Covid-19 : Le Mali commande 8,4 millions de doses de vaccin

Bamako, 22 Janv (AMAP) Le gouvernement du Mali va acheter 8,4 millions de doses de vaccin contre la maladie à coronavirus dont les premières livraisons seront réceptionnées en mars 2021 et le début de la vaccination en avril 2021, a-t-on appris de source officielle. Le communiqué du Conseil des ministres de jeudi indique que le coût d’achat de ces vaccins est d’environ 31,2 milliards de Fcfa et sera mobilisé avec la contribution financière de l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI) et la Banque mondiale. Pour rappel, le Mali compte, à ce jour, 320 décès liés à la Covid-19 sur 7.911 cas positifs. Quelque 5.666 personnes sont guéries de la maladie. Ce nouveau cap dans la lutte contre la pandémie de Covid-19 intervient au moment où la deuxième vague de la Covid-19 se montre particulièrement virulente. MT/MD (AMAP)

Koro : Un véhicule blindé de l’Armée malienne heurte une mine et fait cinq blessés (Source locale)

Koro, 21 Janv (AMAP) Un véhicule blindé des Forces armées maliennes (FAMa), a heurté un engin explosif improvisé (EEI), jeudi, dans l’après-midi, blessant cinq militaires, a appris l’AMAP de source locale. La mission de jonction de la Compagnie d’intervention rapide (CIR), basée à Koro (Centre), a été la cible d’une attaque terroriste lorsque le véhicule blindé, de retour de Tonou, dans la Commune de Dinangourou, à l’Est du cercle de Koro, a sauté sur l’engin explosif, entre Tonou et Waradaiga (Commune de Dioungani). Le véhicule a été endommagé. Les blessés ont été évacués, par un hélicoptère des FAMa, sur Sévaré. Le tronçon Koro-Dinangourou est la route la plus dangereuse du cercle de Koro à cause des attaques à l’EEI et des embuscades contre les FAMa mais, aussi, contre les véhicules civils qui ont été la cible de plus de quinze attaques à l’EEI, en quatre ans de crise sécuritaire. Le trafic routier pour les véhicules civils sur ce tronçon est à l’arrêt, depuis plus de trois ans. MN/MD (AMAP)

Carte NINA : bientôt des opérations d’enrôlement des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur

Bamako, 20 Janv (AMAP) La deuxième réunion d’urgence de la Commission chargée de la problématique de carte NINA tenue, mardi, à la Primature, sous l’autorité du chef du gouvernement, Moctar Ouane, a décidé de procéder très rapidement à l’enrôlement des Maliens de la diaspora dans des missions diplomatiques et consulaires de certains pays à forte concentration malienne. « Très prochainement, des missions vont être envoyées pour régulariser tous les compatriotes qui résident dans des pays de grandes concentrations de Maliens à l’extérieur », a déclaré à la presse le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène, à sa sortie de la réunion. Selon les explications de Alhamdou Ag Ilyène, le souci de la carte NINA « sera définitivement derrière nous », après les décisions très importantes que cette rencontre a prises pour avancer dans la résolution des problèmes posés aux Maliens de l’intérieur et de l’extérieur quant à la délivrance la carte NINA. La Commission a été mise en place afin d’aider le gouvernement à prendre très rapidement des mesures pour régler le problème de la carte NINA des Maliens de l’intérieur et de l’extérieur. Le ministère de l’Administration territoriale et de Décentralisation, assurant la tutelle, va choisir les pays concernés. Le secrétaire général de ce département, Adama Sissouma, a révélé que le Premier ministre a donné instruction d’envoyer, d’urgence, des équipes d’appui à l’enrôlement dans les missions diplomatiques et consulaires. «Dans un premier temps, on commencera par les missions de la France, de l’Italie, de l’Espagne mais, aussi, de Côte d’Ivoire », a annoncé M. Sissouma, précisant que les opérations d’enrôlement ne concernent pas uniquement les capitales de ces pays d’accueil. « Quand je parle de Côte d’Ivoire par exemple, il ne s’agit pas seulement d’Abidjan. Nous enverrons, au moins deux équipes, dont une à Abidjan et une à Bouaké. Ça va être la même chose à Paris, à Marseille et à Lyon », a-t-il clarifié. Selon lui, les dispositions sont en cours pour que les équipes arrivent, les semaines prochaines, dans ces missions diplomatiques et consulaires. « Car, a-t-il souligné, il s’agit de soulager les Maliens de l’extérieur dans l’obtention des fiches d’inscription NINA qui sont les supports indispensables pour toute pièce d’identité ». Selon M. Sissouma, ces missions prendront le temps nécessaire pour enrôler le maximum de personnes parce que la Commission a étudié la problématique de l’agenda des Maliens de l’extérieur dont certains sont très éloignés et d’autres confrontés aux obligations professionnelles les empêchant de se déplacer à tout instant. « Nous prendrons le temps pour enrôler le maximum dans ces localités évoquées », a signalé le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation. Ces opérations d’enrôlement concerneront, également, les Maliens de l’intérieur. D’après Adama Sissouma, cela est essentiel parce qu’il y a beaucoup de Maliens qui ne sont pas dans la base de données du Recensement administratif à vocation d’état civil (RAVEC). Les données biométriques d’autres compatriotes ne sont pas capturées. « C’est aussi, en quelque sorte, une opération d’état civil qui est un droit reconnu a tout Malien par l’Etat », a soutenu M. Sissouma, signalant que le Premier ministre s’est engagé à faire des efforts nécessaires pour atteindre cet objectif. Autour du Premier ministre, la Commission a réuni les ministres de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, de la Sécurité et de la Protection civile et des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. OD/MD (AMAP)

