Koulikoro : Interdiction des points de vente improvisés de bétail de Tabaski

Bamako, 29 mai (AMAP) Les gouverneurs du District de Bamako et de la Région de Koulikoro ont annoncé, le 28 mai 2025, l’interdiction des points de vente improvisés de bétail, communément appelés « garbals », ainsi que des vendeurs ambulants de bétail dans leurs juridictions respectives, visant à réglementer le commerce du bétail et à assurer l’ordre public, ont annoncé des communiqués disctints. « Les points de vente improvisés pour le bétail et les vendeurs ambulants sont désormais interdits dans le District. Les forces de l’ordre veilleront à l’application stricte de cette mesure, et tout contrevenant sera sanctionné conformément à la réglementation en vigueur. », a déclaré le gouverneur de Bamako, Abdoulaye Coulibaly, cité par un communqiue de ses services. Il a ajouté : « Je compte sur la bonne compréhension de toutes et de tous pour le respect de cette décision. » Dans la Région de Koulikoro, particulièrement dans les villes de Koulikoro et de Kati, une mesure similaire a été prise. Mohamar Assagaïdou Haidara, directeur de cabinet du gouverneur, a précisé, dans un texte : « L’interdiction concerne, à la fois, les garbals improvisés et les vendeurs ambulants de bétail ». « Toute infraction exposera les contrevenants à des sanctions prévues par la loi », a-t-il insisté. Le responsable administratif ajoute compter « sur la collaboration des populations pour une application effective de cette mesure. » Ce communiqué, diffusé en français, bambara, peulh, sarakolé et sonrai, vise à garantir une large diffusion auprès des communautés concernées. OS/MD (AMAP)

Le directeur regional du HCR annonce 57,9 milliards de Fcfa de financement de la Banque mondiale pour soutenir réfugiés et communautés hôtes

Bamako, 28 mai (AMAP) Le directeur du Bureau régional du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Abdouraouf Gnon-Kondé, a annoncé, mercredi, à Bamako, un financement de 100 millions de dollars (57,9 milliards de Fcfa) de la Banque mondiale, auquel le Mali est éligible, pour soutenir les réfugiés et les populations d’accueil à travers la Commission nationale chargée des réfugiés, a appris l’AMAP de source officielle,. « Ce financement offrira des opportunités concrètes pour améliorer les conditions de vie des communautés », a-t-il précisé dans un communique des services de communication de la Primature. Abdouraouf Gnon-Kondé, reçu en audience le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a eu un entretien avec son hôte sur le soutien aux 220 000 réfugiés accueillis au Mali et aux communautés hôtes, « Le Mali accueille plus de 220 000 réfugiés, principalement de la sous-région, non pas dans des camps, mais au sein des communautés locales », a déclaré le fonctionnaire ounisien qui séjourne à Bamako depuis le 26 mai. Il a salué amélioration de la situation sécuritaire au Mali, notant que le pays est « en avance par rapport à d’autres nations de la sous-région » dans la gestion des réfugiés. Il a également félicité le gouvernement pour sa vision stratégique, notamment le document « Mali Kura Ɲɛtaasira Ka Bɛn San 2063 Ma » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033). « Ces documents constituent une réponse holistique aux préoccupations des partenaires », a-t-il affirmé, réitérant son engagement à défendre les priorités du Mali auprès des instances internationales. En réponse, le Premier ministre a exprimé sa » satisfaction » de cette collaboration. « La démarche du HCR conforte nos politiques de développement et soutient les autorités de la Transition dans la prise en charge des réfugiés », a déclaré le général Maïga. Le chef du gouvernement malien a appelé à un renforcement des solutions durables pour une gestion efficace et inclusive des réfugiés au Mali. OS/MD (AMAP)

La célébration de la fête de Tabaski est prévue le 7 juin 2025 (Ministère des Affaires religieuses)

Bamako 28 mai (AMAP) Le ministère des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a annoncé, mercredi, que la célébration de la fête de l’Aïd EL Kebir ou ‘Seliba’ aura lieu samedi 07 juin 2025, « sur toute l’étendue du territoire national », a appris l’AMAP de source officielle. Dans un communiqué, le département chargé des questions religieuses, indique que  se « fondant sur la délibération de la Commission nationale d’observation de la lune, (elle) porte à la connaissance d musulmane du Mali que le croissant lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo n’a été aperçue dans aucune localité du pays, à la date du mardi 27 mai 2025. » « Par conséquent, le mois lunaire Zoul Hidja ou Seliba Kalo débutera au Mali, le jeudi 29 mai 25 » et la célébration de l’Aïd El Kebir dix jours après. MMD/MD (AMAP)

