Visite du ministre sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB) Sa :  Etape importante du processus de démarrage de l’exploitation.

Bougouni, 31 juil (AMAP) Le ministre des Mines, Pr Amadou Keita, s’est rendu, jeudi, sur le site des Mines de Lithium de Bougouni (LMLB Sa), dans la suite logique des missions de suivi des travaux de la société minière par les services compétents de l’administration minière, a constaté l’AMAP sur place. Cette visite du ministre des Mines a fait le constat que Bougouni mining a pris en compte les observations et recommandations formulées « pour mettre à niveau son site pour l’exploitation du spodumène suivant la réglementation en vigueur. » Comprenant le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, la délégation ministérielle a visité la carrière, le dépôt de minerai, l’usine, la centrale électrique et le dépôt de résidu. Partout où la mission a passé sur le site, les responsables techniques de la société minière l’ont édifiée sur le cycle de production de la mine. Le Directeur pays de la mine, Mohamed Niaré, a annoncé un investissement 65 millions de dollars (Environs 3,2 milliards de Fcfa) pour la première phase et une deuxième phase qui installera une usine de flottation qui sera construite d’ici 2028. Les Mines de Lithium de Bougouni Sa (LMLB Sa) feront, selon M. Niaré, une production annuelle de 80 000 tonnes par an pour la première phase et 120 000 tonnes pour la deuxième phase, soit 200 000 par an pour les deux phases. Le ministre Amadou Keita a rappelé que cette mission, « une instruction du chef de l’Etat, le général d’Armée Assimi Goïta, est une étape importante dans le processus de démarrage de l’exploitation proprement dite. » Et permet à l’Etat de jouer sa partition avec 35% de part, soit 30% pour l’Etat et 5% pour les nationaux dans le respect strict du Nouveau Code minier en vigueur dans notre pays. « Aujourd’hui, au vu des avancées et de la capacité de production, 42 000 tonnes produits et en stocks, en termes de paiement d’impôts, de taxes et d’accompagnement des communautés, rien ne s’oppose à cette inauguration » a déclaré le ministre. Une rencontre technique avec les responsables de la Mine et les autorités régionales a mis fin à cette mission du ministériel sur le site de la société minière LMLB Sa, dont le Directeur pays se dit « prêt pour l’inauguration de la mine ». BHT/MD (AMAP)    

Yanfolila : Le Forum du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni sur l’environnement adopte des recommandations fortes pour la sauvegarde de notre écosystème

