Mali : Les concertations sur la transition reportées sine die (CNSP)

Bamako, 29 août (AMAP) Les concertations autour du format de la transition, initialement, prévues, ce samedi, sont reportées à une date ultérieure, “pour des raisons d’ordre organisationnel”, annonce un communiqué officiel du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), rendu public samedi. Le CNSP avait invité les différents segments de la société malienne pour échanger sur l’organisation d’une transition apaisée qui prendrait en compte toutes les aspirations du peuple malien. Mais le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) a décliné l’invitation, regrettant « n’avoir pas été invité à ladite rencontre » Dans un communiqué, publié vendredi dans la nuit, le M5-RFP a regretté « de n’avoir pas été invité à ladite rencontre » et a estimé qu’il devait « être associé au premier plan à la conception de l’architecture de la Transition avec l’ensemble des forces vives de la Nation » L’objectif du rendez-vous, selon le CNSP, est de concerter les différents segments de la société (le Conseil national de la société civile, le Forum des organisations de la Société civile, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, les groupements de partis politiques de la majorité et de l’opposition ainsi que le centre) ». AC/MD (AMAP)

Les concertations sur la transition au Mali démarrent samedi

Bamako, 28 août (AMAP) Le président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a invité, pour samedi, les différents segments de la société malienne pour échanger sur l’organisation d’une transition apaisée qui prendrait en compte toutes les aspirations du peuple malien, a appris l’AMAP, vendredi, de source officielle. Dans un communiqué signé par le président du CNSP, le colonel Assimi Goita, les acteurs sociaux invités au Centre international des conférences de Bamako (CICB) sont le Conseil national de la société civile, le Forum des organisations de la Société civile, les mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger. Sans oublier les groupements de partis politiques de la majorité et de l’opposition ainsi que le centre. Vendredi, le deuxième Sommet extraordinaire virtuel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) consacré à la situation politique au Mali, après le coup d’Etat du 18 août 2020, a demandé, au CNSP d’engager une transition civile “immédiatement”, en consultation avec la Cour constitutionnelle, les Partis politiques et les Organisations de Société civile et tous les autres acteurs engagés. Pour sa part, les militaires soutiennent que l’architecture de la transition sera discutée entre Maliens. TC/MD (AMAP)

Crise malienne : Les nouvelles mesures de la CEDEAO

Bamako, 28 août (AMAP) Le deuxième Sommet extraordinaire virtuel de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) consacré à la situation politique au Mali, après le coup d’Etat du 18 août 2020, a demandé, vendredi, au Comité national pour le salut du peuple (CNSP) d’engager une transition civile “immédiatement”, en consultation avec la Cour constitutionnelle, les Partis politiques et les Organisations de Société civile et tous les autres acteurs engagés. Dans son allocution de clôture du sommet, le chef de l’Etat du Niger, président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Issoufou Mahamadou, a ajouté que “cette transition civile doit prendre en compte” la nomination d’un président de transition qui sera une “personnalité, civile, reconnue pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale”. Outre ce président transitoire qui “ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle”, la CEDEAO demande la nomination d’un Premier ministre civil, Chef de Gouvernement, également reconnu “pour ses qualités professionnelles et sa probité intellectuelle et morale”. Ce dernier, ” chargé de conduire le gouvernement sous la responsabilité du Président de la transition” ne sera pas non plus, candidat à la prochaine élection présidentielle. La mise en place rapide d’un gouvernement “pour faire face aux différents défis du Mali et, en particulier, préparer les élections législatives et présidentielles dans un délai de 12 mois” et l’exclusion de toute “structure militaire (…) au-dessus du Président de la transition”, sont aussi des demandes de l’organisation sous régionale. La CEDEAO a décide que les sanctions énoncées prises les Chefs d’Etat et de Gouvernement, le 20 août 2020, lors de leur premier sommet virtuel, “seront levées progressivement” en fonction de la mise en œuvre des décisions de ce vendredi. L’organisation sous régionale appelle à la finalisation urgente d’un accord sur la transition politique entre la CEDEAO et le Mali et invite l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations Unies (ONU) à endosser ce futur accord. Elle décide de la mise en place d’un Comité de suivi comprenant le médiateur (l’ex-président nigérian, Goodluck Jonathan), le président du Conseil des ministres et le président de la Commission de la CEDEAO, et incluant les représentants de l’UA et de l’ONU à Bamako. Auparavant, les chefs d‘Etat de la sous région ont “pris acte” de la démission de l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita, de sa libération ainsi que celle d’autres officiels détenus, comme indiqué par le Médiateur qui a été chargé d’informer les dirigeants ouest-africains ; Le 7 septembre 2020 se tiendra à Niamey, le 57ème sommet ordinaire de l’Organisation. Ce sommet devra faire “le point de l’évolution de la situation au Mali et de prendre d’autres mesures, le cas échéant”. C’est après avoir pris connaissance du rapport duDr Goodluck Jonathan, médiateur chargé de la mission de rencontrer les responsables militaires maliens, que la CEDEAO a arrêté ces mesures, destinées, selon elle, à “mettre en œuvre les solutions les meilleures pour la stabilité institutionnelle du Mali” et en vue d’un retour “dans les plus brefs délais à une situation institutionnelle normale’ dans ce pays. MD (AMAP)

