Le Premier ministre aux forces vives de la 7è région : «Gao doit rester en tête de peloton des soutiens de l’unité nationale»
Envoyé spécial Oumar DIAKITÉ Gao, 19 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, a appelé les populations de Gao (Nord) à maintenir le flambeau de l’unité de la République du Mali et surtout, de rester en tête de peloton des régions qui se battent pour la cohésion nationale. «Faites en sorte que vous imposiez l’unité nationale », a lancé, lors d’une rencontre avec les forces vives, le chef du gouvernement, en visite dans la capitale de la 7è région administrative du Mali vendredi, samedi et dimanche, a la tête d’une forte délégation de huit ministres et de membres du Conseil national de Transition (CNT). Il a demandé aux habitants de la Cité des Askia d’aider les Forces armées maliennes (FAMa) à interpeller les quelques bandits qui profitent de l’insécurité pour régler des comptes. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé la lutte héroïque des habitants contre les séparatistes et leurs alliés terroristes lors de l’occupation du Nord du pays en 2012. Il les a exhortés à demeurer dans la même dynamique. Il a assuré que les autorités feront le nécessaire pour que tous nos compatriotes se sentent à 100% maliens. Au cours des échanges, la question de l’appartenance effective de Kidal (Nord) à la République du Mali a été abordée. À ce sujet, le chef du gouvernement a fait une mise au point : « Kidal est et demeurera une partie de notre pays». Dr Choguel Kokalla Maïga a expliqué que le but de sa visite à Gao est de recenser les préoccupations des populations afin d’y apporter des réponses. Cet exercice pourra concerner d’autres régions du Mali, y compris Kidal, si telle est la volonté de ses habitants. SANS PROVOCATION – Parlant d’une probable visite dans la capitale de l’Adrar des Ifogas, le chef du gouvernement a dit que cela ne relèverait d’aucune intention de provocation. « Parce que nous ne voulons pas de la provocation», a-t-il précisé. « Et toute provocation pouvant conduire à une reprise des hostilités, a indiqué Choguel Kokalla Maïga, est contraire à la philosophie du gouvernement et aux intérêts de notre pays. » Toutefois, il a martelé que le Mali ne peut pas être divisé. « Une fois que cela est compris, tout le reste peut se négocier», a-t-il déclaré, répétant que « tout discours tendant à la provocation, à pousser les Maliens les uns contre les autres, n’est pas celui du gouvernement. » Cette visite a permis au chef du gouvernement d’être en contact direct avec les différentes communautés et couches sociales, des responsables de la société civile, les autorités administratives et les légitimités traditionnelles et religieuses de la Région de Gao. L’occasion était bonne pour le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, de souligner les efforts consentis par les autorités de la Transition en faveur de sa circonscription administrative. Le gouverneur a, ensuite, égrené quelques préoccupations ayant trait à la mauvaise desserte de la Cité des Askia en eau, en électricité, sans compter les difficultés liées à la connexion internet. Le général Moussa Traoré a indiqué que l’urgence demeure la reprise des travaux de la route Gao-Sévaré, des travaux de construction du barrage de Taoussa et de la route Gao-Bourem-Taoussa. Il y a aussi, la dotation des représentations régionales d’Energie du Mali (EDM) et de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP) en nouveaux groupes électrogènes avant la période de grande chaleur. Les mêmes préoccupations ont été rappelées par les responsables des Cadres de concertation de la Région, de la Coordination des associations et ONG féminines (CAFO) régionale et du Conseil régional des jeunes. Le Premier ministre a assuré que les préoccupations seront transmises à qui de droit. En outre, Choguel Kokalla Maïga a expliqué l’importance du soutien que tout peuple doit accorder à son armée. Car, l’armée étant le principal outil de la souveraineté d’un pays, le premier outil de décision politique. « C’est la colonne vertébrale d’une nation», a-t-il rappelé pour rendre hommage aux FAMa. Le chef du gouvernement a soutenu que la priorité des autorités de la Transition est d’avoir un Etat sécurisé. Il a rappelé à ce propos que les élections, la politique, l’agriculture, la religion…tout cela n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. DES CENTAINES DE TONNES DE VIVRES – Le chef du gouvernement a procédé à la remise des vivres, de matériels agricoles et de tricycles aux démunis de la Région de Gao. C’est ainsi que 600 tonnes de vivres ont été distribuées aux déplacés de Gao, Ansongo et Bourem. Dr Choguel Kokalla Maïga a visité le site de la future