Kangaba: Rappel de l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger (Communiqué du préfet)

Kangaba, 14 oct (AMAP) Le préfet du Cercle de Kangaba (Ouest), Abou Dao a publié, lundi 13 octobre 2025, un communiqué officiel, rappelant aux populations du Cercle ,l’interdiction du dragage dans le lit du fleuve Niger, a appris l’AMAP. Le texte du préfet, sur la base de l’article 62 du Code minier du Mali, interdit la fabrication, et le transport des dragues sur toute l’étendue du Cercle de Kangaba. Le communiqué rappelle, également, « l’interdiction d’entrée, dans tout le ressort du Cercle de Kangaba, des machines pelleteuses, des bulldozers, Caterpillar sans documents dûment délivrés par les services compétents. » Le communiqué officiel du préfet du cercle de Kangaba indique, aussi, la fin de la période de suspension de l’orpaillage artisanal qui s’étendait du 15 juin au 30 septembre 2025. Le préfet Dao précise dans que « ces mesures ont pour but principal de préserver non seulement des vies humaines et les espèces aquatiques mais, aussi, l’environnement et prévenir les conflits communautaires. » SD/MD (AMAP)

Contrôle inopiné des stations-service à Bamako pour assurer l’approvisionnement en carburant

Bamako, 9 oct (AMAP) Une mission de contrôle inopinée des stations-service a été menée ce jeudi à Bamako, ordonnée par le Premier ministre, à la suite d’une réunion du Comité interministériel chargé des crises et des catastrophes, vise à garantir l’approvisionnement en carburant et le respect des prix officiels, Cette opération a été menée par les services techniques de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), en collaboration avec la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), l’Office malien des produits pétroliers (OMAP) et la direction régionale de la police. Les stations Yara Oil, Yara Service et Shell, situées sur l’avenue Kwame N’krumah, ainsi que d’autres à Magnambougou, Faso Kanou et Sogoniko, ont été inspectées. À Yara Oil, sur une capacité de stockage de 50 000 litres, 18 000 litres d’essence et 6 500 litres de gasoil étaient disponibles. À Yara Service, à Sogoniko, 29 000 litres d’essence et 28 000 litres de gasoil ont été recensés sur une capacité de 35 000 litres pour chaque type de carburant. En revanche, à la station Shell de l’avenue Kwame N’krumah, seuls 7 400 litres de gasoil étaient disponibles, l’essence étant en rupture de stock. Selon Fousseyni Bamba, directeur de la DGCC du district de Bamako, l’objectif de cette mission est de contrôler les prix à la pompe, fixés à 775 Fcfa pour l’essence et 725 Fcfa pour le gasoil et d’éviter la rétention de stocks. « Toute infraction, qu’il s’agisse du non-respect des prix ou de la rétention de stocks, sera sévèrement sanctionnée, y compris par des poursuites judiciaires », a-t-il déclaré. Des équipes pluridisciplinaires, déployées dans chaque commune de Bamako, continueront de vérifier les prix et les stocks, tout en assurant l’ordre dans les stations pour faciliter l’approvisionnement des populations. La DGCC appelle la population à signaler tout manquement via les numéros verts 36 098 et 36 099, notamment en cas de refus de vente ou de non-respect des prix. M.Bamba a rassuré sur la disponibilité des stocks, saluant l’engagement des importateurs et transporteurs. « L’État met tout en œuvre pour éviter une pénurie, conformément aux instructions des plus hautes autorités », a-t-il ajouté. Cette opération s’inscrit dans une démarche de sécurisation des convois de ravitaillement, escortés par les forces armées maliennes, pour garantir une distribution équitable du carburant sur l’ensemble du territoire national. OS/MD (AMAP)

Mali : Arrêt de la fourniture de l’électricité à Macina (Centre)

Macina, 8 oct (AMAP) La ville de Macina, dans le Centre du Mali, connait une pénurie d’essence généralisée obligeant les motocyclistes à réduire leurs mouvements et atteint Energie du Mali (EDM) qui a arrêté, lundi, la fourniture de l’électricité dans la ville, a constaté sur place l’AMAP. La fourniture de l’électricité, qui était de 15 heures par jour (de 18 à 10 heures) a chuté ces quatre derniers jours à 11 heures, le lendemain matin (soit de 19 à 6 heures, puis à l’arrêt total ce 7 octobre 2025, à 2 h du matin, plongeant ainsi la ville dans le noir. DG/MD (AMAP)

