L’affaire d’achat de l’avion présidentiel : Le procès a repris ce mardi, par la lecture de l’arrêt de renvoi
Bamako, 3 juin 2025 (AMAP) L’audience du procès de l’affaire de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires, a repris, mardi, à Bamako, devant la Cour d’assises spéciale pour les crimes économiques et financiers, pour être suspendue, aussitôt après la lecture, de 10h 45 à 11h 55 environs de l’acte de renvoi pendant une heure de temps L’accusée, Mme Bouaré Fily Sissoko, a demandé à la Cour quelques minutes de repos. Et aussi pour relire l’acte de renvoi. Après consultation de ses conseillers et l’avis favorable du représentant du Parquet général, Koké Coulibaly, le président d’audience, Bamassa Sissoko, a suspendu l’audience à 12h 02 pour une trentaine de minutes. La reprise est attendue incessamment Cette reprise du procès, aujourd’hui mardi, fait suite à une autre suspension, hier lundi, La composition de la Cour a été réaménagée : deux des quatre conseillers ont été remplacés. Avec la reprise du procès, une vingtaine de témoins de premier plan seront entendus, parmi lesquels : Moussa Mara et Oumar Tatam Ly, anciens Premiers ministres et Madani Touré, ex-ministre du Budget au moment des faits. Des hauts gradés de l’Armée malienne et d’anciens ministres sont également cités dans cette procédure de « détournement et d’atteinte aux bien publics « pour un montant d’environ 130 milliards de Fcfa ou, selon d’autres sources, de plus de 88 milliards Fcfa injectés dans des contrats controversés. Les faits remontent à 2014 sous le pouvoir du défunt président, Ibrahim Boubacar Keita (IBK). Le 22 mai 2025 devant la même Cour d’assises spéciale, Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre malienne de l’Économie et des Finances, est arrivée à son procès allongée sur une civière, recouverte d’un drap. Avant cette nouvelle phase du procès, ses avocats avaient alerté la Cour sur son état de santé, plaidant pour un report ou un aménagement des conditions de comparution. Ces demandes ont été refusée par la juridiction criminelle. Transportée en ambulance médicalisée, de Bouaré Fily Sissoko est entrée dans la salle d’audience, pâle et immobile, allongée sur une civière. Sa présence dans ces conditions a suscité une vive émotion, certains membres du public ont quitté la salle en larmes. La scène de Bouaré Fily Sissoko sur une civière a suscité des réactions devant un tel événement qui ne s’est jamais produit dans un procès d’envergure au Mali. Et des interrogations sur l’équilibre entre justice et humanité, notamment dans les procès impliquant des personnalités politiques. L’ancien ministre de la Justice et des droits de l’Homme, Me Malick Coulibaly, a exprimé son indignation dans une tribune intitulée « Tempérance pour Bouaré Fily Sissoko ». Il s’est dit profondément « peiné de voir une femme âgée ayant servi l’État, allongée sur une civière devant ses juges. » Il a suggéré un système de vidéoconférence, permettant à l’accusée de suivre et participer aux débats depuis l’hôpital, à condition que son état le permette et dans le respect de sa dignité. « Que Dieu confère aux sages de la Cour d’assises spéciale la lucidité de percevoir ce qui est juste, le courage de le défendre et la volonté de l’appliquer », a-t-il écrit. ST/MD (AMAP)
Sikasso : Le festival international triangle du balafon prévu les 9, 10 et 11 octobre 2025(Ministère chargé de de la Culture)
Sikasso, 03 juin (AMAP) Une délégation du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, a annoncé la tenue de la 9ème édition du Festival international triangle du balafon à Sikasso, les 9, 10 et 11 octobre prochains, dates provisoires. En séjour, la semaine dernière, dans la Cité verte du Kénédougou, la délégation, composée du directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko et du Conseiller technique du ministre de la culture, Abdoulaye Diombana, a également expliqué les enjeux et les attentes par rapport à cette grande compétition de balafongistes du Mali, Burkina Faso, de la Côte d’ivoire et d’ailleurs. « Notre motivation, c’est l’année de la Culture. C’est donc la vision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta », a affirmé le conseiller technique Abdoulaye Diombana. Les autorités, selon lui, ont décidé de faire revivre le Festival triangle balafon dans la Région de Sikasso. Il a invité la population