université de Gao. Ce site d’une superficie de plus de 500 hectares est situé à Béra, à 7 km de la ville. Après avoir assuré que des dispositions seront prises pour la construction de l’université, le Premier ministre a indiqué que l’espace pouvait aller jusqu’à 1 000 hectares afin d’y pratiquer des expérimentations agricoles. Il a, aussi a inauguré le système d’irrigation d’un périmètre de 50 hectares dans le village de Bagoundjè, non loin de la ville de Gao. Une séance de prière ayant drainé du monde au stade Kassé Kéïta de Gao a permis de faire des bénédictions pour le Mali et aux autorités de la Transition. Le Premier ministre a bouclé sa visite dimanche par la rencontre avec les forces vives de Bourem et d’Ansongo et un repas de corps avec les Forces armées maliennes. OD/MD (AMAP)
A Gao (Nord), le Premier ministre du Mali prêche l’unité nationale
Envoyé spécial Oumar DIAKITE Gao, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maiga, a invité, samedi, les populations de Gao (Nord) à perpétuer leur légendaire patriotisme et engagement pour la cohésion nationale. Le chef du gouvernement, qui s’adressait aux forces vives de la Région de Gao, dans la salle de conférences du gouvernorat, a demandé aux populations d’œuvrer à être le gardien de l’unité nationale au Mali. « Gao doit maintenir le flambeau de l’unité de la République », a-t-il dit, tout en louant la bravoure des populations contre toute tentative séparatiste. Intervenant après le gouverneur, le général Moussa Traoré, qui s’est fait l’écho des problèmes de la population, le Premier ministre a assuré que ces préoccupations soulevées seront transmises « à qui de droit » pour leur solution. Selon lui, « les élections, la politique, l’agriculture…Bref, aucun développement n’a de sens que lorsqu’un pays est sécurisé. » « Notre tâche principale est de sécuriser le Mali», a-t-il indiqué avant de promettre que « les autorités feront tout pour que, d’ici la fin de la Transition, certaines actions soient réalisées au bénéfice de la population ». Le Premier ministre, qui a clairement indiqué que la priorité demeure la sécurité, a invité, par conséquent, les populations de Gao à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa), « car, a ajouté Choguel Kokalla Maiga, l’armée est le principal outil de souveraineté. » Auparavant, le gouverneur salué les efforts du gouvernement de la Transition en faveur de sa région avant d’égrener les perspectives et défis à relever. Ces problèmes dont souffre la population de la Cité des Askia sont liés à l’électricité, la télécommunication, la pénurie d’eau, l’insécurité et le développement rural. Les responsables du cadre de concertation, de la Coordination des associations et organisations féminines (CAFO) et du Conseil régional de la jeunesse se sont tous reconnus dans les doléances que le général Moussa Traoré a exposées. Après cette rencontre avec les forces vives, Choquel Kokalla Maiga a visité, à Béra, le site de l’université de Gao. Il a, aussi, inauguré le système d’irrigation du périmètre de Bagoundjè. Le programme de la journée du samedi s’est terminé par une séance de prière au stade Kassé Kéita de Gao. OD/MD (AMAP)
Le Premier ministre Choguel Maïga est arrivé à Gao, dans le Nord du Mali
Bamako, 18 fév (AMAP) Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, accompagné de plusieurs membres du gouvernement, est arrivé, vendredi, à Gao (Nord) pour une visite de travail de 72 heures, a constaté l’AMAP. Arrivé à bord d’un avion de l’armée de l’Air, le chef du gouvernement a été accueilli par le gouverneur de Gao, le général Moussa Traoré, en présence des autorités politiques, administratives, coutumières et militaires et des populations de la Cité des Askia sorties massivement. « Je suis venu vous remercier pour vos prières, votre soutien, votre courage, votre résistance », a déclaré le Premier ministre, avant de se soumettre à un véritable devoir de mémoire. « Il est important de rappeler que c’est vous qui êtes restés ici pendant l’occupation. Vous les imams, vous les notabilités, vouss populations, toutes communautés confondues. », a dit le chef du gouvernement. « Aujourd’hui, j’ai vu des Songhoï, des Tamasheq, des Peulhs, des Bamanans, tous unis. Comme pour dire qu’il n’y a aucun problème entre les populations, entre les communautés » a-t-il ajouté cité par la cellule de communication de la Primature. Le Premier ministre a remercié les autorités et les populations de Gao pour leur accueil et pour les dispositions prises pour garantir le succès de la mission. Il a insisté sur le fait que les priorités exprimées par les populations sont les mêmes que celles identifiées par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, et le