Mali : Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga reçu par le président de la Transition

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, après quatre mois de repos ordonné par son médecin, a été reçu, vendredi, en audience par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, dans son bureau au Palais de Koulouba, annonce la présidence malienne. A sa sortie d’audience, le locataire de la Primature qui s’est dit bien rétabli a confié à la presse être « venu saluer et remercier le chef de l’État et toute son équipe pour le travail colossal abattu ces quatre derniers mois par les autorités de la Transition dans un contexte extrêmement difficile. » Dr Choguel Kokalla Maïga était surtout venu informer le président Goïta de son état de santé « parfait aujourd’hui. » «Je suis venu informer le président que je suis apte à reprendre le travail et dans quelques jours, le chef de l’État annoncera la date », a déclaré le Premier ministre. Le chef du gouvernement a, aussi ,indiqué que « le peuple malien a besoin d’espérance après les acquis importants engrangés par les autorités de la Transition ». Il a invité le peuple malien « à l’union sacrée » ajoutant que « le Mali est condamné à réussir. » AT/MD (AMAP)

La BAD finance pour 5 milliards de Fcfa le Projet d’appui aux structures de gouvernance du Mali

Bamako, 25 nov (AMAP) Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a signé, jeudi, avec le gouvernement du Mali l’accord de financement du Projet d’appui aux structures de gouvernance (PASG) d’un montant de 6 millions d’Unités de compte (environ 5 milliards de Fcfa) sous forme de don, a constaté l’AMAP L’objectif du PASG est de contribuer à créer des conditions plus favorables à la sortie graduelle du Mali de sa situation de fragilité, à travers notamment le renforcement des capacités en matière de lutte contre la corruption, l’enrichissement et les flux financiers illicites. Le financement qui vient d’être accordé à notre pays provient des ressources du Fonds d’appui à la Transition (FAT) de la BAD. Il servira à répondre à des besoins au niveau de cinq structures : «Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), Inspection des finances, Direction nationale du contrôle financier (DNCF) et Direction générale des Impôts (DGI)», a expliqué le ministre malien de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou qui a signé l’accord avec le responsable pays du bureau du Groupe de la BAD au Mali, Adalbert Nshimyumremyi. Alousséni Sanou a indiqué que l’Unité de gestion du PASG sera rattachée à la Cellule d’appui à la réforme des finances publiques (CARFIP). Les autorités maliennes et les responsables de la BAD attendent beaucoup de ce Projet. A terme, il doit améliorer les taux concernant la déclaration de biens, le nombre de missions d’audit interne ou encore le niveau des recettes. En effet, selon les projections du Projet, le pourcentage de déclaration passera de 25% en 2020 à 100% en 2025. Le nombre de missions annuelles d’audit interne réalisées par l’Inspection des finances passera de 6 en 2020 à 12 en 2025. Et s’agissant des recettes fiscales, les chiffres doivent grimper de 921 milliards de Fcfa en 2020 à 1.200 milliards de Fcfa en 2025. « L’atteinte de ces résultats permettra d’élargir l’espace budgétaire du pays pour la mise en œuvre de ses programmes de développement économique et sociaux et renforcer la transparence et l’efficacité des dépenses publiques », a dit, pour sa part, le responsable pays du bureau du Groupe de la BAD. Adalbert Nshimyumremyi a souligné que ce Projet vient contribuer au renforcement du partenariat avec le Mali pour le développement socio-économique du Mali. Depuis 1975, début des opérations de l’institution financière de la BAD au Mali, environ 112 opérations ont été approuvées en faveur du Mali pour un montant cumulé de plus de 1.408 millions d’Unités de compte (soit 1.202 milliards de Fcfa). Le portefeuille de projets actifs financés par le Groupe de la BAD en cours d’exécution, porte sur 21 opérations pour une enveloppe totale d’environ 420 milliards de Fcfa. Ces projets couvrent les secteurs du transport routier (39% du portefeuille), l’agriculture (19%), l’énergie (13%), l’eau et assainissement (11%) et la gouvernance (6%). Quant au secteur privé (finance et industrie), il représente 7% de l’enveloppe du portefeuille et les autres secteurs (changement climatique et développement social) 5%. Le responsable pays a réitéré, au nom des autorités de la BAD, la volonté de l’institution de continuer à œuvrer, au côté du gouvernement de la Transition, à la mise en œuvre de son programme de développement. BBC/MD (AMAP)  

