Consultations politiques bilatérales Mali-Venezuela à Caracas (Officiel)
Bamako, 5 août (AMAP) Les consultations politiques entre le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et son homologue du Venezuela, Yvàn Gil Pinto, ministre du Pouvoir populaire pour les Relations, tenues le lundi 4 août 2025, à Caracas, ont été axées sur les points de coopération entre les deux pays, la signature du Procès-verbal de la réunion et un point de presse, rapportent des sources officielles. « Les échanges entre les deux chefs de la diplomatie ont concerné les domaines de politique étrangère, des relations internationales et des questions régionales », les services du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Sur le plan de la coopération bilatérale, « les ministres ont échangé sur des perspectives de coopération dans les domaines de l’éducation et de la formation technique, de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, des questions de commerce, d’industrie et d’économie, de coopération énergétique, des hydrocarbures et des mines ou encore de la préservation de l’environnement. » Les deux ministres ont convenu de se concerter sur les meilleures approches de coopération, et les instruments juridiques appropriés. Sur les questions internationales, ils ont réaffirmé leur « soutien au Peuple palestinien », et exprimé leur « convergence de vue sur certaines questions internationales, notamment le renforcement du multilatéralisme, la promotion et la démocratisation des relations internationales en faveur d’une gouvernance mondiale adaptée à un monde multipolaire. » Dans ce cadre, ils ont condamné les mesures coercitives unilatérales et multilatérales contre les deux Etats et ont appelé à leur levée. Sur la Confédération des États du Sahel (AES), le ministre du Pouvoir populaire pour les Relations extérieures du Venezuela, Yván Gil Pinto, a salué l’action et le leadership du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, également président de l’AES soulignant le rôle fondamental « de cette réalité géopolitique indéniable dans l’intégration régionale africaine et sa contribution à la stabilité et au développement de la région. » Le ministre Abdoulaye Diop, pour sa part, a salué « les efforts politiques et diplomatiques de la République Bolivarienne du Venezuela qui ont significativement contribué à la réalisation des processus d’intégration régionale. » La réunion du mécanisme de consultations politiques Mali-Venezuela a été suivie par une série de rencontres entre le ministre Abdoulaye Diop et plusieurs personnalités, parmi lesquelles, les membres du Gouvernement en charge des Mines, de l’Enseignement supérieur, de l’Agriculture. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du Mali a déposé une gerbe de fleurs au mausolée des héros dont le libérateur Simon Bolivar. MD (AMAP)
Kangaba : Réunion trimestrielle du Comité de suivi du Programme de développment communautaire de Bakama Mining
Kangaba, 2 août (AMAP) La réunion trimestrielle du Programme de développment communautaire (PDC) de Bakama Mining, élargie aux légitimités traditionnelles, femmes et jeunes, s’est tenue, vendredi, dans la salle de conférence du Conseil de Cercle de Kangaba, présidée par le 1er adjoint au préfet a, constaté l’AMAP. Le responsable communautaire de Bakama Mining Nouhoum Traoré a présenté les actions menées durant trois ans dans les Communes de Kaniogo et Nouga. Les projets couvrent les infrastructures, l’éducation, l’hydraulique, les Activités génératrices de revenu (AGR), la santé, l’environnement, la jeunesse, le sport et la culture. Les initiatives ont un impact positif mais restent insuffisantes. Le Comité a déploré l’absence du taux d’exécution du PDC. La confiance entre communautés et société est fragilisée. Bakama Mining a privilégié le social au détriment du PDC. Il a recommandé « de restaurer la confiance. » Il a demandé la formation des membres sur le PDC. Et a exigé de donner la priorité aux engagements du PDC. Le Comité a requis un rapport précisant le taux d’exécution, a souhaité la systématisation des réunions. Le représentant de la Direction nationale de la Géologie et des Mines était présent. SD/OS/MD (AMAP)
