Les syndicats d’enseignants en grève de 120 heures

Bamako, 18 décembre (AMAP) Les huit syndicats d’enseignants signataires du 15 octobre 2016 ont mis en exécution, depuis lundi, leur menace de grève de 120 heures reconductibles, avec rétention des notes du 1er trimestre des compositions et celles à venir, alors que les congés de Noël sont prévus ce vendredi 20 décembre 2019. Les syndicats grévistes avaient déposé un préavis de grève vendredi 29 novembre 2019 au ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique. L’application immédiate de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 est le seul point de revendication des grévistes. Cette loi sur le statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale stipule que toute majoration de rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général des fonctionnaires s’applique, de plein droit, au personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Les syndicats grévistes, qui ont déjà un statut autonome accompagné d’une grille salariale, exigent l’augmentation de 20% obtenue par l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) auprès du gouvernement. Cette majoration a été décidée par le gouvernement au profit des fonctionnaires régis par le Statut général et d’autres contractuels sur leurs salaires, au titre de l’année 2019. L’application a officiellement démarré le 1er janvier 2019 dans les autres corporations. Au Groupe scolaire Mamadou Konaté, où notre équipe de reportage s’est rendue, seul le coordinateur de l’école, Abdrahamane Diallo, était présent. Toutes les classes étaient fermées et la cour quasiment vide. Aucune trace des élèves ni des enseignants. Le coordinateur a souhaité que la porte du dialogue ne soit pas fermée entre l’Etat et les syndicats de l’éducation. Soutenant que la loi du 16 janvier 2018 n’est pas négociable, Abdrahamane Diallo a invité l’Etat à revoir sa position, en appliquant les 20% de la grille des enseignants. Le proviseur du Lycée Notre Dame du Niger (LNDN), Soeur Denise Kodio, a rappelé que son établissement est para-public. C’est-à-dire à cheval entre le public et le privé. Il compte 54 enseignants dont 26 de l’Etat. Sur ces 26 pédagogues, cinq ont surveillé, lundi 16 décembre 2019, entre 8 à 11heures, les premières épreuves des compositions du 1er trimestre des classes de 11eet de 12eannée. Après, ils ne sont plus revenus. Si les compositions des classes de 11eet 12eprennent fin le vendredi 20 décembre 2019, celles des 6 classes de 10è années débuteront en janvier 2020. Le proviseur a précisé que les compositions seront surveillées par les maîtres de l’enseignement catholique jusqu’au vendredi. Ceux-ci sont appuyés par les élèves stagiaires de l’Ecole normale supérieure de Bamako (ENSUP) comme d’habitude. Soeur Denise Kodio a soutenu que les enseignants de l’Etat au LNDN ont observé la grève de cette année, car leurs salaires ont été suspendus lors de la grève de 2018. Tout comme au « LNDN », les compositions du 1er trimestre se déroulent dans les classes de 11eet de 12eau Lycée « Askia Mohamed ». Les 96 enseignants de l’établissement affiliés aux syndicats d’enseignants du 15 octobre 20016 ont boycotté les évaluations. Mais l’administration scolaire, appuyée par certains agents de l’Académie de Bamako rive gauche, continuent les évaluations. A la Maison de l’enseignant, au Lycée « Ba Aminata Diallo » (LBAD), les enseignants ont déserté les bureaux. Joint au téléphone, Ousmane Almoudou, l’un des membres des syndicats grévistes, a précisé que tous les syndicalistes sont sur le terrain pour constater et faire appliquer l’effectivité de la grève. Il a rappelé qu’il y a eu des rencontres avec le gouvernement les 12, 14 et 15 décembre derniers pour les négociations. Mais ces pourparlers ont échoué. « Nous nous sommes rendus compte que le gouvernement n’est pas dans la dynamique de l’application de l’article 39 de la loi 007 du 16 janvier 2018 tel que formulée. Il veut faire une application partielle en nous proposant 1100 en 2020 et 1200 en 2021 comme grille plafond. Ce sont des broutilles. Cela n’atteint pas les 20% que nous réclamons », a laissé entendre Ousmane Almoudou. « Le gouvernement n’est pas fermé au dialogue et aux négociations. Le désaccord ne veut pas dire la rupture. D’ailleurs, c’est le sous bassement du Dialogue national inclusif (DNI). Tant qu’on ne dialogue pas, on ne peut pas trouver une solution à nos problèmes. J’invite, donc, les enseignants à continuer le dialogue avec le gouvernement », conseille un commis de l’Etat. Rappelons que le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO), le Syndicat national de l’éducation de base (SNEB), le  Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national des enseignants du secondaire de l’Etat et des collectivités (SYNESEC), le Syndicat libre et démocratique de l’enseignement fondamental (SYLDEF), la Fédération nationale de l’éducation, des sports, arts, de la recherche et de la culture (FENAREC), le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC), la Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) et le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) sont les 8 signataires du 15 octobre 2016. SYW/MD (AMAP)

