Patrouille militaire de grande envergure à la frontière Mali- Burkina Faso

Bamako, 02 fév (AMAP)Les Forces armées maliennes (FAMa) ont lancé, du 15 au 29 janvier 2021, une patrouille de grande envergure, pour sécuriser et nettoyer le long de la frontière Mali-Burkina, rapporte l’Armée. Dans un document parvenu à l’AMAP, les FAMa indiquent que l’opération a consisté, dans un premier temps, à contrôler le quadrilatère Madiakuy-Tominian-Timissa-Koro, dans le Centre, qui constitue une véritable zone de prédilection pour les Groupes armés terroristes (GAT) et les bandits armés. Dans un second temps, il s’est agi de contester aux GAT leurs libertés d’action et rassurer les populations. Cette patrouille a concerné, entre autres, les localités de Madiakuy, Yerakuy, Behekuy, Koula, Yèrè, Fangasso, Kouna, Bidi, Bambara, Toun, Pêh, Lanfiala, Ouenkoro et Soukoura. Cette volonté des FAMa d’aller traquer les terroristes jusque dans leur fief a été vivement saluée par les populations des villages environnants, selon l’Armée. L’opération Kèlètigui-1 a pris son départ au poste de contrôle de Bénéna. Il y a juste quelques jours, ce poste avait été attaqué par des hommes lourdement armés, créant  la psychose dans le secteur. «Leur (FAMa) présence rassure la population. Malgré des attaques passées, nous sommes aujourd’hui en sécurité”, a dit le chef de village de Bénéna, cité par le document de l’Armée. Il a ajouté qu’il “attendait impatiemment ce jour, se réjouit de ce passage des FAMa dans son village. “Mais, nous aurions, surtout, souhaité que l’État songe au déploiement d’une force d’intervention afin de garantir la sécurité de la localité », a-t-il poursuivi. Partout où les FAMa sont passées, elles se sont entretenues avec les notabilités. Ces échanges ont porté, principalement, sur l’insécurité grandissante dans le secteur. C’est pourquoi, les populations ont encouragé les FAMa à effectuer des patrouilles régulières afin de neutraliser les terroristes qui opèrent dans la zone. Selon ces notabilités, cela contribuera, sans doute, à étendre une large couverture de sécurité sur tout le long de la frontière avec le Burkina-Faso. Le chef d’Escadron, Ousmane Dabitao, coordinateur de l’Opération Kélètigui-1 a rassuré les notabilités que l’objectif de cette Opération consiste, à terme, à détruire tous les lieux servant de refuges aux groupes terroristes afin de permettre à la population civile de vaguer librement à ses occupations. Il a exprimé sa grande satisfaction par rapport à cette Opération pour vaincre le terrorisme et a sollicité l’accompagnement et le soutien de la population civile. “J’invite les populations à collaborer plus avec les FAMa dans la lutte contre le terrorisme. Nous faisons face à un ennemi versatile qui profite de la moindre faille pour commettre ses forfaits”, a dit le chef d’Escadron, Dabitao. ”Cette lutte de longue haleine requiert, par consequent, l’implication de tous. C’est ensemble que nous parviendrons à bouter ces forces du mal hors de nos contrées ’’, a précisé l’officier supérieur. Pour sa part, le chef du détachement du RCP, le capitaine Sibiry dit Ousmane Camara, s’est dit impressionné par la qualité de la coopération interarmes qui a prévalu tout au long de l’opération. ‘’Cette mission a été très bénéfique pour moi. Il y avait une synergie d’actions et une franche collaboration entre nous. Toutes choses qui nous ont facilités la tâche’’, a-t-il déclaré. MD (AMAP)    

