Office du Niger : 800.000 tonnes de riz attendues

Par Mamadou SY Ségou, 8 nov (AMAP) La production attendue de riz paddy est 800.000 tonnes sur une prévision de 900.000 tonnes, au sortir de la campagne 2022-2023, avec une mise en valeur de plus de 115.000 ha, dans l’ensemble des zones de production de l’Office du Niger (Kolongo, Ké-Macina, Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani). Le directeur de l’informatique, de la planification et des statistiques de l’Office du Niger, Bamoye Keita, qui l’a annoncé mercredi dernier, intervenait lors d’une visite de terrain du Président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, accompagné de ses proches collaborateurs, dans les zones de production de M’Bewani, N’Débougou, Niono et Kouroumari. Il en ressort que les activités agricoles ont été réalisées conformément au calendrier agricole. De Niono en passant par N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani, la récolte et le battage du riz de la saison d’hivernage sont en cours. La mise en place de pépinières pour les spéculations maraîchères a débuté. L’insécurité caractérisée par la présence de quelques cellules dormantes de terroristes dans certaines zones de production et le retard accusé dans l’approvisionnement des exploitants en engrais subventionnés ont impacté la campagne agricole. La première étape de cette visite de terrain a concerné la zone de production de M’Bewani. Le PDG de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, et sa délégation ont successivement visité les parcelles de riz de Seydou Coulibaly et Issouf Diarra. Avant d’assister à la récolte et au battage du riz. Seydou Coulibaly cultive la variété Gambiaka sur une superficie de 2,27 ha. Le visage illuminé par un sourire, il savoure l’instant présent et se dit satisfait du climat qui a prévalu. «La pluie a été au rendez-vous cette année. Sur le plan sécuritaire, l’appui des forces armées et de sécurité nous a permis de travailler en toute sérénité. Je n’ai pas rencontré de difficultés majeures au cours de cette campagne», a expliqué M. Coulibaly. Après M’Bewani, la délégation a mis le cap sur Ringande, un village situé dans la zone de production de N’Débougou. Sur place, elle a visité le champ de riz de Djénéba Ouédraogo. Cette exploitante agricole cultive la variété Kogoni 91-1 sur une superficie de 2,1397 ha. Son riz est au stade de la récolte. Sa médaille de l’ordre du Mérite agricole en évidence, Djénéba Ouédraogo se réjouit du bon déroulement de la phase de récolte et espère obtenir 8 tonnes de riz à l’hectare. À quelques mètres du champ Djénéba Ouédraogo, plusieurs hommes et femmes s’activaient, sous un soleil ardent, autour de la machine de battage. Souleymane Zango, un autre exploitant agricole que nous avons rencontré espère récolter 50 sacs de riz paddy par hectare malgré le retard dans l’approvisionnement des exploitants en engrais. À en croire le directeur de zone de Kouroumari, Salif Ouédraogo, les dispositions prises par les forces armées et de sécurité ont permis d’atteindre un taux de mise en culture de 89%, contre 71% pour la campagne agricole 2021-2022. M. Ouédraogo a rappelé que l’année dernière, à la même période, les activités agricoles avaient été perturbées par des hommes armés non identifiés. «Cette année, avec à la présence de patrouilles de l’armée, les opérations de récolte et de battage se déroulent normalement», nous a-t-il confié. Et le directeur de zone de Kouroumari d’ajouter que les paysans sont satisfaits des résultats engrangés, y compris l’encadrement technique qui parvient désormais à surveiller et conseiller les producteurs. SECURITE – Dans la zone de production de Niono, où la délégation s’est rendue, plusieurs producteurs étaient en pleine récolte. C’est le cas de Souleymane Dembélé qui pratique la riziculture sur une superficie de 10,13 ha. «Cette année, la campagne agricole s’est bien déroulée et nous sommes actuellement en plein dans la récolte du riz», a dit Souleymane Dembélé. Toutefois, il a déploré le fait que certains exploitants agricoles n’ont pas pu cultiver cette année à cause de l’insécurité. Il a salué les efforts des FAMa et des autorités de la Transition en faveur du bien-être des acteurs du monde rural. Le directeur de l’appui au monde rural, Djimé Sidibé, lui, a estimé que la gestion de la production destinée à l’autoconsommation et à la commercialisation demeure un défi majeur après la phase de récolte et de battage du riz. Afin de pallier ce problème, M. Sidibé a revélé que l’encadrement a entamé la sensibilisation des paysans au niveau des villages et des exploitations familiales. En marge de cette visite, le PDG de l’Office du Niger s’est rendu sur le site devant abriter le Projet N’Débougou IV, financé par la Banque allemande de développement (KFW) pour un montant d’environ 30 milliards de Fcfa. Selon Tidiane Traoré, le directeur de l’aménagement et de la gestion du foncier de l’Office du Niger, ce Projet concerne non seulement la réhabilitation du casier de N’Débougou sur 4.200 hectares, mais aussi le renforcement de capacités des paysans et l’installation de mini-rizeries. Le lancement des avis d’appel d’offre pour l’ensemble des travaux est prévu pour décembre 2022, a annoncé le directeur de l’aménagement et de la gestion du foncier de l’Office du Niger.   RESSOURCES HUMAINES – Après cette tournée dans les champs de riz, le Président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté, a eu une séance de travail avec les agents et les directeurs des zones de production de Niono, N’Débougou, Kouroumari et M’Bewani. C’était dans la salle de réunion de la direction de zone de Niono. L’objectif de cette rencontre était de partager avec eux les réformes entreprises par l’Office et recueillir leurs préoccupations. Intervenant à l’issue de la rencontre, la directrice des Ressources humaines de l’Office du Niger, Mme Sylla Ramata Djiguiba, a rappelé que ces différentes réformes sont issues des recommandations des audits externes. Parmi ces réformes figurent le cadre organique, les plans de formation et de carrière. «Ces documents majeurs ont été adoptés lors de la dernière session du Conseil d’administration de l’Office du Niger», a déclaré Mme Sylla Ramata Djiguiba. Elle a ajouté que l’objectif global est la valorisation des ressources

