Effondrement dans une mine chinoise à Bétéya (Kayes) : Plusieurs morts présumés (Source locale)
Kayes, 17 juin (AMAP) Un puits d’or situé dans une mine exploitée par une compagnie chinoise s’est effondré le 16 juin 2025, vers 21 heures dans le village de Bétéya, à environ 10 km de Sitakily, chef-lieu de la Commune, a appris l’AMAP de source locale. « Les recherches et les actions de sauvetage sont en cours, mais nous ne pouvons pas encore confirmer le nombre exact de victimes », a déclaré cette source. Selon les premières estimations, l’incident a causé la mort d’environ quatre personnes, bien que ce bilan reste à confirmer. Les opérations de sauvetage sont compliquées par la présence d’une importante quantité d’eau dans la mine, rendant l’accès difficile. Les effondrements sont fréquents dans les zones minières du Cercle de Kéniéba, dans l’Ouest du Mali où les conditions de travail sont souvent précaires. La nouvelle de ce drame s’est propagée dans l’après-midi du 17 juin, vers 16 heures. De nombreux orpailleurs travaillent la nuit sur ces sites, généralement fermés pendant une bonne partie de la saison des pluies. Les autorités locales et les équipes de secours poursuivent leurs efforts pour évaluer l’ampleur de la catastrophe et porter assistance aux éventuelles victimes. OS/MD (AMAP)
Construction d’une nouvelle raffinerie d’or au Mali : L’État détiendra 62 % du capital social
Bamako, 16 juin (AMAP) Le projet de raffinerie d’or, en partenariat entre le Mali et la société russe Yadran qui s’est associé avec Swiss Investment Company, prévoit une participation de 62 % pour l’État malien dans le capital social, a annoncé, lundi à Bamako, le président de la société russe, Irek Salikhov Dans une intervention, lors de la pose de la première pierre de l’infrastructure, Irek Salikhov a précisé que « l’objectif est de maintenir une plus grande partie des bénéfices dans le pays, afin de renforcer la résilience économique du Mali. » La nouvelle usine de raffinerie d’or du Mali sera construite sur une superficie de 5 hectares à Sénou, en en périphérie de la capitale Bamako. Le lancement officiel des travaux de construction a eu lieu ce lundi, sous la présidence du général d’Armée Assimi Goïta, président de la Transition, en présence de Partenaires techniques et des membres du gouvernement, a constaté l’AMAP. « Tout d’abord, la pose de la première pierre de l’usine de raffinage d’or du Mali d’une capacité de 200 tonnes est la suite logique des recommandations des Assises nationales de la refondation (ANR) au cours desquelles le peuple malien a demandé à ce que l’or du Mali brille pour les Maliens », a rappelé le général d’Armée Assimi Goïta/ Il a aussitôt ajouté que : le plus important est que la nouvelle usine d’affinage d’or sera la seule entité à affiner l’or de toutes les sociétés minières installées au Mali. » En cette occasion, le ministre des Mines, le Pr Amadou Keïta, a déclaré que « cette pose de la première pierre marque un moment important dans la concrétisation des aspirations légitimes du peuple malien pour une industrie minière au service du développement national. » Selon lui, cette initiative répond également « à la volonté de souveraineté retrouvée, car avec cette raffinerie, le Mali pourra, enfin, contrôler toute sa production aurifère. » Le ministre Keïta a précisé que « cette raffinerie a été pensée dès le départ pour répondre aux standards des grandes installations internationales. » « Grâce au partenariat avec Yadran et Swiss Investment Company, le Mali sera doté d’une usine moderne, fonctionnelle et équipée des technologies de pointe les plus récentes », s’est-il félicité. Amadou Keita a, également, souligné que « ce partenariat ne se limite pas à la construction. » « Il inclut la maintenance des équipements, le renforcement des capacités des cadres, et un accompagnement pour les certifications futures », a-t-il révelé. Pour sa part, la secrétaire générale de la mairie de la Commune VI, Mme Coulibaly Salimata Traoré, a indiqué que ce projet aura un impact positif, à la fois au niveau national et local. Elle a, notamment, évoqué « la création d’emplois directs et indirects, la réduction du chômage des jeunes, ainsi qu’un dynamisme accru pour le commerce et les services. » « Cette initiative, selon Mme Coulibaly Salimata Traoré, représente aussi une opportunité de formation pour la jeunesse et une occasion, pour l’administration locale, de maximiser les retombées économiques, financières et sociales. » La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs ambassadeurs accrédités au Mali, des légitimités traditionnelles et des responsables de secteur minier. MMD/MD (AMAP)
Zone Uemoa : Comment financer le développement autrement ?