Osaka (Japon) : Le Lremier ministre Abdoulaye Maiga visite le siège de Panasonic Energy, spécialisée dans les batteries en lithium
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osaka, 2 août (AMAP) Le Chef du gouvernement malien, le général de Division Abdoulaye Maïga, s’est rendu, vendredi 1er août 2025, à Osaka, au Japon, au siège de Panasonic Energy, une entreprise japonaise spécialisée dans la fabrication de batteries en lithium et qui a ses filiales à travers le monde, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, qui avait présidé, auparavant, le 1er =Forum d’affaires Mali-Japon le même jour, était accompagné du ministre du Commerce et de l’Industrie, Moussa Alassane Diallo et son collègue de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, ainsi que des opérateurs économiques. Cette visite avait un intérêt particulier. Le gouvernement de la Transition a décidé de développer les énergies renouvelables, notamment les panneaux et centrales solaires pour résorber le déficit d’électricité que le Mali connait depuis quelques années. Lors des échanges, les dirigeants de la société nippone ont évoqué leur futur projet en Afrique qui pourrait bien le Mali. Ce samedi 2 août 2025, le Premier ministre présidera la Journée du Mali à l’Expo universelle d’Osaka 2025. Elle sera marquée par la visite des pavillons du Mali et du Japon. La partie japonaise offrira, ensuite, une réception au Premier ministre et à sa délégation avant la nuit culturelle du Mali qui sera aminée par plusieurs artistes dont Habib Koité, Cheick Tidiane Seck, Baba Salah, Balla Tounkara, Wassa Kouyaté, Delphine Mounkoro, Fama Diabaté et Kader Tarhanine. MK/MD (AMAP)
Business forum Mali-Japon à Osaka : Un franc succès
Envoyé spécial Madiba KEÏTA Osasa, 1er août (AMAP) Le business forum Mali-Japon, tenu ce vendredi 1er août 2025 à Osaka, dans le cadre de l’Exposition universelle Osaka 2025 ,a été un franc succès aussi bien en termes d’organisation, de mobilisation que d’échanges fructueux, a constaté l’AMAP sur place. Présidée par le Premier ministre malien, le général de division Abdoulaye Maïga, la rencontre a réuni des centaines d’opérateurs économiques maliens et japonais autour des opportunités d’affaires et d’investissements dans les deux pays. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Mandiou Simpara, l’opérateur économique Ibrahim Diawara, Cheick Oumar Sacko de l’Organisation des commerçants détaillants étaient parmi les représentants du secteur privé malien présents à cette rencontre. Celle-ci s’est déroulée en trois phases : les discours, le panel sur le thème « Développement endogène : le Mali comme destination d’investissement privilégié en Afrique de l’Ouest » et les sessions de B2B et B2G. Le vice-gouverneur de la Région d’Osaka, Morioka Takekazu, et le vice-président de la Chambre de commerce de cette ville, Kuroda Akihiro, ont salué la tenue de cette rencontre qui vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays et d’explorer d’autres opportunités d’investissements au bénéfice de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Agence pour la promotion des exportations au Mali (APEX) et vice-président du Comité de pilotage de l’Expo Osaka 2025, Massoudou Cissé, a souligné que le Mali et le Japon, « bien que géographiquement éloignés, partagent une vision commune de développement durable, de l’innovation technologique et du progrès économique. » « Ce forum d’affaires, a-t-il soutenu, représente une opportunité pour chacun d’entre-nous de construire ensemble un avenir