DNI : Les participants accordent leur violon dans les commissions au CICB

Bamako, 17 décembre (AMAP) Les membres des trois commissions du Dialogue national inclusif ont poursuivi dans la sérénité et dans la compréhension, leurs travaux sur les thématiques sur la gouvernance, la politique, l’institutionnel, a constaté l’AMAP. Ils ont également abordé les sujets relatifs à l’économie, aux finances, aux questions sociales, à l’économie, à la jeunesse, au sport et à la culture. A l’issue  de leurs travaux, ils ont recommandé la mise en place d’une constituante ou d’une délégation législative après expiration du mandat des députés qui a connu deux prorogations. Les participants ont également recommandé la sécurisation des zones, l’organisation des élections législatives, la relecture de la mission de la Cour Constitutionnelle, la dépolitisation de l’administration, la moralisation de la vie publique et le combat contre la fraude électorale. Ils ont aussi proposé l’organisation d’une conférence nationale sur l’éducation à un moment où de nombreuses écoles restent fermer dont 116 dans la seule région de Tombouctou ; l’intensification de la lutte contre la corruption, l’impunité et le clientélisme afin d’aplanir la défiance entre gouvernants et gouvernés. Les membres des commissions ont enfin recommandé le renforcement des infrastructures scolaires, l’opérationnalisation de l’université de Tombouctou, l’adéquation entre formation et emploi, le recrutement d’un nombre élevé d’enseignants, la communication et le dialogue social pour sortir l’école du champ de bataille. Les travaux vont se poursuivre mercredi dans les commissions qui siègent au Centre international de Conférence de Bamako (CICB). KM (AMAP)