9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies : Le ministre Abdoulaye Diop expose la stratégie du Mali contre le terrorisme   

Bamako, 24 nov (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’est adressé au 9è forum de l’Alliance des civilisations des Nations unies, les 22 et 23 novembre 2022, à Fès (Maroc), devant lequel il a mis l’accent, notamment sur la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Dans son adresse devant cette session, qui se tient pour la première fois en terre africaine, sous le thème central «Vers une alliance de paix : vivre ensemble comme une seule humanité », le ministre Abdoulaye Diop, a siganlé que « la symbolique de ce thème prend tout son sens dans un contexte général marqué, hélas, par des conflits, des tensions et des crises qui ébranlent durablement notre vivre ensemble, pourtant forgé dans des traditions séculaires de dialogue, d’écoute, et de compréhension mutuelle ». « La symbolique de ce forum en Afrique, a-t-il renchéri, renvoit aussi à nos méthodes endogènes de prévention et de règlement des conflits que nous avons, malheureusement et progressivement. délaissées au profit d’une modernité certes nécessaire mais parfois mal adaptée à nos réalités. » L’Alliance des civilisations est un cadre au sein des Nations unies qui œuvre pour une action internationale contre le fondamentalisme à travers la coopération et le dialogue interculturel et interreligieux et visant à contribuer notamment à la réduction des tensions entre le monde musulman et le monde occidental. «Nous reconnaissons et saluons les efforts collectifs mis en place pour faire face aux menaces telles que l’extrémisme violent, le terrorisme, la radicalisation, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée», a dit le chef de la diplomatie malienne. Avant de signaler que « la récurrence des crises et leur persistance dans le temps, en dépit des efforts mis à les résoudre, appellent à une analyse profonde de nos approches et méthodes, tant nationales, régionales, qu’internationales. » Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a fait remarquer que les tensions intercommunautaires entre les éleveurs et les agriculteurs, « initialement cycliques, sont désormais exacerbées par les effets négatifs des changements climatiques et leur corollaire de raréfaction des ressources comme l’eau ». A cela s’ajoute « la manipulation des groupes armés terroristes, bénéficiant souvent de soutien extérieur, et qui opposent des populations liées par le sang et l’histoire, sur des bases ethniques, régionales ou religieuses, uniquement pour entretenir un terreau fertile à leurs activités criminelles. » Pour Abdoulaye Diop, « ces difficultés entre communautés locales, qui vivaient côte à côte harmonieusement grâce à nos mécanismes internes propres de médiation et de conciliation, ont conduit le gouvernement (malien) à s’engager résolument pour le retour aux valeurs fondamentales qui ont constitué le socle de notre société ». «C’est à cette fin que le gouvernement a pris des mesures règlementaires pour réhabiliter définitivement les légitimités traditionnelles, coutumières et religieuses», a-t-il signalé. Le ministre Diop a ajouté que ce dispositif institutionnel est partie intégrante de la Stratégie nationale de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent et son Plan d’action 2021-2025. Partant du constat que l’absence de l’Etat « n’offre hélas d’autre alternative aux populations que leur exposition aux conditions et diktats de leurs «bourreaux», M. Diop a soutenu qu’il est indispensable d’assurer le retour de l’Etat et de son autorité sur l’ensemble du territoire. «Ce n’est qu’à cette condition que nos Etats pourront fournir les services sociaux de base et créer les conditions propices à l’essor d’activités génératrices de revenus légaux aux populations vulnérables», a-t-il fait remarquer. Le ministre Diop a salué l’adoption de la Déclaration de Fès, en particulier la réaffirmation de l’importance des cinq piliers que sont la jeunesse, l’éducation, les média, la migration et les femmes comme acteurs majeurs de la paix. Il a espéré la mise en œuvre des recommandations du forum allant « dans le sens du renforcement de la cohésion et de la stabilité durable, gage du développement harmonieux de nos sociétés. » Cette édition a enregistré la participation du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, des chefs de délégation représentant le Groupe des amis de l’Alliance dont le Mali est membre, des leaders politiques et religieux, ainsi que des représentants des organisations internationales, de la jeunesse, du secteur privé et de la société civile. SS/MD (AMAP)      

