Le Président Goïta assiste à la première exécution de la Confédérale (l’hymne de la Confédération AES)

Bamako, le 9 mai (AMAP) Le président en exercice de la Confédération Alliance des Etats du Sahel (AES), chef de l’État malien, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé, ce matin au palais de Koulouba, à la montée des couleurs de l’AES sur les mélodies de la Confédérale (hymne de la Confédération AES), exécuté, la première fois, par le Bataillon de musique des forces armées et de sécurité, a constaté l’AMAP sur place. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier du ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de Division, Abdoulaye Maïga, accompagné par des membres du gouvernement, du président du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée Malick Diaw, ainsi que des ambassadeurs du Burkina Faso et du Niger dans notre pays.  Y compris d’autres diplomates accrédités au Mali. Le personnel de la Présidence de la République, civils et militaires, ont participé massivement. Selon le général de division Abdoulaye Maïga,  la Confédérale n’est pas qu’une simple composition de mélodies,  mais « elle comporte des messages et permet de transmettre des valeurs fortes autour desquelles nous nous retrouvons en tant que Peuple de l’AES». Et d’ajouter « qu’avec l’exécution, aujourd’hui, de cet hymne, nous avons l’obligation, citoyens de l’AES, de l’approprier. » La Confédération AES est une entité juridique de nature étatique dont le modèle repose sur des symboles. Au-delà du drapeau, l’AES dispose désormais d’une devise qui est : un Espace-un Peuple-un Destin. et auss la Confédérale. OD/MD (AMAP)

Attaques des groupes terroristes : L’Armée lance une vaste contre-offensive (Etat-Major général)

Bamako 09 juin (AMAP) « La vaste contre-offensive lancée à travers l’ensemble du territoire national se poursuit en vue de briser la dynamique récente des attaques obscurantistes », a appris l’AMAP dans un communiqué de l’Etat-major général des Armées publié le 07 juin 2025. « Dans ce cadre, la traque des groupes armés terroristes obtient des résultats significatifs, grâce aux efforts des services de renseignement et à la proactivité des FAMa », précise le communiqué. Et d’ajouter : « Ainsi, à l’approche de la fête de Tabaski, la vigilance des services et forces combinées a permis de déjouer plusieurs complots et projets d’attentats terroristes, dont le but était de semer la panique au sein des populations et de déstabiliser les institutions de la république, en coordination avec des relais financiers et médiatiques prêts à exploiter leur actions ». La source sécuritaire indique que « des cellules infiltrées dans certaines grandes villes ont été démantelées, de nombreux complices arrêtés et d’autres encore sous surveillance. » Par ailleurs, le chef d’Etat-major affirme que « dans la profondeur, de nombreuses bases logistiques servant à la préparation des attaques ont été repérées et détruites ». Plusieurs actions terrestres et aériennes ont été menées au cours des dernières 24 heures, selon le communiqué. Dans la journée du 06 juin, « un important plot logistique terroriste de carburant a été identifié et détruit dans les secteurs de Boulkessi et Douna, région de Bandiagara. Les FAMa ont également débusqué et détruit le plot logistique terroriste de Kardjila, à l’Est de Gourma- Rharous, Région de Tombouctou » Le texte précise que « cet important dépôt, comprenant plus de 1 000 barriques de carburants, qui servait de point de ravitaillement aux terroristes a été traité avec efficacité par les vecteurs aériens ». L’Etat-major général, poursuit : « dans la journée du 07 juin 2025, suite aux renseignements précis et après de longues heures de surveillance, « les FAMa ont détruit une importante base de terroriste à l’Est de Zahro, dans la localité de Gourma Rharous. » Le communiqué indique que « cette action a permis de détruire 01 poste de commandement contenant des équipements et moyens de transmissions, 03 véhicules embarquant des combattants terroristes et d’importants stocks logistiques et concomitamment avec l’action de Zarho, un raid aérien a détruit une base terroriste aux environs d’Essouk, à 45 km au Nord-Ouest de Kidal. » L’Etat-major, s’est félicité « du soutien constant des populations », avant d’ssurer que « tous les moyens sont mis en œuvre pour chercher et détruire les groupes armés terroristes, leurs sanctuaires et caches logistiques sur l’ensemble du territoire. » MMD/MD (AMAP)        