Hydrocarbures : le gouvernement rassure sur la disponibilité du carburant au Mali

Bamako, 7 oct (AMAP) Le Directeur général adjoint de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), Soumaïla Djittéye, a affirmé, lundi à Bamako, au cours d’un point de presse, à la Primature, que le Mali dispose de quantités suffisantes de carburant pour approvisionner le pays dans les prochains jours, en attendant la mise en œuvre des mesures arrêtées par le gouvernement. « Les constats sur le terrain nous permettent d’affirmer, sans risque de nous tromper, qu’il existe actuellement des stocks suffisants pour approvisionner le pays pendant plusieurs jours », a déclaré M. Djitèye, à la suite d’une réunion interministérielle de crise consacrée à la situation des hydrocarbures. Selon lui, la DGCC a dépêché des missions sur l’ensemble du territoire pour évaluer la disponibilité des produits pétroliers. Ces missions ont porté sur le contrôle des grands dépôts d’hydrocarbures de Bamako Office national des produits pétroliers (ONAP), Sanké, Star Oil, l’évaluation des stocks physiques dans les stations-service, de Kayes à Kidal et le décompte des camions-citernes sur les quatre principaux corridors d’approvisionnement du pays. M. Djitèye a salué le patriotisme et la résilience des populations, ainsi que l’appui des forces de défense et de sécurité dans l’escorte des camions-citernes vers les zones de consommation. À l’issue de la réunion de crise, le gouvernement a décidé de renforcer la sécurisation du transport des hydrocarbures par l’organisation d’escortes pour les camions-citernes et de mettre en place des équipes mixtes composées de la DGCC et d’autres services techniques. Ces équipes seront chargées de veiller au respect des prix officiels à la pompe, de constater la disponibilité des stocks et de superviser la distribution pour un ravitaillement régulier du pays. Soumaïla Djitéye a également mis en garde contre les hausses illégales de prix constatées dans certaines stations-service. « Nos agents ont relevé des cas de vente à des prix supérieurs à ceux fixés par l’État. Des sanctions ont été prises, parfois même la fermeture temporaire de stations », a-t-il précisé, tout en appelant à éviter les spéculations dans un contexte de tension d’approvisionnement. Le Directeur général de l’ONAP, Modibo Gouro Diall, a, pour sa part, rappelé que les prix à la pompe demeurent inchangés : 775 Fcfa le litre de super et 725 le litre de gasoil, conformément aux tarifs fixés par le gouvernement. Une source à la Primature a indiqué à l’AMAP que 193 camions-citernes sont actuellement en route pour Bamako, où ils seront stationnés au niveau du bureau de douane de l’ONAP. M. Djittéye a, enfin, rassuré les populations que la situation est « passagère » et que les autorités suivent de près l’évolution de l’approvisionnement afin de garantir la stabilité du marché. OS/MD (AMAP)

Effondrement d’anciens puits miniers à Kangaba (Ouest) : un mort et deux blessés (Source sécuritaire)

Kangaba, 04 sept (AMAP) L’effondrement d’anciens puits miniers, mardi 02 septembre 2024, aux environs de 22 heures, sur le site d’orpaillage de Sakoro, dans la Commune rurale de Minidian, dans le Cercle de Kangaba (Ouest) a fait un mort et deux blessés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Aussitôt informé, le commandant de Brigade (CB) de la Gendarmerie de Kangaba, le major Mahamadou Diarra, s’est rendu sur le lieu du sinistre avec ses éléments. Selon le CB, « le non-respect de l’arrêté interministériel portant suspension des activités d’orpaillage au Mali allant du 15 juin au 30 septembre est à l’origine de ce drame. » Toujours selon la même source, le lieu de l’accident était interdit par les ‘Tombolomas’ à cause de la fragilité du sol. « En plus de cela, il avait plu la veille rendant encore plus fragile le terrain. » « Malgré cette interdiction, des orpailleurs, récalcitrants et sont sans scrupules, n’hésitent pas à sortir de nuit pour chercher de l’or au risque de leur vie » a dit le CB, en démentant « beaucoup de rumeurs (qui) ont circulé faisant croire que plusieurs corps sont ensevelis sous les décombres. »  Après les fouilles effectuées notamment par les machines lourdes, le bilan n’a pas changé. Le major Diarra et ses éléments ont invité les ‘Tombolomas’ et autres propriétaires de terres « à veiller au respect scrupuleux de l’arrêté interministériel qui prendra fin à la fin de ce mois de septembre. » Le CB a, également, indiqué que la gestion de ce site d’orpaillage est complexe.  Il est situé à Sakoro, village relevant de la Commune rurale de Minidian alors que la gestion de la terre relève du village de Habaladougou-Kéniéba, dans la Commune rurale de Benkadi. Ce double statut donne un caractère complexe à ce site d’orpaillage et profite aux orpailleurs clandestins dans leur manœuvre. Les autorités estiment que cette situation doit être corrigée pour éviter d’autres conflits fratricides. Les deux populations de Kangaba et de Habaladougou-Kéniéba « sont d’un même ancêtre », disent-elles. SD/MD (AMAP)