Bougouni, 27 juil (AMAP) Le premier Forum de la jeunesse de la Région de Bougouni sur l’environnement, qui s’est tenu vendredi, à Yanfolila (Sud), a adopté 14 recommandations qui vont de « l’interdiction stricte des dragues, cracheurs et autres équipements illégaux dans les cours d’eau de la Région de Bougouni sous peine de sanctions sévères, à la réhabilitation et le reboisement des anciens sites d’orpaillage avec la participation actives des jeunes et des exploitants » Sous le thème : « Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales », le Forum, qui s’est ouvert au Gurutumu Place de la ville, a, dans une « Déclaration de Yanfolila », aussi recommandé « de mettre l’accent sur le suivi des permis miniers par le ministère des Mines et celui de l’Environnement » ainsi que « l’interdiction de toute extraction minière dans les lits des cours d’eau, les forêts classées et les plaines rizicoles entre autres. » La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement du durable, Mme Doumbia Mariam Tangara. Elle avait à ses côtés le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction Cctoyenne, Abdoul Kassim Fomba, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé et les responsables administratifs et politiques régionaux et locaux. On y a noté une forte mobilisation des jeunes des sept Conseils régionaux de la jeunesse du Mali et de toute sa composante régionale de Bougouni au cours de deux jours d’échange, entre acteurs, sur notre environnement. C’est le représentant de Mme le maire de Wassolu Ballé et celui du président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni, Karim Diakité, qui, respectivement, ont souhaité la bienvenue aux participants et ont planté le décor de l’évènement. Selon les différentes interventions, ce forum est un tremplin de renforcement de la paix et la cohésion sociale et un engagement de la jeunesse en faveur de l’environnement dans un contexte où la rareté des ressources constitue des terreaux fertiles aux conflits et au terrorisme. « En cela, a rappelé le président du Conseil régional de la jeunesse, Karim Diakité, notre problème environnemental qui, aujourd’hui fait la une des médias, a sa solution en nous et non des étrangers à la trousse d’une manne. » « Nous devrons nous investir pour y remédier sans aucune forme de violence par le changement de mentalité au profit d’un avenir radieux pour les futures générations », a-t-il dit. Il a été conforté, dans son plan d’action présenté pour un environnement saint dans, par le Président du Conseil national de la jeunesse (CNJ), Sory Ibrahim Cissé. Tout par le président de l’Association de développement du cercle de Yanfolila (ADCY), parrain de l’évènement, Daouda Diakité et la marraine Mme Ami Sène Cissoko. Dans son intervention, le gouverneur de la Région de Bougouni, a dit que ce forum sur l’environnement permettra d’aborder, au cours des séances animées par des conférenciers, les questions multiples. Il s’agit de « la Gouvernance environnementale, les risques écologiques et le rôle de la jeunesse, la Jeunesse, justice environnementale et lutte contre les pollutions, la déforestation et la restauration des paysages, l’exploitation minière et droit environnemental, le changement climatique et résilience locale et le rôle des collectivités dans la gouvernance environnementale. » Il a rendu hommage à la jeunesse de la Région de Bougouni pour avoir touché du doigt ce mal qui détruit notre écosystème. « Face à ce défi, il est urgent de mettre en place un cadre de concertation multi-acteurs dans la logique d’une gestion durable et pacifique, autour de la protection et la conservation de l’environnement » a-t-il ajouté. Pour Mme le Ministre en charge de l’Environnement, :« le thème retenu, ‘Jeunesse et protection de l’environnement : responsabilités et perspectives régionales’, est à la fois pertinent, stratégique et mobilisateur. » « Il nous interpelle a-t-elle poursuivi, toutes et tous mais, avec plus de responsabilité de la jeunesse qui représente plus de 60 % de la population régionale. » « Ce forum n’est pas une simple rencontre » a-t-elle fait remarquer. « Il est un espace d’engagement, de construction collective, et de vision partagée pour un avenir durable à Bougouni, au Mali et au-delà »,a-t-elle dit. Selon elle ce cadre s’inscrit dans le sillage de la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, « qui place la jeunesse au cœur du redressement national. » Elle a rappelé aux jeunes l’espoir que le président fonde sur elle en prenant les reines de ce pays. Pour elle, « la cause est noble et la jeunesse de Bougouni ne doit pas se faire prier pour être comme partout au Mali, debout, consciente et mobilisée pour l’environnement, l’avenir, pour une gouvernance responsable des ressources naturelles, une société plus juste, plus résiliente et plus durable. » Des présentations, des conférences ont mieux édifié la jeunesse malienne sur les défis environnementaux et les pistes de solutions au cours des travaux. Au terme des deux jours bien remplis, lors de la cérémonie de clôture, le président du Conseil régional de la jeunesse de Bougouni a remis la « Déclaration de Yanfolila », au gouverneur de la Région de Bougouni. Signalons qu’au premier jour du Forum, la délégation ministérielle a rendu une visite de courtoisie aux notabilités de Yanfolila tout en procédant à un reboisement dans une école fondamentale de la ville. BHT/MD (AMAP)

Autorisations aurifères : Le vice-président des opérations de B2Gold sollicite l’appui du Premier ministre malien