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La 1ère édition des BOAD development days, qui se tient du 12 au 13 juin, démarré, jeudi, à Lomé sous le thème : «Le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunité et solutions». Dans la capitale togolaise, professionnels, leaders et experts dans les domaines de l’agriculture et de l’énergie discutent des défis, opportunités et solutions pour l’accès universel à l’électricité face aux exigences de la transition énergétique. Ils se penchent aussi sur le rôle de l’agro-industrie comme levier de souveraineté alimentaire dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). « Parmi les défis auxquels nos pays sont confrontés, figurent les chocs externes, les défis climatiques, la crise sécuritaire, la sécurité alimentaire, l’accès à l’énergie, l’industrialisation et la création d’emplois décents pour une jeunesse de plus en plus nombreuse », a fait noter le ministre togolais de l’Economie et des Finances, Essowè Georges Barcola. Après avoir souhaité la bienvenue aux 200 délégués des huit pays de notre zone à cet rencontre inédite, M. Barcola a, pour espérer relever ces défis, attiré l’attention sur l’urgence « d ’innover, de collaborer et de mutualiser nos efforts. » « Cela, a-t-il insisté, conformément à l’objectif de ces journées : créer un espace de dialogue constructif entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement. » Véritablement il s’agit de repenser les modèles de financement du développement, d’identifier des solutions innovantes et d’opportunités de financement dédiées à la sécurité alimentaire et à la transition énergétique. En la matière, le président de la BOAD a préconisé d’impliquer davantage le secteur privé dans l’offre de produits alimentaires et d’énergie. Cela compte tenu, selon lui, des besoins importants d’investissement de nos Plans nationaux de développement. Concernant les Institutions financières de développement (IFD) et les Banques multilatérales de développement (BMD), Serge Ekué a suggéré de leur permettre de jouer pleinement leur rôle contra-cyclique et catalytique, etc. Il a préconisé de promouvoir de nouvelles approches de financement, ainsi que les partenariats et les bonnes pratiques. Pour les États membres, il a demandé de poursuivre l’assainissement du cadre macroéconomique à travers notamment la mise en oeuvre de mesures et réformes incitatives visant une plus grande attraction de l’investissement privé dans l’agriculture et l’offre d’énergie. L’ancien Premier béninois, Lionel Zinzou, a, lui, expliqué comment « financer le développement autrement ». Selon lui, l’Afrique subsaharienne doit profiter de ses performances économiques qui sont parmi les meilleures au monde. Il s’agit, notamment, du taux de croissance, de la faible inflation, de la valorisation croissante de son foncier, de la jeunesse de sa population… « En effet, a-t-il argumenté, le mode d’octroie de crédit en vigueur dans nos pays exclut le secteur privé dont le niveau de financement tourne autour de 11% du Produit intérieur brut (PIB), contre plus de 100% en Chine et 60% en Europe. » Il a insisté sur le financement des logements des ménages. L’ancien Chef du gouvernement du Bénin a demandé de financer la production de l’énergie fossile au regard du fait que la contribution du continent à la pollution mondiale est marginale. Pour lui, le secteur bancaire mérite d’être soutenu avec des financements locaux surtout avec « le départ de certains partenaires qui ne veulent plus rester ». « Avoir des institutions financières qui prennent leurs décisions à Bamako, Lomé, à Cotonou est extrêmement important », a insisté Lionel Zinzou. Avant de demander de mettre à profit la digitalisation du cadastre, des factures… pour imposer le secteur informel qui représente près de 50% de notre Pib. Les ministres maliens chargés de l’Energie, Boubacar Diané et de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, prennent part aux travaux. Ce dernier interviendra demain en qualité d’expert. CMT/MD (AMAP)