Mali : La cantatrice Mah Kouyaté N°2 est décédée (Proches de la famille)

Bamako, 07 nov (AMAP) Mah Kouyaté N°2, griotte et chanteuse, malienne qui était l’une des musiciennes traditionnelles les plus suivies de la scène nationale, est décédée, lundi, à Bamako, a appris l’AMAP auprès de plusieurs proches de sa famille. Connue pour son timbre de voix particulièrement apprécié de ses fans, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une grande famille de griots et de musiciens. L’artiste a fait ses débuts dans la musique dès son plus jeune âge, notamment lors des cérémonies sociales. Sa voix séduit ses nombreux fans, qui au-delà du Mali, apprécient ses chansons à travers  le monde entier. Ce qui lui ouvre les portes d’une longue e belle carrière artistique. Mah Kouyaté a signé son premier opus « Diarabi »  en 1996. Cet Album qui l’a relevée au Mali et au monde a été suivi en 2002 par « Sumu vol 1-2 », « CAN 2002 » et « Musolu » en 2002. Elle revient avec « Badenya Vol 1-2 », «  Fimani Veste » ,  » Fimani Guitare  » en 2003 et  « Tariba », « Nan Koumandjan Vol 1-2 » en 2004. Elle signe « Sumu vol 1-2 » en 2005  et « Masselala » en 2006. MT/MD (AMAP)

Mali : Le Premier ministre par intérim Abdoulaye Maïga arrivé en Égypte pour la COP27

Bamako, 6 nov (AMAP) Le Premier ministre malien par intérim le colonel Abdoulaye Maïga est arrivé, dimanche en début de soirée, en l’Égypte, où il participera, à la 27ème Conférence des Parties à la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (COP27) à Sharm El Sheikh, du 06 au 09 novembre prochain, selon une source officielle. Le chef du gouvernement par intérim est accompagné par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, celui de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Modibo Koné. À sa descente d’avion, la délégation malienne a été accueillie par les autorités égyptiennes, en présence de l’ambassadeur du Mali au Caire, le général Boubacar Diallo et d’autres personnalités. La participation du Mali à la COP27 permettra de mettre l’accent sur les défis liés aux changements climatiques et d’exposer les stratégies du gouvernement pour leur atténuation et pour renforcer la résilience et l’adaptation aux changements climatiques. Cette rencontre de haut niveau devrait également « permettre de développer un cadre de partenariat stratégique visant la mobilisation des ressources financières nécessaires au financement des Programmes et Projets prioritaires de notre pays afin de faire face dans la lutte les changements climatiques ». AT/MD (AMAP)