Bamako : Grève de certains boulangers

Bamako, 1er fév (AMAP) Certaines boulangeries et pâtisseries de Bamako, la capitale malienne, ont entamé, lundi, une grève de 48 heures pour protester contre la hausse du prix de la farine de blé qui est passé de 17.000 à 20.000 Fcfa. Cependant, la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali (FSBPM) se désolidarise de ce mouvement qu’il considère comme «sauvage». Devant la boulangerie «Djon Gourba», à Bamako Coura, un quartier de la capitale, l’ambiance était morose lundi matin. Les portes et les guichets de vente étaient fermés. Les tables des boulangers vides, les caisses de transport de pain posées à l’écart. Les motocyclettes des livreurs étaient au parking. Trois d’entre eux étaient assis devant la boulangerie. C’est clair et net : pas de travail ce jour. Le regard dans le vide, Seydou Diallo, en compagnie d’autres collègues, se tourne le pouce. « Je suis revendeur ambulant de pain. Depuis 5 heures du matin, nous sommes devant la boulangerie, mais il n’y a pas grand-chose. Nous n’allons sûrement pas travailler aujourd’hui », lance le sexagénaire, affirmant avoir appris la nouvelle de la grève tard dans la nuit. Les clients de la boulangerie ont été obligés de rebrousser chemin, en apprenant qu’il n’y avait pas de pain. Même constat à la boulangerie «Nassiroulaye» à Hamdallaye. À l’intérieur de la fabrique, les étagères sont vides, les machines et fours à l’arrêt. Un groupe d’ouvriers était présent mais certains dormaient. «Vous voyez, on ne travaille pas aujourd’hui ! Les employés qui travaillent à la vente ne sont même pas venus. Depuis hier, après la réunion, le patron nous a informés de la grève de deux jours», explique Ousmane Diallo, un ouvrier rencontré sur place. «On nous a expliqué que le débrayage est dû à la cherté du prix de la farine. J’espère qu’on va vite trouver une solution, sinon cette cessation de travail ne nous arrange nullement», poursuit le jeune employé de la boulangerie, l’air inquiet. Plus loin se trouve la boulangerie «Ba Djelika». À l’image des précédentes boulangeries, ici les rideaux sont baissés et les clients repartent les mains vides, visiblement frustrés de n’avoir pas pu se procurer du pain chaud. Là également, un groupe d’employés est installé autour du thé. Daouda Camara, boulanger en chef, explique que son équipe a arrêté le travail, conformément au mot d’ordre de grève de 48 heures décrété par le syndicat. «Nous avons constaté, depuis plus de deux semaines, une augmentation du prix du sac de farine, passant de 17.000 Fcfa à 20.000 voire 20.500 Fcfa en certains endroits. Cette hausse ne nous arrange pas. Pour éviter une augmentation du prix du pain, nous avons préféré observer une grève», souligne le boulanger. Il indique que le syndicat a demandé à l’Etat une subvention de la farine pour éviter une augmentation du prix de la baguette de pain. Dans le même quartier, une tout autre ambiance règne dans une autre boulangerie-pâtisserie. Celle-ci n’observe pas visiblement la grève. L’odeur du pain et des viennoiseries embaume l’air. Un rang interminable de clients à l’entrée. On se bouscule pour se procurer du pain, devenu précieux. En l’absence de leur patron, les employés des lieux n’ont pas souhaité s’exprimer sur la grève. Dehors, un client très content, vient d’acheter deux miches de pain. «Je ne savais qu’il y avait une grève des boulangers. Je l’ai appris quand j’ai voulu acheter un sandwich », lance-t-il. « Je consomme du pain chaque jour, heureusement, j’ai pu m’en procurer. J’espère qu’une solution sera bientôt trouvée au problème», ajoute-t-il. Joint au téléphone, le secrétaire général de la FSBPM, Ahmed Dembélé, est formel : «Notre syndicat n’a pas appelé à la grève ce lundi. Depuis 2011, nous avons convenu avec le gouvernement que lorsque le prix du sac reste entre 18. 000 et 22.500 Fcfa, le prix du pain est fixé à 300 Fcfa pour la baguette de 300 g et 150 Fcfa pour la baguette de 150 g», explique le leader syndical. Selon Ibrahim Cissé, secrétaire général adjoint du Syndicat patronal des boulangers, aussi membre de la Fédération, aucune grève n’a été décrétée. Mais les boulangeries observent un arrêt de la livraison du pain aux revendeurs pour 48 heures, selon lui. « Cette décision, explique-t-il, est due à l’augmentation du prix du sac de farine, qui est vendu entre 19.000 et 20.000 Fcfa depuis décembre. Pour lui, les consommateurs peuvent s’approvisionner directement auprès des boulangeries ouvertes au prix de 300 Fcfa la baguette de 300 g et de 150 Fcfa celle de 150 g ». Il ajoute que les boulangeries qui ont fermé, l’ont fait parce qu’ils ne peuvent pas travailler dans les conditions actuelles, c’est-à-dire livrer le pain aux revendeurs au prix de 270 Fcfa la baguette de 300 g. La semaine dernière, un communiqué de la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCCC) a assuré que le département en charge du commerce avait entamé des discussions avec les acteurs de la chaine d’approvisionnement du Mali afin de parvenir à des prix consensuels. « Car, le prix fournisseur du sac de farine avait aussi augmenté durant la semaine », révèle la DGCCC qui indique que cette hausse est consécutive à l’envolée du prix du blé sur le marché international. Pour éviter que ce renchérissement du prix de la farine ne se répercute sur celui du pain, des concertations avec les partenaires du cadre de concertation de la filière blé/farine/pain ont été organisées, rappelle le communiqué. Ces négociations devraient permettre de parvenir à un prix consensuel du sac de farine, conformément au protocole signé entre le gouvernement et le cadre de concertation de la filière. MT/MD (AMAP)