prospère à travers des partenariats stratégiques tant au niveau des entreprises qu’au niveau des gouvernements », a-t-il ajouté. Dans son intervention, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a signalé que la 1e édition du Business forum Mali-Japon est une magnifique occasion pour faire le bilan de notre coopération bilatérale, saluer les acquis et corriger les imperfections. « C’est aussi l’occasion, pour les opérateurs économiques des deux pays, de créer des opportunités d’affaires et de négocier des contrats gagnant-gagnant », a-t-il ajouté, en saluant la forte mobilisation de la Chambre de commerce et d’Industrie d’Osaka, ainsi que la présence massive des opérateurs économiques maliens à ce forum. Pour le ministre chargé du Commerce, le Japon est aujourd’hui l’un des principaux partenaires commerciaux du Mali. « Nos exportations de produits agricoles, de coton et de minéraux vers le Japon ont considérablement augmenté, et les importations du Mali en provenance du Japon ont atteint un seuil considérable. I s’agit notamment de produits manufacturés, de technologies avancées et de biens de consommation. Ce commerce bilatéral, fondé sur le principe du bénéfice mutuel, a permis de dynamiser nos économies respectives et de créer des opportunités d’emploi et de développement pour nos populations », a-t-il expliqué. Pour faire face aux défis de l’heure, le ministre Diallo a invité « la partie japonaise à explorer ensemble de nouvelles opportunités dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, la santé, le textile, la sécurité alimentaire et la numérisation, pour construire ensemble un avenir durable et prospère. » « La vision du Mali, basée sur le développement endogène, vise à transformer notre économie pour en faire une économie de production. Nous sommes, donc, absolument engagés à industrialiser notre pays, à produire nos biens de consommation, à transformer nos produits agricoles pour créer le maximum d’emplois et de richesse. Sur ce sentier, nos amis seront nos principaux alliés et le Japon est un ami sur lequel nous comptons beaucoup », a-t-il déclaré. Alassane Moussa Diallo a dit que son département a élaboré les business plans de quelques projets industriels pour lesquels, il espère pouvoir conclure des protocoles d’entente qui aboutiront à leurs réalisations prochaines. « Il s’agit, a-t-il cité, d’un projet de construction de filature, d’un projet de construction d’une usine de production de sucre, d’un projet de développement d’une chaine de production de tenues militaires et d’un projet de construction d’une unité de production de compresse stérile communément appelé coton hydrophile. » Lors du panel dont le modérateur était le directeur général de l’Agence pour la promotion de l’importation au Mali (Api-Mali), Ibrahim Ahamadou Touré, les intervenants ont mis en exergue les potentialités du Mali en économique, commerciale et d’industrie culturelle et touristique. Pour les panélistes Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du Commerce, Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, ainsi que le Pr Oussouby Sacko (un malien installé au Japon où il enseigne à l’université d’Osaka) ont mis en avant les opportunités d’investissements au Mali, notamment dans les domaines agricole, industriel, minier, de l’électricité et des énergies renouvelables etc. La rencontre B2B ont conclu des engagements de part et d’autre. Et les discussions doivent se poursuivre dans les jours ou mois à venir pour aboutir à des contrats d’affaires ou d’investissements. Après le forum, le Chef du gouvernement et sa délégation ont visité le siège de la société Panasonic Energy, spécialisée dans la fabrication de batteries lithium. MK/MD (AMAP)
Visite du ministre sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB) Sa : Etape importante du processus de démarrage de l’exploitation.
