Sortie de crise au Mali : Discussions prometteuses entre le médiateur de la CEDEAO et le CNSP
Bamako, 23 août (AMAP) Une mission de haut niveau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est arrivée, au Mali, samedi, avec pour objectif de constater l’évolution de la situation politique dans le pays marquée par la démission, mardi, de l’ex président Ibrahim Boubacar Keïta,. La délégation conduite par l’ancien chef d’Etat nigérian, Goodluck Jonathan, a été accueillie à l’aéroport international président Modibo Keita par le 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), colonel Malick Diaw, le porte-parole du Comité, colonel-major Ismaël Wagué et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall. A son arrivée, le médiateur de la CEDEAO pour le Mali s’est dit confiant pour la bonne tenue des échanges avec le CNSP et pour parvenir à un consensus qui tiendra compte du bonheur des Maliens. Selon M. Jonathan, « le Mali est dans cette impasse politique depuis quelques temps et c’est (sa) quatrième visite (dans notre pays) dans le cadre de cette crise ». LE BIEN POUR LE PEUPLE MALIEN – Après la visioconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, a-t-il souligné, il lui a été demandé « de venir à Bamako voir ce qui peut être fait de façon collégiale parce que la CEDEAO suit de près ce qui se passe au Mali et veut le meilleur » pour le pays. « Nous sommes là pour échanger avec les parties prenantes et je crois qu’à la fin des rencontres, nous allons trouver quelque chose de bien pour le peuple malien », a-t-il indiqué, ajoutant que cela arrangera la CEDEAO et la communauté internationale. Après l’aéroport, la délégation de la CEDEAO accompagnée par les membres du CNSP s’est dirigée vers l’hôtel où le médiateur a pris ses quartiers. Là, M. Jonathan a eu une séance de briefing avec les représentants de l’Union africaine (UA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Selon le programme, il devrait, aussi, discuter avec les ambassadeurs des Etats membres de la CEDEAO. Mais rien n’a filtré sur ces rencontres. Dans sa recherche de solution à la crise, le médiateur de la CEDEAO a, ensuite, rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. Le président du CNSP, le colonel Assimi Goïta, a pris part à ces échanges avec d’autres membres de son équipe, notamment le colonel Malick Diaw et le colonel-major Ismaël Wagué. Les discussions ont, essentiellement porté sur l’évolution de la situation politique après le changement de régime, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, ainsi que de l’arrestation de plusieurs personnalités civiles et militaires, dans le cadre de l’intervention des militaires. « IBK SE PORTE BIEN » – Ces échanges, qui se sont déroulés à huis clos, ont aussi porté sur les pistes de sortie de crise dont la libération du président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta. A l’issue de la rencontre, des sources dignes de foi ayant assisté aux échanges, ont confié que le médiateur de la CEDEAO a salué les militaires pour avoir éviter une effusion de sang. Après le ministère de la Défense et des Anciens combattants, l’ancien président nigérian s’est rendu à Kati pour rencontrer le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta. De retour du camp Soundiata Keïta de la ville garnison de Kati, Goodluck Jonathan a déclaré à la presse que les discussions se passent bien avec les membres du CNSP et il garde espoir. Il indiqué avoir pu voir Ibrahim Boubacar Keïta qui se porte bien. Le porte-parole du CNSP, colonel-major Ismael Wagué, sans donner de détails, a ajouté, pour sa part, que les discussions avec la CEDEAO se passent bien. DD/MD (AMAP)
La mission de la CEDEAO a rencontré les militaires du CNSP et l’ex président IBK (sources maliennes)