CHAN 2021 : Le Mali en demi-finales

Bamako, 30 Janv (AMAP) Les Aigles du Mali ont battu les Diables rouges de Congo, samedi soir. au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé, après la séance des tirs au but (5-4) et se sont qualifiés pour le dernier carré de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) Cameroun 2021. Les deux équipes se sont neutralisées (0-0) pendant le temps règlementaire et les prolongations. S’il n’y a pas eu de but dans le temps réglementaire, les occasions n’ont pas manqué. Le premier quart de finale de la compétition n’a pas déçu en termes de spectacle. Après une phase de groupes au cours de laquelle il a dominé les débats dans le groupe A, le Mali a connu un quart de finale plus difficile face au Congo qui s’était qualifié, in extremis, lors de la dernière journée. Compteur remis à zéro pour le «Top 8», ce sont les parades de Pavelh Nzdila qui ont mis à mal les attaques de Issaka Samaké, Moussa Koné ou encore Demba Diallo. De son côté, Djigui Diarra a du faire face à Maleka, Bintsounka et Gbouemenika. Les Congolais ont affiché une meilleure allure. Ils ont fait preuve d’une grande solidité défensive et hissé leur niveau de jeu. Le Mali a manqué de se faire surprendre à 5 minutes de la prolongation lorsque le nouvel entrant Mukombo, parti à toute vitesse sur la gauche, a effectué un crochet intérieur pour se mettre sur son pied d’appui et a frappé fort. Mais son ballon est stoppé par la défense des Aigles. Les tirs au but du Mali ont été inscrits par Issaka Samaké, Moussa Kyabou, Makan Samabaly, Mamadou Doumbia et Mamadou Coulibaly. Les tirs au but congolais ont été marqués par Julfin Ondongo, Hardy Binguila, Yann Mokombo et le gardien Pavelh Ndzila. Le milieu de terrain des Aigles, Sadio Kanouté a été élu Homme du match. En demi-finale, les Aigles affronteront le vainqueur du match Guinée-Rwanda, prévu ce dimanche 31 janvier, à 19h. LMD/MD (AMAP)      

La douane malienne a saisi six tonnes de cannabis à Koutiala (Sud)

Bamako, 30 Janv (AMAP) Les services de la direction régionale des douanes de Koutiala (Sud) ont saisie, mardi dernier, six tonnes de cannabis d’une valeur marchande estimée à 16 milliards de Fcfa, dans le secteur de Karangasso, à 45 km de Koutiala, dans le Sud du Mali. Selon les précisions des services douaniers, c’est suite à des informations reçues que les douaniers se sont rendus dans un hameau de la localité de Karangasso. Une fois sur place, les douaniers ont découvert deux maisonnettes servant de magasin, dont la fouille a permis de découvrir plusieurs sacs contenant des briques de cannabis. Cette importante saisie a été réalisée par des inspecteurs et contrôleurs des douanes, Abdoul Karim Dembélé, Amadou Diadié Coulibaly, Ousmane Koussoubé et Soumaila Niono. MT/MD(AMAP)

Le président Bah N’Daw reçu à l’Élysée : Une nouvelle dynamique dans la coopération entre le Mali et la France