Les FAMa ont neutralisé un véhicule piégé et ses occupants près de Balé, dans la région de Nara (Communiqué)

Bamako, 8 juin (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont détruit, Ce dimanche 8 juin 2025, un véhicule rempli d’explosifs et neutralisé ses occupants, à 11 km au sud-ouest de Balé, dans la Région de Nara, empêchant un attentat planifié par des groupes armés, annonce une source militaire. « Grâce à une longue et minutieuse surveillance, nos forces ont identifié et détruit avec précision ce véhicule civil, précédemment enlevé par des terroristes pour un projet d’attentat traître », a déclaré l’État-major général des Armées (EMGA) dans un communiqué. L’opération a été déclenchée suite à des renseignements signalant les intentions des groupes armés terroristes. « La vigilance des FAMa a permis de localiser et neutraliser la menace avant qu’elle ne puisse être exécutée. », selon la même source « Nous nous félicitons du professionnalisme et de la détermination de nos hommes », ajoute le communiqué, soulignant l’engagement des FAMa à protéger les populations. L’EMGA a réaffirmé sa « résolution à tout mettre en œuvre pour restaurer la paix et la quiétude. » « Rien ne sera de trop pour ramener la sécurité », a-t-il insisté. OS/MD (AMAP)

Mali : Mise en garde contre la diffusion d’images nuisibles aux Forces armées sur les réseaux sociaux (Procureur)

Bamako, 7 juin (AMAP) Le procureur du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako, Doucara Julienne Ouattara, a dénoncé, le 5 juin 2025, la diffusion « sur les réseaux sociaux d’images tendancieuses visant les Forces armées maliennes », dans le but de propager la désinformation et de troubler l’ordre public. Le procureur a indiqué avoir constaté « sur les réseaux sociaux des images malsaines, sensibles, tendancieuses et sources d’amalgame des éléments des Forces armées maliennes dans le seul but de nourrir et d’entretenir la propagande des organisations terroristes », indique un communiqué officiel. Le procureur a souligné que ces actes, destinés à « désinformer, démoraliser, créer la psychose et la terreur au sein des Forces armées », sont strictement prohibés par les lois pénales maliennes. « La diffusion et le partage de telles images exposent leurs auteurs, coauteurs et complices à des poursuites pénales », prévient-elle, ajoutant que ces agissements constituent « des infractions graves passibles de sanctions. » Dans un appel à la responsabilité, le procureur exhorte la population à faire preuve d’un « esprit citoyen et patriotique » pour s’abstenir de relayer ce type de contenu. « Aucun agissement infractionnel ne sera toléré », prévient-elle, tout en exprimant sa confiance en la « bonne compréhension de tous ». Cette mise en garde s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue face à la cybercriminalité et à la désinformation, alors que le Mali fait face à des défis sécuritaires majeurs. OS/MD (AMAP)

Le Président de la Transition, Assimi Goïta, promet une lutte implacable contre les Groupes armés terroristes

Bamako, 06 juin (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta a réaffirmé, vendredi, à Bamako, sa détermination à lutter contre le terrorisme, dans une déclaration à la presse, après la prière collective de Tabaski, dans la Salle des banquets, du palais de Koulouba, servant de mosquée pour la circonstance. Le chef suprême des armées a assuré le peuple de l’AES que la lutte contre les Groupes armés terroristes (GAT) « est un engagement national, international, auquel les pays de l’Alliance ont souscrit. » « Raison pour laquelle, nous allons mener une lutte implacable contre cette menace en tout temps, en tous lieux, en toutes circonstances et sans esprit de recul », a déclaré le Chef de l’État, tout en saluant le soutien constant des populations de l’AES et en leur demandant de rester « mobilisées jusqu’à la victoire finale. » Il s’est incliné devant » la mémoire des vaillants soldats de l’AES qui ont perdu la vie au champ d’honneur », tout en souhaitant « un prompt rétablissement aux blessés. » Il a, également, félicité « la force unifiée de l’AES qui a engrangé des succès remarquables malgré les multiples attaques lâches et barbares des Groupes armés terroristes (GAT). » Le chef de l’État a indiqué que la fête de l’Aïd el-Kébir « est, par excellence, un moment de retrouvailles, de communion, de partage, de pardon et surtout de prière, notamment pour le repos éternel de nos disparus, la paix, la sécurité et la stabilité dans les pays de la Confédération AES ». Par ailleurs, il a souhaité un bon retour aux pèlerins à La Mecque. SS/MD (AMAP)