Discours du président Bah N’Daw à l’occasion de la fête de l’Armée

Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Chers compatriotes, 20 janvier 1961-20 janvier 2021, notre Armée nationale a aujourd’hui 60 ans. Elle a été voulue et forgée par le père de la nation malienne, feu le président Modibo Kéita (que son âme repose en paix !) même avant la date officielle de notre accession à la souveraineté internationale. Modibo Keita ne s’y trompait pas : il savait que seul l’outil de défense nationale pouvait garantir notre indépendance en tant que pays, notre souveraineté en tant que nation et notre intégrité en tant que territoire. C’est donc ainsi que notre armée est née : de manière volontariste, avec peu de moyens, mais avec beaucoup de foi. En cet instant solennel, je suis fier, en mon nom et en votre nom, de saluer Modibo Kéita et les hommes de mission et de décision, dont l’engagement a permis la création de notre outil de défense : en particulier les militaires Abdoulaye Soumaré, Sekou Traoré, Pinana Drabo, Kélétigui Drabo, Balla Koné, et les civils Oumar Ly et Mahamadou Diarra. Oui ! c’est de là que sont parties nos forces armées. Nées avec la République, elles ont grandi avec elle. Elles ont traversé beaucoup d’épreuves, elle se sont construites en s’adaptant constamment aux besoins de défense, de sécurité et de développement du pays. Et cela, de génération en génération, par des hommes et des femmes qui ont choisi d’exercer l’un des plus beaux métiers, celui des armes, pour servir la Patrie au prix de leur vie, la servir avec abnégation, dévouement, et fidélité. Pareil sens du devoir et du sacrifice nous oblige. Nous devons gratitude et respect aux soldats (en activité, à la retraite ou disparus) des Forces armées maliennes pour avoir tout au long de l’histoire, répondu dignement à cet appel de la patrie. Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang Chers compatriotes, Vous le savez, la commémoration du 20 janvier « Fête de l’Armée » n’est pas un simple rituel. Elle est bien plus. Elle est un appel à la mobilisation, au devoir de servir et de protéger le pays. Elle est un appel à l’unité et au rassemblement de tous les citoyens autour de nos forces armées. Cette alliance sacrée est d’autant plus salutaire que le 60è anniversaire de l’Armée nationale s’inscrit dans un contexte particulièrement éprouvant pour notre pays qui est en guerre depuis bientôt dix ans, une guerre coûteuse en vies humaines, en ressources financières et en opportunités de développement. Chaque jour apporte son lot de tristesse et de deuil, avec les attaques terroristes répétées contre nos populations, nos troupes et nos partenaires. Sans parler de la douloureuse et dramatique parenthèse des tensions communautaires au centre du pays, le tout sur fond de crises institutionnelles récurrentes depuis une décennie. Et comment ne pas évoquer ici la grave pandémie de la Covid-19 qui est un autre front de combat pour le Mali et pour le monde ? Je voudrais, en cet instant, renouveler la gratitude de notre pays envers la communauté internationale dont les armées sont à nos côtés et dont les soldats risquent leur vie pour la libération de notre pays. Je m’inclinerais ensuite, très respectueusement devant la mémoire des dignes soldats du Mali et des pays amis tombés sur le champ d’honneur. Leur exemple est une lumière qui nous accompagnera toujours. Que les familles endeuillées acceptent ma compassion et que nos blessés de guerre sachent que nous ne les oublions pas ! Soldats engagés sur le théâtre des opérations, loin de vos familles et de vos amis, afin de protéger au quotidien le territoire, les citoyens et leurs biens, le Mali vous sera toujours reconnaissant ! Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang Chers compatriotes, Jamais autant qu’aujourd’hui l’armée n’a été aussi interpellée. Jamais, elle n’a été autant appelée à s’investir de toutes ses forces pour consolider notre nation ébranlée. Jamais autant, l’armée n’a été sollicitée dans le cadre du renforcement de notre cohésion sociale ainsi que du rétablissement des compromis socioéconomiques et culturels que notre peuple a su construire au fil des siècles et des défis. C’est pourquoi, je tiens à placer cet anniversaire sous le signe de l’engagement patriotique de tous les Maliens pour la refondation et la reconstruction d’un nouveau Mali, gage d’un avenir radieux pour notre pays et notre peuple. Je sais que notre devoir de génération est de construire une Armée nationale qui soit à la hauteur des défis et de ce temps. Ainsi, concernant le volet défense et sécurité, la défense opérationnelle du territoire, la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, l’amélioration des conditions de travail et de vie des militaires ainsi que le renforcement du partenariat au plan bilatéral et multilatéral sont restés au cœur des actions du gouvernement de la Transition dont : Un : la création d’une Fondation pour la solidarité qui est devenue l’outil de gestion de la politique sociale en faveur des militaires, de leurs familles et de leurs ayants droit ; Deux : l’accélération de la réforme du secteur de la sécurité ; Trois : l’assistance aux populations civiles à travers les actions civilo-militaires ; Quatre : le renforcement des capacités opérationnelles des troupes ; Cinq : le renforcement du partenariat avec les forces étrangères : Barkhane, EUTM, EUCAP, G5 Sahel, Minusma ; Six : le renforcement de l’application stricte du droit international humanitaire ; Sept : la mise en place d’une stratégie de relance du volet défense et sécurité de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) ; Huit : l’adoption en cours d’une deuxième Loi de programmation militaire (LOPM 2) en vue de consolider les acquis de la première LOPM ; Neuf : l’acquisition de certains matériels majeurs et la réalisation d’infrastructures prioritaires ; Dix : l’intensification des opérations de lutte contre le terrorisme, de sécurisation et de protection des populations et de leurs biens. Chers compatriotes Je ne reviendrai pas sur les péripéties que le pays traverse depuis une décennie et plus récemment depuis quelques