Bamako, 22 août (AMAP) Une délégation de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ex président nigérian, Goodluck Jonathan, est arrivée samedi à Bamako, au Mali, et s’est entretenue avec les dirigeants du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), mis en place par les militaires pour diriger le pays, ont indiqué des sources maliennes. Selon les mêmes sources, la délégation ouest africaine a, également, rencontré le président déchu Ibrahim Boubacar Keïta, poussé par les militaires à se retirer du pouvoir, mardi dernier. Dans l’après-midi, la délégation s’est entretenue, au ministère malien de la Défense et des anciens Combattants, pendant une trentaine de minutes avec les dirigeants du CNSP dont son président, le colonel Assimi Goïta. Les envoyés de la CEDEAO sont repartis sans aucune déclaration. A son arrivée, Goodluck Jonathan, qui effectue son quatrième ainsi voyage au Mali, depuis le début de la crise socio-politique qui secoue ce pays, s’est dit confiant et a espéré des discussions qui permettraient d’aboutir à « quelque chose de bon pour le pays, pour la CEDEAO et pour la communauté internationale ». Les envoyés ouest africains se rendront, ensuite, à Kati, ville-garnison sur les hauteurs de Bamako d’où est partie la mutinerie devenue coup d’état, pour voir les responsables civils et militaires détenues par les militaires, parmi lesquelles le chef de l’État déchu et son Premier ministre, Boubou Cissé. Parmi la quinzaine de hauts responsables, il y a aussi le président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, et le chef d’état-major de l’armée, le général Abdoulaye Coulibaly. Selon son programme, la délégation ouest africaine rencontrera, dimanche matin, les ambassadeurs au Mali des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (France, États-Unis, Russie, Royaume-Uni et Chine). A la suite d’un sommet par visioconférence, jeudi, trois jours après le coup d’État qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, les dirigeants de l’organisation ouest africaine ont annoncé l’envoi « immédiat » d’une délégation à Bamako. « Nous demandons le rétablissement du président Ibrahim Boubacar Keita en tant que président de la République », a déclaré le chef de l’État nigérien, Mahamadou Issoufou, qui assure la présidence de la CEDEAO, à la fin du sommet virtuel. « Nous décidons de dépêcher immédiatement une délégation de haut niveau pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel », a-t-il ajouté. MD (AMAP)
Meeting du M5-RFP : L’Imam Mahmoud Dicko appelle le CNSP à respecter ses engagements
Bamako, 21 août (AMAP) L’autorité morale du Mouvement du 05 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), l’Imam Mahmoud Dicko, a déclaré, vendredi après-midi, lors d’un meeting à Bamako, que le peuple du Mali observe les militaires et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) quant au respect des engagements qu’ils ont pris. Le dernier à prendre la parole, devant une foule immense massée à la Place de l’Indépendance et après plusieurs allocutions de responsables du M5-RFP, à l’occasion de ce rassemblement « de remerciement du peuple et de célébration de la victoire sur le régime déchu », l’Imam Dicko a, d’abord, fait le geste de la prière, suivi par des milliers de manifestants. «En venant ici, j’avais promis de me prosterner pour témoigner ma reconnaissance à Dieu », a dit le religieux, faisant suivre la parole par l’acte. « Je rappelle aux militaires que le peuple du Mali les observe. Qu’ils respectent leurs engagements ! » s’est-il adressé aux auteurs du coup de force qui ont « parachevé la lutte du M5-RFP » en amenant l’ex président Ibrahim Boubacar Kéita. Pour la caution morale de l’opposition à l’ancien pouvoir, sa mission est finie. L’iman Dicko a promis de retourner dans sa mosquée où il dirige les prières quotidiennes, A la jeunesse, il a dit n’avoir « pas apprécié les actes de pillages » qui se sont produits lors de ces évènements. « C’est vrai, nous sommes un peuple débout, un peuple digne. Je n’ai pas souhaité les pillages de ces derniers jours. Je ne veux pas que la jeunesse se compote de la sorte », a-t-il lancé. Selon lui, le