Le ministre algérien des Affaires étrangères à Bamako pour des échanges avec les nouvelles autorités du Mali

Bamako, 28 août (AMAP) Le ministre algérien des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, est arrivé, vendredi, à Bamako, pour des échanges avec les responsables du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), dans les locaux du ministère de la Défense et des Anciens combattants, a annoncé le Bureau de l’information et de la presse du ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). « Le Mali et l’Algérie sont deux pays frères et amis. Tout ce qui touche le Mali touche l’Algérie », a déclaré M. Boukadoum, à son arrivée à l’Aéroport international, Président Modibo Keita-Sénou, cité par un communiqué du MAECI. Le ministre Boukadoum, accompagné d’une forte délégation, a été accueilli  par le colonel Malick Diaw, 1er vice-président du CNSP et l’ambassadeur Boubacar Gouro Diall, secrétaire général du MAECI. L’Algérie est fortement impliquée dans la mise en oeuvre de l’Accord pour paix et la réconciliation au Mali. Son ambassadeur, Boualem Chebihi, qui préside le Comité de suivi de cet Accord (CSA), après en avoir rappelé les acquis, a indiqué, jeudi à Bamako, lors d’une d’une table ronde entre partenaires et forces vives du Mali, que la crise socio-politique que traverse le Mali “a réduit considérablement les activités de mise en œuvre du document, notamment en l’absence d’un gouvernement”. Et “d’espérer vivement la reprise à brève échéance de ces activités” « Nous sommes d’ores et déjà encouragés par l’appui à l’Accord exprimé par le Comité national pour le salut du peuple », a apprécié Boualem Chebihi, avant d’exhorter la communauté internationale dans son ensemble à poursuivre son accompagnement aux stratégies de développement validées par les autorités maliennes. Depuis le 18 août 2020, le Mali vit un changement de pouvoir, avec la démission de l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keita, renversé par des militaires regroupés au sein d’un Comité national pour le salut du peuple (CNSP) MD (AMAP)

Douentza : Les Forces armées du Mali neutralisent une vingtaine de terroristes à 25 km de Konnan (Centre)

Douentza, 28 août (AMAP) Une section anti braconnage des Forces armées du Mali (FAMa), tombée dans une embuscade à environ 25 km de Konna sur le tronçon Konna-Douentza, entre Bima et Batoma, dans le Centre du Mali, a neutralisé jeudi, une vingtaine d’éléments de Groupes armés terroristes (GAT), a appris l’AMAP de source sécuritaire. Notre source  précise que vers 10h, les forces armées nationales sont tombées dans une embuscade terroriste qui a causé la mort de 4 militaires maliens, blessé 12 autres et fait d’importants dégâts matériels. Selon notre source, la réaction des FAMa, avec l’entrée en action de l’aviation, a permis de neutraliser une vingtaine de terroristes, de récupérer deux véhicules Pick-up et de détruire une dizaine de motos. Notre source  rapporte, également, que dans la même journée du jeudi, vers 11 h, une équipe de déminage de l’Armée  a détruit un Engin explosif improvisé (EEI) sur l’axe Diabaly-Nampala, dans la localité de Briki Werè, à 32 km au Nord-est de Diabaly, toujours dans le Centre du Mali. KM (AMAP)