gouvernement. Notamment en ce qui concerne la sécurité et le développement. Le locataire de la Primature a salué les Forces de défense et de sécurité pour leurs efforts remarquables pour la protection des populations. Le Premier ministre a, également, rassuré les populations au sujet de la construction de la route Sévaré-Gao, des tronçons Gao-Bourem-Taoussa ainsi que les travaux du barrage de Taoussa. Autant de chantiers structurants qui, selon lui, « constituent les priorités du Gouvernement, après bien entendu, les questions de sécurité. » Au cours de ce premier déplacement dans le Nord du Mali depuis son arrivée à la tête du gouvernement, Dr Choguel Kokalla Maïga procédera à des remises de vivres aux populations et au lancement de la construction de plusieurs infrastructures routières et de développement. Après son accueil triomphal et une visite de courtoisie aux notabilités de la ville, le Premier à sa délégation ont participé à la prière du vendredi à la grande mosquée de Gao où se trouve le tombeau des Askia. Les imams et l’ensemble des fidèles ont formulé des bénédictions pour la paix et la stabilité au Mali. Il a procédé, dès sa première journée de visite, à la remise de vivres aux familles durement affectées par les différentes crises qui secouent le Mali. AT/MD (AMAP)
Addis-Abeba : Offensive diplomatique des ministres des Affaires étrangères du Mali, de la Guinée et du Burkina Faso
Bamako, 17 fév (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et ses homologues du Burkina Faso, Olivia Rouamba et de la Guinée, Dr Morissanda Kouyaté, séjournent actuellement à Addis-Abeba en Éthiopie en marge du 36è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Cette visite s’inscrit dans le cadre de la poursuite du plaidoyer et de la démarche conjointe entamée par ces trois pays de la sous-région qui traversent des périodes de transition, en vue de la levée de leur suspension des activités de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’UA. Jeudi 16 février, les trois chefs de la diplomatie ont poursuivi, au siège de l’UA, à Addis-Abeba, les consultations de haut niveau avec les responsables de l’Organisation et de la CEDEAO. Ils ont, en effet, rencontré tour à tour, le président de l’Union des Comores et président en exercice entrant de l’UA, Azali Assoumani, le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, le commissaire aux Affaires politiques, à la paix et à la sécurité de l’UA, l’ambassadeur Bankole Adeoye, et le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray. Lors de ces différentes rencontres, la délégation ministérielle conjointe a donné des informations actualisées sur les processus de transition en cours et la situation sécuritaire. Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée ont réitéré l’engagement des autorités des trois pays pour un retour à l’ordre constitutionnel dans les délais convenus. Ils ont invité leurs interlocuteurs « à avoir une lecture réaliste et pragmatique de la situation » tout en sollicitant leur soutien au plaidoyer en cours pour la levée des sanctions prises contre les trois États par la CEDEAO et de l’UA. Ils ont, aussi, « déploré la politique de deux poids, deux mesures dans le traitement » au niveau des deux Organisations, des dossiers de leurs pays par rapport à des situations similaires. Les trois ministres ont remis au président de la Commission de l’UA et à celui de la CEDEAO, la lettre qu’ils ont co-signée, lors de leur rencontre tripartite qui s’est tenue à Ouagadougou, au Burkina Faso, les 8 et 9 février. Par cette lettre, ils ont sollicité la levée de toutes les sanctions prises contre leurs pays. DD/MD (AMAP)
Union africaine et CEDEAO : Mali, Burkina Faso et Guinée à Addis-Abeba pour la levée de leur suspension
Bamako, 17 fév (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, séjournent, à Addis-Abeba, en Ethiopie, pour plaider leur retour au sein des institutions panafricaines, en marge du 36è sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui se trouve dans la capitale éthiopienne, depuis le 14 février, participe a cette visite qui s’inscrit dans le cadre de la poursuite du plaidoyer et de la démarche conjointe entamée par les trois pays en vue de la levée de leur suspension des activités de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’UA. Quelques jours après une réunion tripartite des ministres des Affaires étrangères, tenue à Ouagadougou les 8 et 9 février derniers, dans le cadre du renforcement des liens d’amitié, de solidarité et de coopération entre les trois pays en transition, les ministres des Affaires étrangères des trois pays sont dans la capitale éthiopienne où ils ont rencontré le chef de la diplomatie de l’Union des Comores, Dhio