolique par le 2e adjoint au préfet accompagné du Coordinateur du projet (CP) MSF, Jean Marie, et de plusieurs autres personnalités, une visite guidée du bloc a permis de mesurer l’étendue du travail, d’apprécier et d’admirer la qualité des locaux. Ce nouveau bloc opératoire bâtie sur une superficie de 435,35 m2 est composé de deux salles d’opération, une salle de réveil, une pharmacie, un service de stérilisation et un service de laboratoire répondant aux normes en vigueur. Auparavant, intervenant après les mots de bienvenue du chef de village de Tenenkou, le 2e  adjoint au maire, représentant le maire de la Commune, Soumaïla Bocar Coulibaly, s’est réjoui de l’inauguration de ce joyau architectural « qui améliora, à coup sûr le plateau technique du CSRéf de Tenenkou. » Quant au CP-MSF, il a salué la bonne collaboration entre l’ONG et les principaux acteurs communautaires. Il a égrené les principales actions de l’ONG dans le district sanitaire de Tenenkou qui portent entre autres sur la prise en charge des patients, la construction du nouveau bloc opératoire, la mise à disposition de deux groupes électrogènes de 65 kwa, le rehaussement de la clôture du CSRéf et la réhabilitation du logement des accompagnants des malades sans oublier la réhabilitation des latrines de la maternité et de certaines toilettes. En 2026, il a annoncé que l’ONG va s’investir dans la construction d’une nouvelle maternité de 20 lits, d’une buanderie, d’un incinérateur et l’installation de panneaux solaires pour le bloc opératoire et la maternité. Les autres intervenants, notamment le président de la FELASCOM, le médecin-chef du CSRéf, ont, également, tous salué la réalisation de ce gigantesque projet avant de réitérer leur profonde gratitude à MSF. Les différents intervenants ont également à tour de rôle salué l’implication et l’engagement du pour l’aboutissement de cet immense chantier devenu une réalité aujourd’hui. Le représentant du Gouverneur de la Région de Mopti et du préfet du Cercle de Tenenkou, le 2e adjoint, le capitaine Boubacar Sissoko, a exprimé « toute (sa) fierté et (son) émotion de voir ce grand projet devenir une réalité. » Il a ajouté que « ce projet symbolise notre engagement indéfectible envers la santé et le bien-être des communautés. » Et « une étape majeure dans le renforcement de notre système local de santé et dans l’accès aux soins pour nos populations. » Au nom des autorités administratives, Il a adressé ses remerciements à MSF « pour son engagement continu en faveur du bien-être des communautés du Cercle de Tenenkou. » A la fin de la visite, l’imam de la grande mosquée de Tenenkou accompagné d’autres dignitaires religieux ont recité des prières et fait des bénédictions, mettant ainsi fin à cette cérémonie inaugurale du CSREF de Tenenkou. Il faut rappeler que les travaux ont été exécutés par l’Entreprise technique des travaux publics (ETTP).  

Semaine d’Intensification des activités de nutrition – communautaire 2025 : Réunion du Comité local de pilotage de la campagne

Kangaba, 09 déc (AMAP) Le comité local de pilotage de la Semaine d’intensification des activités de nutrition – communautaire (SIAN-C) à Kangaba (Ouest), s’est réuni, lundi, en prélude au second passage de la campagne SIAN-C de l’édition 2025, afin de mobiliser les populations des 08 communes du Cercle et toucher le maximum d’enfants possible. Lors de la réunion, dans la salle de réunion du Cercle sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré, le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf), Dr. Moussa SOUGANE, a expliqué que ce 2ème passage sera couplé à l’administration de l’Azithromycine. Il se tiendra du 12 au 15 décembre 2025 dans 21 aires de santé sur 25 que compte le district sanitaire de Kangaba. Les 04 autres aires de santé seront des témoins dans le cadre d’une étude prospective. Trois produits seront administrés aux enfants durant cette campagne à savoir la vitamine A contre la cécité nocturne, l’Albendazole contre les vers intestinaux et l’Azithromycine qui est un antibiotique très efficace contre les infections. Pour la vitamine A la population cible est estimée à 3 266 enfants de 06 à 11 mois et 29 395 enfants de 12 à 59 mois. L’administration de l’Albendazole concerne environ 5 516 enfants de 12 à 23 mois et 23 679 enfants de 24 à 59 mois. Quant à l’Azithromycine, 29 237 enfants de 01 à 59 mois sont concernés. IAu 1er passage, qui s’est déroulée du 03 au 06 juillet 2025, la couverture est de 108% pour la vitamine A et 108% pour le traitement à l’Azithromycine. A la fin de la rencontre, le 1er adjoint au préfet a remercié les membres du Comité de pilotage et les agents de santé pour ces « résultats satisfaisants ». M. Konaré a invité les mêmes acteurs « à redoubler d’efforts pour atteindre sinon dépasser les résultats du premier passage. » SD/MD (AMAP)