L ‘insécurité affecte certaines foires de la région de Gao (Nord du Mali)

Par Abdourhamane TOURE Bamako, 23 nov (AMAP) L’insécurité et l’état de l’axe Gao-Sévaré freinent l’acheminement des produits locaux vers les régions, dans le Nord du Mali. En effet, c’est à partir de la Région de Gao que les autres (Ménaka et Kidal) se ravitaillent en produits locaux venant du sud du Mali, pour ensuite fournir les autres localités de leurs circonscriptions. Dès que la Région de Gao n’est pas approvisionnée, les autres régions en subissent les contrecoups. Le marché à bétail de Wabaria, qui accueille des forains de 13 villages, en plus de ceux de la Commune urbaine de Gao et ses communes rurales, se tient chaque mardi. C’est une foire à bétail distante de 15 km de la ville de Gao. Il est fréquenté par les acheteurs et vendeurs d’animaux de toutes les autres communes de la région ainsi que ceux de Bamako, du Niger, du Burkina Faso et d’Algérie. « Même si ce marché hebdomadaire n’a jamais été la cible d’attaque,  l’insécurité et l’état de la route de Gao-Sévaré découragent les acheteurs potentiels à s’y rendre, par peur d’être spolié ou enlevé par des bandits armés qui sévissent dans la zone », a dit le maire de la Commune rurale de Gounzourèye, Abdoul Kader Maiga, La Commune rurale d’Inchawadji est distante de 70 km de la Commune rurale de Gao. Elle a deux foires hebdomadaires. La foire du village d’Emnagul et celle de Djabock. Le maire de la localité, Rhissa Ag Mohamed, nous a dit que malgré l’insécurité, les deux foires  hebdomadaires d’Inchawadji se tiennent régulièrement. Selon lui, ces marchés sont toujours approvisionnés par les forains de la Commune urbaine de Gao. Ces commerçants viennent écouler leurs produits (l’huile, le lait et les condiments venants des Régions dans le Sud du Mali). « Mais, certains aussi fréquentent ces foires pour acheter les petits ruminants, du charbon de bois et du beurre des vaches qu’ils revendent sur les marchés de l’Algérie, de Gao et du Niger » a fait remarquer le maire de la localité. Il a ajouté que, « souvent, des hommes armés font irruption sur les sites des foires soit pour collecter la zakat ou pour enlever des personnes ». « Ces actes barbares ont beaucoup effrayé certains commerçants, surtout ceux en possession de fortes sommes d’argent.  Cela a suffisamment réduit la fréquentation des foires de notre commune », a poursuivi l’édile. Il regrette qu’avec l’absence de l’Etat dans ces localités, la commune ne puisse pas collecter les taxes. Samedi est jour de foire de la commune rurale de Sonni Ali Ber. Ce marché est fréquenté par commerçants des Cercles de Gao et de Bourem. Selon l’édile de la Commune rurale, Abdoul Razack Maiga , « à cause de l’insécurité, la fréquentation a diminué ».  « Tous ces commerçants viennent  à la foire  pour acheter du paddy ou des animaux. Evidemment, certains aussi approvisionnent le marché avec les condiments et des légumes », dit M. Maiga. « Depuis la crise de 2012, l’incivisme a gagné du terrain. Aujourd’hui, dans nos communes, les citoyens ne paient plus les impôts. Et ceux qui avaient l’habitude de payer leurs taxes ont épousé le comportement des récalcitrants. Pratiquement, aucun Groupement d’intérêt économiques (GIE) de la commune n’est pas à jour », a révélé le maire, Abdoul Razack Maiga. PERTE – Avec la dégradation de l’axe Gao-Sévaré et l’insécurité, tous les produits qui quittent le Sud du Mali pourrissent avant même d’arriver à Gao. Il s’agit des légumes et des tubercules (pomme terre,  igname, oignon, gingembre, tomates, choux, banane plantain). « Avec l’état actuel de la route Gao-Sévaré, nous nous sommes rabattus sur les produits qui viennent de l’Algérie et du Niger. Et, c’est la raison pour laquelle tous les produits sont chers sur le marché », a confirmé Boubacar Traoré, ressortissant de Sikasso (Sud) et vendeur de condiments sur le marché de Gao. « Tous les produits qui partent de Sikasso pour Gao se décomposent avant même d’arriver à destination. Cela constitue une grande perte pour nous les revendeurs. Tant que cette route de Gao-Sévaré n’est pas réparée, aucun produit en provenance des régions du Sud du Mali, ne pourra arriver à Gao dans un état de consommation », se plaint notre interlocuteur. « Avec l’insécurité certains transporteurs ont cessé de pratiquer cet axe. Cinq camions-remorques de ma belle-sœur ont été calcinés sur l’axe Gao-Douentza », a-t-il rappelé. Hamidou Traoré est revendeur de beurre de  karité à la Place de Sikasso à Gao. Il partage le même avis que son prédécesseur. Pour lui, l’état de la route et l’insécurité défavorisent le ravitaillement du marché de la Cité des Askia en produits locaux originaires du Sud du Mali. Seul point de satisfaction, pour le commerçant, en cette période de froid,  son beurre de karité « arrive sans fondre ». S’il arrive… AT/MD (AMAP)    