Appui budgétaire : La Banque mondiale accorde 149 milliards de Fcfa au Mali

Bamako, 17 décembre (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, Dr Boubou Cissé, et la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, Soukeyna Kane, ont signé, lundi, à Bamako, un accord d’appui budgétaire de 250 millions de dollars soit 148,7 milliards de Fcfa, visant à soutenir la mise en œuvre des priorités du gouvernement inscrites dans le document du Cadre stratégique pour la relance économique, croissance et le développement durable (CREDD 2019-2023). Cet accord de financement, dont 210 millions de dollars en prêt de l’Association international pour le développement (IDA) et 40 millions en don, dans le cadre du Projet d’appui budgétaire des politiques de développement du Mali, est destiné à l’énergie durable et l’amélioration de la prestation de services pour une stabilité accrue. Cet appui est le premier d’une série de deux soutiens budgétaires généraux programmés par la Banque mondiale pour les années 2019 et 2020. Dr Boubou Cissé a souligné que le présent financement permettra de mettre en œuvre l’axe trois du CREDD qui comprend le renforcement de la stabilité macroéconomique, la promotion du secteur privé, l’amélioration de la qualité de l’approvisionnement en électricité à moindre coût, la promotion de la productivité et de la  concurrence dans le secteur agricole et la promotion de l’économie numérique. Il permettra également la mise en œuvre de l’axe stratégique 1 qui repose notamment sur le renforcement de la décentralisation. Cela, grâce à l’amélioration de la gouvernance locale, à la décentralisation de la prestation des services publics et des compétences de base, et à la promotion des économies régionales et locales. Le ministre de l’Économie et des Finances, a rappelé que le CREDD s’articule autour de cinq axes stratégiques et définit un cadre pour s’attaquer aux problèmes multidimensionnels auxquels le Mali est confronté aujourd’hui. Il a assuré que le gouvernement ne ménagera pas ses efforts pour honorer les engagements pris pour l’exécution de mesures liées à cet accord de financement. Afin, selon lui, d’assurer la bonne réalisation de cet appui budgétaire. Car, après cet accord de financement, le défi à relever par la partie malienne et la Banque mondiale est le décaissement effectif du montant avant la fin de l’exercice budgétaire. C’est-à-dire avant le 31 décembre 2019. A cet effet, le chef du gouvernement malien a assuré que le gouvernement prendra toutes les mesures voulues, dans les délais souhaités, pour le versement de ce fonds. De son côté, Soukeyna Kane a expliqué que, compte tenu des défis sécuritaires et du contexte de fragilité que connait le Mali, cet appui budgétaire, « d’un montant inédit » a pour triple objectifs de contribuer à la viabilité financière du secteur de l’énergie. « Il s’agira, aussi, de mettre en place un mécanisme de subventions agricoles plus ciblé et plus efficace. Grâce aux économies ainsi réalisées, il sera possible d’augmenter la fourniture de services décentralisés en faveur des couches défavorisées de la population », a-t-elle ajouté. En réponse aux inquiétudes soulevées, Soukeyna Kane a assuré que les ressources de cet appui budgétaire, approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque, le 12 décembre dernier, seront mises à la disposition du gouvernement avant le 31 décembre 2019. « Cela, une fois les formalités juridiques d’entrée en vigueur complétées », a-t-elle précisé, invitant l’ensemble des parties prenantes à redoubler d’effort pour une mise en œuvre rapide et complète des mesures soutenues par cet accord de financement afin de garantir ses résultats. Elle a, ensuite, réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le rythme de nos réformes dans les mois à venir et à préparer le second appui budgétaire de cette série, dans les meilleurs délais. PILIERS ET MESURES CONNEXES –Cet appui budgétaire s’articule autour de trois piliers dont le premier incite à la réduction du montant des subventions octroyées au secteur de l’électricité dans le budget général de l’Etat. Il vise à renforcer le contrôle du gouvernement sur la gestion du secteur de l’électricité et à éliminer d’ici à cinq ans la nécessité de le subventionner. A cette fin, a expliqué la directrice des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, le gouvernement « a validé un plan de redressement du secteur de l’énergie qui prévoit une série de mesures clés assorties d’un chronogramme précis pour renforcer la viabilité du secteur et accroître les revenus de la société Energie du Mali (EDM) ». Parmi ces mesures, le relèvement des tarifs d’électricité moyenne tension et la mise en œuvre du mécanisme de prépaiement. Le rééquilibrage des comptes d’EDM résultera de l’augmentation prévue des importations d’énergies à la fois meilleurs marchés et plus propres que la production actuelle. Il dépendra aussi d’un meilleur mix énergétique privilégiant les projets d’énergie renouvelable. Le deuxième pilier de l’accord vise à améliorer l’efficacité des subventions agricoles et du système foncier. Soukeyna Kane a, à ce niveau, expliqué qu’un programme de bons électroniques (appelé e-voucher) a été introduit pour étendre et mieux cibler le programme de subventions en faveur des agriculteurs les plus pauvres, tout en améliorant la transparence de la chaîne d’approvisionnement, en créant de meilleures conditions juridiques et institutionnelles pour le développement des marchés des intrants agricoles. « Au demeurant, afin de garantir la sécurité foncière et attirer plus d’investissements privés dans le secteur agricole, l’opération vise également à améliorer le financement des commissions foncières et à renforcer leurs capacités de fourniture de services de médiation en cas de conflits fonciers », a-t-elle dit. Quant au troisième pilier de cet appui budgétaire, il a pour but d’améliorer le déploiement décentralisé et la supervision des services sociaux. Il entend renforcer la prévisibilité et l’effectivité des transferts aux collectivités territoriales, notamment dans les secteurs de la santé et de l’éducation. « Cette mesure, accompagne l’engagement des autorités en faveur de la décentralisation comme outil majeur pour restaurer la paix et la stabilité du pays », a assuré Soukeyna Kane.   Rappelons que la signature de cet accord de financement est la 8è du genre avec la Banque mondiale depuis le début de cette année. Le montant total de toutes ces conventions signées s’élève à plus de 671 millions