Diéma : Plus de 60 000 enfants âgés, de 1 à 59 mois concernés par la campagne de distribution de l’azithromyicine

Diéma, 4 nov (AMAP) A Diéma, 69 988 enfants, âgés de 1 à 59 mois, sont concernés par la campagne de masse d’administration de l’azithromyicine, à travers la stratégie, de porte à porte, qui se déroulera du 4 au 7 décembre 2025, et dont le lancement, s’est déroulé ce jeudi 4 décembre 2025, au jardin d’enfants, à côté de l’Ecole A. Après les mots de bienvenue du représentant du chef de village, Lassana Soukouna, le chef du Service du développement social et de l’économie solidaire, Kalifa Diarra, s’exprimant au nom des trois structures (santé, développement social et promotion de la femme, de l’enfant et de la famille) a expliqué, de façon pédagogique, les avantages de la distribution de l’Azithromycine, un médicament efficace qui traite plusieurs pathologies. Il a demandé aux mères d’amener leurs enfants « afin que nul n’échappe à cette campagne à laquelle l’Etat a consacré des fonds pour le bien-être des enfants. » A son tour, la représentante de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO), Mme Kamissoko Kadiatou Sy, a laissé entendre que les femmes de la coordination feront de leur mieux pour mobiliser. « Cette campagne nous intéresse. Elle contribue à l’amélioration de la santé de nos enfants », a-t-elle dit, avant de lancer un appel aux populations en faveur de la participation à cette campagne. En écho, le représentant du Centre d’apprentissage pédagogique (CAP), le conseiller à l’orientation Massa Mady Kanté, a jugé « nécessaire de faire passer l’information partout, surtout au niveau des jardins d’enfants où il existe une plus forte concentration d’enfants de la tranche d’âge concernée ». Le maire de la Commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a salué l’organisation de cette campagne qui permettra de traiter de nombreuses maladies chez les enfants. L’élu a invité tout le monde afin d’atteindre les objectifs. Il a demandé aux équipes, chargées de la distribution des médicaments, d’accomplir correctement leurs tâches pour ne pas saper les efforts. Le préfet Hamadou Yacouba Diallo, qui a présidé la cérémonie, a souligné l’importance de la campagne dont « la réussite (lui) tient à cœur. » Il a invité les acteurs à surmonter d’éventuelles difficultés pour obtenir les résultats escomptés. Le chef de l’exécutif local a fait savoir que malgré la période des récoltes, les mères doivent conduire leurs enfants afin qu’ils reçoivent leur dose d’azithromycine. En administrant, par voie orale, le produit à la petite Zeina Goundourou, âgée de 3 ans, le préfet a donné le ton de la campagne de distribution de l’azithromycine dans le District sanitaire de Diéma, qui compte désormais trois cercles, Diéma, Béma et Diangounté Camara. OB/MD (AMAP)

