Bamako, 8 septembre (AMAP) Au total, 1 046 personnes ayant survécu à des traversées en bateau ont débarqué fin août à Nouadhibou, en Mauritanie, ainsi qu’à Rosso et Dakar, au Sénégal, selon Médecins Sans Frontières (MSF).
Les survivants se trouvaient à bord de sept embarcations parties de Gambie à destination des îles Canaries, avant de se retrouver bloquées en mer sur la route migratoire atlantique, présentée par MSF comme l’une des plus longues routes migratoires au monde.
Après leur sauvetage et leur retour à terre, les équipes de MSF ont fourni des soins médicaux d’urgence, de l’eau, de la nourriture, des couvertures et un soutien en santé mentale. À Nouadhibou, ces interventions ont été menées en collaboration avec le Croissant-Rouge mauritanien, tandis qu’à Rosso et Dakar, MSF a travaillé avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Les personnes secourues souffraient notamment de déshydratation extrême, de pertes de connaissance, de fractures, de fatigue importante ainsi que d’infections cutanées, gastriques et respiratoires, conséquences de leur long séjour en mer.
Parmi les 1 046 survivants figuraient 134 femmes, dont une enceinte, et 88 mineurs nécessitant une protection.
Depuis 2024, MSF assiste les personnes débarquant après des traversées sur la route migratoire atlantique. L’organisation dit constater depuis le lancement de son projet « le bilan humain croissant de cette route migratoire et le niveau de vulnérabilité de ceux qui l’empruntent ».
« Malgré les dangers évidents, les gens continuent à emprunter cette voie risquée faute d’alternatives », souligne MSF.
OS/KM (AMAP)