Envoyé spécial  Massa SIDIBÉ Paris, 28 janv (AMAP) Le président de la Transition Bah N’Daw, en visite de travail de 72 heures en France, a eu, mercredi, un tête-à-tête suivi d’un déjeuner de travail, à l’Élysée, avec le président français, Emmanuel Macron, sur les nombreux sujets qui structurent les relations entre Bamako et Paris. Le chef de l’État, qui répond à une invitation du président français a été accueilli sur le perron du Palais de l’Élysée par son hôte, aux environs de 13 heures (heure locale), sous un froid glacial et dans une atmosphère empreinte de solennité. Juste après, les présidents Emmanuel Macron et Bah N’Daw ont eu un déjeuner de travail élargi aux deux délégations qui durera environ une heure. Le tête-à-tête des deux chefs d’État a duré une quarantaine de minutes. Rien n’a filtré de ces différentes entrevues entre les deux personnalités, même si le président français a lancé quelques mots qui donnent une bonne indication sur l’évolution de liens entre les deux États. En effet, raccompagnant son hôte, le président Macron a rassuré : « nous sommes ensemble ». Le hochement de tête du président de la Transition, Bah N’Daw laisse à penser que les deux dirigeants sont en phase sur de bonnes perspectives des relations franco-maliennes. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, a confié : « on a passé en revue l’état des lieux de la coopération bilatérale entre le Mali et la France dans toutes les dimensions : politiques, économiques, sociales, culturelles et surtout sécuritaires ». Cette visite se situe dans la perspective du sommet du G5 Sahel devant se tenir à N’Djamena, les 12 et 13 février prochains. À ce sujet, le chef de la diplomatie malienne a expliqué qu’à la veille de ces rencontres, les chefs d’État se concertent toujours pour harmoniser les points de vue et aussi trouver les meilleures formules qui permettent de renforcer la coopération bilatérale ou multilatérale. « Avec le sommet de N’Djamena en perspective, les problèmes sécuritaires vont se poser et même s’imposer et, probablement, des décisions fortes seront prises au sortir de la rencontre comme ce fut le cas au sommet de Pau, au sommet de Nouakchott en juin dernier », a dit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. En somme, retient le ministre Zeïni Moulaye, « c’est un déjeuner de travail qui s’est très bien passé avec un langage franc et direct sur toutes les dimensions de notre coopération bilatérale ». « Je suis persuadé que, dans les mois à venir, nous verrons une nouvelle dynamique de la coopération bilatérale entre le Mali et la France », a annoncé Zéïni Moulaye. Cette visite intervient à un moment où, le Mali fait face à une recrudescence des attaques terroristes un peu partout sur le territoire du pas. Aussi, le Mali voit-il en la France, un allié important dans la conduite de sa transition, dont tous ses organes son en place et qui a devant elle bien de chantiers : organisations des élections, réformes politiques et institutionnelles, mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger…. Ces questions prioritaires ont probablement été abordées avec les partenaires français par les ministres concernés qui font partie de la délégation du chef de l’État. Il s’agit du colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), du lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga (Administration territoriale et Décentralisation) et de Zeïni Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale). MS/MD (AMAP)

Mali : Le Comité national pour le salut du peuple dissout

Bamako, 26 janv (AMP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est désormais dissout, par un décret n-2021-0017/PT-RM signé par le président de la Transition, Chef de l’État, Bah N’Daw, à la date du 18 janvier 2021. La dissolution du CNSP a longtemps été réclamée par la quasi-totalité de la classe politique malienne et la communauté internationale, notamment la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) Elle intervient, quelques jours seulement, après le 58è Sommet de la CEDEAO tenu, samedi 23 janvier 2021, en visioconférence, auquel le président Bah N’Daw a pris part. Créé le 19 août dernier dans la foulée du renversement du régime du président Ibrahim Boubacar Keita, cette structure militaire était dirigée par le colonel Assimi Goïta, désormais vice-président de la Transition malienne. Lors de leur sommet virtuel, les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO avaient, d’abord, écouté leur homologue malien, Bah N’Daw, faire le point de la mise en place de la feuille de route de la Transition. Ensuite, ce fut le tour du médiateur de l’organisation ouest-africaine, Goodluck Jonathan, de faire la présentation du rapport sur la situation au Mali. Puis, d’une seule et ferme voix, les dirigeants de la CEDEAO avaient rappelé le Mali à ses engagements, notamment le respect scrupuleux de la feuille de route, avec comme priorité, la dissolution immédiate du CNSP, Pour rappel, la charte de la Transition malienne stipule que « le CNSP est dissous après la mise en place des organes de transition ». Malgré la mise en place de tous les organes de la Transition, aucun acte officiel n’avait, jusque-là, été pris dans ce sens. AT/MD (AMAP)

Mali : Le président Bah N’Daw en visite de travail en France mardi

Bamako, 25 Janv (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, effectuera une visite de travail, mardi, en France à l’invitation du président français, Emmanuel Macron, annonce un communiqué de la présidence ce lundi. Cette visite du chef l’État malien en France « a pour objet l’examen de la coopération entre les deux pays et des « échanges sur le Sommet du G5 Sahel prévu à Ndjamena au Tchad en février prochain », précise la même source. Ce voyage du président de la Transition en France est son premier déplacement hors du continent, depuis sa prise de fonction, le 25 septembre dernier. MT/MD (AMAP)

Rentrée scolaire 2020-2021 : des élèves à l’assaut des salles de classe !