Transformation économique de nos Etats : La BOAD prône de faire de l’énergie le secteur moteur
Envoyé spécial Cheick Moctar TRAORE Lomé, 12 juin (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) promet de faire de l’accès des populations à l’énergie durable et moins chère (toutes sources confondues) le moteur de la transformation économique de notre sous-région, a annoncé, mercredi, à Lomé, Serge Ekué, le président de l’institution de financement du développement dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). M. Ekué intervenait, au siège de la Banque, lors d’une conférence de presse avec les journalistes du Club de la presse de laBOAD et des confrères togolais, en prélude de l’ouverture de la 1ère édition de « BOAD Development Days», qui se tient dans la capitale togolais, du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2025. Selon lui, « l’objectif est de faciliter et accélérer la transformation des produits agricoles et les matières premières de la sous-région, afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire, d’ajouter de la valeur, de créer des millions d’emplois pour les jeunes et des recettes pour les Etats, à travers taxes et impôts générés. » Le portefeuille qui était alloué à l’énergie devrait alors croître considérablement de 25 à 50%. Ce changement de cap, selon Serge Ekué, très volontaire, fait suite à une prise de conscience. « Un mauvais diagnostique avait, a-t-il déploré, amené la sous-région a considéré l’énergie comme un secteur parmi tant d’autres. » « Quelle erreur ! L’énergie n’est pas un secteur. On ne peut pas mettre l’énergie au même niveau que les autres secteurs », a insisté le président de la BOAD qui a motivé ce choix : « L’énergie, c’est la mère de toutes les batailles. « Il ne peut y avoir d’agriculture sans énergie. Il ne peut y avoir d’immobilier ou d’infrastructures de mobilité sans énergie. Il ne peut y avoir de santé ni d’éducation sans énergie. Donc, l’énergie, c’est l’Alpha et l’Oméga de tout », a-t-il soutenu. D’où la volonté de la Banque de développement sous régionale, selon lui, de faire de la question énergétique « le cœur de (son) action ». Toute chose qui justifie le choix du thème de cette rencontre de deux jours : « le financement de la transition énergétique et de l’agriculture durable : défis, opportunités et solutions ». « Pour y arriver, a déclaré M. Ekué, il s’avère important de dépasser le débat relatif aux sources d’énergie afin de recentrer la réflexion et les financements sur les mécanismes à explorer pour améliorer l’accès des populations à l’énergie et à l’électricité. » « Une fois de plus, quand on sait que la moitié de nos concitoyens n’ont pas accès à la moindre source d’énergie, vous comprendrez que la priorité n’est pas la source d’énergie. La priorité, c’est l’accès à l’énergie », a-t-il argumenté. Une fois ce préalable réussi, la question de la transition, celle de la croissance durable, de l’énergie renouvelable suivront, a expliqué le patron de la BOAD, précisant que tout sera mis en œuvre pour trouver le juste équilibre entre « le brune et le vert » en vue de l’atteinte du mixte énergétique. L’énergie brune ou « brown power » est un terme inventé pour décrire l’énergie produite à partir de sources polluantes, par opposition à l’énergie verte issue de sources renouvelables et non polluantes. DEFIS ENERGETIQUES – La BOAD prévoit, pour ce faire, une enveloppe conséquente dont le montant est en cours de validation, selon ses experts. Son président promet, également, de mobiliser tous les partenaires et financements verts disponibles pour soutenir nos Etats et le secteur privé dans le cadre du partenariat public-privé. Cette réorientation de la politique de développement intervient dans un contexte de découverte ou de mise en service d’abondantes sources énergiques dans la sous-région, notamment du pétrole et du gaz au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Niger… « Au même moment nos pays sont confrontés à des défis énergétiques et alimentaires sans