Koro : Les Famas neutralisent plusieurs terroristes à Dinangourou

Koro, 6 février (AMAP) Six soldats maliens ont été blessés et deux de leurs engins brûlés dans une attaque perpétrée, jeudi, aux environs de 7 H, par des hommes armés non  identifiés au poste de Dinangourou, localité située dans le cercle de Koro, Région de Mopti (Centre), a appris l’AMAP de source sécuritaire. La même source précise que la riposte des Forces armées maliennes (FAMAs) et les frappes aériennes, par des aéronefs,ont permis de neutraliser plusieurs terroristes et de brûler une vingtaine de leurs engins à deux roues. Les blessés des forces maliennes ont été évacués à l’Hôpital régional de Mopti, selon la même source qui précise que le ratissage continue pour traquer retrouver les assaillants ou leurs complices. KM (AMAP)  

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 05 février 2020

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi, 05 février 2020 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : Un projet de décret fixant le mode de désignation des membres des Commissions, la durée de leur mandat ainsi que les modalités de fonctionnement de la Commission paritaire Précontentieuse de Conciliation fiscale. Dans le cadre de la prévention des litiges fiscaux, le Livre de procédures fiscales a institué : – la Commission Nationale des Impôts qui statue sur les cas d’abus de droit ; – la Commission Nationale de Conciliation qui connaît des différends relatifs à l’évaluation des biens soumis aux droits d’enregistrement ; – la Commission Paritaire précontentieuse de Conciliation fiscale pour connaitre des désaccords entre les contribuables et l’Administration. Le Livre de Procédures Fiscales prévoit qu’un décret pris en Conseil des Ministres précise le mode de désignation des membres des Commissions, la durée de leur mandat ainsi que les modalités de fonctionnement de la Commission Paritaire de Conciliation fiscale. L’adoption du présent projet de décret s’inscrit dans ce cadre. 2. Un projet de décret fixant les modalités d’institution d’un système sécurisé de facture normalisée. Les transactions entre opérateurs économiques et entre les opérateurs et les consommateurs sont retracées par un système de facturation dont les conditions et les règles d’émission sont déterminées par le Code de Commerce et le Code général des Impôts. Le Livre de Procédures fiscales précise qu’un modèle de facture peut être institué par voie règlementaire. Le présent projet de décret initié dans ce cadre contribuera notamment à : – élargir l’assiette fiscale ; – renforcer la confiance dans le cadre de la gestion des projets et programmes avec les partenaires ; – établir la traçabilité et sécuriser les transactions commerciales. Un projet de décret portant approbation de la Politique Nationale de Gestion de l’Aide et son Plan d’Actions 2019-2022. Le Conseil des Ministres, en sa session du 20 juin 2019, a pris acte d’une communication écrite relative à la Politique Nationale de Gestion de l’Aide et son Plan d’Actions 2019-2022. Le projet de décret adopté consacre l’approbation formelle de ladite politique. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant acquisition de la nationalité malienne par voie de naturalisation. Les conditions d’acquisition de la nationalité malienne sont prescrites par la Loi n°2011-087 du 30 décembre 2011 portant Code des Personnes et de la Famille. Les demandeurs, au nombre de 09 personnes, remplissent individuellement les conditions requises. Le projet de décret adopté accorde la nationalité malienne aux demandeurs. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de texte relatifs à la ratification du Protocole additionnel n°01/2017/CCEG/UEMOA, modifiant et complétant le Protocole additionnel n°1 relatif aux organes de contrôle de l’UEMOA, signé lors de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, tenue le 10 avril 2017 à Abidjan. Le présent protocole définit le domaine de compétences de la Cour des Comptes, détermine sa composition, ses règles de procédure et son mode de fonctionnement. Sa ratification constitue un préalable à son entrée en vigueur au Mali. des projets de texte relatifs à la ratification du Projet de délimitation, de démarcation et de bornage de la frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal, signé à Bamako, le 22 mai 2014. La frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal, longue d’environ 480 km, est issue du tracé colonial. Conformément au principe de l’intangibilité des frontières énoncé dans la Charte de l’Organisation de l’Unité Africaine, les Etats doivent s’accorder sur le tracé de leurs frontières communes et procéder à leur matérialisation en vue de prévenir les éventuels conflits et promouvoir l’aménagement et le développement des zones frontalières. L’adoption de ces textes délimite la frontière entre la République du Mali et la République du Sénégal et permettra une coexistence pacifique entre les peuples des deux pays. des projets de texte relatifs à l’adhésion de la République du Mali au Statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, adopté par la 40ème session du Conseil des Ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de Coopération Islamique, tenue du 09 au 11 décembre 2013 à Conakry. La 40ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI a adopté le Statut portant création de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire, en tant qu’institution spécialisée de l’OCI pour la promotion de l’agriculture, du développement rural et de la sécurité alimentaire. L’adoption des présents projets de texte consacre l’adhésion formelle du Mali au Statut de l’Organisation islamique pour la sécurité alimentaire. Elle permettra entre autres d’améliorer l’accès des populations à des produits alimentaires de qualité et en quantité suffisante. 4. des projets de texte relatifs à la ratification de la Charte Africaine sur la Sécurité routière, adoptée par la 26ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine, tenue le 31 janvier 2016 à Addis-Abeba en Ethiopie. La Charte africaine de sécurité routière est un instrument juridique qui vise à atteindre un certain nombre d’objectifs, notamment : – servir de cadre stratégique pour l’amélioration de la sécurité routière en Afrique ; – accélérer la mise en œuvre des programmes de sécurité routière à l’échelle nationale, régionale et