Tabaski 2025 : Le Chef de l’État a effectué la prière au palais de Koulouba

Bamako, 06 juin (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, a effectué ce vendredi 06 juin 2025, la prière de l’Aïd el Kébir, dans la salle des banquets du palais de Koulouba, tenant lieu de mosquée en cette occasion, a constaté l’AMAP. Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maiga, le président  du Conseil national de Transition (CNT), le général de corps d’Armée Malick Diaw, des diplomates de pays musulmans accrédités au Mali et plusieurs membres du gouvernement ont pris part à cette  prière collective. Elle a été un moment de retrouvailles et d’invocations pour le retour de la paix et la sécurité dans les pays de la Confédération AES. Des bénédictions ont été formulées à l’endroit des hommes tombés au champ d’honneur et des souhaits de prompt rétablissement aux blessés. Lors de la prière, le sermon de l’imam de Koulouba, Abdrahamane Tourė, a porté sur la paix, l’entente et l’unicité de Dieu Le Tout Puissant. Ce faisant, l’imam Tourė ‘a exhorté les Maliens à inscrire (leurs) actions de tous les jours » dans cette dynamique. Rappelons que selon la tradition islamique, la fête de Tabaski commémore la soumission d’Abraham à son créateur, symbolisée par l’épisode où il a accepté d’égorger, sur l’ordre de Dieu, son unique fils Ismaël avant qu’au dernier moment, le Créateur n’envoie l’ange Gabriel qui a substitue à l’enfant, un mouton qui servira d’offrande sacrificielle. En souvenir donc de ce geste de foi et de soumission à Dieu, les familles musulmanes sacrifient un mouton le jour de l’Aïd el Kebir. SS/MD (AMAP)

L’Aid el-kebir : Allons au village !