Dhoulkamal, le ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Zimbabwe, Frederick Shava. Avec ces personnalités, les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée ont déploré la suspension prolongée de leurs pays respectifs en dépit des avancées enregistrées. Ils ont donné des informations actualisées sur la situation sociopolitique et sécuritaire dans les trois pays, avant de soutenir que le maintien des suspensions constitue une entrave à la mobilisation des appuis régionaux et internationaux multiformes en soutien aux processus de transition politique dans les trois Etats. Les personnalités que les trois ministres ont rencontrées ont toutes salué cette initiative et les avancées enregistrées dans les processus de transition et exprimé leur disponibilité à les prendre en compte dans les grilles d’analyse. Les délégations ministérielles des trois pays poursuivront les consultations de haut niveau auprès du président de l’Union des Comores, président entrant de l’UA, du président de la Commission de l’UA, du président de la Commission de la CEDEAO. Ils s’entretiendront, également, avec la ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud, présidente du Conseil de paix et de sécurité de l’UA pour le mois de février 2023 ainsi qu’avec les ministres des Affaires étrangères de pays membres du Conseil de paix et de sécurité de l’Organisation continentale. Dans le communiqué final de la rencontre tripartite de Ouagadougou, les trois pays ont convenu de « mutualiser leurs efforts et d’entreprendre des initiatives pour la levée des mesures de suspension et autres restrictions. » Et au sortir de cette rencontre, une lettre conjointe signée des trois ministres des Affaires étrangères avait été adressée à la CEDEAO et une autre à la commission de l’UA. Ils ont déploré les sanctions qui leur sont imposées « de façon mécanique » ne tenant « souvent pas compte des causes profondes et complexes des changements politiques. » Selon les trois chefs de la diplomatie, « les décisions de suspension empêchent la participation de leur pays aux instances statutaires de la CEDEAO et de l’UA et, particulièrement celles traitant des défis majeurs qui les concernent tels que l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable. » Les trois délégations ont relevé que ces « mesures touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité et les instabilités politiques, privent la CEDEAO et l’UA de la contribution des trois pays nécessaire pour relever les défis majeurs. » Tout en réaffirmant leur attachement aux objectifs et principes de la CEDEAO et de l’UA, les chefs d’État s’engagent à répondre aux aspirations des populations de leurs pays respectifs et à faire de l’axe Bamako-Conakry-Ouagadougou, un domaine stratégique et prioritaire pour le développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture, des arts ainsi que de la lutte contre l’insécurité. Les trois ministres se sont engagés à renforcer leur partenariat et leur coopération au sein des organisations sous-régionales, régionales et internationales. DD/MD (AMAP)
La Russie offre 290 bourses d’études au Mali (Communiqué)
Bamako, 15 fév (AMAP) Le gouvernement russe a accordé au Mali 290 bourses d’études en Licence, Master et Doctorat, au titre de l’année universitaire 2023-2024, a annoncé, mardi, dans un communiqué, le ministre malien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Selon la même source, pour être éligible à la bourse d’études de Licence, il faut être titulaire du diplôme du baccalauréat ou équivalent. Pour des études de Master, il faut une Licence ou une Maîtrise ; un Master avec, au moins la mention Assez-bien, pour des études de Doctorat. Le communiqué ajoute qu’il faut, également, « être en bonne santé, ne pas avoir de contre-indication pour la vie dans les conditions climatiques de la Russie » et avoir un passeport en cours de validité. « Les candidats devront s’inscrire en ligne sur le site : https://education-in-russia.com avant le lundi 20 février 2023, date à laquelle le site sera fermé. Toute autre inscription ne sera pas prise en compte », précise-t-il. L’enregistrement en ligne se fait avec la copie du passeport, les attestations ou diplômes ; les relevés de notes traduites en russe. Le communiqué du département en charge de l’Enseignement supérieur indique que « les candidats seront présélectionnés sur études du dossier à l’ambassade de la Fédération de Russie à Bamako, en collaboration avec la direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. » Seuls les dossiers des candidats correctement inscrits en ligne seront soumis à étude. Et ceux qui seront sélectionnés devront remplir les procédures administratives à la direction générale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique « en y déposant un dossier physique. » « Les frais de traitement des dossiers s’élèvent à 5 000 Fcfa », précise le texte. SS/MD (AMAP)