Mali est une Nation de non-violence et pas de vengeance. « Je souhaite qu’on mette de côté le bâton de la vengeance au profit de celui de l’entraide, du travail. Nous devons nous donner la main dans notre fraternité exemplaire », a prêché l’Imam. A propos de la crise sécuritaire dans le Centre du Mali, il a lancé « un appel à tous les Peuhls ayant pris les armes, quelles que soient les raisons, de les déposer ». « Je demande la même chose aux Dogons, à la CMA (Ndlr, Coordination des mouvements de l’Azawad, rébellion touarègue), entre autres…Il faut qu’on s’entende pour l’intérêt de notre Nation. Ce pays appartient à nous tous », a-t-il dit. L’imam Dicko a aussi révélé qu’il nourrit l’ambition de mener une médiation à l’intérieur du Mali pour que la paix revienne. « Je me propose, avec mon jeune frère Chérif Ousmane Madani, mon frère Cardinal Jean Zerbo et d’autres personnalités du Mali, sous la bénédiction du Chérif de Nioro, de faire une tournée dans le Nord et le Centre du pays et partout ailleurs au Mali pour la cause de la paix », a-t-il dit. Il a demandé au peuple malien de pardonner à l’ancien président Ibrahim Boubacar Keita (IBK). « Je voudrais vous dire de pardonner à mon grand-frère », a déclaré Dicko. Il n’a pas manqué d’adresser un message «aux amis de la CEDEAO ». « Ceux qui veulent punir le peuple malien martyrisé seront punis par le bon Dieu », a-t-il lancé à propos d’éventuelles sanctions de l’organisation sous régionale contre le Mali. Pour autant, Mahmoud Dicko demande aux Maliens d’accueillir « sans haine et sans animosité » toute mission de la CEDEAO. Enfin, l’Imam Mahmoud Dicko a fait des bénédictions afin le chef de file l’opposition malienne, Soumaila Cissé, (enlevé par des hommes armés en mars dernier) « retourne, très vite saint et sauf, dans sa famille ». Une forte délégation d’une quinzaine de membres du CNSP était présente à la tribune. Le colonel major Ismaël Wagué, porte parole des militaires, qui est intervenu a dit que leur action est le parachèvement de la lutte du M5-RFP et que l’Armée se reconnait dans le combat des opposants. Il a remercie le M5-RFP pour son soutien. Les militaires, à travers leur porte parole, ont dit leur disponibilité et leur bonheur à recevoir la délégation de la CEDEAO, conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, qui est attendu à Bamako, samedi OD/MD (AMAP)
Incidents à Gao : Trois morts et plusieurs blessés
Gao, 21 août (AMAP) Des incidents dans la ville de Gao (Nord), ont fait trois morts et plusieurs blessés, lorsque, dans la nuit de jeudi, aux environs de 21h 30mn, des individus armés ont ouvert le feu, à bout important, sur un groupe de jeunes qui prenaient du thé devant une famille, au quatrième quartier Aljanabandia. La troisième victime a eu lieu, vendredi, vers 11 heures du matin, dans ce qui semble être des incidents intercommunautaires. Selon plusieurs versions, des jeunes auraient, ainsi, vengé l’un des leurs lynché, dimanche dernier, par d’autres jeunes d’une autre communauté. Ceux-ci informés de la mort de leurs camarades ont passé toute la nuit, de jeudi à vendredi, à brûler des pneus et à vandaliser certains commerces tenus ceux qu’ils tiennent pour responsables. Dans un enchaînement de violences, des jeunes, qui continuent à parader en ville dans des pick-up, auraient tiré à balles réelles sur des passants, faisant plusieurs blessés. Tôt le matin du vendredi les forces de défense et de sécurité ont saisi des armes sur certaines personnes. Le commandant par intérim du théâtre-Est des opérations « Maliko », le colonel Bouréhima Coulibaly, a assuré que depuis hier soir (Ndlr, jeudi) jusqu’à ce matin (vendredi) les forces de sécurité ont le contrôle de la situation. Il a indiqué qu’une partie de la mission des Forces armées maliennes (FAMa) est la sécurisation des personnes et de leurs biens. Le c Actuellement, toute la ville de Gao et sa périphérie sont sous contrôle des FAMa. Les forces étrangères, aussi, sont présentes