de Sikasso « au bon accueil et à tout faire pour que ce festival soit une réussite. » Pour sa part, le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Danioko a précisé que Sikasso est considéré comme « la capitale du balafon. » Le balafon, à ses dires, reste l’identité de la région. A cet effet, il a rappelé la construction du monument du balafon sur la route de Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) dans la ville de Sikasso. Toute chose qui fait de la région, la capitale du balafon. Selon lui, Sikasso est sous les projecteurs depuis l’annonce du festival. Faisant le point des préparatifs de l’évènement, Alamouta Danioko a dit que les termes de références ont été élaborés. Ils sont à pied d’œuvre pour bien mener le reste des préparatifs. De son côté, le président du Conseil régional de Sikasso, Yaya Bamba,a indiqué que la population avait la nostalgie du Festival international triangle du Balafon dont la dernière célébration date de 2017. « C’est un honneur pour la Région de reprendre le festival. On fera de notre mieux pour que l’évènement soit à la hauteur des souhaits », a confié M. Bamba. Et d’inviter toute la population ainsi que tous les balafonistes à s’impliquer davantage pour la réussite de la fête. « Nous préparons cet évènement avec beaucoup de patriotisme et de fierté. Sikasso est déjà dans les activités de l’année de la Culture. Le Testival international triangle du balafon ne viendra que renforcer cela », a souligné le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. A l’issue des échanges, les préoccupations des participants ont porté sur les critères de sélection des pays participants, la construction du balafon, le dispositif sécuritaire etc. La réunion de la délégation avec les acteurs culturels a été présidée par le directeur de cabinet du gouverneur, Bernard Coulibaly. Ont pris part à la rencontre le président du Conseil régional, Yaya Bamba, le représentant du maire de la Commune urbaine de Sikasso, Oumar Goïta et des forces vives de Sikasso. MFD/MD (AMAP)
Lancement des épreuves du DEF 2025 : Une mobilisation nationale pour la réussite des élèves
Par nos correspondants regionaux et locaux (AMAP) Bamako, 02 juin (AMAP) Ce lundi 2 juin 2025, les épreuves du Diplôme d’études fondamentales (DEF) ont débuté à travers le Mali, marquant une étape clé pour les élèves de neuvième année, a constaté l’AMAP. À Mopti, le gouverneur, le général de brigade Daouda Dembélé, a donné le coup d’envoi au groupe scolaire ATT-Bougou à Sévaré. À Sikasso, la gouverneure Mme Kanté Marie Claire Dembélé a ouvert la première enveloppe au camp Tièba Traoré, tandis qu’à Bla, le préfet Mme Fanta Samaké a lancé les épreuves au groupe scolaire Bla I Central. À Bafoulabé, le préfet Siaka Souleymane Sanogo a présidé la cérémonie à l’école fondamentale Bafoulabé I. Les autorités régionales ont mis l’accent sur une organisation sans faille. À Mopti, Amadou Abdoulaye Cissé, directeur de l’académie d’enseignement, déclare : « Tout a été mis en œuvre pour une bonne organisation, avec un accent particulier sur la lutte contre la fraude. » À Sikasso, Mahamar Aguissa, directeur de l’académie, affirme : « Toutes les dispositions sont prises pour des examens conformes aux normes. » À Bla, des mesures de sécurité impliquant police, gendarmerie et garde nationale ont été déployées, tandis que des centres ont été délocalisés de Falo et Tiènabougou vers Bla-ville pour des raisons de sécurité. À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo insiste : « Notre système doit inspirer confiance à travers des examens rigoureux. » DE NOMBREUX CANDIDATS MOBILISES – Au total, des milliers d’élèves participent à ces épreuves. À Mopti, 10 263 candidats, dont 5 070 filles, composent dans 76 centres. Sikasso enregistre 29 144 candidats répartis dans 225 centres et 1 217 salles. À Bla, 3 245 candidats, dont 1 746 filles, sont inscrits dans 20 centres. À Bafoulabé, 2 218 candidats sont répartis dans 26 centres. Les épreuves, incluant rédaction en français et en arabe, se dérouleront jusqu’au 4 juin. Les autorités ont adressé des messages aux candidats, les exhortant à la concentration et à l’intégrité. À Mopti, le gouverneur Dembélé conseille : « Mettez en avant vos connaissances et évitez la fraude qui déshonore. » À Sikasso, Mme Kanté Marie Claire Dembélé encourage : « Abordez ces épreuves avec conscience et