Bougouni, 31 juil (AMAP) Le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, s’est rendu, jeudi, sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB Sa), dans la suite logique des missions de suivi des travaux de la société minière par les services compétents de l’administration minière, a constaté l’AMAP sur place. Cette visite du ministre des Mines a fait le constat que Bougouni mining a pris en compte les observations et recommandations formulées « pour mettre à niveau son site pour l’exploitation du spodumène suivant la réglementation en vigueur. » Comprenant le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, la délégation ministérielle a visité la carrière, le dépôt de minerai, l’usine, la centrale électrique et le dépôt de résidu. Partout où la mission a passé sur le site, les responsables techniques de la société minière l’ont édifiée sur le cycle de production de la mine. Le Directeur pays de la mine, Mohamed Niaré, a annoncé un investissement 65 millions de dollars (Environs 3,2 milliards de Fcfa) pour la première phase et une deuxième phase qui installera une usine de flottation qui sera construite d’ici 2028. Les Mines de Lithium de Bougouni Sa (LMLB Sa) feront, selon M. Niaré, une production annuelle de 80 000 tonnes par an pour la première phase et 120 000 tonnes pour la deuxième phase, soit 200 000 par an pour les deux phases. Le ministre Amadou Keita a rappelé que cette mission, « une instruction du chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, est une étape importante dans le processus de démarrage de l’exploitation proprement dite. » Et permet à l’Etat de jouer sa partition avec 35% de part, soit 30% pour l’Etat et 5% pour les nationaux dans le respect strict du Nouveau Code minier en vigueur dans notre pays. « Aujourd’hui, au vu des avancées et de la capacité de production, 42 000 tonnes produits et en stocks, en termes de paiement d’impôts, de taxes et d’accompagnement des communautés, rien ne s’oppose à cette inauguration » a déclaré le ministre. Une rencontre technique avec les responsables de la Mine et les autorités régionales a mis fin à cette mission du ministériel sur le site de la société minière LMLB Sa, dont le Directeur pays se dit « prêt pour l’inauguration de la mine ». BHT/MD (AMAP)
Yanfolila : Le Forum du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni sur l’environnement adopte des recommandations fortes pour la sauvegarde de notre écosystème
Bougouni, 27 juil (AMAP) Le premier Forum de la jeunesse de la Région de Bougouni sur l’environnement, qui s’est tenu vendredi, à Yanfolila (Sud), a adopté 14 recommandations qui vont de « l’interdiction stricte des dragues, cracheurs et autres équipements illégaux dans les cours d’eau de la Région de Bougouni sous peine de sanctions sévères, à la réhabilitation et le reboisement des anciens sites d’orpaillage avec la participation actives des jeunes et des exploitants » Sous le thème : « Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales », le Forum, qui s’est ouvert au Gurutumu Place de la ville, a, dans une « Déclaration de Yanfolila », aussi recommandé « de mettre l’accent sur le suivi des permis miniers par le ministère des Mines et celui de l’Environnement » ainsi que « l’interdiction de toute extraction minière dans les lits des cours d’eau, les forêts classées et les plaines rizicoles entre autres. » La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement du durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle avait à ses côtés le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Cctoyenne, Abdoul Kassim Fomba, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et les responsables administratifs et politiques régionaux et locaux. On y a noté une forte mobilisation des jeunes des sept Conseils régionaux de la jeunesse du Mali et de toute sa composante régionale de Bougouni au cours de deux jours d’échange, entre acteurs, sur notre environnement. C’est le représentant de Mme le maire de Wassolu Ballé et celui du président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni, Karim Diakité, qui, respectivement, ont souhaité la bienvenue aux participants et ont planté le décor de l’évènement. Selon les différentes interventions, ce forum est un tremplin de renforcement de la paix et la cohésion sociale et un engagement de la jeunesse en faveur de l’environnement dans un contexte où la rareté des ressources constitue des terreaux fertiles aux conflits et au terrorisme. « En cela, a rappelé le président du Conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, notre problème environnemental qui, aujourd’hui fait la une des médias, a sa solution en nous et non des étrangers à la trousse d’une manne. » « Nous devrons nous investir pour y remédier sans aucune forme de violence par le changement de mentalité au profit d’un avenir radieux pour les futures générations », a-t-il dit. Il a été conforté, dans son plan d’action présenté pour un environnement saint dans, par le Président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé. Tout par le président de l’Association de développement du cercle de Yanfolila (ADCY), parrain de l’évènement, Daouda Diakité et la marraine Mme Ami Sène Cissoko. Dans son intervention, le gouverneur de la Région de Bougouni, a dit que ce forum sur l’environnement permettra