sur le terrain, en particulier, la force Barkhane qui sécurise l’hôpital de Gao où ont été évacués les blessés et les morts. Les crépitements des armes continuent. Tous les commerces sont fermés et la majeure partie de la population est terrée dans les maisons. Des hélicoptères continuent à survoler la ville. Le gouverneur de Gao, le général Sidiki Samaké, a réuni les notabilités de la région et les responsables des forces de l’ordre ainsi que les leaders des communautés arabes et songhoy. Mais avec les tirs d’armes, les participants ont sollicité du premier responsable de la région de surseoir à la rencontre, en attendant le calme. Avant de reporter la rencontre, le gouverneur a écouté les leaders des deux communautés et la jeunesse. Une grande partie des intervenants a demandé au gouverneur, de procéder au désarmement de tout individu armé, autre que les forces de sécurité. AT/MD (AMAP)
Gao (dans le Nord du Mali) : Sous haute tension
Gao, 21 août (AMAP) La ville de Gao, dans le Nord du Mali, est sous tension, vendredi, les activités sont réduites et beaucoup de personnes préfèrent rester chez elles. Plusieurs boutiques, les banques et services n’ont pas ouvert leurs portes. Des tirs sporadiques sont entendus, dans la matinée. Un important dispositif sécuritaire est déployé dans la ville. Des colonnes de véhicules militaires patrouillent depuis le matin. Des avions de chasse et des hélicoptères survolent également la ville. D’autres véhicules militaires des Forces armées maliennes et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) sont positionnés devant le Gouvernorat, la Mairie ou encore l’Assemblée régionale. Ces mouvements sont consécutifs à l’assassinat, jeudi soir, au 4ème quartier « Aljanbandja », de deux jeunes par des hommes armés non identifiés. Le « grin » (club d’amis) des jeunes a essuyé des tirs à l’arme automatique par des individus à bord d’un véhicule, ont rapporté des témoins. Ces violences ont provoqué l’ire de groupes de jeunes qui sont nuitamment descendus dans les rues. Des rassemblements de jeunes ont été signalés, aux environs de 23 heures à travers la ville, notamment sur certaines artères où ils sont brûlé des pneus et pose des barricades. MT/MD (AMAP)
La Cedeao met la pression sur le Mali
Bamako, 20 août (AMAP) La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a décidé, jeudi, en plus des sanctions économiques contre le Mali, de mettre en œuvre des mesures contre les auteurs du putsch intervenu, mardi, à Bamako, ainsi que leurs partenaires et collaborateurs. Lors d’un sommet extraordinaire, par visioconférence, des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation sous régionale sur la situation politique au Mali, le président nigérien, président en exercice de la Cedeao, Issoufou Mahamadou, a déclaré que ce sommet se tenait, de toute urgence, sur le Mali qui vient de connaître un nouveau développement avec la prise du pouvoir, mardi, par une junte militaire. « Cette situation intervient dans un contexte sécuritaire difficile pour la région, et surtout en dépit des efforts diplomatiques intenses déployés par la Cedeao en vue de surmonter la crise politique que traverse actuellement le Mali », a poursuivi le chef de l’Etat du Niger, dans son discours d’ouverture. A ce propos, il a rappelé les différentes missions de médiation dans la crise malienne, menées par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan. Tout comme le sommet extraordinaire du 27 juillet à l’issue de laquelle les chefs d’Etat ont adopté des mesures de sortie de crise comme la recomposition de la Cour constitutionnelle, la démission des 31 députés contestés, la reprise partielle des élections législatives et la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Pour Issoufou Mahamadou, le renversement du président Keïta par les militaires n’est pas sans conséquences pour la sous région. «Nous avons devant nous une situation grave dont les conséquences sécuritaires sur notre région