2è Commission mixte de coopération Mali-Émirats arabes unis : Onze accords signés dans les domaines stratégiques de développement 

Bamako, 20 août (AMAP) Le Mali et les Emirats arabes unis ont signé quelque onze accords et Mémorandums d’entente (MoU) dans les domaines de la sécurité, de l’agriculture et du secteur énergétique, lors de la grande Commission mixte de coopération entre les deux pays, lundi 18 août, à Abu Dhabi, rapporte un communiqué officiel. Selon cette source, « la tenue de cette commission mixte s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération déjà exemplaire entre les deux pays. » « Les relations entre le Mali et les Emirats Arabes Unis se portent bien et des accords signés lors de cette 2è commission mixte de coopération en sont la preuve », indique Bamako dans son communiqué. La délégation gouvernementale malienne conduite par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Internationale, Abdoulaye Diop, est composée du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, du ministre de l’Énergie et de l’Eau, Boubacar Diané, ainsi que les experts des départements concernés. L’objectif de cette rencontre bilatérale fondamentale est de renforcer les partenariats entre les deux pays notamment sur le plan diplomatique, sécuritaire et surtout économique. Ainsi, les discussions ont porté sur les secteurs stratégiques des mines, des énergies renouvelables, des transports, du commerce, de la culture ainsi que de l’agro-industrie. « Essentiellement orienté vers la dynamique du développement des relations économiques, cette commission mixte a donc favorisé les contacts directs entre milieux d’affaires émiratis et maliens, à travers une série de consultations sur des questions diplomatiques et politiques et d’intérêts communs. » Un mémorandum de partenariat a été ainsi signé entre le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandjou Simpara et le secrétaire général de la Chambre de commerce émiratie. En marge de cette 2è commission, de nombreux opérateurs économiques maliens, porteurs de projets, avaient rallié la capitale des Émirats, pour rencontrer, au cours d’un forum dédié, des investisseurs émiratis en vue d’éventuels partenariats d’affaires. La session de la grande Commission mixte « a surtout mis un accent particulier sur l’eau et l’énergie au Mali, deux secteurs dans lesquels les partenaires émiratis sont bien engagés et pour lesquels l’expertise du ministre de l’Énergie et de l’Eau a été mise à contribution », indique le communiqué. Au cœur des discussions, la question des énergies renouvelables a fait l’objet d’une attention particulière des investisseurs. Le ministre Boubacar Diané a insisté sur les attentes de son secteur en matière d’investissement adéquat pour booster véritablement le développement du secteur de l’énergie et de l’eau dont l’attrait pour les investissements a ainsi été rehaussé. En effet, pays hôte de cette 2è commission mixte, les Émirats arabes unis disposent d’une présence remarquée Mali, à travers les investissements dans le secteur de l’énergie, « comme en témoigne le projet bien avancé de centrale solaire de deux fois 50 MWc à Tiakadougou-Dialakoro, dans la Région de Bougouni (Sud). Au cours de cette rencontre, les partenaires émiratis ont émis « le souhait de bénéficier du soutien et surtout de l’accompagnement du Mali pour l’organisation de la Conférence sur l’Eau, prévue à Dakar, au Sénégal, l’année prochaine. » Centre important d’échanges commerciaux à l’échelle mondiale, les Emirats arabes unis, également puissance mondiale dans l’armement, l’énergie et la technologie, offrent au Mali une opportunité stratégique pour consolider ses intérêts nationaux. MD (AMAP)