DNI : Poursuite des travaux dans les commissions au CICB

Bamako, 16 décembre (AMAP) Les travaux se sont poursuivis dans les commissions mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif ce lundi, au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. Les membres de la commission 1 ont continué leurs travaux sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, dans la salle des 1000 places du CICB, sous la présidence du Pr Younouss Hameye Dicko. Après les discussions, ils ont formulé entre autres recommandations, le retour des réfugiés, la valorisation de la chefferie traditionnelle, la relecture des accords de défense entre le Mali et certains partenaires, la révision du mandat de la MINUSMA et des autres forces étrangères. Des participants ont également proposé que l’Assemblée Nationale se prononce sur l’accord de paix avant de recommandé, l’opérationnalisation des autorités intérimaires et des DDR, le rejet du Sénat et doter la médiature de structures régionales où vont siéger les chefs religieux et coutumiers. La Commission a entamé ses travaux qui vont se poursuivre mardi sur la 2ème thématique portant sur la gouvernance, la politique et l’institutionnel. Les commissions 2 et 3 ont poursuivie les débats sur la gouvernance, le social, l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et la culture. KM (AMAP)

Koulikoro : Incendie sans perte en vies humaines, avec un blessé et des dégâts matériels importants au marché de Koulikoroba

Koulikoro, 16 décembre (AMAP) La boutique de Boubacar Niangando, un vendeur de carburant, de radios, d’appareils électro ménager et divers près de la pharmacie Chiva, a pris feu dimanche au marché de Koulikoroba, sans perte en vies humaines mais des dégâts matériels importants, a constaté l’AMAP. La boutique a pris fin en début d’après midi, sans faire de victime mais a occasionné un blessés léger et d’importants dégâts matériels dont le montant est estimé à un million de francs CFA, selon le prioritaire qui dit ignorer les causes de l’incendie. L’intervention rapide de la Protection civile a permis de maîtriser l’incendie qui pouvait se propager et faire plusieurs victimes et d’importants dégâts en ce jour de foire où les forains s’étaient installés aux lieux habituels d’échanges et de vente. L’incendie a provoqué une panique générale avant des occupants n’apportent leur appui avec de l’eau et du sable pour venir à bout de l’incendie avant l’arrivée des pompiers qui n’on pas donner d’explication pour le moment sur les causes du sinistre. Le propriétaire avoue ne pas connaitre l’origine de l’incendie. «J’étais assis quant j’ai constaté que ma boutique a pris feu ». Contrairement à cette version, des témoins affirment que l’intéressé s’était servi d’un briquet qui a aussitôt déclenché les flammes avec la présence d’un stock de carburant. Le maire de la commune, Elie Diarra était présent sur les lieux pour constater les dégâts et envisager les mesures conservatoires avant de convoquer tous les commerçants qui avaient des étales dans la zone pour une réunion en vue d’assainir les lieux. AM/KM (AMAP)

DNI : Début des travaux dans les commissions au CICB

Bamako, 15 décembre (AMAP) Les trois commissions de travail mises en place dans le cadre du Dialogue National Inclusif (DNI), ont débuté leurs travaux ce dimanche, au Centre international de Conférence de Bamako (CICB), sous la présidence des facilitateurs notamment Pr Baba Akhib Haïdara, Ousmane Iffoufi Maïga, ancien Premier Ministre et Aminata Dramane Traoré, a constaté l’AMAP. La Commission 1 travaille sur la paix, la sécurité et la cohésion sociale, la commission 2 s’occupe  de la Gouvernance, de la politique et de l’institutionnelle tandis que la commission 3 engage la réflexion sur l’économie, les finances, la culture, la jeunesse et le sport. A l’entame des travaux, les commissions ont mis en place un bureau composé d’un président, d’un vice président et d’un rapporteur. La 1ère commission est dirigée par le Pr Younousss Hameye Dicko, ancien ministre, la seconde par Ousmane Issoufi Maïga et la 3ème par Ibrahim Boubacar Ba, ancien diplomate. Les travaux de commissions se sont déroulés en présence de plusieurs personnalités parmi les lesquels le ministre de l’Administration Territoriale, Boubacar Alpha Ba, son homologue de la Solidarité, Hamadoun Konaté, d’anciens ministres, des gouverneurs de régions, des responsables de partis politiques et des représentants de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et de la société civile. Les participants de la Commission paix, la sécurité et la cohésion sociale ont formulé entre autres recommandations, la relecture de l’Accord de Paix et de Réconciliation, la mise à disposition des Forces de défense de moyens logistiques conséquents leur permettant lutter efficacement contre le terrorisme, le redécoupage territorial, l’institution de la sécurité communautaire et la définition du rôle et de la place des légitimités traditionnelles dans la gestion de la crise. Ils ont également recommandé la prise en main de Kidal par l’Armée,   la révision du mode de recrutement dans l’Armée et son redéploiement ainsi celui de l’administration sur toute l’étendue du territoire national, la sécurisation des routes et des communautés et la définition du rôle des religieux dans la prévention et la gestion des conflits. Les participants de la Commission 2 ont recommandé entre autres, l’amélioration de la qualité de l’administration, le règlement des litiges fonciers, le respect des droits de l’homme, la réduction du nombre des partis politiques. Les participants de la commission 3 ont recommandé entre autres, la lutte contre l’impunité, la création d’emplois, le paiement des impôts à une large échelle, le développement de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, la valorisation des langues nationales, la création d’infrastructures culturelles et sportives, développer le dialogue entre le gouvernement et les syndicats, la création de centres professionnelles. Les participants vont poursuivre lundi leurs travaux dans les commissions au CICB avec l’accompagnement des facilitateurs et des personnes ressources.  KM (AMAP)