Macina : Journée d’information sur la campagne d’administration d’azithromycine

Macina, 4 déc (AMAP) Le médecin-chef du Centre de santé de référence (CSRéf) de Macina (Centre), le Dr Dansine Sinayoko a informé, mercredi, les responsables et cadres du comité de pilotage de la campagne d’administration d’azithromycine du démarrage des activités de la 2e édition de l’opération. L’objectif de cette journée d’information, présidée par le médecin-chef, en l’absence du préfet, est de sensibiliser les populations à l’importance de cette campagne de santé publique dans la lutte pour la prévention des maladies respiratoires. Selon les indications du Dr Sinayoko, la campagne concernera 15 287 enfants de 1 à 11mois, 67 790 enfants de 12 à 59 mois, pour un total de 88 078 enfants de 1 a 59 mois. Il a aussi dit que la stratégie utilisée est le porte-à-porte. Et a insisté sur l’importance de l’azithromycine sur la santé des enfants pour en revenir sur la posologie qui varie selon l’âge des enfants. Le médecin-chef a appelé les agents pour le respect strict du dosage. Quant au maire Mourzouk Yattara, il s’est dit très heureux de cette campagne d’azithromycine qui permet de prévenir chez les enfants certaines maladies. Il a remercié l’Etat et les partenaires de songer « à la santé des populations surtout des enfants qui sont les futurs bâtisseurs de ce pays. » Enfin, il a invité les populations à mobiliser les enfants pour réussir cette campagne d’administration d’azithromycine à Macina. DG/MD (AMAP)     Macina : Campagne d’administration de l’azithomycine     Macina, 3 dec (AMAP)   Mercredi, dans la soirée,, le médecin chef du centre de santé de référence de Macina Dr Dandine Sinayoko a rencontré les responsables dans la salle de conférence de l’ex conseil de cercle. L’objectif de la rencontre est d’informer ces responsables sur le démarrage de l’administration de l’azithomycine dans le district sanitaire de Macina.Cette campagne est à sa 2ieme édition et concerne 17 centres de santé communautaire sur les 21 centres.Quatre C.S.COM sont retenus comme témoins et sont exclus pour le moment,ce sont les centres Macina Touara kokry et Soumouni.. A côté du médecin chef il y avait le chef service de développement local et de l’économie solidaire Mr Driss à Traoré, la maire Mourzouk yattara le chef de village intérimaire Mamou Traoré Ont été invités à la cérémonie le haut conseil islamique le président de la société civile, la CAFO la jeunesse et les agents de santé communautaire (A.S.C) qui étaient présents sur place en fin de formation. Le public cible est : Enfants de 1 à 11mois 15287 Enfants de 12à 59mois 67790 Total enfants de 1 59mois 88077enfants La stratégie utilisée est le porte en porte et l’opération commence des demain 4 Décembre et durera 4jours où plus si les objectifs ne sont pas atteints. Vous êtes invités à sensibiliser les parents dans les villages afin que cette 2 ieme édition soit une réussite à Macina./ Macina le 3/12/2025 Demba Gakou AMAP

Bafoulabé : Journée d’information sur la campagne d’azithromycine prévue du 4 au 7 décembre 2025

Bafoulabé, 3 déc (AMAP) Le préfet du Cercle de Bafoulabé (Ouest), Siaka Souleymane Sanogo, a appelé, ce mercredi, à la mobilisation autour de la campagne d’administration de l’azithromycine, prévue du 4 au 7 décembre 2025, dans le district sanitaire de Bafoulabé, Le préfet Sanogo s’exprimait lors d’une journée organisée par le projet REACH, en prélude à la campagne d’administration d’azithromycine, et sous sa présidence, dans la salle de conférence de la Mairie de la ville, en présence des membres du Comité de pilotage de la campagne. Siaka Souleymane Sanogo a rappelé « les risques liés à l’absence de prévention et a insisté sur le rôle crucial que chaque citoyen doit jouer dans la réussite de la campagne. » Le chef de l’exécutif local a souligné l’engagement de l’administration « à tout mettre en œuvre pour assurer le succès de cette campagne, qui vise à réduire la prévalence de la maladie et à améliorer le bien-être des enfants. « « L’objectif principal de la journée, a dit, pour sa part, le médecin-chef, Youssouf Coulibaly, était d’informer les acteurs du démarrage des activités de la campagne de l’azithromycine, en vue de sensibiliser la population à l’importance de cette campagne de santé publique dans la lutte pour la prévention des maladies respiratoires. » Le médecin-chef a présenté les données scientifiques concernant la maladie. Il a expliqué le fonctionnement de l’azithromycine, ses avantages, son mode d’emploi et les précautions à prendre. « Sont concernés par cette campagne, les enfants de 1 à 59 mois », a-t-il précisé, ajoutant que « la stratégie adoptée est le porte en porte.» Lors de son intervention, le maire, Kandé Doucouré s’est réjoui du choix porté sur sa Commune pour abriter cette rencontre, c’est pourquoi il a remercié l’État et ses partenaires dans la lutte pour la prévention des maladies infantiles. M. Doucouré Le a invité les acteurs locaux présents « à jouer pleinement leur rôle pour mettre en avant la santé des enfants. » À l’issue de la rencontre, les participants se sont engagés à jouer tout leur rôle pour la réussite de l’événement. Ils ont décidé de renforcer la communication pour toucher le maximum de personnes. BM/MD (AMAP)  