Par Oumar DIAKITE Bamako, 25 Janv (AMAP) De gros bouchons dans la circulation bamakoise, des élèves et lycéens, dans les rues, en route pour les établissements scolaires, des parents d’élèves accompagnant les plus petits à l’entrée des écoles…Ce matin du lundi 25 janvier 2021 a été marqué par la reprise des cours pour l’année 2020-2021 dans la capitale malienne, après le report du 5 janvier 2021 pour cause de coronavirus. Une ruée vers les classes qui illustre l’espoir des élèves et de leurs parents pour, enfin, reprendre les cours en présentiel. Déjà, de 07h à 08h00, l’atmosphère de la ville a changé par rapport à celle des autres jours quand les élèves étaient en congé forcé pour raison de Covid-19. Sur le Boulevard de l’Indépendance, des jeunes, sac d’écolier au dos, sur des motos, souvent, à deux. D’autres à pied, en petits groupe, se dirigeant vers leur école. Certains parents déposent leurs enfants en voiture. Bonjour les embouteillages. Un petit tour de certains établissements, comme au complexe scolaire ‘’Les Ecrivains’’. Très tôt, avant 07h. Des nourrissons, des enfants et des jeunes arrivent accompagnés par les parents. Des policiers assurent la sécurité de l’établissement. Une dame répondant, Fanta Coulibaly, monitrice de son état, nous a signifié qu’elle n’a pas de temps, car l’heure de rentrée est fixée à 07h00. Toutefois, elle s’est dit « très contente de reprendre contact avec les enfants » avec qui elle est très familière depuis quelques temps. Au lycée Askia, Amadou Kéita est prêt pour la reprise des cours. Il est parmi ses collègues assis en groupe, sur un mirador, dans la cour du lycée, tous biens habillés. « J’ai pris mes effets scolaires depuis le vendredi dernier. Je n’attends que l’arrivée des professeurs », nous a confié celui qui se présente comme un candidat au prochain baccalauréat, Série TSCO. De son côté, le directeur coordinateur du Groupe scolaire Mamadou Konaté, Abdrahamane Diallo, a assuré que tout se passe très bien « comme toute le monde l’avait souhaité ». « Au sein du groupe scolaire Mamadou Konaté, on a pris des dispositions en amont : le nettoyage des salles, de la cour. Nous sommes fin prêts pour la reprise des cours ce jour, 25 janvier 2021 », a précisé M. Diallo. Le directeur coordinateur a indiqué que l’école Mamadou Konaté A a reçu la visite du ministre de l’Education nationale « qui a suivi une leçon modèle sur la Covid-19 », signalant que les élèves ont massivement répondu à l’appel, dans une atmosphère bonne et sereine. « Par rapport aux dispositifs sanitaires, explique Abdrahamane Diallo, les autorités nous ont instruits de procéder à la distribution de masques pour tous les élèves et des kits de lavage des mains ». « Tout démarre bien », s’est-il réjoui. Par contre, il a souligné qu’il est difficile de gérer la distanciation compte tenu de l’effectif très élevé dans les classes. « Ce qui est sûr, la consigne est donnée aux maîtres de veiller à ce que les enfants portent obligatoirement les masques en classe. Pour le moment, nous n’avons pas d’autres solutions », dit M. Diallo, ajoutant qu’autrement, il faudra « autant de salles et autant de tableaux pour faire respecter la distanciation ». Au groupe scolaire de Darsalam, des kits de lavage des mains sont disponibles et les élèves et enseignants présents, en nombre, portent le masque. Magassa cherche à inscrire son enfant au lycée du Centre islamique d’Hamdallaye. Le garçon doit aller en 10è, pour cette année scolaire. Le père ne parvenait pas le faire admettre dans cet établissement. « Depuis quand l’inscription d’un nouveau lycéen est fixé à 3.000 Fcfa au Mali!», s’exclame-t-il. Il nous a explique qu’on lui a demandé de payer 3.000 Fcfa dont 500 Fcfa pour les effets scolaires. Notre interlocuteur, pressé de regagner son lieu de travail, a dit qu’il reviendra demander des explications au proviseur du lycée. OD/MD (AMAP)