Kangaba : Mission d’information et de sensibilisation sur la situation du réseau électrique

Kangaba, 8 août (AMAP) Une délégation de la Direction générale d’Énergie du Mali (EDM), conduite par le directeur des Ressources humaines, Ousmane Traoré, a tenu Kangaba (Ouest), jeudi, pour une séance de travail avec les autorités administratives et locales afin d’échanger sur les perturbations du réseau électrique affectant la ville, a constaté l’AMAP. Depuis près de deux mois, Kangaba subit des coupures d’électricité régulières, plongeant la ville dans l’obscurité de 21 heures à 6 heures du matin. Une première rencontre avec les forces vives locales n’avait pas permis d’apporter des réponses satisfaisantes, les explications du chef de centre EDM de Kangaba ayant été jugées insuffisantes. Face à cette situation persistante, la Direction générale d’EDM a dépêché une mission d’information et de sensibilisation, accompagnée de responsables du département de maintenance du réseau, tous membres du Syndicat national des constructions civiles, des mines et de l’électricité (SYNACOME. Cette délégation a engagé un dialogue approfondi avec les forces vives de Kangaba, lors d’une rencontre au cours de laquelle, les participants ont exprimé leur exaspération face aux coupures nocturnes prolongées. Les techniciens de l’EDM-SA, spécialisés dans l’entretien et la maintenance des lignes et des postes électriques, ont fourni des explications techniques détaillées. Le chef de la mission, Ousmane Traoré, a rassuré l’assemblée en affirmant l’engagement d’EDM à résoudre les problèmes d’approvisionnement électrique à travers le Mali. « Notre mission est d’écouter les préoccupations, d’identifier les causes des dysfonctionnements et de mettre en œuvre des solutions adaptées », a-t-il déclaré. Il a précisé que des équipes techniques sont mobilisées depuis une semaine pour diagnostiquer le réseau, examiner les postes et les lignes, et apporter des solutions concrètes. Le chef de la mission s’est montré optimiste, espérant une résolution définitive du problème dans les jours ou semaines à venir. Cet espoir a été partagé par le premier adjoint au préfet du Cercle de Kangaba et les autres participants. SD/OS/MD (AMAP)

Lutte contre l’exploitation illégale d’or : Quelque 28 exploitants illégaux mis aux arrêts à Yanfolila (Sud)

Bamako, 5 août (AMAP) Une opération anti-exploitation illégale d’or de lutte contre, dans le district minier de Yanfolila (Sud), du 28 juillet au 02 août 2025, a permis l’arrestation de vingt-huit exploitants illégaux de nationalité étrangère interpellés et transmis aux brigades territoriales de Kalana et de Yanfolila, annonce le service de communication du ministère des Mines sur les réseaux sociaux. Quelque 28 pelles mécaniques, 6 véhicules personnels, une citerne, un gradeur et bien d’autres équipements ont été, également, saisis, ajoute la même source. L’opération a porté sur trois sites illégaux d’exploitation d’or, avec environ trente-et-une excavations (carrières), « situés sur les permis de recherche pour l’or valablement délivrés respectivement à Global Drilling and Blasting Services Mali (GDBS Mali) et Avion Mali West Exploration. » « Ces sites, installés en violation de l’article 62 du Code minier en vigueur, ont causé des dégâts environnementaux importants avec une superficie totale endommagée estimée à 240.000 m² pour le site de Gloabl Drilling and blasting Services Mali et 70.000 m² pour le site de Avion Mali West Exploration », précisent le ministère des Mines. Cette présence forte d’exploitants étrangers en violation du Code minier a causé des dommages économiques tout aussi importants aux deux sociétés régulièrement installées. La mission de lutte contre les infractions à la règlementation minière, sur réquisition du juge de Yanfolila, a été conduite par le Haut fonctionnaire de Défense du ministère des Mines. S’inscrivant dans le cadre de la lutte contre l’exploitation illégale des substances minérales, l’opération centrée dans la zone de Kalako, Commune de Gouandiaka (Kalana), dans le Sud du Mali. Le ministère des Mines a enclenché la procédure judiciaire pour faire valoir les droits de l’Etat du Mali. Le Ministre des Mines, saluant « la parfaite collaboration des sociétés minières de Kalana et des autorités locales », assure de sa détermination à lutter contre les infractions à la règlementation minière et « à faire sanctionner les auteurs desdites infractions. » On rappelle que l’Article 62 du Code minier dispose que « les substances minérales soumises au régime des mines ne peuvent être exploitées qu’en vertu d’un permis d’exploitation artisanale, d’un permis d’exploitation de petite mine ou d’un permis d’exploitation de grande mine… » MD (AMAP)   Ccom/M. Mines