Comatex-SA : Bientôt la reprise, selon le ministre en charge de l’Industrie
Par Mamadou SY Ségou, 13 fév (AMAP) «Au plus tard, au mois d’avril, il faut que la Compagnie malienne des textiles (COMATEX-SA) commence à produire ses fibres et tissus», après trois années de fermeture, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed lors d’une visite de travail qu’il a effectuée dans la Région de Ségou (Centre). Il a assuré que la reprise des activités de la COMATEX-SA, qui compte 1 300 travailleurs, permettra le maintien des emplois existants et même la création d’autres. Au cours de son séjour dans la capitale des Balanzans, le ministre Mahmoud Ould Mohamed a rencontré de nombreux interlocuteurs qu’il a informés des dispositions prises par le gouvernement et celles en cours pour la relance de cette unité industrielle. Ces mesures ont trait à l’élaboration d’un contrat de performance, à la relecture du statut de l’entreprise, à la désignation d’un syndic par le Tribunal de commerce, au paiement d’arriérés de salaire et à la mise en place d’un comité de suivi. Le ministre Mahmoud Ould Mohamed a, par exemple, fait savoir qu’après le procès devant le Tribunal de commerce, l’État détient désormais 100% des actions de l’entreprise, c’est-à-dire qu’elle redevient une société étatique. Première usine textile du Mali inaugurée en 1968, la COMATEX était une entreprise d’État, avant d’être transformée en entreprise privée avec une participation majoritaire chinoise. Sa relance et celle de l’Usine malienne de produits pharmaceutiques (UMPP) «sont des programmes spéciaux du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta qui y tient fortement. La COMATEX participe à la valorisation de la production nationale de coton fibre dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de développement industriel par la création de valeur ajoutée et des emplois», souligne le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 23 novembre 2022. Lors de ce Conseil des ministres, le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a informé le Conseil du plan de relance de la COMATEX qui est confrontée actuellement à des difficultés de divers ordres. Pour l’aider à sortir de cette mauvaise passe, le gouvernement a peaufiné un plan de relance qui nécessite un apport financier de l’État d’environ 6 milliards de Fcfa. Le Mali et son partenaire chinois ont signé, le 21 novembre 2022, un protocole d’accord pour l’installation de deux unités de filature de coton, soit trois jours avant l’adoption de ce plan de relance en Conseil des ministres. Ces unités seront implantées à Bamako et à Koutiala. La réalisation de ce projet, confiée à la société chinoise «Qingdao», nécessite un investissement de 300 millions de dollars, soit environ 180 milliards de Fcfa. Elle permettra la création de 5 000 emplois directs et 50 000 autres indirects. Dénommée Société malienne de filature (SOMAFIL), son capital est détenu à 85% par l’État du Mali à travers la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) et à 15% par le partenaire chinois. L’unité de Koutiala aura une capacité de 20.000 tonnes de coton fibre par an à transformer en filet. Celle de Bamako va, annuellement, transformer environ 25.000 tonnes de coton fibre. L’objectif étant d’amener le taux de transformation du coton de 2% aujourd’hui à près de 10% et la valorisation du «Made in Mali». Au sortir de la campagne cotonnière 2021-2022, le Mali a enregistré une production record de 795.000 tonnes de coton. «La suite était de transformer ce coton ici chez nous et de capter les 30% de la valeur ajoutée qui nous échappait», déclarait le ministre en charge des Finances, lors d’une interview sur les antennes de la télévision nationale. Dans ce processus, le Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) est «un outil indispensable et constitue le bras technique du ministre de l’Industrie et du Commerce pour la réalisation effective, le suivi de ces projets et la mise à disposition de ressources humaines qualifiées». Cette structure d’excellence deviendra bientôt Centre de recherche et de formation pour les industries légères et textiles (CERFILTEX), destiné à former davantage de ressources humaines qualifiées pour adosser à la production du coton des unités de transformation dynamiques afin d’exploiter toutes les opportunités de croissance. Les textes nécessaires à cet effet ont été adoptés lors du Conseil des ministres du 28 décembre 2022. C’est en septembre dernier que le président de la Transition, dans son discours à la nation, avait annoncé la reprise en main de beaucoup de sociétés. La relance de la COMATEX s’inscrit dans ce cadre. Cette Compagnie a cessé de produire du fait de difficultés de trésorerie et d’approvisionnement en matières premières. Les équipements de production aussi sont obsolètes. MS/MD (AMAP)