Bamako, 23 juil (AMAP) Le vice-président des opérations de B2Gold, Bill Lytle, a sollicité l’appui du chef du gouvernement malien, Abdoulaye Maïga, pour l’obtention des autorisations liées au projet souterrain et régional de la mine d’or de Fekola, a appris l’AMAP, mercredi, sur la page Facebook de la Primature. M. Lyte, reçu en audience par le Premier ministre Maïga, le méme jour, à la Primature, en présence du ministre des Mines, Amadou Keïta, a eu des échanges avec son hôte sur « des questions opérationnelles et administratives. » « Il s’agissait de présenter au Premier ministre les réalisations de la société, qui entretient jusqu’à présent un partenariat fructueux avec le Mali », indique la même source. Le vice-président des opérations de la compagnie minière canadienne est venu solliciter l’appui du chef du gouvernement pour également « la mise en place d’une ferme solaire pour une meilleure optimisation de la production. » Ces autorisations permettront à B2Gold de créer 2.000 nouveaux emplois. Le Premier ministre, dans sa réponse, a assuré que « le ministre chargé des Mines est à pied d’œuvre afin d’engager toutes les démarches nécessaires pour garantir à la fois les intérêts du peuple malien et ceux des investisseurs. » Le général de division Abdoulaye Maïga a remercié la délégation pour la franche collaboration et réaffirmé la volonté du gouvernement « de mettre fin à l’exploitation anarchique et dégradante de l’or au Mali. » Le canadien B2Gold exploite Fekola, la 2e plus grande mine d’or du Mali, Il détient le projet souterrain de la mine de Fekola à 80 %  contre  20 % par l’Etat du Mali et le projet Fekola régional. Le complexe Fekola comprend la mine de Fekola (permis de Médinandi abritant les carrières de Fekola et de Cardinal et la mine souterraine de Fekola) et Fekola Régional (zone Anaconda (permis de Bantako, Ménankoto et Bakolobi) et le permis de Dandoko, qui est située à environ 20 kilomètres de la mine de Fekola. MD (AMAP)    

Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social : 24 milliards Fcfa pour améliorer la desserte en électricité au Mali

Bamako, 16 juillet (AMAP) Le ministère de l’Énergie et de l’Eau a reçu, ce mercredi 16 juillet 2025, un financement de 24 milliards de Fcfa du Fonds de soutien aux Infrastructures de base et de développement social, pour renforcer la desserte nationale en électricité, a appris l’AMAP de source officielle. ​L’objectif, selon un communiqué conjoint du Centre d’Information gouvernementale du Mali (CIGMA), du ministère de l’Economie et des Finances (MEF) et du ministère de l’Energie et de l’Eau (MEE), est « de poursuivre la dynamique d’amélioration de la desserte, à travers l’augmentation et un service de qualité de la fourniture d’électricité en faveur des populations et des entreprises. » Ce financement permettra de procéder à la maintenance des outils de production d’énergie, conformément aux standards requis en la matière, tout en maintenant assurant un approvisionnement correct en hydrocarbures des centrales, renforçant de ce fait les capacités de production d’énergie. Créé par l’Ordonnance n°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, ce fonds, alimenté par des prélèvements sur les transactions téléphoniques et le mobile money, dispose à ce jour de 34 723 704 013 Fcfa. « Le Fonds de soutien est destiné à apporter une contribution financière, en cas de nécessité et d’urgence, aux actions socio-économiques initiées par le Gouvernement dans divers secteurs, notamment le secteur énergétique », indique l’Article 2 de son texte de création cité par le communiqué. La cérémonie de remise de ce premier financement du Fonds de soutien aux infrastructures de base et de développement social, s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances, la cérémonie de réception La première séance du Comité de pilotage, créé par décret, s’est tenue, lundi 14 Juillet 2025, sous la présidence effective du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, auprès de qui le Fonds a été domicilié. A l’issue des délibérations, il a été accordé, au ministère de l’Energie et de l’Eau, cette première tranche de financement, en vue de renforcer les actions entreprises depuis le mois de Ramadan, dans le cadre du Plan unique d’amélioration de la desserte en électricité. OS/MD (AMAP)