3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral : Message du Premier ministre Abdoulaye Maiga au nom de l’AES

Amadou SOW Envoyé spécial                                                                                                             Awaza, 5 août (AMAP) Le Premier ministre du Mali, le général de Division Abdoulaye Maïga a expliqué, mardi, à Awaza (Turkménistan), devant la 3ème Conférence des Nations unies sur les pays en développement sans littoral, que malgré leurs difficultés, les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) ont été victimes d’une injustice flagrante. Ces pays « ont été violemment sanctionnés, ces dernières années, sous de prétextes politiques et fallacieux par rapport au droit d’accès à la mer. Ce droit, pourtant consacré par plusieurs textes, notamment la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 ou Convention de Montego Bay, ainsi que la Convention de 1965 relative au commerce de transit des États sans littoral », a dit le chef du gouvernement malien intervenant au nom de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) Dans un discours qui inscrit les pays de l’AES dans une démarche volontariste pour accélérer leur développement, il a rappelé que « le narratif que nos pays entendent construire est de faire du Sahel une terre d’opportunités et non pas une région de crises comme s’échine à le dépeindre une certaine opinion. » Dans cette perspective, la Confédération AES est disposée à coopérer avec l’ensemble des partenaires, dans un cadre équilibré et gagnant-gagnant, sous réserve du respect de principes simples et évidents comme le respect de la souveraineté de nos États, le respect de nos choix stratégiques et la prise en compte des intérêts vitaux de nos populations. Le Premier ministre Abdoulaye Maïga a appelé les pays concernés à faire bloc contre l’injustice et dans une solidarité agissante. Mais aussi à s’inscrire résolument dans la voie de l’épanouissement avec des propositions pertinentes qui reposent sur un programme de développement endogène. Le général de division Abdoulaye Maïga, en sa qualité de citoyen de l’AES, a aussi fait un bref survol de la situation géographique de la Confédération des États du Sahel. « La Confédération est encerclée par 11 pays voisins et côtiers et cet espace couvre une superficie d’environ 2 800 000 kilomètres carrés avec une population de 75 millions d’habitants, majoritairement jeunes. En dépit, l’espace AES est riche de ses terres fertiles, de ses cours d’eau, de ses sources d’énergie et constitue l’un des plus grands réservoirs en ressources minières du monde ». Toutefois, les trois membres fondateurs de l’AES, le Burkina Faso, le Mali et le Niger cumulent les mêmes problèmes lieux à l’absence de la mer. Malgré leur détermination commune, les coûts élevés des transports demeurent une réalité et les délais d’acheminement des marchandises restent relativement long, mais surtout une préoccupation majeure des autorités de l’AES. Il a saisi l’opportunité pour remercier des pays africains comme la Guinée Conakry, la Mauritanie et le Togo pour leur solidarité constante envers nos pays. Ces pays voisins ont gardé leurs frontières ouvertes. Le Chef du gouvernement a alerté le groupe des PDSL par rapport à la solidarité agissante au moment où les droits fondamentaux sont confisqués. Il a plaidé pour l’équité et l’application des textes relatifs à la gestion des transports et commerces au profit des pays enclavés à la mer. « Nous devons nous mobiliser, chaque fois que des pays ou organisations font recours à des blocus, des mesures coercitives unilatérales ou autres sanctions illégales et illégitimes comme moyen d’enclavement, de pression politique et de déstabilisation contre les pays en développement sans littoral », a dit le général de Division Abdoulaye Maïga. Et de poursuivre : « C’est avec beaucoup d’espoir que la Confédération prend part à la Conférence qui nous permet d’évaluer l’état de mise en œuvre du Programme d’action de Vienne en faveur des PDSL, pour la décennie 2014-2024. Mais, aussi, d’envisager de nouvelles perspectives prometteuses ». Il a soutenu que sur cette note d’espoir, « nous avons inscrit au cœur de nos priorités nationales et confédérales des politiques d’investissements stratégiques dans différents domaines prioritaires tels que les infrastructures, l’énergie, l’industrialisation et la diversification économique. Pour contribuer à la réalisation des projets confédéraux dans ces domaines prioritaires, la Banque confédérale pour l’investissement et le développement a été créée. Le Premier ministre a, également, évoqué les avancées des Forces armées et de sécurité « qui combattent. tous les jours, les forces du mal, ainsi que les organisations criminelles et obscurantistes. La neutralisation de nombreux éléments, y compris des chefs de groupes armés terroristes, ainsi que la reddition de plusieurs de leurs combattants en témoignent. L’AES dénonce de nouveau les soutiens multiformes apportés à ces groupes terroristes par des sponsors étatiques étrangers. « La Confédération AES a foi en un multilatéralisme à visage humain, celui qui fait de la coopération et de la solidarité entre les peuples un moteur de développement véritable », a souligné le Chef du gouvernement malien. Le Porte-parole de la Confédération a lancé un appel de solidarité à tous les PDSL, partenaires et organisation à redoubler d’effort et s’unir pour la mise en œuvre effective des domaines prioritaires du Programme d’action d’Awaza des PDSL. Il a insisté sur la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. Selon le Premier ministre, une attention particulière mérite d’être accordée aux PDSL dans tous les processus intergouvernementaux, notamment celui relatif à la préparation de la Convention cadre des Nations unies sur la coopération en matière fiscale, en ce qui concerne la réduction des coûts du transport, des frais de transit et la facilitation des échanges commerciaux. « Nous sommes convaincus qu’une fois convenue, cette Convention aura un impact certain sur la mobilisation des ressources internes en minimisant les évasions et autres fraudes fiscales qui entachent, depuis des décennies, l’exploitation de nos ressources naturelles par des multinationales », a-t-il souligné. Il a ajouté qu’au nom de la solidarité internationale, « il importe d’œuvrer à l’atténuation des vulnérabilités des PDSL, tout en appelant à la révision des critères de notation et d’évaluation du risque appliqués aux pays les plus vulnérables, afin que d’ici à 2030, les Pays en développement à faible revenu bénéficient d’un financement efficace. » UN