Un Pôle judiciaire spécialisé pour lutter contre la cybercriminalité au Mali (Conseil des ministres)

Bamako, 18 nov (AMAP) Le gouvernement de la Transition au Mali a décidé de créer un Pôle judiciaire spécialisé national dans la lutte contre la cybercriminalité, a annoncé le Conseil  des ministres du vendredi 11 novembre 2022 dans son communiqué. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, « le Conseil a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité », indique le communiqué. La même source souligne que « l’essor des technologies de l’information et de la communication favorise le développement économique, industriel et social des pays. Il incite la production et améliore la qualité des prestations de service ». Cependant, prévient le document, « l’utilisation malveillante des réseaux sociaux peut entrainer des conséquences très graves ». « Ils sont devenus un espace où nul n’est à l’abri des attaques contre sa personne et sa propriété, de l’escroquerie et d’autres infractions du genre », signale le communiqué. Le rythme rapide de l’évolution de la cybercriminalité rend difficile l’appréhension des malfaiteurs. En effet, « les cyber-délinquants adaptent leur manière d’opérer à l’évolution des nouvelles technologies, de telle sorte qu’ils ont une avance réelle sur les services classiques de détection et de répression de la criminalité ». C’est pour faire face à ce phénomène que le gouvernement a décidé, à l’instar des Pôles économiques et financiers en matière de lutte contre la corruption et du Pôle judiciaire spécialisé en matière de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, de créer un « Pôle judiciaire spécialisé en matière de Lutte contre la Cybercriminalité ». Les projets de texte adoptés instituent, au Tribunal de Grande Instance de la Commune IV du District de Bamako, le Pôle judiciaire national spécialisé en matière de Lutte contre la cybercriminalité qui aura une compétence nationale et exclusive pour les infractions dans ce domaine. Les textes permettront de déterminer « les modalités de poursuite, d’instruction et de jugement dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité » de préciser  « les compétences de la brigade spécialisée et des assistants en matière de lutte contre la cybercriminalité » et d’apporter « une meilleure cohérence et une plus grande efficacité dans la lutte contre la cybercriminalité. » SS/MD (AMAP)

Grande commission mixte Mali-Guinée : Une nouvelle page des relations bilatérales  