Kangaba : Causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans le Mandé

Kangaba, 14 juil (AMAP) Environ 150 maires, légitimités traditionnelles, représentants d’associations de femmes et de jeunes venues de 13 Communes du Mandé ont participé, dimanche 13 juillet 2025, à Kangaba, à une causerie communautaire pour la lutte collective contre l’extraction aurifère dans leur terroir, a constaté l’AMAP. En organisant cette causerie, l’Union des associations et coordinations d’associations pour le développement et la défense des droits des démunis (UACDDDD) vise comme objectif général à rassembler les actrices et acteurs du terroir du Mandé pour échanger sur les problèmes de l’extraction aurifère qui détruit les éco-agro-systèmes et déstabilise les communautés tant socio-culturellement qu’économiquement. Ce grand rassemblement a permis d’avoir un premier échange sur l’état des lieux de l’exploitation aurifère (dragage, mines, orpaillage) commune par commune, d’avoir un état des lieux des mesures prises au niveau des autorités administratives et coutumières et résultats sur le terrain et d’obtenir un renforcement de la mobilisation autour d’actions collectives. Plusieurs recommandations ont été formulées par les participants en vue de mettre en commun les efforts pour mettre fin au dragage sur les cours d’eau et obtenir une réorganisation de l’orpaillage. Cette activité, organisée par l’UACDDDD, se situe dans le cadre du Projet de renforcement pour sécuriser et protéger le terroir Mandé, avec l’approche holistique de l’Agroécologie paysanne (AEP) dans le cadre du processus interactif de mise en place des Commissions foncières villageoises (COFOV) en 10 étapes. Selon le secrétaire général de l’UACDDDD, Massa Koné l’Union, dans sa vision et programme de sécurisation foncière a coconstruit avec les communautés un processus interactif de mise en place des COFOV en 10 étapes. Agissant notamment dans tout le terroir Mandé, de Bamako à la frontière guinéenne, un problème commun est ressorti : l’extraction aurifère aux conséquences dramatiques, menaçant l’environnement, la cohésion sociale, le développement et le bien-être des communautés. Ainsi, pour faire appliquer la loi portant interdiction du dragage, à la demande des communautés, une forte sensibilisation a été menée, le 22 décembre 2025, lors d’un Forum communautaire à Kirina, rassemblant tant les communautés, que les autorités coutumières administratives locales et nationales, pour trouver ensemble des solutions. Au fléau du dragage s’ajoute les mines et l’orpaillage. C’est à la suite de ce Forum communautaire de Kirina et en cohérence avec son processus de protéger les ressources naturelles avec le développement des terroirs en Agroécologie Paysanne et pour une économie locale saine, solidaire, prospère et partagée, que l’UACDDDD a organisé cette causerie. Il s’est agi d’échanger avec l’ensemble des actrices et acteurs sur l’exploitation aurifère qui gangrène les communes du terroir du Mandé. Le secrétaire général de l’UACDDDD s’est dit comblé de la tenue de cette causerie communautaire au cours de laquelle les participants se sont franchement parlé. SD/MD (AMAP)

Inauguration de la centrale solaire de l’hôpital Sominé Dolo de Mopti

Mopti, 14 juil (AMAP) L’hôpital Sominé Dolo de Mopti (Centre) a inauguré, samedi, sa centrale solaire photovoltaïque en mode autoconsommation, d’un coût de 335 millions de Fcfa, don de la fondation Orange, à travers l’Association Yirwal Mopti. L’investissement est composé de panneaux solaires d’une puissance de 192Kwc, de batteries 3 LUNA 200 kwa + onduleur/chargeur Huawei 100kw, d’onduleurs  4 Huawei SUN 200-50KTL-M3, transformateur isolateur 300 kwa, un système de monitoring intelligent et un raccordement interne . Destinés à renforcer l’autonomie énergétique de l’hôpital, assurer la continuité des soins médicaux dans les services prioritaires en s’inscrivant dans une logique de transition énergétique, les équipements couvriront le bloc opératoire, la salle de réanimation, la salle de stérilisation, la banque de sang et la morgue. Par ce geste, l’entreprise citoyenne Orange Mali appuie la santé des populations de la Région de Mopti et celle des Régions septentrionale dont la prise en charge sanitaire relève de l’hôpital Sominé Dolo. La cérémonie d’inauguration était co-présidée par le conseiller spécial du président de la Transition en charge des œuvres sociales, Aguibou Dembélé et la ministre de la Santé, le colonel Assa Badiallo Touré. « L’énergie n’est pas un luxe pour un hôpital. On pourrait même dire que c’est une condition essentielle pour la vie » a souligné Sékou Dramé le président du conseil d’administration de la fondation Orange. Selon lui, grâce à ces installations solaires financé par la fondation Orange avec le soutien de Huawei, l’hôpital de référence Sominé Dolo bénéficie désormais d’une source d’énergie fiable, propre, pérenne et  un environnement de travail sécurisé pour les soignants. Il a salué l’association Yirwal qui s’est pleinement investit pour démontrer la pertinence et l’impact de ce projet au bénéfice des populations avant de réitérer l’engagement d’Orange Mali et de sa fondation a accompagné les plus hautes autorités du Mali dans l’effort de développement du pays. Il a enfin dédié la réalisation à l’ensemble du personnel médical ainsi qu’aux habitants de Mopti. Le ministre de la santé et du développement social, colonel Assa Badiallo Touré et le conseiller spécial du président ont, au nom des populations maliennes, rendu un hommage à la direction d’Orange, à sa fondation Orange Mali et l’ensemble des partenaires d’avoir démontré par ce geste qu’ils sont des entreprises citoyennes. Mme la ministre a chaleureusement salué la société ERCOM pour la qualité des travaux, l’association Yirwal et les responsables sociaux sanitaires de la Région pour leur clairvoyance dans l’identification des besoins prioritaires des populations. La coupure du ruban et la visite guidée des installations ont mis fin à la cérémonie. DC/MD (AMAP)                                                  