Les élèves maliens reprennent le chemin de l’école lundi 

Bamako, 19 Janv (AMAP) « La rentrée des classes 2020-2021 aura lieu sur toute l’étendue du territoire national le 25 janvier », a annoncé, mardi, le ministère malien de l’Éducation nationale dans une lettre adressée aux directeurs des Académies d’enseignement.  Les élèves maliens seront donc de nouveau sur le chemin de l’école dès lundi pour une rentrée scolaire 2020-2021, initialement programmée pour le mardi 05 janvier dernier, et reportée par les autorités en raison de la recrudescence des cas de contamination à la Covid-19 au Mali. Le document du ministère, daté du 18 janvier, précise que le retour des élèves dans les établissements scolaires va se dérouler dans « le respect des mesures barrières afin d’assurer aux enfants un environnement sécurisé ». Dans ce contexte de crise sanitaire, « une leçon modèle sur la Covid-19 » sera donnée aux élèves « dès le premier jour de la rentrée dans toutes les classes » et pendant toute la semaine, pendant 20 minutes, indique le communiqué signé par le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale. Le ministère de l’Éducation exhorte, à cet effet, les responsables des Académies d’enseignement à « mettre en place, au niveau de chaque école, un comité de veille » qui sera chargé du respect des mesures barrières dans chaque classe. MT/MD (AMAP)  

Mali : Début prometteur des négociations pour éviter la grève de cinq jours de l’UNTM

Bamako, 11 Déc (AMAP) Les négociations entre le gouvernement et la centrale syndicale, l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), ont commencé, jeudi après midi, a appris l’AMAP de source syndicale. « Les discussions sont prometteuses. Il faut attendre vendredi pour mieux apprécier la situation », a confié un responsable syndicale. Les revendications sont, entre autres, le règlement de la situation des travailleurs compressés dans les années 80, l’harmonisation des grilles salariales des agents de l’État, l’octroi de primes et indemnités et l’épineuse question de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI). La plus grande centrale syndicale au Mali avait déposé, depuis lundi 23 novembre 2020, un préavis de grève de cinq jours (du 14 au 18 décembre 2020) sur la table du gouvernement. AC/MD (AMAP)

Mali : Les mesures du gouvernement face à la propagation de la Covid-19

Bamako, 10 Déc (AMAP) Le ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du Gouvernement, Me Harouna Toureh, a animé, mercredi, un point de presse pour annoncer les mesures que le Gouvernement a prises pour contrer la propagation de la Covid-19, a annoncé la Primature sur sa page Facebook. « Par la voix de son Porte-parole, le Gouvernement a appelé les Maliens au respect des mesures barrières. En outre, en collaboration avec la Croix-Rouge, des équipes seront déployées dans les marchés afin de sensibiliser les usagers », a posté la Primature. Le Gouvernement invite les populations à l’observation stricte des mesures barrières, notamment le port obligatoire du masque en public, le lavage des mains au savon, l’utilisation d’une solution hydro alcoolique, l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et le respect de la distanciation physique. Des comités de veille et de sensibilisation seront déployés, au cours des prochains jours, en vue d’améliorer la communication autour du respect des gestes barrières. « Enfin, poursuit la Primature, sous l’égide du Premier ministre, une commission multi-acteurs sera mise en place afin de créer une synergie d’actions face à la maladie ». Ces décisions ont été entérinées en Conseil des ministres, du mercredi 10 décembre 2020, au cours duquel le ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a informé le Conseil de l’évolution de la maladie à Coronavirus. « En dépit des mesures édictées par le Conseil supérieur de la défense nationale, tenu le 1er décembre 2020 et consacré exclusivement à la situation de la COVID-19, le Mali a enregistré, entre le 1er et le 8 décembre 2020, 729 cas positifs dont 24 décès », indique le communiqué du Conseil des ministres. Le Gouvernement estime que cette évolution indique « que notre pays fait face à une nouvelle vague plus importante et plus préoccupante que celle observée au cours du premier semestre de l’année 2020 ». Le Gouvernement constate, également, une baisse dans le respect des mesures barrières par les populations et le non-respect des directives de santé publique concernant les regroupements. Des dispositions urgentes seront prises pour renforcer les moyens humains et matériels nécessaires à la mise en œuvre du Plan de riposte du Gouvernement. Dans ce cadre, à compter du lundi 14 décembre 2020, un système de rotation des agents sera mis en place dans les services publics. Le Gouvernement renforcera, également la collaboration avec les collectivités territoriales, les organisations de la société civile et les organisations du secteur privé en vue de créer une synergie d’action face à la maladie de la Covid-19. Me Harouna Toureh avait à ses côtés, face aux journalistes, le ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby et celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle, M. Mohamed Salia Touré. AC/MD (AMAP)