Axe Bamako-Conakry-Ouagadougou : Les trois capitales s’engagent à renforcer leur partenariat (Communiqué final)
Bamako, 12 fév (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, se sont engagés, jeudi, à répondre aux aspirations des populations des trois pays et à faire de l’axe Bamako-Conakry-Ouagadougou, un domaine stratégique et prioritaire pour le développement. Dans le communiqué final, rendu public jeudi, au terme de la réunion tripartite tenue, les 08 et 09 février 2023, dans la capitale burkinabè, les trois capitales définissent comme priorités de ce processus « le développement du commerce, des transports, de l’approvisionnement en produits de première nécessité, de la formation professionnelle, du développement rural, de l’exploitation minière, de la culture et des arts, ainsi que de la lutte contre l’insécurité. » En termes de perspectives, ils ont souligné la facilitation de la fourniture en hydrocarbures et en énergie électrique entre les trois pays. « Et le développement du commerce et des transports depuis le port de Conakry jusqu’au Burkina Faso, en passant par le Mali. Ainsi que l’organisation de l’exploitation minière entre les trois pays, la mobilisation des ressources nécessaires en vue de réaliser le projet de construction du chemin de fer Conakry-Bamako-Ouagadougou. » Les délégations à cette rencontre, tenue « dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération » entre le Mali, le Burkina Faso et la Guinée, et sur instruction des autorités des trois pays, « ont passé en revue des sujets d’importance majeure et d’intérêt commun, notamment la réussite des processus de transition devant conduire au retour à l’ordre constitutionnel apaisé et sécurisé. » S’y ajoute la promotion de la bonne gouvernance, la mutualisation des moyens pour relever les défis sécuritaire, économique et humanitaire, le renforcement de leur relation tripartite par la dynamisation de l’axe Bamako-Conakry-Ouagadougou. Ainsi que la concertation sur les questions sous régionales, régionales et internationales. Tout en réaffirmant leur attachement aux objectifs et principes de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union africaine (UA), les chefs de délégation « ont noté la nécessité de mettre en place et d’institutionnaliser un cadre permanent de concertation entre les trois pays, la tenue de consultations politiques et diplomatiques au plus haut niveau afin de faire de ce partenariat un axe gagnant pour le bien-être des populations. Et le renforcement de la solidarité en vue d’assurer la sécurité. » S’y ajoute la réhabilitation et la construction des routes internationales entre les trois pays, devant servir de leviers de croissance économique et faciliter la libre circulation des populations et de leurs biens. Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité dans la bande Sahélo saharienne, les délégations burkinabè, guinéenne et malienne « ont relevé la nécessité de conjuguer leurs efforts et ceux des pays de la sous-région et de la région pour faire face à ce fléau. » Mesurant l’ampleur du défi à l’échelle régionale et l’interconnexion des sources de déstabilisation, elles appellent « à une mise en cohérence des actions au niveau régional sur la base des efforts bilatéraux déjà mis en œuvre. » Tout en encourageant la recherche de solutions endogènes aux défis auxquels leurs pays sont confrontés, les ministres ont réaffirmé leur « engagement à examiner tout partenariat qui respecte leur souveraineté et répond aux besoins de leurs populations. Pour ce faire, ils ont réitéré leur attachement aux principes de non-ingérence dans les affaires intérieures des États. En outre, ils ont « déploré les sanctions imposées de façon mécanique qui ne tiennent pas souvent compte des causes profondes et complexes des changements politiques. » À cet effet, ils ont indiqué que ces décisions de suspension empêchent la participation de leurs pays aux instances statutaires de la CEDEAO et de l’UA « et, particulièrement, celles traitant des défis majeurs auxquels ils sont les plus concernés tels l’insécurité, les questions humanitaires et de développement économique durable. » Concernant l’impact de ces mesures, les trois délégations ont relevé que celles-ci touchent des populations déjà meurtries par l’insécurité et les instabilités politiques, privent la CEDEAO et l’UA de la contribution des trois pays nécessaires pour relever les défis majeurs. « Ces