Massa SIDIBÉ Envoyé spécial Conakry, 17 nov (AMAP) Les travaux de la 9è session de la Grande commission mixte de coopération entre le Mali et la Guinée ont débuté, mercredi, à Conakry, dans un contexte où les deux pays entendent dynamiser un partenariat stratégique afin de relever les nombreux défis en termes de développement, a constaté l’AMAP. La session qui a démarré, sous la co-présidence du ministre malien des Affaires étrangères et la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de son homologue guinéen, Dr. Morissanda Kouyaté, se tient dans un contexte difficile pour les deux États traversent une période charnière de leur histoire marquée par une transition politique. Le Mali doit relever de nombreux défis notamment au plan politique, avec les réformes politiques et institutionnelles, la préparation des élections générales. Mais, aussi, des défis économiques et sécuritaires, par exemple la lutte contre le terrorisme. A cela est venue se greffer la crise en Ukraine impactant de plein fouet les économies de plusieurs pays dont le Mali et la Guinée. ADVERSITÉ ET HOSTILITÉ – Au cours de son intervention, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a, opportunément, remercié les autorités et le peuple guinéen pour leur solidarité et leur soutien multiforme et sans faille à l’égard du Mali « suite aux sanctions illégales, illégitimes et injustes imposées à notre pays par la CEDEAO et l’UEMOA, le 9 janvier dernier». Le Mali, qui est redevenu premier producteur de coton en Afrique avec une production record de plus de 760.000 tonnes, au titre de la campagne 2021-2022, exporte une quantité non négligeable de cette production depuis le port de Conakry. Du reste, l’adversité et l’hostilité auxquelles nos deux Etats font face doivent être perçues comme des opportunités d’avancer. « Parce que l’on se rend compte, a expliqué le chef de la diplomatie malienne, que si le Mali et la Guinée parviennent à maitriser et valoriser leur potentiel, l’esprit de domination qui préside aux relations avec beaucoup de leurs partenaires va certainement s’estomper ». « Pour relever les défis les deux Etats doivent renforcer la coopération dans tous les domaines mais, aussi, jouer d’une solidarité sans faille », préconise Abdoulaye Diop, ajoutant qu’il est impératif que le partenariat stratégique, spécifique entre les deux Etats soit dynamisé dans tous les domaines de coopération à travers une mutualisation des efforts. Le ministre Diop s’est dit « convaincu que les potentialités énormes, y compris les ressources naturelles et humaines dont regorgent les deux pays, méritent d’être exploitées de manière optimale afin de favoriser le développement socioéconomique ». Il a insisté sur la nécessité d’assurer un suivi rigoureux et diligent de la coopération entre Bamako et Conakry. « À ce propos, a-t-il averti, pour pouvoir mesurer ce que nous faisons, la boussole sera la satisfaction de nos populations. » ENSEMBLE CONTRE L’INJUSTICE – Pour le ministre des Affaires étrangères de la Guinée, son pays et le Mali ont toujours entretenu de bonnes relations d’amitié, de fraternité et de bon voisinage fondées sur des principes historiques, de solidarité naturelle, de respect mutuel, d’entraide. Etayant ses propos, Dr Morissanda Kouyaté est revenu sur quelques pages glorieuses de l’histoire, en relevant que c’est à Woyowayanko, à la fin du 19è siècle, que l’Almamy Samoury Touré a gagné contre l’impérialisme et le colonialisme français, «au nom de l’Afrique et des deux pays. » « C’est dire que nous avons toujours lutté ensemble contre l’injustice et la domination», s’est réjoui le ministre Kouyaté  qui a rappelé que les présidents Modibo Keïta, Moussa Traoré et Ahmed Sékou Touré « ont suivi le même chemin. » Pour  Dr Morissanda Kouyaté, la présence de l’importante délégation malienne à Conakry est le témoignage du caractère étroit et la profondeur des relations d’amitié existantes entre les deux pays.  Et de confier que le gouvernement et le président de la Guinée apprécient hautement le volume global de nos échanges et souhaitent qu’ils soient rehaussés. «Nous devons, sans tarder, capitaliser cette marche afin de densifier la coopération entre les deux pays», a galvanisé le ministre guinéen des Affaires étrangères. NOUVEL ELAN – La présence de la délégation malienne à Conakry est l’illustration des excellentes relations d’amitié et de coopération qu’entretiennent les deux pays et les présidents Assimi Goïta et Mamady Doumbouya qui ont décidé de les placer sur une nouvelle rampe de lancement. Cela, afin d’établir définitivement une relation stratégique, spéciale et exemplaire en Afrique. En prenant part le 22 septembre dernier aux festivités de la célébration du 62è anniversaire de l’accession du Mali à l’indépendance, le président de la Transition de la Guinée a donné, ainsi, la preuve de sa solidarité et de son engagement aux côtés du Mali. En retour, le président Goïta a élevé son homologue guinéen à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre national à titre étranger. Pour rendre la pareille, quelques semaines plus tard, le Premier ministre par intérim, colonel Abdoulaye Maïga, à la tête d’une importante délégation, s’est rendue en Guinée pour rehausser l’éclat de la fête nationale de la Guinée. Une dizaine de ministre maliens participé à cette rencontre. MS/MD (AMAP)             .                 .                    