Choguel Kokalla Maïga : « Il faut ramener la Transition sur le droit chemin »

Entretien réalisé par Oumar DIAKITE Choguel Kokalla Maïga, le président du Mouvement patriotique pour le renouveau (MPR), président par intérim du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD), présidé par Soumaila Cissé et, enfin le président du comité stratégique du Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) nous a accordé un entretien sur le démarrage de la transition en cours au Mali. Comment comptez-vous influencer la transition sachant bien que vous n’êtes plus représentés, officiellement, dans aucune structure de cette période transitoire ? Choguel Kokalla Maïga : La transition, nous l’avons dit et nous continuons à le dire, c’est l’enfant du M5-RFP. Votre enfant, ce n’est pas parce qu’il se comporte d’une manière qui n’est pas satisfaisante que l’abandonniez. Notre combat, c’est d’amener la transition sur la voie du véritable changement. Sur la voie pour laquelle les Maliens se sont battus et d’autres y ont laissé leur vie. Malheureusement, ce que nous constatons est que les officiers, qui ont parachevé le travail du M5-RFP, comme ils l’ont dit eux-mêmes, au lieu d’une transition politique civile qu’ils ont annoncée, le 18 août dernier, au soir de la démission du président de la République, sont en train d’installer une transition militaire. Vous avez, aujourd’hui, deux militaires à la tête de l’Exécutif, les postes clés du gouvernement sont détenus par les militaires. Les 80% des autres postes sont détenus par les parents, les amis, cousins, les tontons, les copains des militaires. Donc, des gens qui sont désignés sans aucun critère objectif. Ce qui fait qu’aujourd’hui l’institution exécutive est prise en otage par les militaires. Même le Premier ministre, qui est civil, c’est eux qui l’ont nommé. Sur la nomination du président de la transition, qui est un homme respecté au Mali, ils n’ont eu aucun problème avec le M5-RFP. Mais, ils l’ont nommé dans des conditions assez troubles. Ce qui le fragilise inutilement. Donc, le président de la transition, l’essentiel du gouvernement et, aujourd’hui, nous constatons que tous les membres du Conseil national de la transition (CNT) ont été nommés par les militaires. Ce qui est un paradoxe, du point de vue de l’organisation de l’Etat. Le CNT a vocation à remplacer l’Assemblée nationale. Son rôle principal, c’est de voter les lois et contrôler l’action du gouvernement. Comment un gouvernement peut nommer des gens qui vont siéger dans une institution dont le rôle est de contrôler son travail ? Nous n’avons jamais vu ça ! Le principe élémentaire de la séparation des pouvoirs voudrait que les membres du CNT soient choisis autrement. Et non pas par les membres du gouvernement qui se réunissent pour choisir ceux qu’ils veulent. Il y a, aussi, la Charte de la transition dont nous avons contesté, en son temps, le mode d’adoption et qui a eu six versions. La version que nous avons discutée avec les militaires à Kati a été falsifiée pour être suggérée aux concertations nationales. Celle qui est sortie des concertations nationales a été falsifiée pour être