Mali: Une trentaine de terroristes neutralisés par les FAMa et Barkhane  à Boulkessi et Mondoro (Centre)

Bamako, 23 Janv (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) déployées respectivement au poste G5 Sahel de Boulkessi et au poste FAMa de Mondoro, dans le Centre du Mali, ont tué, dimanche, une  trentaine de terroristes et récupéré une quarantaine de motos et d’importants matériels militaires, en riposte a une double attaque terroriste, annonce le chef d’État major général des armées, dans un communiqué. Du côté des FAMa, on déplore six militaires décédés et 18 blessés  (04 morts 12 blessés survenus à Boulkessi, et 02 morts et 06 blessés à Mondoro). « L’armée malienne déplore, aussi, la perte d’un véhicule et une mitrailleuse », ajoute le communiqué. Les FAMa ont fait l’objet d’attaques complexes et simultanées de groupes armés terroristes non identifiés, aux environs de 3h30mn. Cependant, «grâce à la promptitude des réactions et une coordination efficace entre les FAMa et la force française Barkhane, les assaillants ont été mis en déroute », indique le communiqué. Le chef d’état-major général des armées salue la mémoire des six martyrs FAMa tombés armes à la main et morts pour le Mali. « Il prie pour le repos de leurs âmes,  adresse ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées et à leurs frères d’armes », indique le document. Il assure « les familles des martyrs, du soutien total et la reconnaissance entière de la nation et souhaite prompt rétablissement aux blessés ». « Il salue également l’engagement résolu de forces partenaires à combattre les ennemis de la paix aux côtés des FAMa et les remercie pour leur soutien indéfectible ». AT/MD (AMAP)

Transition au Mali : Les dirigeants de la CEDEAO saluent les progrès réalisés

Bamako, 23 Janv (AMAP) La Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a salué, samedi, les progrès réalisés par la Transition au Mali et encouragé les autorités maliennes à poursuivre dans cette direction, en développant davantage l’inclusivité. Le Premier ministre, Moctar Ouane, au terme du sommet tenu a huis clos, a confié à la presse, qu’après l’examen du rapport du Médiateur de la CEDEAO, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, sur la situation au Mali, le président de la Transition, Bah N’Daw a fait le point des progrès réalisés dans la mise en œuvre des actions prévues par la Charte de la Transition : la mise en place des organes, le fonctionnement du gouvernement… « A cet égard, a indiqué Moctar Ouane, nous avons eu l’occasion de faire part à la Conférence, des progrès réalisés ». Selon le chef du gouvernement du Mali, la Conférence en a pris bonne note et a salué les progrès réalisés par le Mali dans la conduite de la Transition. Les autorités de la Transition ont reçu les encouragements des chefs d’Etat et de gouvernement de l’espace communautaire à poursuivre leurs efforts « en développant davantage l’inclusivité ». « Après l’installation du Conseil national de Transition (CNT), l’inclusivité, sur laquelle travaillent déjà les autorités, sera renforcée », a assuré le chef du gouvernement. « Ce qui permettra de faciliter la mise en œuvre des réformes qui ont été voulues par les Maliens. A cet égard, nous travaillerons sur la base du développement du dialogue politique avec l’ensemble des acteurs concernés », a-t-il promis. La Conférence a mis en exergue la nécessité du travail dans le cadre d’un chronogramme. A ce propos, le Premier ministre a évoqué l’existence de divers mécanismes à l’interne qui seront développés en vue de parvenir à l’examen des différentes questions. Les annonces de la CEDEAO ont été faites, à la fin des travaux de la 58è session ordinaire de sa Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue par visioconférence et à laquelle le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part de Koulouba, en présence du Premier ministre, Moctar Ouane, et de certains membres du gouvernement. Outre des points importants pour le développement de la sous-région, cette conférence avait, à son ordre du jour, l’examen des progrès dans la mise en œuvre des engagements pris par le Mali pour la conduite de la transition. Elle intervient quelques jours après la fin d’une mission du Médiateur Goodluck Jonathan. MS/MD (AMAP)