intégrité. Vous êtes les bâtisseurs de demain. » À Bla, Mme Fanta Samaké insiste : « Ayez confiance en vous et respectez les règles. » À Bafoulabé, Siaka Souleymane Sanogo rappelle : « La fraude est interdite, ces évaluations déterminent la valeur de vos diplômes. » Un important dispositif sécuritaire a été déployé pour assurer la sérénité des épreuves. À Mopti, le gouverneur note : « La présence des surveillants et des forces de sécurité dénote une bonne organisation. » À Bla, une équipe de supervision sillonne les centres pour prévenir tout incident. À Sikasso, 2 932 surveillants encadrent les candidats, garantissant un déroulement fluide. Aucun incident majeur n’a été signalé dans ces régions. Le lancement des épreuves du DEF 2025 témoigne de l’engagement des autorités maliennes pour une éducation équitable et rigoureuse. Malgré les défis logistiques et sécuritaires, les régions de Mopti, Sikasso, Bla et Bafoulabé affichent une mobilisation exemplaire pour accompagner les candidats vers la réussite. DC/MFD/MO/BM/OS/MD (AMAP)
Présence de souris : Petits rongeurs, grands dégâts
Par Moussa M. DEMBELE Bamako 02 juin (AMAP) On ne la voit pas deux fois avant qu’elle ne disparaisse sous un meuble ou dans un recoin ! Furtif, insaisissable, prompt, rapide comme l’éclair, ne comptez pas sur un chat pour l’attraper, Vous l’aurez deviné : Messi, pas le footballeur, mais la petite souris dotée d’autres talents de destruction, ceux-là, est devenu notre compagnon à la maison, au bureau et parfois dans la voiture ! Compte tenu des dégâts causés par ces rongeurs dans nos familles, la présence massive des souris dans les maisons doit être contenue. À Tiéguena, dans la Commune rurale de Kalabancoro, sur la route de Ségou, les souris attendent seulement le coucher du soleil pour faire la navette entre les familles voisines Traoré et Diarra. D’habitude, elles se cachent au fond des chambres ou sous les sacs de céréales pour détruire leur contenu. Comme il y a le cousinage à plaisanterie entre ces familles, chacune profite de cette coutume ancestrale pour attribuer à l’autre, la paternité de ces petits rongeurs. « Hey ! Il faut bien garder vos souris. Il ne faut plus qu’elles viennent nous enquiquiner chez nous », plaisantent souvent les membres de ces familles. En réalité, il y a deux espèces de souris qui perturbent, actuellement, le quotidien des habitants de Bamako et ses périphéries. Il s’agit de gros rats et de petites souris appelées « Messi » pour leur petite taille et leur rapidité a se faufiler. Dans la périphérie de Tiéguena, ce sont de grosses souris qui font les dents en farfouillant dans les affaires des habitants. Parfois confondus à des rats, elles ne restent plus cachées dans les chambres ou sous les sacs de céréales, comme auparavant. Elles vivent, sans crainte, sous les pieds des personnes. Leur élimination/éradication en devient compliquée. « Souvent, je me dis qu’il n y a pas de produits efficaces pour éliminer ces souris, car je passe tout mon temps à acheter des produits qui, ne les réduisent pas. Même les chats ont peur d’elles. En plus, elles sont trop intelligentes pour éviter les pièges que nous leur tendons », confie Mama Guindo. Cette mère de famille, avoue que les petits rongeurs ont causé beaucoup de dégâts dans sa maison. Dans la même veine, Abdou Diarra, enseignant de formation, énumère les pertes qu’il a subies sur ses volailles à cause des grosses souris. « Contrairement aux souris habituelles que nous connaissons, celles-ci sont des mangeuses de poussins. Je possédais une importante quantité de poussins, les rongeurs ont tout dévoré jusqu’aux œufs », déplore-t-il. Cette perte a causé l’arrêt temporaire de ses activités. Les boutiques ne sont pas épargnées non plus. Les articles comme le sucre, le riz, les pâtes alimentaires et des farines sont les plus exposés. « Pour les protéger contre ces nuisibles, les boutiquiers élèvent des chats ou utilisent du poison qui les tue », renchérit, Amadou Doucouré, vendeur rencontré à Yirimadio. Il a été victime des souris, le poussant à prendre un chat. Et depuis, les petites souris se font rare dans sa boutique. Contrairement aux habitants de Tiéguena où les grosses souris sont fréquentes, les étudiants du Campus universitaire de Badaladougou se plaignent des « Messi » (nom emprunté au célèbre joueur argentin de football). Ces petites souris se sont