Energie : Environ 39 milliards de Fcfa pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW

Bamako, 5 février (AMAP) Les ministres maliens de l’Eau et de l’Energie, Sambou Wagué et de l’Economie et des Finances, Dr Boubou Cissé, ont signé, mercredi, avec le président directeur général d’Africa, Middle East and Asia (AMEA Power),Hussain J. AINowais, deux conventions pour la construction d’une centrale solaire de 50 MW à Tiakadougou Dialakoro (Sélingué) et l’achat par EDM de l’électricité qui sera produite par ce site solaire. En signant cet accord de financement, le producteur émiratid’énergies renouvelables s’est engagé à mobiliser les 60 millions d’euro (environ 39 milliards de Fcfa) de financement nécessaire à la réalisation de ce gigantesque projet énergique. Par la même occasion AMEA Power va, au terme des travaux, vendre, durant 25 ans, l’électricité produite à partir de cette centrale solaire, avant de céder l’ouvrage au Mali. « Nous allons développer un projet solaire avec un contrat d’achat sur 25 ans. Cette signature s’inscrit dans le cadre de bonnes relations politiques et économiques existantes entre nos deux pays », a déclaré Hussain J. AINowais, interrogé à la fin de la signature. Fruit de l’engagement et de la persévérance des autorités maliennes, notamment le président de la République et le Premier ministre, qui souhaitent un investissement massif émirati au Mali, cette opération « est le début d’une série de projets dans des domaines stratégiques et créateurs de valeur ajoutée », a assuré l’entrepreneur émirati. Il a précisé que sa société espère boucler rapidement la phase de recherche de financement, afin de pouvoir commencer les travaux dont « la durée maximum dépasse rarement trois ans ». « Sa réalisation permettra l’amélioration du mixte énergétique au niveau national », a déclaré le chef du gouvernement. En ce sens que ces accords signés vont contribuer à l’atteinte de cet objectif fixé par le gouvernement et qui vise « la production d’énergie moins chère et propre ». Pour Dr Boubou Cissé, c’était l’objectif du président de la République et d’Energie du Mali. « Je suis heureux, aujourd’hui, de voir que ces objectifs sont en phase d’être atteints », a commenté le ministre de l’Economie et des Finances. « Cette signature est un bon exemple de renforcement du partenariat entre nos deux pays. Un partenariat qui était d’ordre politique et qui est en train de s’orienter, de plus en plus, vers des aspects économiques. Partenariat économique qui nous permettra de consolider cette relation que nous avons toujours développer avec les Emirats arabes unis », a-t-il dit. Tout en encourageant le président directeur général de AMEA Power à continuer de s’intéresser davantage au Mali, le chef du gouvernement a assuré que notre pays a beaucoup d’opportunité à offrir à l’entreprise émiratie, en termes d’affaires à développer pour le bien des deux pays. CMT/MD (AMAP)

