Bilan de la visite de Sergueï Lavrov à Bamako
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 08 fév (AMAP) La visite du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à la tête d’une forte délégation, qui a bouclé mardi une visite de 48 heures à Bamako, a permis au Mali et à la Russie de renforcer, outre leurs liens économiques et commerciaux mais, aussi, les relations en matière de sécurité et de défense. Moscou et Bamako ont, surtout, convenu d’élargir la coopération à la prospection géologique, aux ressources minérales, à l’énergie, aux transports, aux infrastructures et à l’agriculture. Le partenaire russe prévoit, aussi, de livrer au Mali du blé, des engrais, des produits pétroliers et d’autres produits stratégiques. Arrivé dans la nuit du lundi, le chef de la diplomatie russe a eu, mardi, un tête-à-tête avec son homologue Abdoulaye Diop, suivi d’une séance de travail élargie aux deux délégations. Les deux ministres ont, ensuite, co-animé une conférence de presse. Toutes ces rencontres se sont tenues dans les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Lors de la conférence de presse, le ministre Diop a souligné le caractère historique de ce déplacement car «de mémoire de diplomate malien, c’est la première fois qu’un ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie est reçu au Mali». Il a salué Sergueï Lavrov pour la qualité et l’excellence des relations qui unissent si heureusement la Fédération de Russie et la République du Mali. M. Diop a indiqué que la visite de son homologue russe s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique enclenchée par le gouvernement qui est « d’élargir et diversifier les partenariats stratégiques du Mali en vue d’une réponse efficace et dans la sincérité aux défis auxquels le Mali est confronté. » «En faisant le choix de renforcer la coopération avec la Russie, le Mali veut aussi montrer et démontrer que nous n’allons pas continuer à nous justifier pour le choix de nos partenaires», a insisté Abdoulaye Diop pour qui, « cette décision est celle des Maliens, prise en toute responsabilité et le Mali veut travailler avec la Russie comme avec tous les partenaires qui inscrivent leurs actions dans le cadre des principes clés définis par la président de la Transition pour ce qui concerne l’action publique au Mali et les relations avec les partenaires. » LE PRÉSIDENT GOÏTA ATTENDU EN RUSSIE – Abdoulaye Diop a martelé que « la Russie est ici à la demande du Mali et qu’elle répond de façon efficace aux besoins de notre pays en termes de renforcement des capacités de nos Forces de défense et de sécurité. » Il a salué les efforts de renforcement de l’axe Bamako-Moscou marqués par plusieurs échanges de haut niveau entre les autorités maliennes et russes. Le ministre Diop a annoncé la présence du président Assimi Goïta au prochain sommet Russie-Afrique de Saint-Pétersbourg qui doit se tenir en juillet pour donner une nouvelle dimension à cette relation. Il a, également, dit que la présence de Sergueï Lavrov à Bamako « vise à renforcer notre dialogue politique et aussi la coopération basée sur nos intérêts mutuels et les potentialités réciproques des deux pays. » Le chef de la diplomatie malienne a remercié la Fédération de Russie pour son action aux cotés du Mali. Selon lui, le travail commun des deux pays, « que ce soit sur les questions de défense ou autres, est conforme aux normes internationales et au droit international. » «Notre action aujourd’hui, c’est comment travailler ensemble pour lutter contre le terrorisme, lutter contre les terroristes et leurs sponsors étrangers…», a souligné Abdoulaye Diop, qui soutient aussi que « les droits de l’Homme sont aujourd’hui instrumentalisés et politisés pour des agendas à peine cachés qui visent souvent à renverser des régimes pour pouvoir atteindre un certain nombre d’objectifs. » Il s’est dit heureux de constater que l’Armée malienne dispose de capacités opérationnelles extrêmement importantes. «Aujourd’hui, nous avons ces capacités, des hommes et des femmes patriotes engagés sur le terrain qui sont à l’offensive et sont arrivés à porter des coups extrêmement durs aux groupes terroristes, même si la lutte contre le terrorisme est un combat de longue haleine», a expliqué le ministre Diop. Selon lui, le Mali, par principe, est opposé à toute sanction et à toute politique de sanctions. C’est pourquoi, il est solidaire de la Russie en ce qui concerne les sanctions occidentales. PLUS DE BOURSES D’ETAT – Pour sa part, Sergueï Lavrov s’est dit satisfait des échanges avec la