et sur le Mali sont évidentes. Cette situation nous interpelle. Elle nous montre le chemin qui reste à parcourir pour la mise en place d’institutions démocratiques fortes dans notre espace», a-t-il relevé, tout en rappelant que le coup d’Etat de 2012 contre le président Amadou Toumani Touré avait permis aux organisations terroristes et criminelles d’occuper, pendant plusieurs semaines, les 2/3 du territoire malien. Le président du Niger a rappelé que la Cedeao a condamné avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du président Keïta et exigé sa libération immédiate et celle de tous les officiels arrêtés. Il a, aussi, rappelé que le Mali est suspendu de tous les organes de décision de la Cedeao avec effet immédiat, conformément au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel. Tout comme, la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la Cedeao et le Mali. La Cedeao a également invité tous les partenaires à faire de même. Le sommet a engagé la Commission de la Cedeao à mettre en œuvre « immédiatement » un ensemble de sanctions contre les auteurs du putsch et leurs partenaires et collaborateurs. Par ailleurs, Issoufou Mahamadou a annoncé qu’une délégation de haut niveau sera dépêchée dans notre pays pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel. Quant au Président Macky Sall, cité par la page Facebook de la République du Sénégal, il a condamné le coup d’état au Mali. Plaidant ela cause du Mali, il a appelé la Cedeao « à réapprécier les sanctions annoncées pour tenir compte des impératifs humanitaires ». Dans cette perspective, les denrées de première nécessité, les produits pétroliers et les produits pharmaceutiques ne devraient pas être concernés par l’embargo, selon la même source. Cet amendement a été accepté pour être intégré dans la déclaration finale. Intervenant au sommet extraordinaire en visioconférence, le chef de l’état sénégalais a, également, prôné la même lucidité concernant le recours à la force qui nécessiterait un mandat de l’ONU. « Accompagner le Mali par le dialogue pour un retour à l’ordre constitutionnel », telle est la position du Président Macky Sall. Le sommet extraordinaire a examiné ces différentes mesures dans la perspective d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel, conformément au protocole additionnel sur la bonne gouvernance et la démocratie dans l’espace Cedeao. MK/MD (AMAP)
Coup d’Etat au Mali: Le colonel Assimi Goita, président du CNSP
Bamako, 19 août (AMAP) Au lendemain du coup d’Etat qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keita, le colonel Assimi Goita, a déclaré, mercredi, être le chef de la junte basée à Kati (près de Bamako) où sont encore détenus les hauts responsables du régime déchu. « Je me présente: je suis le colonel Assimi Goita, le président du Comité national pour le salut du peuple », a-t-il déclaré à la presse au sortir d’une réunion avec les secrétaires généraux des ministères. Jusqu’à sa nomination à la tête du CNSP, le colonel Goita était à la tête des forces spéciales dans le Centre du Mali. Il est réputé discret et rigoureux dans le travail. AC/MD (AMAP)
Coup d’état au Mali: Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) annonce ses premières mesures
Bamako, 19 août (AMAP) Le colonel-major Ismael Wagué, porte-parole des putschistes, a annoncé, mercredi, aux environs de 03 heures du matin, la mise en place d’une instance dirigeante dénommée Comité national pour le salut du peuple (CNSP). Dans une déclaration lue à la télévision nationale, quelques heures après la démission, vers minuit, du président Ibrahim Boubacar Keïta, la dissolution de l’Assemblée nationale et du gouvernement, le CNSP a décreté la fermeture des frontières aériennes et terrestres du Mali et décrète la mise en place d’un couvre-feu de 21h à 05h du matin, jusqu’à nouvel ordre. “Pour éviter au pays de sombrer, nous les forces patriotiques regroupées au sein du CNSP avons décidé devant le peuple et l’histoire, de prendre notre responsabilité”, a déclaré le colonel-major Ismael Wagué, dans cette première adresse à la nation. Il était entouré de plusieurs autres officiers et sous-officiers parmi lesquels les colonels Malick Diaw, Sadio Camara. La capitale malienne a connu, une journée de mardi très agitée, suite à une mutinerie partie du Camp Soundiata Keita de Kati (à 15 km sur les hauteurs de Bamako) et l’arrestation d’Ibrahim Boubacar Keita, du Premier ministre, Dr Boubou Cissé ainsi que les membres du gouvernement par les mutins et conduits à Kati. AT/MD (AMAP)