Des experts de l’AES préparent à Bamako la rencontre des ministres en charge de la Justice

Bamako, 27 mai (AMAP) La réunion des experts de la justice de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), avant celle des ministres chargés de la Justice, a débuté ce mardi, à Bamako, afin de permettre aux acteurs d’engager la réflexion « en vue de bâtir des institutions communes et de partager des pratiques harmonisées de droit et de justice », a constaté l’AMAP. « Cette première réunion des trois ministres est d’une importance capitale pour le secteur de la justice, qui se doit d’être un des leviers majeurs pour la paix et la stabilité sociale dans l’espace commun mais, aussi, pour le développement social et économique auquel aspirent les populations », a déclaré le ministre malien de la Justice, des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué. Il a indiqué que ce cadre devrait, en outre favoriser « l’émergence d’une coopération judiciaire et d’une stratégie commune conforme à la vision et aux réalités de la Confédération ». Il devrait, également, permettre d’aboutir à la mise en place d’un comité d’experts interétatiques pour le suivi et la mise en œuvre des conclusions. « Cette concertation des ministres de la Justice de l’AES sera une étape fondamentale destinée à tracer les sillons pour le devenir radieux du secteur judiciaire commun », a-t-il dit, avant de conclure qu’il s’agira pour le secteur de prendre la place qui est la sienne dans l’architecture confédérale pour l’atteinte des objectifs assignés à l’organisation. Le ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué qui a présidé la cérémonie d’ouverture était accompagné de l’ambassadeur du Burkina Faso, Mme Dembélé Sanon Julienne et de celui du Niger, Abdou Adamou. MMD/MD (AMAP)  

Sécurité alimentaire : Partage du Plan national de réponse 2025 avec les PTF

Bamako, le 26 mai (AMAP) Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, accompagné du ministre Commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed, a partagé, ce lundi après-midi, dans les locaux de son département, avec les partenaires internationaux le Plan national de réponse (PNR) 2025 à la sécurité alimentaire, a constaté l’AMAP sur place. « Sur un nombre total de 6,4 millions de personnes en besoin humanitaire, l’assistance d’urgence cible 4,7 millions de personnes particulièrement vulnérables, pour un montant estimé à 462 milliards de francs CFA, qui seront essentiellement consacrés aux secteurs prioritaires comme la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la santé, l’éducation, l’hygiène et l’assainissement », a déclaré le ministre Diop. Et d’expliquer : « Afin de briser le cycle des crises humanitaires, le Plan privilégie une approche intégrée qui renforce la résilience des systèmes et des communautés ». « Toutefois, a-t-il précisé, l’objectif du Mali n’est pas de rester dans l’assistance d’urgence ni de faire de l’appui humanitaire un horizon permanent ». « Nous sommes résolument engagés dans une perspective de résilience,  de développement durable et de paix», a insisté le  chef de la diplomatie malienne. Ce PNR, dont l’importance s’illustre par son adoption lors de la 21e session du Conseil national de sécurité alimentaire et nutritionnelle, présidée par Premier ministre, le Général Abdoulaye Maïga, a été apprécié par l’ensemble des Partenaires techniques et financiers (PTFs). Presque la totalité des partenaires représentés au Mali ont participé à cette séance de partage du PNR qui vise à préserver la vie et la dignité des populations ayant des besoins critiques à travers une assistance multisectorielle d’urgence adéquate. Le chef de file des PTfs, en charge de la sécurité alimentaire, Thomas Eckert, a promis que les acteurs de la sécurité alimentaire évoluant au Mali restent résolument engagés auprès du gouvernement. « Ils continueront à travailler en étroite collaboration avec les autorités du Mali », a assuré le diplomate européen. Thomas Eckert a, par ailleurs, souligné, pour cette année 2025, les objectifs communs, les plus importants, dans le respect de la Vision Mali kura 2063. Il s’agit d’« opérationnaliser le Conseil national unifié à savoir, le Conseil national de sécurité alimentaire, nutritionnelle et de protection sociale ; opérer le registre social unifié qui constituera la base de données ; utiliser le Fonds commun des partenaires qui permet aux acteurs des financements adaptés aux besoins». OD/MD (AMAP)

Récit de l’enlèvement des agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro : Sauvés de justesse !