Par Mohamed DIAWARA Bamako, 05 juin (AMAP) Les Ségoviens se sont bâtis une réputation dans ce domaine au point d’être pris en exemple par les ressortissants d’autres localités. La fête, c’est chez soi, à la « maison », que ça passe. Finalement, l’habitude s’est bien ancrée chez les régionaux (on dira provinciaux, ailleurs) et autres villageois : il retourner célébrer auprès des leurs la fête des moutons La formule revient incessamment à l’approche de chaque fête de Tabaski : «segu ka tè feti ke Bamako», prosaïquement le Ségovien ne fête jamais à Bamako. Les ressortissants de la cité des Balanzans, située à un peu plus de 235 km de la capitale, ont établi une règle non écrite, celle de ne jamais fêter à Bamako tant qu’ils le peuvent. Ousseyni Sylla, ressortissant de Ségou retourne au bercail pour célébrer l’Aid el-kébir avec la famille. Même à 78 ans, il continue à perpétuer cette habitude. « À l’époque, on empruntait un type de taxi au niveau de la Grande mosquée de Bamako », se souvient le septuagénaire. Il invite les transporteurs à mieux organiser le départ des voyageurs à l’occasion de la fête. Selon lui, Ségou enregistre un grand nombre de voyageurs parce que, la région est proche de Bamako. Certains font même le trajet à moto. Mamadou Tangara, gérant de la compagnie de transport Air Niono, partage cet avis. Lui aussi pense que la proximité de la région avec Bamako y est pour quelque chose. Mais en plus il y a, selon lui, l’attachement indicible des Ségoviens à leur contrée. Fatoumata Coulibaly part fêter à Ségou depuis 2003. C’est une occasion de rendre visite aux parents et de profiter de la compagnie familiale. Elle affirme être contrainte de rentrer à la maison faute de billet. Elle pointe du doigt la compagnie d’être responsable de cette situation pour le bazar. Beaucoup de ressortissants des régions et des villages qui ont aujourd’hui trouvé gîte et couvert dans la capitale font le voyage dans le sens inverse pour pouvoir célébrer chez eux la fête des moutons. Il suffit pour s’en convaincre de faire le tour des gares routières pour se rendre compte de la forte sollicitation des compagnies de transport par ces voyageurs. Hier, mercredi, à la gare de Sogoniko, la place de la compagnie de transport Air Niono, grouillait de monde. Les voyageurs et accompagnants se marchaient sur les pieds pour se frayer un passage. Un jeune homme, coiffé d’un bonnet, s’exclame. Au même moment, des voyageurs, billets en main, patientent avec leurs bagages. En face d’un bus positionné pour le départ, une voix masculine sonne comme un soulagement pour les voyageurs en destination de Diabali et Niono. Tata Diarra, revenue d’Abidjan pour regagner Chouala Coura ou KO3 dans la Commune rurale de Dogofry s’impatiente en compagnie de trois garçons, dont des jumeaux de moins de trois ans. L’un d’entre eux joue avec une bouteille vide. Tata et les siens sont revenus d’Abidjan la vieille aux environs de 21 heures. Elle se plaint du soleil brûlant. « Mes enfants ont la diarrhée et la fièvre », se lamente-t-elle, avant d’ajouter qu’elle ignore quand est-ce qu’ils embarqueront pour le départ. D’autres voyageurs pour la même destination attendent aussi. Une autre file se forme avec d’autres ressortissants des deux localités pour acquérir le ticket de transport. Diah Coulibaly rejoint la file et n’entend pas rentrer sans obtenir un billet pour Markala. L’étudiant en médecine déplore que de nombreux voyageurs attendent les deux derniers jours pour voyager. Lui serait déjà parti sans les contraintes scolaires. Sur ces entrefaites, un autre voyageur arrive. Il dit être prêt à rester de 9 à 19 heures s’il le faut pour avoir son ticket de transport. Mamadou Tangara a les yeux rivés sur un dispositif avec une caméra de surveillance. Il assure que sa compagnie fait tout pour répondre à la demande. « Hier, nous avons effectué 50 départs de 2 heures à 22 heures. Ce ne sont pas les moyens qui manquen t», explique-t-il, avant de préciser que le parc auto de sa compagnie a été renforcé avec l’arrivée de nouveaux bus. Par jour, Air Niono effectue 30 départs destinés à Niono, 15 à Ségou et 3 à destination de Diabali Dogofry. Mamadou Tangara affirme que les tarifs de 6 000 Fcfa pour la ville de Niono, 5 000 pour Markala et 4 000 pour Ségou restent inchangés même en cette période. À la gare routière de Sogoniko, un transporteur surnommé Ivo, portant une serviette sur l’épaule gauche, apostrophe les clients. Il justifie la faible affluence par le fait que la plupart des partants sont déjà arrivés à destination. Selon lui, la gare sera plus calme demain. Ivo reconnaît que les tarifs des billets ont augmenté chez certains transporteurs. Il témoigne avoir vu des voyageurs aller à Ségou à 7 000 au lieu de 3 000 en temps normal. Au niveau de la place de Banimonotié transport, le 6è car de la journée du mercredi vrombit pendant que des voyageurs entrent. Certains voyageurs achètent de petits cadeaux pour leurs enfants. Une dame voilée essaie de faire taire son garçon de trois ans en lui proposant le téléphone. L’astuce ne porte pas fruit face à un môme récalcitrant. Ramata Doumbia, la tante du garçon, explique qu’ils patientent depuis 7 heures. La ressortissante de Bougouni fustige l’augmentation du prix du billet pour sa ville natale de 2 000 à 3 000 Fcfa. Au niveau de la compagnie Somatra, la cour est bondée de visiteurs. Tous les espaces ombragés du site sont occupés. Mais de nombreux voyageurs restent aussi sous le soleil. Certains commencent à revendiquer le respect des horaires de voyages fixés par la compagnie. Un jeune homme, ressortissant de Mopti, sous anonymat, dit qu’il est sur place depuis 5 heures. Mais, il explique qu’on donne la priorité aux voyageurs de Ségou. Alpha Oumar Diakité, chargé d’organiser les départ des voyageurs à Somatra, indique que l’opération se passe bien. Il précise que sa compagnie a acheté des bus VIP pour le confort des clients.