Kangaba : Bagama Mining lance la première édition de la Journée de reboisement 2025

Kangaba, 04 août (AMAP) Le 1er adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Drissa Konaré, a lancé officiellement, ce lundi 4 août 2025, la première édition de la Journée de reboisement sur le site minier de la société Bagama Mining, situé dans la commune rurale de Nouga. « Cette initiative cadre parfaitement avec la vision des plus hautes autorités du Mali pour la sauvegarde de l’environnement », a déclaré M. Konaré après avoir planté symboliquement le premier arbre. La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités communales, des services techniques (Assainissement, Eaux et Forêts), des forces de sécurité, des représentants de la société civile, de la jeunesse et des légitimités traditionnelles. Au nom de ses collaborateurs, le directeur de Bagama Mining, M. Jean Claude, a exprimé sa gratitude pour cette forte mobilisation autour de l’environnement. Il a rappelé que la protection de la nature est un devoir civique, inscrit dans la Constitution et les lois du pays, ainsi que dans les conventions internationales ratifiées par le Mali. M. N’Ti Koné, responsable Santé-Sécurité-Environnement de la société, a précisé que cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale de reboisement, initiée par le Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga. Il a affirmé que Bagama Mining ne pouvait rester en marge de cette dynamique nationale. Pour cette première édition, plus de 500 plants seront mis en terre sur une superficie de 2,343 hectares. Les espèces sélectionnées, sur instruction du capitaine Yaya Diabaté, chef du service local des Eaux et Forêts, sont essentiellement locales : Néré, Baobab, Tamarin, Karité, Kapokier, mais aussi l’Eucalyptus. Le capitaine Diabaté a salué la collaboration de Bagama Mining, qui a associé son service dès le début de la préparation de l’événement, et a baptisé la zone reboisée du nom d’Espace vert AES de Bagama Mining. La journée a aussi été marquée par la présence de représentants du ministère de l’Environnement et de la Direction nationale de la géologie et des mines (DNGM), venus pour une mission de suivi des travaux de construction d’un bassin à boue. Ils se sont déclarés satisfaits du déroulement de l’activité et ont encouragé la société à poursuivre ses efforts. SD/OS/MD (AMAP)