Mali : L’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta, libéré

Bamako, 27 août (AMAP) L’ancien président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, a été libéré, très tôt, jeudi, par les militaires au pouvoir et conduit dans sa résidence privée, à Sébéninkoro, quartier de la rive gauche du fleuve Djoliba, à Bamako. L’ex-président, qui était gardé dans la garnison de Kati, pres de Bamako, depuis le 18 août dernier « pour sa propre sécurité », a été ramené dans sa résidence par des éléments des forces spéciales maliennes. Lors du dernier round des négociations conduites par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan auprès du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le groupe de militaires ayant poussé l’ancien président à la démission, les deux parties ont convenu du retour de M. Keita auprès de sa famille. Selon certaines sources, Ibrahima Boubacar Keita a, également, émis le souhait de quitter, provisoirement, le Mali pour poursuivre un protocole de soins à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Le principe de ce séjour aurait été accepté par le CNSP. A.C/MD (AMAP)

Mali : Le CNSP et le M5- RFP entendent se donner la main pour parvenir à une véritable refondation des institutions du pays

Bamako, 27 août (AMAP)  Des membres du comité stratégique du M5-RFP ont rencontré mercredi à Kati, localité située à une quinzaine de km de la capitale, les leaders du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), a constaté l’AMAP. La forte délégation du Mouvement du 5 juin était composée de Dr Choguel Kokalla Maïga, Issa Kaou N’Djim, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé et de bien d’autres figures de proue de la contestation populaire. Les visiteurs du jour ont été reçus par le porte-parole du Comité, le colonel-major Ismaël Wagué, en présence d’autres hauts gradés du Comité. Il est ressorti des échanges que les deux parties entendent se donner la main pour parvenir à une véritable refondation des institutions de notre pays. Dr Choguel Kokalla Maïga a déclaré que cette rencontre était une prise de contact qui a permis à sa délégation de féliciter le CNSP pour sa participation au rassemblement patriotique du 21 août dernier à la place de l’Indépendance. M. Maïga a également déclaré que les deux acteurs ont les mêmes objectifs qui tournent essentiellement autour de la reconstruction du Mali nouveau, de la mise en place d’un véritable régime démocratique qui prend en charge toutes les grandes questions de la nation (sécurité, présence de l’administration sur l’ensemble du territoire national, principales missions de l’État concernant les services sociaux de base…). Le porte parole du M5 a précisé que toutes ces questions doivent être prises en charge et traitées de façon coordonnée  avant d’affirmer  que «Le CNSP nous a indiqué qu’il est en train de travailler pour regrouper l’ensemble des forces vives de la nation pour définir ensemble tout ce qui concerne la transition (son format, sa durée et ses autres caractéristiques). Pour Choguel Kokalla Maïga, le M5-RFP et le CNSP doivent se tenir la main dans cette «tempête» pour arriver à bon port, tout en restant ouverts à l’ensemble des forces politiques et sociales. «Tout comme nous devons également rester vigilants par rapport à toutes sortes de pressions qui viendraient de toutes parts, pour faire échapper le processus de transition aux véritables forces du changement», a-t-il insisté. Le coordinateur général des mouvements, associations et sympathisants (CMAS) de l’imam Mahmoud Dicko, Issa Kaou Djim a, pour sa part, souligné que les militaires sont dans une dynamique de fédérer tous les Maliens pour avoir une bonne transition qui permettra à notre pays de ne pas tomber dans les travers. Issa Kaou N’Djim a déclaré que le Comité national pour le salut du peuple a besoin du soutien de tout le monde, y compris celui de son partenaire traditionnel, historique et légitime qui est le M5-RFP. «Nous pensons que c’est la victoire du peuple malien qui est portée aujourd’hui par le leadership du CNSP», a soutenu Issa Kaou N’Djim, avant d’annoncer de fortes déclarations de son regroupement dans les prochains jours. Les deux parties ont convenu de se rencontrer très prochainement pour poursuivre les échanges et il n’ya aucun doute que la vision du M5- RFP sur la transition qui est contenue dans un document dont la primeur sera réservée au CNSP sera au menu de ces futures rencontres. AT/KM (AMAP)

Sortie de crise au Mali : L’architecture de la transition sera discutée entre Maliens (CNSP)