Mali: Grand meeting anti-blasphème contre l’islam

Bamako, 5 nov (AMAP) Une foule de fidèles musulmans a envahi le boulevard de l’indépendance, vendredi après-midi, à Bamako, à l’appel du Haut conseil islamique du Mali (HCIM) pour dénoncer l’offense faite à l’islam, la mauvaise compréhension de la laïcité et de la liberté d’expression, a constaté l’AMAP. On pouvait lire, entre autres, sur les banderoles : « On ne touche pas à notre religion », « Touche pas à mon coran » et « Plus jamais ça au Mali ». Le ton de cette manifestation a été donné par la lecture du Saint Coran que beaucoup brandissaient. Ensuite, dans une déclaration lue par le secrétaire général du HCIM, Mahamadou Diamouténè, l’instance dirigeante des associations musulmanes maliennes a condamné « avec la dernière énergie, les actes et propos blasphématoires, blessant dans leur foi tant de fidèles musulmans à travers le monde et qui constituent des menaces pour la paix et la stabilité sociale.» Ils ont, entre autres, apprécié  « les condamnation de ces actes par les plus hautes autorités de la Transition et la promptitude avec laquelle les pouvoirs judiciaires ont engagé des poursuites » contre l’auteur et ses complices présumés. Pour une stabilisation sociale réussie, les organisateurs ont demandé « aux  pouvoirs publics de mettre rapidement un terme aux activités jugées blasphématoires contre la religion et, généralement, menées au nom d’une compréhension erronée de la liberté d’expression et de la laicité. » Avant d’appeler les médias à ne pas être les vecteurs de transmission de la haine contre l’lslam, religion de paix et de tolérance. Ils ont, par ailleurs, appelé les musulmans à la retenue, au respect de l’autorité religieuse dans la gestion d’une telle situation, conformément à l’enseignement de l’lslam. Pour l’imam Mahamoud Dicko, « c’est un constat d’échec pour nous les musulmans ». « Je ne suis pas fier », a-t-il lancé. Pour le religieux, il faut aller au-delà de toutes les considérations, avant d’appeler les fidèles à l’union sacrée et à la paix en laissant de côté les différends. « Ils veulent nous pousser à  la faute pour créer le désordre mais nous n’accepterons pas », a dit le président d’honneur du HCIM. Pour sa part, le président du HCIM, Ousmane Chérif Madani Haidara, a déploré la mise à l’écart du Haut conseil dans les instances dirigeantes du Mali, notamment lors de la proposition des membres additifs du Conseil national de la Transition (CNT). Il a appelé les fidèles « à la retenue, au calme et à œuvrer à l’union, à la paix. » En présence de plusieurs autres leaders religieux et de fidèles musulmans, le rassemblement a pris fin par des prières et des bénédictions pour la paix et la stabilité sociale au Mali. TC/MD (AMAP)

Propos blasphématoire contre l’islam : Six personnes placées sous mandat de dépôt