partie malienne « dans une ambiance de confiance. » Il s’est réjoui de la décision du colonel Assimi Goïta de prendre part au 2è sommet Russie-Afrique qui aura lieu dans quelques mois. Selon lui, il a été convenu de continuer d’élargir, de renforcer les liens économiques et commerciaux entre les deux pays. Il a estimé qu’ « il faut élargir la coopération à la prospection géologique, aux ressources minérales, à l’énergie, aux transports, aux infrastructures et à l’agriculture. » Le chef de la diplomatie russe a indiqué que son pays continue son aide humanitaire au Mali dans le cadre bilatéral. Il a souhaité que, dans un bref délai, il y aura la livraison de blé, d’engrais, de produits pétroliers et d’autres produits stratégiques. Dans le domaine de l’éducation, il a signalé que plus de 10.000 citoyens maliens ont été formés en Russie et que c’est une coopération qui continue. Sergueï Lavrov a annoncé que, pour l’année académique 2023-2024, le nombre de bourses d’Etat octroyées aux étudiants maliens va augmenter, passant de 35 à 290. « Nous avons l’opinion commune que le défi principal pour les Maliens, c’est la sécurité », a souligné Sergueï Lavrov. Pour lui, c’est le règlement de cette question qui va créer une bonne base pour les éléments à venir, notamment les élections. Il a promis à ce propos que son pays va apporter son soutien au Mali dans la réalisation des objectifs de la Transition. Mais, aussi, dans le cadre de son travail à l’Organisation des Nations unies. « Il y a une mission des Nations unies au Mali qui est, souvent, sujet de discussion au Conseil de sécurité. Il faut effectuer le travail de cette mission compte tenu de la volonté
Mali : Le président de la Transition reçoit le ministre des Affaires étrangères russe
Bamako, 07 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a accordé, mardi, une audience au ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov au palais de Koulouba, a constaté l’AMAP dans la capitale malienne. Arrivé à Bamako dans la nuit de lundi, le chef de la diplomatie russe effectue une visite d’amitié et de travail de 48 heures au Mali. Plusieurs sujets étaient au menu des échanges entre le chef d’État et le ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie. Il a, notamment, été question de la coopération entre le Mali et la Russie, du « plan de développement de nos relations qui doit correspondre à nos intérêts mutuels ». Au cours des échanges, ont été également abordés les relations commerciales et économiques entre les deux pays, la coopération technique et militaire, la coopération en matière humanitaire et culturelle mais, aussi, la coopération des deux pays au sein de l’ONU. Sur ce dernier volet, Sergueï Lavrov a assuré que la Russie ne ménagera pas ses efforts « pour promouvoir le principe de la parité souveraine des États. » « Nous allons lutter contre les approches colonialistes », a-t-il dit. Le ministre russe des Affaires étrangères a, aussi, souligné les efforts de son pays dans le cadre du renforcement des capacités des Forces de défense et de sécurité du Mali. Une coopération que la Fédération de la Russie entend renforcer. Auparavant, dans la journée, M. Lavrov avait été élevé au grade de Commandeur de l’ordre national du Mali, à titre étranger, par son homologue malien, au nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta dans les locaux du département des Affaires étrangères. SS/MD (AMAP)
Le ministre russe Sergueï Lavrov élevé au grade de Commandeur de l’ordre national du Mali
Bamako, 07 fév (AMAP) Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a été élevé, mardi, au grade de Commandeur de l’ordre national du Mali, à titre étranger, par son homologue malien, Abdoulaye Diop, au nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Arrivé à Bamako, lundi tard dans la nuit, pour une visite d’amitié et de travail de 48h heures, M. Lavrov a été décoré lors d’une cérémonie en marge de la conférence de presse animée, conjointement, par les deux ministres en charge des Affaires étrangères, dans les locaux du département. Le ministre Abdoulaye Diop a exprimé la reconnaissance et la profonde gratitude du président de la Transition, du gouvernement et de l’ensemble du peuple malien au président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, et à son gouvernement, « pour les multiples décisions politiques importantes et courageuses » qu’ils ont prises, ces derniers temps, dans le sens du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Selon le chef de la diplomatie malienne, ces décisions ont contribué