Visite officielle du Chef de l’État en Russie : Le Tatarstan ouvre ses industries automobiles civiles et militaires au Président Assimi Goïta

Envoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 26 juin (AMAP) La délégation présidentielle malienne a visité, jeudi, à Kazan, l’atelier de l’entreprise Rostec, géant mondial de construction d’hélicoptères dont la renommée parcourt les quatre coins du monde et a, aussi, reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la construction de la raffinerie d’or de Sénou, a constaté l’AMAP. Le général d’Armée Assimi Goïta et la forte délégation qui l’accompagne ont eu droit en cette matinée du 26 juin, à Kazan, à une visite guidée des hauts responsables de ce géant mondial de construction d’hélicoptère dont la renommée parcourt les quatre coins du monde. Les hélicoptères Mi s’imposent pour la plupart par leur envergure notamment le transport de troupes ou de personnalités. « Le président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a voulu que la délégation qui l’accompagne s’inspire de l’expérience et l’expertise russes pour un développement durable, une économie résiliente, une souveraineté renforcée. Pour donner corps aux protocoles d’accords signés dans plusieurs domaines, il était important de toucher certains aspects comme le transfert de compétences », a déclaré le ministre de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée, Sadio Camara. « C’est ce qui explique le choix de l’industrie, en particulier l’industrie militaire pour laquelle le Mali a de grandes ambitions. Dans un esprit de confiance, le partenaire russe a ouvert toutes les portes à la délégation malienne pour faire profiter de son expérience de développement et la mise en œuvre d’une stratégie d’équipement et d’industrialisation efficace », a ajouté le ministre de la Défense et des anciens Combattants. Pour le général de corps d’armée Sadio Camara, l’industrie du Tatarstan inspire dans ce sens : « Le gouvernement du Tatarstan, qui est une République de la Fédération de Russie, a voulu nous montrer les capacités industrielles remarquables sur son territoire, notamment les usines de construction d’hélicoptères et de véhicules utilitaires. Nous sommes très impressionnés par l’organisation et la qualité de ces usines. » « Nous comprenons ce qui fait la qualité et la robustesse des appareils russes que nous utilisons au combat. Nous avons compris la grande efficacité de ces appareils sur le terrain, sur le théâtre des opérations. C’est une source d’inspiration pour emprunter le même chemin », s’est enthousiasmé Sadio Camara. Le président Assimi Goïta a eu droit à une exhibition des véhicules blindés de combat et de transport de la compagnie Remdizel, spécialisée en solutions de défense. L’on pouvait admirer l’allure du blindé polyvalent K5385. Le chargé des Activités extérieures de la compagnie, Bulat Zainutdinov, a dit à la presse malienne toute leur fierté de l’intérêt que les autorités du Mali accordent à leurs solutions. Ce qui va les encourager à produire davantage d’engins appropriés pour la clientèle, dans un secteur à forte concurrence. Aux côtés des engins de Remdizel, se trouvaient des prototypes de véhicules de l’usine de construction de camions à usage civil, Kamaz qui entend s’ouvrir davantage au Mali et à l’Afrique. Elle est déjà réputée pour avoir remporté des victoires au Rallye Paris-Dakar. Dans le grand atelier de l’entreprise Rostec, les bruits assourdissants de soudeuses, de chalumeaux, de marteaux géants sur les composites et autres formes de métaux contrastent avec le décor qui s’offre à la vue des visiteurs du jour. De part et d’autres des allées, des ouvriers s’affairent à l’assemblage. Ici, une cabine prend forme, là des hélices entreposées, devant des matériaux de fuselage. Les membres du gouvernement présents, ceux du cabinet du Chef de l’État et autres collaborateurs techniques tentent de capter les quelques mots qui résistent au grand bruit des lieux, venant des explications traduites en français du guide russe affecté au Président de la Transition. Tout de même, chacun trouve son compte avec les panneaux descriptifs des appareils proposés à être visités. Ici les colosses toisés sont des hélicoptères utilitaires lourds Mi-8MTV-1, des hélicoptères utilitaires légers Mi-24, des hélicoptères de polices, de secourisme. Dans la matinée, le Président de la Transition a reçu une équipe du groupe Yadran, partenaire stratégique dans la constitution de la raffinerie d’or de Sénou. Le groupe a présenté au Général d’armée Assimi Goïta une maquette, élément sensible, de la future plate-forme industrielle tant attendue, et dont la première pierre a été posée le 16 juin dernier. Sur le projet, le ministre des Mines, Amadou Keïta, dit que le Mali porte une attention particulière au transfert de compétences, volet important du projet. Le Mali et la Fédération de Russie ont entamé le processus de développement accéléré de leur coopération économique. Les deux Chefs d’État veulent faire du potentiel industriel du Tatarstan un levier stratégique. AS/MD (AMAP)