précédent. » Aussi les tarifs pratiqués dans la sous-région sont parmi les plus élevés en Afrique et au monde. Ce changement de cap peut alors être un tremplin pour le Mali pour résoudre durablement la question énergique qui est en train de plomber tous les efforts et acquis en matière de développement. Ces questions ont été récemment abordées entre le Premier ministre du Mali et le président de la BOAD, lors d’une visite à Bamako le 9 mai dernier. Les échanges avec le général de division Abdoulaye Maïga ont porté sur la vision « Mali kura 2063 » ainsi que la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, qui s’inscrivent dans les objectifs de la Banque. Il s’agit, notamment, de l’Autosuffisance alimentaire, de la Santé, de l’Education, et surtout de l’Energie, avec une volonté d’accélérer les efforts dans ce secteur stratégique. Quant à l’Agriculture qui occupe plus de 60% de la population active, les interventions ont porté sur sa professionnalisation qui, selon les experts, est nécessaire pour réussir une transformation durable afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire. En la matière, la gestion et la maitrise de l’eau sont essentielles. Toute chose qui permettra de mettre en valeur les millions de terres arables dont regorgent le continent et la sous-région. La sensibilisation et la formation des paysans et des entrepreneurs agricoles sont indispensables. À ce jour, le portefeuille actif de la BOAD au Mali comprend 22 projets pour un montant total, en termes d’accords signés, de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets concernent, principalement, le secteur des Infrastructures routières avec six projets pour un montant engagé de 109,647 milliards de F Cfa, celui de l’Energie et de l’Eau avec sept projets pour un montant engagé de 124,500 milliards de Fcfa, le secteur de l’Agriculture avec huit projets pour un montant engagé de 118 milliards de Fcfa, et le secteur des Logements sociaux avec un projet pour un montant engagé de 25 milliards de Fcfa. CMT/MD (AMAP)
Sikasso : Démantèlement de plusieurs dragues à Misseni sur le fleuve Bagoé
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 07 juin (AMAP) Une mission des directions régionales de l’Assainissement, de la Géologie et des Mines, de l’Environnement, des Eaux et Forêts et de l’Hydraulique s’est rendue, le 28 mai dernier, à Misséni, dans la Commune rurale de Fourou, dans le Sud du Mali pour une identification des dragues à Kadiolo, avant de procéder à leur démantèlement. Ces interventions en application des dispositions de la loi 2023-040 du 29 août 2023 portant Code minier, vise à contrecarrer la destruction des cours d’eaux et de l’écosystème (flore et faune) dans les zones minières. Toute chose qui contribuera au bien-être de la population, à la protection de l’environnement et de l’écosystème. Au passage de la délégation régionale dans la Commune rurale de Fourou, le chef de village de Alhamdoulilaye, Hamidou Coulibaly, a affirmé que le phénomène les a causés énormément d’ennuis. Dans cette zone aurifère où le dragage est pratiqué, il a confié que leurs animaux sont confrontés à un problème d’abreuvement et de nourriture. L’eau du cours d’eau est devenue impropre à la consommation pour les êtres humains. « Aujourd’hui, nous craignons de consommer l’eau de nos puits car ceux-ci peuvent être contaminés par l’eau souillée de ce cours d’eau », a-t-il indiqué avant d’ajouter qu’ils ont, une fois, brulé trois dragues… Pour sa part, le directeur régional de l’Assainissement, du contrôle des pollutions et des nuisances (DRACPN) de Sikasso, Moussa Ballo, a mis un accent particulier « sur l’impact du dragage sur le fleuve et sur la qualité de l’eau. » « La pratique impacte négativement les berges du fleuve, la consommation de l’eau, le mouvement des pirogues et la vie des animaux aquatiques », a-t-il expliqué, soulignant l’importance de préserver le cours d’eau. Moussa Ballo a dit que les services techniques ont besoin d’équipements adaptés pour la réussite de cette activité. Il a