au renforcement de la capacité opérationnelle des Forces armées maliennes (FAMa). En témoignent les résultats de plus en plus encourageant enregistrés sur les théâtres des opérations et qui « viennent soulager les populations meurtries par une guerre asymétrique imposée au Mali depuis une dizaine d’années. » « Cette distinction est également le fruit de vos efforts personnels de soutien et de respect à l’endroit du Mali et du peuple malien », a dit M. Diop à l’endroit de son homologue russe. En réponse, Sergueï Lavrov s’est réjoui de sa présence à Bamako avant de remercier les autorités maliennes pour cette distinction importante. Le chef de la diplomatie russe sera reçu en audience, ce mardi, par le chef de l’Etat, au palais de Koulouba. La cérémonie de décoration s’est déroulée en présence du Grand chancelier des ordres nationaux du Mali, le général Amadou Sagafourou Guèye et de plusieurs autres personnalités. AT/MD (AMAP)
Des marcheurs de Bafoulabé à Bamako pour demander un pont au président Assimi Goita
Bafoulabé, 06 fév (AMAP) Des habitants de Bafoulabé (Ouest) ont entamé, lundi, une marche, de leur localité à Bamako, pour demander aux autorités nationales la construction d’un pont sur le fleuve Sénégal, a constaté l’AMAP sur place. « Nous marchons pour exprimer notre cri du cœur au Président de la Transition. Notre problème de pont demeure le souci constant de la population du cercle. Nous espérons que cette marche sera la solution», a dit le porte- parole des marcheurs, Karamagan Diallo. La marche est partie de la Place du rond-point de la ville, aux environs de 10 heures. Les marcheurs, accompagnés de plus de 1 000 personnes venues de Bafoulabé et de Mahina, étaient encadrés par la Gendarmerie et la Garde nationale. « Ce départ apparaît comme un grand moment d’effervescence collective et un signe annonciateur de la réussite de notre action », a dit la présidente de la société civile, Salama Sakiliba, très émue. Quatre personnes, tous membres de bureau du mouvement, dénommé « Je suis les ponts et routes du Cercle de Bafoulabé », se sont portés volontaires. Il s’agit du président du Conseil communal des jeunes (CCJ), Karamagan Diallo, du 2ème vice-président du CCJ, Adama Traoré, deux membres de la société civile Sékou Dembélé et Issa Samaké. Les anciens de Bafoulabé ont formulé des prières pour les marcheurs et ont béni leur action. L’évènement fait la une de la presse locale et sur les réseaux sociaux. Bafoulabé est érigé en chef-lieu de Cercle depuis 1887 et le premier créé au Mali. Grâce à sa position géographique, puisque traversé par les fleuves « Bafing » et « Bakoye », le cercle qui relève de la Région de Kayes (Ouest) reste enclavé. Pour s’y rendre ou en sortir, les riverains ainsi que les visiteurs empruntent la pirogue ou le bac fluvial. La situation d’insécurité fait que beaucoup attendent le bac pour traverser le fleuve. Aujourd’hui, ce bac n’est plus en mesure d’assurer la mobilité de la population. Car, il tombe fréquemment en panne. Le mouvement « Je suis les ponts et routes du Cercle de Bafoulabé », est né le 11 décembre 2022, pour revendiquer la construction de ces infrastructures dans le Cercle. C’est ce mouvement qui a initié la marche, de Bafoulabé à Bamako, pour venir, dans la capitale malienne, exprimer le cri du cœur de la population au président de la Transition, le colonel Assimi Goita. La population considère que la réalisation d’un pont sur le fleuve Sénégal sera l’amorce du développement de leur cercle. De sa création à nos jours, le cercle de Bafoulabé reste dans un statu quo en termes de développement. Un bureau de 27 membres a été mis en place et est présidé par la présidente de la société civile locale, Salama Sakiliba. Le 14 décembre, le mouvement, au cours de sa rencontre a installé un bureau dans les 13 Communes du cercle, décidé de la marche à pieds de Bafoulabé à Bamako et de la date du 6 février 2023 pour son départ, du choix des marcheurs ainsi que d’informer les autorités politico-administratives de locales et la presse. Les marcheurs sont attendus, le 21 février 2023, à Koulouba où une correspondance a été envoyée, le 23 janvier, par les soins de la présidente du mouvement, demandant une audience au président de la Transition. Auparavant, le bureau a demandé aux ressortissants du Cercle de Bafoulabé résidant à Bamako d’appuyer cette demande d’audience présidentielle. BM/MD (AMAP)
Le ministre russe des Affaires étrangères à Bamako pour une visite de deux jours