Mopti : Sept personnes décédées des suites de fièvre hémorragique virale Crimée -Congo à Kera

Mopti, 5 février (AMAP) Sept personnes sur 14 cas confirmés de fièvre hémorragique virale Crimée-Congo sont décédées à Kera, localité située dans l’aire de santé de Korientzé, district sanitaire de Mopti, a appris l’AMAP ce mercredi, de source proche du Gouvernorat. L’information a été donnée par les services de santé à la faveur d’une réunion du comité régional de gestion des épidémies et catastrophes, selon la Cellule de communication du Gouvernorat de Mopti. La même source, qui déclare que toutes les dispositions sont prises par les autorités et les services sanitaires de la région pour éviter la propagation de l’épidémie, ne précise pas l’âge des victimes, leur sexe, leur statut social ou encore les circonstances dans les quelles elles ont contracté la maladie. La fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) est une maladie zoonotique transmise par les tiques, causée par le virus CCHF et caractérisée initialement par une fièvre, des maux de tête et un malaise, suivis de symptômes gastro-intestinaux et dans les cas sévères, d’une hémorragie, un choc et une défaillance multiviscérale. La CCHF est endémique de l’Afrique, des Balkans, du Moyen-Orient et de l’Asie Occidentale. Les cas sont généralement sporadiques, bien que de courtes épidémies nosocomiales surviennent parfois lorsque les pratiques appropriées pour le contrôle de l’infection ne sont pas respectées. Environ 500 cas sont rapportés par an dans le monde malgré l’absence de surveillance systématique, selon des sources médicales.  KM (AMAP)

Coronavirus : Les Maliens résidant dans la ville de Wuhan se portent bien (Gouvernement)

Bamako, 4 février (AMAP) Les 43 ressortissants maliens, tous des étudiants, se portent bien et respectent les consignes des autorités sanitaires et académiques chinoises et de l’Ambassade du Mali en République Populaire de Chine, a appris l’AMAP de source officielle sur la situation du coronavirus. Dans un communiqué rendu public lundi par le Bureau de presse et de l’Information du ministère des Affaires étrangères, le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale que 43 ressortissants maliens, tous étudiants, sont actuellement en résidence sur plusieurs sites universitaires dans la ville de Wuhan, capitale de la province du Hubei. « Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministère des Maliens de l’extérieur appellent toute la communauté malienne de Chine au respect strict des mesures d’hygiène édictées par les autorités médicales chinoises », souligne le communiqué. « Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale s’est entretenu avec plusieurs compatriotes dont le Secrétaire général de l’Association des étudiants et stagiaires maliens de Wuhan (AESMAO) pour leur apporter le réconfort et la solidarité du président de la République, du Gouvernement et de la Nation tout entière », précise le communiqué. Le communiqué déclare, par ailleurs, que « le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et le ministère des Maliens de l’Extérieur voudraient rassurer les familles et tout le peuple malien que l’Ambassadeur du Mali et toute la représentation diplomatique maintiennent un contact permanent avec nos compatriotes de Wuhan ». « Le Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale se félicite de la gestion transparente de cette crise par les autorités chinoises », indique le communiqué qui précise que le Gouvernement de la République du Mali exprime tout son soutien au Gouvernement de la République populaire de Chine dans ces circonstances difficiles. KM (AMAP)

Bart Ouvry, ambassadeur de l’Union européenne au Mali : «L’intérêt de l’Europe est un Mali stable et prospère »