Affaire de « l’achat de l’avion présidentiel et équipements militaires » : L’ancienne ministre Mme Bouaré Fily Sissoko à la barre

Bamako, 04 juin (AMAP) Suspendu lundi pour raison de santé de Mme Bouaré Fily Sissoko, le procès dans l’affaire « Achat de l’avion présidentiel et équipements militaires », a bien repris hier, mardi, à la Cour d’appel de Bamako, en présence de certains accusés et des témoins importants dont l’ancien Premier ministre Moussa Mara a constaté l’AMAP. Après la vérification des identités, le retrait des témoins de la salle d’audience pour une autre pièce aménagée et la lecture de l’Arrêt de renvoi du dossier, le président de l’audience, Bamassa Sissoko, a demandé à Mme Bouaré Fily Sissoko, ancienne ministre des l’Économie et des Finances, au moment des faits, installée dans un fauteuil adapté à la circonstance, de réagir par rapport au contenu de l’arrêt qui retrace les manquements reprochés aux 11 accusés dans cette affaire. Il s’agit, entre autres, de « faux et usage de faux en écriture », « atteinte aux biens publics », « corruption et favoritisme »… tournant autour d’un manque à gagner d’environ 55 milliards de Fcfa. Le juge de siège a aussi signalé l’extinction des poursuites contre feu Soumeylou Boubeye Maïga, ancien Premier ministre, pour cause de décès. Aussitôt, l’ancienne ministre de l’Économie et des Finances a demandé une permission de 10 minutes pour aller prendre ses médicaments et se reposer un peu. Le président de l’audience, après l’avis favorable du ministère public, a suspendu le procès à 12h 02mn pour permettre à l’accusée d’aller prendre ses médicaments. À la reprise vers 13h 30 mn, le juge Bamassa Sissoko a fait comprendre que les débats du jour vont concerner, uniquement, le contrat d’achat de l’avion présidentiel et que les contrats des équipements militaires seront débattus les jours suivants. À la question de savoir pourquoi, en tant que ministre de l’Économie et des Finances, Mme Bouaré n’a pas déconseillé le Chef de l’État d’alors par rapport à l’achat de cet avion, eu égard aux difficultés financières du moment. Elle a répondu que le Président, feu Ibrahim Boubacar Keïta avait informé le gouvernement lors du Conseil des ministres de son intention d’acquérir un avion de commandement pour l’honneur du Mali. Mais, surtout, pour faire de l’économie sur les frais de location pour ses déplacements qui coûtaient environ 300 millions de Fcfa par vol au Trésor public, y compris le changement permanent de l’équipage. Toute chose qui, selon elle, « mettait à rude épreuve la confidentialité de l’action gouvernementale puisque très souvent, il arrivait que le Président travaille avec certains ministres en plein vol. » Pour sa part, le représentant du parquet, Kokè Coulibaly, a tenu à connaître le coût réel de l’acquisition de l’avion présidentiel. « À la date du 23 décembre 2014, le montant total de l’acquisition de l’avion était d’environ 21,5 milliards de Fcfa », a répondu Mme Bouaré Fily Sissoko. Kokè Coulibaly a voulu aussi comprendre comment, la ministre de l’Économie et des Finances a ordonné le décaissement des 21,5 milliards de Fcfa représentant le prix d’achat et des factures supplémentaires liées à des dépenses d’exploitation et de réaménagement de l’avion avec les Sceaux et les Armoiries de l’État pour des contrats qui lui sont parvenus déjà signés. En réponse, l’ancienne ministre chargée des Finances a expliqué qu’elle a été mise en marche forcée puisque le contrat d’achat qui a été élaboré par le ministre de la Défense d’alors, feu Soumeylou Boubeye Maïga, était couvert par le sceau du Secret défense. « Car ce dernier était le seul membre du gouvernement habilité à passer des contrats en dehors du champ de vérification ordinaire du Code des marchés publics. » « L’avion présidentiel entre dans le cadre de la sécurité du Président de la République », a-t-elle argumenté. Les questions des conseillers de la Cour ont porté essentiellement sur la non-conformité du contrat d’achat de l’avion présidentiel qui ne rentre pas, à leur avis dans le cadre du secret défense. Pour le parquet général, Mme Bouaré Fily Sissoko en tant que garante des deniers publics aurait dû refuser d’ordonner les décaissements pour motifs de non-conformité aux règles de passation des marchés publics. L’accusée a rétorqué, en expliquant que le rôle d’un ministre des Finances n’est pas d’agir dans le sens du blocage de l’action gouvernementale, puisque le président de la République a exprimé l’urgence d’acquérir un avion. Suite à une nouvelle sollicitation de pause exprimée par Mme Bouaré Fily Sissoko, l’audience a été suspendue pour reprendre ce mercredi 4 juin. AT/MD (AMAP)