présentée à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Celle, qui a été présentée pour la prestation des serments du président et du vice-président, a été falsifiée pour sortir une autre version publiée au Journal officiel. La version publiée au Journal officiel indique clairement que le CNT est formé à partir d’entités limitativement déterminées dans un décret. Aujourd’hui, nous constatons que tous ceux qui siègent au Conseil national de la transition, dans leur écrasante majorité, n’ont été désignés par aucune entité. Cela veut dire que c’est les militaires qui les ont appelés pour les nommer. Ils ont choisi, eux-mêmes, les gens qui vont siéger dans une Assemblée dont le rôle est de contrôler leur travail. Ça frise le ridicule. C’est vraiment une humiliation pour notre pays que de présenter une telle caricature. C’est pour cela que nous avons dit que le décret qui institue les membres du CNT est un décret pris sur une base illégale et illégitime. Je ne conteste pas la qualité de certaines personnalités qui ont une notoriété (des artistes, des hommes des arts) et, même, certains membres du M5-RFP) qui ont décidé, à titre individuel, de se confier aux militaires pour se retrouver dans le CNT. Mais, pour le reste, ce sont des gens qui ont été choisis sur des bases illégales. Donc, le CNT s’est installé dans l’illégalité, dans l’illégitimité. Imaginez que ce soit cette institution qui va voter des lois de la République. Cela veut dire que les lois qui seront votées n’auront aucune base légale, ni légitime. On n’a pas besoin d’être un agrégé de droit pour le savoir. C’est pour cela que le M5-RFP a envisagé d’attaquer ce décret devant les juridictions compétentes. Où en êtes-vous avec cette procédure d’attaquer juridiquement le décret de nomination des membres du CNT ?  Choguel Kokalla Maïga : Nous allons réunir nos avocats pour prendre conseil auprès d’eux. Nous allons examiner, aussi, la dimension politique avant de trancher juridiquement. Aujourd’hui, nous allons finaliser un document intitulé : « Notre vision de la transition » qui sera rendu public dans les jours à venir. Dans ce document, parmi les mesures pour imposer une inflexion de la trajectoire de la transition, il y a les aspects de droit, les aspects politiques, les aspects de mobilisation populaire, les aspects de campagnes politiques, à travers tout le Mali. Parce que nous ne pouvons pas accepter de nous battre contre un régime, contre des pratiques en y laissant la vie de beaucoup de jeunes et que ce combat soit confisqué par un groupe de militaires, fussent-ils ceux qui ont parachevé le travail du peuple, sans concertation avec le peuple. Tous les problèmes que ces militaires ont, aujourd’hui, toutes les difficultés d’ordre institutionnel, politique, auraient pu trouver une solution dans une collaboration loyale et juste entre les forces du changement, dans des décisions entre partenaires, pour mettre en œuvre ce pourquoi les Maliens se sont battus. Malheureusement, nous avons constaté que nous n’avons pas la même conception du changement. Je crois que c’est beaucoup plus la lutte pour les places qui intéresse les