La Société des mines de Komana veut renforcer le contenu local pour un développement durable

Bamako, 26 juin (AMAP) La Société des mines de Komana (SMK), dans la région de Bougouni (Sud), a organisé, ce jeudi 26 juin à Bamako, un atelier sous le thème « Renforcer la collaboration, la transparence et le contenu local » pour promouvoir l’intégration des entreprises maliennes dans sa chaîne d’approvisionnement. « Nous croyons fermement au développement des fournisseurs locaux et au respect de la politique du contenu local », a déclaré Allen Pereira, responsable régional de la chaîne d’approvisionnement de SMK. L’atelier, qui a réuni des acteurs clés du secteur minier et des Petites et moyennes entreprises (PME), a dévoilé une nouvelle vision de la chaîne d’approvisionnement de SMK, axée sur la fluidité, la résilience et l’utilisation des données pour une croissance durable. Siaka Coulibaly, responsable de la chaîne d’approvisionnement, a souligné l’urgence d’adapter les pratiques face aux évolutions rapides du marché : « Notre chaîne actuelle, bien qu’efficace par le passé, doit évoluer pour répondre aux défis et opportunités d’aujourd’hui. » Un accent particulier a été mis sur le renforcement du contenu local, en ligne avec le Code minier 2023, qui accorde jusqu’à 35 % des parts aux acteurs maliens. En janvier 2025, SMK a signé un accord historique avec le gouvernement malien, établissant des paramètres opérationnels pour un développement durable. Cet accord favorise l’intégration des PME locales via la sous-traitance, créant des emplois et réduisant la dépendance aux importations. Moumine Diabaté, représentant de la Direction nationale des petites et moyennes entreprises, a précisé : « La sous-traitance est un facteur d’intégration dans le système productif, encourageant l’investissement local et la montée en gamme des prestations. » Costa Panidis, directeur général de SMK, a réaffirmé l’engagement de l’entreprise : « Nous envisageons de travailler avec les fournisseurs locaux pour être en règle avec le contenu local. » L’atelier a également exploré des solutions comme le facturage inversé et le renforcement des capacités des PME en gestion et digitalisation pour maximiser leur compétitivité. En 2023, la mine de Komana a produit 83 965 onces d’or, avec des réserves estimées à 493 000 onces, contribuant significativement à l’économie malienne. SMK ambitionne de créer un centre logistique à Bamako pour servir l’Afrique de l’Ouest, renforçant l’autonomie locale et soutenant les communautés de Bougouni. OS/MD (AMAP)