Bamako, 4 nov (AMAP) Six personnes ont été mises à la disposition du parquet du Tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, jeudi, dans la procédure judiciaire ouverte dans l’affaire dite de propos blasphématoires contre l’islam, a appris l’AMAP de source judiciaire. Il s’agit du leader de la secte Kaamit, l’écrivain Doumbi Fakoly, de l’ami intime et un jeune frère du nommé Mamadou Dembélé à l’origine des propos incriminés. S’y ajoutent trois autres personnes plus ou moins proches de l’individu le plus recherché en ce moment par la justice malienne. De sources proches du dossier, toute la procédure est partie d’un soit transmis du tribunal, relatif à la plainte formulée par les membres du Haut conseil islamique (HCM) à la date du 1er novembre dernier. Ainsi, en exécution des instructions de la plainte, les investigations faites par la Brigade d’investigation judiciaire (BIJ) ont permis d’interpeller l’écrivain Doumbi Fakoly, le même jour, à son domicile, à Sotuba. L’interpellation du frère de l’auteur présumé du blasphème fait suite à des messages suspects de son grand frère retrouvés dans son téléphone. Notre source indique que parmi les quatre personnes interpellées, mercredi, dans l’affaire, se trouve l’ami intime du fugitif. Après la procédure policière, les personnes interpellées par la BIJ ont été renvoyées devant le procureur du Tribunal de grande instance de la Commune IV du District de Bamako où elles ont, ensuite, été placées sous mandat de dépôt pour les faits qui leur sont reprochés. Il faut signaler que la femme et les enfants du nommé Mamadou Dembélé ont aussi été mis à la disposition du parquet pour des raisons de sécurité. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta a condamné le blasphème. Le gouvernement aussi, à travers le ministère en charges des Affaires religieuses, a condamné les agissements du nommé Mamadou Dembélé. En guise de protestation, les organisations musulmanes, visiblement très remontées, maintiennent un rassemblement prévu vendredi après-midi sur le boulevard de l’indépendance. TC/MD (AMAP)

Le Mali attend 120 tonnes de produits de première nécessité de la Russie (Ministre de l’Economie)

Bamako, 03 nov (AMAP)  Le Mali devrait recevoir, dans les semaines à venir, environ 120 tonnes de produits de première nécessité, pour un montant de 100 millions de dollars soit ( 50 milliards de Fcfa, en provenance de la Russie à partir le corridor Conakry-Bamako, a  annoncé, mercredi, le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. « Il s’agit de la première livraison d’une importante commande du gouvernement de Transition dans le cadre du partenariat commercial et stratégique entre le Mali et la fédération de Russie. », a indiqué  M. Sanou, qui a effectué une mission en Russie, du jeudi 27 octobre au mercredi 02 novembre 2022. Cette importante commande est répartie entre 65.000 tonnes de produits d’hydrocarbure, 35.000 tonnes d’engrais (urée)  et 25.000 tonnes de blé. Lors de sa mission, le chef du département en charge de l’Economie était accompagné d’une importante délégation composée outre de responsables techniques de son département, des techniciens de plusieurs entreprises d’État : l’Office national des produits pétroliers (ONAP), l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) et la Compagnie malienne pour développement du textile (CMDT). Arrivé le jeudi 27 octobre à Moscou, dans la capitale russe, le patron de l’hôtel des Finances et sa délégation ont mené des négociations portant sur plusieurs secteurs économiques, avec des responsables techniques russes. Ces négociations ont abouties à la signature d’une convention sur des produits stratégiques entre les deux États. Selon ministre Sanou, ce partenariat permettra à notre pays « de sécuriser ses sources d’approvisionnement en produit stratégiques dans un contexte international de plus en plus tendu. » « L’objectif de ce partenariat est de maintenir un approvisionnement correct, régulier et sécurité du Mali, en denrées de première nécessité », a expliqué Alousséni Sanou. AT/MD (AMAP)

Le Mali et le Burkina Faso affichent une commune volonté de coopération militaire

Bamako, 03 nov (AMAP) Le Mali et le Burkina Faso, qui font face aux attaques terroristes depuis plusieurs années, entendent donner un nouvel élan à leur partenariat en matière de défense et de sécurité, selon le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. « Le plus important pour nous, dans la situation actuelle, c’est le défi sécuritaire. On est venu échanger sur comment renforcer la coopération militaire pour pouvoir mieux mener nos opérations et sécuriser nos populations », a déclaré, mercredi, à Bamako, le président Ibrahim Traoré à l’issue de son séjour de quelques heures dans la capitale malienne. Le colonel Assimi Goïta et le capitaine Ibrahim Traoré se sont retrouvés au palais de Koulouba pour un second tête-à-tête, suivi d’une séance de travail élargie à leurs délégations. Quelques jours après son investiture, le capitaine Traoré a choisi le Mali  pour effectuer son premier déplacement à l’étranger. Les possibilités et perspectives en matière de coopération opérationnelle dans la lutte contre le terrorisme ont donc été largement évoquées pendant cette visite. Elle a, aussi, permis au président burkinabè de bénéficier des conseils de son homologue malien pour anticiper les problèmes sécuritaires que pourrait engendrer un éventuel repli des groupes armés terroristes sur le territoire burkinabè, en raison de la montée en puissance des Forces armées maliennes (FAMa). Visiblement satisfait de son court séjour, le visiteur de marque a invité les populations malienne et burkinabé à plus de solidarité, à se donner la main et à rester unis dans la lutte contre le terrorisme. « Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations respectives, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition du Faso et moi avons eu cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos Etats», a indiqué le président Assimi Goïta sur son compte twitter. La visite du président du Faso au Mali aura duré quelques heures, car après la séance de travail avec son homologue Assimi Goïta au palais de Koulouba, l’hôte de marque a regagné son pays en début de soirée. Le choix du président du Faso, accompagné d’une forte délégation composée notamment du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly,  de se rendre au Mali avec lequel le Burkina partage plus de 1 200 km de frontière, a été inspiré par les situations sécuritaire et politique similaires dans les deux pays. Les deux présidents de Transition sont engagés dans la lutte contre des Groupes armés terroristes (GAT). La similarité des contextes incite au renforcement de la coopération bilatérale et à la mutualisation des moyens de combat. BD/ID/MD AMAP