logées dans les armoires, valises et s’attaquent à des objets précieux des étudiants. Ibrahim Diarra, étudiant à l’École normale supérieure de Bamako (ENSup) exprime sa désolation. Les dégâts de « Messis » ont transformé l’internat en un cauchemar pour l’étudiant. Elles ont grignoté ses cahiers et livres qu’il avait soigneusement rangés dans l’armoire. Lorsque qu’il s’en est rendu compte, il les a mis dans une valise. Malgré tout, les bestioles n’ont pas épargné ses documents. Selon des spécialistes de la santé humaine notamment le médecin généraliste, Dr Bakary Dembélé et Sidi Coulibaly, agent vétérinaire, la cohabitation avec les souris est un danger permanant pour la santé publique, selon ces techniciens. Elles peuvent transmettre des maladies à l’homme, des maladies contagieuses, comme la salmonellose, qui se transmet quand le porteur est en contact direct avec ces bêtes. On peut attraper cette maladie par d’autres animaux aussi. Les souris peuvent vivre avec ces maladies sans les manifester. Elles infectent de passage les aliments. Si les traitements ne sont pas faits à temps, cela peut créer un problème rénal ou encore l’hépatite. « Nous les appelons les porteurs sains. C’est à dire elles portent des bactéries et virus mais elles ne les manifestent pas. C’est bien d’utiliser des produits pour éliminer ces souris. Mais ce qui est encore mieux, c’est de rendre les lieux propres, car c’est la saleté qui les attire », prévient Sidi Coulibaly, agent vétérinaire. Pour Dr Bakary Dembélé, médecin généraliste, beaucoup de personnes ont tendance à penser que ces animaux sont inoffensifs et sans impacts négatifs. Ce n’est pas toujours le cas, car les souris sont dangereuses pour l’homme et pour l’environnement. Leurs excréments peuvent nuire à la santé de l’homme au même titre que leur morsure. Selon le spécialiste, elles peuvent également êtres la source de pathologies comme la fièvre typhoïde et le ténia. L’élimination des souris peut avoir des impacts négatifs comme positifs. « Cela dépendra du produit et de la méthode utilisés », explique Papa Namory Traore, spécialité hygiène et assainissement. « Même si les souris peuvent nous transmettre des maladies, leur élimination aussi peut apporter le déséquilibre alimentaire chez d’autres animaux, car elles sont la proie de ces derniers », explique M. Traoré. « Ces animaux qui se nourrissent de la souris sont à leur tour la nourriture de l’homme. Donc, si les souris deviennent peu nombreuses, il y aura un petit chamboulement dans la chaîne alimentaire. Certains animaux vont devenir rares parce que leur proie, qui est la souris, a disparu », prévient l’ingénieur en environnement et santé publique. Il ajoute que la méthode d’empoisonnement que les humains utilisent pour éliminer les souris est une menace pour l’homme, surtout les enfants. « Ces poisons peuvent polluer l’environnement. Il y a, aussi, un aspect rebond, c’est à dire quant on essaie d’éliminer les souris et que cela ne réussit pas, elles vont
Mali : Une Nuit de l’intégration africaine en apothéose de la Semaine nationale
Bamako, 01 juin (AMAP) La Semaine nationale de l’intégration africaine (SNIA), qui a commencé le 25 mai, sous le thème « Justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine, grâce aux réparations », a été clôturée, samedi 31 mai, par une soirée culturelle africaine ou « Nuit de l’intégration africaine », à l’esplanade du Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. L’Afrique était représentée dans sa diversité culturelle, à travers des stands et des mets, notamment des communautés de la Cote d’Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Burkina Faso, de la République de Guinée, du Niger, de la Zambie, du Maroc, de la Mauritanie. « Chaque 25 mai, nous nous souvenons du rêve de nos pères fondateurs de l’Indépendance de l’Afrique, réunis en 1963 à Addis- Abeba, pour créer l’Organisation de l’unité africaine (OUA), devenu Union africaine (UA), en juillet 2000, à Durban, en Afrique du Sud », a rappelé la doyenne des ambassadeurs africains au Mali, Kalzeubé Néldikingar Madjimta, de la République du Tchad. « Ce rêve, a-t-elle dit, toujours vivant et d’actualité est celui d’un continent uni, souverain, prospère et en paix, tourné vers le progrès et ancré dans les valeurs de solidarité, de dignité et de justice ». La diplomate tchadienne a souligné que le thème résonne