surtout insisté sur la sensibilisation des communautés. De son point de vue, « il faut donner le pouvoir aux autorités locales pour qu’elles puissent saisir toutes les dragues. » « Nous sommes sérieusement engagés à combattre le dragage », a-t-il affirmé avant d’appeler toutes les régions, où les cours d’eaux sont utilisés pour la recherche de l’or, à imiter l’initiative des autorités régionales de Sikasso. « S’il y’a une synergie d’action entre les régions, on pourra belle et bien circonscrire ce fléau », a-t-il indiqué. Le code minier, selon lui, condamne formellement la pratique. Selon le conseiller à la sécurité et à la protection civile de la gouverneure, le contrôleur général-major de police Tiantio Diarra, la pollution et la dégradation de la nature au Mali « sont devenues des dangers pour la vie de la population et celle des animaux aquatiques. » C’est la raison pour laquelle. la mission a été initiée par la gouverneure de la région. Selon lui, une première mission a été effectuée en février passé pour identifier les points qui ont le maximum de dragues. C’est à la suite de cela que le site de Kadiolo a été détecté. « Cette opération doit être dissuasive pour tous ceux qui ont des dragues. Ils doivent comprendre que l’activité est illicite et qu’il faut l’abandonner… », a indiqué le contrôleur général-major de police. Il a souligné que l’opération se poursuivra « car le fleuve Bagoé constitue une ressource naturelle appartenant à nos ancêtres et il doit être préservé. » En outre, Tiantio Diarra a dit que cette initiative est l’illustration de la détermination des autorités du Mali « pour le bien-être de la population. » Ainsi, les dragues extraites du fleuve Bagoé dans la localité de Misseni seront amenées au gouvernorat de Sikasso. « L’équipe de démantèlement a pu saisir 16 dragues. Il y reste une centaine », a affirmé la gouverneure de la Région, Mme Kanté Marie Claire Dembélé. Elle a révélé que la mission n’avait pas de moyen adéquat, sinon les machines « costaud » pour extraire le reste des dragues. A cet effet, la cheffe de l’exécutif régional a saisi l’opportunité pour saluer la CMDT et les autres partenaires qui ont facilité la réalisation de l’opération de démantèlement. Pour l’heure, les 16 dragues sont gardées au gouvernorat de la 3ème région. Par ailleurs, elle a sollicité le soutien de tous car seules, les autorités régionales ne peuvent pas mener cette lutte. « Il faut une conjugaison des efforts de différents départements ministériels, dont ceux chargés de l’Environnement et de la s\Sécurité », a-t-elle insisté. Et de préciser que ceci appuiera l’équipe régionale quant à l’extraction et la sécurisation des dragues. « Nous allons poursuivre l’opération dans d’autres localités et instruire à tous les préfets de prendre des dispositions pour éviter la réinstallation des dragues extraites », a-t-elle promis. Elle a assuré que des mesures seront prises contre ceux qui s’adonnent à la pratique. Elle a remercié le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et le ministre de l’Economie et des Finances qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour soutenir la mission de démantèlement. Le dragage consiste à extraire des matériaux qui se trouvent en profondeur de l’eau. Le cas du fleuve Bagoé consiste à extraire de l’or dans les fin fonds du fleuve. MFD/MD (AMAP)
Mali : L’orpaillage suspendu du 15 juin au 30 septembre 2025 (Ministre des Mines)
Bamako, 2 juin (AMAP) Le ministre des Mines, Amadou Keïta, a annoncé, jeudi 29 mai 2025, la suspension des activités d’orpaillage sur l’ensemble du territoire malien, du 15 juin au 30 septembre 2025, conformément à l’Arrêté interministériel du 1er juillet 2015. Dans un communiqué officiel, rendu public le 3 juin 2025 sur la page Facebook du ministère, M. Keita a appelé les autorités administratives des districts miniers, les chefferies coutumières, les organisations de presse et les exploitants des localités concernées « à collaborer pour assurer le respect strict de cette disposition pendant la période indiquée. » OS/MD (AMAP)