Le président de la Transition burkinabé reçu par son homologue malien à Bamako, au Mali

Bamako, 02 nov (AMAP) Le président de la Transition du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a été accueilli à Bamako, ce mercredi après-midi, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à l’aéroport international President Modibo Keita-Sénou, a constaté l’AMAP. «Dans l’optique d’améliorer la sécurité de nos populations, la capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition du Faso et moi avons eu, cet après-midi, des échanges fructueux autour des défis majeurs qui impactent la paix et la stabilité de nos États », a declaré le colonel Assimi Goita dans un tweet. Le chef d’Etat burkinabé était en visite d’amitié et de travail au Mali. En cette occasion de sa première sortie officielle du Burkina Faso, il était accompagné d’une forte délégation composée du ministre d’Etat, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel-major Kassoum Coulibaly. C’est aux environs de 15 heures 30 minutes que l’avion transportant le président de la Transition burkinabè, s’est immobilisé sur le tarmac de l’aéroport international de Bamako-Sénou. A sa descente, il a été accueilli par le colonel Assimi Goïta, en présence du Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, des présidents des institutions, des membres du gouvernement et du corps diplomatique. Les deux présidents ont ensuite passé en revue les troupes, avant un tête-à-tête dans le salon d’honneur de l’aéroport. Juste après, le président Goïta et son hôte ont pris la direction du palais de Koulouba pour des entretiens sur plusieurs sujet d’intérêt commun comme la lutte contre le terrorisme. BD/MD (AMAP)

Mali-Burkina Faso : Le capitaine Ibrahim Traoré attendu à Bamako

Bamako, 2 nov (AMAP) Le nouveau président de la Transition au Burkina Faso,  le capitaine Ibrahim Traoré, est attendu, ce mercredi, à Bamako, pour une visite de travail de quelques heures, selon des sources officielles. Le chef de l’Etat burkinabè consacrera ainsi au Mali sa première visite à l’extérieur de son pays. Le Burkina Faso et le Mali font face au même type d’enjeux sécuritaires avec la lutte contre des groupes terroristes. Le sujet devrait être au menu des échanges qu’auront le colonel Assimi Goïta et son homologue burkinabè. Les deux Chefs d’Etat saisiront cette occasion pour examiner les voies et moyens de renforcer la collaboration et mutualiser les efforts des deux pays pour relever les défis communs auxquels le Burkina Faso et le Mali font face. Le nouveau président de la Transition burkinabé a prêté serment, le 21 octobre dernier, devant le Conseil constitutionnel, au cours d’une audience solennelle tenue à Ouagadougou, la capitale burkinabè. Il prenait ainsi les rênes de la Transition dans son pays avant de nommer dans la foulée Apollinaire Kyelem de  Tambela comme Premier ministre. MT/MD (AMAP)

Journée mondiale des villes : Un Malien sur deux sera citadin en 2024 (Ministre)