et nous interpelle. « Il fait écho à des siècles de souffrances, de discrimination, de spoliation et d’injustice infligées aux peuples africains et à leurs descendants », a, aussi, expliqué l’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad au Mali. « Ce thème n’est pas une revendication tournée vers le passé, mais un appel à la reconnaissance, à la mémoire, à la vérité et à la justice », a signalé Kalzeubé Néldikingar Madjimta. « Il s’agit de réparer les séquelles d’un système colonial qui a profondément marqué nos sociétés et qui, malheureusement, continue sous d’autres formes, à freiner notre épanouissement collectif », a-t-elle regretté. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a adressé ses remerciements à tous les partenaires qui se sont mobilisés pour la réussite des différentes activités de la SNIA. Il s’agit du Groupe des ambassadeurs africains au Mali, la Fédération des communautés africaines, l’Organisation panafricaine des femmes, la Jeunesse de l’Union africaine « pour leur précieuse contribution à l’organisation de la soirée et des différentes activités de la semaine. » « Votre implication illustre la vitalité de notre coopération et notre engagement partagé pour faire avancer le projet d’une Afrique intégrée et solidaire », a-t-il dit Le défilé des communautés des pays africains au Mali a été l’un des temps forts de la soirée. ST/MD (AMAP)
Coupe du Mali : Le Stade malien remporte le trophée devant le Djoliba (1-0)
Bamako, 31 mai (AMAP) Le Stade malien Bamako a remporté la 64e édition de la Coupe du Mali, samedi, au stade du 26 Mars, en battant le Djoliba AC 1-0, sur une réalisation de Mery Camara à la 62e minute, a constaté l’AMAP. Pourtant, les Djolibistes ont dominé le jeu sans parvenir à concrétiser leurs occasions de but. Les Stadistes ont su faire le dos rond avant de débloquer le tableau d’affichage contre le cours du jeu. Le Stade malien reçoit un chèque de 25 millions de Fcfa contre 10 millions de Fcfa pour le finaliste, le Djoliba AC et 500 000 Fcfa pour le meilleur joueur de la finale, Mery Camara. La finale était présidée par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, en présence plusieurs personnalités dont le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Cette victoire intervient quelques jours après le sacre du Stade malien en championnat. Les Blancs réalisent donc le doublé Coupe-Championnat. Les Stadistes remportent, ainsi, la Coupe du Mali pour la troisième fois consécutive. C’est le 24e trophée de Dame Coupe, le record. Le Stade malien compte désormais quatre trophées de plus que le grand rival, le Djoliba (20 trophées). Les autres vainqueurs de la Coupe du Mali sont l’AS Réal (10 trophées), le COB (3), les Onze Créateurs (2), le Sigui de Kayes, l’Association sportive de Bamako (ASB) et l’US Bougouni comptent chacun un trophée. LD/MD (AMAP)
Marraine de mai de l’année de la Culture : Dr Aminata Dramane Traoré parle du Mali de demain
Bamako 31 mai (AMAP) La marraine du mois de mai du projet « Culture Mali 2025 », l’écrivaine Dr Aminata Dramane Traoré, a animé, ce samedi, au centre Amadou Hampaté Bâ, à Missira, une conférence sur le thème « Demain le Mali : culture, éthique, esthétique, paix et réconciliation à l’échelle locale », a constaté l’AMAP. « C’est difficile de parler de cette thématique, sans situer cette dynamique dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel. Il s’agit, pour nous, acteurs culturels et intellectuels, artistes, de contribuer à l’écriture de cette nouvelle page », a déclaré la marraine, qui avait à ses côtés le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, du gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly et le représentant de l’UNESCO au Mali, Ali Mohamed Sinane. Dr Aminata Dramane Traoré, a évoqué, devant l’audience, les valeurs fondamentales de la société malienne et partagé son parcours en tant qu’une défenseure de la culture du Mali. « Ce qui se passe dans le cadre de cette année de la Culture, participe justement des dynamiques qui vont au-delà de nos frontières. Cette initiative de nos autorités doit être soutenue par l’ensemble des citoyens », a-t-elle estime. « Le concept du parrain ou marraine du mois consiste à désigner chaque mois une personnalité du monde de la Culture et des arts du Mali comme parrain(e) des événements, apportant son prestige et son rayonnement pour célébrer l’année de la Culture et renforcer la visibilité et l’attractivité des événements parrainés », a rappelé le ministre Mamoun Daffé. Et d’ajouter : « La marraine d’aujourd’hui a toujours contribué au développement de la culture malienne, donc, elle mérite d’être honorée. » Cette initiative du ministère chargé de l’artisanat, en partenariat avec celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, s’inscrit dans l’année de la Culture décrétée par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. MMD/MD (AMAP)