Bamako, 25 août (AMAP) Rien n’est encore arrêté pour la transition au Mali, son architecture sera décidée entre Maliens, le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta a démissionné de son propre gré et n’est plus intéressé par le pouvoir. L’ancien président de la République peut être mis en sécurisé dans un endroit de son choix et pourra aller se soigner et revenir quand il veut. Un sommet de la Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) est prévu, vendredi, pour plancher sur l’évolution de la situation politique au Mali et, éventuellement, sur la levée ou l’allègement des sanctions. Voilà en gros, ce qui ressort des trois jours de discussions entre l’équipe de médiation de la CEDEAO conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, et les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Goodluck Jonathan devra rendre compte des résultats de sa mission aux chefs d’Etat qui se pencheront, mercredi, de nouveau sur la situation du Mali A l’issue de trois jours d’échanges, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et la délégation de la Communauté économique des états d’Afrique de l’ouest (CEDEAO) sont donc parvenus, mardi, à des avancées significatives. Aux environs de midi, le médiateur Goodluck Jonathan a fait son entrée dans la cour du ministère de la Défense et des Anciens combattants. Auparavant, l’ancien président nigérian avait rencontré les membres de la Cour constitutionnelle. Une dizaine de minutes après son arrivée dans la cour du département en charge de la Défense, il sera rejoint par les membres du CNSP, avec à leur tête, le colonel Assimi Goïta. D’entrée de jeu, le porte-parole du Comité, le colonel-major Ismaël Wagué s’adresse à la presse pour démentir des rumeurs ayant circulé la veille concernant la transition. «Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions, avec l’équipe de médiation de la Cedeao, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire ou quoique ce soit», déclare-t-il, avant d’ajouter que toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement se fera entre Maliens avec les partis politiques, les groupes sociopolitiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile conformément à leur première déclaration. «Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive», répétera le porte-parole du CNSP. Les membres du CNSP et l’équipe du médiateur se retrouvent alors dans la salle de réunion pour des discussions à huis clos. Après plus de deux heures d’échanges, Goodluck Jonathan et son équipe sortent de la salle. L’ancien président nigérian confie à la presse que les autorités militaires et la médiation se sont accordé sur un certain nombre de sujets. «Ce que nous faisons, c’est pour l’intérêt du Mali et de la CEDEAO parce que ce qui touche le Mali affecte le reste de la CEDEAO car les pays sont liés», a indiqué Goodluck Jonathan, rappelant que ce qui arrive au Mali n’est pas un cas propre et spécifique pour ce pays puisque c’est déjà arrivé ailleurs, dans l’espace de la CEDEAO. Et face à cela, l’organisation sous régionale utilise le même format et la même démarche pour traiter ces différentes questions. D’après lui, l’approche de l’organisation communautaire se fonde sur son Protocole additionnel sur la démocratie et la gouvernance. M. Jonathan a expliqué que la mission de la CEDEAO a d’abord voulu comprendre le point de vue du président démissionnaire à qui elle a rendu visite, avant la rencontre avec le CNSP. «Nous lui (Ibrahim Boubacar Keïta, ndlr) avons demandé qu’est-ce qu’il propose comme voie à suivre. Il nous a fait savoir qu’il a donné sa démission, qu’il n’a pas été contraint à le faire et qu’il n’a pas envie de revenir aux affaires non plus», a fait savoir Goodluck Jonathan, ajoutant que le souhait de l’ex président est une transition pour permettre au pays de retourner dans un régime civil le plus rapidement possible. SANS CONTRAINTE– Ensuite, le médiateur a déclaré que les échanges avec les autorités militaires ont porté sur la situation des détenus politiques. « L’autre question évoquée, a-t-dit, est la structure et la durée de l’équipe de gouvernement intérimaire ». « Les deux parties ont échangé sur le Protocole de la CEDEAO et Goodluck Jonathan » a précisé que l’organisation sous régionale ne viendra rien imposer au peuple malien. «Que ce soit un gouvernement élu ou transitoire, la décision revient au peuple malien. Mais le devoir de la CEDEAO est de faire comprendre à tous qu’il y a un protocole qui régit la Région. Et lorsqu’on se trouve dans une situation anormale, ce protocole s’applique», a expliqué Goodluck Jonathan qui rendra compte aux chefs d’Etat de la CEDEAO, vendredi, lors d’un sommet. De son côté, le colonel-major Ismaël Wagué a confirmé que l’ancien président, Ibrahim Boubacar Keïta a clairement dit qu’il a démissionné sans contrainte. Le porte-parole du CNSP a révélé que l’ancien chef de l’Etat s’est dit soulagé d’avoir démissionné et a remercié les militaires qui sont venus le sécuriser pour qu’il ne soit pas violenté par la population qui était excitée contre lui. D’après le colonel-major Wagué, Ibrahim Boubacar Keïta a, également, assuré qu’il n’a aucune intention de revenir au pouvoir. « La CEDEAO a demandé que les conditions de détention d’Ibrahim Boubacar Keita soient allégées et qu’il soit autorisé à aller se soigner parce qu’il doit faire des contrôles médicaux », a-t-il précisé. «Ce point a été accepté, donc il (Ibrahim Boubacar Keïta) peut être sécurisé dans un endroit de son choix et il pourra aller se soigner et revenir quand il veut», a fait savoir Ismaël Wagué, ajoutant que la CEDEAO a garanti son retour, en cas de besoin. « Le troisième point des discussions, a-t-il souligné, a concerné les conditions de sécurisation des autres personnes à la disposition du CNSP. «Nous avons dit que l’état actuel de la situation nécessite qu’ils soient sécurisés. Nous allons voir l’évolution de la situation et leur relaxe va