Bamako, 1er nov (AMAP) «Compte tenu du rythme d’accroissement des villes maliennes en général (5,1%) et de la capitale, Bamako, en particulier (5,4%, l’un des plus élevés en Afrique), on estime qu’un Malien sur 2 habitera dans les villes en 2024 », a déclaré lundi, à Bamako, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Bréhima Kaména. M. Kamena, qui a présidé l’ouverture des travaux de commémoration de la Journée mondiale des villes, a expliqué « tout ce que cela comporte en matière de développement urbain durable : emplois urbains, infrastructures, services urbains, protection de l’environnement. » « Malgré une relative faiblesse de l’urbanisation, a-t-il affirmé, les villes jouent un rôle moteur dans le développement économique à l’échelle nationale et régionale dans la mesure où, avec moins du 1/3 de la population nationale, elles produisent 50 % des richesses nationales ». « Elles pourraient, selon Bréhima Kaména, en produire davantage si les problèmes posés par leur développement sont maîtrisés. »   Le Mali a commémoré cette journée, à travers une journée portes ouvertes dans les locaux de la direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat, à Darsalam, dans la capitale, Bamako. Le thème international de la Journée, célébrée chaque année à la date du 31 octobre, est  «Agir localement pour devenir global». La Journée mondiale des villes vise à promouvoir l’intérêt de la communauté internationale pour l’urbanisation mondiale durable, à faire avancer la coopération entre les pays et les villes pour saisir les opportunités, à relever les défis de l’urbanisation et contribuer au développement urbain durable dans le monde. Elle est, aussi, une occasion pour les pouvoirs publics et la société civile d’informer et de sensibiliser par l’organisation d’activités sur les enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Au Mali, les activités commémoratives se sont étalées du 3 octobre au 31 octobre 2022, à travers plusieurs activités notamment la tenue de journées de concertation entre les acteurs du secteur du foncier, de l’habitat, de l’urbanisme. SERVICES DE BASE – Le ministre en charge de l’Urbanisme a rappelé que la Politique nationale de la ville (PONAV) a été initiée pour, notamment, « rendre les villes maliennes conviviales et harmonieuses, renforcer les économies locales pour améliorer les capacités d’autofinancement des villes et favoriser l’expression des diversités socioculturelles. Et d’indiquer que le principal outil de mis en œuvre de cette politique est le programme décennal de développement des villes. Parmi les perspectives, le ministre Kaména a cité la tenue prochaine de la 7ème édition du Salon de l’habitat de Bamako en 2023, la mise en œuvre de la troisième phase du Programme participatif de l’amélioration des bidonvilles (PPAB), la mise en œuvre du Projet de résilience urbaine de Bamako (PRUBA) ainsi que la poursuite de l’élaboration des profils urbains des villes du Mali. S’y ajoutent aussi la poursuite de la réalisation des programmes de logements sociaux, l’amélioration de la mobilité urbaine au niveau de nos grandes villes, la sécurisation et la conservation des espaces publics par leur aménagement et le rapprochement des services sociaux de base de nos populations. Pour sa part, le directeur de l’Observatoire national des villes (ONAV), Moussa Tamba Diakité, a énuméré quelques défis du domaine urbain. Il s’agit, entre autres, de l’accès à l’eau potable, à la santé, à la sécurité, la mobilité urbaine, l’étalement urbain et les constructions illicites. Par rapport à l’évolution de la population de la ville et en zone urbaine, il dira qu’en 1800, 5% de la population mondiale vivaient dans les villes, qui évolue aujourd’hui à 50%. Selon les estimations des Nations-unies, ces chiffres doivent aller de 65 à 70%. «La population nationale a augmenté ce qui fait que cette transformation démographique rapide est source de défis mais, aussi, d’opportunité et de chance à saisir », a dit M, Diakité.  C’est pour cela qu’aujourd’hui, le ministère en charge de l’Urbanisme et de l’habitat, à travers l’ONAV, « est en train de développer un système beaucoup plus numérique, qu’on appelle les villes connectées, les villes intelligentes qui est aujourd’hui à la mode dans le monde urbain », a indiqué Moussa Tamba Diakité. Selon lui, ce système numérique permet de faciliter l’accès aux services urbain de base, de réduire les coûts et un moyen très efficace de contrôler et de diminuer drastiquement l’insécurité urbaine. MS/MD (AMAP)