Cercle de Kangaba : Mission de l’ANPE pour la mise en œuvre de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi
Kangaba, 02 juin (AMAP) Une mission de la Direction régionale de l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (ANPE) de Koulikoro, conduite par son Directeur, Ibrahima Garango, a effectué une visite de terrain et de prospection dans la Commune rurale de Nouga, dans le Cercle de Kangaba (Ouest), dans le cadre de la mise en œuvre des activités de l’intermédiation et de promotion de l’auto emploi du Plan de travail annuel 2025 de la Direction régionale de l’ANPE. Accompagné par ses chefs de service de l’intermédiation et de la promotion de l’emploi, le Directeur régional s’est rendu, précisément à Samaya et Niaouléni, sur la rive droite du fleuve Niger et à Banankoro sur le site minier de la société minière de Bagama Mining. situé sur la rive droite. A Samaya et à Niaouléni, deux localités d’orpaillage par excellence, les visiteurs ont échangé avec les autorités locales et les orpailleurs sur leurs outils de travail, les offres de services, le mécanisme de financement des projets, les revenus et les difficultés. A Banankoro, sur le site minier de Bagama Mining, le Directeur régional et sa suite ont été reçus par le chef des Ressources humaines de l’entreprise. Les échanges ont porté sur l’immatriculation des employés de la mine, le partage d’informations relatives au recrutement et les propositions sur un éventuel accompagnement dans la réalisation d’Activités génératrice de revenus (AGR) au profit des femmes et des jeunes. En organisant cette visite de prospection dans le Cercle de Kangaba, la Direction régionale de l’ANPE de Koulikoro souhaite reprendre la main dans le dispositif de l’intermédiation dans la Région. Il s’est agi de faire connaître d’avantage l’ANPE et ses missions, d’identifier et recenser les besoins des entreprises en vue de leur satisfaction, d’acquérir des offres d’emploi au profit des demandeurs d’emploi, de convaincre les entreprises sur les assises juridiques et administratives de l’intermédiation des travailleurs de l’ANPE, de communiquer sur les offres de services de l’ANPE et d’expliquer l’importance des statistiques sur l’aide à la prise de décision par les autorités compétentes. A l’issue de la visite de prospection le chef de mission et sa suite se sont dit pleinement satisfait. Selon M. Garango, cette mission a permis aux structures visitées de mieux comprendre la nouvelle vision de la Direction régionale de l’ANPE, de créer un nouveau partenariat entre l’ANPE et les entreprises nouvellement créées. Elle a permis, aussi, de pérenniser les liens de bonne collaboration avec les entreprises déjà existantes, d’identifier les différentes entreprises de la localité, d’échanger avec différents promoteurs sur leurs besoins en formation, en main d’œuvre et éventuellement en stagiaires. SD/MD (AMAP)
Kangaba : Consultation publique autour du projet minier de Jin Yuan SARL à Diourka-nord
Kangaba, 30 mai (AMAP) Une consultation publique sur l’Étude d’I]impacts environnemental et social (EIES) du projet d’exploitation de la petite mine d’or de la société Jin Yuan SARL s’est tenue, jeudi 29 mai 2025, dans la salle de délibération de la mairie de Banankoro, chef-lieu de la Commune rurale de Nouga, cercle de Kangaba. Présidée par le 2e adjoint au préfet, Drissa Konaré, la rencontre a réuni des représentants des villages de Danga et Tombola, ainsi que des autorités traditionnelles et des forces vives. « Cette consultation vise à garantir que le projet respecte les normes environnementales et sociales, tout en impliquant les communautés locales », a déclaré M. Drissa Konaré, soulignant l’importance de la transparence dans ce processus. Pour se conformer à la réglementation, Jin Yuan SARL a mandaté un consultant indépendant, Tiémoko Coulibaly, spécialiste en évaluation environnementale. « Notre objectif est d’identifier et d’évaluer les impacts positifs et négatifs du projet sur l’environnement et