Bamako, 5 fév (AMAP) Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à la tête d’une forte délégation, effectuera une visite d’amitié et de travail de deux jours au Mali, du 6 au 7 février 2023, annonce dimanche un communiqué officiel malien. La visite de M. Lavrov, sur invitation de son homologue malien, Abdoulaye Diop, une première d’un ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie au Mali, « s’inscrit en droite ligne du choix politique opéré par le gouvernement malien d’élargir et de diversifier les partenariats stratégiques. » Cela, conformément aux principes clés guidant désormais l’action publique au Mali. Selon le communiqué, cette visite « matérialise la volonté ferme des deux chefs d’État malien et russe d’impulser une nouvelle dynamique aux relations d’amitié et de coopération bilatérale », avec un accent particulier sur le renforcement du partenariat dans les domaines prioritaires, notamment de la Défense et de la Sécurité ainsi que de la Coopération économique, commerciale et culturelle. Dans cette perspective, ajoute la même source, cette visite « permettra de renforcer le dialogue politique de haut niveau entre les deux pays et de renouveler l’engagement mutuel de consolider le partenariat stratégique en faveur de la paix, de la sécurité et du développement. » Une rencontre entre les deux ministres suivie d’une séance de travail élargie aux deux délégations, une conférence de presse, un déjeuner de travail et une audience auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, sont au programme de la visite du chef de la diplomatie russe. SS/MD (AMAP)
Le Premier ministre burkinabè à Bamako : « La Fédération Mali-Burkina est notre objectif à court ou moyen terme »
Bamako, 2 fév (AMAP) La Fédération entre le Mali et le Burkina Faso est l’objectif, à court ou moyen terme, de Ouagadougou, a déclaré, à Bamako le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, après une audience, mercredi, avec le président de la Transition au Mali, Assimi Goïta. «Nous envisageons une fédération aujourd’hui. C’est cela notre objectif à court ou moyen terme. Nous avons besoin du soutien de tout le monde dans ce sens, parce que tant que nous restons isolés, nous sommes fragiles», a expliqué le chef du gouvernement burkinabé qui bouclait un séjour de 48 heures au Mali. Et d’ajouter que la Fédération Mali-Burkina Faso « constituera une puissance de frappe beaucoup plus décisive », insistant sur la volonté de Ouagadougou, dans les relations entre les deux pays, qui demeure la réalisation d’une fédération Mali-Burkina-Faso. Lors de son audience, au palais de Koulouba, en présence de son homologue malien, Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre du Faso, a remis au président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, « un message d’amitié et de fraternité » du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef du gouvernement burkinabé s’est dit honoré d’être reçu par le président Goïta. «C’était vraiment un honneur pour moi parce que tout le monde connaît le président Assimi Goïta en Afrique. Ce n’est pas n’importe qui, c’est un héros de l’Afrique», a soutenu Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela. Dans son message, le président de la Transition du Burkina Faso a invité son homologue malien à cheminer ensemble pour l’intérêt supérieur des peuples des deux pays. Une dynamique, selon Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, que partage le colonel Assimi Goïta. «Notre pays et le Mali sont le même avec le même peuple. Nous avons constaté que pendant longtemps, nous avons regardé ailleurs au lieu de nous regarder nous-mêmes alors que nous avons tellement de similitudes, de défis et un destin commun», a déclaré l’émissaire du président du Faso, précisant que c’est ce message qu’il est venu transmettre au chef de l’Etat du Mali. Et Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela d’indiquer que les deux pays sont « engagés dans la même direction pour un avenir radieux. » LUTTE CONTRE LE TERRORISME – Le Premier ministre du Faso a aussi dit que les aspirations de nos peuples se résument aux questions de paix, de sécurité, de développement « dont la réponse est contraire à tout isolement. » «Alors qu’ensemble, nous pouvons davantage réaliser et beaucoup plus facilement», a estimé le chef du gouvernement du Faso. «Par exemple, dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens. Ce qui sème la panique maintenant chez les terroristes», a-t-il dit. Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a, aussi, indiqué que le projet du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako est envisagé ensemble. « Mon ami, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, viendra un jour au Burkina Faso pour que nous poursuivions les discussions parce qu’il y a tellement de projets à mettre ensemble», a relevé le Premier ministre du Faso, avant de souligner la nécessité de réactiver bientôt la commission mixte de coopération maliano-burkinabé. Il a exprimé sa satisfaction après sa rencontre avec le président Assimi Goïta. «Le président Goïta est en avance par rapport aux points ayant fait l’objet des entretiens. Donc, c’est pour dire que nous regardons dans la même direction», s’est-il réjoui. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a salué l’appui du Mali. «Nous combattons ensemble les terroristes. Quand on a besoin du Mali, ils sont là. Quand le Mali a aussi besoin de nous, et que nous pouvons le faire, nous serons là», a dit le Premier ministre burkinabè. Cette coopération intervient après une prise de conscience que les deux nations ont un même destin. «Si nous étions ensemble depuis longtemps, je ne crois pas que le terrorisme allait atteindre cette ampleur. Je ne crois même pas qu’il aurait existé. Donc, il est temps de regarder dans la même direction et le président Assimi Goïta est en avance par rapport à nous…», a-t-il conclu. OD/MD (AMAP)
Le Premier ministre burkinabè à Bamako pour raffermir les liens entre le Burkina Faso et le Mali
Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre du Burkina Faso, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est arrivé à Bamako, mardi, en fin d’après-midi, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place. À sa décente d’avion, le chef du gouvernement Burkinabé a été accueilli par son homologue malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou de Bamako. Porteur d’un message du président de la Transition Burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré à son homologue du Mali, le colonel Assimi Goïta. Le Premier ministre, burkinabè devrait rencontrer les plus hautes autorités maliennes durant son séjour. « J’ai quitté chez moi, je suis venu chez moi », a brièvement déclaré le chef du gouvernement a son arrivée dans la capitale malienne. Cette visite de travail se tient dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso. Le déplacement du Premier ministre du Burkina Fasio s’inscrit, également, dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue entre les deux pays qui font face à une guerre asymétrique contre des groupes terroriste et extrémistes. « La rencontre traduit la volonté et la détermination de deux pays voisins et frères à imprimer une nouvelle dynamique à leur coopération riche et multiforme. », a indique une source officielle. Le président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa première visite officielle au Mali, juste quelques mois après sa prise du pouvoir. Le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta avaiet échangé sur la mutualisation des forces et des intelligences des armées burkinabè et malienne afin de lutter efficacement contre le terrorisme. AT/MD (AMAP)
CHAN 2022 : Le Mali quitte la compétition sur une défaite face à la Mauritanie
Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection nationale locale de football, vice-championne lors de la précédente édition, a quitté, mardi, la 7è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) en Algérie dès la phase de poules. Les Aigles locaux ont perdu devant la Mauritanie (1-0) au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran lors de la troisième journée de la phase de poules. La Mauritanie (4 points) termine à la tête de la poule D devant l’Angola (2 points) et le Mali (1 point) et affrontera le Sénégal, le vendredi 27 janvier, à Annaba. «C’est une grande déception. Par rapport à ce que nous avons fait en première période, nous méritons de gagner ce match, mais ça s’est joué sur des détails», a déclaré l’entraineur, Nouhoum Diané, à la conférence de presse d’après match. «L’équipe a reculé lors des dix premières minutes de la deuxième période. Il y a eu un relâchement et il n’y avait pas de réaction par rapport à la récupération. Je suis déçu, mais c’est le football», a ajouté Diané. «Nous avons eu quelques situations de buts sur lesquelles nous pouvions marquer. C’est dommage», a conclu le technicien. Pour ce deuxième match de poules, le sélectionneur malien a apporté quatre changements par rapport au premier match contre l’Angola (3-3), disputé le 16 janvier dernier. L’arrière gauche, Ousmane