Kangaba : Formation des Agents de santé communautaire (ASC) sur le Traitement préventif intermittent chez la femme enceinte au niveau de la communauté (TPI-C)

Kangaba, 02 déc (AMAP) Une quarantaine d’Agents de santé communautaire (ASC), des 08 communes du Cercle de Kangaba (Ouest) ont participé, du 27 novembre au 01 décembre 2025, une formation sur le Traitement préventif Intermittent chez la Femme enceinte au niveau communautaire (TPIg-C). Quelques cadres de la Direction régionale de la santé (DRS) de Koulikoro et du district sanitaire de Kangaba ont, également, participé à ces travaux tenus dans la salle de formation du Centre de santé de référence (CSRéf). Le médecin-chef du CSRéf de Kangaba, Dr Moussa Sougané, a placé la formation dans son contexte. Selon Dr Sougané, citant le rapport annuel 2023 du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), environ 3 390 732 cas de paludisme ont été enregistrés (DHS12- mars 2024) dans les établissements de santé et les rapports fournis par les ASC au Mali. Les mêmes statistiques indiquent qu’au cours de l’année 2023, 2 374 373 cas simples et 1 016 359 cas graves ont été enregistrés. Le nombre de décès a été 1 305, soit un taux de létalité de 1,28%. Le nombre de cas de paludisme sur la grossesse au cours de la même période est estimé dans le pays à 154 830. C’est ce qui explique, selon le médecin-chef, la tenue des formations de ce genre. L’objectif visé est d’orienter les cadres de la DRS et des districts sanitaires sur le TPIg-C. A l’issue de cette formation, les participants seront capables de définir le TPIg-C pendant la grossesse, d’expliquer les avantages de la prise de la Sulfadoxine-Pyriméthamine (SP) chez les femmes enceintes, de maitriser les techniques d’administration de la SP aux femmes enceintes, de connaître les effets secondaires et les contres indications pour l’administration de la SP et de savoir remplir le carnet et ou la fiche personnelle de Consultation prénatale (CPN) pour le TPIg-C. Les 05 jours ont été mis à profit par Dr. Seydou B. Sangaré, le facilitateur de la session, pour expliquer les 05 modules au programme. Après un bref rappel des généralités sur le paludisme, le formateur a mis l’accent sur le paludisme pendant la grossesse, le TPIg-C, la pharmaco-vigilance, la communication et le plaidoyer, la gestion de la Sulfadoxine Pyrimétamine et les outils du TPIg-C. SD/MD (AMAP)

Journée des Droits de l’Enfant à San : Plaidoyers de haut niveau en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant

San, 26 nov (AMAP) La Journée internationale des droits de l’enfant dont la 36e anniversaire a été célébrée, mardi, 25 novembre 2025 à Santoro et Karantéla, est destinée à mener des plaidoyers de haut niveau pour renforcer les mesures politiques, législatives et institutionnelles en faveur de la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant, a indiqué le conseiller aux Affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de San (Centre), Seydou Bagayoko. M. Bagayoko, qui a présidé la cérémonie, a poursuivi : « Les objectifs spécifiques visent à favoriser la participation active des enfants à travers l’élaboration d’un mémorandum contenant des recommandations concrètes, pertinentes et actionnables, formulées par les enfants eux-mêmes, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfance (novembre 2025), » Il s’agit, aussi, de renforcer les capacités des enfants à porter le plaidoyer sur la planification et la budgétisation sensibles aux enfants, réaliser des sessions de plaidoyer auprès des autorités (présidence, gouvernement, Conseil national de la Transition, Conseil économique, social, culturel et environnemental). Il s’agit, tout aussi, à travers cette édition, « d’organiser un atelier impliquant tous les acteurs étatiques concernés, les Partenaires techniques et financiers et les enfants pour élaborer des notes budgétaires sectorielles selon les priorités choisies par les enfants et la finalisation du document de plaidoyer avec des recommandations fortes et actionnables. » Il faut, également informer et sensibiliser les décideurs, la population, le secteur privé, les femmes et les enfants aux niveaux national, régional et local sur la Planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Parlant de la situation des droits de l’enfant au Mali, M. Bagayoko a dit, à cet effet, que « notre pays a enregistré, ces dernières années, des progrès significatifs en matière de réduction de la pauvreté et des inégalités, contribuant à l’amélioration des droits de l’enfant. » « Toutefois, de nombreux enfants restent confrontés à des privations majeures limitant la pleine réalisation de leurs droits’, a alerté. le conseiller aux Affaires économiques et financières. Les données de pauvreté révèlent, également une forte exposition des enfants aux privations multiples : en 2021, 28 % des enfants manquaient d’au moins trois services importants pour leur bien-être, (santé, éducation, eau, hygiène, nourriture, logement sûr, énergie et protection). Ce taux a augmenté pour atteindre 35,6 % en 2024, selon les données provisoires. S’agissant de l’intégration des droits de l’enfant dans la planification à  l’échelle sectorielle, plusieurs documents de planification prennent en compte les problématiques spécifiques aux enfants, notamment le Programme de développement socio-sanitaire (PRODESS), depuis sa première génération en 1998 jusqu’à la cinquième actuellement en cours, couvre notamment la santé maternelle et infantile. La Politique nationale de nutrition (2011–2021), en cours de révision, continue de cibler la malnutrition des enfants de moins de cinq ans de manière holistique ; le Programme décennal de l’éducation (PRODEC II) propose des réformes éducatives multisectorielles, la stratégie WASH en milieu scolaire (2018–2025), révisée en 2021, prend en compte les enjeux d’hygiène menstruelle. « Depuis 2010, l’intégration des enjeux liés aux enfants dans les documents de planification s’est renforcée, avec des interventions de plus en plus multisectorielles, sensibles au genre et inclusives des enfants vulnérables ou marginalisés », a fait remarquer le conseiller aux affaires économiques et financières. En ce qui concerne la budgétisation sensible aux droits de l’enfant, le représentant du gouverneur a affirmé que dans le secteur de l’Education, les dépenses ont plus que doublé, passant de 233 milliards Fcfa en 2010 à 558 milliards Fcfa en 2025 (+105 %). L’éducation de base représente près de la moitié de ces dépenses, avec une croissance de 19% entre 2018 et 2024. L’éducation secondaire générale, bien que modestement financée, est passée de 9 à 65 milliards Fcfa sur la même période. Toutefois, la part du budget national consacrée à l’Education est restée relativement stable, autour de 19–20 %. Les dépenses dans le secteur de la Santé ont augmenté de 29% entre 2011 et 2025, passant de 120 à 154,4 milliards FCFA. Malgré cette hausse, leur part dans le budget total reste autour de 7 %. Les programmes de Soins de santé primaires et de lutte contre la maladie en absorbent environ un tiers. Les dépenses pour la disponibilité de médicaments et de vaccins, bien qu’en forte progression (de 9 à 65 milliards Fcfa entre 2018 et 2024), demeurent insuffisantes face aux besoins. Les états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille tenus dans toutes les Régions du Mali et du District de Bamako ont, pour une meilleure prise en compte des besoins spécifiques des enfants, notamment des filles et des enfants en situation de vulnérabilité, entre autres, recommandé la planification et la budgétisation sensibles aux droits de l’enfant. Outre des autorités administratives, on notait aussi la présence, à cette célébration, des représentants des services techniques déconcentrés de l’État, des légitimités traditionnelles, des organisations de la Société civile, des enfants venus majoritairement d’écoles professionnelles et de l’orphelinat Dofini de Parana. NC/MD (AMAP)