les populations », a expliqué M. Coulibaly. Il a détaillé les ambitions de la société, qui incluent la recherche et l’exploitation minière, le commerce général, l’import-export et le BTP. L’EIES vise à prévenir la dégradation de l’environnement, à intégrer les enjeux climatiques et à réduire les impacts négatifs des activités minières. « Nous voulons optimiser l’équilibre entre développement économique, social, culturel et environnemental, tout en associant les populations à chaque étape du projet », a ajouté le consultant. Un programme de suivi et de gestion environnementale et sociale sera également élaboré pour accompagner l’exploitation de la mine, qui couvre une superficie de 25 km² à Diourka-nord. En clôture, le 2ème adjoint au préfet a exhorté les communautés à cultiver l’entente et la solidarité pour maximiser les bénéfices du projet. « Cette mine peut être une opportunité pour le développement local si nous travaillons ensemble », a-t-il conclu. SD/OS/MD (AMAP)
Secteur minier : L’ITIE face aux réformes du secteur minier
Bamako, 29 mai (AMAP) L’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)a tenu son 8ème comité de supervision sous la présidence du Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga qui préside ce comité. Cette session avait pour objectif de passer en revue l’effectivité de la mise en œuvre des recommandations de 2024 et d’analyser, en vue d’orientations fortes, les perspectives qui s’offrent au Secrétariat permanent et au ministère des Mines, en 2025. Le président du comité, le chef du gouvernement, Abdoulaye Maïga, a déclaré que cette session du Comité de supervision, instance suprême de mise en œuvre du processus ITIE au Mali, se tient dans un contexte particulier. En effet, elle « intervient à un moment où plusieurs dynamiques majeures structurent le secteur extractif malien. » Il a d’abord souligné « la volonté du gouvernement d’assainir le secteur minier en luttant contre la corruption, notamment à travers la mise en place d’un cadastre minier performant et moderne. » Ensuite, Abdoulaye Maiga a évoqué les réformes institutionnelles en cours, qui visent à assurer une application adéquate du Code minier de 2023 ainsi que de la loi relative au Contenu local. Par ailleurs, il a rappelé que le Conseil d’administration de l’ITIE internationale a récemment confirmé la conformité du Mali à la norme ITIE, en lui attribuant un score de 67 points, à la suite d’une évaluation ciblée. C’est dans cette dynamique que le Conseil d’administration de l’ITIE a formulé des mesures correctives, dont la mise en œuvre permettra d’améliorer significativement ce score. Ces mesures portent, entre autres, sur l’amélioration de la divulgation des licences et contrats miniers, une gestion plus rigoureuse du cadastre minier l’intégration des données du secteur artisanal dans le périmètre ITIE. Mais également sur le renouvellement et l’inclusivité du collège de la société civile ainsi que l’élaboration d’un plan de travail pluriannuel fondé sur des priorités stratégiques. Toujours selon le Premier ministre, « c’est pour répondre à ces exigences que le gouvernement du Mali a déjà entrepris plusieurs actions concrètes. » Il s’agit, notamment, de la relecture des textes de création des organes de mise en œuvre de l’ITIE, de réformes structurelles du cadastre minier pour une gouvernance plus efficace et de l’engagement de la Société civile dans un processus de renouvellement de son collège au sein du Comité de pilotage. En plus, a dit le chef du gouvernement malien, « ces efforts se traduisent par des avancées notables, telles que la levée partielle de la suspension de la délivrance des titres miniers, l’élaboration et l’adoption d’un plan d’action triennal du Comité de pilotage, ainsi que la production en cours du rapport ITIE 2024, incluant les données du secteur minier artisanal ». Ainsi, ces actions traduisent une forte volonté politique de répondre de manière concrète aux mesures correctives issues de la dernière validation. Enfin, pour Abdoulaye