Coulibaly, le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, l’ailier, Ousmane Coulibaly. et l’avant-centre, Moussa Koné, ont été titularisés aux places d’Ismaël Bamba, Fady Coulibaly, Sada Diallo et Hamidou Sinayoko. Obligés de gagner pour atteindre les quarts de finale, les Mauritaniens ont débuté la partie avec force mais ont buté sur la bonne défense des Aigles locaux qui ont joué sans pression. En première période, les Mourabitounes locaux étaient à 54% de possession de la balle, mais n’ont pu effectuer aucun tir alors que les Aigles locaux en ont eu quatre fois, dont le plus dangereux était celui d’Ibourahima Sidibé passé légèrement à côté (8è min). C’était la première et la seule occasion franche de la première période. Les Aigles locaux étaient bien en place avec un double rideau défensif à la perte du ballon, les ailiers Djibril Coulibaly et Ousmane Coulibaly, venant aider les défenseurs. La sélection nationale a la maîtrise le jeu. Mais, tout s’est joué en deuxième période. La Mauritanie revenu forte des vestiaires et les joueurs d’Amir Eddine Abdou ont multiplié les assauts devant les buts de Germain Berthé qui s’est incliné sur un coup de tête du milieu de terrain Mamadou Sy (53è min). Les Mauritaniens ont continué à pilonner la défense malienne. Le tir de Hemeya Tanji est passé légèrement au dessus de la cage de Germain Berthé (63è min). Le Mali se réveille mais ni Moussa Coulibaly (68è min) et ni Souleymane Coulibaly (68è min) ne trouveront la faille. Les Aigles locaux vont courir derrière l’égalisation, mais de façon très désordonnée. Les remplacements effectués n’ont pas eu les fruits escomptés et même la voix de quelques supporters maliens, parmi lesquels le vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) n’a rien changé. Au coup de sifflet final, les Aigles locaux entrent dans les vestiaires alors que les Mauritaniens fêtent leur première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF) et leur qualification pour les quarts de finale avec leurs supporters, venus un peu nombreux. LMD/MD (AMAP) Mardi 24 janvier au complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran Mauritanie-Mali : 1-0 But de Mamadou Sy (53è min) Arbitrage de l’Egyptien Mohamed Adel Elsaïd Hussein, assisté des Algériens Abbes Akram Zerhouni et Brahim Sid Ali. Mauritanie Nomori Diaw, Sidi Bouna, Soukrana Mhainid, Mohamedhen Beïbou Nouh Mohamed El Abd, Demine Saleck, Mamadou Sy (Sidi Yacoub, 85è min), Moulaye Ahmed Khalil (cap) (Howbett Moahemed Lemine, 85è min), Hemeya Tanji, Sidi Ahmed Mohamed El Abd, Bodda Moushine. Sélectionneur : Amir Eddine Abdou. Mali : Germain Berthé (cap), Ousmane Diallo, Emile Koné, Yoro Mamadou Diaby, Souleymane Coulibaly, Makan Samabali (Fady Coulibaly, 86è min), Moussa Coulibaly, Djibril Coulibaly (Cheickna Diakité, 78è min), Ibourahima Sidibé (Moctar Mohamed Cissé, 78è min), Ousmane Coulibaly (Ahmed Diomandé, 86è min), Moussa Koné (Hamidou Sinayoko, 78è min). Sélectionneur : Nouhoum Diané.
CHAN 2022 : Les Aigles locaux maitres de leur destin
Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 24 janv (AMAP) La sélection locale malienne de football dispute son deuxième et dernier match de poules, aujourd’hui, mardi, contre la Mauritanie, au Complexe olympique Miloud Hadefi d’Oran, pour décrocher le ticket des quarts de finale. L’enjeu est de taille pour les Aigles locaux, mais aussi pour les Mourabitounes locaux (Ndlr, surnom de la sélection mauritanienne) et même les Palancas Negras d’Angola qui sont exemptés de cette journée. Et pour cause, les trois pays sont toujours en course pour la qualification, C’est seulement à l’issue du match de cet après-midi, à 16 heures, que l’on connaîtra le nom de l’heureux élu des quarts de finale. Si le Mali et la Mauritanie sont maîtres de leur destin (la victoire, quel que soit le score, qualifie les deux pays), l’Angola devra compter sur des circonstances favorables pour espérer disputer les quarts. Au terme des deux premières journées de compétition, la situation est la suivante : l’Angola occupe la tête du classement, avec 2 points (2 matches nul en autant de sorties), devant le Mali (1 point) et la Mauritanie qui affiche, également, une unité au compteur, mais avec une différence de buts inférieure à celle des Aigles locaux (3 buts marqués et 3 encaissés pour le Mali, zéro marqué et zéro encaissé pour la Mauritanie). Pour la confrontation du jour, face aux Mourabitounes locaux, les hommes du sélectionneur Nouhoum Diané ont juste besoin d’un match avec buts pour décrocher le précieux sésame, alors que la Mauritanie est dans l’obligation