Propos recceuillis par Souleymane B. TOUNKARA Bamako, 04 février (AMAP) Crise sécuritaire, processus de paix, Dialogue national insuclisif, aide au développement, coopération bilatérale, influence de l’UE en Afrique, le diplomate européen a livré son analyse sur toutes ces questions dans cet entretien qu’il a bien voulu nous accorder,  L’Essor : Ces dernières semaines ont été marquées par plusieurs manifestations hostiles aux forces étrangères présentes au Mali. Quels commentaires vous inspirent ces manifestations ? Bart Ouvry : Ces manifestations traduisent avant tout un désarroi de la population à l’égard d’une montée de la violence. Nous comptons trop de victimes du terrorisme, trop de personnes déplacées et des effets désastreux sur le fonctionnement des écoles, des services de santé et un développement économique ralenti. Je comprends ce désarroi et je partage ces sentiments. Cela nous amène parfois à des discours extrêmement critiques sur la présence étrangère. Je crois que ces discours nous trompent, l’ennemi des Maliens, ce sont les groupes terroristes qui veulent déstabiliser le Mali et au-delà toute la zone sahélienne. L’intérêt majeur de l’Europe est un Mali stable et prospère. L’Essor : Quelles solutions propose aujourd’hui l’UE pour résoudre définitivement la crise qui secoue le Mali depuis 2012 ?  Bart Ouvry : La crise au Sahel est multidimensionnelle et je vois en ce moment trois grands chantiers, où à chaque fois, l’UE peut contribuer aux réponses. Au Nord du pays, l’Accord pour la paix et la réconciliation apporte un cadre pour des solutions politiques à des tensions qui remontent très loin dans l’histoire du pays. L’UE est un des garants de cet Accord et nous restons convaincus qu’il apporte les solutions pour un cadre sociétal apaisé. A ce titre, je me réjouis du retour des FAMa à Kidal et j’ai pu féliciter le Président de cet acquis majeur, lors de mon audience avec lui la semaine dernière. Un deuxième chantier est la crise au Centre, où les groupes terroristes augmentent leurs attaques et où on observe en même temps de la violence intra et intercommunautaire. Nous apportons notre appui à des initiatives de médiation et de réconciliation et nous le faisons particulièrement en appui aux efforts du gouvernement. Le dernier chantier est la gouvernance du pays, où le Dialogue national inclusif (DNI) est une avancée majeure. La décision du gouvernement d’organiser les législatives est un autre pas important. De manière constructive, nous avons systématiquement encouragé tous les partis politiques et la société civile à s’engager dans le DNI. L’Essor : Le retour d’une paix durable passe nécessairement par les actions de développement dans les zones en proie à l’insécurité. Quelle est la nature de l’accompagnement de l’Union européenne à ce niveau ? Bart Ouvry : Le développement ne peut se faire sans la sécurité et sans développement nous n’aurons pas la sécurité. C’est donc une tâche compliquée qui demande une approche intégrée. La condition du succès est avant tout une volonté politique claire de sortie de crise et un rétablissement du contrat social. Notre but est de fournir les compétences et les équipements nécessaires à cette tâche. Au Centre, nous avons construit à Konna un camp sécurisé qui doit contribuer à la gouvernance et au développement dans la région. Outre une infrastructure permettant aux gendarmes de résister à des attaques terroristes, nous avons aussi réhabilité le marché de bétail local et rénové le centre de santé. Nous observons que les populations s’installent autour du camp de Konna et apprécient le retour de la protection de l’Etat. Actuellement, nous construisons au Centre quatre autres de ces camps et nous voulons aller au-delà. L’Essor : Le processus de paix était dans l’impasse depuis plusieurs mois, à cause de la suspension des travaux du Comité de suivi de l’Accord (Csa). Quel peut être l’apport de l’UE pour la relance des activités de ce comité ?  Bart Ouvry : Le succès du Dialogue national inclusif permet aujourd’hui la reprise des travaux et nous nous réjouissons de ce sursaut. Nous dialoguons avec toutes les parties autour de la table et les Nations unies ont déjà inscrit des individus qui se comportent de manière inacceptable autour de cette problématique et nous pouvons aller plus loin dans cette pression sur ceux qui ne prennent pas leurs responsabilités. L’UE préside le sous-comité qui se penche sur la mise en pratique du Fonds de développement durable et grâce à des taxes spécifiques le FDD contient déjà des dizaines de milliards de FCFA. Le retour de la sécurité devrait permettre la mise en œuvre d’initiatives pour offrir des emplois aux Maliens habitant dans le nord du pays. L’Essor : Les Maliennes et les Maliens, dans leur diversité, viennent de se parler, à travers le Dialogue national inclusif. Quel pourrait être l’apport de l’Union européenne dans la mise en œuvre des conclusions de ces assises?  Bart Ouvry : Le véritable enjeu du dialogue était politique, rétablir un large consensus entre Maliens sur la gouvernance du pays. Un pas géant a été fait et j’ai particulièrement apprécié l’apport des femmes maliennes dans le Dialgoue. Mais le calendrier de mise en œuvre est tenu. C’est le gouvernement qui prend en main la mise en œuvre et les élections annoncées pour mars sont un enjeu capital. Je note une volonté ferme du gouvernement d’assurer sur fonds propres et dans les délais les élections. Notre apport serait avant tout de l’expertise, par exemple par la formation des acteurs de la société civile. Eux jouent un rôle crucial dans l’observation des élections et permettent l’adhésion des Maliens au processus électoral. L’Essor : Parlons de la coopération entre l’UE et le Mali. Pouvez-vous nous parler de cette coopération vieille de plusieurs décennies et qui s’est densifiée au fil des années. Quels sont les principaux axes de cette coopération ?  Bart Ouvry : Effectivement, la coopération entre l’Union européenne et le Mali a plus de 60 ans. C’est donc une relation qui a un véritable passé et qui est solide. Nous nous concentrons sur les infrastructures routières -la route de Tombouctou, la route de Kidal, mais aussi de distribution d’eau à Bamako avec la station d’eau de Kabala. Autres secteurs