Maiga, au terme d’une année 2024 particulièrement dynamique, cette session du Comité de supervision constitue une occasion stratégique. Elle permettra, d’une part, de faire le point sur l’état d’exécution des recommandations issues de la septième session et, d’autre part, d’informer les membres des innovations proposées dans le cadre de la relecture des textes. Il sera également question de présenter les grandes lignes des rapports ITIE 2022-2023. « Cette session élève le débat à un niveau stratégique, en renforçant l’ancrage des principes de transparence et de bonne gouvernance dans les industries extractives du Mali » a-t-il conclu. AC/MD (AMAP)
Le Niger signe avec le Mali à Niamey des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures
Bamako, 24 mai (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conduit une mission stratégique à Niamey, du 14 au 17 mai 2025, pour signer des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures et sécuriser la livraison de carburants au Mali, particulièrement dans ses régions septentrionales confrontées à des défis logistiques et sécuritaires, a annoncé vendredi une source officielle à Bamako. « Nous sommes ici pour établir des contrats d’approvisionnement réguliers avec la Société nigérienne du pétrole, (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et poser les bases d’une coopération durable dans le secteur énergétique », a déclaré M. Diallo, cité par un communiqué de son département Lors d’une séance de travail avec son homologue nigérien, Dr. Sahabi Oumarou, le ministre malien a affirmé : « Le Niger est pleinement engagé à accompagner les opérateurs maliens pour un approvisionnement sécurisé et de qualité. » Des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit du carburant vers le Nord du Mali. « Nous nous engageons à simplifier les opérations de transport routier dans le cadre de ce partenariat », a assuré le ministre nigérien des Transports. Les montants et quantités des livraisons n’ont pas été précisés. Le point culminant de la mission a été la signature de plusieurs contrats commerciaux, le 16 mai, entre la SONIDEP et des entreprises maliennes qui sont destinés à garantir un approvisionnement régulier et sécurisé du Nord malien en hydrocarbures. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et des orientations du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour garantir l’autonomie énergétique du Mali. ENGAGEMENTS LOGISTIQUES ET DIPLOMATIQUES – Le 14 mai, des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit des carburants vers le Nord du Mali. Le 16 mai, une audience avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a renforcé la convergence de vues entre les deux pays. « Le Niger soutient pleinement cette démarche d’intégration économique et énergétique au sein de l’AES », a souligné le chef du gouvernement nigérien. La visite à l’ambassade du Mali à Niamey, où la délégation a été accueillie par l’ambassadeur, le colonel-major Younoussa Barazi Maïga, a mis en lumière le rôle clé de la diplomatie malienne. « Une diplomatie économique proactive est essentielle pour consolider nos acquis bilatéraux », a insisté le ministre Diallo. Le point culminant de la mission a été la signature, le 16 mai, de plusieurs contrats commerciaux entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP), (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et des entreprises maliennes. « Ces accords garantissent un approvisionnement régulier et sécurisé en hydrocarbures, marquant une étape décisive pour l’autonomie énergétique du Mali ». Selon, le communiqué, la visite de la délégation multisectorielle malienne visait à consolider la coopération énergétique entre le Mali et le Niger. Elle comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), de la Fédération malienne des Transitaires (FETRAM) et d’une dizaine de sociétés maliennes du secteur des hydrocarbures. La cérémonie, en présence des Ministres nigériens du Pétrole et du Commerce, a scellé ce partenariat stratégique. OS/MD (AMAP)