La Côte d’Ivoire annonce son retrait progressif de la MINUSMA

Bamako, 16 nov (AMAP) La Mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès des Nations unies a confirmé la décision de retrait progressif des personnels militaires et de police ivoiriens déployés au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dans une lettre en date du 11 novembre. Selon la même source, « la relève de la compagnie de protection des soldats ivoiriens, basée à Mopti, ainsi que le déploiement des officiers d’état-major et des officiers de Police, prévus respectivement en octobre et novembre 2022, ne pourront plus être effectués ». « De même, la Côte d’Ivoire n’envisage pas de relever, en août 2023, les militaires et autres éléments, présents au sein de la Force de la MINUSMA », poursuit la lettre. La décision d’Abidjan intervient alors que 46 militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet dernier à l’aéroport international président Modibo Keïta de Bamako attendent d’être fixés sur leur sort auprès de la justice malienne. Initialement, 49 militaires avaient été interpelés alors qu’ils venaient d’entrer sur le territoire malien. Trois personnels féminins ont été libérés pour des « raisons humanitaires » suite à une médiation du président togolais, Faure Gnassingbé. SS/MD (AMAP)

Rencontre de travail à Ouagadougou sur la coopération militaire Mali-Burkina Faso  

Bamako, 12 nov (AMAP) Le ministre malien de la Défense et des anciens Combattants, le colonel Sadio Camara,  à la tête d’une délégation, a rencontré son homologue burkinabé, le colonel-major Kassoum Coulibaly, vendredi, à Ouagadougou, pour une séance de travail sur la situation sécuritaire dans les deux pays, rapporte une source militaire. « Cette visite a permis aux deux parties d’échanger, en particulier sur la situation le long de la frontière commune et de passer en revue des sujets d’intérêt commun « , a précisé l’Armée malienne sur son site internet. Les ministres Camara et Coulibaly « se sont engagés à renforcer cette coopération pour le bonheur des populations respectives des deux pays, la paix et la sécurité dans la sous-région », poursuit la source militaire. Selon la même source, le ministre burkinabè de la Défense et des Anciens Combattants, a indiqué que cette réunion permettra de renforcer la coopération pour résoudre les défis communs. Le colonel-major Kassoum Coulibaly  a, ensuite, « insisté sur la nécessité de poursuivre cette coopération déjà excellente et de trouver des voies et moyens pour la renforcer. » Le ministre Sadio Camara a, de son côté, souligné que le président de la Transition,  le colonel Assimi Goïta, se félicite des points de vue communs avec son frère et homologue, le capitaine Ibrahim Traoré. « Cette coopération doit avoir pour objectif la victoire pour la sécurité, la stabilité, la prospérité et le développement de nos deux états avec leurs peuples respectifs », a indiqué le colonel Sadio Camara. La délégation malienne a été, ensuite, reçue en audience par le chef d’État burkinabé, le capitaine Ibrahim Traoré, en présence de son premier ministre, Me Apollinaire Kyelem de Tambela, précise la même source. Les armées malienne et burkinabé entendent mutualiser les efforts dans la lutte contre le terrorisme, dans la dynamique enclenchée par les présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré, lors d’une récente visite du chef de l’Etat burkinabè à Bamako . MT/MD (AMAP)  