Mali: Démission du président, dissolution de son gouvernement et du parlement (Télévision nationale)
Bamako, 18 août (AMAP) Le président malien, Ibrahim Boubacar Keita, a annoncé mardi soir sa démission, celle du gouvernement et la dissolution de l’Assemblée nationale, après son arrestation, plus tôt, dans l’après-midi par des soldats mutins. « Je ne veux pas que du sang soit versé pour me maintenir au pouvoir », a-t-il dit lors d’une brève allocution diffusée par l’Office de Radio télévision du Mali (ORTM) aux environs de minuit (GMT). Le président Keita et son Premier ministre, Dr Boubou Cissé, ont été arrêtés par des mutins qui, tôt le matin, avaient commencé à tirer des coups de feu dans la ville garnison de Kati, sur les hauteurs de Bamako, et au Camp de la Garde nationale dans la capitale, entraînant la fermeture des administrations et services publics. Le Mali traverse, depuis quelques mois, une crise sociopolitique qui a vu des opposants réunis au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), demander, entre autres, la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et de son Premier ministre, Boubou Cissé. MD (AMAP)
Mali : Le président Ibrahim Boubacar Keita et son Premier ministre entre les mains des mutins
Bamako, 18 août (AMAP) Le Président Ibrahim Boubacar Keita, et son Premier ministre, Dr Boubou Cissé, ont été arrêtés par des mutins qui, mardi matin, avaient commencé à tirer des coups de feu dans la ville garnison de Kati, sur les hauteurs de Bamako, et au Camp de la Garde nationale dans la capitale, entraînant la fermeture des administrations et services publics. Le Chef d’état major de la Garde nationale et son Directeur administratif et financier (DAF) seraient, aussi, entre les mains des mutins, ainsi que les ministres de l’Economie et des Finances Abdoulaye Daffé et des Affaires étrangères, Tieblé Dramé. Le Président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, a été enlevé à son domicile officiel, plus tôt le matin, par les militaires mutins, qui, selon des sources, sont en train d’arrêter tous les ministres. Aux dernières nouvelles, le Ministre de la Défense le Général Ibrahima Dahirou Dembele est aux arrêts par les mutins. Le Chef d’état major Général serait aussi arrêté par le Groupement d’intervention de la garde nationale. Les camps militaires de Kati et de la Garde nationale de N’Tominkorobougou, à Bamako, sont entrés en ebullition laissant croire à un coup d’état militaire en cours contre le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keita. A la tête de la mutinerie, le colonel Sadio Camara, ex-directeur du Prytanée militaire de Kati qui revient d’une formation en Russie et le Colonel Diaw de la Région militaire de Kati. Les fonctionnaires ont évacué la Cité administrative de Bamako. La situation est confuse. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite. Dans un contexte de fragilité extrême du pays, la seule certitude est que « des coups de feu sont tirés, des armes ont été sorties des magasins. Certains responsables et cadres sont en état d’arrestation », a dit une source militaire, dans la matinée. Le Mali traverse, depuis quelques mois, une crise sociopolitique qui a vu des opposants réunis au sein du Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), demander, entre autres la démission du président Ibrahim Boubacar Keita et de son Premier ministre, Boubou Cissé. MD (AMAP)