mesures portent aussi atteinte à la solidarité sous régionale et africaine qui constitue le principe cardinal de l’intégration, de la coopération régionale et continentale », ont signalé les trois délégations. À cet égard, elles en appellent à un appui technique, financier, concret et conséquent aux efforts de sécurisation et à accompagner le processus de retour à un ordre constitutionnel normal. » Les trois pays ont convenu « de mutualiser leurs efforts et d’entreprendre des initiatives communes pour la levée des mesures de suspension et autres restrictions. Le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, a donné des instructions afin de traduire en acte concret la vision commune des trois chefs d’État. Les représentants se sont félicités de la vision commune que partagent leurs trois chefs d’État, et qui « s’inspire de l’engagement panafricain des pères fondateurs et des leaders historiques des trois pays en faveur de la souveraineté, de la paix, de la coopération et de l’intégration des peuples. » SS/MD (AMAP)
Le Mali, le Burkina Faso et la Guinée veulent mutualiser leurs efforts contre les défis communs
Envoyé spécial Dieudonné DIAMA Bamako, 10 fév (AMAP) Les chefs de la diplomatie du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée, réunis jeudi dans la capitale burkinabè, Ouagadougou, entendent traduire dans la réalité la vision des chefs d’État des trois pays de mutualiser leurs efforts sur les questions d’intérêt commun. Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, qui a participé à ces consultation, a précisé être venu exprimer, au nom du président Assimi Goïta, « la solidarité pleine et entière du Mali avec le Burkina Faso, avec le peuple burkinabè qui traverse un moment difficile. Mais, également, donner l’assurance que nous sommes dans le même bateau et que nous allons pouvoir continuer ensemble. » «Cette rencontre a été initiée dans le cadre de consultations sur des questions d’intérêt commun aux trois pays», a-t-il relevé, expliquant qu’il s’agit aussi « de travailler ensemble pour resserrer les liens de fraternité et de solidarité qui ont toujours existé entre nos peuples. » Et, également de travailler conformément à la vision du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, du chef de l’État de la République de Guinée, le colonel Mamadi Doumbouya et du président de la Transition du Mali, le colonel Assimi Goïta « pour faire avancer les relations qui existent entre nos pays et contribuer à l’essor des questions qui préoccupent nos populations. » Abdoulaye Diop boucle ce vendredi son séjour de 72 heures à Ouagadougou. Arrivé mercredi, dans la capitale burkinabè, le chef de la diplomatie malienne a été accueilli à sa descente d’avion par ses homologues des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Olivia Ragnaghnewendé Rouamba, et guinéen, Dr Morrissanda Kouyaté. S’adressant à la presse, le ministre Diop s’est dit heureux d’être au pays des hommes intègres à l’invitation de son homologue burkinabè au même titre que le chef de la diplomatie guinéenne. «C’est la première fois que j’arrive au Burkina Faso depuis la lutte héroïque du peuple burkinabè qui a conduit au processus de rectification pour pouvoir recouvrer la souveraineté et l’intégrité territoriale de ce pays frère qui est confronté aux mêmes défis que nos pays», a déclaré le chef de la diplomatie malienne. Jeudi, dans la matinée, les travaux de la rencontre tripartite au niveau des ministres des Affaires étrangères ont débuté par une séance de travail. Les trois ministres ont, ensuite, été reçus à la mi-journée par le président de la Transition du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, à la présidence. Les ministres des Affaires étrangères du Mali, du Burkina Faso et de la Guinée ont poursuivi leur séance de travail pendant plusieurs heures dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. DD/MD (AMAP)
Bamako : Les parcs de pirogues polluent les berges du Djoliba (Fleuve Niger)
Par N’Famoro KEITA Bamako, fév (AMAP) Les berges du fleuve Djoliba, sur son tronçon longeant le quartier de Sébénikoro dans la capitale malienne, Bamako, en plus d’être littéralement envahies par les habitations, abritent aussi un parc de pirogues de transport du sable. Une véritable industrie artisanale qui est une source de pollution du fleuve et de nuisance pour les riverains. Surtout en période de décrue, moment favorable pour réparer les embarcations de transport du sable pendant la moitié de l’année. Les piroguiers utilisent du goudron en brûlis pour combler les fissures et empêcher l’infiltration de l’eau. La fumée dégagée par des litres de goudron brûlé par jour crée une nuisance qui représente une menace pour la santé publique. Des