Crise d’adolescence : A prendre avec des pincettes

Par Maimouna SOW Bamako, 24 nov (AMAP) La puberté est la période d’adolescence durant lequel, le corps se modifie pour permettre la reproduction. Ces changements durent plusieurs années et influent sur l’ensemble de la personnalité, s’ils ne sont pas compris par les parents. Cela, assure le psychologue, crée des conflits parents-enfants. L’adolescent devient agressif et irrespectueux à l’école, par exemple. Triste comme la pluie, B.16 ans, prépare son couchage sous le regard indifférent du flot humain qui écume ce soir de février 2025 « vox da ». Il s’apprête à passer sa 32è nuit ici sur des morceaux de cartons recouverts d’un haillon en guise de drap. La nonchalance avec laquelle il fait son « lit », trahit son amertume de cette vie de clodo à laquelle sa fugue l’expose. « Je me retrouve ici à cause de l’hostilité entre mon oncle et moi. Il me battait sans arrêt et, souvent, pour des raisons que j’ignore toujours », se lamente-t-il. Il y a environ deux mois, ajoute l’adolescent, une dame m’a reconduit à la maison et en suppliant mon oncle de me pardonner mais, il a juré que même si le bon Dieu descendait sur terre, il ne me tolérerait pas. Dépité, le garçon déborde de rancœur et se résigne à vivre dans ce lieu dangereux qui est, pour lui, un havre de paix. Rassurez-vous, ce gamin n’est pas un délinquant. Au contraire, il travaille honnêtement comme apprenti de Sotrama (Véhicule de transport en commun), ces pataches dans lesquelles les Bamakois se serrent, tous les jours, qui pour aller au bureau, qui pour aller au marché. Issu d’une famille où sa mère est mariée à un autre, sevré de relation père-fils, Barou en est à sa troisième fugue en deux ans. Il affirme que sa grand-mère n’accepte pas qu’il soit dans la rue. Elle envoie des personnes le chercher souvent mais, le garçon ne se sent pas en sécurité avec son oncle. Il préfère prendre ses distances. Pourtant, son vœu est de vivre dans un environnement normal, en famille, comme tous les enfants. Comme lui, beaucoup d’adolescents rejoignent la rue alors qu’ils ont de la famille dont les revenus leur éviteraient l’aventure. A.A a suivi B., quand il était chef de division du Centre d’accueil et d’orientation (CEAO). Une structure qui, par manque de financement, a cessé d’exister. Mauvaise nouvelle pour la kyrielle d’adolescents qui boivent dans la grossière coupe de la vie de clochard. Barou fait partie des neuf adolescents dont Ali suivait la réconciliation et le retour en famille en 2022. « Ce n’est pas un enfant raté, rassure-t-il, parlant de Barou. « Ce sont  juste les affres de l’adolescence qui ont pris le dessus sur lui », précise-t-il. « Le jeune homme vivait chez sa grand-mère avec son père et son oncle à Lafiabougou Bougoudani. J’ai été dans leur famille. L’oncle lui reproche de mauvaises fréquentations, son indiscipline, son manque de considération et un relâchement à l’école », dit le professionnel. « Il se pavane dans les champs avec des amis peu recommandables. Il a été une fois surpris en train de prendre de l’alcool avec les enfants du quartier lors d’une fête de Noël », a rapporté l’agent de CEAO. Pour le spécialiste, la plupart de ceux qu’il accompagne ont l’imagination débordante. « Exemple, relate-il, quand j’ai demandé à l’enfant, (B.) ce qu’il veut faire de sa vie, il me répond qu’il a un plan pour éradiquer la faim au Mali. Il veut se lancer dans l’agriculture et la pisciculture. » « Je l’ai écouté attentivement et lui ai expliqué que ce sont des rêves d’enfants, Je l’ai assuré qu’il mérite d’être accompagné même si c’est avec les mots. C’est, d’ailleurs, ce que j’ai expliqué à son oncle : il faut le comprendre, il est en période de puberté, et pense que ses idées et imaginations sont réalisables. D’un côté, sans ironiser ses propos, il faut le laisser tenter ses expériences car la vie va se charger de lui montrer ses limites. D’un autre côté, son oncle doit lui faire croire qu’il peut tout faire mais en parallèle avec les études qui sont prioritaires », a expliqué Ali. Selon le spécialiste, beaucoup de parents pensent qu’il suffit d’assurer la nourriture, la santé, le transport, etc. à l’enfant, pour qu’il soit sage. « Il faut, soutient-il, beaucoup plus que cela. » « L’enfant a besoin d’être rassuré, compris, protégé. En plus, il faut de la communication. C’est ce qui fait défaut dans nos familles. Les parents ont des enfants mais n’ont pas le temps pour eux », regrette-t-il. Ajoutant que les parents pensent que leur rôle, c’est d’imposer les choses et par la suite réprimander. « A l’adolescence, poursuit A., beaucoup se révoltent et deviennent parfois violents. C’est qui fait que l’enfant se sent mieux avec ses amis qu’avec ses parents. » PERIODE DE TRANSITION – Cependant, l’adolescence est une période de transition entre l’enfance et la vie adulte. Elle nécessite une transformation sur tous les plans : physique, psychologique, intellectuel et social. Elle commence avec le début de la puberté, de 10 à 19 ans. La crise d’adolescence est faite de troubles, de sautes d’humeurs, d’attitudes de défiance, d’affirmation de soi, d’opposition aux parents, besoin d’intimité et d’excès de confiance en soi face aux adultes. C’est, aussi, une période de créativité, de rêverie et d’expériences. Ce passage de la vie de l’enfant n’est très pour les parents qui veulent s’imposer. En effet, beaucoup de parents passent mal ce moment. Ils sont indignés, impuissants et voient leur autorité contestée et bafouée. Pour certains parents, comme Malado Kanté, cette crise laisse de bien mauvais souvenirs. Elle l’a pris de plein fouet avec le cas de sa fille. D’après cette maman, son enfant de 16 ans, est devenue « si bizarre », qu’elle l’avait crue envoutée. « Elle fréquentait une personne qui avait l’âge de son père. Quand on lui a interdit de le voir, elle passait plus de temps avec lui. Elle a été punie de toutes les manières possibles mais en vain », raconte Malado. « J’ai eu peur qu’elle fugue avec lui. Et, cerise sur le gâteau : elle a osé réunir toute la famille un