Les ministres en charge de la justice de l’AES recommandent que la justice et le droit relèvent des compétences déléguées à la Confédération
Bamako, 30 mai (AMAP) Les ministres en charge de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux de la Confédération de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), ont approuvé, vendredi, à Bamako, la proposition de modification de l’article 4 du traité instituant la Confédération « pour y intégrer le domaine de la justice et du droit parmi les compétences déléguées » Au terme de leur rencontre qui devrait leur permettre « d’examiner et valider les recommandations issues de la réunion des experts », ils ont, aussi, recommandé « la création d’un cadre de concertation permanent entre les ministres de la justice de la Confédération en vue d’échanger sur les sujets d’intérêt commun. « « Cette rencontre ambitionne d’harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires de notre Confédération de l’AES » a affirmé, le ministre malien de la Justice, des Droits de l’Homme et garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, qui a présidé la clôture des travaux, accompagné de ses homologues du Burkina Faso, Edasso Rodrigue Bayala et du Niger, Alio Daouda. Mamoudou Kassogué a précisé que les ministres « ont salué la qualité des travaux préparatoires menées par les experts, qui ont permis d’identifier des pistes concrètes pour bâtir des institutions et pratiques communes, harmoniser les systèmes juridiques et judiciaires et renforcer la coopération judiciaire et pénitentiaire au sein de la Confédération AES. » Il a ajouté que « ses homologues ont approuvé la construction d’une prison de haute sécurité (PHS), liée à la future Cour pénale sahélienne et des droits de l’Homme (CPS-DH), ainsi que l’harmonisation des statuts du personnel pénitentiaire conformément aux règles internationales ». Selon le ministre malien en charge de la Justice, « constatant l’emprise négative de puissances impérialistes sur l’organisation et le fonctionnement de certaines instances juridictionnelles régionales et internationales, les ministres ont jugé nécessaire de mettre en place des instances juridictionnelles et arbitrales confédérale ». Celles-ci seront chargées « de connaître des infractions de crimes contre l’humanité, de crime de guerres, de génocide, d’agression, de terrorisme et son financement, de blanchiment de capitaux, de violations graves des droits de l’Homme et toutes autres infractions graves et assimilées » Les ministres en charge de la justice de l’AES après avoir validé le rapport final des experts « se sont engagés à assurer la mise en œuvre rapide et coordonnée des recommandations formulées ». Pour conclure, le garde des Sceaux malien, a ajouté que « les ministres ont réaffirmé leur volonté de poursuivre et d’intensifier la collaboration entre eux pour faire de la Confédération des États du Sahel un espace juridique et de justice intégrée, garant de la paix, de la sécurité et du développement durable. MMD/MD (AMAP)
Mali : La fête de l’Aïd El Kebir sera célébrée le 6 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes)
Bamako, 29 mai (AMAP) La célébration de la fête de Tabaski aura lieu le vendredi 06 juin 2025 et non le samedi 07 juin, « sur toute l’étendue du territoire national », a annoncé, ce jeudi, le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes dans un communiiqué. Cette décision fait suite à la confirmation de l’observation du croissant lunaire dans le Cercle de Koro, Région de Bandiagara (Centre), le 27 mai 2025, bien que la Commission nationale d’Observation de la Lune n’ait relevé aucun sighting ailleurs. Le communiqué ajoute que « toutefois, il ressort des témoignages de certains fidèles musulmans du cercle de Koro, région de Bandiagara, que le croissant lunaire a été aperçue dans ladite localité » Au regard de la convergence de ces témoignages, le ministère chargé des Affaires religieuses, « après avis favorable de la Commission nationale d’observation de la lune, porte à la connaissance de la communauté musulmane du Mali que conformément à la Charia islamique, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba kalo a débuté au Mali, le mercredi 28 mai 2025. » « Par conséquent, la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ est fixée au vendredi 06 juin 2025 sur toute l’étendue du territoire national, au lieu du samedi 07 juin comme précédemment annoncé.» MMD/OS/MD (AMAP)