centaines d’épaves abandonnées dans le lit du fleuve, renferment toutes sortes de déchets qui polluent le cours d’eau et perturbent l’habitat de la faune aquatique. Cette situation est déplorée par Moussa Konta, un habitant du hameau de pêche, à une centaine de mètres de là. Selon le pêcheur, cet endroit du fleuve regorgeait de poissons. Mais aujourd’hui, à cause de cette activité, il est contraint de parcourir des kilomètres pour pêcher. Outre la pollution de l’eau, les riverains subissent quotidiennement celle de l’air, engendrée par l’activité de brûlis du goudron. De l’avis d’un médecin que nous avons approché, cette fumée a laquelle sont exposés les habitants de la zone, est hautement cancérigène. Ce qui explique l’inquiétude de Toumani Sidibé dont la maison se trouve à un jet de pierre. Il dit avoir entrepris beaucoup de démarches auprès des autorités compétentes pour faire cesser l’activité. En vain ! Face à l’obstination des auteurs et l’inaction des pouvoirs publics, Toumani dit s’en remettre à Dieu, pour la santé de sa famille. Amadou Mara, un autre riverain, fustige aussi la fuite de responsabilité de nos services publics chargés de la question, en l’occurrence la Direction nationale de l’assainissement du contrôle des pollutions et des nuisances (DNACPN). Ce service a pour missions, entre autres, de constater les infractions à la réglementation sur la protection de l’environnement. « Mais, nous ne voyons aucune utilité à ce service qui, pourtant, dispose de tous les moyens de l’État », regrette le riverain. Ce septuagénaire se souvient qu’aux premières années de l’accession du Mali à l’indépendance, jusqu’au régime défunt de feu Moussa Traoré, cette structure, appelée à l’époque service d’hygiène, était crainte de tous les citoyens. En effet, c’était une véritable police de l’hygiène et de l’assainissement dans les quartiers. « Tous les matins, leurs équipes faisaient le porte-à-porte pour constater l’état de propreté des cours, la gestion des déchets et des eaux usées par les familles », se remémore-t-il. « Ceux qui déversaient leurs ordures ménagères ou leurs eaux usées dans la rue étaient sanctionnés par une forte amende. Donc, on ne pouvait pas songer à un minimum d’insalubrité, a fortiori, la situation de catastrophe écologique à laquelle nous assistons aujourd’hui en cet endroit du fleuve », dit Amara Mara. AUTRE LIEU, MÊME RÉALITÉ – A Djikoroni-para, des riverains du site de sable appelé « tchin tchin bô dankan » (Quai du Sable) vivent le calvaire. Le business du sable y est florissant, mais cette activité nécessite l’utilisation de pirogues qui sont généralement fabriquées ou réparées sur place. Et une fois hors service, ces pirogues restent sur les berges du fleuve. Ainsi, l’on aperçoit des épaves sur plusieurs mètres. Les menuisiers tentent de récupérer sur certaines pirogues abandonnées des planches réutilisables. A notre passage, IB et Daouda s’acharnaient, arrache-clous en main, sur l’une d’entre elles. Ils laisseront dans leur sillage, en fin de journée, une bonne quantité de pointes rouillées. Celles-ci représentent un réel danger pour les pêcheurs, les maraîchers et les petits enfants qui rôdent par là. Nafo Samaké, une maraichère, témoigne : « Il n’y a pas si longtemps, un enfant, venu chercher du bois pour sa maman, a été gravement blessé par une pointe. Le sang giclait de sa blessure». Qu’ils soient de Sébénikoro ou de Djikoroni-Para, les riverains des sites de fabrication de pirogues estiment que les services compétents doivent agir, en appliquant la loi dans toute sa rigueur. Pour Amara Mara, ce n’est qu’en sévissant que les gens se corrigeront et rentreront dans les rangs, pour protéger l’environnement et améliorer le cadre de vie des paisibles citoyens. Drissa Traoré, conseiller technique en charge des questions d’assainissement au ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, rappelle que quand les services de l’assainissement sont saisis par une plainte, ils doivent obligatoirement réagir, en envoyant une équipe de constat sur le terrain. « Si des externalités sont alors constatées et qui nuisent aux populations, les auteurs sont obligés d’apporter des mesures d’atténuation. Dans le cas contraire, les autorités compétentes sont tenues de faire cesser l’activité qui cause ces nuisances. Des brigades sont constituées à cet effet », explique-t-il Compte tenu du nombre insuffisant de leurs effectifs, les services ne peuvent pas assurer convenablement leurs missions. C’est pourquoi, Drissa Traoré conseille « à tout citoyen qui est touché par une nuisance quelconque de saisir les services d’assainissement de sa localité. » « C’est ainsi que nous pourrons circonscrire le mal », estime-t-il. NK/MD (AMAP)