Dimanche, 26 mai (AMAP) Les agents socio-sanitaires des Centres de santé de référence (CSRéf) de Diéma et Nioro, qui rentraient d’une mission de Kayes, dans l’Ouest du Mali et ont été momentanément séquestrés, pendant 4 heures, par des hommes armés non identifiés, ont finalement été libérés, ont assuré des sources officielles Samedi 24 mai 2025, des groupes armés présumés terroristes ont fait irruption dans la bourgade de Tringa Maréna, dans le Cercle de Ségala, Région de Kayes, vers 9 heures, semant la terreur parmi les habitants du village. Ils ont incendié des véhicules et des engins de chantier, autre matériels et équipements appartenant à l’entreprise chinoise COVEC, chargée des travaux de bitumage du tronçon Kayes-Diéma. Les agents socio-sanitaires de Diéma et Nioro, qui rentraient de Kayes ont coïncidé avec cette attaque furieuse mais qui n’a fait aucune victime en vie humaine. Le véhicule du CSRéf de Nioro, en tête de convoi, a été intercepté en premier lieu. Le chauffeur du véhicule du CSRéf de Diéma, qui préfère garder l’anonymat, dit avoir aperçu deux hommes armés sur une moto, se dirigeant vers eux, celui de derrière, la main sur la gâchette du fusil, prêt à tirer. Le chauffeur ajoute avoir démarré en trombe, soulevant de la poussière pour réduire la visibilité. Il a foncé avec le véhicule sur Tringa Maréna où les agents ont trouvé refuge. Les assaillants ont sommé les populations de ce village de leur rendre leurs biens, mais celles-ci n’ont pas obtempéré. Le véhicule du CSRÉF de Nioro, lui, a été emmené avec ses occupants, exceptée la seule femme à bord, que les assaillants ont fait descendre. Arrivés à destination, les terroristes ont invité les agents à accomplir leurs devoirs religieux, avant d’entreprendre un interrogatoire des « otages ». Ils ont offert, ensuite, des mangues. Les réponses fournies par les agents, étaient traduites à un homme, juché sur un arbre pour accéder au réseau téléphonique, et communiquer plus facilement. Constatant que les agents n’étaient pas dans une mission de l’Etat, ils furent traités « avec respect et courtoisie. » C’est ainsi qu’ils ont été libérés, sans égratignures, après 4 tours d’horloge. Avant de se quitter, les terroristes ont offert de petits cadeaux aux agents. Sur sollicitation des agents, certains motocyclistes ont été désignés pour les raccompagner jusqu’aux alentours du village de Tringa Maréna. Ils ont repris, en toute tranquillité, la route de Diéma où ils ont passé la nuit, avant de regagner la Nioro. Quant au véhicule de Diéma, il a été escorté par des militaires jusqu’à Sandaré où les agents ont dormi avant de poursuivi leur chemin jusqu’à Diéma. OB/MD (AMAP)

Le Niger signe avec le Mali à Niamey des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures

Bamako, 24 mai (AMAP) Le ministre malien de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conduit une mission stratégique à Niamey, du 14 au 17 mai 2025, pour signer des contrats d’approvisionnement en hydrocarbures et sécuriser la livraison de carburants au Mali, particulièrement dans ses régions septentrionales confrontées à des défis logistiques et sécuritaires, a annoncé vendredi une source officielle à Bamako. « Nous sommes ici pour établir des contrats d’approvisionnement réguliers avec la Société nigérienne du pétrole, (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et poser les bases d’une coopération durable dans le secteur énergétique », a déclaré M. Diallo, cité par un communiqué de son département Lors d’une séance de travail avec son homologue nigérien, Dr. Sahabi Oumarou, le ministre malien a affirmé : « Le Niger est pleinement engagé à accompagner les opérateurs maliens pour un approvisionnement sécurisé et de qualité. » Des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit du carburant vers le Nord du Mali. « Nous nous engageons à simplifier les opérations de transport routier dans le cadre de ce partenariat », a assuré le ministre nigérien des Transports. Les montants et quantités des livraisons n’ont pas été précisés. Le point culminant de la mission a été la signature de plusieurs contrats commerciaux, le 16 mai, entre la SONIDEP et des entreprises maliennes qui sont destinés à garantir un approvisionnement régulier et sécurisé du Nord malien en hydrocarbures. Cette visite s’inscrit dans la dynamique de la Confédération des États du Sahel (AES) et des orientations du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, pour garantir l’autonomie énergétique du Mali. ENGAGEMENTS LOGISTIQUES ET DIPLOMATIQUES – Le 14 mai, des discussions avec le ministère nigérien des Transports ont permis de coordonner les flux logistiques pour faciliter le transit des carburants vers le Nord du Mali. Le 16 mai, une audience avec le Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, a renforcé la convergence de vues entre les deux pays. « Le Niger soutient pleinement cette démarche d’intégration économique et énergétique au sein de l’AES », a souligné le chef du gouvernement nigérien. La visite à l’ambassade du Mali à Niamey, où la délégation a été accueillie par l’ambassadeur, le colonel-major Younoussa Barazi Maïga, a mis en lumière le rôle clé de la diplomatie malienne. « Une diplomatie économique proactive est essentielle pour consolider nos acquis bilatéraux », a insisté le ministre Diallo. Le point culminant de la mission a été la signature, le 16 mai, de plusieurs contrats commerciaux entre la Société nigérienne du pétrole (SONIDEP), (anciennement Société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP) et des entreprises maliennes. « Ces accords garantissent un approvisionnement régulier et sécurisé en hydrocarbures, marquant une étape décisive pour l’autonomie énergétique du Mali ». Selon, le communiqué, la visite de la délégation multisectorielle malienne visait à consolider la coopération énergétique entre le Mali et le Niger. Elle comprenait des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), du Conseil malien des transporteurs routiers (CMTR), de la Fédération malienne des Transitaires (FETRAM) et d’une dizaine de sociétés maliennes du secteur des hydrocarbures. La cérémonie, en présence des Ministres nigériens du Pétrole et du Commerce, a scellé ce partenariat stratégique. OS/MD (AMAP)

Région de Kayes : Une quarantaine de véhicules d’une entreprise chinoise incendiés par une attaque à Tringa-Marena (Ouest)

Kayes, 24 mai (AMAP) Des individus armés non identifiés ont incendié, ce samedi 24 mai 2025, dans la matinée, vers 10 heures, une quarantaine de véhicules appartenant à une entreprise chinoise, lors d‘une attaque sur le tronçon Ségala-Sandaré, à l’entrée du village de Tringa-Marena, Cercle de Ségala, à 87 km de Kayes (Ouest). D’après la Direction régionale des routes de Kayes, il n’y a pas eu de pertes en vies humaines  mais, des pertes matérielles.  L’attaque a semé la terreur chez les travailleurs de cette entreprise chargée des travaux de réhabilitation de la rtronçon Sandaré/Kayes. sur la route internationale Bamako-Kolokani-Diéma-Dakar qui relie le Mali au Sénégal, un pays côtier. Après avoir eu vent de la mauvaise nouvelle, le mouvement citoyen « Je suis les Routes de Kayes » a exprimé sa profonde indignation « face à cette violence gratuite qui vise à déstabiliser la région et à entraver son développement. » L’entreprise chinoise, « en tant qu’acteur majeur dans la construction de nos infrastructures routières vitales, contribue directement à l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens. Attaquer une telle entité, c’est s’attaquer aux progrès et à la stabilité de la Région de Kayes », indique ce mouvement dans un communiqué relayé par des réseaux sociaux. A travers ce texte, le mouvement « Je suis les Routes de Kayes » exprime sa solidarité aux Forces armées maliennes (FAMa), ainsi qu’à tout le personnel de l’entreprise victime. I Il a lancé un appel aux autorités compétentes pour qu’elles prennent « toutes les mesures nécessaires afin d’identifier les auteurs de ce crime odieux, d’engager des poursuites judiciaires contre eux et de renforcer la sécurité le long de nos axes routiers. » Déjà, dès le 12 mai 2025, une partie des préoccupations de ce mouvement a été pris en compte. Le nouveau Commandant de la Région militaire N°4, le colonel Boubou Bocoum entend œuvrer pour renforcer la sécurité dans la partie septentrionale des régions de Kayes, Nioro et Kita, en concentrant ses efforts sur les zones frontalières de la Mauritanie et du Sénégal. « Les actions futures iront dans le sens des défis à relever. Il y a des enjeux sécuritaires dans la région, à travers les nombreux flux commerciaux sur le plan économique entre, d’une part le Mali et le Sénégal, et d’autre part, entre le Mali et la Mauritanie », a-t-il déclaré à la presse, après le passage de témoin entre lui et son successeur, le colonel Moussa Ongoïba. Il faut rappeler qu’une bonne partie de nos marchandises transite par ces deux pays, notamment le Sénégal, à travers le Port autonome de Dakar (PAD). D’après les statistiques fournies par les services compétents, au moins 500 gros porteurs empruntent cet axe tous les jours. A Kayes, on espère que cette attaque devrait inciter le Département des transports à accélérer les travaux de reconstruction de la voie, en cours depuis 2022, sans oublier la seconde route internationale qui relie Bamako à Dakar, en passant par Kita et Kéniéba au Sud de la Région. Des braquages et autres actes de violences sont aussi commis sur cette deuxième voie. BMS/MD (AMAP)  