Koro : Quatre morts et plusieurs blessés dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou

Koro, 3 février (AMAP) Quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque perpétrée dimanche par des hommes armés non identifiés à Bana Gakou, localité située à environ 35 km de la ville de Koro, au centre du pays, a appris l’AMAP de sources locales concordantes. Les mêmes sources précisent que des hommes armés non identifiés ont attaqué nuitamment le village de Bana Gakou, faisant quatre morts, plusieurs blessés et d’importants dégâts matériels avant d’obliger les populations à s’enfuir pour se réfugier à Koro et au Burkina Faso. Selon les mêmes sources, les groupes terroristes ont interrompu le trafic routier depuis plus deux semaines sur le tronçon Koro-Ouahigouya avant de préciser que les travaux de réparation du pont saboté par ces terroristes ont été arrêtés, depuis le 19 janvier 2020, suite à l’explosion d’une mine au moment où les travailleurs de l’entreprise creusaient la fondation, faisant 2 morts et 3 blessés. On rappelle que des hommes armés non identifiés ont attaqué, il y a deux semaines, les villages de Zon, Pongonon,  Bonkounba, dans le cercle de Koro (Centre), faisant 8 morts, plusieurs blessés, avant d’emporter tout le bétail.  KM (AMAP)

Le PM boucle sa visite au Nord du pays par Taoudénit

Taoudénit, 2 février (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a bouclé vendredi, la visite qu’il a entamée au Nord du Mali, par la Région de Taoudénit, 9ème circonscription administrative du Mali, a constaté l’AMAP. Le gouverneur de la Région, le général Mohamed Abdrahamane ould Meydou, a remercié l’Etat pour les efforts déployés dont la réalisation de trois grands forages positifs, avant de féliciter la MINUSMA pour la réalisation de plusieurs points d’eau, le transport aérien des missions et pour ses appuis dans les initiatives s’inscrivant dans le cadre de la paix, de la cohésion sociale et  de la réconciliation nationale. Le gouverneur a  rappelé que l’opérationnalisation de la Région de Taoudénit a démarré en 2016 dans un contexte d’insécurité qui sévit depuis 2012, toute chose qui a des impacts sur le processus de développement. Le général Meydou a, enfin, évoqué, entre autres préoccupations, la poursuite du redéploiement de l’administration et des services techniques, la consolidation de l’opérationnalisation de la région en la dotant de ressources humaines, de moyens matériels et financiers, la création d’une région militaire, d’un stock de sécurité alimentaire et d’aliment bétail pour la période de soudure et l’organisation des élections législatives. Le PM a remercié les représentants de l’administration, les partenaires, les autorités coutumières, les représentants de la société civile et les populations pour l’accueil qui lui a été réservé  avant de les assurer de l’accompagnement de l’Etat. « Nous sommes conscients que la région présente beaucoup de défis qui deviennent des urgences et des priorités pour le gouvernement. Nous sommes en train de travailler de sorte qu’en plus du budget national,  nos partenaires, qui nous accompagnent, puissent  aider et compléter le budget d’Etat  alloué à la région pour  un mieux être des populations», a déclaré Dr Boubou Cissé. S’agissant de la sécurité, le PM a rassuré que le gouvernement reste réceptif et appuiera  les initiatives tendant à ramener la paix, la cohésion sociale