de s’imposer pour passer. Quant à l’Angola, il se qualifierait si le Mali et la Mauritanie font match nul et vierge et que les Aigles locaux prennent au moins trois cartons jaunes. L’autre possibilité de qualification pour les Palancas Negras d’Angola est le tirage au sort, en cas d’égalité parfaite avec le Mali. Mais les Aigles locaux ne souhaitent pas lier leur avenir aux cartons ou au tirage au sort. Ils ne jurent que par la victoire et se disent confiants pour la suite des événements. «Le premier match n’a pas été facile et on doit gagner le deuxième pour se qualifier. On s’est préparé avec cet état d’esprit. On a parlé entre nous et le groupe n’a qu’un seul objectif : battre la Mauritanie et participer aux quarts de finale. Il n y’a pas de calculs à faire», martèle le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé. Pour sa part, l’arrière gauche, Ousmane Diallo, assure que tous les réglages nécessaires ont été effectués par le staff technique, ajoutant que la confrontation avec la Mauritanie «est une finale qu’il faut impérativement gagner». «Nous n’allons pas faire de calcul ni pour le match, ni pour les cartons. Nous sommes là pour gagner. Nous connaissons l’équipe mauritanienne. Nous l’avons rencontrée deux fois en amical à Nouakchott», rappelle le joueur. Son coéquipier Moussa Koné ne dit pas autre chose. «Nous allons jouer pour obtenir trois points. Si on joue collectif et solidaire, on peut gagner le match», estime l’attaquant des Aigles locaux. Le sélectionneur malien, Nouhoum Diané, assure que ses joueurs se sont bien préparés, tant sur le plan mental que physique. «Nous avons tiré les leçons du premier match contre l’Angola. On a beaucoup travaillé sur les lacunes étalées lors du premier match. qui doit servir de leçon», a dit le technicien. «Nous avons échangé avec les joueurs. On s’est préparé en fonction de l’enjeu. Je connais un peu la Mauritanie, elle a beaucoup progressé ces dernières années. En réalité, ce sont presque les mêmes joueurs qui jouent en équipe A. Le match ne s’annonce pas facile, mais nous sommes confiants», a conclu Nohoum Diané. Contrairement au Mali qui a terminé 2è du dernier CHAN, la Mauritanie cherche sa première victoire dans une compétition majeure de la Confédération africaine de football (CAF). Lors des CHAN 2014 et 2018, les Mourabitounes locaux ont perdu tous leurs matches. Et lors de la CAN 2019, la sélection mauritanienne a fait deux nuls et une défaite avant de perdre tous ses matches lors de l’édition de 2021. Vendredi dernier, les Mourabitounes locaux ont accroché les Angolais (0-0) et ce match nul a été fêté comme une victoire par les joueurs et leurs supporters. Le sélectionneur franco-comorien de la Mauritanie, Amir Abdou, et ses hommes comptent capitaliser ce nul pour réaliser leur première victoire dans une compétition de la CAF et se qualifier pour les quarts de finale. Les Mauritaniens ont effectué leur premier stage de préparation à Alger du 7 au 17 décembre et livré un match amical, le 14 décembre contre l’Algérie (0-0). Le technicien comorien et ses joueurs ont, ensuite, poursuivi leur préparation à Tabarka en Tunisie où ils ont disputé deux rencontres amicales contre la Côte d’Ivoire, lourdement battue 3-0 et le Niger, défait 2-0. Le pays, qui sortira vainqueur de la poule des Aigles locaux, affrontera le Sénégal en quarts de finale. LMD/MD (AMAP)
Ouagadougou demande le retrait de l’armée française (Agence d’information du Burkina)
Bamako, 22 janv (AMAP) Le gouvernement burkinabè a dénoncé mercredi 18 janvier, l’accord qui régit depuis 2018, la présence des forces armées françaises sur son territoire, a annoncé samedi 21 janvier l’Agence d’information du Burkina (AIB). Cette dénonciation, donne, selon les termes de l’accord du 17 décembre 2018, un mois aux Forces armées françaises pour quitter le territoire burkinabè, indiquent les sources de l’AIB. D’après des sources françaises, il y a actuellement 400 soldats français des forces spéciales déployés au Burkina Faso. Plusieurs manifestations dans le pays ont demandé le départ des troupes françaises notamment stationnées à Kamboinssin, au Nord-Est de Ouagadougou, la capitale bu Burkima Faso. Ces protestataires accusent la France tantôt de ne pas faire assez pour aider le Burkina Faso en proie à des attaques terroristes, tantôt d’être de mèche avec les agresseurs. Le capitaine Ibrahim Traoré arrivé au pouvoir le 30 septembre 2022, a affiché son ambition à maintes reprises, de reconquérir l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale. MD (AMAP)