Projet présidentiel d’urgence hospitalière : C’est parti pour 15 projets d’hôpitaux

Bamako, 19 nov (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, a procédé ce lundi à la pose de la première pierre du projet de 15 hôpitaux au Mali qui s’inscrit dans le cadre de l’initiative présidentielle du Projet d’urgence hospitalière visant à doter le Mali d’infrastructures sanitairesmodernes de qualité. C’est à Korofina en Commune I du District de Bamako que la cérémonie de lancement des travaux de réalisation de ce vaste chantier hospitalier s’est déroulée.  C’était en présence du Président du Conseil national de Transition, le Général de corps d’armée, Malick Diaw,  du Premier ministre, le Général de division,  Abdoulaye Maïga ainsi que de plusieurs membres du gouvernement dont la ministre de la Santé et du Développement social,  Colonel-major Assa Badiallo Touré. Selon la ministre, cette initiative présidentielle va beaucoup améliorer les conditions de prise en charge de la santé de nos populations. Ainsi, dira-t-elle, la pose de la première pierre marque le début des travaux de construction de plusieurs infrastructures sanitaires à l’échelle du pays. Le programme sera exécuté en trois volets. Il s’agit notamment de transformer les Centres de santé de référence (CSRéf) des arrondissements de Bamako en hôpitaux de district, de construire de nouveaux hôpitaux de district à Bla et Kangaba et de réaliser des hôpitaux régionaux dans les Régions de San, Bandiagara (Centre), Koutiala, Bougouni (Sud), Nioro (Ouest), Dioïla et Koulikoro. Dans une interview accordée à la presse, le chef de l’État a indiqué que l’un des avantages de ce projet est qu’il vise à rapprocher les structures sanitaires des populations tout en garantissant des soins de santé de qualité.  « C’est avec un immense espoir que j’ai procédé aujourd’hui au lancement de ce projet présidentiel « , a déclaré le Général d’armée Assimi Goïta. AC/MD (AMAP)