avant de saluer les efforts de la commission de bons offices  pour les régions de Tombouctou et Taoudénit qui ont abattu un travail remarquable par  rapport à la sécurisation des routes et permettre la libre circulation des personnes et de leurs biens en tandem avec les Forces armées maliennes (FAMAs). Concernant les élections, le PM a affirmé que la volonté politique est d’organiser les législatives partout au Mali. « Les cas de Taoudénit et Ménaka sont en train d’être  étudiés et travaillés par  les experts, car il y a des contraintes techniques. Rassurez-vous, même si elles n’ont pas pu avoir lieu le 29 mars, elles  se tiendront dès que possible, lors de partielles là où elles n’ont pu être organisées » a conclu Dr Cissé. La Région de Taoudénit couvre une superficie de 323 326 km2  pour 142 990 habitants,   qui pratiquent les activités de commerce, d’élevage et d’artisanat. MS/KM (AMAP)                              

Communiqué du Gouvernement suite aux attaques terroristes ciblées et répétées au Centre du pays

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion publique nationale et internationale que les forces de défense et de sécurité du Mali ainsi que les paisibles populations civiles font l’objet de plus en plus d’attaques ciblées répétées de la part de terroristes lourdement armés dans les régions du centre du pays. Face à cette agression terroriste quasi-quotidienne contre la paix et la stabilité de notre pays, et celles des pays de la sous-région, le Gouvernement de la République du Mali invite les populations à plus de vigilance, et les appelle à plus de collaboration et de soutien à nos Forces Armées de Défense et de Sécurité, dans leur mission sacrée de défense de l’intégrité territoriale et de protection des populations civiles ainsi que dans leur combat sacré contre les forces obscurantistes qui œuvrent à mettre en mal notre cohésion sociale et à annihiler tous nos efforts de développement. Le Gouvernement de la République du Mali, tout en condamnant vigoureusement ces actes terroristes ignobles, s’incline pieusement devant la mémoire des victimes et souhaite prompt rétablissement aux nombreux blessés et traumatisés. Bamako, le 31 janvier 2020 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement, Yaya SANGARÉ  

Le Président Keïta invité à prendre part à la réunion UE-G5 Sahel à Bruxelles

Bamako, 31 janvier (AMAP) Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta a reçu en audience jeudi à la Villa des Hôtes à Bamako, l’ambassadeur de l’Union européenne au Mali, Bart Ouvry qui lui a remis une invitation pour prendre part à la réunion Union Européenne- G5 Sahel qui aura lieu le 26 mars prochain à Bruxelles, a constaté l’AMAP. Le diplomate européen a précisé que sa rencontre avec le Chef de l’Etat fait suite au sommet de Pau et qu’elle traduit la volonté de l’Union européenne de soutenir au maximum le processus de paix au Mali et au Sahel. Le président de la République et son hôte ont eu des entretiens sur entre autres, la coopération entre l’UE et le Mali, la tenue des élections législatives, la situation au Centre du pays et le redéploiement des FAMa dans les localités du Nord. «Nous sommes aussi très engagés dans les infrastructures», a déclaré le diplomate,  précisant que l’action de l’UE porte également sur la sécurisation des chantiers des routes au Nord du pays, a conclu le diplomate européen.  ID/KM (AMAP)