En visite officielle en Russie : Assimi Goita compte sur le potentiel productif du Tatarstan pour booster la coopération économique

nvoyés spéciaux à Kazan Alassane SOULEYMANE et Oumar DIOP Kazan, 25 juin (AMAP) Le président Tatar, le « Raïs » Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich et le président de la Transition, le général d’Armée, Assimi Goïta, ont eu un tête-à-tête, mercredi, à Kazan, capitale du Tatarstan (une des Républiques de la Fédération de Russie) où le chef de l’Etat malien est arrivé mercredi matin, dans le cadre de sa visite officielle, a constaté l’AMAP. Les deux dirigeants ont d’abord ce tête-à-tête au Kremlin local de Kazan, en présence du ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara et le vice-ministre de la Défense russe, Yunus-Bek Yevkurov, avant une réunion élargie aux deux délégations. Cette réunion bilatérale a permis aux parties de dévoiler les grandes lignes de leurs visions d’une coopération à bâtir au plus vite. « La coopération entre le Mali et le Tatarstan est timide », a noté le chef de l’Etat tatar. Les études sur cette République sont parlantes : le pays est très actif dans les exportations, avec plus de 160 pays partenaires commerciaux. Le Tatarstan couvre la région économique de la Volga, qui tient son nom de ce grand fleuve qui le traverse. Il fait partie des Régions les plus importantes et les plus développées de Russie sur le plan économique. « La moitié de la production tatare est exportée, a dit son président. Après une heure d’avion de Moscou, le président de la Transition au Mali est arrivé à Kazan pour ouvrir une nouvelle page de la coopération économique entre le Mali et la Fédération de Russie, avec l’ambition affichée de donner un contenu économique marqué à travers des actes forts. La renommée de la République du Tatarstan, un des moteurs économiques de la Fédération de Russie est fondée sur une expertise dans plusieurs domaines : la pétrochimie, la construction automobile et de l’aérien militaire, l’industrie minière, la machinerie agricole, etc. « Le monde entier connait les hélicoptères de marque Mi fabriqués chez nous, de même que les véhicules de transport Kamaz dont la marque a remporté des victoires mémorables au Rallye Paris Dakar », s’est réjoui le président Tatar, le «Raïs» Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich, lui-même connu pour avoir été un pratiquant des courses automobiles, dans un passé lointain. PARTENARIAT MULTI-SECTEURS – « Nous avons une pleine conscience du potentiel de votre pays et nous entendons tisser une relation durable et bénéfique. Nous avons une idée claire de vos potentialités, de votre expertise. C’est pourquoi, je suis venu avec plusieurs ministres pour cette visite officielle auprès de la Fédération de Russie et, ici, auprès de votre État », a dit le chef de l’Etat malien s’adressant à son hôte. « Nous avons déjà un bon début avec l’implication de la compagnie Yadran dans la raffinerie. Nous souhaitons pousser ce partenariat dans plusieurs secteurs productifs dont vous avez un leadership avéré. Nous avons déjà engagé des discussions sur des projets dans les domaines du pétrole, de la filature de coton, des transports, des engrais, de la formation. Nous souhaitons ensemble concrétiser ces projets », a succinctement développé le Président Goïta, devant son hôte tatar et des membres de son gouvernement ainsi que des chefs de grands groupes industriels. Le président de la Transition au Mali s’est dit honoré de l’invitation de son homologue Vladimir Poutine pour la visite officielle en Fédération de Russie et de celle au Tatarstan. Il a également vivement salué les autorités tatares pour l’accueil chaleureux réservé à sa délégation. Le Tatarstan a une population à près de 53% musulmane.  En tant que membres de la communauté islamique mondiale, le Mali et le Tatarstan se doivent de mener des actions communes. C’est à cela que le Raïs Roustam Minnikhanov Nurgaliyevich a, également, invité le général d’Armée Assimi Goïta, au cours de leurs entretiens. « Nous organisons le Forum Russie-Monde islamique depuis près de 16 ans. La dernière édition tenue l’an dernier a enregistré 96 pays et 22 participants. Nous serons heureux d’accueillir une délégation malienne l’an prochain, surtout que notre capitale, Kazan, est désignée capitale de la Culture islamique en 2026 », a-t-il dit. Il a, aussi, annoncé que le président Poutine l’a nommé président du Groupe stratégique Russie-Monde islamique, et qu’à ce titre, il invite le Mali à désigner un représentant au sein de l’équipe de travail. Une séquence importante de cette visite a été l’échange de documents d’accord entre le ministre malien des Mines, Amadou Keita et son homologue tatar, devant les deux présidents. Au cours de cette réception au Palais du Rais de Kazan, le Président de la Transition a pu échanger, dans l’enceinte de l’édifice, avec la majorité des 35 étudiants maliens installés dans cette République. Il les a encouragés à réussir leurs études pour venir contribuer à « transformer le Mali ». La ville de Kazan est familière des grands rendez-vous internationaux, comme le sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qu’elle a abrité en 2024. Le programme du Président Assimi Goïta au Tatarstan se poursuit ce jeudi avec la visite de certaines unités industrielles et des audiences qu’il accordera à certains responsables du secteur économique. AS/MD (AMAP)  