Ouverture du dialogue national inclusif dans sa phase nationale

Bamako, 14 décembre (AMAP) Le président Ibrahim Boubacar Kéita, a présidé, samedi, au palais de la Culture Amadou Hampaté Ba, la cérémonie d’ouverture des travaux de la phase nationale du dialogue national inclusif durant lequel toutes les sensibilités nationales se retrouveront, pendant cette semaine, pour discuter du Mali, der son développement socio-économique, de la paix, de la cohésion sociale, a constaté l’AMAP. Les travaux de cette phase nationale des concertations se dérouleront, du dimanche 15 au 22 décembre 2019, au Centre international des Conférences de Bamako CICB).. Selon le président Keïta, c’est un évènement majeur refondateur, au sens propre du terme. Il a voulu que ces assises soient un grand moment d’évaluation et de propositions. « Les axes à débattre sont, également, tous d’une pertinence avérée, d’une actualité plus grande », a-t-il juge. « Il s’agira, pour vous, d’ausculter le pays pour voir quel est son mal ? D’où vient-il ? Et comment le soigner ? », a-t-il ajouté, s’adressant aux délégués. A  cet effet, Ibrahim Boubacar Kéita a rappelé aux participants : « Vous êtes une force de proposition et le pays attendra de vous que votre rencontre ne soit pas une réunion de plus, mais celle qu’il fallait pour mieux asseoir notre processus démocratique, adapter nos institutions, corriger notre gouvernance, stabiliser notre pays, renforcer notre commune volonté de vivre ensemble ». Pour lui, « Cette entente populaire survient à un moment où la crise sécuritaire qui nous frappe a révélé toutes les fragilités et les tares de notre Administration». Par ailleurs, le président de la République a indiqué que ce Dialogue national inclusif est l’espoir de tout un peuple. « Vos assises doivent mieux analyser. Car, dans nos villages, nos communes, aux yeux de nos populations, plus rien ne peut être comme avant et ne sera comme avant. Qu’on se le tienne pour dit », a-t-il lancé. Bien avant cette phase nationale, il y a eu d’abord l’atelier de validation des Termes de référence (TDR) du dialogue qui s’est tenu, en septembre dernier. Les TDR ont fixé les sujets à aborder ainsi que les règles qui doivent se prévaloir lors des débats. C’est un dialogue de la base au sommet qui a vu la participation massive des populations dans 605 communes. Selon le président du Comité d’organisation du dialogue national inclusif, l’ambassadeur Cheick Sidy Diarra, les concertations dans les 605 communes ont donné lieu à l’adoption d’environ 32.451 résolutions et recommandations dont 6.382, rien que pour la première thématique consacrée à la paix, la sécurité et le vivre ensemble. La  thématique consacrée aux questions institutionnelles et politiques a suscité 5.061 recommandations et résolutions. La synthèse des rapports des 20 ambassades et consulats, également reçus, ont permis d’extraire 282 recommandations et résolutions sur l’ensemble des thématiques. La thématique n° 4 sur le social a recueilli le plus d’attention, dans les ambassades et les consulats, avec plus de 62 recommandations. OD/MD (AMAP)