Rencontre des ministres de la Justice de l’AES à Bamako : Sur le chantier de l’harmonisation et de l’uniformisation des droits
Bamako, 29 mai (AMAP) La réunion des ministres en charge de la Justice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), a débuté, ce jeudi, à Bamako destinée à permettre aux trois ministres « d’engager la réflexion autour des solutions à l’échelle de la Confédération, en mettant l’accent sur un droit harmonisé », a constaté l’AMAP. « Cette réunion met l’accent sur un droit harmonisé voire unifié avec une institution judiciaire commune bénéficiant d’une coopération et d’une entraide judiciaire efficace », a déclaré le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, lors de la cérémonie d’ouverture. Et de poursuivre : « les réalités juridiques et judicaires de ceci, à l’échelle de notre espace commun, doivent être évaluées, analysées à la lumière de faits concrets pour les adapter au nouveau contexte et aux enjeux en faveur du développement social et économique auquel aspirent nos populations. » Le chef du gouvernement a précisé que « la réponse judiciaire pénale dans un cadre harmonisé ou unifié, tout en étant un prolongement de l’action militaire, contribuera à renforcer la visibilité des efforts déployés par nos États dans le cadre de la promotion et de la protection des droits de l’Homme. » « Notre Confédération est confrontée au terrorisme, au financement du terrorisme, au blanchiment de capitaux, à la prolifération des armes et d’autres formes de criminalité transnationale organisée. Ces difficultés nous incitent à réfléchir sur la mise en commun de synergie d’actions et de moyens efficaces dans tous les secteurs qui concourent à la lutte contre ces fléaux », a estimé le Premier ministre. En décidant le 06 juillet 2024 de créer la Confédération des Etats du Sahel (AES), après la signature le 16 septembre 2023 de la Charte créant l’Alliance des États du Sahel (AES), « nos trois chefs d’État, ont traduit en acte concret les aspirations profondes de nos peuples qui partagent les mêmes réalités historiques, socio-culturelles, géographiques et qui font face aujourd’hui aux mêmes défis qu’est la double lutte contre le terrorisme et l’impérialisme », a rappelé le ministre de la Justice du Burkina Faso, Edissa Rodrique Bayala. Pour accompagner cette dynamique salvatrice, il a estimé que « le rapprochement voire l’uniformisation de nos systèmes juridiques et judiciaires hérités du colon est indispensable. Pour harmoniser, il faut poser le diagnostic, réfléchir sur les issues possibles afin de soumettre aux plus hautes autorités de la Confédération des pistes de solution », Il a ajouté : « La présente rencontre constitue, donc, un cadre idéal de réflexion afin que le droit soit au service de la marche radieuse du peuple de l’AES, la souveraineté, la dignité et la prospérité. » « L’expertise avérée de ceux qui sont chargés de concevoir les piliers sur lesquels l’édifice de la justice de notre espace confédéral sera bâti, selon le ministre de la Justice du Niger, Alio Daouda, ainsi que la pertinence des thématiques choisies, laissent croire, à juste titre, que notre entreprise sera un franc succès. » Notamment sur des thématiques sur « l’uniformisation du droit de la confédération de l’AES, les modalités de création d’une Cour commune de justice spécialisée, renforcement de la coopération judiciaire, l’harmonisation des textes régissant les professions libérales du secteur de la justice, l’harmonisation des concepts de statistiques, d’indicateurs judiciaires et pénitentiaires, le renforcement des capacités en ressources humaines », a-t-il conclu. Cette cérémonie d’ouverture a enregistré, également, la présence des membres du gouvernement et des membres du corps diplomatique. MMD/MD (AMAP)