Mali-Russie : Signature d’accords pour un partenariat stratégique renforcé (Communiqué)

Bamako, 24 juin (AMAP) Le président malien de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, et son homologue russe, Vladimir Poutine, ont scellé un renforcement de la coopération bilatérale lors d’une visite officielle au Kremlin, marquée par la signature de plusieurs accords, a indiqué un communiqué de la Présidence du Mali. « Nous avons désormais des perspectives intéressantes dans plusieurs secteurs, y compris l’exploitation des ressources naturelles, l’énergie, la logistique et la coopération humanitaire », a déclaré le président Poutine. Le Président russe a salué les relations historiques et solides qui unissent les deux pays depuis l’établissement de leurs relations diplomatiques il y a 65 ans. Il a souligné la continuité de la coopération dans plusieurs domaines, notamment la formation de plus de 10 000 cadres maliens en Russie, tout en exprimant sa volonté d’approfondir davantage les relations bilatérales à travers de nouveaux projets conjoints. « Au Kremlin, les deux Chefs d’État ont eu un entretien en tête-à-tête, suivi d’une séance de travail élargie aux membres des délégations des deux pays. Ces échanges de haut niveau ont permis de passer en revue l’état de la coopération bilatérale et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat stratégique entre le Mali et la Russie. », indique le communiqué de la présidence malienne Cette rencontre, qui s’inscrit dans une dynamique d’approfondissement des liens historiques entre Bamako et Moscou, a permis des échanges approfondis sur le commerce, l’économie, les investissements, la sécurité, l’éducation, l’énergie et l’aide humanitaire. Les deux chefs d’État ont également abordé des questions régionales et internationales d’actualité. Le président Goïta, en réponse, a réaffirmé la volonté du Mali de de renforcer ses liens de coopération avec la Russie. « Notre coopération couvre de nombreux secteurs. Grâce à ce partenariat, nous avons enregistré des résultats tangibles », a-t-il déclaré. « Grâce à ce partenariat, nous avons enregistré des résultats tangibles. Cette visite officielle contribuera à approfondir davantage nos relations dans un esprit de confiance mutuelle et de respect de la souveraineté », a-t-il souligné. Le Président Assimi GOÏTA a exprimé sa gratitude pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé. Les discussions ont abouti à la signature d’accords dans les domaines du commerce, de l’économie et de la logistique, consolidant le cadre juridique du partenariat. Cette visite s’inscrit dans la dynamique d’un Mali souverain, qui entend diversifier ses partenariats stratégiques pour répondre aux aspirations légitimes de son peuple à la paix, à la stabilité et au développement durable, selon la présidence malienne OS/MD (AMAP)