Le président de la République lance les travaux du dialogue national inclusif

Bamako, 14 décembre (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, a lancé ce samedi dans la salle Banzoumana Sissoko de 3000 places, du Palais de la Culture, Amadou Hampaté Bâ, les travaux de la réunion au niveau national du Dialogue inclusif, a constaté l’AMAP. C’était en présence du comité d’organisation du Dialogue, des membres du Triumvirat,  l’ancien chef d’Etat par intérim, Pr Dioncounda Traoré, des Présidents des institutions de la République, du Premier Ministre, des membres du Gouvernement, des élus nationaux et locaux, des représentants du corps diplomatique, de la hiérarchie militaire, des gouverneurs de région, les membres des groupes signataires de l’Accord de paix et plusieurs autres invités. Le maire de la Commune V du District de Bamako, Amadou Ouattara qui a fait observer la minute de silence pour la mémoire de tous ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur, a salué et félicité le Chef de l’Etat pour sa vision de l’organisation du dialogue national inclusif. L’élu qui a également rendu hommage aux organisateurs, a invité les participants, de faire de ces assises, le tournant décisif d’un nouveau souffle pour le Mali. Le président du Comité d’organisation, l’Ambassadeur Cheick Sidi Diarra a déclaré que l’organisation du dialogue national inclusif est un grand jour pour la Nation malienne. Cheick Sidi Diarra qui a saisi l’occasion pour féliciter le Chef de l’Etat et les membres du Triumvirat pour tous les efforts déployés dans la réussite de l’organisation des concertations à tous les niveaux, a rappelé que les rencontres ont eu lieu dans 605 communes sur 611 , 57 cercles sur 60, dans 10 régions et 24 représentations diplomatiques du Mali sans incident. L’ambassadeur a salué la qualité des débats à tous les niveaux ainsi la grande mobilisation des différentes catégories sociales. Le président du Comité d’organisation a précisé que 32 451 résolutions et recommandations ont été adoptés pour la paix, la sécurité et le vivre ensemble, résolutions pour la politique et les institutions, le social et l’économie. Le porte parole du Triumvirat, L’ancien Premier Ministre Ousmane Issoufi Maïga, qui a également salué l’initiative du Chef de l’Etat, a déclaré qui les menaces qui pèse sur l’Unité et l’intégrité territoriale, le peuple malien, renouant avec la tradition, a choisi de se retrouver dans l’espace du dialogue. Ousmane Issoufi Maïga a rappelé les différentes étapes du processus, saluant les médias d’Etat et privés ainsi l’AGETIC avant de préciser que le portail du dialogue a reçu plus d’1million 307.000 visites et plus de 5 millions de contributions des citoyens maliens de toutes catégories. « Nous pays mérite un autre sort que celui qu’il connait aujourd’hui. Au sortir de la rencontre, nous allons identifier le chainon manquant pour la consolidation de notre unité nationale. A déclaré l’ancien Premier Ministre qui a souhaité la mise en place d’un mécanisme de suivi évaluation du Dialogue national inclusif. Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, avant d’ouvrir les travaux de la rencontre a affirmé que chacun doit parler, réfléchir et respirer Mali, avoir le devoir sacré de l’union, le consensus. « Aucune montagne n’est forte que la foi d’un peuple » a déclaré le Chef de l’Etat qui a salué et félicité les membres du Triumvirat et du Comité d’organisation, avant d’adresser ses profonds respects à ses prédécesseurs qu’il a cité nommément notamment les présidents Feu Modibo Keïta, Moussa Traoré, Amadou Toumani Touré, Pr Dioncounda Traoré. Le président de la République a invité les participants à des débats sans concession mais civilisés et courtois avant de saluer la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour la nation. Ibrahim Boubacar Keïta a saisi l’occasion pour informer l’auditoire de son déplacement dimanche à Niamey avec les chefs d’Etat du G5  qui vont se  concerter et accompagner le Niger qui a perdu 71 soldats et plusieurs blessés dans une attaque terroristes à Inades. KM (AMAP)

Vernissage de l’Exposition photos de l’AMAP intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours »

Bamako, 13 décembre (AMAP)  Le vernissage de l’exposition photos organisée, jeudi par l’AMAP dans ses propres locaux a été placé sous la coprésidence du ministre de la Communication, chargé des Relations avec les institutions, Porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré, et de son homologue en charge de la Culture, Mme N’diaye Ramatoulaye Diallo. C’était en présence du Directeur Général de l’AMP, Bréhima Touré,  de l’ancien directeur général de l’AMAP et ancien ministre de la Communication Gaoussou Drabo,  du  délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Ugo Diarra et de plusieurs invités de marque et de journalistes. L’exposition intitulée : « le Mali de 2012 à nos jours », a  permis aux visiteurs d’apprécier la chronologie des évènements depuis les turbulences que notre pays a connues en 2012 et qui ont eu comme point culminant un coup d’état. Le public a pu revivre les événements du coup d’état, ainsi que les pillages qui ont suivi dans les services publics, la démission du président Amadou Toumani Touré, l’accord signé entre la junte militaire et la Cedeao pour permettre le retour à une vie constitutionnelle normale, l’arrivée de l’Opération militaire française Serval, l’élection du président Ibrahim Boubacar Keïta, la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, etc. « Depuis trois mois, nous travaillons avec l’AMAP pour montrer au public que cette structure possède un des plus grands studios du Mali en termes de photos de l’indépendance à nos jours. Nous voulons mettre en valeur le photojournalisme qui a tendance à disparaitre », a déclaré le délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Lassana Igo Diarra. Le directeur général de l’AMAP, Bréhima Touré a salué la présence des hôtes de marque au vernissage de l’exposition. En organisant cet événement, a-t-il souligné, l’AMAP entend faire connaître davantage son formidable fonds photographique. « Nous voulons aussi valoriser le travail de nos preneurs d’images. Ces hommes et femmes qui écrivent l’histoire du Mali avec des images », a conclu le responsable de l’Agence. L’exposition qui reste ouverte jusqu’au 31 janvier 2020, retrace des moments d’histoire douloureux, mais aussi d’espoir quant à la sortie de notre pays de la crise. MZD/KM (AMAP)

Sahel: La France reporte le sommet de Pau suite à l’attaque jihadiste à Inates

L’Élysée a annoncé qu’en raison de l’attaque jihadiste mardi au Niger, le président français Emmanuel Macron, en accord avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, a décidé de reporter à début 2020 le sommet avec les dirigeants des cinq pays du Sahel prévu en France le 16 décembre Emmanuel Macron a appelé mercredi soir le président nigérien et tous deux ont convenu « de proposer à leurs homologues de reporter au début de l’année 2020 la tenue, en France, du sommet consacré à l’opération Barkhane et à la force conjointe du G5 Sahel », a précisé la présidence française, ajoutant que le chef de l’État français a exprimé « son soutien et sa solidarité » à son homologue nigérien suite à l’attaque de la garnison à Inates. La France a dépêché sur place le chef d’Etat-major des armées qui y rencontrera le président Issoufou. Enfin l’Élysée précise que les deux présidents ont marqué leur détermination à rester unis face à la menace des groupes terroristes et à « redéfinir ensemble le cadre politique et opérationnel pour agir pour la sécurité des populations et des États du Sahel ». Polémique sur l’invitation L’annonce de ce sommet avait suscité de nombreuses critiques, l’invitation du chef de l’État français ayant été perçue par certains comme une convocation. Pourtant, quelques heures avant, la présidence française avait indiqué que tous les chefs d’État du G5 avaient « confirmé » leur présence au sommet de Pau samedi. Une annonce contredite dans la soirée par le président burkinabè. Au cours d’un entretien télévisé Roch Marc Christian Kaboré a en effet annoncé que les chefs d’État du G5 Sahel allaient d’abord se concerter pour adopter une position commune, ajoutant que le ton et la forme de l’invitation avaient manqué de tact, et engendré un tollé au sein de l’opinion africaine. « Le partenariat doit être respectueux des uns et des autres, a précisé le président burkinabè. J’estime que le ton et les termes employés avant l’invite posent problème parce que c’est le contenu des débats qu’on doit avoir ensemble. Cela signifie que nous devons avoir des rapports de respect mutuel. » Condoléances aux Nigériens Roch Marc Christian Kaboré a saisi l’occasion pour apporter son soutien au peuple nigérien à la suite de l’attaque de la garnison d’Inates. « Au nom du gouvernement et du peuple burkinabè, j’adresse nos sincères condoléances et toute notre compassion vis-à-vis des familles qui ont perdu ces soldats. » Selon Roch Marc Christian Kaboré, toutes ces attaques viennent montrer que la lutte contre le terrorisme « n’est pas une question qui va se régler en peu de temps ». RFI