d’aborder, au cours des séances animées par des conférenciers, les questions multiples. Il s’agit de « la Gouvernance environnementale, les risques écologiques et le rôle de la jeunesse, la Jeunesse, justice environnementale et lutte contre les pollutions, la déforestation et la restauration des paysages, l’exploitation minière et droit environnemental, le changement climatique et résilience locale et le rôle des collectivités dans la gouvernance environnementale. » Il a rendu hommage à la jeunesse de la Région de Bougouni pour avoir touché du doigt ce mal qui détruit notre écosystème. « Face à ce défi, il est urgent de mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs dans la logique d’une gestion durable et pacifique, autour de la protection et la conservation de l’environnement » a-t-il ajouté. Pour Mme le Ministre en charge de l’Environnement, :« le thème retenu, ‘Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales’, est à la fois pertinent, stratégique et mobilisateur. » « Il nous interpelle a-t-elle poursuivi, toutes et tous mais, avec plus de responsabilité de la jeunesse qui représente plus de 60 % de la population régionale. » « Ce forum n’est pas une simple rencontre » a-t-elle fait remarquer. « Il est un espace d’engagement, de construction collective, et de vision partagée pour un avenir durable à Bougouni, au Mali et au-delà »,a-t-elle dit. Selon elle ce cadre s’inscrit dans le sillage de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « qui place la jeunesse au cœur du redressement national. » Elle a rappelé aux jeunes l’espoir que le président fonde sur elle en prenant les reines de ce pays. Pour elle, « la cause est noble et la jeunesse de Bougouni ne doit pas se faire prier pour être comme partout au Mali, debout, consciente et mobilisée pour l’environnement, l’avenir, pour une gouvernance responsable des ressources naturelles, une société plus juste, plus résiliente et plus durable. » Des présentations, des conférences ont mieux édifié la jeunesse malienne sur les défis environnementaux et les pistes de solutions au cours des travaux. Au terme des deux jours bien remplis, lors de la cérémonie de clôture, le président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni a remis la « Déclaration de Yanfolila », au gouverneur de la Région de Bougouni. Signalons qu’au premier jour du Forum, la délégation ministérielle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Yanfolila tout en procédant à un reboisement dans une école fondamentale de la ville. BHT/MD (AMAP)
Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien
Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 % contre 20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)
Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social : 24 milliards Fcfa pour améliorer la desserte en électricité au Mali
Bamako, 16 juillet (AMAP) Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a reçu, ce mercredi 16 juillet 2025, un financement de 24 milliards de Fcfa du Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social, pour renforcer la desserte nationale en électricité, a appris l’AMAP de source officielle. L’objectif, selon un communiqué conjoint du Centre d’Information gouvernementale du Mali (CIGMA), du ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et du ministère de l’Energie et de l’Eau (MEE), est « de poursuivre la dynamique d’amélioration de la desserte, à travers l’augmentation et un service de qualité de la fourniture d’électricité en faveur des populations et des entreprises. » Ce financement permettra de procéder à la maintenance des outils de production d’énergie, conformément aux standards requis en la matière, tout en maintenant assurant un approvisionnement correct en hydrocarbures des centrales, renforçant de ce fait les capacités de production d’énergie. Créé par l’Ordonnance n°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, ce fonds, alimenté par des prélèvements sur les transactions téléphoniques et le mobile money, dispose à ce jour de 34 723 704 013 Fcfa. « Le Fonds de soutien est destiné à apporter une contribution financière, en cas de nécessité et d’urgence, aux actions socio-économiques initiées par le Gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique », indique l’Article 2 de son texte de création cité par le communiqué. La cérémonie de remise de ce premier financement du Fonds de soutien aux infrastructures de base et de développement social, s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances, la cérémonie de réception La première séance du Comité de pilotage, créé par décret, s’est tenue, lundi 14 Juillet 2025, sous la présidence effective du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, auprès de qui le Fonds a été domicilié. A l’issue des délibérations, il a été accordé, au ministère de l’Energie et de l’Eau, cette première tranche de financement, en vue de renforcer les actions entreprises depuis le mois de Ramadan, dans le cadre du Plan unique d’amélioration de la desserte en électricité. OS/MD (AMAP)
Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé
Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)
Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti
Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs 4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)