Goma Coura k23 : Trois exploitants agricoles tués, deux blessés et un disparu (source locale)

Niono, 08 Déc (AMAP) Une attaque d’hommes armés a fait, dimanche, trois morts, deux blessés et un disparu parmi des exploitants agricoles qui voulaient récolter leur champ, dans le village de Goma Coura k23, dans la Commune rurale de Dogofry (Centre), a appris l’AMAP de source locale Selon un élu local, les victimes ont été attaquées, dans les champs par des bandits armés, Après cette attaque meurtrière, la population demande, de plus en plus, à l’Armée de jouer son rôle de protection des personnes et des biens. Selon notre source, des chefs militaires ont été sollicités pour la protection des exploitants agricoles en cette période de récolte. Le niveau de l’insécurité qui prévaut dans le cercle de Niono, en général, et la zone de Kouroumari, en particulier, inquiète les exploitants agricoles de l’Office du Niger qui mène six mois d’activités dans leur champ dont ils ne peuvent plus faire la récolte des champs, Le village de Farabougou, encerclé depuis plusieurs mois par de présumés djihadistes, a reçu les dons promis aux populations lors du Forum de la paix à Niono, il y a un mois. MS/MD (AMAP)  

Mali : Double records de Covid avec 155 cas et 7 morts lundi

Bamako, 08 Déc (AMAP) La nouvelle vague du coronavirus a enregistré de nouveaux chiffres records, lundi, au Mali où les services de santé ont enregistré 155 nouvelles infections et déploré 07 nouveaux morts de Covid-19, indique un communiqué de la Santé et du Développement social. Au cours des dernières 24 heures, 08 personnes atteintes du virus ont recouvré la santé, ajoute le département en charge de la santé. Ces contaminations records ont été relevées, essentiellement, à Bamako avec plus de 100 cas répartis entre les six Communes de la capitale. Le dernier tableau récapitulatif affiche 5290 cas positifs, 3377 malades guéris et 175 décès de Covid-19 au Mali, selon le communiqué. AT/MD (AMAP)