Durée de la transition au Mali : Démenti du Comité national pour le salut du people (CNSP)

« Nous avons été surpris d’appendre sur certains médias des déclarations qui parleraient de discussions par rapport à la transition, au gouvernement ainsi de suite. Je tiens à préciser qu’à ce stade des discussions avec l’équipe de médiation de la CEDEAO, rien n’est décidé. A aucun moment, on n’a parlé de gouvernement à majorité militaire ainsi de suite. Toute décision relative à la taille de la transition, au président de transition, à la formation du gouvernement, se fera entre Maliens, avec les partis politiques, les groupes sociaux-politiques, les syndicats, les groupes signataires, la société civile, conformément à notre première déclaration. Je tiens à rassurer les uns et les autres qu’aucune décision ne sera prise par rapport à la transition sans cette consultation massive. A ce stade des discussions, rien n’est décidé avec l’équipe de médiation de la cédéao », a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP avant le début de la nouvelle séance de négociations avec la CEDEAO.

Echanges délégation de la CEDEAO et CNSP : Des compromis mais les discussions se poursuivent lundi

Bamako, 23 août (AMAP) La délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) sont parvenus, dimanche, à des points de compromis mais poursuivront leurs discussions, lundi, a déclaré le médiateur de l’organisation sous régionale, l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan. « Nous avons pu nous entendre sur certains points, mais pas encore sur l’ensemble des points de discussions », a dit à la presse M. Jonathan, au deuxième jour de sa mission, au sortir de la rencontre qui a duré toute la journée au ministère de la Défense et des anciens Combattants. Le porte-parole du CNSP, le colonel-major Ismaël Wagué, a abondé dans le même sens. « On a eu des points de compromis sur certains aspects. Et la négociation va continuer demain », s’est-il brièvement adressé à la presse. Le chef de la délégation de la CEDEAO a laissé entendre que l’organisation sous régionale ainsi que le CNSP veulent, tous, que le Mali aille de l’avant. Cependant, il a déclaré qu’ils n’ont pas pu se mettre d’accord sur certains sujets qu’il n’a pas précisés. Encore moins les points d’accord. Cette deuxième rencontre n’a pas permis aux deux parties de s’entendre sur tous les points. Après une journée d’échanges, elles ont décidé de reprendre le dialogue lundi. La délégation de la CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan et arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta, prolongera donc son séjour. Par ailleurs, l’envoyé de la CEDEAO a estimé que l’élément important pour eux dans « des situations du genre est de savoir comment, stratégiquement, avancer et sortir de l’impasse ». « Donc, on peut toujours discuter, débattre de la voie à suivre, pour savoir quelle situation trouver et mettre d’accord toutes les parties prenantes », a-t-il ainsi soutenu. Selon le programme, les discussions approfondies entre la mission de la CEDEAO et le CNSP pour sortir le Mali de l’impasse devraient prendre fin lundi et au ministère de la Défense et des anciens Combattants afin que notre pays sorte de l’impasse. Les chefs d’État de la CEDEAO se réuniront, en principe, mercredi 26 août prochain, par visioconférence sur le Mali. Le rapport de mission sous régionale à Bamako doit leur servir de base à d’éventuelles décisions sur la crise malienne. OD/MD