Ségou : Instauration de trente (30) jours de couvre-feu à partir de ce mercredi (officiel)

Ségou, 03 juin (AMAP) Un couvre-feu d’une durée de trente jours, renouvelables, en vigueur chaque nuit, de 21 heures à 6 heures du matin, est instauré sur l’ensemble du territoire de la Région de Ségou (Centre), à partir du mercredi 4 juin 2025, annonce un communiqué signé par le Directeur de cabinet du Gouverneur de la région et rendu public mardi. Pendant « toute la période concernée, la liberté de circulation des personnes ainsi que celle de tous les engins de transport est strictement restreinte, selon la décision. » Elle précise, toutefois, que les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité, ainsi que les ambulances munies d’un ordre de mission, ne sont pas concernés par cette mesure. « Le Commandant de la Zone de Défense n°2, le Commandant de la Région n°4 de la Gendarmerie nationale, le Commandant de la 4ᵉ Région de la Garde nationale, ainsi que les Directeurs régionaux de la Police nationale et de la Protection civile sont, chacun, chargés, en ce qui les concerne, de l’application de la présente décision », indique le communiqué officiel. Selon Boureima Ongoïba, directeur de Cabinet du Gouverneur, cette mesure fait suite à une demande des autorités militaires. « Elle intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire, marqué par une menace persistante et des informations faisant état de l’infiltration d’individus armés. L’objectif est de permettre à l’armée de manœuvrer librement, d’effectuer des patrouilles et de prendre toutes les dispositions nécessaires à la sécurisation des personnes et de leurs biens », a-t-il expliqué. Il a, également, précisé qu’il s’agit là de mesures préventives. « Loin de restreindre les libertés des citoyens, il est question de garantir la sécurité de tous, en permettant aux forces de défense d’agir avec efficacité et sans risque de victimes collatérales », a-t-il souligné. Le directeur de Cabinet du Gouverneur a lancé un appel pressant à l’endroit de la population, l’invitant « à observer scrupuleusement les dispositions du couvre-feu, qui n’a d’autre finalité que (leur) protection et celle de leurs biens ». À noter que dans la matinée de ce mercredi, des détonations ont été entendues dans la ville. Selon nos sources, des individus s’apprêtaient à lancer des engins explosifs. ADS/MD (AMAP)

Tombouctou : Le couvre-feu étendu de 21 heures à 06 heures du matin

Tombouctou, 05 juin (AMAP) Le gouverneur de la Région de Tombouctou (Nord) a annoncé, lundi, un allongement du couvre-feu désormais fixé de 21h00 à 06h00, « jusqu’à nouvel ordre », a appris l’AMAP de source officielle. « Le couvre-feu est désormais fixé de 21h00 à 06h00, et ce, jusqu’à nouvel ordre », par une décision du 2 juin 2025, selon un communiqué « à toutes les autorités compétentes » Cette modification de l’horaire du couvre-feu, initialement instauré par une décision du 9 octobre 2023, abroge la décision précédente du 29 février 2024, La mesure prend effet immédiatement. OS/MD