L’Armée malienne repousse une attaque terroriste à Markala

Bamako, 11 nov (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont neutralisé, dans la nuit du 9 au 10 novembre, un assaillant et récupéré du matériel au cours d’une attaque terroriste visant le poste de contrôle de l’entrée sud de la ville de Markala (Ségou), dans le Centre du Mali, a annoncé, jeudi, l’Armée sur sa page twitter. Le même jour, le commandant du secteur 5 de l’Opération Maliko, le colonel Youssouf Oumar Cissé et le commandant de la Région de Gendarmerie de Ségou, accompagnés de certains collaborateurs, se sont rendus au poste qui était visé. Selon la même source, le colonel Cissé a félicité et encouragé, au nom de la hiérarchie militaire, « les vaillants soldats stationnés » au pont rouge, véritable verrou à l’entrée de la ville. « Il a transmis aux FAMa du poste la fierté du commandement. Il leur a demandé de rester constamment en veille afin d’éviter toute surprise », selon le communiqué. Les autorités administratives locales, communales ont assuré le colonel Youssouf Oumar Cissé de leur soutien et accompagnement dans la lutte anti-terroriste que mènent les FAMa. La délégation du colonel Cissé s’est rendue, également, au COFEAT abritant la formation du Certificat interarmes, note le Communiqué, aux Ateliers militaires centraux, à la Brigade territoriale de Gendarmerie. Puis, elle a franchi le pont du barrage de Markala afin de vérifier le dispositif sécuritaire. SS/MD (AMAP)

Mali : Carte nationale d’identité biométrique valide 5 ans et obligatoire à partir de 15 ans

Bamako, 9 nov (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a pris, la semaine dernière, un le décret qui institue et réglemente la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, conformément aux normes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Selon le décret n°2022-0639/ PT-RM du 03 novembre 2022, « tout citoyen malien, âgé  de 5 ans au moins, peut se faire délivrer une Carte nationale d’identité biométrique sécuritée qui est exigible à partir de 15 ans avec une durée de validité de 5 ans. » La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée certifie l’identité de son titulaire. Elle est délivrée aux citoyens maliens sur le territoire national et dans les représentations diplomatiques et consulaires du Mali. Elle permet, également, à son titulaire de justifier de son identité dans les conditions définies par les textes en vigueur et de faciliter pour les services compétents l’exercice de leurs missions de recherche et de contrôle de l’identité des personnes. La première dotation est gratuite pour chaque citoyen. Toutefois, le renouvellement est payant. Un arrêté du ministre de la Sécurité et de la Protection civile fixe le coût de la carte. Selon le même document, le système de gestion et de production de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée est placé sous la responsabilité du ministre chargé de la Sécurité. C’est une carte conforme aux spécifications techniques fixées par la CEDEAO. « Elle comprend tous les éléments de sécurité fiduciaire, obligatoires et opérationnels, de la carte biométrique sécurisée. Les éléments de sécurité fiduciaire sont ceux figurant dans le guide pratique de la Carte d’identité biométrique sécurisée et intégrés au spécimen adopté par la Cedeao », souligne le texte. La précieuse pièce d’identité est fabriqué à partir d’une matière plastique en polycarbonate comprenant tous les dispositifs de sécurité destinés à limiter les risques de falsification ou de contrefaçon. Le décret indique que la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée, document administratif national, peut assurer d’autres fonctions, en dehors de l’identification nationale. Le décret précise, aussi, que l’actuelle Carte nationale d’identité reste valide, au maximum une année, après la délivrance des premières Cartes nationales d’identité biométriques sécurisées. Ce délai peut être prorogé par un arrêté du ministre chargé de la Sécurité. Les anciennes Cartes nationales d’identité et consulaires et la carte du Numéro d’identification nationale (NINA) sont remises aux autorités compétentes lors de la délivrance de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée. « L’entrée en vigueur de la Carte nationale d’identité biométrique sécurisée met fin à la production et à la délivrance de la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire », signale le document. La Carte nationale d’identité biométrique sécurisée remplace de plein droit la carte NINA, la carte d’identité nationale et la carte consulaire. SS/MD (AMAP)