Consultations AES-CEDEAO : Le compte rendu fait au président Goïta

Bamako, le 23 mai (AMAP) Le président de la Transition, président de la Confédération des Etats du Sahel (AES), le général d’armée Assimi Goïta, a recu en audience, ce vendredi, tôt dans la matinée, les ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’AES, venus lui faire le point sur les échanges avec la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a appris l’AMAP sur place. Avec ses côtés les ministres des Affaires étrangères du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger,  Bakary Yaou Sangaré, le chef de la diplomatie burkinabè, Karamoko Jean-Marie Traoré, a, à la sortie de l’audience,  déclaré à la presse qu’il s’agissait de rendre compte au général d’Armée Assimi Goïta. « De faire point des relevés des conclusions auxquelles nous sommes parvenus », a-t-il précisé, ajoutant que les chefs de la diplomatie de l’AES ont pris les orientations du président de la Transition en ce qui concerne les perspectives. « Je dois dire que nous partons satisfaits de cette rencontre, dans la mesure où les deux parties (AES et CEDEAO) ont pu convenir d’un certain nombre de principes, comme l’avait initialement arrêté les présidents des trois pays de l’AES, de mettre au cœur de tous les débats l’intérêt supérieur des populations », s’est réjoui le ministre Karamoko Jean-Marie Traoré. Et de se féliciter de cette procédure qui doit, désormais, régir les négociations entre la Confédération AES et la CEDEAO. OD/MD (AMAP)

L’AES et la CEDEAO s’engagent à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale (Communiqué conjoint)

Bamako, 22 mai (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et le président de la Commission de la Communauté économique des Etats du Sahel (CEDEAO) ont réaffirmé, ce jeudi 22 mai 2025, à Bamako, leur « engagement à préserver les acquis de l’intégration sous-régionale, notamment la libre circulation des personnes et des biens », indique un communiqué de presse conjoint. Au cours de consultations, dans la capitale malienne, pour poser les bases des négociations, après le retrait du Burkina Faso du Mali et du Niger de l’organisation sous régionale, les discussions « ont porté sur des enjeux cruciaux, incluant les aspects politiques, diplomatiques, juridiques, sécuritaires, ainsi que le développement économique et social »,  ajoute la même source La situation sécuritaire dans la sous-région a été un point central des échanges. Les deux parties « ont exprimé une préoccupation commune face à l’insécurité et sont déterminées à créer les conditions d’une coopération efficace contre le terrorisme » Saluant « l’esprit de fraternité qui a marqué ces premiers pourparlers, les deux délégations se sont engagées à poursuivre les discussions. » « Ces échanges seront toujours guidés par les intérêts des populations ouest-africaines », ont-elles affirmé conjointement. Les prochaines étapes des négociations devraient préciser les modalités de coopération entre la Confédération AES et la CEDEAO, dans un contexte marqué par la volonté de renforcer l’unité et la stabilité régionale. OS/MD (AMAP)